Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

29 mai 2017

MA PAL pour le Mois Anglais saison 6

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La sixième saison du Mois anglais démarre le 1er juin,
organisé comme chaque année par Lou et Cryssilda.
Le mot d'ordre : fêter l'Angleterre sur nos blogs
(ça tombe bien, j'adore ce pays et j'y retourne cet été, découvrir Bath et Stonehenge <3)

Alors pour me mettre d'ores et déjà dans l'ambiance, je me suis préparé un thé glacé maison et j'ai passé en revue ma PAL pour le mois :

  • Watership Down de Richard Adams
  • Le Trésor de Tintern de Kate Sedley
  • Les filles de Hallows Farm d'Angela Huth (pour la LC du 17 juin)
  • Une saison à la petite boulangerie de Jenny Colgan (en LC le 30 juin avec Tiphanie pour le Challenge Feel Good)
  • Le dimanche des mères de Graham Swift
  • Harry Potter et l'Ordre du Phénix de J.K. Rowling (relecture)

Ma PAL pour le Mois Anglais saison 6

Bonnes lectures à tous  et bon challenge !

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30 juin 2016

Avant d'aller dormir, S.J. Watson

Avant d'aller dormir, SAvant d'aller dormir est le premier roman du britannique S.J. Watson paru en 2011 chez Sonatine. 

Lorsque que Christine se réveille un matin, elle ne reconnaît ni la chambre dans laquelle elle se trouve, ni l'homme couché à ses côtés. Prise d'effroi, la jeune femme s'enferme dans la salle de bain avant de découvrir avec horreur qu'elle a vieilli de vingt ans... L'homme dans la chambre, qui s'avère être son mari, lui apprend qu'elle a perdu la mémoire dans un grave accident il y a vingt ans. Depuis, à chaque fois qu'elle s'endort, Christine efface tous ses souvenirs. Et tous ses matins ressemblent à celui-ci... Commence alors un combat contre l'effacement de ses souvenirs et pour la réappropriation de sa vie, combat qu'elle mène grâce à l'aide d'un médecin qui lui fait écrire tous les jours dans un journal. Mais au fur et à mesure de la lecture de celui-ci, Christine note des incohérences dans ce que lui est dit chaque matin...

Largement conseillé par Amélie après ma lecture de La fille du train (qu'elle m'avait conseillé aussi !), je me suis plongée dans ce roman avec grand plaisir.

L'intrigue démarre sur les chapeaux de roue et entraîne son lecteur au coeur des sentiments nébuleux de l'héroïne, Christine. Cette dernière, qui est aussi la narratrice, emporte le lecteur dans son effroi face à cette révélation sordide : un accident l'a laissée quasi morte et lui a volé toute sa mémoire, la rendant incapable de fixer tout nouveau souvenir et la condamnant à un éternel présent. Les journées passent, rythmées par ces nuits qui effacent tout et le lecteur d'espérer, à chaque nouvel événement, que Christine le consigne soigneusement dans son journal, sa mémoire externe, son support du passé, afin de le retrouver le lendemain matin.

Très vite, pourtant, des incohérences apparaissent et le lecteur est en proie au doute : et si finalement tout n'était pas si simple ? Et si tout n'était pas dit à Christine ? Pour la protéger ? Ou peut-être pas ? Et si elle-même n'arrivait pas à percevoir la réalité telle qu'elle est ? Le roman s'accélère, les incertitudes gagnent du terrain, les moments de doute et d'effroi aussi. L'étau se resserre, jusqu'à un final éclatant.

S.J. Watson parvient à distiller un suspense haletant qui emprisonne son lecteur sans lui donner une once de chance de découvrir la vérité. C'est brillant ! Je suis sortie soufflée de ce roman, les nerfs un peu en pelote, conquise par sa construction narrative. Un thriller psychologique qui remplit parfaitement son rôle ! Merci Amélie pour ce conseil ! (et maintenant, pause dans les thrillers, sinon, petite nature que je suis, je vais finir par ne plus dormir !)

Voici ma quatrième participation pour terminer le Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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28 juin 2016

La troisième fille, Agatha Christie

La troisième fille, Agatha ChristieLa troisième fille est un roman policier de la Reine du crime - Agatha Christie - paru en 1966 en Angleterre.

Alors qu'il vient de terminer l'écriture de son essai sur les maîtres du roman policier, Hercule Poirot s'ennuie... Mais ce sentiment est de courte durée car une jeune fille vient le trouver pour lui demander de l'aide. Elle pense en effet avoir commis un crime, mais elle en doute. Le détective belge a à peine le temps de lui poser quelques questions qu'elle s'évanouit dans la nature. Il n'en faut pas plus à Poirot pour qu'il décide de mener l'enquête !

Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un roman d'Agatha Christie et celui-ci était une découverte. Je m'en suis réjouie ! Hélas, la réjouissance fut de courte durée tant l'ennui m'a gagnée au fil des pages...

L'intrigue se met en place rapidement mais patine tout aussi rapidement, Poirot se retrouvant face à un crime qui n'a pas eu lieu et un personnage énigmatique qui disparaît. Le détective s'enlise dans ses réflexions, passant très régulièrement en revue la galerie des personnages qui entourent cette énigme, peinant à émettre des hypothèses. La jeune Norma, qui fait appel à lui, disparaît et laisse derrière elle bien des interrogations. C'est lent, très lent, il ne se passe pas réellement grand-chose et le lecteur a l'impression d'être figé aux côtés d'un Poirot vieillissant et empêtré dans ce mystère.

Les personnages sont assez plats, parfois caricaturaux, et même Poirot est en retrait, manigançant certaines opérations que le lecteur apprend a posteriori.

Un dénouement digne des grands Agatha Christie permet de redorer le blason de la Reine du crime, mais pas assez pour effacer le sentiment d'ennui qui naît et s'installe progressivement tout au long de ces 300 pages. Un Agatha Christie que je ne connaissais pas mais que je suis certaine de ne pas relire tant il m'a laissée de marbre...

Voici ma troisième participation au Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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17 juin 2016

Le temps des métamorphoses, Poppy Adams

Le temps des métamorphoses, Poppy AdamsLe temps des métamorphoses est le premier roman de l'écrivain et documentariste britannique Poppy Adams paru en avril 2009 chez Belfond.

Après cinquante ans sans nouvelle, Vivien  rentre à la maison. Dans le manoir familial qui l'a vue grandir, Virginia, sa soeur aînée, vit recluse depuis le décès de leurs parents. Entre les murs épais de la silencieuse demeure familiale, Virginia ne comprend pas pourquoi Vivien revient, après tant d'années de silence, au crépuscule de sa vie. Les deux soeurs se tournent autour, tentent de s'apprivoiser en évoquant leur enfance, leurs souvenirs, leurs parents. Maud, leur mère, fantasque et volubile, malheureusement décédée en tombant dans un escalier, et Clive, leur père, entomologiste passionné par les papillons qui dédia sa vie et sa santé mentale à ces insectes.

Voilà un temps infini que ce roman attendait sagement sur les étagères de ma bibliothèque que je l'ouvre. Le Mois anglais était l'occasion toute trouvée ! Un premier roman britannique, qui évoque l'histoire de deux soeurs, j'étais à vrai dire assez enthousiaste en débutant ma lecture.

Mais attention aux apparences ! Le temps des métamorphoses est un roman bien plus sombre que ne le laisse imaginer son résumé. Virginia prend en charge la narration à la première personne et le lecteur est pris dans les filets de ce personnage, voguant au gré de ses souvenirs, entre passé et présent. Si Vivien apparaît dès la première page, elle restera, comme les autres personnages, une ombre fantomatique à laquelle le lecteur n'aura pas accès, prisonnier de cette focalisation interne au personnage de Virginia.

L'intrigue alterne passé et présent, enfance et vieillesse, et de lourds secrets ne tardent pas à être mis au jour. L'entomologie tient une grande place dans le roman, l'histoire familiale semblant être condamnée à être sous le joug des papillons et de leur emprise sur les membres de la famille. C'est pesant, angoissant même, menaçant sans aucun doute, mais je n'ai pas eu envie de reposer ces pages. Je m'attendais à un roman plus léger, mais je n'ai pas été déçue de la tournure que prenait l'intrigue. J'ai même aimé me plonger dans ce manoir silencieux, dépoussiérer les souvenirs de Virginia, soulever la poussière qui s'est déposée en voile sur les secrets de famille, pour mieux comprendre ce qui s'est joué entre ces murs. Un roman qui m'a mise mal à l'aise, mais dans le bon sens du terme (si tant est que cela soit possible !). Un roman que je vous recommande, c'est certain !

Voici ma deuxième participation au Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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01 juin 2016

Meurtre à Oxford, Tessa Harris

Meurtre à Oxford, Tessa HarrisMeurtre à Oxford est le premier tome des aventures du Dr Silkstone, imaginé par Tessa Harris. Il est paru en avril aux éditions de l'Archipel.

Londre, 1780. Thomas Silkstone est un jeune anatomiste qui vient tout juste de débarquer de Philadelphie. Promis à une belle carrière, il enseigne avec passion l'art de disséquer à des étudiants en médecine et offre ses services aux particuliers. Mais quand Lady Lydia l'appelle à l'aide pour élucider le mystère de la mort de son frère, le jeune anatomiste n'hésite pas à se rendre à Oxford pour étudier la dépouille du Comte Crick. Celle-ci est en mauvais état après plusieurs jours exposée à la chaleur et personne ne pense que le jeune médecin pourra y trouver quelque indice. Mais cela serait sans compter l'habileté de Thomas pour la dissection...

J'aime accorder mes lectures à la météo, c'est un fait. Ainsi, l'automne et l'hiver, je me délecte d'une tasse de thé avec des romans anglophones, souvent, ou des feel good pour leur côté cosy et doudou parfaits pour contrer la grisaille et le froid, tandis qu'au printemps et à l'été j'aime visiter des contrées éloignées, m'embarquer dans la touffeur d'un été africain, australien, ou japonais, ou lire des romans qui me font sortir de ma zone de confort, des auteurs que je ne connais pas, me réveiller les méninges en m'attaquant à de grands noms que je n'ai toujours pas lus. Bref, vous me voyez venir... Je ne vous parlerai pas de la météo cataclysmique de ce mois de mai (on le fait suffisamment à toute occasion vues les circonstances !), mais je vous dirai plutôt que j'ai sauté sur l'occasion du Mois anglais organisé par Lou et Cryssilda pour me dégoter une PAL, certes automnale, mais tellement adaptée à l'été parisien que nous avons en ce moment.

C'est donc tout naturellement que je me suis plongée dans ce roman qui se déroule dans un Londres bruyant et sale du 18e siècle. Le lecteur suit les aventures du jeune Thomas Silkstone et semble regarder par dessus son épaule à chaque fois que celui-ci dissèque. L'enquête se déroule entre Oxford et Londres - où le jeune anatomiste a son laboratoire - et avance à bon point. Silkstone possède une psychologie intéressante mais très rapidement esquissée dans ce premier tome et qui laisse rapidement le lecteur sur sa faim. Les autres personnages, trop rapidement décrits tant physiquement que moralement, ne sont que des fantômes secondaires qui errent autour de lui. 

Si l'aspect historique de la médecine légale est en tout point intéressant (je n'avais par exemple jamais réfléchi aux conditions d'exercice des anatomistes de l'époque, sans chambre froide), je vous avoue que je me suis rapidement ennuyée dans cette intrigue cousue de fil blanc. Les événements s'enchaînent de façon trop prévisible et n'ont pas réussi à maintenir mon intérêt éveillé. J'ai poursuivi cette lecture non pas tant pour savoir si le Comte Edward avait été assassiné (ce dont on se doute avec le titre, mais il faut plus de 150 pages au jeune médecin pour en arriver à cette conclusion) ni par qui, mais parce que j'ai aimé me plonger dans l'Angleterre du 18e, ses moeurs, son histoire. Même si Tessa Harris n'a pas mis un accent particulier sur ces aspects-là, ils sont présents et confèrent à ce roman une épaisseur dont il serait dépourvu le cas échéant. Une lecture en demi-teinte, donc, qui m'a permis d'en apprendre plus les conditions de la médecine légale à travers l'histoire et de retrouver cette Angleterre chère à mon coeur. Je remercie néanmoins Lysiane de Langage&Projets et les Editions l'Archipel pour ce roman.

Voici ma participation du jour pour l'ouverture du Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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