Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

23 mars 2010

Madeleine Vionnet, ma mère et moi, Madeleine Chapsal

Madeleine Vionnet, ma mère et moi

Sitôt reçu, sitôt lu ! J'étais assez curieuse de ce livre, dont la quatrième m'a intriguée. Plutôt que de la reformuler, une fois n'est pas coutume, je vous livre ici les mots de l'auteur :

"Madeleine Vionnet, ma marraine, et Marcelle Chaumont, ma mère, ont créé et dirigé la plus grande maison de haute couture d'avant-guerre, à Paris. Elles m'ont éduquée dans le luxe, mais aussi l'exigence. Je devais exceller en tout, à l'école, aux cours de maintien, dans mon apparence. À leur image... Dès mes trois ans, j'ai assisté aux collections et peu à peu j'ai pris conscience de la grandeur de ce travail accompli par une ruche de douze cents employées, dans une discipline quasi militaire, pour créer et reproduire plus de mille modèles par an.
Reste que je ressentais la futilité de ce monde aujourd'hui disparu. Une femme ne valait-elle que par ce qu'elle portait ? Ces chiffons sublimes pouvaient-ils consoler certaines d'avoir dû renoncer à un métier, à une vocation, à leurs rêves d'autonomie ? Derrière cette coûteuse élégance se menait en sourdine un combat. C'est cette histoire ambiguë de femmes en marche vers leur libération, d'une mode à l'autre, que j'ai voulu raconter. J'en fais partie. " Madeleine Chapsal


D'une lecture très rapide, ce livre n'est pas à proprement parler un roman mais plutôt un récit autobiographique parcellaire, un ensemble de souvenirs et de témoignages sur cette époque et les deux fabuleuses couturières parentes de l'auteur.
De sa marraine, Madeleine Vionnet, nous apprendrons finalement peu, Madeleine Chapsal avouant elle-même en savoir peu sur la vie de celle-ci, cette femme à la volonté hors du commun et au talent incontesté.
De sa maison de couture, rue de Rivoli à ses débuts, au magnifique hôtel particulier de l'avenue Montaigne, lorsque le tout Paris passait commande chez elle, nous connaîtrons des fragments : son autorité naturelle, sa bienveillance envers ses ouvrières, son talent et son avant-gardisme.
De ses anciennes couturières, nous auront quelques anecdotes, de sa filleule, l'auteur, des impressions floues, liées à l'enfance : le luxe incroyable dans lequel elle baignait, mêlé à la simplicité de sa vie, son affection pour les deux filles de son associée, Madeleine et sa sœur, la déférence avec laquelle chacun s'adressait à elle et le respect qu'elle inspirait.
La mère de Madeleine Chapsal, qui débuta comme seconde main dans la maison de couture Vionnet, s'associera avec sa fondatrice grâce à sa créativité et à sa passion pour la couture. A elles deux, la maison Vionnet connaîtra ses heures de gloire, avant la Seconde Guerre mondiale.
Un beau récit de la vie de ces deux femmes, de leur émancipation financière, rare à cette époque. Une plongée dans le monde la haute couture et de son fonctionnement. Sans suivre un ordre chronologique stricte, Madeleine Chapsal offre au lecteur un ensemble de souvenirs et de faits, recueillis plus récemment, sur la fondation d'une des plus grande maison de couture du Paris des années 30.
Un très bel hommage à Madeleine Vionnet, une femme disparue dans l'anonymat et enterrée dans le Jura. Un livre qui permet de lui redonner un nom et lui rendre ses innovations, afin que les jeunes générations ne l'oublient pas.

Le deux carnets de photos, au centre du livre, permettent d'avoir un aperçu appréciable des créations décrites dans le texte et font susciter la tendre nostalgie de cette époque et l'affection de l'auteur pour ces deux femmes.
Je remercie 47286519 et les Éditions MICHELLAFON pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

fashion

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Vos commentaires

    C'EST UNE AUTEUR TRÈS PROLIFIQUE !

    Un roman chaque année depuis 1984... (avant, elle n'avait pas tout à fait le rythme).
    L'idée m'aurait paru intéressante aussi, si j'avais du postuler pour ce livre... mais ton billet ne m'anime pas...
    [Oups]

    Posté par TINUSIA, 23 mars 2010 à 13:51 | | Répondre
  • je note ce titre, à l'occasion ça me dirait bien de le lire

    Posté par Anneso, 23 mars 2010 à 14:33 | | Répondre
  • Ton article me donne encore plus envie de le lire...mais je ne l'ai pas encore reçu, ma BAL reste désespérément vide ! J'ai hâte !

    Posté par Lucie, 23 mars 2010 à 17:34 | | Répondre
  • Si tu es partante tu es taguée chez moi ! Mais il n'y a aucune obligation ! Comme tu le sens !

    http://lecturesdeliyah.over-blog.com/article-la-vie-en-rose-47257186.html

    Posté par Liyah, 23 mars 2010 à 18:57 | | Répondre
  • Le thème ne me tente pas donc je laisse ce titre de côté.

    Posté par Véro1001, 24 mars 2010 à 13:47 | | Répondre
  • @Tinusia : Je ne savais pas... Passe ton chemin si mon billet ne t'enchante pas, tu as raison !! [Clin d oeil]

    @Anneso : Ah ! Contente de t'en avoir donné envie !

    @Lucie : Je te comprends ! Je déteste voir poindre les billets sur des partenariats quand je n'ai pas encore reçu le livre !!!! J'es^père qu'il te plaira !

    @Liyah : Merci Liyah !! Je m'occupe de ça très rapidement... Mais là, je suis assez débordée !!!

    @Véro : En ce moment, je n'arrive pas à te convaincre !!! [Rire moqueur]

    Posté par soukee, 24 mars 2010 à 17:31 | | Répondre
  • Ce livre me fait penser au film Coco Chanel que j'ai vu cette semaine et que j'ai assez bien aimé.
    De là à lire ce genre d'histoire, je ne sais pas trop...
    En tout cas, tu me fais penser que j'ai un titre de cette auteure dans ma PAL

    Posté par Cynthia, 27 mars 2010 à 13:11 | | Répondre
  • @Cynthia : Ça ne m'étonne pas, les deux parlent de la création d'une maison de couture !! L'intérêt de ce livre c'est justement qu'il est assez court et ne s'égare pas du tout en chemin. On va à l'essentiel en peu de mots et c'est agréable.

    Posté par soukee, 29 mars 2010 à 18:24 | | Répondre
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