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Bienvenue à Bouquinbourg
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17 septembre 2010

Les aventuriers du dimanche T.1 Le tour des donjons, Jean-Philippe Boudart

9782359760064_cgRien de telle qu'une BD pour se détendre... Surtout quand il s'agit de commencer une nouvelle série !

Les aventuriers du dimanche sont de drôles de créatures assez peu téméraires qui consacrent leurs dimanches à piller des donjons pour récupérer des trésors.
Mais ce dimanche, leur périple hebdomadaire et routinier va être bouleversé : les aventuriers se perdent dans les bois...

En voilà une lecture sympathique ! Pas besoin de lire la quatrième pour voir que l'auteur s'inspire directement des jeux en ligne tel Warcraft et autres univers d'heroïc fantasy.
Ses personnages sont comiques tant ils incarnent des anti-héros, leur témérité n'ayant d'égale que leur vénalité et leur sens de la répartie (les répliques sont souvent tordantes !)
Les9782359760064_pg illustrations, loin d'un tracé net et de détails à foison, participent de la confusion des personnages et de leur perte de repères dans la forêt. Les couleurs utilisées, souvent chaudes, donnent à l'intrigue une atmosphère réconfortante et chaleureuse, malgré les
dangers multiples.

On rigole donc e
n lisant cette BD, même si on reste sur sa faim une fois la dernière page (très frustrante !) atteinte... J'attends donc le deuxième tome avec impatience...

Je tiens à remercier grandement bob et  Manolosanctispour cette  BD reçue dans le cadre d'un  partenariat.

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10 septembre 2010

Rencontre avec un auteur : David S. Khara

David_KharaSouvenez-vous, il y a quelques mois... Je vous avais fait l'éloge [des] Vestiges de l'aube, premier roman d'un auteur très prometteur, David S. Khara. Et bien figurez-vous que j'ai eu la chance de le rencontrer cet été, lors d'une soirée  avec son éditeur, de lui poser quelques questions...

*D'où t'est venue l'idée d'une amitié entre un vampire et un humain ?

A l’origine, je souhaitais aborder une amitié complexe, improbable, entre deux hommes que tout sépare en apparence, sans forcément intégrer d’élément fantastique. Mais plus le personnage de Werner prenait corps, plus il me semblait nécessaire de lui donner une dimension surnaturelle pour accentuer son recul sur l’humanité. En observant le personnage, son caractère, ses attitudes, il est très vite devenu évident qu’il devait être un vampire. Mais il est un homme avant tout, d’où de fréquents rappels de son passé pour mieux comprendre, non pas le vampire, mais bien l’homme  qu’il était et qu’il n’a peut-être pas cessé d’être…


*N'as-tu pas eu peur d'être noyé dans la déferlante de romans qui sortent en ce moment sur ce thème et d'être estampillé "bit lit"?

Pas l’ombre d’une seconde, pour la simple raison que j’ignorais jusqu’à l’existence de ce type de littérature, ou de cette segmentation, lors de la sortie des Vestiges.

J’ai écrit ce roman en 2003, alors que je me consacrais intégralement à mon entreprise par ailleurs. Je ne connaissais absolument rien au monde de l’édition et l’arrivée de la vague vampirique me passait au dessus de la tête. J’ai découvert Buffy l’hiver dernier et True Blood peu de temps après. Je ne connais pas les romans Twilight  et ce que j’ai vu des films me parle peu, bien que je comprenne tout à fait que l’on puisse aimer cela. A force de nous montrer des vampires au physique d’adolescents, je trouve que l’on s’éloigne un peu de ce qui fait l’essence même du monstre mythique, mais c’est une impression très personnelle. Je n’ai pas crains la noyade dans la mesure ou Les Vestiges de l’Aube est un roman noir plus qu’un roman fantastique et ne s’inscrit pas une seconde dans la mouvance « bit lit ».


*Pourquoi as-tu voulu ancrer ton intrigue dans l'Histoire (je pense notamment aux événements du World Trade Center et à la Guerre de Sécession)

Tu mets le doigt sur un point fondamental de ma démarche d’auteur. Autant dans Les Vestiges que dans Le Projet Bleiberg, l’Histoire est omniprésente et se répercute dans le présent. Les sociétés actuelles ont une fâcheuse tendance à oublier les enseignements du passé et sont susceptibles d’en reproduire les pires erreurs. Parfois, j’ai l’impression que l’humanité avance sans réellement progresser ni même chercher à le faire. Les découvertes médicales et technologiques n’influent en rien sur l’intolérance, la peur de l’autre, le besoin de désigner des coupables. Les évènements de cet été ne font d’ailleurs que confirmer mes craintes. Le Projet Bleiberg commence par une citation de Winston Churchill : « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Cette phrase résume parfaitement mes intentions. Par ailleurs, je ne cherche pas à donner de leçon ou à imposer des points de vue mais j’essaye d’inviter à la réflexion. A chacun ensuite de faire son propre cheminement…


*Quel est le moment de la journée où tu préfères écrire ?

Le matin, très tôt, et l’après-midi. Je n’écris jamais en soirée ou la nuit. Les idées me viennent un peu n’importe quand, donc je les note ou je les enregistre et je les incorpore lors de ma prochaine session de travail. Je m’astreins à une discipline assez stricte lors de l’écriture d’un roman pour rester concentré sur l’univers, l’ambiance et les personnages. Un vrai travail de forçat (Rires).

 

*Que t'apporte l'écriture ?

 


La liberté, sans la moindre hésitation ! La liberté de créer des histoires et de donner vie à des personnages. J’ai travaillé de longues années dans la communication et la créativité est toujours bridée par des impératifs commerciaux. C’est une bonne école pour l’écriture, mais en terme de profondeur, c’est…limité, dirais-je. (Rires)

Comme je n’écris pas pour me psychanalyser, je prends plaisir à donner vie à des personnages souvent très éloignés de ce que je suis, et, très honnêtement, c’est passionnant. C’est un véritable exercice d’ouverture sur les autres pour comprendre et intégrer des modes de pensées différents des miens.

L’écriture me permet également de rencontrer des gens formidables, venant d’univers variés, avec qui échanger est un plaisir, qu’il s’agisse de lecteurs, auteurs, éditeurs ou libraires. La rencontre à Colomiers reste un de mes meilleurs souvenirs toutes catégories confondues.  Je suis toujours étonné et honoré que l’on consacre du temps à ma prose. J’essaye de donner du plaisir aux lecteurs, sans autre prétention que de distraire. Le succès des Vestiges m’encourage à continuer et j’en suis très heureux. Mais si un jour mes écrits devaient casser les pieds à tout le monde, je saurais arrêter ! (Rires)

couv_4*Je ne sais pas si tu as le droit de nous en dire plus, mais qu'en est-il de ton prochain roman ?

Le Projet Bleiberg est terminé depuis la fin août et la sortie officielle est programmée pour le 6 octobre 2010, donc nous y sommes presque. Le registre est très différent des Vestiges puisqu’il s’agit d’un thriller pur et dur, là encore ancré dans l’Histoire, en l’occurrence la Seconde Guerre mondiale. C’est un roman "chorale" mettant en scène de nombreux personnages, naviguant entre notre époque et les années 1924-1945. La tentation de tout te raconter est forte, mais je dois résister ! (Rires) Je te promets beaucoup d’action, des personnages hauts en couleur, et une intrigue terriblement cruelle.

 

Merci beaucoup David S. Khara d'avoir répondu à mes questions !

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à attendre impatiemment

le 6 octobre la parution du Projet Bleiberg...

Pour nous mettre en haleine, voici une bande-annonce de ce second roman

 

 

18 septembre 2010

Wilt 1, Tom Sharpe

9782264042439FS51641037Reçu de la part d'Héloïze dans le cadre de son Swap En avant l'été, Wilt 1 est le premier roman que je lisais de Tom Sharpe.

Henri Wilt est prof de culture générale dans un lycée technique londonien. Sans ambition, il poursuit sa vie sans passion, entre des élèves très peu intéressés par sa matière et une épouse castratrice qui le rabaisse constamment. Lorsque celle-ci décide de se libérer sexuellement et de partir avec un couple d'américains, Wilt prend la décision d'assassiner celle qui a fait de sa vie un enfer. Mais devenir un meurtrier n'est pas si simple...

Wilt 1
fait partie de ces livres qu'on dévore sans s'arrêter. On se délecte des malheurs de ce pauvre personnage dont la vie pathétique et sans aspérité est triste.
L'intrigue est rapide, bourrée de rebondissements aussi nombreux qu'imprévisibles, ce qui rend le rythme très dynamique.
Même si finalement les événements en eux-mêmes sont très peu crédibles ni vraisemblables, il est bon de se plonger dans ce roman rocambolesque s'il en est.
Quand on sait que le sous-titre choisi par l'éditeur français est : "Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore", on peut se douter que le bon goût ne sera pas à toutes les pages, mais on rit quand même grâce au talent de Tom Sharpe.
Un grand merci Héloïze pour cette lecture qui m'a détendue cet été !

20 août 2010

Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses, ou comment j'ai cru devenir libraire, Leslie Plée

moivivant_200_630062Victoire ! Revoici internet dans ma vie !      Bon, rectification : en fait je vais à la bibliothèque de ma nouvelle ville, ce n'est pas ma connexion qui est déjà rétablie (faut pas rêver...), mais c'est déjà ça ! Excusez donc ma peu de présence sur vos blogs ces temps-ci... Mais d'ici 10 jours normalement, ma connexion sera rétablie (ça, c'est ce qu'on m'annonce chez SFR... Verdict dans 10 jours !)

Rappelez-vous, à l'occasion du Swap "En avant l'été" organisé par ma copine Héloïze, j'avais eu le plaisir de recevoir de sa part cette petite BD que je voulais lire depuis quelques temps. Merci Héloïze pour ce cadeau qui a fait mouche : j'ai tout simplement adoré cette lecture !

Leslie Plée relate et illustre dans Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses, son expérience de "libraire" dans une grande surface de produits culturels (Cultura pour les curieux). Elle aborde avec humour les dessous de ces enseignes où le livre est un produit de consommation comme un autre et où le poste de libraire s'apparente plutôt à celui d'un gestionnaire de stocks.

Des requêtes farfelues des clients à l'étiquetage de chacun des produits des rayons en passant par des consignes strictes (ne jamais s'asseoir), on découvre au fil des pages ce qu'on soupçonne quand on voit des têtes de gondoles ultra commerciales à Cultura ou chez Virgin.

Ici, pas de place pour les nouveaux auteurs ou les petites maisons d'éditions : il faut vendre au client ce qu'il est venu chercher et ce qu'il connaît. Donc du lourd au niveau des chiffres de ventes, de préférence des romans faciles qui sont adaptés au cinéma, et surtout aucun auteur obscur que personne ne connaît....

Le mot d'ordre : vendre. La logique : ne pas surprendre le client mais le rassurer, le biberonner aux romans les plus médiatisés pourrevuezaelle que, pris d'une overdose visuelle, il craque et succombe en acquérant un exemplaire grand format à 20 euros qu'il aura vu partout... Quand le matraquage visuel devient synonyme de qualité.

J'ai ri à chaque page avec cette BD. C'est consternant, horrifiant parfois, 51641037mais ça a le mérite d'être réaliste. De désillusions en frustrations, Leslie Plée partage avec son lecteur ce qui a dû être une expérience vraiment peu gratifiante dans son parcours professionnel. Un grand merci Héloïze pour cet excellent moment de lecture que je recommande à tous ! (je l'ai tellement aimé que je l'ai déjà offert à une personne de mon entourage qui a failli travailler au rayon livres d'un Leclerc...)


17 juillet 2010

Blog en pause : escapade suédoise et danoise

L'heure est venue pour mon blog (et pour moi par la même occasion !)
de se reposer un peu.

Armés d'une tente et de nos sacs à dos, c'est en Suède et au Danemark
que nous allons poser nos valises cet été
pour faire le plein de nature et de sérénité.

Retour prévu à partir du 9 août.
Bonne continuation à tous et à bientôt !



suede

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4 juin 2010

Une étude en rouge, Conan Doyle

9782253098102J'ai récemment participé à un swap ayant comme thématique le célèbre détective Sherlock Holmes. Loin d'être une spécialiste en la matière, ce swap a été l'occasion de me plonger  (enfin) dans l'œuvre de Doyle... J'ai donc débuté par Une étude en rouge, que ma swapeuse, Saperlipopette, m'a envoyé, dans lequel le lecteur fait pour la première fois connaissance avec Sherlock Holmes.

Dans une maison londonienne abandonnée, un homme est retrouvé mort. Son corps ensanglanté ne porte aucune trace de blessure, ce qui laisse la police perplexe. Sur le mur, écrit avec du sang, le mot "Rache". Les inspecteurs Lestrade  et Gregson, de Scotland Yard, demandent à Sherlock Holmes de mener l'enquête. Ce dernier met à exécution sa célèbre méthode, entraînant à sa suite son nouveau colocataire, le Dr Watson, tout juste revenu d'Afghanistan.

Un roman très rapide à lire, à la fois prenant et intriguant. J'étais vraiment ravie de me plonger dans les aventures du célèbre détective, ayant longtemps différé cette rencontre.
Conan Doyle pose ici les grands principes qui régiront ses œuvres suivantes et connus de tous : la relation entre Sherlock et Watson, la méthode  holmésienne (observation et déduction), le caractère de son héros, etc.
L'intrigue en elle-même est très bien menée, son dénouement absolument imprévisible. Le rythme du roman est rapide sans pour autant bâcler certains détails.
Verdict : je suis ravie de cette lecture et ne compte pas m'arrêter là dans ma découverte des aventures du célèbre détective. Pour compléter ce swap, j'ai acheté l'intégralité des œuvres parues dans la collection Le Livre de Poche... Merci Saperlipopette pour ce roman !

"Lorsqu'un fait semble contredire une longe suite de déductions, c'est qu'on l'interprète mal." (p.81)
"L'extraordinaire est une chose, le mystère en est une autre. Le crime le plus banal est souvent le plus mystérieux : il ne présente aucun caractère dont on puisse tirer des déductions." (p.82)

31 mai 2010

Le point sur le Challenge : les billets de mai

LogoLa fin du mois rime avec le récapitulatif mensuel de notre challenge Bienvenue en Inde, mis en place par Hilde et moi en février (n'oubliez pas de jeter un oeil à son récapitulatif BD et littérature de jeunesse !)
Mais avec un dégât des eaux ce week-end dans notre appartement, un déménagement en urgence sur deux jours et une voiture en train de mourir, j'ai cru que je n'aurais pas le temps de le faire... J'arrive enfin à  prendre le temps de brancher mon ordi et de m'installer pour rédiger ce billet...

*Tout d'abord, trois nouvelles exploratrices nous ont rejoints dans notre périple :
Delphine, Aurore, L'or des chambre. Nous les accueillons avec plaisir dans notre découverte de ce beau pays et espérons qu'elles trouveront dans cette littérature des richesses insoupçonnées...

*Ce mois-ci, 5 lectures sur l'Inde ont été faites dans le cadre de notre challenge :

Aurore : Anita cherche mari, Le chemin de Sarasvati

Delphine : L'odeur de l'Inde

Hilde :  Contes et récits de l'Inde

Mimi : Le Dieu des Petits Riens
(Je me rends compte que je n'ai lu aucun livre pour ce challenge ce mois-ci, mais le mois de juin  sera prometteur, notamment avec les lectures communes ! )

*Enfin, Delphine nous a signalé une interview intéressante d'Anita Nair sur Bibliobs, tandis que Mary Goodnight nous parle du film My name is Khan.


Les 58 voyageurs à nos côtés :
Aurore - Alexiel - Anneso - Antigone37 - Armande -  Austengirl - Babycakes  - Bookine  - Brunissende - Briggy13 - Bulle - Canel - Catherine - Charlotte - Choco -Choupynette -Delphine -  Evertkhorus - **Fleur** - Hilde  - Héloïse -  Iluze - Jeny  - Kathel  - ladyshushin -  lagrandesteph  - Latite  - Liyah  - L'or des chambre -Lou - Loulou  - Mamoun - Manu  - Marie  - Marie L  - Mary Goodnight - Mea  - MeL  - Mimi - Mme tout va bien - Moi -  Nane   - Nyenna -  Noryane -  Penelope -Pickwick -Pikachu - Saperlipopette  - Séverine- Stellade - Solène  - Stémilou - Sybille - Taliesin -  Theoma -Tinusia -   Tiphanie -Yoshi

 Bonne lecture à tous et régalez-vous bien avec ce pays et sa littérature !

20 mai 2010

Le soleil des Scorta, Laurent Gaudé

9782742760183FSCela fait quelques temps que j'ai envie de lire La mort du roi Tsongor de Laurent Gaudé, mais je diffère cette lecture, sans savoir pourquoi. Donc quand on m'a offert ce roman, je me suis jetée dessus, ma curiosité attisée par l'avis enthousiaste de ma généreuse donatrice...

Parce que son père a été lapidé sur la place du petit village de Montepuccio, en Italie du Sud, Rocco, son fils, décide sur son lit de mort de léguer ses biens, acquis illégalement, à l'Église du petit village, laissant sa famille dans la misère la plus totale. En contrepartie, les siens seront enterrés au fil des générations avec les honneurs dans le petit cimetière italien. Ce sera la vengeance des Scorta faite aux habitants de ce village, cupides et vénaux.
La lignée des Scorta vivra donc dans le dénuement, sous les yeux des Montépucciens. De cette pauvreté naîtra une volonté hors du commun de se transmettre, de génération en génération, le peu que la vie leur offre...

Magnifique chronique familiale, Le soleil des Scorta ne laisse pas indifférent. Laurent Gaudé nous ouvre les portes d'un petit village italien où l'honneur prime avant tout. Les années passent, et les Scorta construisent peu à peu leur vie de misère, leur pauvreté leur rappelant sans cesse l'histoire familiale.
Ode à l'Italie et à ses traditions, l'œuvre de Gaudé permet au lecteur de se faire voyeur et de pénétrer dans Montepuccio et de voir à travers un œilleton ce qui se passe, au fil des ans.
L'intrigue est complexe, s'étendant de 1870 à nos jours, et chaque génération a son lot de bonheurs et de pertes. L'entraide est primordiale au sein de cette famille que les drames déchirent.
Il fait chaud, très chaud à Montepuccio. Et la plume imagée et incisive de Gaudé entraîne le lecteur dans la touffeur de ce village du Sud... Le pages défilent, très vite, comme les années, et déjà point la fin du roman. On lit, avide de poursuivre, de s'immerger dans ce petit village et ses codes. On peine à lâcher le roman avant d'en connaître la toute dernière phrase. Hypnotisé, écrasé par la chaleur que Laurent Gaudé laisse transparaître entre ses lignes, on engloutit ce Soleil des Scorta en une seule bouchée. Quel délice !

Un grand merci Marine de m'avoir fait découvrir ce roman. Je l'ai lu d'une traite, presque sans respirer, tant il m'a coupé le souffle... Et il a su, encore une fois, attiser mon envie de lire l'Italie à travers la plume d'auteurs talentueux.

"Une légende courait dans le village qu'à cette heure, un jour, un homme remonté un peu tard des champs avait traversé la place centrale. Le temps qu'il atteigne l'ombre des maisons, le soleil l'avait rendu fou. Comme si les rayons lui avaient brûlé le crâne." (p.13)
"Un homme poussiéreux et sale entrait dans la maison des Biscotti, à l'heure où les lézards rêvent d'être poissons, et les pierres n'y trouvèrent rien à redire." (p.17)
"On mange dans le Sud avec une sorte de frénésie et d'avidité goinfre. Tant qu'on peut. Comme si le pire était à venir. Comme si c'était la dernière fois qu'on mangeait. Il faut manger tant que la nourriture est là. C'est une sorte d'instinct panique. Et tant pis si l'on s'en rend malade. Il faut manger avec joie et exagération." (p.147)

6 mai 2010

Au douzième coup de minuit, Patricia Wentworth

52713600Il y a quelques temps, je vous faisais part de ma découverte de Patricia Wentworth, grâce à Caro qui m'avait offert Un pas de trop lors du Swap Irlande.
M'étant renseignée sur cette auteure et ses écrits, j'ai donc décidé il y a peu de m'intéresser à sa célèbre détective, Maud Silver. Comme je l'avais découvert au fil de mes recherches, celle-ci, imaginée avant Miss Marple, est la première occurrence du  personnage de "armchair detective" dans la littérature policière.

James Paradine est à la tête d'une entreprise importante. Le jour où des plans disparaissent de son bureau, il décide d'en faire part à sa famille, unique coupable potentielle, lors du repas de la Saint Sylvestre. Encourageant le coupable à venir dans son bureau pour réparer sa faute et lui assurant sa discrétion, James Paradine s'enferme dans celui-ci.  Mais lorsqu'au matin il est retrouvé mort, l'affaire familiale prend immédiatement une autre ampleur.
Miss Silver, une gentille vieille dame qui réside dans la village avoisinant, s'intéresse à l'affaire, tout en s'affairant à son tricot...

Amateur de romans policiers au charme désuet et suranné, vous serez servi avec ce titre ! Tout est rassemblé pour passer un bon moment : la campagne anglaise, au calme reposant, une imposante demeure, une famille unie, aux apparences trompeuses, un meurtre déguisé en accident, un huis-clos qui devient vite oppressant, les masques qui tombent pour révéler les personnalités... jusqu'à Miss Silver, la gentille voisine à la retraite, inoffensive au premier abord, mais qui observe tout de ses yeux fatigués mais non moins alertes.
L'intrigue développée ici par Patricia Wentworth n'a certes rien d'exceptionnel et certains pourraient y voir un certain goût de déjà vu, mais j'ai néanmoins passé un très bon moment de lecture, me laissant porter par le côté rassurant de ces enquêtes que j'apprécie tant.

Je vais continuer ma découverte des enquêtes de Miss Silver, ayant acheté La roue de Sainte Catherine, que je lirai très prochainement !

29 avril 2010

Ne vous fâchez pas Imogène, Charles Exbrayat

9782702419069FSPlus jeune, j'ai croisé la route de Charles Exbrayat et d'Agatha Christie dans la bibliothèque de mes parents. Mais par une étrangeté que je n'explique pas, j'avais décidé de ne m'attacher qu'à un seul détective de chacun de ces auteurs et de ne rien lire en dehors d'eux.
Ainsi, Hercule Poirot et Roméo Tarchinini ont eu le privilège de combler mes attentes, contrairement à Miss Marple et Imogène, auxquelles je n'ai pas daigné m'intéresser (n'y voyez aucune misogynie mais plutôt l'influence de mes parents et la façon dont ils m'ont décrit chaque personnage...)
Me voici donc, plus d'une décennie plus tard (...) à découvrir le fameux personnage d'Imogène, crée par Exbrayat en 1959. De façon logique, j'ai donc débuté par le premier roman dans lequel cette charmante femme apparaît : Ne vous fâchez pas Imogène !

Imogène est écossaise, descendante du clan McLeod. Imogène a près de cinquante ans et vit toujours seule à Londres, employée en qualité de sténodactylographe à l'Amirauté. Imogène a une tendance colérique qui fait d'elle une collègue parfois peu sympathique.
Mais le jour où son supérieur hiérarchique décide de lui confier une mystérieuse mission secrète pour l'Amirauté, Imogène exulte. Elle doit livrer des plans secrets à un contact à Callander, le village où elle a grandi en Écosse. Mais les choses se corsent très vite pour la courageuse Imogène : les espions rôdent autour d'elle pour lui dérober son précieux bien...
19266945

C'est avec plaisir que je découvre le personnage d'Imogène ! Vieille fille traditionnelle et pince-sans-rire, c'est un personnage drôle autant dans ses attitudes que dans ses réparties. Exbrayat a certes forcé le trait quant à sa psychologie parfois caricaturale, mais le tout dans une optique satirique et comique très réussie. La naïveté de la pauvre Imogène, notamment dans ses relations avec les hommes, prête à sourire plus d'une fois malgré des répétitions de situation parfois lourdes.
L'intrigue en elle-même est assez simple et prévisible (l'entourage de la vieille écossaise étant réduit, les soupçons se portent très rapidement sur certains personnages ambivalents), avec quelques lenteurs, mais le caractère d'Imogène et ses mésaventures  font que le roman se lit néanmoins très vite.
Le retournement de situation final permet de gommer les défauts d'une intrigue parfois simple et de donner une saveur nouvelle au roman, une fois la dernière page tournée.
Bref, je ne vais pas m'arrêter là dans ma lancée et poursuivrai mes lectures d'Exbrayat avec Imogène très prochainement !

Il va sans dire que la prochaine sortie sur les écrans français du film Imogène Mc Carthery, adaptation de ce roman, m'a permis de dépoussiérer mes vieux Exbrayat et de me pencher d'un peu plus près sur cette héroïne assez déroutante. Le fait que Catherine Frot endosse le rôle de l'écossaise traditionnelle qui a fait rire une génération de lecteurs m'a évidemment empêchée d'imaginer ma propre Imogène, mais a apporté une touche de comique non négligeable à ma lecture !

5 mars 2010

Tara Duncan tome 1 : Les sortceliers, Sophie Audouin-Mamikonian

tara_duncan_T1Ayant beaucoup entendu parler de cette saga pour les ados, j'ai été curieuse de lire le premier tome...

Tara est orpheline et vit chez sa grand-mère. Pour cette adolescente, la vie est parfois  mystérieuse : sans qu'elle sache comment, il lui arrive de provoquer par la pensée des événements bien étranges...
Lorsqu'elle apprend qu'elle est recherchée par le cruel Maître des Sangraves, Tara n'a d'autre choix que de fuir le monde réel pour se réfugier sur AutreMonde, où la sorcellerie règne. La jeune fille apprend alors qu'elle est une sortcelière, comme sa mère et sa grand-mère, et que ce don la met en péril. Aidée de ses amis et de Manitou, son grand-père transformé en labrador, Tara est entraînée dans des aventures périlleuses et mouvementées à travers des univers peuplés de créatures étranges...

Je n'ai pas été convaincue par cette lecture, l'ayant trouvée assez longue et prévisible... L'univers qu'a créé l'auteur est prolifique, certes, mais teinté de tant de fantasy et de références aux contes et romans arthuriens qu'il n'en est pas original. Elle compense cela par des trouvailles variées (de nombreux objets magiques, par exemple) qui n'ont pas su attiser suffisamment mon intérêt...

Le schéma narratif est assez classique : une ado différente des autres, au grand pouvoir, pénètre dans un univers parallèle merveilleux où ses dons sont reconnus mais qui l'expose à un grand péril... A l'heure actuelle en littérature de jeunesse, et depuis le succès d'Harry Potter, cette recette est malheureusement reprise très souvent... Mes dernières lectures en jeunesse, Le Livre des Étoiles ou encore Percy Jackson, suivent exactement ce schéma et m'avaient ennuyée pour le mêmes raisons... Pas de prise de risque, un manichéisme grossier, une intrigue courue, des adolescents surpuissants...

Pour en revenir à Tara Duncan plus précisément, la psychologie des personnages est très consensuelle, l'héroïne assez agaçante avec son sentiment de supériorité, les relations entre les personnages superficielles et dépourvues d'intérêt à mon sens, les dialogues souvent inutiles... Je préfère une prise de risque plus importante au niveau de l'intrigue, surtout en littérature de jeunesse, plutôt qu'une énième redite prévisible.

Je pense qu'on passe un bon moment si on aime ce genre d'univers merveilleux peuplé de créatures fantastiques, emporté dans la quête d'un héros aux multiples pouvoirs... Peut-être que je vais passer mon chemin à l'avenir car ce n'est vraiment pas mon cas... Ce titre faisait partie de Mon Challenge Livraddict.

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      3/10

5 mars 2010

Index des auteurs et des livres

Index_auteurs_et_oeuvresAfin de rendre la navigation et la recherche plus faciles sur mon blog, j'ai répertorié les auteurs et les livres que j'ai lus. Vous les trouverez dans cet index, classés par ordre alphabétique par noms d'auteurs.

Cliquez sur le titre du livre qui vous intéresse pour lire mon billet.

Bonne découverte !

 

-A-

¤Abel, Paul-Christophe

¤Adam, Christophe et Baas,  Thomas

¤Aderhold, Carl

¤Alfred

¤Almodovar, Pedro

¤Amandine et Simon, Eddy

¤Amis, Martin 

¤Andersen, Hans Christian

¤Andoryss et Yang, Marc

¤Anonyme   

¤Arenas, Man

Les mondes de Yaxin : le jour de la Licorne

¤Arlseton et Barbucci

¤Arlseton et Mourier 

¤Aspe, Pieter

¤Astier, Alexandre et Dupré

¤Audouin-Mamikonian, Sophie

¤Austen, Jane

-B-

¤Bagieu, Pénélope

¤Baldwin, Shauna Singh

¤Baloup, Clément et Vaccaro, Eddie

¤Bannel, Cédric

¤Baricco, Alessandro

¤Barrie, James Matthew

¤Barrière, Michèle 

¤Bayard, Louis

¤Bayard, Pierre

¤Benacquista, Tonino et Ferrandez, Jacques

¤Bennett, Alan 

¤Berry, Hannah

¤Besson, Philippe

¤Bhagat, Chetan

¤Bianco, Guillaume

¤Blain, Christophe

¤Blackman, Malorie

¤Blixen, Karen

¤Bloch, Muriel et Farkas, Marie-Pierre

¤Blondel, Jean-Philippe

¤Bordage, Pierre

¤Bordet, Gaël

¤Boris, Hugo

¤Bottero, Pierre

¤Boucher, Marie-Anne et Hamoir, Rémi

¤Boucher, Michel (illustrations)

¤Boudart, Jean-Philippe

¤Bourland, Fabrice

 ¤Bradbury, Ray

¤Bradley, Alan

¤Brandeth, Gyles

¤Brisac, Geneviève

¤Brussolo, Serge 

¤Burgess, Melvin 

 

-C-

¤Calle, Sophie

¤Campbell, Eddie

¤Capote, Truman

¤Carmona, José Carlos

¤Carré, Benjamin

¤Carroll, Lewis

¤Castillon, Claire

¤Catton, Eleanor

¤Chabouté

¤Chamblain, Joris et Neyret, Aurélie

¤Chapsal, Madeleine

¤Charles, Maryse et Jean-François

¤Chartre, Cécile

¤Chauvel, David et Pedrosa, Cyril

¤Chauvel, David et Colette, Xavier

¤Chavouet, Florent

¤Chevalier, Tracy

¤Chiflet, Jean-Loup

¤Christie, Agatha

¤Clarke, John R.

¤Clarke, Susanna

¤Clément, Frédéric

¤Clermont-Tonnerre, Adélaïde de

¤Cohen-Janca, Irène et Dall'ava, Caroline

¤Colin, Fabrice

¤Collectif

¤Collins, Wilkie

¤Connelly, Michael

¤Connolly, John

¤Cook, Thomas H.

¤Cortazar, Julio

¤Courtade, Henri

¤Coyotte et Bombardier, Nini

 

 

-D-

¤Dahl, Roald

¤Dancourt, Thierry

¤Daswani, Kavita

¤Davodeau, Etienne

¤Debois, François et Poupart, Jean-Charles

¤Delahunt, Meaghan

¤Delalande, Arnaud

¤Delecour, François et Adde, Sophie

¤Delerm, Philippe

¤De Metter, Christian et Lehane, Dennis

¤Demory, Patrick

¤Dennis, Patrick

¤Deny, Madeleine

¤Diaz Canales, Juan et Guardino, Juanjo

¤Diehl, Christel

¤Dietrich, Luc

¤Dillies, Renaud et Hautières, Régis

¤Divakaruni, Chitra Banerjee

¤Divry, Sophie

¤Dobbs et Perget

¤Dorison, Xavier et Lauffray, Mathieu 

¤Dostoïevski, Fedor

¤Doumenc, Philippe

¤Doyle, Arthur Conan

¤Dubois, Jean-Paul

¤Dufaux et Delaby

¤Dumas, Alexandre

¤Duncan, Paul

¤Duong, Thu Huong

 

-E-

¤Enard, Mathias

¤Enna, Bruno et Lefèvre, Clément

¤Exbrayat, Charles

 

-F-

¤Fantaskey, Beth

¤Farnel, Joseph

¤Feiyu, Bi

¤Ferdjoukh, Malika et Durbiano, Lucie

¤Fermine, Maxence

¤Ferrère, Fabienne

¤Ferri, Jean-Yves et Larcenet, Manu

¤Fforde, Jasper

¤Fisher, Catherine

¤Fitoussi, Michèle

¤Fitzgerald, Francis Scott

¤Flagg, Fannie

¤Follett, Ken

¤Ford, Jeffrey

¤Fourrier, Claire

¤Fukuda, Hiroshi

¤Funke, Cornelia

-G-

¤Gabella, Mathieu, et Jean, Anthony

¤Gaiman, Neil

¤Garcia, Bob

¤Garcia, Tristan

¤Gatel-Chol, Corinne

¤Gaudé, Laurent

¤Giroud, Frank et Béhé, Joseph

¤Goetz, Adrien

¤Golden, Arthur

¤Goto, Hiromi

¤Graff, Laurent

¤Grann, David

¤Gregory, Philippa

¤Gudule

¤Gwangjo et Corbeyran

 

-H-

¤Hanff, Helen

¤Hare, Cyril

¤Harris, Joanne

¤Harris, Robert

¤Harwood, John

¤Hashiguchi, Takashi

¤Hassan, Yaël

¤Hayder, Mo

¤Hearn, Lafcadio

¤Hill, Susan

¤Hoeye, Michael

¤Hooper, Mary

¤Hoz, de la Cindy

¤Huard, Alexandra

¤Hub

-I-

¤Indridason, Arnaldur

¤Izner, Claude

-J-

¤Jackson, Lee

 ¤Jaeglé, Marianne

 ¤Jaffe, Rona

¤Jakupi, Gani

 ¤James, E.L.

 ¤James, P.D.

¤Johnson, Robyn

¤Jolibois, Christian et Heinrich, Christian

¤Jugla, Cécile

 

-K-

¤Kasischke, Laura

¤Kawakami, Hiromi

¤Keyes, Daniel

¤Khadra, Yasmina

¤Khara, David S.

¤Kipling, Rudyard

¤Kirino, Natsuo

¤Kirkman, Robert

¤Komono

¤Koryta, Michael

¤Kostova, Elizabeth

¤Krishnamurti

¤Kutscher, Volker

 

-L-

¤Lacombe, Benjamin et Perez, Sébastien

¤Lafrénière, Mélanie

¤Lagerlöf, Selma

¤Laurie, Hugh

¤Lê, Linda

¤Leblanc, Maurice

¤Lechermeier, Philippe

¤Le Clézio, J.M.G.

¤Leon, Christophe

¤Leon, Donna

¤Leprince de Beaumont, Jeanne Marie

¤Lermontov, Michel

¤Lesbre, Michèle

¤Leterq, Didier

¤Levet, Natacha

¤L'Homme, Eric

¤Liberati, Simon

¤Lie, Chow Ching

¤Loevebruck, Henri

¤Loisel, Régis et Tripp, Jean-Louis

¤Lundgren, Maja

¤Luneval, Pierre

¤Lupano et Moreau

 

-M-

¤Maas, Sharon

¤Mallat, Nabil

¤Malzieu, Mathias

¤Manguel, Alberto 

¤Marceau, Martin

¤Marini

¤Martin, Edwige

¤Martin, Mélanie

¤Martinez, Carole

¤Matsumoto, Taiyou 

¤Maupin, Armistead

¤Maurier, Daphnée du

¤Mazetti, Katarina

¤Mazoyer, Claire et Guérin-Petitot,Alexia

 

¤McCall Smith, Alexander

¤Mead, Richelle

¤Mecquenem, Stéphanie de

¤Melville, Herman

¤Milhaud, Olivier et Neel, Julien

¤Moers, Walter

¤Moore, Alan et Campbell, Eddie

 

¤Morgenstern, Erin

¤Moro, Javier

¤Morvan, Jean David et Druet, Fabrice

¤Morrison, Grant et Gibson, Ian

¤Mosby, Katherine

¤Motin, Margaux

¤Mourlevat, Jean-Claude

¤Mukai, Natsumi

¤Mull, Brandon

¤Murphy, Jill

 

-N-

¤Nair, Anita

¤Nemirovsky, Irene

¤Neruda, Pablo

¤Nicodème, Béatrice

¤Noirez, Jérôme et Police, Aurélien

¤Norbu, Jamyang

-O-

¤Oates, Joyce Carol

¤O'Hagan, Andrew

¤Oster, Christian

¤Otsuka, Julie

 

-P-

¤Peet, Mal et Graham, Elspeth

¤Peeters, Frederik

¤Perec, Georges

¤Perez, Gilles D.

¤Perez-Reverte, Arturo

¤Perry-Salkow, Jacques

¤Peters, Elizabeth

¤Pevel, Pierre

¤Pinaud, Florence

¤Pipe, Jemima et Taylor, Maria

¤Piquemal, Michel

¤Plée, Leslie

¤Post, Elvin

¤Pourrier, Lova 

¤Pouy, Jean-Bernard et Villard, Marc

¤Powell, Julie

¤Pozzer, Maïté et Courtois, Pauline

-Q-

¤Quiriny, Bernard

-R-

¤Rabinowitz, Assia 

¤Régnaud, Jean et Bravo, Emile

¤Ricard, Runberg et Bianchini

¤Richard, Jennifer D.

¤Richler, Mordecai

 

¤Riordan, Rick 

¤Rivière, François

Agatha Christie, la romance du crime

¤Roberts, Nora

¤Robin, Alexis et Byun Hye Jun

¤Rodriguez, Cristina

¤Roger, Marie-Sabine et Arno

¤Roldan, Gustavo

¤Ronis, Willy

¤Rowling, J.K.

¤Ruff, Matt

 

-S-

¤Sackville-West, Vita

¤Sagan, Françoise

¤Salvayre, Lydie

¤Sanchis, Lisa et Guittet, Maryse

¤Sanvoisin, Eric

¤Saylor, Steven

¤Schneider, Michel

¤Schmitter, Frédéric

¤Sciarini, Jean-Noël

¤Segura, Marie-José

¤Sellier, Marie et Gambini, Cécile

¤Sender, Elena

¤Serres, Alain et Zaü

¤Serres, Alain et Vanessa Hié

¤Servos, Stefan

¤Setterfield, Diane

¤Seung-Hoon, Chung

¤Sfar, Joann

¤Sharma, Bulbul

¤Shaffer, Mary Ann et Barrows, Annie

¤Shamsie, Kamila

¤Sharpe, Tom

¤Shovel

¤Siac, Isabelle

¤Silverberg, Robert

¤Simenon, Georges

¤Simmonds, Posy

¤Sire Cédric

¤Sliders, Tim

¤Smith Rakoff, Joanna

¤Smudja, Gradimir

¤Snyder, Scott et King, Stephen et Albuquerque, Rafael

¤Sportès, Morgan

¤Springer, Nancy

¤Stevens, Chevy

¤Stevenson, Robert Louis

¤Summers, Anthony

¤Sundaresan, Indu

¤Swierczynski, Duane

 

-T-

¤Tabet, Sylvia

¤Tagore, Rabindranath

¤Tan et Miss Prickly

¤Taniguchi, Jiro

¤Teller, Janne

¤Theorin, Johan

¤Thilliez, Frank et Scalese, Laurent

¤Thompson, Kate

¤Thorarinsson, Arni

¤Tolkien, John Ronald Reuel

¤Tourguéniev, Ivan

¤Travers, Pamela Lyndon

¤Triolet, Elsa

¤Tristante, Jeronimo

 

-U-

¤Ubac, Claire

¤Ueltschi, Karin

¤Ungerer, Tomi

¤Updike, John

 

-V-

¤Velle, Catherine

¤Vian, Boris

¤Villeminot, Vincent

¤Vivès, Bastien

¤Von Hirschhausen, Eckart

 

-W-

¤Wei-Wei,

¤Weissman, Elisabeth

¤Wells, H.G.

¤Westerfeld, Scott

¤Wentworth, Patricia

¤Wolfe, Don

-X-

 

-Y-

¤Yamazaki, Mari

¤Yi, Jin

-Z-

¤Zafon, Carlos Ruiz

¤Zola, Emile

¤Zuckoff, Mitchell

¤Zuiker, Anthony E.

 

6 avril 2010

Les trois erreurs de ma vie, Chetan Bhagat

9782749116709FSJe viens de tourner la dernière page du troisième roman de Chetan Bhagat, Les trois erreurs de ma vie. Et, encore une fois, j'ai été charmée par un roman sur l'Inde contemporaine...

Chetan Bhagat reçoit un matin un mail d'un destinataire inconnu. Celui-ci l'informe qu'à chaque phrase qu'il écrit, il avale un somnifère pour mettre fin à ses jours.
Affolé, Chetan Bhagat décide de retrouver au plus vite ce jeune homme, afin de le sauver. Grâce à ses contacts, il le retrouve dans un hôpital public, à 1000 km de chez lui. L'auteur s'envole immédiatement pour rencontrer l'homme en question et en savoir un peu plus sur sa vie et son envie de mourir.
Govind Patel, c'est son nom, lui raconte alors son histoire. Comment, à vingt-cinq ans, il a commis les trois plus grosses erreurs de sa vie et pourquoi il a décidé d'en finir. Son histoire débute par l'ouverture, avec ses deux meilleurs amis, d'un magasin d'articles de sport dans une petite ville sans histoire...

Ne me passionnant pas pour les romans sur le sport en général et le cricket en particulier, j'ai commencé ma lecture sans a priori particulier, décidant de me laisser porter... Et j'ai bien fait ! La lecture de ce roman est très rapide, le style de l'auteur fluide et le rythme bien mené.

Chetan Bhagat nous entraîne avec brio cette fiction dans l'Inde contemporaine  (car oui ! Il s'agit d'une fiction, même si l'auteur se présente comme un personnage de son roman, recevant une confession de  Govind Patel sur son lit d'hôpital). Les personnages ont une psychologie relativement bien développée, le narrateur - le personnage de Govind, qui a tenté de se suicider - permet au lecteur de se plonger dans cette histoire avec un point de vue subjectif. La narration a posteriori des événements permet au personnage de glisser des effets d'annonce qui sèment du suspense tout au long de la lecture.

Les problématiques de l'Inde actuelle sont abordées, notamment les rivalités entre hindous et musulmans, portées par des personnages haut en couleur et une intrigue bien menée.

49862010_p

Excellente idée, en fin d'ouvrage, de présenter un glossaire avec tous les noms en hindi évoqués en italique dans le texte ! Cela manque trop souvent aux romans de littérature indienne, et c'est bien dommage car on passe à côté de beaucoup de détails,  notamment au niveau des descriptions...

Je tiens à remercier Les Editions Le Cherche-midi de m'avoir offert ce livre. J'inscris bien entendu cette lecture dans le cadre de notre Challenge Bienvenue en Inde.

27 février 2010

Challenge "Je lis aussi des albums !"

challenge2J'ai longtemps tergiversé, mais je me suis finalement décidée : je me suis inscrite au Challenge Je lis aussi des albums ! organisé par Hérisson08.

Trois degrés de difficulté dans ce challenge :

*Le baby Challenge : lire au moins 2 albums
*Le Petit Challenge : lire au
moins 11 albums
*Le Big Challenge : lire au
moins 24 albums

Le délai ? Décembre 2010.

Pour ma part, je me suis laissée tenter par le Petit Challenge, soit 11 albums dans l'année... Plus de détails sur le blog de Hérisson08, que je félicite pour cette initiative excellente !

Je vous laisse, je pars à la découverte de petits bijoux d'albums...

Alors, qui se laisse tenter ??

 

30 mars 2010

Le buveur d'encre, Eric Sanvoisin, Martin Matje

9782092506622FS

Souvenez-vous, lors du SwapÔContes organisé par Emmyne, Tinusia m'avait offert un petit album génial : Le Petit buveur d'encre rouge, en référence, bien entendu, au Petit Chaperon Rouge.
L'intrigue ? Celle d'un petit garçon devenu buveur d'encre après avoir été mordu par un vampire particulier... Draculivre, c'est son nom, est un vampire qui se nourrit non pas de sang humain mais d'encre de livres...

Ayant vraiment apprécié cette lecture pour les tout petits dès 6 ans, j'ai décidé de poursuivre ma découverte de la série que Nathan a nommée "Draculivre".

J'ai donc acheté le premier tome, Le buveur d'encre, pour en savoir un peu plus sur ce vampire buveur de livres... La lecture de cet album nous permet de comprendre comment Odilon, le héros du Petit buveur d'encre rouge, est devenu lui aussi un buveur d'encre.

D'une lecture très agréable, cet album fonctionne vraiment comme une scène d'exposition, ouvrant des possibles pour la suite. Je comprends pourquoi Draculivre est devenu le nom d'une série : l'idée de l'auteur - faire boire les livres par les héros - permet de nombreuses aventures et suscite l'imaginaire du lecteur en peu de pages.

A ceux qui ne connaissent pas cette petite série, je vous la conseille vivement. Très agréable à lire, rapide, joliment illustrée, originale sans être gnangnan, c'est une réussite !

Pour ma part, je remercie chaleureusement Tinusia de m'avoir fait découvrir cette collection et je continue ma découverte de ces petits albums en achetant : La petite buveuse de couleurs, La cité des buveurs d'encre et Le buveur de fautes d'orthographe !

9782092525470FS  9782092525616FS  9782092521267FS

21 mars 2010

Un pas de trop, Patricia Wentworth

9782264039903FSJ'ai eu la chance de recevoir, à l'occasion du Swap Irlande, ce roman policier de la part de Caro, ma swapeuse...
Quelle belle découverte ! Je ne connaissais Patricia Wentworth que de nom, et pensait qu'elle nous était contemporaine
et situait ses romans dans l'Angleterre des années 40...
En réalité, Patricia Wentworth écrivait à la même époque qu'Agatha Christie, et a même imaginé,
quelques années avant la reine du polar et avec Miss Maud Silver, le prototype du armachair detective, dont Miss Marple est le plus célèbre exemple ...
Revenons en à Un pas de trop, roman policier qui met en scène le deuxième détective de l'auteur, Frank Abbott.

Lucas Dale est un homme sûr de lui, immensément riche, et heureux propriétaire de King's Bourne, une magnifique demeure dans la campagne anglaise. Bien décidé à épouser Susan Lenox, dont la famille possédait la propriété, Lucas Dale tente par tous les moyens de séduire la belle, déjà fiancée à un autre.
Lorsque le riche propriétaire est retrouvé dans son bureau avec une balle dans la nuque, un terrible constat s'impose : il a été assassiné !
L'inspecteur Lamb de Scotland Yard, aidé du jeune inspecteur Abbott, est dépêché sur place pour mener l'enquête. Curieusement, personne ne semble avoir entendu quoi que ce soit dans la maison...

Roman policier bien ficelé, avec une intrigue classique, certes, mais bien menée. Un très bon moment de lecture, pour ceux qui adhèrent au charme paisible de la campagne anglaise et à ses histoires retorses. Un meurtre étrange, des passions humaines, un village où rien ne reste privé bien longtemps.
Les personnages sont bien esquissés et permettent une identification certaine, malgré la méfiance du lecteur.
Patricia Wentworth nous entraîne avec brio dans cette intrigue, laissant planer une atmosphère de soupçon sur chacun des personnages, et donnant au lecteur l'impression d'être épié par les commères du village, dissimulées derrière leurs rideaux.
Un huis-clos intrigant, où aucun des personnages n'est véritablement ce qu'il paraît et où chaque mensonge aide un peu plus le meurtrier à se dissimuler.
Les langues se délient difficilement, au prix de bien des sacrifices, et les masques tombent au fur et à mesure afin que la vérité soit mise au jour.

Bref, un excellent moment de lecture qui m'incite à m'intéresser de plus près à cette auteure prolifique, bien connue Outre-Manche. Merci beaucoup Caro pour cette découverte ! Je vais essayer de trouver les enquêtes de Miss Silver maintenant, pour chercher les similitudes avec cette chère Miss Marple !

5 février 2010

Challenge A lire et à manger de Chiffonnette

338856901Mise au courant par Tinusia de ce Challenge A lire et à manger lancé par Chiffonnette, je ne pouvais que m'inscrire (et Tinusia aussi, bien évidemment !)

Voici de quoi il en retourne selon Chiffonnette :

"
Le concept : dans l'année 2010, lire un roman culinaire et en adapter une recette! Un billet incluant la recette avec explications détaillées du pourquoi du comment et du processus, si possible une photographie du plat préparé et le tour est joué! Avouez que ce n'est pas très compliqué! Pas besoin d'être un ou une cuisinière émérite, réussies ou ratées, les expériences culinaires ont toute leur place dans ce challenge!

A la fin de l'année, le prix Diane et Nono récompensera le plus courageux des lecteurs-cuisiniers! Et j'aimerais bien concocter un petit carnet des recettes utilisées par les participants si elles sont assez nombreuses!

Inscriptions ouvertes tout au long de l'année 2010, et fin du challenge au 15 décembre 2010, ce qui laisse du temps! "

Plus d'indications sur le blog de Chiffonnette, notamment une bibliographie pour donner des idées...

3 mars 2010

Conte de fées à l'usage des moyennes personnes, Boris Vian

9782253146964_GOffert par Tinusia lors du fameux SwapÔContes dont je vous parle sans cesse depuis quelques jours, je me suis jetée sur ce Conte de fées à l'usage des moyennes personnes écrit par Boris Vian dans sa jeunesse et illustré par lui et l'un de ses amis.

L'histoire débute comme un conte de fées des plus classiques : "Il était une fois un prince beau comme le jour. Il vivait entre son chien et son cheval, à l'orée d'un bois, dans un château aux murs gris et au toit mauve." Mais Vian apporte à ce récit loufoque jeux de mots et références multiples, détournant parfois des scènes types de contes de fées et présente ici un texte très original...

D'une lecture très agréable, notamment grâce aux illustrations souvent cocasses, ce conte pour les "moyennes personnes" est une œuvre très drôle. Les calembours s'enchaînent, nécessitant parfois un temps de réflexion pour les comprendre, et la loufoquerie des situations suscite le rire.
Difficile d'en dire plus sur un texte aussi court sans le paraphraser. Je laisse donc aux curieux le soin de le découvrir si l'envie les prend.
L'auteur lui-même, visiblement insatisfait de la première version de ce conte écrit pour sa femme convalescente, eut le projet de le réécrire en condensant certains passages.  Ce projet inabouti, ainsi que le premier jet, sont présentés dans ce court livre.
Un grand merci à Tinusia pour m'avoir fait découvrir cette œuvre de Vian que je ne connaissais pas !

Deuxième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

10 décembre 2009

Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary, Philippe Doumenc

doumencVoilà une de mes récentes découvertes que j'ai dévorée d'une traite ! Surfant sur la même vague que Pierre Bayard, évoqué dans le billet précédent, Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary est un roman de Philippe Doumenc (et non un essai, pour ceux que ça rebute !!), publié chez Actes Sud en 2007, qui se penche sur le décès de l'héroïne éponyme de Flaubert.

L'intrigue démarre à la mort de celle-ci, connue pour son célèbre suicide au cyanure.
Mais sur le corps de la jeune femme, des marques d'ecchymoses.
Deux enquêteurs sont dépêchés sur place pour interroger les villageois. Et si Emma Bovary ne s'était pas suicidée ? Et si derrière l'intrigue de Flaubert se tramait une autre histoire ? Et si cet empoisonnement au cyanure était improbable ?

Savoureux comme les réflexions de P.Bayard, ce roman est un délice. Très rapide (180 pages), sa lecture est fluide et agréable.
Prenant appui sur le texte originel, Philippe Doumenc créé une fiction intéressante. Il reprend chacun des personnages créés par Flaubert et en dresse un autre portrait. La pauvre Emma est, elle aussi, passée au crible et semble bien loin de l'héroïne flaubertienne...
L'enquête est menée avec brio par un jeune policier, qui fait passer à chaque villageois un interrogatoire, rythmant ainsi la narration.

Ce roman n'est pas une autre lecture de l'œuvre de Flaubert mais se propose plutôt comme un prolongement, comme si Flaubert lui-même n'avait pas tout dit, ou que les personnages, dotés de vie, lui avaient menti...
Pour ceux qui ont envie de savoir ce qui aurait pu réellement se passer à Yonville...

24 février 2010

La délégation norvégienne, Hugo Boris

22392977_3921710Commencé un soir, lu dans la continuité, La délégation norvégienne est le deuxième roman de l'écrivain Hugo Boris, après Le baiser dans la nuque.

René Derain part en séjour de chasse avec six inconnus, au fin fond de la forêt norvégienne. Peu avant son arrivée, son chien semble terrorisé par quelque chose dans la forêt. René n'y prend garde et arrive au chalet qu'il a réservé avec les autres convives. Plusieurs nationalités et personnalités s'y côtoient. La partie de chasse s'annonce intéressante !
Mais la tension monte lentement. Rien ne semble normal. Le héros ne comprend pas : les paroles sonnent faux et tout semble factice dans ce weekend. Leur hôte est absent mais personne ne semble s'en préoccuper outre mesure...
Le jour où, suite à une tempête de neige, ils se retrouvent isolés dans cette cabane, sans eau ni vivres, la tension atteint son paroxysme et la folie point. Vont-ils s'en sortir ? Et qu'est ce qui les observe, à  l'extérieur, aller lentement vers l'inéluctable ?

Roman très court, certes, mais très bien mené. En 267 pages, Hugo Boris transforme une partie de chasse somme toute banale en lieu de toutes les tensions.
L'aspect bestial est là, représenté par ces animaux victimes, ces gibiers, mais aussi par le côté carnassier des participants. Une question se pose très vite : qui est le bourreau et qui sera le prochain gibier ?
Mais ne vous méprenez pas ! Ni fantastique ni gore dans ce roman, mais plutôt un thriller psychologique qui joue avec les nerfs du lecteur. La tension monte petit à petit, les masques glissent, les apparences s'effondrent... Le héros s'interroge, et avec lui le lecteur.
Une intrigue simple mais bien menée,
une fin très originale, des personnages humains et inquiétants... Bref, un très bon moment de lecture !

18 février 2010

Bibliographie sur l'Inde

Idées de lectures indiennes...


RomansPour vous aider à découvrir l'Inde et sa littérature, Hilde et moi avons constitué cette bibliographie non exhaustive. N'hésitez pas à nous aider à la compléter !


Romans 

Aravind Adiga Le tigre blanc

Samina Ali Jour de pluie à Madras

Shauna Singh Baldwin La mémoire du corps

Vikram Chandra Le seigneur de Bombay, Love and changing

Kunzang Choden Le cercle du Karma

Catherine Clément, Pour l'amour de l'Inde

Amitav Gosh   Le Pays des Marées

Ashok-K Banker  Le Râmâyana : Le Prince d'Ayodiâ (cycle de fantasy)

Chitra Banerjee Divakaruni La maîtresse des épices, La Liane du désir, Ma sœur mon amour, La reine des rêves

Sarah Dars La morte du Bombay Express, Bengale Hot, Malabar Connection

Sachi Deshpande La nuit retient ses fantômes

Alexandra David-Néel L'Inde où j'ai vécu : Avant et après l'Indépendance

Irène Frain Le Nabab

Catherine Golliau Le roman de l'Inde insolite

Daswani Kavita Mariage à l’indienne

Githa Hariharan Les Mille visages de la nuit

Indrajit Hazra  Le jardin des délices terrestres

Rudyard Kipling Une vie gaspillée

Dominique Lapierre Il était minuit cinq à Bhopal, Cette nuit la liberté, La Cité de la Joie

Jean-Claude Lattes, Eric Deschodt Le seul amant

John Irwing L'enfant de la balle

Jhumpa Lahiri L'interprète des maladies

Kamala Markandaya Le Riz et la Mousson

Sharon Maas Noces indiennes, La Danse des Paons

Yann Martel L'histoire de Pi

Kenizé Mourad Le Jardin de Badalpour

Rohinton Mistry L’équilibre du monde

Anita Nair Le Chat Karmique, Les neufs visages du cœur, Compartiments pour dames

V.S. Naipul La moitié d'une vie, Semences magiques, Le masseur mystique, Le regard de l'Inde

R.K. Narayan Mémoires d'un Indien du sud, Le Guide, The painter of Signs

Pablo Neruda La solitude lumineuse

Ruth Prawer Jhabvala La vie comme à Delhi

Arundhati Roy Le dieu des petits riens

Salman Rushdie L’enchanteresse de Florence, La terre sous ses pieds, Les enfants de minuit

Lavanya Sankaran Le tapis rouge

Ravi Shankar Etteth La couleur du deuil

Bulbul Sharma La colère des aubergines, Mes sacrées tantes

Siddhart Dhanvant Shanghvi La Jeune Fille qui marchait sur l'eau

Indu Sundaresan Au couvent des petites fleurs, Princesse de l'ombre

Vikras Swarup Slumdog millionaire ou Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire

Shashi Tharoor L'Emeute, Le Grand roman indien

Antonio Tabucci  Nocturne indien

Seth Vikram Un garçon convenable, Deux vies

Farahad Zama Le bureau de mariage de Monsieur Ali


Littérature de jeunesse

Kanchana Arni Bestiaire indien
Samhita Arni Le Mahabharata
Kamala Das Le témoin
Patrice Favaro L'étoile de l'Himalaya (roman), L'Inde de Naïta (roman)
Caroline Laffon et Gwen Le Gac Amrita et la fin de la mousson (documentaire)
Miguel Larrea Les tribulations de Kip Parvati
Jean-Claude Mourlevat et Nathalie Novie, Sous le grand banian (album)
Anne Pouget Les énigmes du vampire
Balwant Singh Une enfance intouchable
Suzanne Ficher Staples Le feu de Shiva (roman)

Bhajju Shyam Mon voyage inoubliable (album)
Marc Varvello et Séverine Assous, Oublie les Mille et unes Nuits !


Jeunesse_Inde


BD et mangas

Sarnath Banerjee Calcutta (Roman graphique)
Amruta Patil Kari T1 (Roman graphique)


Documentaires

Catherine Chaize Inde

Catherine Bourzat Inde

Ameeta Nanji, Mitchell Shelby Crites, Melba Levick, et Ariel Marinie  Aux couleurs de l’Inde Traditions, artisanat, vie quotidienne  

Bénédicte Manier : Quand les femmes auront disparu : l'élimination des filles en Inde et en Asie

Vincent Pierre Etienne Saris et turbans en Inde sur les chemins du vent

 

Cuisine

Cuisine Indienne, Éditions Marabout Chef

Cuisine indienne de BikashKumar, Marcela Kumar, Éditions Hachette Pratique

Bôllyfood ! De Marie-Laure Tombini, Éditions Mango

Cuisine indienne de Vijay Acharya, Éditions Solar

Cuisine indienne de Sylvia Prébois, Aruna Rajendra, Éditions Dormonval

Et le site Internet de Pankaj qui propose des recettes indiennes en vidéo : Pankaj-blog.com (merci Tinusia pour cette adresse et merci Pankaj pour ton autorisation !)


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Musiques (elles sont disponibles sur Deezer ou Spotify)

*Aaja Nachle disponible unique ment sur Youtube ici !

*Aa Tayar Hoja de Sunidi Chauhan

*Bole Chudiyan d’Amit Kumar, Sonu Nigam, Alka Yagnik, Udit Naraya, Kavita Krishnamurthy

*Kabhi Khushi Kabhie Gham de Lata Mangeshkar

*Maar Dala de Kavita Krishnamurthy

*Yeh Ladka Hai Allah de Alka Yagnik ; Udit Narayan

 

En règle générale, les chansons du film Devdas sont très entraînantes, tout comme celles de Kabhi Khushi Kabhie Gham.

 

Films (n'hésitez pas à compléter non plus, on est preneuses !Merci Taliesin pour tes suggestions !)

*Asoka de Santosh Sivan

*Bunty Aur Babli de Shaad Ali

*Chori Chori Chupke de Abbas et Mastan Alibhai Burmawalla

*Coup de foudre à Bollywood de Gurinder Chadha (Remake indien d'Orgueil et Préjugés, bien pour débuter les films Bollywoods !)

*Devdas de Sanjay Leela Bhansali (chorégraphies magnifiques, bien pour débuter les films Bollywoods aussi !)

*Dhoom (et éventuellemnent la suite Dhoom 2) de Sanjay Gadhvi

*Dilwale Dulhania Le Jayenge de Aditya Chopra

*Fanaa de Kunal Kohli

*Hum Tum de Kunal Kohli

*Jodhaa Akbar de Ashutosh Gowariker

*Kabhi Khushi Kabhie Gham de Karan Johar

*Kal Ho Na Ho ou New-York Masala de Nikhil Advani

*Kuch Kuch Hota Hai de Karan Johar

*La cité de la joie de Rolland Joffé

*Lagaan d'Ashutosh Gowariker

*Mother India de Mehboob Khan

*Paheli de Amol Palekar 

*Salaam Namaste de Siddharth Anand

*Veer Zaara de Yash Chopra


Sans_titre

7 février 2010

Swap Holmes

1003975496Encore un Swap auquel je n'ai pas pu résister !!
Fashion et Emma l'ont organisé. Voici ce qu'elles en disent :

"
Le colis devra contenir :

- 2 livres des aventures de Sherlock Holmes ou avec un vieux détective (une bibliographie sera fournie avec le questionnaire)  ou 2 livres autour de Holmes,
- quelque chose de nourrissant
- un objet indispensable à tout détective (menottes, nécessaire pour ouvrir des portes, flingue...).

Ne paniquez pas, vous avez tout votre temps ! Voici les dates importantes dans l'histoire :

- Les inscriptions sont ouvertes jusqu'au 5 mars 2010.
- Le 6 mars, nous vous envoyons un questionnaire à remplir ; les copies seront ramassées le 20 du même mois.
- Le
31 mars, vous saurez tout de votre Docteur Watson.
- Expédition des colis holmésiens entre le 2 et le 10 mai.
- Publication des billets le 20 mai."

Il reste encore quelques places !!

14 novembre 2009

L'enfant océan, Jean-Claude Mourlevat

oc_anNormalement, ce roman de littérature de jeunesse n'a pas trop besoin de mon acharnement pour le diffuser tant il est connu.
Mais certains ne le connaissent pas encore autour de moi et ne l'ont pas lu, d'où ce billet.
L'enfant Océan est un court roman de littérature de jeunesse écrit par Jean-Claude Mourlevat et publié en 1999 aux éditions Pocket Jeunesse.

Il relate le périple de 7 frères, en fugue  vers l'Océan pour échapper à leurs parents, croyant que ceux-ci veulent les tuer.

Vous aurez sûrement deviné qu'il s'agit là d'une réécriture moderne du conte du Petit Poucet. Yann, le cadet des frères et le plus perspicace, entraîne la petite troupe vers l'Ouest, comme aimanté par l'Océan.
Le récit est une narration à plusieurs voix, chaque chapitre correspondant au récit d'un personnage ayant croisé la fratrie sur son chemin.
Dit comme ça, cet article peut laisser froid et indifférent, mais pour vous convaincre peut-être, je peux vous affirmer que l'écriture de J-C Mourlevat est poignante, que l'alternance narrative permet de maintenir un certain flou sur la fugue des enfants et que l'émotion est présente du début à la fin. Même en connaissant le conte originel, le lecteur se laisse porter par cette adaptation moderne et émouvante.
Considéré comme un classique (même si je déteste employer ce mot aux frontières floues et à la définition hasardeuse...) en littérature de jeunesse, ce roman a connu un très vif succès auprès des jeunes lecteurs et est toujours considéré comme un titre à connaître dans le domaine.
Avis aux retardataires et aux autres !

4 février 2010

Le Livre des Etoiles tome 1 : Qadehar le Sorcier, Eric L'Homme

9782070612451FSEt voilà ! Deuxième livre de Mon Challenge Livraddict pour l'année 2010 terminé ! J'avais été tentée car il est dans mon CDI. Donc j'ai fait d'une pierre deux coups, car il me permet également de faire descendre ma PAL (Pile à Lire), chose à laquelle je me suis engagée avec Mon Challenge  "Les PAL c'est tabou!! on en viendra tous à bout !!!! initié par lasardine   !

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          2/10                            2/26

Guillemot est un adolescent chétif et peu sûr de lui. Son quotidien au Pays d'Ys, une contrée  entre le monde réel et le Monde Incertain, est bouleversé le jour où le sorcier Qadehar décide de le prendre comme apprenti pour lui enseigner la sorcellerie. Guillemot se découvre alors de réels dons pour la sorcellerie.
Le jour où Agathe, son ennemie jurée, est enlevée par d'horribles créatures, Guillemot n'a d'autre choix que de se lancer à leur poursuite pour délivrer la jeune fille. Aidé de ses amis, il franchit la Porte du Monde Incertain...

Ce roman est le premier de la trilogie d'Eric L'Homme. Il entraîne le lecteur dans un univers fantastique où la magie règne. L'intrigue est intéressante (l'idée de graphèmes pour faire de la sorcellerie est originale)et les péripéties nombreuses.
Les personnages sont cependant assez stéréotypés (un garçon malingre qui devient sorcier - ça me rappelle quelque chose...-,  un autre
un peu bourru qui veut devenir chevalier, le troisième sensible et mélomane, une adolescente un peu écervelée intéressée uniquement par son physique et enfin sa jumelle garçon manqué plutôt brillante) et il ne fait aucun doute que les cinq ado vont se plonger à corps perdu dans cette aventure incroyable. Les adultes y sont absents,  impuissants face à la situation, représentés  uniquement par  Qadehar, le maître de Guillemot.
Malgré cela, je ne me suis pas ennuyée. Le roman est très court et fragmenté en de nombreux chapitres qui fonctionnent  chacun comme une entité. L'intrigue est bien menée, même si un peu prévisible, et avance bien.
L'alternance des points de vue dans les chapitres permet de scinder l'intrigue en plusieurs petites histoires dans lesquelles le lecteur suit les aventures d'un des adolescents.
Les rencontres sont nombreuses, les personnages secondaires aussi. Ces derniers ne sont pas sans me rappeler les romans arthuriens : une enchanteresse bienveillante, un chevalier sans peur, des monstres à abattre toujours plus nombreux, etc. L'imaginaire de l'auteur est grand et pallie donc souvent une intrigue souvent prévisible.

J'ai donc passé un bon moment, contente d'avoir pu m'intéresser à cette trilogie. Pour l'instant, je ne sais pas si je vais poursuivre ma lecture avec les deux autres tomes...

16 novembre 2009

La compagnie des spectres, Lydie Salvayre

La_compagnie_des_spectresJe viens de terminer La compagnie des spectres, court roman de Lydie Salvayre, qui a reçu le Prix Novembre puis a été élu "Meilleur Livre de l'année" par le magazine Lire en 1997.

Un huissier vient saisir un appartement habité par une mère et sa fille. Mais cette visite perturbe l'équilibre mental fragile de la mère de la narratrice, qui oscille entre le présent et l'année 1943, année charnière où sa vie a basculé.
L'huissier assiste alors impuissant au déferlement de ses  souvenirs, à l'invasion des fantômes du passé, tempérés tant bien que mal par la narratrice.
Le passé se mêle au présent, les  réminiscences de la guerre contaminent la réalité, jusqu'à ce que la malade confonde l'huissier avec des personnages historiques et se mette à l'insulter.
La situation dégénère alors...

Difficile de parler de ce court roman sans paraître plonger dans le pathos alors que le comique est pourtant là.
Huis-clos dans un appartement de Créteil, le récit alterne intrusions dans le passé et travail méthodique de l'huissier qui prend en note tout le mobilier. L'alternance cocasse de ces situations dédramatise la scène.
L'année 1943 a été très dure pour la mère de la narratrice (nous apprenons dès les premières pages pourquoi) et celle-ci est littéralement perdue dans ses souvenirs, oubliant par là même de s'occuper de sa fille.  Celle-ci en souffre, et tout comme sa mère, se sent abandonnée par la sienne.
Lydie Salvayre manie la langue française avec précision et humour. Son style incisif percute le lecteur de plein fouet.  La ponctuation est rare, laissant au lecteur le soin d'accorder paroles et pensées à chaque personnage.
Le lecteur se sent emporté avec humour dans cette situation pourtant tragique.
A lire pour la plume de
Lydie Salvayre
, trop peu connue encore, et qui mérite grandement de l'être davantage...

"Êtes-vous en possession d'un véhicule terrestre à moteur ? me demanda-t-il à brûle-pourpoint. C'était là un curieux introït. " p.13

"Ma mère, qui a beaucoup souffert, habite synchroniquement le passé et le présent, car la douleur a cette étrange vertu, dis-je métaphysique en diable, qu'elle abolit le temps ou qu'elle le désordonne, cela dépend des cas."p.29

"Son esprit intemporel opère d'incessantes navettes entre l'année 1943 et la nôtre, sans nul égard pour la chronologie officielle, c'est un symptôme, semble-t-il très difficile à expurger." p.29

"La tristesse qui me gagnait n'était pas sans mélange. Mille sentiments pénibles surgis dès le matin et que je m'étais efforcée tant bien que mal de refouler, venaient soudainement y converger. La colère. L'humiliation. La honte. La douleur d'être tiraillée  entre deux volontés ennemies : celle de paraître conforme à tous égards, combattue par celle, non moins tenace, de tout envoyer dinguer : l'huissier, ma mère et d'ailleurs toute cette histoire."p.131

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