26 mai 2012
Les Triades de Shanghai, Bi Feiyu
Les Triades de Shanghai est un roman du journaliste et écrivain chinois Bi Feiyu publié pour la première fois en 1995 chez Piquier.
Années 30. Le jeune Tang quitte sa campagne pour s'installer à Shanghai. Introduit dans le milieu de la mafia, son rôle est de servir Bijou, la maîtresse du patron du gang de la Tête du Tigre. Envoûtante, la jeune femme séduit tous les hommes sur son passage grâce à ses chants et ses déhanchements. Mais Tang, rebaptisée Oeuf pourri par la jeune femme, va vite s'apercevoir que la vie dans un gang est loin d'être de tout repos.
Je poursuis ma découverte de la Chine à travers sa littérature afin de me préparer pour cet été.
J'avais été séduite par la quatrième de ce roman, imaginant me plonger dans la mafia chinoise et en comprendre le fonctionnement. Peine perdue ! Je n'ai absolument pas été charmée par les histoires de Bijou et de ses acolytes. Le récit semble être constitué d'une succession de faits, sans lien entre eux si ce n'est Tang, le narrateur. Celui-ci permet un oeil naïf sur la situation, mais rien n'est expliqué au lecteur.
Pour faire court, Bijou est belle et infidèle au patron, elle noie son chagrin dans l'alcool en brûlant d'amour pour un de ses amants, les personnages meurent à tour de bras à cause des gangs, et Oeuf pourri/Tang, au milieu de tout ça, n'en saisit pas la moitié.
Bref, je me suis ennuyée avec ce roman qui n'offre rien de plus que ce que sa quatrième ne nous dit. Aucun détail sur la Chine, son Histoire, sa mafia ou ses traditions. L'intrigue pourrait se dérouler n'importe où, à
n'importe quelle époque, ce serait pareil. Décevant...
Une adaptation de ce roman a été réalisée en 1995 par le cinéaste Zhang Yimou sous le titre Shanghai Triad. Une fois n'est pas coutume, je vous épargne la bande-annonce qui a extrêmement mal vieillie.
Voici ma quatrième participation au Challenge Dragon organisé par Catherine et
ma deuxième participation au Challenge La littérature fait son Cinéma de Will.

24 mai 2012
Un point sur le Défi Au coeur de la Rome Antique
Moi qui pensais, à l'origine, organiser un défi personnel dans lequel personne ne me suivrait...
Finalement, la Rome antique intéresse d'autres que moi et je m'en réjouis !
Je n'avais pas encore pris le temps d'en faire un bilan.
Je me voyais mal me lancer dans tout un tas de statistiques et de chiffres...
Voici donc un point succinct de ce qui s'est passé depuis le lancement de ce défi, en décembre 2010.
Quelques chiffres après 1 an et demi de défi
Achille49, Audrey, c.lne, Céline, Céline72, Cess, Christelle, CottageMyrtille,
Eimelle, Emeralda, Heloïse, Isallysun, Islenne, Jérôme, Latite, Lynnae,
Mazel, Mimi, Nane, Ninouche, Océane, Penelope, Petite noisette,
Sabbio, Setsuka, Sharon, Shelbylee et Syl (et moi, bien entendu !)
68 billets ![]()
(Vous les trouverez sur la page de récapitulatif)
Cristina Rodriguez a été l'auteur le plus lu, suivie de près par Caroline Lawrence
La série Murena sort vainqueur de la catégorie BD
Pour ceux qui ne connaissent pas ce défi, le concept est simple :
une thématique, la Rome antique, zéro contrainte.
En clair, vous lisez ou regardez ce que vous voulez sur la Rome antique,
et ce, sans limite de temps.
Pour vous inscrire et voir le billet de présentation du défi, c'est par ici,
et pour des idées des lecture, c'est par là !
Merci à tous et à bientôt pour de nouvelles lectures !
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23 mai 2012
Magasin général T.1 Marie, Régis Loisel, Jean-Louis Tripp
Magasin général est une série d'albums associant Régis Loisel et Jean-Louis Tripp comptant à ce jour 7 tomes. Ce premier tome, Marie, est paru en mars 2006 chez Casterman.
Notre Dame des Lacs, petit village paisible québécois. Félix Ducharme vient de mourir et la communauté entière assiste à ses funérailles. Sa veuve, Marie, doit faire face à ce décès et reprendre la tête de leur commerce : le magasin général, celui qui fournit tout le village en outils, provisions, matières premières, etc. Malgré son chagrin, la jeune veuve se laisse envahir par le quotidien et ses obligations pour aider les autres et permettre à la communauté de retrouver son fragile équilibre. Jusqu'au jour où les hommes reviennent...
Loisel et Tripp nous offrent, avec cet album et plus généralement avec cette série, une chronique sociale émouvante et pleine de réalisme.
La mort de Félix, sur laquelle s'ouvre l'album, entraîne une refonte de la petite communauté et bouleverse l'équilibre fragile auquel elle s'était habituée. Chacun y va de son inquiétude quant à la capacité de Marie de reprendre le commerce de son mari. Mais l'entraide apparaît très vite et la jeune veuve se retrouve très vite entourée, aidant à son tour ceux qui en ont besoin.
L'originalité de cet album réside dans la technique utilisée : Loisel et Tripp ont en effet dessiné à quatre mains, créant ainsi un dessinateur fictif. Le résultat ? Des planches riches en détails, aux couleurs douces et à l'ambiance soignée. Mais dans la mesure où je ne connais le trait d'aucun des deux illustrateurs, je ne peux pas juger ce qui est plus de l'un ou plus de l'autre !
Enfin, la volonté des deux auteurs d'utiliser le vocabulaire et les expressions québécois afin de coller au mieux à leur intrigue donne une touche singulière à cet album. Afin de permettre à tous une plus grande compréhension, Jimmy Beaulieu a adapté les dialogues. Ce qui donne lieu à une langue fleurie, très souvent imagée, parfaitement compréhensible grâce au contexte.
Une très jolie lecture, portée par les traits tout en rondeur des deux dessinateurs et une intrigue attachante.
Ils ont lu ce 1er tome aussi : Marion, Mango (les 6 premiers), Kikine, Noukette, Mo', Yaneck et Karine :)
Et voici ma 40e participation
à la BD du mercredi de Mango
Et ma 31e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

20 mai 2012
Escapade Lilloise
Profitant d'un pont de mai et malgré le temps incertain,
nous sommes partis nous balader à Lille (à 2h de chez nous)
Et la Capitale des Flandres a su nous séduire au-delà de nos espérances !
Retour en images sur un weekend chargé en découvertes !
Pour commencer, la Vieille Bourse, située sur la Grand'Place,
bâtiment carré qui abrite en son sein des bouquinistes.
L'Opéra, situé juste derrière la Bourse.
Imposant, majestueux, parfaitement intégré dans le paysage de la ville.
La Chambre des Commerces et de l'Industrie - avec un beffroi culimant à 76 m -
située derrière la Vieille Bourse et la Grand'Place.
Nous avons fait de nombreuses balades dans le Vieux Lille, la tête en l'air pour en profiter...
Bien entendu, nous n'avons pas fait l'impasse sur La Piscine, à Roubaix.
Le bâtiment art déco construit de 1927 à 1932, est fermé depuis 1985, et a été transformé en musée d'art et d'industrie.
Magique !
Les anciennes cabines de douches abritent désormais des collections.
Le bassin central accueille un miroir d'eau entouré de statues...
Enfin, pour clôturer notre escapade, un arrêt au Musée des Beaux Arts de la ville,
véritable oeuvre d'art à lui tout seul.
Et parce que Lille possède la chance incroyable d'avoir une librairie comme Le Furet du Nord, je n'ai pas pu m'empêcher de me perdre au gré de ses sept niveaux et d'en ressortir avec quelques achats...
Une collection absoument géniale (je les aurais tous achetés !) Le Petit Mercure, chez Mercure de France : une anthologie thématique... J'ai craqué pour trois d'entre eux :
- Le goût de la Normandie
- Le goût du voyage
- Le goût de la Chine
Deux romans repérés il y a peu et un guide consacré à la méthode Okinawa :
- Ru de Kim Thuy
- René Leys de Victor Segalen
- Okinawa de Jean-Paul Curtay
Et d'occas' chez un bouquiniste de la Vieille Bourse :
- La Pyramide oubliée d'Elizabeth Peters
- Le scandale Modigliani de Ken Follett
Bref, un weekend très agréable, mêlant balades, musées, librairies et gastronomie
(Ah... le Welsh !)
L'occasion aussi de rencontrer Nesto autour d'une citronnade...
Une parenthèse enchantée dans ce mois de mai,
et une ville que je vous conseille de découvrir !
Pour ma part, je réfléchis à y aller à l'occasion de la Braderie...

15 mai 2012
Julie & Julia, Julie Powell
Julie & Julia est un best-seller autobiographique américain, tiré du blog culinaire de son auteure, Julie Powell. Paru en 2005 aux États-Unis, il est sorti en 2008 aux Éditions du Seuil. En guise de résumé, le billet posté par Julie sur son blog pour annoncer au monde son projet...
"Le livre
L'art de la cuisine française. Première édition, 1961. Louissette Bertholle. Simone Beck. Et, bien sûr, Julia Child, la femme qui a appris à l'Amérique à faire la cuisine et à manger. Nous croyons aujourd'hui vivre dans le monde créé par Alice Waters, mais à l'origine de tout il y a Julia Child, et personne ne peut l'égaler.
La candidate
Fonctionnaire peu motivée le jour, gastronome amateur le soir. Trop vieille pour le théâtre, trop jeune pour avoir des enfants et trop aigrie pour tout le reste, Julie Powell se cherchait un défi. Elle le trouva dans le projet Julie/Julia. Risquant sa vie de couple, son emploi et le bien-être e ses chats, elle a signé pour un contrat insensé. 365 jours. 524 recettes. Une fille dans une minable cuisine de banlieue. Jusqu'où ira-t-elle, nul ne peut le dire..."(p.34-35)
J'avais aimé le film du même nom, avec Meryl Streep parfaite dans le rôle de Julia Child. J'ai eu envie de découvrir le livre à l'origine, ainsi que le projet de Julie Powell. Et FondantOchocolat, à l'occasion du Swap Chocolat et Cinéma m'a fait le plaisir de me l'offrir ! Merci beaucoup !
Qu'une américaine se lance dans le défi de la cuisine française, c'est vrai que c'est audacieux ! Raconter en détails les différentes façons de tuer un homard, de retourner tout son quartier pour trouver un os à moelle, etc.... Cela peut nous paraître dérisoire, mais l'écard culturel entre nos deux pays et nos gastronomies permet à l'humour d'être très présent. Pour un américain moyen, déguster de aspics ou des oeufs pochés au vin rouge, c'est assez conceptuel ! Suivre Julie dans ses tentatives pour tenir bon son défi et réaliser l'intégralité des recettes du livre de Julia Child est un plaisir.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'établir un parallèle assez évident sur la condition de blogueur. Julie décrit son rapport à la blogosphère avec justesse et met en lumière ce que nous pouvons vivre au quotidien, nous blogueurs. Notre addiction à notre blog, à ceux de nos amis-blogueurs, et l'incompréhension de la plupart de nos proches quant à notre rapport à notre écran... J'ai souri, bien entendu. Et je me suis dit que depuis 2004 - année du défi de Julie - cela n'avait fait que s'accroître.
J'ai passé un très bon moment de lecture. Si j'ai craint, au début de ma lecture, un roman un peu mièvre, frôlant la chick-litt (le sous-titre Sexe, blog et boeuf bourguignon et très peu engageant...), mes craintes se sont vite évanouies grâce à un récit biographique authentique et bourré d'humour.
J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec CottageMyrtille. Je file voir de ce pas ce qu'elle en a pensé !
Et voilà ma première participation au Challenge La littérature fait son Cinéma que Will reconduit pour la deuxième année consécutive et ma troisième participation au Challenge Biographie organisé par Alinéa.
Edit du 23 mai : Syl. a eu raison de moi : je m'inscris à son Challenge Les Livres Gourmands,
catégorie Tutti Frutti et je commence illico avec ce roman !
Comme d'habitude, je ne résiste pas à l'envie de vous glisser la bande-annonce du film
réalisé en 2009 par Nora Ephron.

13 mai 2012
Pompéi, Robert Harris
Pompéi est un roman de l'écrivain et journaliste britannique Robert Harris paru en 2004 chez Plon.
Baie de Naples, 79 de notre ère. Des phénomènes étranges se produisent : du souffre contamine l'eau et empoisonne les poissons, l'aquarius chargé de s'occuper de l'aqueduc a disparu, tandis que le sol tremble à intervalles réguliers
Attilius, le nouvel aquarius chargé d'entretenir l'aqueduc, est dérouté et tente de contrôler la situation. Mais très vite, il comprend qu'une catastrophe va survenir malgré ses efforts.
Construit comme un compte à rebours - le récit commence deux jours avant l'erruption du Vésuve -, ce roman est vraiment captivant.
Bien que l'issue soit connue de tous, Robert Harris parvient à faire monter progressivement la tension tout au long de son intrigue. Mêlant Histoire et fiction, cette dernière est très bien ficelée et permet de croiser des personnages historiques aux côtés de personnages fictionnels, comme très souvent dans les romans historiques. Attilius collabore ainsi avec Pline l'Ancien et l'aide à noter ses précieuses informations dans son oeuvre célèbre, Histoire Naturelle. Il brave à ses côtés les pluies de pierres et de cendres pour s'approcher en bateau de la côte napolitaine au plus près du volcan.
Pompéi est un excellent roman qui permet d'aborder cet épisode de l'Histoire de façon plaisante. Sa construction chronologique permet une gradation de la tension et offre à la lecture une saveur particulière. On connaît les conséquences de ces secousses et de l'apparition du souffre dans l'eau, mais c'est diablement intéressant de voir, à travers le personnage de Pline notamment, les hypothèses de l'époque. Mais le suspense éclôt néanmoins : quel sera le destin des personnages de fiction imaginés par Robert Harris ?
Aucune longueur ni digression, mais une intrigue très bien construite, complétée d'éléments historiques dûment vérifiés par l'auteur, malgré les imprécisions de l'époque. Un roman lisible par tous, sans aucune difficulté, que j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir.
Une lecture que j'inscris dans mon défi Au coeur de la Rome antique !

10 mai 2012
Mémoires d'une dame de cour dans la Cité interdite, Jin Yi
Mémoires d'une dame de cour dans la Cité interdite est un récit biographique de Jin Yi. Ce dernier s'est intéressé à la vie de He Rong Er, ancienne dame de cour dans la Cité Interdite. Ce livre, paru en 1999 chez Piquier, est un témoignage rare de l'époque de la dernière impératrice, Cixi.
Le récit de Jin Yi est scindé en quatre parties, qui sont autant de sujets abordés par sa vieille amie He Rong Er. La vie quotidienne d'une femme de cour est ainsi dépeint sous toutes ses facettes. Le style descriptif créé une distanciation avec le lecteur mais permet néanmoins de s'imaginer clairement ce qui est décrit. Pas de pathos ni de larmes sur le triste destin de He Rong Er, et plus généralement, des dames de cour, mais une description, un témoignage.
Je ne connais que très vaguement l'histoire de la Chine et ses traditions. Comme tout occidental, j'en ai certaines représentations - véhiculées notamment par les médias ou les films qui nous parviennent - mais cela reste flou, et parfois trop général.
Ainsi, je ne savais presque rien de la condition des femmes qui travaillaient dans la Cité Interdite. Travailler... Je pense qu'on peut dire plutôt vouer son existence, car finalement peu avaient le choix et s'engager dans cette voie signifiait y consacrer sa liberté.
Jin Yi nous offre ici un récit particulièrement touchant d'une femme, à l'aube de son existence, une existence contrainte. Pas de pathos, comme évoqué plus haut, mais une pudeur tout au long du texte. Un style sobre, descriptif, qui sert le récit sans chercher à susciter une émotion. Jin Yi semble coucher sur papier ses entretiens avec son amie sans chercher autre chose qu'un témoignage.
On apprend beaucoup, sur tous les rituels qui rythmaient la journée d'une dame de cour. Du lever de l'impératrice à son coucher. L'auteur s'attarde également sur tous ces détails qui nous paraissent incensés tant ils sont ritualisés : la façon dont il faut présenter sa pipe à l'impératrice, dont il faut rentrer dans une pièce sans jamais lui tourner le dos, dont il faut annoncer chaque plat, etc. Autant de précisions qui nous sont étrangères et qui peuvent paraître futiles mais qui composent la vie de cette incroyable Empire et témoignent de son incroyable rigueur.
Un récit lu d'une traite, pour mieux m'en imprégner et me glisser dans cette époque. Un document rare, sans fantasme ni imprécision. A lire si le destin des femmes chinoises et mandchoues vous intéresse.
Voici ma troisième participation au Challenge Dragon organisé par Catherine et
ma deuxième participation au Challenge Biographie organisé par Alinéa.










































