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Bienvenue à Bouquinbourg
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3 juillet 2010

La séance, John Harwood

ouiPour une fois, et c'est rare, c'est la première de couverture de ce roman qui m'a attiré l'œil... Et vu que le résumé était alléchant, j'ai été très enthousiaste à l'idée de le découvrir !

Angleterre, fin XIXe. A la mort de sa jeune sœur, Constance Langton s'adonne à des séances de spiritisme pour communiquer avec elle et redonner de la joie de vivre à sa mère, effondrée de chagrin.
A la mort de ses parents, quelques année plus tard, la jeune femme hérite d'un manoir magnifique autant qu'effrayant : Wraxford Hall. Le notaire qui lui annonce cet héritage la met en garde contre cette demeure de mauvaise réputation : les précédents propriétaires sont morts dans d'étranges circonstances, tandis que planent au dessus de Wraxford Hall des rumeurs de recherches spiritistes...

En débutant ma lecture, j'ai craint d'avoir entre les mains un roman qui fasse l'éloge des séances de spiritisme et de communication avec les morts. En tant que rationnelle convaincue et militante, mon enthousiasme a été tout de suite freiné... J'aurais dû accorder plus de poids à la citation liminaire qui explique un trucage pour une séance de spiritisme... Bref, une fois cette appréhension passée, je me suis plongée avec plaisir dans ce roman.
L'intrigue est intéressante et très bien menée et fait appel à de nombreuses références littéraires anglo-saxonnes. On repère facilement l'influence de la gothic novel avec cette demeure magistrale et effrayante et des morts mystérieuses, notamment Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliffe et Le Château d'Otrante d'Horace Walpole. L'ambiance générale du roman est inquiétante, et John Harwood réussit brillamment à mêler surnaturel et réel, pour le plus grand plaisir de son lecteur, qui ne sait plus où se situe ce roman.
L'alternance des époques et des personnages dans chaque chapitre permet de reconstituer à rebours les événements inquiétants qui se sont déroulés à
Wraxford Hall. Les différentes époques se nouent entre elles par des détails et des personnages liens et permettent d'avoir une vue d'ensemble de l'intrigue générale. Ce procédé narratif dynamise  l'intrigue et évite à ce roman de ressembler à tant d'autres à la construction plus classique.
Enfin, le style de l'auteur est  imagé et permet une plongée déroutante dans cet univers inquiétant. Les dialogues n'occupent pas une place prépondérantes et s'organisent harmonieusement avec les descriptions de la nature et des personnages. 
Un roman vraiment appréciable, entre tradition littéraire anglaise et  modernité.  Une excellente lecture !

Je remercie bob et les Éditions Le Cherche Midi pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat.
 

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24 juin 2010

Le swing des Marquises, Muriel Bloch et Marie-Pierre Farkas

9782350211626FSAprès avoir rêvé dans le Montmartre du milieu du 19e avec le premier tome de la série Le souffle des Marquises, je me suis envolée pour la Nouvelle-Orléans, au début du 20e en compagnie d'Eléonore et de sa fille avec Le Swing des Marquises, deuxième opus de cette série.

L'intrigue débute à la Nouvelle-Orléans, où Eléonore et sa fille ont émigré à la recherche de Jim, le trompettiste auquel Eleonore avait succombé à Paris, une dizaine d'années plus tôt. Elles ne tardent pas à le retrouver, mais ce dernier à bien du mal à offrir une vie stable à sa femme et sa fille...
Tandis que le racisme fait rage dans la ville et que les esprits s'échauffent, les deux jeunes françaises poursuivent leur passion pour la musique, au gré des rencontres et des échanges.

Encore une fois, j'ai été complètement charmée par ce roman. L'intrigue entraîne le lecteur à la Nouvelle-Orléans, à Chicago et à New-York, sur fond de jazz et de blues. Tout comme dans Le souffle des Marquises, les précisions sur l'histoire de la musique sont très nombreuses et permettent d'en avoir une vue assez étayée.
Les détails historiques ne manquent pas non plus et permettent de donner une certaine profondeur à cette intrigue romanesque.
Le rythme de l'intrigue est rapide et permet au lecteur de voir grandir sous ses yeux le personnage de Carmel, la fille d'Eléonore, et les différents courants artistiques américains.
Les personnages sout toujours aussi attachants, et leur rencontre avec des personnalités réelles comme Louis Amstrong ou encore la
famille Gershwine, offre une dimension intéressante au roman.
Je pense que pour ceux que ce contexte intéresse davantage, il est possible de lire ce roman indépendamment du premier tome.
challenge-Des-notes-et-des-mots-4Bref, vous l'aurez compris, ces Marquises m'ont complètement séduite ! En véritable ode à la musique et à la tolérance, ce roman est vraiment une petite merveille... Je m'en vais de ce pas lire La samba des Marquises, dernier opus de la série, et inscris tout de suite cette lecture dans le challenge d'Anne, Challenge Des notes et des mots.

Je tiens à remercier une nouvelle fois chaleureusement Camille et les éditions naive pour l'envoi de cette série qui sort vraiment de l'ordinaire !

2 mai 2010

Lectures communes "Challenge Bienvenue en Inde"

logo_indeLectures communes "Challenge Bienvenue en Inde"Logo
Organisées par Hilde et moi

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Avis à ceux qui sont inscrits à notre challenge et aux autres, si vous voulez participer à des lectures communes entre blogueurs sur le thème de l'Inde, ce billet est pour vous !

Une lecture commune ?? Une lecture commune c'est quand plusieurs blogueurs décident de lire au même moment un livre et de publier à une date choisie leur billet de lecture.
Quel intérêt ? Partager davantage autour de l'Inde et de sa littérature et connaître les avis d'autres participants (ou d'autres curieux !) sur un livre que nous venons de lire.

Lectures communes : mode d'emploi (inspiré de Neph)

  1. Postez le titre que vous souhaitez proposer pour une lecture commune dans les commentaires.

   2. Une date devra être choisie à partir de deux inscrits.

   3. Pour les autres, il suffit de s'inscrire à une lecture commune en postant un commentaire.

  4. Plusieurs dates pour un même roman peuvent-être proposées si tout le monde ne peut participer à la première lecture commune.

Calendrier des prochaines lectures communes :

N'hésitez pas à vous inscrire !

Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas Swarup (30 Juillet) Anne-Sophie. Hilde. Manu

Mes sacrées tantes de Bulbul Sharma (11 août) Séverine. Liyah

Mariage à l'indienne de Kavita Daswani
 (15 septembre) paikanne. mamzellebulle. Eloa. Stellade.Briggy13. soukee.

Le chemin de Sarasvati de Claire Ubac  Hilde

Le roman de l'Inde insolite de Catherine Golliau Hilde

Le vendeur de saris de Rupa Bajwa (Début Juillet) Stemilou

Un homme meilleur d'Anita Nair

Planning familial de Karan Mahajan

Princesse de l'ombre d'Indu Sundaresan Clara
  

 D'autres envies de lectures communes ??

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9782211097321FS 9782268068893FS 447825457 51527631_p

17 juin 2010

Prodigieuses créatures, Tracy Chevalier

9782710331643FSJ'aime beaucoup les romans de Tracy Chevalier. Ayant perdu au concours organisé par Blog-o-Book pour recevoir l'intégralité de ses titres aux éditions de La Table Ronde, je me suis précipitée sur le partenariat proposant la lecture de son dernier roman, Prodigieuses créatures.

Au début des années 1800, les sœurs Philpot, Louise, Elizabeth et Margaret, quittent Londres pour s'installer à Lyme Regis, sur la côté du Dorset. Toutes trois vieilles filles, elles mènent chacune l'existence qui leur convient, dans le respect des codes de la société.
Ainsi, tandis que ses sœurs jardinent ou assistent à des bals, Elizabeth fait la rencontre de Marry Anning, une jeune fille frappée par la foudre dans son enfance, et qui a développé un goût passionné pour la recherche de fossiles. Parcourant à ses côtés les plages environnantes, Elizabeth sera aux côtés de la jeune fille lorsque celle-ci fera une découverte des plus incroyables pour la science...

Tracy Chevalier emmène encore une fois son lecteur dans un univers bien à elle. Dans Prodigieuses créatures, il s'agit de ces longues plages venteuses et dangereuses, où la falaise menace de s'écrouler à chaque instant tandis que la mer monte, barrant tout passage aux promeneurs distraits. Les descriptions sont précises et détaillées, et l'on est très vite immergé dans cet environnement.
La narration est à la fois lente et rapide. Lente car certains événements sont racontés avec beaucoup de détails, appelant alors le lecteur à patienter et savourer la chute, mais rapide aussi car les années défilent rapidement au gré des pages.
L'alternance de points de vue dans chaque chapitre entre Elizabeth et Mary permet au lecteur de se plonger dans deux histoires quasiment différentes. Même si les deux personnages ont la même passion des fossiles, elles proviennent  de deux classes sociales très différentes, aux préoccupations parfois antagonistes. Quand Elizabeth s'inquiète d'être vue portant des gants troués et une jupe maculée de boue, la jeune Mary se demande comment manger à sa faim et assister sa mère. Deux conditions féminines très différentes mais souffrant pourtant de codes établis par les hommes.
En somme, Tracy Chevalier donne à voir dans ce roman deux destins liés mais pourtant si éloignés tout en permettant au lecteur de réfléchir à cette époque et à ses codes.
Un régal ! Qu'il est bon de se plonger dans ce roman qui donne froid avec ses paysages venteux et violents ! Que j'aime l'atmosphère des romans de cette auteure !

Je tiens à remercier 53811911_p et les 1nava  pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

10 juillet 2010

La porte condamnée, Julio Cortazar

9782070358649FSCela fait quelques temps déjà que j'ai Marelle de Cortazar à lire. Mais je ne trouve pas le temps, ce qui m'agace. Donc quand on m'a offert ce petit recueil de nouvelles extrait de Fin d'un jeu, j'ai ouvert avec plaisir ce livre pour découvrir la plume de cet auteur.

C
ortazar nous offre ici quatre nouvelles. Dans la première, Les poisons, il est question de la façon dont tuer les fourmis dans un jardin. Le narrateur enfant nous relate avec passion son double combat pour sauver le jardin de ses parents grâce à la fabuleuse machine à insecticide de son oncle et celui pour conquérir le cœur de sa jolie voisine.
Dans la nouvelle éponyme La porte condamnée, le lecteur est confronté à un texte fantastique dans lequel l
e narrateur, client d'un hôtel, est hanté par les vagissements d'un nourrisson la nuit, dans la chambre voisine de la sienne. Or celle-ci est vide...
La troisième nouvelle, Les ménades, rend compte d'une expérience très étrange vécue par le narrateur lors d'un concert de musique classique. Je n'en dirais pas plus !
Enfin, la dernière nouvelle de ce recueil, La nuit face au ciel, a pour personnage principal un homme victime d'un accident de moto, entre la vie et la mort à l'hôpital.


D'une lecture très rapide, ce recueil est une bonne mise en bouche à l'œuvre de Cortazar. Sa plume à la fois incisive et poétique permet de donner une dimension très particulière à ces nouvelles. Cortazar alterne comédie et drame avec brio, tandis que les nouvelles alternent entre réalité et fantastique. 
Petit bémol de mon côté : les nouvelles ont attisé mon intérêt de façon inégale, comme souvent. Mais je garde un excellent souvenir de lecture.
A lire pour connaître cet auteur argentin. De mon côté, à lire en prélude à Marelle, qui remonte sur le dessus de ma48925717_p pile à lire !

Cela faisait un petit moment que je n'avais rien lu pour le Challenge 2 euros de Cynthia. C'est chose faite ! J'ai fait d'une pierre deux coups, car ce titre me permet également de faire descendre ma PAL (Pile à Lire), chose à laquelle je me suis engagée avec Mon Challenge  "Les PAL c'est tabou!! on en viendra tous à bout !!!! initié par lasardine   !

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 3/26

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2 avril 2010

Princesse de l'ombre, Indu Sundaresan

Princesse_de_l_ombre_m_1266937049Voilà un roman à la première de couverture vraiment magnifique (et pourtant, je ne m'attache  pas à l'aspect des livres en général...)

Inde, 1631. L'impératrice Mumtaz Mahal vient de mourir en couche, laissant son mari, l'empereur Chah Jahan, régner seul, entouré de ses sept enfants. Fou de douleur, celui-ci décide de construire un mausolée à la mémoire de celle qui a partagé sa vie, un mausolée en marbre blanc, un mausolée de lumière... Le futur Taj Mahal.
Accablé de chagrin, l'empereur décide de se retirer du pouvoir, laissant à l'un de ses fils le soin de gouverner, et gardant auprès de lui, ses deux filles en âge de se marier. Entre les frères, les animosités font rage pour accéder au trône, tandis que Jahanara et Roshanara, les deux sœurs, mènent une lutte silencieuse pour conquérir le même homme.

J'attendais beaucoup de cette lecture, adorant l'Inde et la littérature qui lui est consacrée. Et je dois dire que je n'ai pas vraiment été emballée. Sous couvert d'une fresque historique pourtant très documentée, Indu Sundaresan ne parvient pas à donner à son roman une dimension individuelle. Les personnages sont certes bien esquissés mais le roman file sans qu'elle nous donne réellement à voir leur quotidien ou leur intériorité. Les années s'égrainent au fil des chapitres, s'intéressant en premier lieu à la construction du fameux mausolée, et donnant à voir très rapidement l'évolution des personnages.
Très centré finalement sur les événements historiques, ce roman se compose d'une part fictionnelle vraiment minime. Au cours de ma lecture, j'ai eu uniquement l'impression de lire un roman historique se penchant sur cette période qu'une fiction se fondant sur un pan du passé et brodant sur les événements personnels autour, comme le laisse sous-entendre le résumé de la quatrième. Au final, peu de détails sur l'Inde, ses coutumes ou encore ses mœurs et les personnages et leurs histoires individuelles...

J'ai néanmoins passé un bon moment de lecture, connaissant peu le contexte socio-historique de la construction du Taj Mahal, mais je dois avouer que ce roman ne m'a pas vraiment captivée...

Logo__2_J'inscris bien évidemment cette lecture dans le cadre de notre Challenge Bienvenue en Inde.

D'autres avis de blogolecteurs : Hilde, Tinusia et Latite.

Je remercie 47286893 et les éditions MICHELLAFON pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

7 mai 2010

L'héritage Boleyn, Philippa Gregory

9782809801750FSJe n'ai pas su résister à ce roman historique, et ce, pour deux raisons : tout d'abord parce qu'il a été écrit par Philippa Gregory, que je ne connaissais pas avant de savoir qu'elle était l'auteure de Deux sœurs pour un roi, dont j'avais beaucoup apprécié l'adaptation cinématographique ; ensuite parce que l'intrigue se déroule à la cour d'Henry VIII, en Angleterre, et que j'adore ce pays et son histoire. Pour combler mes lacunes dans ce domaine, je me suis donc lancée avec plaisir dans la lecture de ce roman historique !

Angleterre, 1539. Henry VIII s'unit avec Anne de Clèves afin de faire alliance avec les Protestants, en ces temps troublés. Sa jeune épouse, la quatrième après Catherine d'Aragon, Anne Boleyn et Jane Seymour, a beaucoup de difficultés à s'adapter à la vie de la cour, troublée par la barrière linguistique qui l'isole du monde qui l'entoure. A ses côtés, Jane Boleyn, belle-soeur par alliance d'Anne Boleyn, la seconde dans le monde impitoyable de la cour, accompagnée par Catherine Howard, une jeune fille d'une fraîcheur dangereuse... Dans cet univers où chacun tente de s'approcher du pouvoir, les femmes subissent, en silence, les manigances et autres complots.

L'héritage Boleyn est un très bon roman historique dans lequel la part fictionnelle est  somme toute relative : Philippa Gregory centre son propos sur les événements historiques et les relate avec beaucoup de précision ( bien que le résultat soit en définitive une fiction). Le lecteur s'immerge alors dans ces temps troublés de conflits religieux qui prennent vie sous la plume de cette auteure.
L'alternance des points de vue dans chacun des chapitres offre une perspective de lecture dynamique. Les trois femmes principales de ce roman - Anne de Clèves, Jane Boleyn et Catherine Howard - prennent en charge, chacune leur tour, un pan de l'intrigue. Philippa Gregory a le talent de nous faire oublier que derrière le récit de ces événements se cache un écrivain qui s'inspire d'éléments historiques. Le choix de donner la parole à trois femmes dans ce roman permet de mettre en parallèle leur rôle dans l'Histoire, souvent relégué au simple statut de machine à fabriquer des héritiers pour la couronne. Malgré leurs caractères ou leurs désirs, les trois personnages principaux ne sont finalement que des pions entre les mains d'un souverain tyrannique s'il en est, inconstant et à tendance paranoïaque. M'intéressant ces derniers temps à la condition féminine dans l'Histoire,
j'ai passé un très bon moment de lecture, me penchant sur ce pays que j'aime tant.

Je remercie 47286893 et les éditions logo pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

5 mai 2010

Les p'tites poules album collector 2, Christian Jolibois et Christian Heinrich

9782266187787FSJ'ai découvert il y a quelques années la série des Ptites poules, imaginée par Christian Jolibois et illustrée par Christian Heinrich. J'avais été charmée par ces personnages drôles et ces histoires toutes plus rocambolesques les unes que les autres.
La particularité de cette série ?? Faire intervenir, à chaque épisode, un personnage célèbre, historique ou fictif. Ainsi, Christophe Colomb, le Chat Botté ou encore le Minautore apparaissent dans les aventures de ces charmants gallinacées.
Je n'ai donc pas pu résister à cet album collector qui contient 4 aventures de nos héros :
*Charivari chez les P'tites Poules
*Les P'tites Poules, la Bête et le Chevalier
*Jean qui dort et Jean qui lit
*Sauve qui poule !

Une lecture vraiment agréable, pour les plus petits comme pour les adultes. Un texte imagé, avec de nombreux jeux de mots et truffé de références culturelles, littéraires et cinématographiques. Des illustrations toujours très riches, jouant sur l'organisation de la double page, donnant sens au texte,  ou le contredisant parfois.
Un comique aussi bien dans les textes que dans les illustrations, ponctue tout l'album...
Bref, un double niveau de lecture très appréciable et des albums que je lis toujours avec beaucoup de plaisir !

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J'inscris bien entendu cette lecture dans le cadre du Challenge Je lis aussi des albums ! d'Herisson08.

8/11


9 mai 2010

La Quête d'Ewilan tome 1 : D'un monde à l'autre, Pierre Bottero

9782700231700FSA l'occasion du challenge Livraddict, je m'étais décidée à lire le premier tome de la trilogie La Quête d'Ewilan, imaginée par Pierre Bottero et publiée dès 2002 aux éditions Rageot. 52367353_p Ce qui porte donc à 6/10 ma participation à ce challenge.

Camille est orpheline. Adoptée par une famille riche mais qui lui porte peu d'intérêt, la jeune fille partage sa vie entre le collège et son meilleur ami Salim. A treize ans, l'adolescente est dotée d'une intelligence et d'une vivacité d'esprit rares.
Un jour, alors qu'elle manque de se faire renverser par un camion, elle trébuche et se voit propulsée dans un monde parallèle étrange. L'adolescente a à peine le temps de se relever qu'elle retourne dans le monde qui est le sien, éberluée.

Elle se rend compte alors que ce qu'elle pensait être des bizarreries de son quotidien s'avèrent en réalité être des dons précieux dans cet autre monde. Ainsi, la jeune fille apprend avec Salim à dessiner mentalement des choses et les faire apparaître, ce qui lui sauve la vie lorsqu'ils sont attaqués par des immenses araignées, renvoyant alors les deux adolescents dans ce mystérieux monde parallèle.
Commence alors pour les deux héros une quête plus importante qu'il ne l'imaginait, où le danger n'est jamais loin...

A première vue vous me direz, et je me suis dit la même chose en ouvrant ce roman, cela ressemble fort à ce qu'on trouve en ce moment en littérature adolescente : un jeune héros aux pouvoirs cachés se révèle être tout puissant dans un monde parallèle, réglant par là même les injustices vécues dans le monde réel. Oui, mais... Il y a un mais... Ce schéma est assez classique ces dernières années, de Tara Duncan (qui m'avait littéralement ennuyé) à Percy Jackson en passant par Le livre des étoiles, j'ai effectivement lu beaucoup de romans de ce type ces derniers temps, m'enthousiasmant, il est vrai, assez peu. Et mon choix en littérature pour les ado se portait plutôt sur des titres plus intimistes et risqué (comme Rien de Janne Teller).
Mais, et alors que je partais avec cet a priori assez négatif, la plume de Bottero et son imagination débordante m'ont littéralement conquise !
Les personnages ont une psychologie intéressante sans être ni caricatural ni stéréotypés, l'intrigue captive par son suspense et ses révélations progressives, l'univers imaginé est fascinant... Bref, j'ai vraiment passé un très bon moment de lecture avec ce premier roman. A tel point que je vais poursuivre ma lecture de cette trilogie, intriguée par la suite des événements !!

3 avril 2010

Kaamelott tome 1 L'Armée du Nécromant, Alexandre Astier, Steven Dupré

9782203370159Connaissant bien la série télé Kaamelott, j'ai eu envie de me pencher d'un peu plus près sur la BD qui en est née...

Alexandre Astier, qui joue le rôle du Roi Arthur dans la série télé, a pris la direction de ce projet et en a écrit le scénario.

Dans ce premier tome, Arthur et ses chevaliers sont confrontés à des zombis assez inoffensifs car esseulés. Mais pour éviter qu'ils ne surgissent en nombre et tâcher d'y remédier, les chevaliers de la Table Ronde partent à la recherche des origines de ce mal... Moult péripéties les attendent
en chemin ...
9782203370159_pg
Autant vous le dire tout de suite, cette adaptation en BD est vraiment très réussie ! L'idée de proposer des scénarii inédits permet aux aficionados de la série télé de ne pas être frustrés et aux autres de se plonger avec plaisir dans cet univers.

Ce premier tome présente Kaamelot comme nous ne l'avons jamais vu et permet de tirer partie des illustrations et des textes pour faire naître un humour vraiment appréciable.
Les personnages sont très drôles, les répliques souvent cinglan
tes et les quiproquos nombreux. L'absurde règne parfois, au milieu de l'incompréhension des personnages. Les illustrations sont très réussies et permettent de s'immerger dans cette époque avec le brin de loufoquerie propre à Alexandre Astier et son équipe.

N'hésitez pas pour cette lecture, très rapide et vraiment bien menée ! Moi je m'attèle avec plaisir au deuxième tome !

13 mars 2010

Magasin Zinzin, Frédéric Clément

couvJe suis tombée  par hasard sur cet album et l'ai emprunté pour y jeter un oeil. C'était, a posteriori, une très bonne idée !
Magasin Zinzin est un album paru en 1995
 et primé au niveau international (Grand Prix international du Livre Jeunesse à Bologne en 1996, Le Prix France Télévision en 1996, Le Prix Fantaisiste à Genève en 1996...)

" Savez-vous , Mademoiselle, que j'ai dans mon Magasin Zinzin, l'écharde qui, jadis, piqua le doigt de la Belle au Bois Dormant ...
J'ai aussi l'authentique
petit pois de la Princesse au petit pois et bien d'autres merveilles encore ...
Entrez, entrez... laissez vous tenter ...
"

Voila comment la quatrième de couverture aguiche le lecteur... Étonnant et déroutant, non ? Je me suis donc plongée avec curiosité dans la lecture de cet album.
Frédéric Clément entraîne avec brio le lecteur dans son univers merveilleux à l'imagination folle en nous ouvrant la porte de ce mystérieux magazin... Les références littéraires et culturelles sont nombreuses et amusantes.
Ses textes sont empreints d'une poésie rare, d'un rythme étudié et d'une musicalité page7époustouflante. Un réel petit bonheur à lire à haute voix pour en savourer tous les effets...

Les illustrations complètent l'imaginaire du texte tout en douceur et en couleurs tendres. La mise en page est très étudiée et porteuse de sens. On suit avec plaisir ce marchand dans sa boutique de merveilles, le laissant nous entraîner dans ses anecdotes aussi folles que fantasques.
Un petit bijou d'album, qui mérite largement d'être redécouvert aujourd'hui...

Ce sera donc ma deuxième lecture dans le cadre du Challenge Je lis aussi des albums d'Herisson08 !

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2/11

 

17 mars 2010

Le Swap Irlande : révélation des colis !

Voici arrivé le jour tant attendu de la Saint Patrick, où nous dévoilons les colis que nous avons reçus à l'occasion du Swap Irlande organisé 48114061_ppar Canel.

P1000321Je suis  allée chercher à la Poste mon mystérieux colis, déjà excitée à l'idée de découvrir ce que m'avait concocté ma swapeuse...

 

Sitôt rentrée chez moi, je me mets à l'ouvrage  et je commence à ouvrir le paquet (vert, ce qui est de circonstance...)

P1000322

Ma swapeuse semble m'avoir gâtée ! J'aperçois plusieurs cartes et des petits paquets...

Alors vite vite, je déballe tout ça !

P1000323Ma swapeuse se révèle : il s'agit de Caroline, ou plutôt Caro, une blogueuse que je ne connaissais pas et dont le blog Bleue et Violette m'a vraiment conquise... Je vous invite à aller y jeter un œil... Dans son joli paquet, que de belles et bonne choses, je suis ravie :

Pour la lecture :
P1000324
*Teacher Man de Franck McCourt (pour l'auteur irlandais)
*Un pas de trop de Patricia Wentworth (pour l'auteur en Pat)
*et un petit supplément : Cookies, muffins & Co, 100 douceurs à la mode anglo-saxonne, un petit livre de rece
ttes typiques...

Quant aux douceurs irlandaises (ou non, d'ailleursP1000325 !) :
*Un pot de succulente lemon curd, un de mes pêchés mignons... Cette crème au citron ne fait pas long feu quand elle passe le pas de ma porte à chaque fois... Un de mes péchés mignons typiquement anglo-saxon. Et j'ai vu que Caro y avait succombé elle aussi !!!
*Un pot de confiture aux quatre fruits rouges de Provence, petit clin d'œil de la région où vit Caro...

Et pour terminer, l'objet vert ou en rapport avec l'Irlande :

P1000326*Deux cartes postale d'Irlande

*Un set de mini cartes et enveloppes illustrées par Rebecca Dautremer, issues de l'album L'amoureux... Au début, incompréhension quand j'ai ouvert ce paquet :" Tiens, c'est bizarre, ce n'est pas vert..." En lisant  les explications de Caro, j'ai compris : elle a lu dans ma description que je n'aimais pas le vert, ni les couleurs froides (c'est ballot pour un swap Irlande...). Donc elle a choisi de contourner un peu la règle de Canel en m'offrant deux cartes postale d'Irlande (dont une verte pour l'objet vert) et un objet rouge, pour me faire plaisir... Merci beaucoup chère swapeuse de tant d'attention !!

Je remercie Canel, notre gentille organisatrice très encourageante et organisée (ça serait le comble pour une organisatrice de ne pas l'être...) Son idée de Swap Irlande pur la Saint Patrick était excellente !!
Et je remercie particulièrement Caro pour ces jolis présents très attentionnés... Je suis vraiment contente d'avoir partagée ce swap avec toi. Sache que j'ai presque terminé Un pas de trop de Patricia Wentworth, que la lemon curd et la confiture sont excellentes et que ton mini livre de recettes m'a donné envie d'en expérimenter très vite !!

Pour plus de curiosité, rendez-vous sur le blog de Canel pour voir tous les swapeurs participants, et sur celui d'Anne, que j'ai swapée !

trefle Bonne Saint Patrick à tous !!! trefle

16 avril 2010

Le géant de Zeralda, Tomi Ungerer

Le_geant_de_ZeraldaQu'on se le dise, j'aime beaucoup Tomi Ungerer... Ayant offert récemment Le géant de Zeralda dans la collection "Petite bibliothèque de l'École des Loisirs", et l'ayant relu par la même occasion, je voulais dire quelques mots de ce conte paru la première fois en France en 1971...

Il était une fois un ogre géant qui se nourrissait d'enfants. Toute la région était traumatisée, les parents cachant leurs enfants pour leur éviter une mort certaine.
Un jour, Zeralda, une fillette de six ans, se rend à la ville vendre les produits  de la ferme de son père. Mais en chemin, elle croise le terrible géant...

Considéré comme un classique de la littérature de jeunesse (tant est qu'il soit possible de réellement définir des classiques, terme que j'apprécie et emploie peu..), cet album est un petit plaisir de lecture, souvent utilisé au primaire pour entrer dans la lecture.
Tomi Ungerer offre au lecteur un conte  agréable tant à lire qu'à regarder, pourvu d'une morale simple sans être simpliste. Ses personnages sont caricaturaux des personnages de contes de fées, mais cela leur permet de servir brillamment l'intrigue courte. Tomi Ungerer ne dit que ce qu'il faut, sans fioriture ni détail inutile.
50241489_p

A découvrir, pour ceux qui ne connaissent pas, comme toute l'œuvre de ce monument de littérature pour la jeunesse qu'est Tomi Ungerer !

 J'inscris bien entendu cette lecture dans le Challenge "Je lis aussi des albums" d'Herisson08 (5/11) et comme cinquième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !                    

    

18 mars 2010

Fourrure, Adélaïde de Clermont-Tonnerre

9782234063389Je viens de terminer Fourrure, le premier roman d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue par cette lecture...

Zita Chalitzine est une écrivaine de renom. Lorsqu'elle est retrouvée suicidée à l'arrière de sa Mercedes, enveloppée dans son vison blanc, les journalistes accourent, flairant le scandale. Accusée d'avoir signé de son nom les romans de Romain Kiev, son ancien amant, Zita connut une fin de vie chaotique. Pour Ondine, sa fille, qui n'a plus eu de contact avec elle ces dix dernières années, cette nouvelle scelle à jamais le secret de l'identité de son père. En rangeant les affaires de Zita, Pierre, son jeune veuf, découvre son autobiographie. De son enfance  d'origine modeste, au milieu de l'aristocratie parisienne, à sa passion pour les livres, en passant par ses années durant lesquelles elle vendait ses charmes, au service de Madame Claude, il découvre la vie de son épouse, sa solitude et sa soif d'être quelqu'un. Pierre se lance dans la douloureuse lecture de cet écrit, engagé par Ondine pour découvrir l'identité de son père.

Ce roman entraîne le lecteur dans un tourbillon vertigineux dont il est difficile de sortir. Alternant passé et présent, temps du récit et lecture de l'autobiographie de Zita, sa lecture est un plaisir. La vie parisienne aristocratique et ses codes sont décrits avec précision par l'auteure, le personnage de Zita permettant d'introduire toute la frustration d'en être écartée.

Les personnages ont une psychologie intéressante. Très centrée sur la vie de Zita, la narration s'attarde néanmoins sur certaines personnalités, comme Pierre, jeune galeriste que Zita a épousé la veille de son suicide, Henry, jeune aristocrate fils d'une ancienne amie de Zita, ou encore Ondine, la fille de l'écrivaine,  délaissée par cette dernière, élevée par sa grand-mère et allergique aux livres. Ces personnages semblent être des prétextes à développer la vie fantasque de Zita et à l'ancrer dans le présent - sa relation fusionnelle avec son père, bouquiniste parisien, et celle, tendue, avec sa mère, une concierge boulimique qui noyait son chagrin dans sa nourriture - tout en la situant dans les années 70.

L'intrigue est bien menée, et les destins des personnages s'entrelacent entre le passé et le présent. La plume d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre est incisive et imagée, et nous transporte dans ce Paris protéiforme.

Un plaisir de lecture, dévoré très rapidement... Vivement la suite des romans de cette auteure prometteuse !

"Il faut toujours avoir un livre sur soi, c'est mieux que les cigarettes pour ignorer superbement le monde." (p.166)

"L'amour, cet opium des femmes. Ce narcotique bon marché avec lequel on endormait depuis des siècles nos velléités d'indépendance." (p.357)

Je remercie 47286519 et les Éditions Enseigne_Stock3 pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

11 février 2010

Level 26, Anthony E. Zuiker

9782749911229Très intriguée par ce thriller, je n'ai pas résisté et l'ai lu cette nuit... Level 26 se présente comme un livre avant-gardiste, qui tente d'allier lecture et visionnage de vidéos.  L'auteur, scénariste des Experts, espère ainsi séduire la génération adolescente actuelle, plus encline à regarder des vidéos sur Internet qu'à lire...
L'éditeur annonce ainsi : "Toutes les vingt pages, Internet peut prendre le relai du roman : enregistrez-vous sur www.level26.com."
Pour une fois, je substitue mon résumé à la quatrième de couverture, très alléchante :

"
Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité.
Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix."


Cette quatrième de couverture m'avait littéralement fascinée, et ce, sans exagérer. Pourtant pas attirée de prime abord par les thrillers, j'avais succombé.
L'intrigue débute très vite : un homme, comme l'annonce la quatrième, défie les lois de cruauté et de dangerosité établies par les policiers spécialisés en criminels. Ses crimes sont atroces, parfois même écœurants, et rien ne semble l'arrêter.
Steve Dark, le seul policier à avoir été sur le point de l'arrêter un jour, poursuit sa vie meurtrie au bord de l'océan, en compagnie de sa femme, prête à accoucher. 
Tout ça est annoncé dès le résumé sur la quatrième. L'intrigue est donc posée : retiré de la police, Steve va être contraint de poursuivre ce fameux criminel. Très vite, le lecteur comprend pourquoi.
Mais l'intrigue ralentit alors, le rythme se fige presque, et le lecteur attend que le héros accepte cette mission et que la traque commence.
Petit temps mort donc, au tiers du roman, puis l'intrigue accélère de nouveau, à un rythme vertigineux, et le dénouement point son nez sans prévenir.
Pour ma part, j'ai été assez déroutée. Les chapitres étant très courts et la mise en page très aérée (ce qui est un confort de lecture d'un autre côté), l'intrigue semble survolée, effleurant en surface certains thèmes pourtant attendus. Le dénouement arrive dans une temporalité qui s'est accélérée au point que tout semble s'être déroulé en quelques jours.
Beaucoup de questions restent en suspend, surtout au niveau du fameux Level 26, peut-être par souci de déshumanisation du personnage. J'aurais néanmoins apprécié d'en savoir un peu plus sur son passé, pour appréhender davantage sa psychologie et comprendre les atrocités qu'il commet tout au long du roman. Son personnage m'a souvent fait penser à  Hannibal Lecter pour son côté invincible, indestructible et d'une dangerosité extrême, mais en moins effrayant.
En revanche, la psychologie de Steve Dark est bien esquissée et vraisemblable et permet une identification certaine.
La spécificité de ce roman (se compléter avec des vidéos), détail qui m'avait intriguée au plus au point, m'a laissée, quant à elle, assez indifférente. Ainsi, au début du roman, alors que le lecteur est amené à visionner les vidéos que le meurtrier a faites de ses crimes, le site Internet nous présente des séquences semblables à un film. On s'attendrait à un film d'une caméra amateur posée dans une cave, alors que le film se présente comme une alternance d'angles de prise de vue qui rendent incompatible la vision subjective et l'impression d'avoir accès aux archives du tueur (je suis un peu confuse, non ?)
Par la suite, j'avoue qu'il a été assez désagréable de me relever pour aller voir sur mon ordi ce qui s'était passé car le livre ne le dit pas...
L'idée était pourtant très novatrice et intéressante, mais j'ai trouvé finalement qu'elle coupait court à toute imagination du lecteur (surtout au niveau des personnages) Pour ma part, j'ai hésité à regarder les vidéos pendant ma lecture ou les visionner une fois le livre terminé... Finalement, j'ai été bien obligée de les regarder au fur et à mesure pour comprendre toute l'intrigue. Et ce manque de liberté m'a plutôt dérangée... (surtout quand on lit au lit et qu'on n'a pas envie de ressortir, allumer son ordi, pour bien tout comprendre...)

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture, mais j'ai été assez déçue de la brièveté du texte qui ne permet pas d'exploiter cette intrigue pourtant bien menée.  Beaucoup de questions restent sans réponse et en appellent de nouvelles, ce qui est bien dommage, mais compréhensible si une suite est prévue (j'ai lu cette info sur la critique de Cynthia !)

Je remercie 47286893 et les Editions Michel Lafon pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !

6 février 2010

Les poissons ne connaissent pas l'adultère, Carl Aderhold

9782709634151_TSitôt reçu, sitôt lu ce roman au titre intrigant... Et je ne suis pas déçue !!

Valérie reçoit pour ses quarante ans un relooking  de la part de ses amies. Pour cette caissière, une coloration blonde et une robe rouge vont bouleverser sa vie.
Tel un déclic, elle décide
un matin de tout plaquer. Elle monte par hasard dans le Paris-Toulouse au lieu de rejoindre son travail et décide de changer de prénom. Elle ne sera plus Valérie mais Julia, en hommage à Julia Roberts, aperçue sur une affiche sur le quai de la gare.
Hésitante d'abord puis de plus en plus confiante, elle se lance au devant de sa vie. Et dans ce Corail somme toute banal, elle va réfléchir au sens de sa vie en compagnie de voyageurs peu anodins.

De prime abord, j'ai été attirée par cette histoire que je pressentais être un huis-clos (je ne me suis pas trompée à ce sujet !) Toute l'intrigue se déroule durant le trajet en train de Paris à Toulouse et chaque chapitre égraine les gares auxquelles le Corail s'arrête.
Tel un compte à rebours, le lecteur suit avec plaisir les péripéties de chaque personnage du compartiment : Julia - anciennement Valérie -, bien évidemment, mal à l'aise dans ce corps de femme désirable qu'elle a trop longtemps nié ; Colette, la septuagénaire amoureuse de deux hommes et qui ne veut en aucun cas choisir entre les deux ; Aude, Nicolas, Murielle et Vincent, deux couples amis dont les hommes sont maîtres de conférence en histoire, en partance pour un colloque universitaire ; Germinal, le contrôleur intransigeant...
De chacun de ces personnages naît des doutes quant à sa vie et ses convictions. A l'unisson de Julia, chacun remet en cause ce qu'il est et ce qu'il est en train d'accomplir. Pendant que notre héroïne se libère peu à peu des carcans de son quotidien pour retrouver l'insouciance de ses vingt ans, le lecteur suit avec plaisir tour à tour chaque personnage. La focalisation interne permet de se plonger dans leurs pensées et leurs vacillements, tandis que tous s'épient dans ce train qui semble sans fin. Leur psychologie est bien étudiée, ne sombre pas dans les archétypes, et permet cependant une identification certaine.
Ce Corail emmène le lecteur dans une intrigue rythmée, qui évolue très vite, tels les kilomètres qui filent à toute allure.
Véritable roman vaudevillesque,  Les poissons ne connaissent pas l'adultère est un divertissement très rafraichissant, qui ne joue pas trop sur la corde sensible (je craignais un sentimentalisme à outrance en le débutant...).
Merci à 47286519et aux Éditions JC Lattès pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !!

L'avis de Manu et de Bookine !

28 février 2010

La colère des aubergines, Bulbul Sharma

bulbulJe viens de terminer La colère des aubergines, un recueil de nouvelles ayant pour thème la cuisine indienne écrit par Bulbul Sharma.
Souvent empreintes de souvenirs, ces nouvelles nous emportent dans une Inde parfumée d'épices et de senteurs diverses, accompagnant les femmes qui préparent ces mets fins et gouteux.
Les histoires se succèdent, chacune tournant autour d'une ou plusieurs recettes, et l'on suit avec ravissement la préparation de celles-ci. Amours blessées, adultères, deuils, piques-niques ou encore fêtes sont l'occasion de préparer et déguster ces repas raffinés.

La lecture de ce roman gastronomique est un réel plaisir des sens. L'auteur nous emmène avec brio dans ces cuisines où les épices sont maîtresses et où les femmes officient. Les anecdotes qu'elle relate sont l'occasion de nous faire découvrir un pan de la gastronomie indienne, ainsi que les coutumes rattachées à celle-ci. Très vulgarisées, ces dernières permettent une immersion totale dans ce pays et ses traditions et permettent d'en avoir un aperçu intéressant...
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La colère des aubergines est ma deuxième lecture dans le cadre du Challenge Bienvenue en Inde qu'Hilde et moi avons organisé...

Et je fais d'une pierre deux coups en inscrivant cette lecture dans le cadre du Challenge A lire et A manger de Chiffonnette !

A cette occasion, j'ai donc préparé un Curryd'agneau aux épinards (recette prise évidemment dans La colère des aubergines !)

Pour 2 personnes : 338856901

*1kg d'agneau en morceaux
*1 cuillère à café de curcuma
*4 oignons râpés
*1 gousse d'ail
*3 clous de girofle
*2 cuillères à café de gingembre frais râpé
*2 gousses de cardamome
*1 bâton de cannelle
*6 cuillères à café de yaourt
*1 cuillère à café de sel
*4 cuillères à café d'huile
*1 cuillère à café de ghî (que j'ai remplacé par une noisette de beurre)
*2 tasses d'épinards légèrement cuits, écrasés
*2 grosses tomates hachées

Faites chauffer l'huile et le ghî dans une casserole à fond épais. Faites frire le gingembre, l'ail, la cardamome, le curcuma, la cannelle et les clous de girofle.

Ajoutez la viande, le yaourt et le sel. Faites frire jusqu'à ce que la viande brunisse légèrement. Ajoutez les tomates, une tasse d'eau et les épinards. Laissez mijoter à feu doux jusqu'à ce que la viande soit tendre. Servez avec du riz.
Ce plat est toujours meilleur le lendemain !!


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L'avis de Tinusia sur ce roman !

23 février 2010

Prenez soin de vous, Sophie Calle

sophie_calleSans_titre_2Véritable coup de cœur lorsque nous l'avons acheté il y a 2 ans, Prenez soin de vous est une petite merveille à laquelle m'a fait penser notre précédent billet sur Mots d'amour secrets...

Sophie Calle est une artiste. Le jour où elle reçoit un mail de rupture d'un amant, elle décide de transformer cette blessure en objet d'art :

"J'ai reçu un mail de rupture. Je n'ai pas su répondre.
C'était comme s'il ne m'était  pas destiné.
Il se terminait par les mots : Prenez soin de vous.
J'ai pris cette recommandation au pied de la lettre.
J'ai demandé à 107 femmes - dont une à plumes
et deux en bois -, choisies pour leur métier, leur talent,
d'interpréter la lettre sous un angle professionnel.
L'analyse, la commenter, la jouer, la danser, la chanter.
La disséquer. L'épuiser. Comprendre pour moi.
Parler à ma place.
Une façon de prendre le temps de rompre.
A mon rythme.
Prendre soin de moi. "

Ce mail de rupture est donc observé sous tous les angles par ces femmes, certaines connues comme Marie Desplechin, Amira Casar, Yolande Moreau, Arielle Dombasle, ou encore Victoria Abril, d'autres non, mais dont la profession fait sens pour ce projet : linguiste, cruciverbiste, philologue, clown, tireuse à la carabine, consultante en matière de savoir-vivre, exégète talmudique ou bien avocate, etc. Chacune se l'approprie, le dissèque et l'analyse, le rendant limpide à travers le prisme de sa profession. La rupture est désacralisée, dédramatisée, et chacune prend soin de Sophie, et par là même d'elle, grâce à ce projet.
La lecture de ce bel ouvrage est un régal ! Chaque page correspond (ou presque, certaines sont plus loquaces...) à une femme et donne à voir son interprétation de ce drame personnel. Une esthétique rare. Une originalité à couper le souffle. Une réussite !
La mail de rupture, présenté en début sert de base à ce travail de réflexion et le résultat n'en est que plus étonnant : danse, chant, nouvelle, réécriture, analyse de texte, etc. Les productions sont nombreuses et aussi drôles les unes que les autres.

Bref, un incontournable dans mon salon, que j'aime à feuilleter en passant, et, au détour d'une page, sourire d'une interprétation... Ce projet a donné lieu à une exposition à la Biennale De Venise et à la BNF en 2007... Un beau livre à offrir ou se faire offrir (N.B. c'est un  livre grand format avec des DVD)

19 février 2010

Une vie gaspillée, Rudyard Kipling

9782070349531FSJe viens de terminer ce recueil de nouvelles de Kipling, fortement inspirées de sa vie en Inde. Cinq nouvelles le composent, extraites du recueil Simples contes des montagnes, paru en 1887.

Ces nouvelles ont pour cadre la petite ville de Simla, au pied de l'Himalaya, dans laquelle les Anglais, civils et miliaires, sont établis. Loin de leur pays natal, ils patientent dans la chaleur et la moiteur de l'été indien. Des intrigues amoureuses se nouent, des amitiés voient le jour, teintés parfois de drames...

D'une lecture très rapide (moins de 80 pages), ce recueil de nouvelles plonge le lecteur dans l'Inde victorienne. Peu de détails sur l'époque néanmoins, ni sur le pays lui-même, mais plutôt des petites anecdotes nées du déracinement des soldats et de leur rencontre avec ce pays.

Une lecture agréable donc, telle une chronique de cette époque coloniale. Chaque court récit est édifiant, mettant en évidence des histoires personnelles somme toute assez banales. Les personnages sont esquissés, les intrigues rapidement tissées. 

Déconseillée donc à ceux qui aiment les histoires fouillées et qui ne restent pas en surface !! Mais cette lecture m'a donné envie de découvrir davantage Kipling et peut-être lire son recueil Simples contes des montagnes dans son intégralité !

LogoCette lecture était ma première dans le cadre du Challenge Bienvenue en Inde, organisé par Hilde et moi !

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Et il s'inscrit encore et toujours dans le cadre du Challenge 2euros de Cynthia !!

12 février 2010

La disparition, Georges Perec

La_disparitionCela faisait longtemps que je connaissais ce texte, ce si célèbre roman de Georges Perec dans lequel "un rond pas tout à fait clos, finissant par un trait horizontal" a disparu mystérieusement...
Vous l'aurez peut-être  compris, ou vous connaissez ce texte, mais la disparue n'est autre que le lettre "e". Georges Perec a  réalisé une prouesse littéraire géniale : un lipogramme ! Ainsi, son roman de plus de 300 pages est écrit sans utiliser une seule fois la lettre "e" (j'ai pourtant vérifié souvent, m'attendant à trouver un oubli au détour d'une page... Peine perdue !)

L'intrigue est assez simple : Anton Voyl a disparu sans laisser de trace. Quelques indices guident ses amis sur la piste d'une curieuse malédiction...

Déroutant au début (pas de présent mais uniquement des verbes au passé, pas de première personne du singulier, un vocabulaire pas forcément facile d'accès car composé de beaucoup de synonymes, etc.) ce livre est une merveille que je vous conseille vivement !
Souvent drôle (Perec utilise de
nombreux subterfuges pour éviter cette fameuse lettre, abusant de néologismes et d'inventions lexicales en tous genres), ce roman est d'une lecture très agréable. On s'habitue très vite à l'absence de cette lettre et aux tournures de phrase souvent incongrues, pour se laisser porter par un rythme très étudié et signifiant.
Ovni en littérature, ce texte est une lecture vraiment  incroyable. Malgré les difficultés engendrées par cette stratégie littéraire, Perec donne  à lire un roman cocasse, avec moult rebondissements. Un petit bijou !

"On tuait son frangin pour un saucisson, son cousin pour un bâtard, son voisin pour un croûton, un quidam pour un quignon." p.12

"On noya dans l'alcool un pochard, dans du formol un potard, dans du gas-oil un motard." p.14

"Il y avait un manquant. Il y avait un oubli, un blanc, un trou qu'aucun n'avait vu, n'avait su, n'avait pu, n'avait voulu voir. On avait disparu. Ça avait disparu." p.28

1 février 2010

Les enquêtes d'Enola Holmes tome 1 La double disparition, Nancy Springer

9782092513002FSLatite m'avait conseillé cette série pour la jeunesse, et, curieuse comme je suis, je n'y avais pas résisté ! J'ai donc emprunté le premier tome de la série, La double disparition.

Enola Holmes, la petite sœur du célèbre détective, est inquiète : sa mère a disparu sans laisser de traces le jour de son anniversaire... En fouillant sa chambre, la jeune fille découvre plusieurs indices qui laissent à penser que sa mère a tenté de brouiller les pistes et s'est enfuie de son plein gré.
Ses frères aînés dépêchés sur place pour s'occuper d'elle, Enola n'a d'autre choix que de fuir devant la perspective d'être envoyée dans une pension pour jeunes filles de bonnes familles. Commence alors pour elle un périple qui la conduira à Londres, où elle fera de nombreuses rencontres.

Lecture très rapide, certes, mais qui ne laissera de mon côté que peu de souvenirs. L'intrigue est très (trop) simple, souvent invraisemblable et n'apporte pas beaucoup de surprises.
Le rythme du récit est lent, empreint de trop de dialogues souvent vides de sens et l'enquête que mène Enola est prévisible et par là même décevante.
La jeune héroïne parvient à se sortir de toutes les situations sans susciter le moindre suspense.
Sa psychologie est trop brièvement étudiée, souvent même anachronique : féministe avant l'heure, sans aucun respect des mœurs et convenances de cette époque et de sa condition, la jeune Enola ressemble beaucoup à une ado d'aujourd'hui à qui on aurait
grossièrement mis une perruque et un costume du 19ème.
L'idée de poursuivre dans la même veine que Conan Doyle semblait de prime abord être une idée originale et plaisante mais n'est vraiment pas exploitée pleinement ici.

Dommage donc comme lecture de littérature pour la jeunesse. Aucune prise de risque, un ton consensuel, un manichéisme grossier, bref, je me suis ennuyée...

24 janvier 2010

La dame pâle, Alexandre Dumas

decitreJe viens de terminer cette nouvelle très courte, extraite du recueil Mille et Un Fantômes, d'Alexandre Dumas.

A un auditoire captivé, Hedwige, la narratrice, raconte une aventure incroyable qu'elle a vécue il y a peu et qui explique la pâleur de son teint...
Perdue dans les Carpathes, fuyant l'Armée russe qui approche, la jeune dame trouve refuge dans un château isolé, après s'être fait agressée par des brigands.
Les deux frères qui vivent là, entourés de leur mère, tombent amoureux d'elle, chacun à sa manière...

Difficile d'en parler sans en dire trop. D'un autre côté, la première et la quatrième de couverture sont très explicites quant à la raison de la pâleur de la narratrice...
Pour ma part j'ai passé un agréable moment. Cette nouvelle se lit vraiment très vite et l'intrigue est intéressante. Le mythe du vampire y est une fois de plus exploité, mais de façon succincte.

Une lecture agréable, donc, mais sans plus, car la brièveté de cette nouvelle ne permet ni  au lecteur de s'attacher à un quelconque personnage ni à l'auteur de développer une intrigue très originale, malheureusement. A mon avis, mieux vaut lire le recueil
Mille et Un Fantômes dans son intégralité plutôt qu'une bribe qui, comme ici, ne fait pas sens.

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Et parce qu'il faut rendre à Cynthia ce qui lui appartient, mentionnons (pour la énième fois depuis le début de l'année !) son Challenge 2 euros, dans lequel cette lecture s'inscrit. Et vous trouverez son avis sur cette lecture ici !!

Je ne m'avoue pas vaincue pour autant, il me reste beaucoup de Folio 2 euros dans ma PAL, et j'espère que certains m'enchanteront !!

Et à ce propos, cette lecture fait baisser ma PAL en s'inscrivant dans Mon Challenge "Les PAL c'est tabou!! on en viendra tous à bout !!!! initié par lasardine !

la_ronde_des_post_it126307708034_art   1/26

 

3 janvier 2010

Trajets et itinéraires de l'oubli, Serge Brussolo

trajets_itinerairesJe viens de terminer Trajets et itinéraires de l'oubli de Serge Brussolo (que je connaissais pour avoir écrit la saga Peggy Sue et les fantômes en jeunesse), paru aux Editions Denoël en 1981, et dans la collection Folio 2 euros.

Dans ce court roman, Georges relate sa souffrance. La souffrance d'avoir perdue celle qu'il aimait dans un musée aux dimensions infernales. Embauchée pour en faire l'inventaire, Elsy a disparu mystérieusement dans son antre il y a plusieurs mois de cela.
Rituellement, tel un automate, Georges se rend dans ce lieu gigantesque plusieurs nuits par semaine, repoussant chaque fois les limites, allant chaque fois un peu plus loin, au risque de se perdre, au risque de s'y perdre, au risque aussi d'y laisser la raison.
Pourquoi Elsy a-t-elle tout quitté ? Pourquoi s'est-elle enfoncée dans ce musée étrange, dont elle connaissait le danger ? 


En moins de 120 pages, Serge Brussolo nous entraîne dans une intrigue fascinante.
Son musée, non sans rappeler La bibliothèque de Babel de Borgès, est un lieu fascinant, aux dimensions hors normes.  Dans ce microcosme, reflet de l'univers,  le visiteur trouve de quoi se sustenter, se laver, mais aussi dormir, afin que sa visite se déroule sans encombre. Il possède également une sorte de radar, capable de le ramener à l'entrée de l'édifice, le protégeant ainsi de toute désorientation.
Le musée apparaît à la fois comme un lieu de perdition, de mort si on s'égare, mais peut aussi être considéré comme la métaphore de l'utérus maternel, dans lequel le personnage pénètre pour revenir aux origines.

La narration à la troisième personne alterne le point de vue de Georges et celui d'Elsy, permettant au lecteur de se repérer dans les méandres brumeux de cette intrigue.
Un bon roman, qui frôle le fantastique avec ce musée surdimensionné et permet d'aborder une réflexion sur l'art intéressante, non loin de rappeler celle d'Eric Emmanuel-Schmidt dans Lorsque j'étais une œuvre d'art.

"Un tombeau dont la salle des trésors aurait été protégée par tout un dédale de couloirs destinés à égarer les pillards, par un de ces enchevêtrements de mort comme en recèle le ventre des pyram
47287655ides ? "  p.116

Et hop ! Un titre de plus pour mon Challenge 2 euros initié par Cynthia !!

4 décembre 2009

La maison aux souvenirs, Nora Roberts

maisonJe viens de terminer La maison aux souvenirs, de Nora Roberts, publié en 2009 aux éditions Michel Lafon, livre reçu grâce au partenariat entre cette maison d'édition et le blog Livraddict.

Cilla McGowan est une jeune femme ex-enfant star, qui a décidé de se reconvertir dans la rénovation de maisons.
Revenue par hasard sur la terre de ses ancêtres, au fin fond de la Virginie, elle convainc sa mère de lui céder Little Farm, la demeure de ses aïeux, afin de la rénover et d'y habiter.
Mais tout les habitants de la vallée de Shenandoah ne semblent pas apprécier son installation et Cilla subit  de multiples déconvenues... Petite-fille d'une actrice célèbre, Cilla souffre des souvenirs liés à Janet, sa grand-mère, et à son mystérieux suicide dans sa propriété, près de trente ans auparavant.
Lorsqu'elle découvre un jour d'anciennes lettres d'amour destinées à sa grand-mère juste avant son suicide, Cilla s'interroge. Janet s'est-elle vraiment suicidée ? Qui est ce mystérieux amant, fou d'amour pour elle ? Et pourquoi sa grand-mère se serait-elle suicidée à 39 ans, dans la fleur de l'âge et au sommet de sa carrière ?
Tout en poursuivant ses travaux de rénovation, Cilla mène l'enquête en questionnant les habitants des environs. Mais tout ceci serait sans compter sa rencontre avec Ford, son charmant voisin, auteur de romans graphiques...


A la frontière entre roman sentimental et roman policier, ce titre est vraiment rafraîchissant. Le cadre nous plonge avec délice
en pleine campagne dans une vieille demeure familiale, pleine de souvenirs mais aussi de secrets.
Cilla, l'héroïne, est un personnage attachant, qui doute et s'interroge. Entre valeurs familiales et rupture avec ladite famille, elle oscille. Tentant de se détacher de cette gynécée où les femmes sont actrices de mères en fille, avec plus ou moins de talent, de succès et d'anxiolitiques, Cilla essaie de se frayer un chemin et de rompre avec son passé d'enfant starisée, laissée pour compte à l'arrêt de la série dont elle tenait le rôle titre.
Elle entretient
des discussions fictives, qui lui permettent de prendre du recul sur son histoire familiale
, avec sa grand-mère, actrice consacrée dont la vie semble s'inspirer de celle de Marilyn Monroe, entre enfance difficile, addictions diverses et mort prématurée.
Le personnage de Ford, son voisin intrigant, est,  à l'instar de Cilla, une sorte de anti-héros, romancier solitaire et empreint de poésie. Il semble en être le double masculin, reflet de ses doutes et de ses interrogations.
L'intrigue est bien menée, semblant se dénouer au fur et à mesure de la rénovation de la vieille demeure, comme si l'héroïne réussissait à se détacher de ses démons familiaux tout en restaurant le foyer de ses aïeux. La maison devient alors une métaphore de cette quête identitaire et le lecteur suit avec plaisir l'avancée des travaux...

La traduction de l'anglais ne souffre d'aucune lourdeur et permet une lecteur fluide et sans accroche.
Un petit plaisir, rapide à lire, qui donne très envie de bricoler ensuite !

Merci à Livraddict de m'avoir permis de participer à ce partenariat, et aux éditions Michel Lafon de m'avoir envoyé ce titre.

D'autres critiques par ici :  Stephie, joey7lindley , Pikachu et Cynthia.

4 janvier 2011

Mon colis du Swap Nouvel An 2011

swapnouvelanVoici venu le jour tant attendu de révélation des colis
du Swap Nouvel An organisé par Herisson.

Pas sadique pour deux sous, je ne vous ferai pas languir davantage.
..
Hathaway était ma super binômette,
et c'est peu dire que d
'avouer que j'ai été très gâtée !
Merci encore Hathaway pour ce swap vraiment fabuleux.
Tu n'aurais pas pu mieux tomber !


Trêve de blabla, place aux photos de ce gigantesque colis
(4 kg 200... même ma boîte aux lettres a renoncé)


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S'ensuit une multitude de paquets
(sans rire, je n'en voyais pas la fin...)

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Estomaquée par tant d'attentions si personnalisées,
je les partage avec vous :

Pour les livres :P1010541
* Les deux tomes de L'historienne et Drakula d'Elizabeth Kostova en guise de roman sur le temps.
* Le Coeur cousu de Carole Martinez (le coup de cœur 2010 d'Hathaway)
* Mangez-moi d'Agnès Desarthe (que je voulais lire depuis longtemps ! Merci !)

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Mes bonnes résolutions :
* Continuer à être gourmande grâce à cette boîte en fer remplie de gourmandises à tomber... Pas trop dur comme résolution ! (Tu me croiras peut-être pas Hathaway, mais il en reste un peu ;) )
* Tenter d'être à l'heure avec cette horloge rose qui a rejoint ma salle de bain ! (Et oui ! Elle est assortie à mon rideau de douche !)

The-Agenda-de-la-mort-qui-tue :
Illustré par Margaux Motin, et dans lequel je n'inscris que les choses chouettes de ma vie et rien qui ne concerne mon boulot...
Et ce qui est bien, c'est qu'il a déjà plein de pages noircies !!
Le plus drôle : j'ai offert le même à Hathaway et j'ai bavé un moment
devant le sien  :)  Les grands esprits se rejoignent !!

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Quant aux gourmandises :
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Schoko Bons, caramels au beurre salé, et thés à gogo !!

Mille mercis chère binômette, tu es très bien tombée, tout est délicieux !


Et enfin, des surprises à flot, toutes aussi pratiques les unes que les autres :

P1010552* Une tasse funky pour boire mon thé.
* Des bougies parfumées pour réchauffer mes froides soirées.
*Des post-it pour dire "stop !" quand j'en ai assez.
*Et un accroche sac pour éviter de le poser.


 

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Comme vous pouvez le constater, j'ai été archi gâtée par ma chère binômette. Merci encore Hathaway pour ce chouette swap si attentionné, et merci Herisson pour l'organisation.
Avec tout ça, 2011 ne peut que bien commencer !

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