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12 mai 2011

L'Apprentissage de la ville, Luc Dietrich

arton1945_48f47L'Apprentissage de la ville est un livre qui me tient particulièrement à coeur et que je souhaitais vous présenter. Cette oeuvre est le second volet d'un diptyque débuté sept ans plus tôt avec Le Bonheur des tristes.

L'Apprentissage de la ville a ceci de particulier qu'il met à mal toutes les conventions du pacte autobiographique traditionnel. Luc Dietrich y raconte une période de sa vie, de 1931 à 1935, mais si beaucoup d'éléments sont avérés, d'autres sont arrangés voire inventés. Ce brouillage de pistes atteint son paroxysme avec le sous-titre "Roman" donné à ce texte qui présente pourtant toutes les caractéristiques d'une autobiographie.

Né en 1913, orphelin de père, Luc Dietrich subit une enfance itinérante aux côtés de sa mère, toxicomane. Lorsque celle-ci s'éteint en 1931, le jeune homme est à son tour plongé dans une vie instable. Sans le sou, il fréquente toutes sortes de milieux, plus ou moins bien famés, et survit au jour le jour.
De sa rencontre avec Lanza del Vasto naît l'énergie qu'il met dans son oeuvre littéraire et qui nous permet, aujourd'hui, de mesurer le talent de cet écrivain disparu trop tôt...

L'Apprentissage de la ville est un texte très intimiste qui mériterait pourtant davantage de visibilité. Il dégage une poésie d'une rare beauté portée par un élan fugace d'une intensité inouïe.
Suivant au fil des pages l'itinéraire de l'auteur et le fil de sa vie, le texte nous emmène dans un monde à part, où la temporalité s'estompe au profit de tranches de vie, d'anecdotes, de souvenirs parfois fictifs dans lesquels le lecteur doit délier le vrai de l'imaginaire.
C'est une lecture qui m'a profondément marquée tant elle ne ressemble à rien de ce que j'ai pu lire avant. Luc Dietrich nous offre ici un texte vibrant d'émotion dont on ne ressort pas indemne.

Une lecture qui n'est peut-être pas d'un abord facile car d'une construction sans réel ancrage temporel, mais qui mérite qu'on s'y attarde, qu'on déchiffre cette vie qui porte en elle toutes les caractéristiques d'une tragédie grecque. Luc Dietrich s'est éteint à l'âge de 31 ans, en 1944, des suites d'une septicémie contractée par une blessure de guerre. Il laisse derrière lui une oeuvre brillante, d'une musicalité rare et vibrante d'images poétiques.
A lire si le style d'un auteur compte autant si ce n'est plus qu'une intrigue rocambolesque à souhait. A lire pour découvrir un artiste,
une plume, une vie.

"Le sang coule dans le creux de la hanche, mes mains ne peuvent plus le retenir. Il est beau, il est précieux, et il s'en va." (p.29)

"Cette nuit les herbes ont poussé si haut que les arbres ont peur pour leurs fruits." (p.47)

"Le passé m'était remords, l'avenir menace, le présent dégoût." (p.62)

"Et sommeil aussi sera notre vie de demain, quand le soleil luira et que nous nous croirons en éveil, nous les humains chefs-d'oeuvre, nous les petits parfaits du globe, aux mobiles de 68135280mouche, à la mémoire épaisse et à la langue agile." (p.155)

Cette lecture me permet d'honorer mon engagement pour le Challenge nécrophile de Fashion.

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9 mars 2011

J'aurais adoré être ethnologue..., Margaux Motin

j_aurais_ador_tre_ethnologue_22905441J'avais découvert Margaux Motin avec La théorie de la contorsion et, ayant beaucoup ri, j'ai décidé de lire la première BD qu'elle avait faite : J'aurais adoré être ethnologue...

Une nouvelle fois, Margaux Motin nous livre ici des planches à l'humour féroce, alternant blagues potaches et réflexions sur la vie d'une jeune femme-mère-fashion qui aurait adoré, si elle n'avait pas été illustratrice, être ethnologue... (cf. l'illustration de la couverture, très probante !)
Les illustrations sont toujours aussi réussies et donnent au texte de Margaux Motin un dynamisme certain. La jeune illustratrice avait 
déjà fait preuve de sa verve humoristique avec ce premier tome qui n'a rien à envier à sa suite évoquée plus haut.
planche_j_aurais_adore_etre_ethnologue1275482381_f115cBref, encore une fois j'ai beaucoup ri avec cette BD, peut-être un peu plus vulgaire que la seconde, mais cela participe du charme de Margaux Motin... Que c'est bon, d'ouvrir une BD comme celle-ci et de rire à gorge déployée ! Merci Margaux Motin pour ces instants précieux !
Les avis de
c.l!ne et Héloïse, enthousiastes aussi !

Et voici ma première participation au rendez-vous hebdomadaire de Mango!

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

11 décembre 2010

Rencontre avec un auteur : Eric Sanvoisin

arriv_eNoum_aAuteur_3Vous savez comme je suis friande de la série  Draculivre... J'ai donc eu très envie de savoir comment Éric Sanvoisin, l'auteur de la série, avait eu cette idée de vampire buveur d'encre...

Petite interview :

*Créer un vampire buveur d'encre, était-ce pour vous adapter le mythe du vampire pour les plus jeunes ?

Oui, tout à fait. J'aime bien les vampires mais je voulais créer ma propre espèce de vampires. Ceux qui boivent du sang sont trop communs pour moi ! Je souhaitais que les miens se nourrissent d'autre chose. Alors pourquoi pas des livres ? Si je me souviens bien, tout est parti du titre qui est aussi le personnage principal : le buveur d'encre… que j'ai appelé plus tard Draculivre. C'est un vampire littéraire. Il boit des histoires !


*La paille avec laquelle les héros boivent les livres, est-elle donc un substitut rassurant des canines du vampire, comme l'encre celle du sang ?

Non, pas vraiment. La paille est là pour renforcer l'idée de plaisir. Il suffit de voir comment les enfants s'en servent, ils aspirent et soufflent dedans. Ça bouillonne! Ça procure un effet jubilatoire !

 

*Les albums de la série Draculivre sont souvent porteurs d'une morale finale (je pense par exemple à La petite buveuse de couleurs qui met en garde contre les livres destinés aux adultes et qui peuvent être effrayants pour les enfants, etc.) Est-ce une volonté originelle de votre part ou cela s'impose-t-il à vous au fil de l'écriture ?

Non, il n'y a aucune volonté moralisatrice. Dans aucun des 7 tomes de la série. L'avertissement qui intervient dans le dénouement de La petite buveuse de couleurs est là surtout pour expliquer la maladie de Carmilla. Boire l'encre des livres est vital pour les buveurs d'encre, pas forcément pour les autres créatures de l'univers. Mais si la série peut donner aux petits lecteurs l'envie de lire, pardon, de boire l'encre des livres, alors je suis aux anges !


*Le livre des petits buveurs d'encre est paru en juin 2010. Cet album clôt-il la série Draculivre ou pouvons-nous espérer encore retrouver Odilon et Carmila dans des aventures inédites ?

Oui et non. Il clôt en effet la série Draculivre mais… Il y a aura un livre-coffret, à paraître en février 2011, qui reprendra trois des titres de la série (le buveur d'encre, le petit buveur d'encre rouge et la petite buveuse de couleurs) + un texte inédit sous la forme d'une enquête avec des mots effacés qui n'apparaîtront qu'avec l'aide d'une lampe présente dans le coffret… Une sorte de livre anniversaire !


*Vous êtes un auteur pour la jeunesse prolifique et qui a créé un certain nombre de séries (Alchimia, Mathis, Le Surnatureur...) Existe-t-il un point commun entre tous vos projets littéraires, hormis le fait qu'ils sont destinés à la jeunesse ?

 Le point commun, c'est mon style ! Le fait est que j'écris essentiellement du fantastique, sauf Mathis qui appartient à la science-fiction. Ce sont des livres qui s'adressent à des petits lecteurs d'âges différents, les thèmes sont également différents. Le seul point commun, ou presque, c'est le nom de l'auteur sur la couverture !


*Pour terminer, travaillez-vous sur un nouveau projet dont vous pourriez nous parler ?

C'est top secret… Mais bon, aucune idée n'appartient à personne. Ce sera l'histoire d'un fantôme qui écrit des romans pour les ados. Son fan club veut à tous prix le rencontrer, des journalistes cherchent à l'interviewer… L'ennui, c'est qu'il ne veut pas se montrer… Voilà le point de départ. Mais je n'ai encore rien écrit !

Merci beaucoup Eric Sanvoisin pour vos réponses et votre imagination...

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25 novembre 2010

Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, Mathias Enard

9782742793624Une collègue m'a prêté récemment ce court roman qui a obtenu le Goncourt des lycéens cette année. J'étais très curieuse de le découvrir (ainsi que son auteur) et l'ai lu quasiment d'une traite. 

1506. Alors que Michel-Ange vient de terminer son David et que ses projets  avec le pape Jules II  stagnent par manque de moyens, le sultan Bajazet l'invite à Constantinople pour réaliser un pont entre l'Orient et l'Occident. L'artiste découvre alors le monde musulman et ses coutumes, tout en se heurtant aux grands qui le régissent...

Très court et très fragmenté, ce roman est une lecture très agréable. Mathias Enard, d'une concision extrême, porte une précision rare à son écriture. Chaque phrase fait sens et permet d'entrevoir la vision de Michel-Ange de Constantinople, et plus largement, de l'Orient.
La narration alterne deux voix, celle d'un narrateur omniscient, qui rend compte du quotidien de Miche-Ange et de l'avancée de ses projets, et celle, mystérieuse, d'un personnage androgyne (homme ou femme, le roman ne le dit pas...), amant de l'artiste, et qui s'adresse à lui.
Un très beau roman, donc, qui nous entraîne dans cette question des frontières entre Orient et Occident et qui permet, en partant de faits avérés (Michel-Ange a réellement été sollicité par le sultan Bajazet pour construire un pont et reprendre le projet abandonné par Léonard de Vinci), d'imaginer quels ont pu être les trois mois qu'a passé l'artiste dans la belle Constantinople.
A lire pour s'évader, en guise de mise en bouche sur la vie de ce génie de la Renaissance italienne.

Petit extrait, pour goûter la plume si agréable de Mathias Enard :

"Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l'amour ; au vide ils répondent en construisant des châteaux et des temples. Ils s'accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards ; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux ; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété. Parle-leur de tout cela, et ils t'aimeront ; ils feront de toi l'égal d'un dieu." (p. 66-67)

22 janvier 2011

L'étrange vie de Nobody Owens, Neil Gaiman

9782226189547Voilà un autre de mes livres reçus à Noël et dévoré illico ! Depuis que j'ai commencé à lire les romans de Neil Gaiman, je me découvre petit à petit une passion pour cet auteur à l'imagination hors norme...

Nobody Owens ressemble à n'importe quel enfant... Sauf qu'il vit dans un cimetière et est élevé par les revenants qui y résident depuis que sa famille a été massacrée  alors qu'il était encore un nourrisson.
Au fil des années, le jeune Nobody ne se satisfait plus de l'enceinte du lieu et veut découvrir ce qu'il y a au-delà des grilles du cimetière, malgré les mises en garde de sa famille ectoplasmique. Mais le danger rôde dehors. Et le meurtrier de sa famille n'est pas loin.

J'ai encore une fois dévoré ce roman d'une traite, m'immergeant complètement dans l'univers paradoxalement sombre et rassurant de Neil Gaiman.
L'étrange vie de Nobody Owens est un roman ténébreux à la poésie rare mettant en scène la vie du jeune Nobody, originale à souhait et absolument imprévisible.
Il réside une part d'innocence totalement déroutante dans l'histoire de ce garçonnet entouré de fantômes.
La psychologie des personnages est très bien esquissée et l'auteur dote ses personnages fantômes d'une humanité profonde qui apporte  au roman une densité dramatique certaine.
Encore une fois, Neil Gaiman tient son lecteur en haleine dans cet univers merveilleux aux codes que lui seul détient de manière à ce que ce dernier se pose jusqu'à la dernière page la question de l'identité du meurtrier des parents de Nobody et les raisons de ce meurtre atroce.
Je n'ai pas pu m'empêcher de rapprocher l'histoire de Nobody à celle de Coraline, l'héroïne phare de cet auteur : deux enfants solitaires dans un monde étrange à la fois sombre et enchanteur qui apporte son lot de dangers...
Une très bonne lecture qui confirme mon goût pour les romans de Neil Gaiman.
Un grand merci à mes gentils donateurs de ce roman à Noël, je suis ravie !

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5 février 2014

Bilan de lecture : janvier 2014

L'année 2014 a débuté dans la douceur. Et ce à plusieurs niveaux...
Mais qu'en est-il de mes lectures ? Souvenez-vous de ma fin d'année risible.
Voyons si janvier relève le niveau...

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Les livre déjà chroniqués

(cliquez sur les couvertures pour lire mes billets)

 Le puits des histoires perdues Certaines n'avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka

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Le livre en attente d'une chronique

Le début de la fin

 Bilan

Ce mois-ci n'aura pas été synonyme de réelles retrouvailles avec mon rythme de lecture habituel. J'ai néanmoins pris beaucoup de plaisir à lire, et notamment avec la série de Jasper Fforde qui me séduit toujours autant.  

J'ai remarqué que mon article sur Des contes dans mon assiette et la fabuleuse recette de scones que j'ai partagée avec vous ne vous a pas laissés insensibles... Si certains d'entre vous l'ont testée et ont eu le temps de faire une photo avant que le tout soit englouti, dites-le moi, je mettrai les photos à la suite de ce billet !

Malgré une vraie vie bien remplie et d'autres passions qui m'accaparent quelque peu ces derniers temps, je suis bien décidée à revenir à mes premières amours et à renouer avec les livres. Surtout que j'ai sur ma table de nuit quatre livres qui me font furieusement envie : Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson, Extrêmement fort et incroyablement près de Jonathan Safran Foer, La splendeur de la vie de Michael Kumpfmüller et Le Mystère du Hareng Saur de Jasper Fforde (le tome 6 de Thursday Next !) De belles lectures en perspective !

De votre côté, comment s'est passé votre mois de janvier ? 
Livresque ? Ou pas... 
Dans tous les cas, je vous souhaite un très beau mois de février !

 

19 juin 2013

En cuisine avec Alain Passard, Christophe Blain

En cuisine avec Alain Passard, Christophe BlainEn cuisine avec Alain Passard est une BD documentaire parue en mai 2011 chez Gallimard.

Christophe Blain, auteur de BD, nous entraîne dans les cuisines d'Alain Passard, chef cuisinier propriétaire du restaurant parisien trois étoiles L'Arpège. L'occasion d'une belle leçon de cuisine !

Quelle régal cet album ! Facile, mais je n'ai pas pu m'en empêcher... Ouvrir cette BD, c'est plonger à corps perdu dans les cuisines d'un restaurant étoilé, aux côtés d'un chef exigeant et perfectionniste. Alain Passard adore les légumes et décline ses recettes avec des produits frais, de saison, et, la plupart du temps, qu'il fait venir des trois potagers qu'il possède.
Envie d'épater vos invités ? Pourquoi ne pas tenter une Emotion "pourpre" au miel d'acacia, un Coeur de chou nouveau "à cru" au parmesan ou encore une Dragée de pigeonneau à l'hydromel ? Car non seulement  Christophe Blain nous entraîne dans la cuisine d'Alain Passard, mais ce dernier nous donne des leçons de cuisine illustrées ! Et quelles recettes... Une fois tournée la dernière page, vous n'aurez d'autre choix que d'en tenter une ! Jamais plus vous ne regarderez une betterave comme avant...

D'autres avis : ChiffonnetteMo, Yaneck, Yvan, etc. Et pour rêver un peu, le site de L'Arpège, le restaurant trois étoiles d'Alain Passard.

Et voici une nouvelle participation au Challenge Les Livres Gourmands de Syl.

Et ma 43e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 13/20)- See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.ywiF9qOw.dpuf

Et ma 43e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 13/20) - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.ywiF9qOw.dpuf

 

Voici ma 55e participation
 à la BD du mercredi de Mango

Et ma 44e participation au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 18/20)Top BD

    Et ma 43e au Top BD des blogueurs de
t ma 43e au Top BD des blog

Planche 2 EnCuisineAvecAlainPassard


    Et ma 43e au Top BD des blogueurs de

Planche 3

13 février 2013

Château de sable, Frederik Peeters et Pierre Oscar Lévy

Château de sable, Frederik Peeters et Pierre Oscar LévyChâteau de sable est un album paru en septembre 2010 chez Atrabile. Je l'ai découvert car, primé par les Lycéens de la Région Ile-de-France à l'occasion d'un prix littéraire régional, il a été offert au CDI de mon lycée.

Une magnifique et chaude journée d'été. Deux familles décident d'en profiter à la plage. Mais ce qui s'annonce comme une belle journée vire au cauchemar : bloqués sur la plage par une force mystérieuse, les personnages se voient vieillir en accéléré ! Chaque demi-heure passée correspond à une année de leur vie. Tentant l'impossible pour s'échapper, ils assistent impuissants à leur déchéance progressive.

Attirée par les magnifiques dessins en noir et blanc de Frederik Peeters, je me suis plongée dans ce album, intriguée par son intrigue. Un vieillissement accéléré inéluctable ? Voilà une idée intéressante. 
Il est indéniable que Frederik Peeters nous offre là un album au graphisme poignant, dans lequel les silences sont aussi importants que les paroles. La gradation du rythme du récit va de paire avec le découpage des cases et l'organisation de chaque double page. La tension monte progressivement, transformant la plage idyllique en angoissant huis-clos.Planche 1 Chateau de sable
Si j'ai un temps cru qu'une explication bien précise viendrait étayer l'idée de ce vieillissement, j'ai progressivement compris que l'intérêt de cet album résidait dans ses mystères multiples. On regarde au fil des pages les personnages tenter de sortir de cette situation qui les englue. Une belle réflexion sur la question du temps qui passe.
Une BD qui vous happe et vous entraîne dans son sillage de questions...

D'autres avis sur cet album : Canel, Choco, Mo', Yvan...

 Voici ma 49e participation
à la BD du mercredi de
Mango
  

   Et ma 40e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

Top BD

 

Une interview des deux auteurs, pour prolonger cette lecture.

23 mai 2012

Magasin général T.1 Marie, Régis Loisel, Jean-Louis Tripp

Magasin général TMagasin général est une série d'albums associant Régis Loisel et Jean-Louis Tripp comptant à ce jour 7 tomes. Ce premier tome, Marie, est paru en mars 2006 chez Casterman.

Notre Dame des Lacs, petit village paisible québécois. Félix Ducharme vient de mourir et la communauté entière assiste à ses funérailles. Sa veuve, Marie, doit faire face à ce décès et reprendre la tête de leur commerce : le magasin général, celui qui fournit tout le village en outils, provisions, matières premières, etc. Malgré son chagrin, la jeune veuve se laisse envahir par le quotidien et ses obligations pour aider les autres et permettre à la communauté de retrouver son fragile équilibre. Jusqu'au jour où les hommes reviennent...

Loisel et Tripp nous offrent, avec cet album et plus généralement avec cette série, une chronique sociale émouvante et pleine de réalisme.
La mort de Félix, sur laquelle s'ouvre l'album, entraîne une refonte de la petite communauté et bouleverse l'équilibre fragile auquel elle s'était habituée. Chacun y va de son inquiétude quant à la capacité de Marie de reprendre le commerce de son mari. Mais l'entraide apparaît très vite et la jeune veuve se retrouve très vite entourée, aidant à son tour ceux qui en ont besoin.Planche Magasin Général T
L'originalité de cet album réside dans la technique utilisée : Loisel et Tripp ont en effet dessiné à quatre mains, créant ainsi un dessinateur fictif.  Le résultat ? Des planches riches en détails, aux couleurs douces et à l'ambiance soignée. Mais dans la mesure où je ne connais le trait d'aucun des deux illustrateurs, je  ne peux pas juger ce qui est plus de l'un ou plus de l'autre !  
Enfin, la volonté des deux auteurs d'utiliser le vocabulaire et les expressions québécois afin de coller au mieux à leur intrigue donne une touche singulière à cet album. Afin de permettre à tous une plus grande compréhension, Jimmy Beaulieu a adapté les dialogues. Ce qui donne lieu à une langue fleurie, très souvent imagée, parfaitement compréhensible grâce au contexte.
Une très jolie lecture, portée par les traits tout en rondeur des deux dessinateurs et une intrigue attachante.
Ils ont lu ce 1er tome aussi : Marion, Mango (les 6 premiers), Kikine, Noukette, Mo', Yaneck et Karine :)

  Et voici ma 40e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 

 Et ma 31e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

 Top BD

3 avril 2012

Panne de mots, fatigue, vraie vie, etc.

Comme beaucoup de blogueurs et de blogueuses, il m'arrive d'avoir des moments de doutes à propos de mon blog. Comme en ce moment, par exemple.
Des doutes quant à son intérêt, tout d'abord. Qui suis-je pour prétendre que mes lectures en intéressent d'autres ? Que mes avis personnels puissent avoir un quelconque intérêt pour d'autres lecteurs ? Je ne suis pas critique littéraire, mes avis sont le fruit d'une rencontre avec un livre, et cette rencontre dépend de mon état d'esprit, des résonances que cela va provoquer en moi, de la lecture précédente, etc. Moi-même quand je relis parfois certains de mes billets, je n'éprouve plus le même sentiment sur un livre. Difficile donc de captiver quiconque quand on a cette idée en tête...

Des doutes également, quant à la place à accorder à mon blog dans ma vie. Parfois quotidienne, parfois hebdomadaire, selon le temps dont je dispose. Depuis bientôt 3 ans maintenant, tous les livres (ou presque) qui passent entre mes mains sont chroniqués ici. Je suis souvent enthousiaste à l'idée de disserter longuement sur un livre, que je l'aie aimé ou pas. Et parfois, les mots me manquent. Non pas que ma lecture ne m'en inspire pas, mais plutôt parce qu'écrire est plus laborieux. Comme en ce moment. Non seulement je peine à m'intéresser à la lecture car trop de questions se bousculent dans ma tête, mais en plus lorsque je parviens à terminer un livre, j'ai beaucoup de mal à en parler. Et chaque billet me prend beaucoup plus de temps que d'ordinaire.
Et puis la vraie vie, vous savez, celle que vous ne passez pas derrière votre ordinateur, est très chouette aussi. Et dans ces moments là, ces moments de doutes, il est difficile de trouver le temps de palabrer. Pas envie de me réveiller et de voir que j'ai passé ma vie derrière mon écran à oublier ce(ux) qui m'entoure(nt).

Mais heureusement, il y a du positif partout. Quand une amie non blogueuse vous dit qu'elle pioche très régulièrement des idées de lectures sur votre blog et qu'en ce moment, elle a deux envies de lecture grâce à vous, ça fait tout drôle... D., tu te reconnaîtras, ton mail d'hier m'a redonné confiance quant à l'utilité de cette espace et m'a redonné le sourire ! Quand vous réussissez à susciter l'envie ou la curiosité d'autres blogueurs, c'est aussi une petite victoire !

Et puis même si en ce moment je suis moins présente ou que mes billets me demandent davantage d'effort que d'habitude, je n'ai pas l'intention d'arrêter d'alimenter cet espace. Parce qu'en dehors des moments de doutes, j'y prends beaucoup de plaisir. Et que ce blog est un formidable outil pour voir éclore des amitiés virtuelles ou non (Nesto, j'y crois !) avec des personnes qui ont des centres d'intérêts très proches des miens... Bref, vous l'aurez compris, et tant pis si mes paroles se perdent dans l'immensité de la toile, vous n'avez pas fini de me lire !

Sur ce, je file ici, avec LE roman qui réussit, ô grand exploit du moment,
à éveiller mon intérêt : Le tableau du Maître Flamand d'Arturo Perez-Reverte

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Pour quelqu'un en panne de mots, ma logorrhée est plutôt impressionnante...

 

26 mai 2012

Les Triades de Shanghai, Bi Feiyu

Les Triades de ShanghaiLes Triades de Shanghai est un roman du journaliste et écrivain chinois Bi Feiyu publié pour la première fois en 1995 chez Piquier.

Années 30. Le jeune Tang quitte sa campagne pour s'installer à Shanghai. Introduit dans le milieu de la mafia, son rôle est de servir Bijou, la maîtresse du patron du gang de la Tête du Tigre. Envoûtante, la jeune femme séduit tous les hommes sur son passage grâce à ses chants et ses déhanchements. Mais Tang, rebaptisée Oeuf pourri par la jeune femme, va vite s'apercevoir que la vie dans un gang est loin d'être de tout repos.

Je poursuis ma découverte de la Chine à travers sa littérature afin de me préparer pour cet été.
J'avais été séduite par la quatrième de ce roman, imaginant me plonger dans la mafia chinoise et en comprendre le fonctionnement. Peine perdue ! Je n'ai absolument pas été charmée par les histoires de Bijou et de ses acolytes. Le récit semble être constitué d'une succession de faits, sans lien entre eux si ce n'est Tang, le narrateur. Celui-ci permet un oeil naïf sur la situation, mais rien n'est expliqué au lecteur.
Pour faire court, Bijou est belle et infidèle au patron, elle noie son chagrin dans l'alcool en brûlant d'amour pour un de ses amants, les personnages meurent à tour de bras à cause des gangs, et Oeuf pourri/Tang, au milieu de tout ça, n'en saisit pas la moitié.
Bref, je me suis ennuyée avec ce roman qui n'offre rien de plus que ce que sa quatrième ne nous dit. Aucun détail sur la Chine, son Histoire, sa mafia ou ses traditions. L'intrigue pourrait se dérouler n'importe où, àShanghai Triad n'importe quelle époque, ce serait pareil. Décevant...

Une adaptation de ce roman a été réalisée en 1995 par le cinéaste Zhang Yimou sous le titre Shanghai Triad. Une fois n'est pas coutume, je vous épargne la bande-annonce qui a extrêmement mal vieillie.

 Voici ma quatrième participation au  Challenge Dragon organisé par Catherine et 
ma deuxième participation au Challenge La littérature fait son Cinéma de Will.

                                 Challenge Dragon    

                                          

13 mai 2012

Pompéi, Robert Harris

Pompéi, Robert HarrisPompéi est un roman de l'écrivain et journaliste britannique Robert Harris paru en 2004 chez Plon.

Baie de Naples, 79 de notre ère. Des phénomènes étranges se produisent : du souffre contamine l'eau et empoisonne les poissons, l'aquarius chargé de s'occuper de l'aqueduc a disparu, tandis que le sol tremble à intervalles réguliers
Attilius, le nouvel aquarius chargé d'entretenir l'aqueduc, est dérouté et tente de contrôler la situation. Mais très vite, il comprend qu'une catastrophe va survenir malgré ses efforts.

Construit comme un compte à rebours - le récit commence deux jours avant l'erruption du Vésuve -, ce roman est vraiment captivant.
Bien que l'issue soit connue de tous, Robert Harris parvient à faire monter progressivement la tension tout au long de son intrigue. Mêlant Histoire et fiction, cette dernière est très bien ficelée et permet de croiser des personnages historiques aux côtés de personnages fictionnels, comme très souvent dans les romans historiques. Attilius collabore ainsi avec Pline l'Ancien et l'aide à noter ses précieuses informations dans son oeuvre célèbre, Histoire Naturelle. Il brave à ses côtés les pluies de pierres et de cendres pour s'approcher en bateau de la côte napolitaine au plus près du volcan.
Pompéi
est un excellent roman qui permet d'aborder cet épisode de l'Histoire de façon plaisante. Sa construction chronologique permet une gradation de la tension et offre à la lecture une saveur particulière. On connaît les conséquences de ces secousses et de l'apparition du souffre dans l'eau, mais c'est diablement intéressant de voir, à travers le personnage de Pline notamment, les hypothèses de l'époque. Mais le suspense éclôt néanmoins : quel sera le destin des personnages de fiction imaginés par Robert Harris ?
Aucune longueur ni digression, mais une intrigue très bien construite, complétée d'éléments historiques dûment vérifiés par l'auteur, malgré les imprécisions de l'époque. Un roman lisible par tous, sans aucune difficulté, que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.

Une lecture que j'inscris dans mon défi Au coeur de la Rome antique !

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15 janvier 2012

Mon Kindle et moi : 3 mois déjà !

Souvenez-vous...
C'était en octobre dernier. 
Le 15, précisément.
J'étais enthousiaste à l'idée de vous présenter mon achat : le dernier né d'Amaz*n :
le Kindle !

Qu'en est-il de notre histoire, 3 mois après ?

 

 Ce qui m'enchante au quotidien

  • J'aime toujours autant sa légèreté, surtout quand je lis un roman plutôt long comme Le bonheur des dames.
  • La fluidité de la lecture, rendue possible grâce au chargement très rapide des pages.
  • La possibilité de lire des heures dessus sans avoir mal aux yeux (j'ai testé et je confirme !)
  • La possibilité de classer les oeuvres téléchargées : le classement est libre en catégories (j'ai classé mes romans par nationalité d'auteurs), puis, à l'intérieur de ces catégories, par noms d'auteur ou titre d'oeuvre. Avec une centaine d'oeuvres téléchargées, je m'y retrouve donc toujours très bien !
  • La présence de dictionnaires qui permettent rapidement de faire le point sur un terme.

 

 C'est là que le bât blesse...

  • Si le fait qu'il ne soit pas tactile ne me gêne nullement dans ma lecture, lorsque je veux sélectionner un passage ou chercher le sens d'un mot dans le dictionnaire intégré, le curseur est un peu long à manier. Mais ce n'est pas non plus capital au quotidien.
  • Ce n'est pas inhérent à cette liseuse, mais je trouve le prix des livres numériques encore trop chers par rapport au papier (sauf exception de certaines maisons d'éditions qui créent une réelle politique de prix en la matière, comme Bragelonne. Remarquez que je ne leur fais pas du pub - je ne suis pas une lectrice de leurs titres - mais je trouve intéressant leur politique en la matière et je le souligne, voilà tout.) Pour l'instant, je n'ai donc lu que des e-books qui sont dans le domaine public et donc téléchargés gratuitement.

  Bilan

Un bilan très positif à l'heure actuelle. J'ai beaucoup lu sur mon Kindle ces derniers temps (même si je n'ai pas encore eu le temps de publier tous mes billets de lectures) et j'éprouve toujours un grand plaisir à le faire.

De là à vous dire que cette liseuse est mieux qu'une autre, je n'en sais rien. Je n'ai testé que le Kindle et j'en suis très contente. Point. A vous de voir, si vous hésitez, les caractéristiques des différentes liseuses sur le marché et leur utilité : écran tactile, connexion wifi, encre électronique, stylet, temps de téléchargement des oeuvres, poids, taille de l'écran, possibilité de changer la taille de la police, prix, etc. A chacun de voir ce qu'il attend avec cet achat.

Pour terminer, je ne résiste pas à vous le remettre en photo avec sa jolie housse de chez Etsy.com


Kindle

25 novembre 2011

Le mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti

Le mec de la tombe d'à côté est le second roman de la suédoise Katarina Mazetti paru en 2006 en France aux éditions Gaïa, et qui a fait grand bruit lors de sa sortie en poche en 2009 chez Babel.

Elle est bibliothécaire. Il est agriculteur. Elle est veuve. Il a perdu ses parents. Ils se recueillent sur les tombes de leurs proches disparus. Ils se rencontrent et se détestent par leurs différences. Puis ils finissent par tomber amoureux.

Ce roman a suscité un grand engouement lors de sa sortie, et a même été l'objet d'une adaptation en pièce de théâtre. Pour ma part, je suis passée à côté de cette effervescence littéraire.
Le mec de la tombe d'à côté
est un roman à l'eau de rose, alternant les points de vue des deux personnages. C'est tantôt Désirée, la bibliothécaire, tantôt Benny, l'agriculteur, qui prend en charge la narration de cette rencontre, avec une pointe d'humour, mais pas assez pour que je trouve le texte piquant. L'intrigue est centrée sur cette relation amoureuse qui éclôt malgré les différences et plus généralement sur les relations de couple.
Aucune surprise dans ce texte, aucune saveur particulière à mon goût : les deux personnages sont incompatibles au niveau sentimental et s'escriment pourtant à tromper leur solitude dans cette relation vouée à l'échec. Cela ressemble à la vie, avec un côté de déjà vu. Rien de transcendant ni d'émouvant.
L'intrigue est bien trop mièvre pour moi. Je ne me suis pas sentie concernée par l'histoire entre ces deux personnages, la trouvant courue d'avance et sans aucune saveur et j'ai tourné les pages de ce roman sans aucun ressenti.
Une lecture qui ne me marquera pas.
D'autres avis sur ce livre : Ankya, Cynthia, MyaRosa, Manu, Mango, Lystig...

26 octobre 2011

L'Inde en Fêtes #4 Diwali et India Dreams T.4 de Maryse et Jean-François Charles

diwali1Avant-dernier rendez-vous de notre année consacrée à l'Inde et à ses festivités avec notre Challenge L'Inde en fêtes organisé par Hilde et moi, la fête Diwali (la fête des lumières).

                                                             logo Inde

Diwali, qui vient du sanskrit et signifie littéralement "rangée de lampes", est une fête célébrée durant 5 jours, commémorant le retour de Rāma à Ayodhya. Le troisième jour -Baṛi Divālī, « la grande Divālī » - est le jour plus important de cette fête car il célèbre la déesse Lakshmi, les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions. Ce troisième jour est aussi le dernier de l'année du calendrier hindou Vikram, utilisé dans le nord de l'Inde. Le lendemain, début de la nouvelle année hindoue, est connu sous le nom d’Annakut dans le nord de l'Inde.
A l'occasion de Diwali, des bougies sont allumées dans les rues et des feux d'artifices tirés. C'est une fête très populaire en Inde. Les Hindous mais aussi les Sikhs ainsi que les Jaïns la célèbrent, chacun attachant la symbolique de sa religion.
Une légende raconte que Parvati, la femme de Shiva, joua aux dés toute une nuit durant Diwali et prédit que tous ceux qui joueraient à cette période seraient prospères toute l'année.

A l'occasion de cette fête, Hilde a lu Les ombres de Kittur,
Sharon Le bureau de mariage de M. Ali
et moi j'ai terminé ma lecture de la série India Dreams.

IndiaDreams4_20092005

Il n'y a rien à Darjeeling est le quatrième tome de l'excellente série India Dreams, paru en 2005.

1965. La fille d'Emy, Kamala, est emprisonnée à Katmandou, accusée avec ses amis hippies de l'assassinat d'un policier corrompu. Acquittée, elle se rend au chevet de Jarawal, son père biologique qu'elle croyait mort. Et l'histoire de sa famille lui est peu à peu révélée grâce au journal intime d’un ancien colonel britannique de l’Armée des Indes qui n'est autre que son arrière-grand-père.

Ce dernier tome clôt la fantastique histoire écrite à quatre mains par Maryse et Jean-François Charles. Analyse de l'Inde coloniale et de l'histoire de ce pays, cette fiction en retrace les époques charnières à travers des personnages bouleversants.
Ce dernier tome est à l'image des précédents : porté par des dessins somptueux, il se dévore des yeux et laisse le lecteur sous le charme et rêveur. L'intrigue trouve un dénouement inattendu qui explique les 3 tomes précédents et offre à l'histoire familiale une dimension toute particulière.
Ce tome n'est pas à proprement parler le dernier de la série : un cinquième et un sixième sont parus mais se concentrent sur les personnages et sur les dessins.

Et voici ma 27e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1


Et ma 18e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 16/20)

Logo_top_bd_2011

 

 

3 juillet 2011

Théo et l'énigme des diamants, Didier Leterq

9782746505353FSDidier Leterq est ingénieur au Commissariat à l'Energie Atomique et aux Énergies Alternatives (CEA). Passionné par la science et les énigmes, il écrit depuis peu pour la jeunesse. Théo et l'énigme des diamants est son second roman.

En rentrant du collège, Théo, onze ans, trouve dans une poubelle une étrange enveloppe cachetée. A l'intérieur, une énigme et un symbole. Excité, l'adolescent se rend chez son grand-père, pour que celui l'aide à résoudre ce mystère. Les deux acolytes se rendent très vite compte que chaque énigme résolue en appelle une nouvelle. Mais où cela va-t-il les mener ?

Théo et l'énigme des diamants est un court roman au rythme très rapide. Chaque nouveau jour est synonyme d'une nouvelle énigme pour Théo et son grand-père. Les péripéties sont nombreuses et l'intrigue avance bien.
Cette collaboration inter-générationnelle n'est pas sans me rappeler celle de Verte avec sa grand-mère, dans le roman de Marie Desplechin. J'aime beaucoup cette idée de complicité entre un aïeul et un ado. Dans ce roman, c'est à la fois émouvant et bien traité. Didier Leterq ne donne pas à voir une personne âgée fantasmée, mais un grand-père héroïque à sa façon, très humain, qui se plaît à aider son petit-fils dans sa lubie d'enquête. Ce tandem de personnages, s'il n'est pas courant en littérature de jeunesse, offre ici un souffle particulier à cette intrigue originale bien qu'un peu prévisible. Mon intérêt n'aurait pas été autant éveillé avec une énième enquête menée par un tandem de héros adolescents...
Un roman pour les enfants dès 11 ans. Un roman qui leur plaira pour sa vraisemblance alliée au côté excitant d'une enquête à mener.

Je tiens à remercier Jérôme, Lire_pour_le_plaisir et les Éditions Pommier pour ce petit roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

27 avril 2011

India Dreams T.3 A l'ombre des bougainvillées, Maryse et Jean-François Charles

9782203392199g1Si Murena est une BD incontournable pour l'antiquité romaine, elle trouve son pendant indien avec India Dreams, véritable ode à l'Inde et à son Histoire. Je vous présente aujourd'hui le troisième tome A l'ombre des bougainvillées(voir mes billets élogieux sur le premier et sur le deuxième tome).

1965. L'indépendance de l'Inde a été proclamée depuis près de vingt ans, mais la guerre menace aux frontières. Emy et Jarawal, les deux héros du précédent tome, se retrouvent près de vingt ans plus tard. Une fille est née de leur brève union, Kamala. Celle-ci, après ses études à Cambridge, part en périple en Himalaya en compagnie d'amis hippies, à bord d'un mini bus. Mais cette quête initiatique va tourner au cauchemar.

Encore une fois porté par des dessins magnifiques aux couleurs tendres, ce nouvel opus est une réussite totale ! L'intrigue est toujours aussi intéressante et permet, grâce aux différentes générations de personnages, d'aborder des époques charnières dans l'Histoire de l'Inde.
C'est au tour des années 1960 d'être décortiquées ici, période trouble pour ce pays tout juste indépendant mais déjà en lutte avec ses voisins.
J'ai été une nouvelle fois complètement charmée par ce troisième tome, ne lui trouvant aucun temps mort. Cette série est une vraie pépite que je ne peux que conseiller à ceux qui s'intéressent un tant soit peu à ce pays.

Vignette_LClogo_IndeCe troisième tome était une lecture commune avec Hilde et L'Ogresse de Paris.
Je l'inscris bien entendu dans le cadre du Challenge "L'Inde en fêtes". 

 Et voici ma huitième participation 
au rendez-vous hebdomadaire de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

30 juin 2011

Swap Partners in Crime : les binômes !

Partners_in_Crime

Chers enquêteurs, 

vous avez dû recevoir le questionnaire de votre binôme.
Lisez-le attentivement.
Mais parce que je sais qu'en fin limier vous cherchez à avoir tous les indices,
voici donc en exclusivité la liste des enquêteurs qui travailleront ensemble à l'occasion de ce swap.

zoom-75934-theiere-solitaire-cerisier-noir-origine-thailandeAlex-Mot-à-Mots et Argali

215854482633Anne et  Jeneen

zoom-75934-theiere-solitaire-cerisier-noir-origine-thailandec.l!ne et Violette

215854482633Ciboulette et Gaëlle

zoom-75934-theiere-solitaire-cerisier-noir-origine-thailandelatite06 et lucie

215854482633nesto et soukee

zoom-75934-theiere-solitaire-cerisier-noir-origine-thailandeStemilou et yoshi73

215854482633Valbouquine et Océane 


Que chauffent les théières !
Que bouillent les méninges !
Qu'aboutisse votre enquête !
Le crime est notre affaire... Les biscuits secs sont avec nous !

Bon swap à toutes !


23 juin 2011

Le Légionnaire de Lata Petra, Paul Christophe Abel

000409521Vous connaissez mon attrait pour l'antiquité romaine ? Vous avez suivi mon conseil et regardé ou enregistré Le Destin de Rome sur Arte samedi ? Vous ne serez donc pas étonnés que je vous présente aujourd'hui Le Légionnaire de Lata Petra, premier roman du passionné d'histoire antique Paul Christophe Abel.

IIème siècle de notre ère. Lata Petra est une communauté celtique située dans les forêts vosgiennes. Aulus Dagillius Lupulus y est né, et comme bon nombre de jeunes citoyens romains, il décide de s'engager dans la légion. Pour voyager un peu, et connaître des aventures qu'il pourra raconter ensuite, à son retour...

Le Légionnaire de Lata Petra est un roman historique comme je les aime : foisonnant en détails sur le contexte historique et porté par une intrigue haute en couleurs. Amour, déceptions, combats... L'intrigue de ce roman est riche, c'est certain !
Paul Christophe Abel réussit adroitement à nous transposer dans cette époque fascinante, grâce à une intrigue très bien ficelée. La mise en abyme du parcours de Aulus Dagillius Lupulus, le héros, grâce à la lettre qu'il envoie à son petit-fils, donne une profondeur intéressante à la narration : le recul personnage sur son expérience permet au lecteur d'aujourd'hui de mieux l'appréhender.

Roman initiatique, quête de soi et apprentissage personnel, Le Légionnaire de Lata Petra aborde des thèmes universels, à ceci près que le contexte historique, richement développé, offre à l'intrigue une dimension toute particulière.
Enfin, les différentes cartes disposées en début de roman permettent de situer géographiquement le périple du héros. Une excellente idée ! 
Une lecture qui a su me séduire et me faire voyager dans l'Europe de cette époque. Un roman historique que je ne saurais que conseiller.

 Je tiens à remercier Pierre et les Éditions 64606378_p pour ce roman.

Une lecture que j'inscris bien entendu dans
le Défi Au coeur de la Rome antique !

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18 juin 2011

Mon colis du Mini Swap Continents perdus !

cartonSouvenez-vous... Je m'étais inscrite au Mini Swap Continents Perdus organisé par Lhisbei. Aujourd'hui, c'est présentation collective des colis ! Revenons donc sur le jour où j'ai reçu ce fameux paquet...

Samedi dernier, alors que je dormais paisiblement, ma factrice a eu la bonne63796784 idée de distribuer le courrier à 8h11 et de sonner à mon interphone de façon assez insistante... Comprenez bien, à 8h11, le weekend, c'est rare que je sois déjà levée. Je sais, c'est cruel parce que certains travaillent, mais moi je travaille les autres jours et me lève tôt, donc le samedi, souvent, je dors un peu...
Bref, le temps que je balbutie à l'interphone que je lui ouvrais, que je passe (plus ou moins) rapidement une tenue (plus ou moins) présentable, la voilà, rapide comme jamais, à frapper à ma porte ! Oui je sais... Quand j'ai à peine le temps d'enfiler un tee-shirt et un pantalon, ma factrice, elle, gravit à vitesse grand v les deux étages qui nous séparent. C'est sûr, elle est plus dynamique que moi ! Bref, à moitié endormie, dans le flou plus qu'artistique de ma myopie, je réceptionne ledit colis et décide de l'ouvrir sur le champ, trop excitée pour mettre ne serait-ce que mes lentilles !

Quelle a été ma surprise de voir que ma swapeuse n'était autre que Lhisbei, organisatrice en chef du swap !

P1020275

Et, on peut le dire, celle-ci m'a bien gâtée !

P1020280Pour les livres :

*Lettres de l'Atlantide de Robert Silverberg (merci Lhisbei pour ce livre déjà dévoré et que je chroniquerai la semaine prochaine !)

*D'obsidienne et de sang, Les Chroniques Aztèques T.1 d'Aliette de Bodard, dédicacé, qui plus est, par l'auteur, lors des Imaginales. Merci infiniment !

Pour les gourmandises :

*Le thé Fleur de Geisha du Palais des Thés, thé que j'ai longtemps désiré et jamais acheté. Là encore, tu es très bien tombée. Il est divin... et a parfaitement accompagné ma lecture de Geisha d'Arthur Golden !

*Des caramels artisanaux absolument délicieux !

Et pour l'objet, enfin, un talisman contre les forces du mal, fait à la main en Lamali-Lokta, papier utilisé autrefois pour les manuscrits religieux du Népal, du Bouthan et du Tibet. Traduction : une magnifique guirlande rouge suspendue illico dans ma chambre !

Le tout, accompagné d'une carte gris et rose, dans laquelle Lhisbei m'explique ses choix...

Un grand merci à toi pour l'organisation de ce mini swap et pour ton colis qui a su vraiment me séduire. J'ai été ravie de participer ! Je te tiendrai au courant de ma lecture D'obsidienne et de sang.

        P1020281 P1020282 P1020284

Et comme ce swap était un swap en chaîne, j'ai moi même swapé un autre blogueur.
Pour voir le colis que j'ai fait à Efelle, mon swapé, c'est par ici !

15 février 2010

Quartier Lointain, Jiro Taniguchi

Quartier lointain TaniguchiJe viens de terminer Quartier Lointain, de Jiro Taniguchi, dont j'avais entendu beaucoup de bien depuis longtemps... Je comprends mieux pourquoi maintenant que je l'ai lu ! Troisième coup de cœur de cette année 2010, je le conseille Sans_titre_2vivement à tout le monde  !!

Un quinquagénaire, de retour d'un voyage d'affaire et embué par l'alcool de la veille, se trompe de chemin du retour et atterri dans le village où il a passé son enfance.   
Perdu dans ses souvenirs, ses pas le mènent tout droit au sanctuaire où repose sa mère, décédée il y a quelques années. Éreinté, il s'effondre de sommeil dans ce lieu et se réveille quelques heures plus tard. Mais au lieu de son corps d'homme mûr, il découvre avec stupeur celui d'un adolescent de quatorze ans... Effrayé, il s'enfuit en courant, et débouche dans le village de son enfance. Ce dernier est exactement comme dans ses souvenirs... Le temps semble l'avoir ramené l'année de ses quatorze ans... Commence alors pour lui une expérience hors du commun : avec sa conscience de quinquagénaire et ses souvenirs sur cette époque, il retrace cette période de sa vie. Mais aucun de ses actes ne sera sans conséquence...

Je me suis laissée porter avec délice par ce(tte) BD / manga (N.B. : après plusieurs discussions avec des blogolecteurs, impossible de trancher pour ce titre : BD ou manga ? Les fervents défenseurs de chaque clan se sont insurgés... Je n'ai pas tranché...) L'intrigue est très intéressante. Le thème du voyage dans le temps n'est pas original en soi, certes, mais il est traité ici avec tant de poésie et de rêverie qu'il en devient passionnant.
Ce retour en enfance, dans un Japon des années 60, empreint de nostalgie et de douceur est une invitation au voyage et à la rêverie pour le lecteur. Le narrateur, redevenu celui qu'il était à quatorze ans, revit cette année de sa vie avec une insouciance teintée de questions : pourrait-il modifier le futur ? Pourrait-il, grâce à sa connaissances des événements à venir, influer sur ceux-ci ?
Les graphismes en noir et blanc sont magnifiques et l'harmonie de chaque planche très étudiée. Les vignettes se succèdent de façon cinématographique, alternant lenteur dans la scène et accélération du rythme... Une réussite qui résonnera longtemps en moi...

Pour ceux que ce billet intrigue, sachez que l'adaptation cinématographique de Sam Garbarski, se fondant sur les deux tomes de Quartier Lointain, sortira sur nos écran en septembre cette année.

25 mars 2010

Le Monde de Barney, Mordecai Richler

9782253149958_GJe viens de terminer Le Monde de Barney, présenté par son éditeur comme "l'un des plus grands romans du Canada anglophone d'aujourd'hui".

Barney Panofsky, juif canadien, a eu une vie mouvementée : trois mariages, trois enfants, une jeunesse de bohème à Paris, puis une affaire d'importation de fromage dans son pays natal avant de terminer producteur de séries télévisées. Accusé du meurtre de l'un de ses amis, Barney voit sa vie s'effondrer : ses proches le délaissent et sa vie devient chaotique entre l'alcool et les pertes de mémoire qui commencent à l'envahir.

Difficile de catégoriser ce livre. Présenté comme un roman par l'éditeur, il s'agit en réalité d'un texte autobiographique (Barney Panofsky a réellement existé !), commenté par l'un de ses fils et mit en mot par Mordecai Richler... Bien confus tout ça !
Ce livre est néanmoins d'une drôlerie rare, d'une construction aussi anticonformiste que son narrateur. Le personnage de Barney, qui s'exprime à la première personne, égare le lecteur dans ses élucubrations et ses souvenirs. De ses trois femmes, il écrit trois chapitres successifs, chacun relatant, de façon désorganisée, les réminiscences de sa vie à cette époque mêlée à celle de son présent. Il entraîne le lecteur à sa suite, dans les méandres de sa mémoire défaillante.

Teinté d'humour noir et de cynisme, Barney est néanmoins attachant.  Sa vie est fantasque, à la limite de la vraisemblance. Il côtoie des personnalités aussi diverses qu'intéressantes.  J'ai vraiment apprécié les notes de bas de page de son fils, qui complètent ce récit,  qui  sont souvent très critiques, et par là même comiques...

J'ai passé un bon moment de lecture et je me suis souvent esclaffée, comme lorsque Barney cherche le nom de l'ustensile pour égoutter les pâtes... Une fois retrouvé, l'égouttoir ponctuera le texte régulièrement, tel un moyen mnémotechnique...

Je tiens à remercier 47286893 et logo pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat. 

22 février 2010

Mots d'amour secrets, Jacques Perry-Salkow et Frédéric Schmitter

9782757816448Voilà un joli livre  très drôle, reçu dans le cadre d'un partenariat spécial pour la Saint Valentin organisé par 47286893 et les Éditions Points, qui proposait à plusieurs couples de lire conjointement ce livre et d'en faire une critique commune... Merci à eux deux pour cette belle initiative !

Mots d'amour secrets est un recueil de lettres d'amour fictives, inspirées du célèbre billet que George Sand écrivit à Alfred de Musset, et dont la lecture, une ligne sur deux, révélait un texte caché...
Acrostiches, contrepèteries, rébus typographiques, homophonies, boustrophédons et autres paronymes sont donc distillés dans ces belles lettres d'amour pour le plus grand plaisir du lecteur...

Critique de soukee

Lecture à deux, donc de ce recueil, fous rires multiples et réflexion intense pour décoder ces lettres. Les auteurs proposent un livre très drôle, dont chaque jeu de mot est une prouesse littéraire et syntaxique. Les références culturelles sont nombreuses, les jeux de mots ingénieux et très signifiants, bref, un régal de lecture à haute voix !
Dans la droite lignée de Queneau et son Exercice de style, ces lettres d'amour sont classées par catégories - les cinglantes, les comiques, les clandestines, les charmantes et les coquines - tandis qu'un glossaire en fin d'ouvrage nous renseigne sur ces figues de style parfois intimistes.
Très bon moment de lecture en tout cas, et cette possibilité d'ouvrir le recueil au hasard et de lire une lettre en se creusant les méninges pour en comprendre la logique est une possibilité grisante !


Critique de Tosty

Pris à l’endroit, de simples billets, lettres, dialogues, comptes rendus… bref, des fragments

Indiscrets de correspondances diverses et variées. Retournons le livre, et le livre se fait autre:

Nouveau texte, nouvelle lecture. Les auteurs livrent, pour les plus paresseux d’entre nous (et

Oui, j’en suis), de véritables formules comme autant de sésames, qui n’ont pas à rougir devant

Un casse-tête polychrome que je n’ose nommer tant il a frustré des générations entières. Joie !

Tout devient lumineux ! Rameutez les amateurs ! de la littérature clandestine ! À coup de

Traits langagiers savamment affûtés, les auteurs font ressurgir ce qu’on croyait disparu : 

Osons, le dire, le goût des mots et la franche drôlerie dans les livres. Tour à tour cinglants,

Sexuellement décomplexés, comiques ou charmants, les mots cachés se font jour pour

Toujours nous donner l’appétit de ceux qui nous résistent. Un régal ! 

 

Pour vous faire réfléchir, voici une de ces lettres :

Un faux pli

"Chère cliente, j'ai fait suivre ces jours-ci votre
commande d'un costume en soie pour votre
mari. Mes conclusions, découlant de plusieurs
enquêtes réalisées au sein de nos diverses
filatures sont assez pessimistes. Votre mari est
malchanceux, une épidémie désastreuse sévit
actuellement en Europe, avec six ou sept
millions de cocons contaminés. Drame de ces
créatures que je qualifierai de trop légères !
Des kilomètres de fil de soie à jamais perdus !
Madame, mon conseil est le suivant : faites-en
votre deuil. La soie japonaise vous satisfera
autant. Et s'il vous faut un partenaire pour la
transaction, car la soie est loin d'être une
bagatelle, je reste votre serviteur.
" (p.43)

Alors, qui devine le message secret ???


27 décembre 2009

Les vies secrètes de Marilyn Monroe, Anthony Summers

MarilynCela faisait quelques temps que je m'intéressais à la vie de Marilyn, notamment après avoir vu plusieurs titres de sa filmo. Mes parents avaient ce titre dans leur bibliothèque. Je leur ai donc emprunté pour me faire une idée.

Les vies secrètes de Marilyn  Monroe est une sorte de documentaire que l'auteur a voulu réaliser sur la vie de l'actrice, en débutant non pas avec son enfance, difficile, comme tout le monde le sait, mais avec sa carrière d'actrice, de ses débuts à son apogée.
La jeune Norma Jeane n'a que 15 ans lorsqu'elle se marie la première fois, et pour elle débute une carrière de mannequin.
Vont s'ensuivre des années de petits rôles, beaucoup de travail, des rencontres aussi, pour enfin percer dans le milieu du cinéma.
Mais la célébrité va dévoiler des troubles psychologiques latents chez elle, et ses nombreuses addictions vont peu à peu se faire jour. Anthony Summers a segmenté son ouvrage en 7 parties, chacune représentative, selon lui, d'un tournant dans la carrière de la célèbre blonde, mais d'une évolution, aussi, de son état psychique.
De nombreuses photos de l'actrice, parfois jamais publiées, mais aussi de multiples témoignages de ceux qui l'ont côtoyée s'égrainent au fil des pages. L'idée est intéressante, mais le livre ne répond à aucune des questions qu'il soulève (malgré une quatrième de couverture assez élogieuse) : l'auteur se fonde sur des interviews et des documents jusque là jamais dévoilés par le public mais son livre ne permet pas réellement d'appréhender la personnalité complexe et instable de l'actrice. Le livre ne semble être qu'une succession de faits sans analyse...
La mort de l'actrice, ainsi que les heures qui l'ont précédée, occupent une place importante, voire lourde, dans la biographie, sans que celle-ci n'en apporte réellement d'explication tangible. Anthony Summers ne fait que mettre en évidence plusieurs hypothèses qui expliqueraient ce suicide étrange, sans jamais pencher vers l'une d'elle, laissant le lecteur pantois.
Les paragraphes s'enchainent parfois sans transition. La lecture n'est pas fluide, et par endroit j'ai eu l'impression de lire une succession d'anecdotes sans lien apparent si ce n'est chronologique.

Bref, j'ai quand même aimé cette biographie car elle m'a permis d'en apprendre un peu plus sur cette icône cinématographique, mais un aspect morbide, surtout dans les derniers chapitres, m'a gênée. L'auteur semble prendre un malin plaisir à dévoiler la détresse de plus en plus prégnante de l'actrice, ses addictions diverses, ses déboires sentimentaux et sexuels, donnant l'impression d'en tirer partie pour faire sensation.
Comme c'est le premier livre que je lis sur le sujet, il a au moins le mérite d'avoir éclairé ma lanterne, malgré ses défauts. Mais il doit sûrement en exister des mieux écrits et qui donnent moins cette impression de tabloïd...challenge_marilyn_monroe_c3a9crit
Et voilà ma première participation (rétrocative) au Challenge Marilyn Monroe de George !

 

19 novembre 2010

Marilyn Monroe, enquête sur un assassinat, Don Wolfe

Wolfe1Il y a presque un an, je découvrais la vie de la mythique actrice à travers la célèbre biographie d'Anthony Summers, Les vies secrètes de Marilyn Monroe.
Non contente de découvrir le parcours de
cette femme, j'ai eu envie d'approfondir un peu mes connaissances sur le sujet grâce à une autre biographie. Et lorsque j'ai vu celle-ci sur l'étal d'un bouquiniste, il y a quelques mois, j'ai succombé.

Don Wolfe prend le parti, dès le titre de son livre, de découvrir qui a tué Marilyn Monroe en posant comme postulat de départ que sa mort n'est en rien un suicide. Cette biographie s'ouvre donc sur la découverte du corps inanimé de l'actrice dans sa maison de L.A. et se poursuit avec un retour sur la vie entière de Norma Jeane.
Pour qui ne connait pas l'envers du décor - les débuts de la jeune femme en tant que mannequin, son enfance dickensienne en familles d'accueil, la folie de sa mère, ses angoisses nocturnes et ses addictions diverses - Marilyn Monroe, enquête sur un assassinat est un ouvrage intéressant.

Pour ma part, je n'y ai trouvé aucun intérêt par rapport à la biographie d'Anthony Summers : les deux ouvrages sont très proches au niveau du style et des éléments apportés. Les annexes sont certes fournies dans le livre de Don Wolfe, mais n'éclairent en rien sur la mort de Marilyn. Oui, elle était en relation avec les Kennedy et au courant de secrets nationaux qu'elle était susceptible de révéler à la presse en cas de rupture avec les frères Kennedy. De là à en conclure à un assassinat, il est bien difficile de se prononcer : les témoins de cette époque sont  quasiment tous décédés et nombreuses sont les pièces à conviction du dossier qui ont diparu.
Force est d'admettre qu'on ne saura jamais ce qui s'est passé dans la soirée du 4 août 1962, quoiqu'en affirme Don Wolfe...
challenge_marilyn_monroe_c3a9crit

 Et voici ma deuxième participation au Challenge Marilyn Monroe de George !

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