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25 novembre 2009

La reine des rêves, Chitra Banerjee Divakaruni

revesJe viens de terminer ce matin La reine des rêves de Chitra Banerjee Divakaruni, l'auteur de la Maîtresse des épices que je vous ai présenté dernièrement et qui s'inscrit dans la même veine.
Encore une fois j'ai été agréablement surprise par ce roman et transportée dans son univers...

Rakhi est une jeune mère célibataire d'origine indienne qui vit à Berkeley, en Californie. Avec sa meilleure amie Belle, elle a ouvert un salon de thé, la Chaï House.
Mais depuis qu'elle est petite, elle est fascinée par sa mère, cette étrangère si lointaine et intrigante. Car cette mère si spéciale est reine des rêves : depuis qu'elle est jeune, elle a le don de pouvoir analyser les rêves des autres, mais aussi d'avoir des visions lorsqu'elle dort. Ce don si spécial lui confère une vie de frustrations et de secrets, dans laquelle ni son mari ni sa fille n'ont une place à part entière. Pour Rakhi, cette mise à distance est éprouvante.
Le jour où elle tombe par hasard sur le journal que sa mère a tenu depuis sa jeunesse et qui relate en hindi sa formation avec les Anciennes pour appréhender son don, c'est l'occasion pour elle de se rapprocher de son père, figure absente et ectoplasmique de sa vie...


Encore une fois,
Chitra Banerjee Divakaruni nous entraîne dans cette intrigue familiale simple et bien menée. L'ailleurs est là, représenté par cette Inde mystérieuse que l'héroïne ne connait que par les livres et les rares anecdotes de sa mère.
Beaucoup de poésie dans ce roman aux saveurs de l'Inde. Les phrases coulent, les sens sont en éveil, la lecture est un réel plaisir.
Mais ce roman aborde également une réflexion sur l'intégration délicate des Indo-Pakistanais au lendemain du 11 septembre aux États-Unis, la douleur d'être montrés du doigt, stigmatisés voire accusés.

Une nouvelle fois une parenthèse magique aux saveurs d'épices et de cha à lire avec plaisir...


"Mais la frange dentelée de ce silence s'est effilochée et le tissu de notre couple s'est défait un peu plus." p.123

"Pourtant, je pense qu'avant de mourir j'aimerais aller en Inde - ne serait-ce que pour que les fantômes  qui dansent dans ma tête comme des feux follets sur l'eau puissent s'apaiser." p.127-128

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