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10 février 2014

Meurtre au Ritz, Michèle Barrière

Meurtre au Ritz, Michèle BarrièreMeurtre au Ritz est le septième tome de la saga consacrée à la famille Savoisy écrit par l'historienne de l'alimentation Michèle Barrière. Ce roman est paru en juin 2013 au Livre de Poche.

Paris, 1898. César Ritz fignole les travaux du célèbre palace parisien qui portera son nom. A la tête de ses cuisines, le non moins célèbre Auguste Escoffier. Mais la réputation du lieu est menacée lorsque le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans une des chambres froides. Heureusement, Quentin Savoisy, journaliste gastronomique en herbe, s'attèle à cette enquête, aidé de Diane sa fiancée, fervente partisane des droits des femmes.

Avec ce nouveau roman, Michèle Barrière nous entraîne dans le tourbillon du Paris de la fin du XIXe siècle. Mêlant Histoire - l'affaire Dreyfus, l'ouverture du Ritz, les mouvements féministes naissants - et fiction, la romancière réussit une nouvelle fois une intrigue très bien ficelée qui laisse la part belle à la gastronomie.
Meurtre au Ritz nous permet de pousser la porte du célèbre palace et de découvrir l'effervescence liée à son ouverture. Les cuisines y tiennent bien entendu un rôle primordial, comme toujours, et le meurtre qui ouvre le roman semble lié à celles-ci. 
M
ais l'intrigue permet également une plongée appréciable dans l'époque dépeinte. Paris est un personnage à part entière, comme toujours dans les romans de Michèle Barrière qui aime à soigner ses lieux et à conserver une cohérence historique globale. Le lecteur se promène, en compagnie de Quentin, le héros, dans les ruelles parisiennes et découvre la ville telle qu'elle était en cette année 1898.
Lire un roman de Michèle Barrière c'est perdre la notion du temps, se glisser dans une époque pour mieux en comprendre les enjeux et découvrir, au détour d'une intrigue policière, l'histoire de la gastronomie et ses subtilités. Un régal...

Intrigué par les romans noirs gastronomiques ?
Découvrez  mon interview de Michèle Barrière
ainsi que mes précédents billets sur ses romans.

 

sang-hermine

 

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1 novembre 2011

De l'autre côté du miroir, Lewis Carroll

9782070628971FSDe l'autre côté du miroir (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There) est un roman de Lewis Carroll paru en 1871, et qui, à défaut d'en être une suite chronologique, s'inscrit dans la continuité d'Alice au Pays des Merveilles.

Alice est dans son salon, avec ses chats, à penser à haute voix. Mais à quoi donc ressemble le monde qui se trouve de l'autre côté du miroir ? Alice décide d'aller voir. La voilà donc, traversant le miroir, et partant à la rencontre de la Reine Rouge, la Reine Blanche, Bonnet Blanc et son frère, le lion et la licorne et bien d'autres personnages encore. 

De l'autre côté du miroir est un roman bien plus absurde encore que le premier tome des aventures de la petite Alice. Dans son curieux voyage dans le monde de l'autre côté du miroir, la petite fille progresse de personnages en personnages, assaillie par eux de questions métaphysiques ou logiques, le tout bercé par une douce musique d'absurde, le célèbre non-sense de Lewis Carroll. Certains protagonistes oscillent à la limite de la raison et entraînent la jeune Alice dans leur monde intérieur.
Onirique et merveilleux, ce roman a ouvert la voie en matière de merveilleux et de monde parallèle. Un petit délice à redécouvrir. Alice rêve-t-elle ? Rien n'est moins sûr !

Premier texte que je lisais sur mon Kindle, De l'autre côté du miroir m'a permis d'expérimenter la lecture surLu sur mon Kindle écran. Verdict ? Un confort de lecture grâce à l'encre Lecteurs numériquesélectronique, le plaisir de découvrir en même temps les illustrations originales en noir et blanc avec la légèreté de l'objet en prime. Bref,  un régal disponible gratuitement ici en PDF illustré et ma première expérience pour le Club des lecteurs numériques.

 

Alice  echecs  Jumeaux

 

11 décembre 2013

L'encre et le sang, Franck Thilliez et Laurent Scalese

L'encre et le sangL'encre et le sang est une nouvelle co-écrite par deux auteurs de romans policiers français, Franck Thilliez et Laurent Scalese, parue en juin 2013 chez Pocket.

Hong Kong, ville tentaculaire et démesurée. William Sagnier, écrivain raté, y traîne son spleen dans un seul but : tuer Cassandra, son ancienne maîtresse, qui a provoqué sa perte en lui volant son manuscrit pour le faire publier sous le nom de l'homme qu'elle aime. 
Au détour d'une rue d'antiquaires, William tombe sur une vieille machine à écrire qui l'aimante littéralement. Il l'achète, sans hésitation, et découvre bien vite qu'elle possède un étrange pouvoir : tout ce qui est tapé dessus se produit dans la réalité. William y voit immédiatement une façon de se venger de ceux qui l'ont détruit...

Franck Thilliez et Laurent Scalese signent ici une nouvelle efficace fondée sur une intrigue paradoxalement simple et retorse. Si le fantastique semble poindre dès le début de l'intrigue avec cet objet - fascinant s'il en est - qui offre à celui qui s'en sert une omnipotence indéniable, l'histoire bascule bien vite dans une autre dimension et offre à son lecteur un retournement des plus intéressants.
Je me garderais bien de vous en dire davantage, mais sachez qu'en 118 pages - et c'est une gageure - les deux romanciers parviennent à ficeler une intrigue originale qui ne vous laissera pas insensible.
Leurs styles se mélangent pour aboutir à une écriture dynamique très cinématographique. Le suspense est maîtrisé d'une main de maître et le lecteur sent bien vite que cet apparent cadeau venu du ciel pour orchestrer une vengeance est bien plus dangereux qu'il n'y paraît.

Une lecture rapide et rafraîchissante que je ne saurais que vous conseiller. Imaginez : et si vous aussi vous possédiez cette fascinante machine à écrire, qu'en feriez-vous ? Pour ma part, bien après avoir refermé ce livre, je continue à m'interroger...

Franck Thilliez et Laurent Scalese

22 juin 2013

Pour l'amour du chocolat, José Carlos Carmona

Pour l'amour du chocolatPour l'amour du chocolat est le premier roman de José Carlos Carmona, professeur de musique à l'université de Séville. Sorti en 2010 chez Grasset, il est paru en poche chez J'ai lu en février 2013.

Automne 1963. Eleanor Trap atterit en Suisse et rencontre son oncle, Adrian Troadec. Ce dernier, submergé par la nostalgie, lui raconte comment, en 1922, il tomba éperdument amoureux d'Alma, une jeune violoncelliste. Pour attirer son attention et la séduire, il décida d'ouvrir une boutique de chocolats dans leur ville, Lausanne. Le Petit Chocolat Troadec vit ainsi le jour, et tandis qu'Adrian se perdait d'amour pour Alma, cette dernière s'envolait aux Etats-Unis au bras d'un capitaine de l'aviation américaine.

Voilà un roman qui a su me chavirer comme Soie l'avait fait en son temps. En 165 pages, José Carlos Carmona nous entraîne dans le sillage d'une famille, de 1922 à 2001, de la Suisse à l'Italie, en passant par la France et les Etats-Unis. Plusieurs générations se succèdent, avec comme point d'ancrage Le Petit Chocolat Troadec, la chocolaterie fondée par Adrian.
Les personnages s'aiment, se déchirent, se séparent pour mieux se retrouver, hésitent, se trompent, se pardonnent. Personne ne s'épargne, et la vie n'épargnera pas les nombreux personnages croisés au fil des pages.
José Carlos Carmona possède une plume très poétique qui m'a fortement rappelé celle de Maxence Fermine et d'Alessandro Barrico. Ses phrases sont cadencées, rythmées et musicales et les images se succèdent au fil des pages.
Et le plus poignant avec ce court roman, c'est que  l'auteur relate l'histoire vraie d'un jeune homme dont la vie s'arrêta brutalement le 21 juillet 2001, lors de la tristement célèbre fusillade à Gènes.

Vous l'aurez compris, Pour l'amour du chocolat fait partie des rares textes qui ont résonné en moi d'une façon particulière. Ils sont trois à m'avoir fait cet effet, depuis l'ouverture de ce blog. J'avais dit que c'était fini, qu'il n'y aurait plus de coup de coeur ici car cela dépendait de trop de critères pour être légitime parfois quelques mois après, mais je ne pouvais pas laisser ce texte comme ça sur mon blog, sans le démarquer des autres. Alors c'est officiel, Pour l'amour du chocolat mérite grandement de voir apparaître un petit logo sur sa chronique. Histoire de vous prouver davantage encore, s'il en était besoin, que j'ai été bouleversée par ce roman. Histoire de vous inciter à le découvrir. Histoire de partager avec vous cette pépite. Et tant pis si c'est la seule lecture à avoir un macaron Coup de coeur 2013 ! L'avenir nous le dira...
Marilyne avait été conquise aussi.

« On était en 1963. Automne 1963. Martin Luther King venait de proclamer au monde : "J'ai fait un rêve". Elle avait vingt-trois ans  ». (p.13)

challenge Des notes et des mots 4Première participation au nouveau Challenge Des notes et des mots d'Anne.

hez Anne

 

 challenge-Des-notes-et-des-mots-4

Quid ? Challenge Des notes et des mots chez Anne

- See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2011/09/24/22063208.html#sthash.LofZPksK.dpuf
5 mai 2012

L'affaire Jane Eyre, Jasper Fforde

L'affaire Jane EyreL'affaire Jane Eyre est le premier roman de l'auteur britannique Jasper Fforde, publié en 2001 en Angleterre et paru en 2004 en France. A ce jour, quatre autres tomes des aventures de Thursday Next, l'héroïne de cette série, sont parus en France.

Thursday Next est une une détective littéraire. Sa mission ? Accompagnée de ses collègues, elle traque les faux originaux, démantèle des trafics de paternités d'oeuvres et met à jour des tentatives de plagiat.
Le monde de Thursday Next ressemble au nôtre... mais s'en éloigne par bien des points. La littérature y tient ainsi une place primordiale - au point d'avoir crée un service spécial pour la défendre -, en 1985, la Guerre de Crimée se poursuit, et certains éléments fantastiques ponctuent le quotidien...
Ainsi, Mycroft, l'oncle de Thursday, a inventé une machine permettant de plonger littéralement dans un livre, tandis que le père de la jeune femme, ancien colonel chez les ChronoGardes, erre entre les époques pour rectifier les erreurs historiques.
Le jour où Polly, la tante de Thursday, reste bloquée dans un poème et que son mari inventeur est enlevé, cette dernière se lance à leur recherche.

J'ai lu ce premier tome - ainsi que les deux suivants - il y a quelques années. Je me souviens avoir passé un très bon moment. Et c'est en vagabondant sur les blogs de lecteurs que cette série m'est revenue en mémoire et que j'ai eu envie de la relire. C'est assez rare que je relise un livre, encore plus rare lorsqu'il me plaît autant que lors de ma première lecture. Pari réussi pour L'affaire Jane Eyre
Je me suis régalée à relire les aventures de Thusrday Next. Jasper Fforde réussit le difficile pari de l'originalité avec ce thriller littéraire. Il ne ressemble à rien de ce qui a été écrit, et offre à son lecteur un univers uchronique et onirique à souhait dont ce premier tome en esquisse les fabuleux contours.
Qui n'a jamais rêvé de pénétrer dans ses romans favoris et de rencontrer ses personnages préférés ? Jasper Fforde entrouvre cette fenêtre et nous fait toucher du doigt ce rêve : Thursday va être envoyée en plein milieu de l'intrigue de Jane Eyre. Mais, et c'est un détail que je trouve furieusement bien trouvé, tant que la narration ne se passe pas dans un lieu, Thursday peut converser avec les personnages qui s'y trouvent. La règle d'or : ne pas modifier l'intrigue ni apparaître aux yeux du narrateur, ce qui se verrait irrémédiablement dans le texte ! Cela laisse rêveur... Pour ma part, j'aimerais rencontrer un bon nombre de personnages de romans et discuter avec eux de certains points de leur histoire...
Le suspense est très bien distillé et complète à merveille cette intrigue un brin barrée mais littéralement addictive. Si certains ont déploré une certaine lenteur, voire une intrigue trop rocambolesque, pour ma part, j'ai trouvé ce que je cherchais avec ce roman : un divertissement très plaisant ! 

Pour ceux qui ne connaissent pas - et c'est une injonction - ouvrez ce premier tome ! (pour commencer...)
De mon côté, je file me plonger dans Délivrez-moi, la suite des aventures de Thursday Next.

   Délivrez-moi ! Le Puits des Histoires Perdues Sauvez Hamlet ! Le début de la fin

 

Elles ont lu L'affaire Jane Eyre : Yuko, FondantOchocolat, Mango, Faelys, Miss Alfie, Vilvirt, Kathel, Tinusia, Yoshi73, Karine:)...

 

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15 avril 2012

Wiggins et la nuit de l'éclipse, Béatrice Nicodème

Wiggins et la nuit de l'éclipseWiggins et la nuit de l'éclipse est un roman de Béatrice Nicodème paru en mars 2012 chez Gulf Stream Editeur. Passionnée d'histoires policières et particulièrement de Conan Doyle, Béatrice Nicodème a imaginé une série de romans mettant en scène Wiggins, le jeune garçon qui aide parfois Sherlock Holmes dans ses enquêtes. Ce roman est le huitième de la série débutée en 1992.

Angleterre, 1894. Wiggins ne s'est pas remis de la disparition de Sherlock Holmes dans les chutes de Reichenbach, trois ans plus tôt. Le jeune homme, désireux de suivre les traces de son idole disparu, est engagé dans un collège privé afin de protéger un des élèves. Son père, un célèbre juge londonien ayant reçu des lettres de menaces à l'encontre de son fils, craint pour la vie de celui-ci.
Pour le jeune homme, qui n'a pas eu la chance d'être scolarisé, l'école de Midhurst est une découverte. Et très vite, il se rend compte que derrière la vie codifiée et réglée de l'établissement se trament de drôles de choses...

Je ne connaissais Béatrice Nicodème que de nom et n'avais jamais lu un de ses livres. Ce roman jeunesse m'a attirée suite à la lecture de l'essai de Natacha Levet consacré à Sherlock Holmes dont je vous ai parlé il y a peu. Histoire de continuer dans ma lancée...
Et je n'ai absolument pas été déçue de cette découverte ! Béatrice Nicodème entraîne son lecteur dans une intrigue très bien ficelée qui rappelle avec finesse les enquêtes de Conan Doyle. Les rebondissements s'enchaînent au même rythme que les intrigues secondaires, le tout formant une harmonie très agréable à lire.
L'auteure soigne autant ses personnages que ses ambiances et nous offre avec Midhurst un bel exemple de public school à l'anglaise. Comme l'avait fait J.K. Rowling avec Poudlard dans Harry Potter, elle dresse ici la description d'un lieu aux codes stricts et aux traditions bien ancrées. Mais derrière la droiture et l'excellence, Béatrice Nicodème aborde, en parallèle de l'intrigue principale, la question très actuelle du harcèlement scolaire. L'idée est intéressante et offre une profondeur singulière à l'enquête que mène le jeune Wiggins.

Wiggins et la nuit de l'éclipse
est un roman à lire dès 9 ans pour se détendre en compagnie du digne héritier de Sherlock Holmes, mais également pour réfléchir à la question de la socialisation par l'école et de ses dérives.

Un grand merci à Vincent des Agents littéraires et à g pour la découverte de ce roman.

 

12 juin 2012

Délivrez-moi, Jasper Fforde

Délivrez-moi !Délivrez-moi est le deuxième tome des aventures de Thursday Next, l'héroïne de la série déjantée créée par l'écrivain britannique Jasper Fforde. Publié en 2001 en Angleterre, ce roman est paru en 2005 en France chez Fleuve Noir.

Thursday, tout juste mariée à son amour de jeunesse Landen, est de retour à Swindon, la ville qui l'a vue grandir. La jeune femme, enceinte, y goûte une vie douce après le tumulte précédent. Mais ce calme est de courte durée : le groupe Goliath, dont elle a enfermé un membre dans le poème Le Corbeau de Poe, décide d'éradiquer son mari ! Seule Thursday se souvient de son existence... La jeune femme n'a plus qu'à essayer de rentrer dans le poème de Poe pour libérer le membre de Goliath. Mais sans portail de la prose - qui permet de voyager à l'intérieur des livres - tout devient plus compliqué ! Surtout quand un membre de la famille d'Achéron Hadès, son pire ennemi, s'en mêle...

Délivrez-moi ! est tout aussi barré que le premier tome des aventures de Thursday - si ce n'est pire - et j'ai retrouvé avec grand plaisir la détective littéraire et son univers complètement loufoque. 
Les choses se corsent pour la jeune femme, et Jasper Fforde va encore plus loin dans ses trouvailles fantasques : Thursday voit son mari mourir à l'âge de 2 ans (sans avoir pu le connaître, donc !) mais est toujours enceinte de lui, elle rejoue certaines scènes de sa vie en revenant dans le passé, communique par notes de bas de pages avec son avocat, etc. Aucun doute : Jasper Fforde a de l'imagination et beaucoup d'humour ! 
Ce deuxième tome permet à l'auteur d'ancrer davantage ses personnages dans cet univers singulier. S'ils ne gagnent pas forcément en épaisseur psychologique, ils n'en demeurent pas moins attachants.
Les références littéraires - en particulier à la littérature anglaise - pullulent et ponctuent le texte de références savoureuses. Thursday croise ainsi Heathcliff, les personnages des Grandes Espérances, etc. 
Une excellente suite, donc, au rythme peut-être un peu plus lent que le premier tome, et à l'intrigue un brin enchevêtrée, mais tout aussi agréable à lire.

Elles ont lu ce roman aussi : Kathel, Karine:), Laure du Miroir...

                                                                        Le Puits des Histoires Perdues Sauvre Hamlet ! Le début de la fin

18 mars 2012

Enola game, Christel Diehl

Enola GmaChristel Diehl est professeur à l'Université de Nancy. Enola game est son premier roman, paru en février 2012 aux éditions Dialogues. Et pour un premier roman, il a fait couler beaucoup d'encre sur la blogosphère littéraire ! Mais j'ai su rester imperméable aux chroniques des autres blogueuses avant de me plonger dans ce livre... pour mieux l'appréhender !

Une mère et sa fille. Une catastrophe. La grande lumière, pour la petite. Enola game, pour sa mère, en référence à l'avion qui  largua la première Bombe A sur Hiroshima. Comment continuer à vivre quand on ne sait pas ce qui se passe dehors ? Quand les vivres s'amoidrissent au fil des jours ? Que le quotidien se désagrège dans l'attente ?  Que les souvenirs s'estompent ? Et que l'avenir est plus flou à mesure que le temps passe ?

Je n'irai pas par quatre chemins, comme à chaque fois que je suis conquise par une lecture : ce court roman de 118 pages est un texte magnifique, et ce à plusieurs niveaux.
Magnifique tout d'abord par la plume poétique de Christel Diehl. L'auteure choisit ses mots avec soin et chaque phrase possède une prosodie étonnante. Le rythme, la musicalité, les figures de style participent de la beauté de ce texte. Les réferences littéraires sont nombreuses et ponctuent le texte, comme une culture à laquelle s'accroche désespérément la mère.

Magnifique ensuite pour son intrigue qui, si elle se fonde sur une situation post-apocalyptique, possède une originalité déroutante. De cette catastrophe, nous n'en saurons rien, et là n'est pas le propos. Christel Dielh s'attache à la question de la survie dans une situation dramatique. Comment continuer à vivre dignement quand on ne peut plus se laver, quand la nourriture vient à manquer et la folie à poindre son nez ? On ne peut que penser au récit d'Anne Frank, aux opprimés obligés de se cacher, à notre passé. Les résonnances font froid dans le dos mais sont évidentes.
Magnifique, enfin, dans la relation entre les deux personnages, la mère et son enfant. Dans la volonté de la première de protéger la seconde de cet extérieur menaçant dont elle ignore tout. C'est beau, c'est très beau, et dans le même temps on se dit que sans ce personnage enfant, l'adulte n'aurait pas lutté aussi longtemps. C'est dans la protection de son enfant qu'elle trouve la force de continuer à imaginer un avenir, se nourrir de son passé tout en se moquant de la vacuité de certaines de ses réflexions antérieures. Pour continuer à avancer. Sa force, c'est cet enfant de quatre ans à peine, qui a si peu vécu et qui mérite encore que le soleil se lève, que le printemps réapparaisse et que la nature offre à ses yeux un émerveillement renouvelé. Cette histoire, c'est celle de cet espoir nécessaire à la survie.
Une très belle rencontre que ce roman. Pourtant... Pourtant j'ai eu du mal à me plonger dedans. Redoutant une claque. Redoutant une histoire forte que j'aurais du mal à supporter. Mais quand j'ai ouvert le livre etCoup de coeur 2012 que j'ai vu la citation liminaire de Maxence Fermine, (que j'avais notée
dans ma chronique), il y a eu un déclic. Et j'ai lu ce roman d'une traite. Je suis tombée sous le charme de la plume de Christel Diehl. Elle a su m'émouvoir avec ses mots et son intrigue qui a fait résonner des choses en moi au fil des pages. Bref, voici mon quatrième coup de coeur  de l'année 2012. A lire au plus vite ! 
Les avis de Canel, Manu, Clara et Noukette sur cette lecture, histoire de convaincre les indécis.

"Elle quitte toujours à regret le refuge illusoire de son sommeil aux mille cloisons mouvantes." (p.11)

"Les mots courent sur le papier comme une armée d'insectes couturiers, inlassablement occupés à tisser ses souvenirs, à tricoter l'intrigue et à filer les métaphores à la quenouille de ses rêves." (p.57)

Un grand merci à Laure-Anne et aux Editions dialogie pour la découverte de ce fantastique roman.

 

5 octobre 2011

L'arbre d'Halloween, Ray Bradbury

9782020511117FS L'arbre d'Halloween, de l'américain Ray Bradbury, est un roman publié en 1972 aux États-Unis avant d'être traduit et de sortir en 1994 en France.

31 octobre dans une petite ville du Midwest. Une bande de gamins déguisés frappe aux portes, clamant le célèbre "trick or treat !". Leur excitation les pousse à s'aventurer devant la porte de la maison hantée de la ville... Les voilà embarqués dans un voyage sur les origines d'Halloween, à travers les âges et les pays.

J'avais adoré Fahrenheit 451 de Bradbury. Mon envie de découvrir davantage ses oeuvres est grande, et j'ai commencé par celle-ci, bien moins connue que Les Chroniques Martiennes.
L'arbre d'Halloween
est un texte déroutant, beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Ray Bradbury entraîne son lecteur dans un voyage très poétique à la découverte des traditions de différents pays. Qu'il s'agisse d'El Dia de Muerte au Mexique, de la Toussaint en France ou encore de la fête de Samhaïn chez les Celtes, les façons de rendre hommage aux morts sont nombreuses et diffèrent selon les époques et les traditions.
Accompagnés de Montsuaire, l'habitant de la maison hantée, les gamins traversent les âges et ouvrent les yeux sur cette célébration ancestrale. Un bel hymne à la tolérance, à la différence et à la connaissance. Bref, un très bon moment de lecture !

Première étape du Train fantôme d'Halloween, avec Lou et Hilde
et les participants au Challenge Halloween  :

la maison hantée
!

halloween

6 février 2012

Au bonheur des Dames, Emile Zola

A bonheur des damesAu bonheur des Dames est le onzième roman de la série des Rougon-Macquart, publié la première fois en 1883.

Lorsque la jeune Denise, orpheline, arrive à Paris avec ses deux jeunes frères, elle se met en quête d'un emploi pour subvenir à leurs besoins. Son oncle, chez qui elle vient frapper, ne peut lui en donner : les affaires vont mal pour les petites boutiques du quartier qui souffrent du Bonheur des Dames, un des premiers grands magasins parisiens où les tissus se vendent à des prix dérisoires.
La jeune Denise se résout à travailler dans cette fourmilière géante, régentée par Octave Mouret. Les journées sont longues, les clientes exaspérées et les vendeuses individualistes, mais Denise travaille dur pour échapper à la misère.

Première incursion dans la saga des Rougon-Macquart (et en ayant fait des études de lettres s'il vous plaît !), la lecture de ce roman m'a littéralement enchantée.
J'ai plongé avec plaisir dans la description de ce Paris en pleine mutation et dans ces transformations économiques. Les descriptions du magasin sont telles qu'elles semblent étonnamment anachroniques pour leur époque. On y croise des employés soumis à des pressions hiérarchiques, un système d'entreprise où chaque personne possède un rôle bien défini dont il ne doit pas s'éloigner, des stratégies pour vendre et tenter les clientes, etc.
L'univers des grands magasins, décrit sous toutes ses coutures, m'a évidemment fait penser aux grandes enseignes parisiennes d'aujourd'hui, et c'est avec stupéfaction que je me suis rendu compte à quel point ces systèmes économiques sont rodés depuis bien longtemps. Le basculement, décrit ici avec l'oncle de Denise et ses voisins, montre comment les petites boutiques, fonctionnant selon des anciens modèles commerciaux, se sont fait littéralement dévorer
 par les grandes enseignes aux profits toujours plus exacerbés. C'est dur, la misère rôde pour beaucoup, mais c'est diablement bien décrit !
Zola nous plonge dans cette machine infernale où chaque employé est une partie d'un engrenage fabuleux qui permet à la bête humaine de fonctionner. Un pur régal ! Un roman qui m'a donné envie de découvrir davantage l'oeuvre de Zola. Après des années loin des auteurs classiques trop étudiés au lycée et en fac, je reviens progressivement vers eux...

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible chez Ebooks. Voici ma quatrième lecture sur mon Kindle, et ma quatrième participation au Club des lecteurs numériques.

                    Lecteurs numériques      

 

"Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne : Au bonheur des Dames."

"Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d'un air troublant de mystère ; les pièces de drap elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice ; tandis que les paletots se cambraient davantage sur les mannequins qui prenaient une âme, et que le grand manteau de velours se gonflait, souple et tiède, comme sur des épaules de chair, avec des battements de la gorge et le frémissement des reins."

"Le soleil pâlissait, la poussière d'or rouge n'était qu'une lueur blonde, dont l'adieu se mourait dans la soie des tentures et les panneaux des meubles."

"C'était la femme que les magasins se disputaient par la concurrence, la femme qu'ils prenaient au continuel  piège de leurs occasions, après l'avoir étourdie devant leurs étalages [...] Et si, chez eux, la femme était reine, adulée et flattée dans ses faiblesses, entourée de prévenances, elle y régnait en reine amoureuse, dont les sujets trafiques, et qui paye d'une goutte de son sang chacun de ses caprices."

"Ce fut le dernier coup porté à ces dames. Cette idée d'avoir de la marchandise à perte fouettait en elles l'âpreté de la femme, dont la jouissance d'acheteuse est doublée, quand elle croit voler le marchand. Il les savait incapables de résister au bon marché."

"L'heure était venue du branle formidable de l'après-midi, quand la machine surchauffée menait la danse des clientes et leur tirait l'argent de la chair."

fashion

 Une lecture que j'inscris dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière


10 septembre 2011

Pierre de lune, Wilkie Collins

9782859405526Pierre de lune, publié pour la première fois en 1868 dans la magazine All the year around, est le roman qui rendit célèbre Wilkie Collins, célèbre au point de rendre jaloux son grand ami Charles Dickens.

Le récit commence en 1799, lors de la prise de la ville indienne Seringapatam par les anglais. Un des militaires dérobe la pierre de lune, une pierre qui aurait été incrustée dans le front d'une divinité personnifiant la Lune. Mais une malédiction pèse sur cette pierre : quiconque la dérobe verra sa vie et celle des ses descendants devenir un cauchemar.
En 1848, la famille Verinder, noble famille du Yorkshire, descendante du militaire voleur, voit sa vie bouleversée par l'arrivée du diamant. Les conséquences malheureuses s'enclenchent dès lors pour la punir.

J'ai découvert Wilkie Collins grâce à Cryssilda et à son challenge dont je reparlerai plus bas. J'avais lu en novembre dernier Voie sans issue (ou L'abîme), un roman écrit à quatre mains avec son grand ami Charles Dickens.
Pierre de lune
était donc le premier livre que je lisais de Wilkie Collins. Et quelle découverte ! Je me suis laissée happer par cette intrigue à tiroirs. L'idée de génie de Collins est de confronter son lecteur à un crime - le vol de la Pierre de lune - et de ne pas proposer une narration surplombée par un narrateur unique mais de faire se succéder plusieurs narrateurs.
En effet, ce sont les membres de la famille Verinder et leurs proches qui racontent tour à tour ce qu'ils ont vu au moment des faits et prennent en charge le récit. Or, en lectrice assidue de romans policiers, je ne suis jamais certaine de ce que je lis quand il s'agit d'un personnage qui raconte des faits dont il a été témoin. Tout le monde est suspect. Le doute s'installe pour ne jamais repartir et la lecture s'étire en amenant toujours plus de questions. Où s'arrêtent les faits, où commencent les mensonges ? Et qui se dissimule derrière un masque ? Mystère...
Wilkie Collins entraîne son lecteur dans cette histoire de vol riche en rebondissements portée par une plume protéiforme très intéressante. Selon le personnage qui prend en charge le récit, Collins lui attribue plus ou moins d'humour, de facilité à raconter, de digressions, etc. ce qui dynamise grandement la narration.
Il y en a trop à dire, et pourtant, c'est difficile de ne pas gâcher la découverte de ce texte... Pierre de Lune est un roman vraiment extraordinaire, que certains considèrent comme précurseur du roman policier moderne, dans lequel on se plonge avec délice. Impossible de reposer ce livre tant son pouvoir hypnotique vous  happe dès les premières pages. Attendez-vous à du grand, à du très grand, si vous ouvrez ces pages.coup de coeur 2011
Vous l'aurez deviné depuis bien longtemps, Pierre de lune est un véritable coup de coeur pour moi. Un coup de coeur tel que mes lectures suivantes ont eu moins de saveurs... J'ai heureusement d'autres romans de Wilkie Collins dans ma PAL pour étancher ma soif d'émotions comme celles-ci...

"Il en faut peu pour pleurer quand vous êtes jeune et que vous entrez dans la vie. Il en faut encore moins quand vous êtes vieux et que vous êtes sur le point de la quitter." (p.180)

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec Céline.

Lectures communes

 

8 octobre 2011

Le Couvent de la reine T. 1 L'aile des Princes, Lova Pourrier

Couvent_de_la_reine2L'aile des princes est un roman pour les enfants dès 10 ans paru aux éditions Eveil et Découvertes en 2010. Il inaugure une série de romans  historiques de Lova Pourrier intitulée Le couvent de la Reine centrée sur le 18e siècle.

Laure a quinze ans lorsque ses parents l'envoient au Couvent de la Reine, à Versailles. Pour la jeune fille, une nouvelle vie commence là-bas, elle se fait rapidement des amies comme des ennemies.
Le jour où, grâce au concours de poésie qu'elle  remporte, elle a l'honneur d'aller à un bal à Versailles, Laure n'imagine pas que cette soirée changera sa vie. Témoin de la fuite d'une jeune aristocrate en Amérique avec un gentilhomme, la jeune fille n'est pas au bout de ses surprises.

L'aile des princes est un court roman jeunesse vraiment très agréable à lire. Il allie Histoire et fiction avec brio, et nous entraîne dès la première page dans le Versailles de Louis XVI et de Marie-Antoinette.
Les personnages adolescents -Laure et ses amies Elise et Louison - possèdent une psychologie fine, ce qui évite l'écueil de retrouver des caricatures de jeunes actuels aux préoccupations anachroniques. Ainsi, les jeunes filles se vouvoient entre elles et leurs attitudes représentent les valeurs de leurs rangs et de leur époque.
L'intrigue est bien ficelée et permet au suspense d'éclore très tôt, et au lecteur de se prendre de sympathie pour la jeune héroïne et ses comparses.
Un roman que je ne peux que recommander pour les pré-adolescents et les adolescents dès 10 ans. Je pense qu'il saura les conquérir par son style et sa plongée historique au coeur du Versailles et du XVIIIe siècle.

Je tiens à remercier Jérôme, Lire_pour_le_plaisir et les Éditions  eveil(1)pour ce petit roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

Pour en savoir plus sur Lova Pourrier,
l'auteure de ce roman,
n'hésitez pas à jeter un oeil à son site internet
consacré à l'Histoire.

lova pourrier

 

Et si comme moi vous aimez le visuel de la couverture
sachez que celui-ci a été réalisé par la jeune illustratrice Alice Dufeu.
Et pour en savoir plus, rendez-vous
sur son blog !


5 octobre 2011

Shutter Island, Christian De Metter et Dennis Lehane

shutter-island-bd-732x1024Shutter Island est un thriller psychologique de Dennis Lehane, publié en 2003. Une adaptation cinématographique signée Martin Scorsese est sortie en 2010, avec DiCaprio dans le rôle titre, alors qu'en 2008, Christian De Metter avait fait une adaptation en BD de ce roman, adaptation sortie chez Casterman.

Boston, années 50. Teddy Daniels et Chuck Aule, deux Marshalls fédéraux, sont dépêchés sur Shutter Island pour enquêter sur une disparition. L'ile abrite en effet un hôpital psychiatrique où sont enfermés des criminels très dangereux. Mais dès leur arrivée, les deux hommes sont confrontés à une ambiance pesante. Ni le personnel de l'hôpital ni le personnel de direction ne les aident dans leur enquête. Le doute s'installe dans leur esprit alors qu'une tempête approche. Et s'ils étaient bloqués sur l'île ? Et si les apparences étaient trompeuses et le personnel de l'île pas tout à fait honnête ? 

J'avais adoré le film de Scorsese : son ambiance, son suspense, ses non-dits et sa lumière. J'ai aimé me replonger dans cette intrigue qui, si elle perd un peu de sa saveur une fois le dénouement connu, n'en demeure pas moins passionnante. preview_page
Christian De Metter nous plonge dès la première page dans l'ambiance du roman. Avec des couleurs sépia, il nous entraîne dans les années 50, sur cette île si étrange.
Si les vignettes m'ont fait vraiment penser aux plans de Scorsese (j'ai revu le film récemment) et aux techniques cinématographiques du réalisateur, elles m'ont néanmoins permis de m'immerger complètement dans ce suffocant huis-clos. N'ayant pas encore lu le roman de Lehanne, et comme cette BD en est une adaptation, j'en déduis que le film de Scorsese lui est très fidèle.

J'ai donc passé un bon moment. Certes. Mais en réalité sans plus. Pourquoi ? Parce que j'ai eu l'impression de lire une novélisation du film ou son story-board. Christian De Metter n'a pas su donner à cette BD une singularité qui aurait pu me séduire. Oui, les couleurs créent une ambiance. Oui, son trait est flou, parfois indistinct, et participe de l'ambiance.
Mais la magie n'a pas opéré. J'ai refermé cet album en me disant que je n'avais pas eu une expérience de lecture particulière. Aucune émotion si ce n'est celle de me plonger à nouveau dans une intrigue que j'aime beaucoup. Un rendez-vous raté pour moi. J'attendais autre chose, c'est certain. Et pourtant, ce ne sont pas les éloges qui manquent sur cette BD !

   Et voici ma 25e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

Et ma 16e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 13/20)

Logo_top_bd_2011

20 avril 2011

La Licorne T.2 Ad Naturam, Mathieu Gabella et Anthony Jean

Licorne_tome_2_Ad_NaturamJ'avais découvert le premier tome de cette BD il y a peu et avais été conquise (voir mon billet enthousiaste) Ayant emprunté les trois premiers tomes d'un coup, j'ai lu, lors du Read-A-Thon, Ad Naturam, le deuxième opus.

Ambroise Paré et ses compagnons poursuivent leur quête pour découvrir qui transforme l'anatomie humaine. En route vers Milan, et accompagné des Primordiaux, créatures merveilleuses et mythologiques capables de modifier leur morphologie, Ambroise Paré part à la recherche du laboratoire où tout a commencé. Mais leurs ennemis sont déjà là, à guetter dans l'ombre leur venue...

Grandiose, comme le premier tome ! Encore une fois, une lecture passionnante, mêlant histoire et fantastique avec talent ! Les illustrations d'Anthony Jean rendent hommage à cette Renaissance Italienne fantasmée inspirée de l'Histoire.
Pas de temps mort dans cette intrigue très riche en rebondissements, si haletante que je n'ai pu m'empêcher, durant mon Read-A-Thon, de lire le troisième tome dans la foulée !
Cette lecture confirme ce que j'avais pensé du premier tome et j'insiste donc : cette BD est vraiment une très belle découverte que je vous encourage à lire...

Et voici ma septième participation
au rendez-vous hebdomadaire de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1


29 mars 2010

Gemma Bovery, Posy Simmonds

gemma_boveryUne collègue m'a prêté ce roman graphique et j'en ai été curieuse car j'adore les réécritures et autres récits apocryphes sur le roman de Flaubert (rappelez-vous Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary, que j'avais adoré)
Gemma Bovery s'inscrit bien dans la ligné du roman de Flaubert, tout en le modernisant...

Gemma est anglaise et sa vie ressemble en bien des points à celle d'Emma Bovary. Mariée à Charlie, elle décide de traverser la Manche avec son van pour s'installer dans une ferme en Normandie. Mais l'ennui guette la jeune femme. Charlie, divorcé, se rend souvent en Angleterre voir ses enfants, tandis que sa jeune femme se morfond dans la campagne normande. Jusqu'au jour où elle rencontre un jeune étudiant célibataire... Pendant ce temps, son voisin, le boulanger du village, secrètement amoureux d'elle, épie ses moindres faits et gestes...

Ce roman graphique est une pure merveille ! Drôle, assez déroutant et esthétiquement incongru, sa lecture est un réel plaisir.
Gemma, double moderne de la célèbre Emma, est une jeune femme préoccupée par son quotidien, et que ni son passe-temps - la décoration de maisons - ni la vie dans son petit village ne satisfait.
Le personnage de Charlie, doux rêveur solitaire, est parfait en mari trompé.
2_PosyGemmaBoveryPage
Les dialogues sont savoureux, tout autant que les textes plus romancés. La lecture se fait lente, à décortiquer chaque page, telle la vie de Gemma.
Un réel plaisir de lecture, déroutant pour qui n'a pas l'habitude des romans graphiques. Une esthétique innovante donnant réellement l'impression de lire un journal intime où chaque illustration a été collée.

Avis aux amateurs de Madame Bovary, voici Gemma Bovery, son double en roman graphique truculent !

6 janvier 2018

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter May

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter MayL'île des chasseurs d'oiseaux est le premier tome de La Trilogie écossaise écrite par le romancier et scénariste écossais Peter May. Il est paru en 2009 aux éditions du Rouergue.

Alors qu'il vient de perdre son fils unique dans un tragique accident, l'inspecteur Fin Macleod est chargé de retourner sur l'île de son enfance, l'île de Lewis, afin d'y enquêter sur un assassinat.  Ce dernier ressemble à s'y méprendre à l'enquête qu'il suit à Edimbourg où un homme a été retrouvé pendu et éventré. Ce retour sur Lewis, dix-huit ans après son départ, le replonge dans son enfance. Cette enfance passée sur cette île venteuse au Nord de l'Ecosse, où l'on parle le gaélique et se chauffe à la tourbe. Fin y retrouve ses anciens camarades d'école, ceux qui sont restés sur Lewis, qui n'ont pas pu quitter l'île. Et il y retrouve aussi Marsaili, son premier amour.

Cela faisait longtemps que cette trilogie me faisait de l'oeil, moi, amoureuse ultime du Royaume-Uni en général et de l'Ecosse en particulier. Et comme je fais une pause dans la série Outlander, j'ai eu envie de me plonger dans l'Ecosse d'aujourd'hui avec cette série.
Peter May nous offre ici une intrigue sombre et violente, à l'image des éléments qui se déchaînent sur cette petite île britannique. Le meurtre qui amène Fin sur l'île est particulièrement sordide et celui-ci va baigner dans un milieu froid et peu amène, où les rancoeurs et les regrets ont pris la part belle sur l'enthousiasme et l'espoir. Rare personnage a avoir réussi à quitter l'île, Fin retrouve ses anciennes connaissances, aigries et lassées de leur vie insulaire et reculée. Il vente fort, il pleut souvent sur l'île de Lewis, et l'alcool est bien souvent l'unique remède pour oublier une vie subie. La galerie de personnages est aussi bien léchée que l'intrigue, qui avance à bon pas.
Vous savez que je suis petite nature niveau lecture (et niveau ciné aussi !), que l'extrême violence me met mal à l'aise et que je peine à me détendre en lisant le récit de tortures et de meurtres. C'est la raison pour laquelle je fuis le polar contemporain, bien souvent trop rude pour moi. Mais l'envie de me plonger dans les pages de Peter May a pris le dessus sur ma réticence. Et si j'ai eu des moments d'horreur dans ma lecture (particulièrement avec cette tradition de chasse au guga) j'ai néanmoins adoré me glisser aux côtés de Fin sur cette île écossaise et me plonger dans ses souvenirs plus ou moins heureux. Le deuxième tome, L'homme de Lewis, m'attend sagement dans ma liseuse. Mais pas pour longtemps !

7 mars 2019

L'appel du coucou, Robert Galbraith

L'appel du coucou

L'appel du coucou est un roman policier de J.K. Rowling écrit sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Il est paru en novembre 2013 aux éditions Grasset.

Mayfair, quartier cossu de Londres. Lorsque la jeune mannequin Lula Landry est retrouvée morte, précipitée de son blacon du deuxième étage, la police croit au suicide. Mais le frère de la défunte est sceptique et engage le privé Cormoran Strike. Cet ancien lieutenant revenu d'Afghanistan amputé, gagne maigrement sa vie en menant des enquêtes et se plonge à corps perdu dans l'histoire de la jeune femme, adoptée par un couple fortunée. Et lorsque son agence d'intérim lui envoie Robin Ellacott en guise de secrétaire, le trentenaire ne se rend pas compte qu'il va rapidement former un duo de choc avec sa partenaire. 

Vous connaissez mon amour pour J.K. Rowling, et pourtant je n'avais pas encore mis le nez dans sa série de polars écrite sous pseudonyme.  
C'est chose faite avec ce roman ! Et si sa lecture m'a occupée une partie du mois de février, ce n'est pas tant à cause de ses 700 pages que de mon rythme de tortue du mois dernier (cf. mon bilan de lecture de février !).  
Verdict ? J'ai trouvé des longueurs à l'intrigue, certes, mais elle m'a quand même tenue en haleine et sitôt la dernière page tournée, j'ai emprunté dans la foulée le deuxième opus des aventures de Cormoran et Robin, Le ver à soie. Car finalement c'est le duo d'enquêteurs qui m'a séduite dans ce roman, plus que l'intrigue en elle-même. Il faut reconnaître à J.K. Rowling son talent de romancière : tout se tient, chaque détail de l'intrigue est savamment relié à la toile d'ensemble et le roman policier est une réussite, mais il ne se passe pas grand chose et le rythme est assez lent. Je comprends les avis en demi-teinte !  
Le point d'orgue réside néanmoins dans les personnages, gros atout de la créatrice d'Harry Potter, qui sait construire une psychologie vraisemblable et fine.  
Un premier tome un peu longuet parfois, donc, mais qui fonctionne finalement très bien et m'a donné envie de continuer la série dans la foulée. 

Les avis de Sandrine et Amélie, peu conquises de leur côté par ce premier tome.

10 février 2018

La pâtisserie Bliss, Kathryn Littlewood

La pâtisserie BlissLa pâtisserie Bliss est le premier roman de la new-yorkaise Kathryn Littlewood. Il est paru en 2013 aux éditions Pocket Jeunesse.

Dans la petite ville de Calamity Falls, la famille Bliss tient une adorable pâtisserie très prisée. Mais ce que les citoyens de la ville ignorent, c'est que la famille possède un livre de recettes magiques qu'elle se passe de génération en génération. Des muffins de l'amour aux cookies de la vérité en passant par les biscuits au sommeil de plomb, certaines pâtisseries possèdent des pouvoirs bien singuliers. Mais la famille tient à garder son secret et ne distille ses merveilles enchantées qu'en cas d'urgence. Ainsi, quand Céleste et Albert, les parents, sont appelés en urgence par la maire d'une ville voisine pour l'aider dans une épidémie de grippe, leurs quatre enfants se retrouvent seuls à gérer la boutique. Pour Rose, Oliver, Origan et Anis commence alors une folle aventure ! Une tante mystérieuse fait son apparition sur une moto étincelante et les envoûte de ses charmes tandis que l'idée d'utiliser le livre de recettes magiques - malgré l'interdiction formelle de leurs parents - les taraude.

C'est bien simple : j'aurais adoré découvrir ce livre à l'âge de dix ans ! Je me serais identifiée à l'héroïne, Rose, une enfant sérieuse et responsable qui adore faire de la pâtisserie et a peur de l'ennui ; j'aurais copié la couverture toute colorée du roman et dessiné de nouvelles aventures pour les personnages ; j'aurais eu envie de tester toutes les recettes... Bref, ce roman m'aurait fascinée longtemps, plus jeune (et en tant que prof doc je me dis que l'édition jeunesse a réellement pris un virage intéressant suite à la parution de Harry Potter)

Mais même si je n'ai plus dix ans ni l'âge des personnages, j'ai quand même passé un excellent moment dans les pages de ce court roman prêté par une de mes élèves. La petite ville de Calamity Falls est paisible, rythmée par les habitudes de ses habitants, et la pâtisserie de la famille est un petit havre de paix, d'amour et de magie !

L'intrigue a beau être un peu prévisible et manichéenne, les personnages secondaires porter des noms évoquant leurs caractéristiques physiques ou une connotation humoristique (M. Phibien et Cléa Molett, notamment), l'ensemble fonctionne bien, faisant la part belle aux relations familiales et au mal-être adolescent. La petite Rose peine à trouver sa place dans sa famille et à entrer en communication avec ses frères, se démenant avec sérieux pour la pâtisserie dans ses parents sans que ceux-ci ne le voient réellement. Une série délicieuse dont j'ai vraiment envie de découvrir la suite et que je ne peux que vous conseiller.

11 janvier 2018

Extrêmement fort et incroyablement près, Jonathan Safran Foer

Jonathan Safran Foer extrêmement fort et incroyablement prèsExtrêmement fort et incroyablement près est le deuxième roman de l'écrivain américain Jonathan Safran Foer paru en 2006 aux Éditions de l'Olivier. 

Oskar a neuf ans, une sensibilité extrême et une imagination débordante. Cette imagination va lui servir à surmonter le deuil de son père, disparu dans les attentats du World Trade Center. Ce dernier adorait lui poser des énigmes mais n'a pas eu le temps de lui révéler la solution de la dernière. Équipé d'un plan de Central Park et d'une mystérieuse clé, Oskar va parcourir la ville à la recherche d'indices, persuadé que la résolution de cette ultime énigme lui permettra de comprendre l'injustice de la mort de son père. 

Quel roman ! Quelle intrigue ! Et quelle quête initiatique à travers New York ! Je ressors bouleversée de cette narration à la première personne prise en charge par Oskar, personnage attachant s'il en est. L'auteur a réussi avec brio à rendre compte de l'esprit foisonnant de ce personnage hors du commun, hypersensible, extrêmement intelligent, isolé, évidemment, et en quête de sens. Les idées bouillonnent dans sa tête, tout comme les questions, et le petit garçon se lance à corps perdu dans cette quête qui semble impossible dans une ville de plus de huit millions d'habitants. Pour oublier que son papa ne rentrera pas et pour apprendre à vivre avec cette idée.

New York est un personnage à part entière, Oskar arpentant la ville et ses différents quartiers à la recherche de réponses à ses questions. L'ambiance est lourde, post 11 septembre, et elle est perçue à travers les yeux d'un enfant de neuf ans, qui n'y comprend rien si ce n'est que son père est mort. Mais comment est-il mort exactement ? C'est ce que cherche à savoir Oskar. L'intrigue alterne les époques et les personnages, l'histoire familiale du personnage s'imbriquant peu à peu pour donner à voir un tableau d'ensemble cohérent. 

L'objet livre en lui-même est un ovni hybride. Des photos y sont insérées, des pages de journaux intimes, des griffonnages, comme si le livre que le lecteur tenait entre ses mains était un des documents mentionnés dans l'intrigue. Brillant ! Je ressors enchantée de cette lecture, bercée par les quelques jours passés en compagnie de ces personnages, émue parfois aux larmes de leur histoire. Un régal que je vous encourage vivement à découvrir si ce n'est pas encore fait !

Une adaptation ciné a été réalisée par Stephen Daldry en 2012 avec Tom Hanks et Sandra Bullock mais, comme souvent, je préfère m'en tenir à mes images personnelles. 

8 novembre 2017

Philocomix, Thivet, Vermer et Combeaud

PhilocomixPhilocomix est un album imaginé par Jean-Philippe Thivet, Jérôme Vermer et Anne-Lise Combeaud paru en août 2017 aux éditions Rue de Sèvres.

Platon, Epicure, Sénèque, Montaigne, Descartes, Pascal, Kant, Bentham, Schopenhauer, Nietzsche : dix philosophes et autant de visions du bonheur. Autant de regards singuliers sur le monde et de réflexions pour vivre de façon sereine.

Quand deux auteurs de BD s'associent à un agrégé de philosophie pour s'interroger sur la question du bonheur et en rendre compte avec un humour décapant, Philocomix apparaît ! Oubliez vos souvenirs de vos cours de philo, ici, la philosophie est accessible et envahit notre quotidien. Les auteurs reprennent les idées des dix grands philosophes et les rendent abordables sans pour autant les simplifier. Le ton est très décalé, l'humour omniprésent, et chaque chapitre se clôt sur une illustration de la mise en pratique de la théorie dans la vie de tous les jours. Du "Connais-toi toi-même" de Platon au "Deviens qui tu es" de Nietzsche en passant par le "Ne désire rien que tu ne puisses acquérir" de Descartes, le lecteur parcourt des siècles de philosophie avec un humour certain et une justesse de ton.

L'ensemble est très accessible, drôle, bien construit - à chaque philosophe un chapitre exposant une rapide biographie et les grandes lignes de sa réflexion - et finalement bien inspirant. On se rend compte - sans surprise - que nos préoccupations actuelles possèdent une portée universelle et que bien d'autres avant nous s'étaient posé ces questions... Un album à mettre entre toutes les mains, sans aucune hésitation. Chacun pourra y piocher ce qu'il voudra dedans. Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres de m'avoir permis de découvrir cet album.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Noukette !

15 septembre 2017

L'atelier des miracles, Valérie Tong Cuong

L'atelier des miraclesL’atelier des miracles est le neuvième roman de l’auteure française Valérie Tong Cuong paru en 2013 aux éditions JC Lattès. 

Millie, jeune secrétaire intérimaire, perd tout lors de l'incendie de son immeuble. C'est l'occasion pour elle de simuler une amnésie et de faire table rase de son ancienne vie. Mariette, prof d'histoire-géographie en collège, se sent quant à elle persécutée par ses élèves et à bout de nerfs, frappe l'un d'eux. Monsieur Mike, enfin, a tout perdu, et vit désormais dans la rue sans espoir d'en sortir. Jusqu'au jour où il est passé à tabac et hospitalisé. Trois vies au bord du gouffre. Trois vies que Jean décide de sauver en les recueillant dans son atelier. L'atelier des miracles. Un endroit où il leur propose un toit, de l'aide, un soutien psychologique. Une sorte de tremplin pour les aider à refaire surface et reprendre les rênes de leur vie. Mais à vouloir contrôler les souffrances des autres, ce sont leurs vies que Jean contrôle. Millie, Monsieur Mike et Mariette seront-ils prêts à accepter les règles de ce jeu ?

Cela faisait bien longtemps que je lorgnais sur ce roman, attirée de prime abord par sa couverture. Et oui, ça m'arrive tellement peu souvent que je l'avoue. Enfin, j'avoue surtout que je l'avais regardée trop rapidement et que j'avais vu ce que je voulais y voir : j'ai cru que les cadrans d'horloge étaient des boutons et que ledit atelier serait un atelier de couture... Voilà voilà... 

Bon, en réalité il n'en est rien, vous vous en doutez, mais j'ai quand même passé un bon moment entre ces pages. Valérie Tong Cuong offre à son lecteur un roman bien construit, porté par une alternance narrative qui fait sens. Chacun des trois personnages principaux prend en charge le récit et ne délivre au lecteur que des informations parcellaires sur sa vie et son passé. 

Si j'ai trouvé le début un peu long à se mettre en place, j'ai été par la suite charmée par la tournure que prenait l'intrigue. L'atelier de Jean - sorte de refuge physique et mental - fait un peu rêver, le personnage aussi. Charismatique, empathique, à l'écoute, c'est tellement rare. Et forcément, les fissures apparaissent et le roman prend une autre tournure. Feel good efficace, L'Atelier des miracles engage une réflexion sur le fait de se confronter à ses peurs et ses errances sous couvert d'une intrigue positive et bourrée d'optimisme. Je valide ! 

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20 mars 2019

Le murmure des sorcières, Marianne Renoir

Le murmure des sorcièresLe murmure des sorcières est un roman jeunesse de Marianne Renoir paru en janvier dans la collection Neuf de L'Ecole des Loisirs. 

Kaï est une petite sorcière et comme toutes les sorcières, elle est végétarienne, descend des dragons de Komodo et vit sur une île du Pacifique, en tout quiétude. Mais lorsque la montée des eaux menace leur île, les sorcières sont obligées d'émigrer. Après un long vol en balai, elles se retrouvent à Paris et Kaï, très intriguée par les humains, adore les observer. Mais un soir, alors qu'elle rencontre une petite fille qui lui ressemble énormément, sa mère entre inopinément dans la chambre et les confond. Kaï et Marie-Astrid Caramel de Bellegarde - c'est son nom - échangent donc leur vie. C'est le début des aventures pour les deux fillettes !

J'ai toujours aimé les histoires de sorcières. Depuis que je suis petite et que j'ai dévoré la série des Amandine Malabul puis la saga des Chrestomanci et enfin les Harry Potter, j'avoue avoir un faible pour ces univers. Je n'ai donc pas résisté à l'appel de ce court roman jeunesse, dans lequel les sorcières sont végétariennes.    
Mais j'en ressors en demi-teinte. Si l'idée de départ est assez classique - l'échange de deux personnages qui se ressemblent - le traitement sur fond d'intrigue écologique et de sorcellerie m'intéressait grandement.   
Malheureusement, je n'ai été sensible ni au style narratif, ni à l'univers imaginé qui semble arbitraire et trop peu décrit pour qu'on s'y plonge. Heureusement que l'héroïne est attachante et que les questions de tolérance et d'environnements sont bien traitées. Mais je ressors mitigée de cette lecture. 

Merci  à L'Ecole des Loisirs pour l'envoi de ce roman.

21 janvier 2019

Inspiration du jour : mes podcasts préférés

Bonjour à tous,

En cette froide et lumineuse matinée d'hiver, je voulais vous parler d'une habitude qui est entrée dans ma vie progressivement et qui m'accompagne aujourd'hui au quotidien, celle d'écouter des podcasts. Je m'y suis mise petit à petit, en déménageant en Lorraine et en habitant à 45mn de mon lieu de travail. Moi qui ne suis pourtant pas auditive, j'ai pris l'habitude, en voiture près de 6h par semaine, d'écouter des podcasts inspirants. Je voulais vous présenter mes préférés aujourd'hui.

 

Change ma vie

Change ma vie est un podcast qui propose des outils pour l'esprit : loi de l'attraction, accords toltèques, indépendance émotionnelle, etc. Clotilde Dusoulier, ancienne auteure culinaire et aujourd'hui coach, accompagne ses auditeurs en les faisant réfléchir aux situations du quotidien. D'un format court (20mn environ), les épisodes sont rythmés et efficaces.

Les plus :

* hebdomadaire : publié tous les jeudis

* le cahier de l'indépendance émotionnelle disponible en s'inscrivant à la newsletter

*86 épisodes disponibles à l'écoute

Les bémols :

* la publicité présente souvent en début de podcast

* une impression d'avoir une traduction des podcasts de Brooke Castillo (voir podcast suivant)

The Life Coach School Podcast

The Life Coach School est un podcast de l'américaine Brooke Castillo (en anglais, donc !). D'une durée de 30mn environ, il aborde des thématique variées de développement personnel : l'échec, la peur, les émotions négatives, les limites, le succès, le bonheur, etc. Très connue dans le milieu du coaching de vie (elle a fondé une école avec son mari), c'est Brooke qui a formé Clothilde Dusoulier. Ne vous laissez pas impressionner par le fait que le podcast soit en anglais, Brooke Castillo s'exprime en articulant beaucoup et est largement compréhensible.

Les plus :

* hebdomadaire : publié tous les jeudis

* très clair, précis, enjoué et humble, c'est mon podcast préféré !

*251 épisodes disponibles à l'écoute

Le bémol :

* en anglais

Simplicité, bonheur & slowpreneur

Simplicité, bonheur & slowpreneur est un podcast de la canadienne Josée-Anne Sarazin-Côté un peu différent des deux premiers. Il aborde à la fois des questions de développement personnel - s'aimer, les lois de l'attraction, se fixer des objectifs, etc.- mais aussi des questions plus ésotériques comme celle de la carte du ciel, du féminin sacré, de l'éveil spirituel, de Mercure en rétrograde ou du Grandaddy power period ou encore des questions plus pratiques - voyager avec un bébé, être minimaliste, le slow living, etc.

Les plus :

* authentique, sans montage, plein de joie et de rires

*20 épisodes disponibles à l'écoute

* une chaîne Youtube un peu barrée et drôle, pour suivre cette famille nomade (Josée-Anne, Stan et Clara)

* 3 programmes gratuits sous forme de newsletters : 2 semaines pour arrêter de niaiser, 30 jours vers le minimalisme et Faites le ménage de votre business

* Ouitch : des publications pour révéler le pouvoir féminin en chaque femme

Les bémols :

* rythme de parution irrégulier

* peut paraître confus, un peu brouillon, mais c'est ce qui rend Josée-Anne attachante

From the heart

Lancé en mars 2017, From the heart - Conversation with Yoga girl est vite devenu un incontournale dans le monde du yoga. Rachel Brathen - alias Yoga Girl - est professeure de yoga à l'international et y aborde chaque semaine des sujets tels l'image du corps, la poursuite du bonheur, les blessures personnelles, la vulnérabilité, la culpabilité des mères, la méditation, le yoga, etc. Elle invite régulièrement des invités pour discuter avec elle de ces questions et n'hésite pas à partager son expérience personnelle.

Les plus :

* hebdomadaire : publié tous les vendredis

* un podcast qui sent l'authenticité, où Rachel parle à coeur ouvert (spoiler : le premier raconte son accouchement !)

* une chaîne Youtube pleine de vie qui parle de méditation, de yoga, de recettes vegan, etc.

Les bémols :

* un angais plus rapide et plus américain dans ses expressions : ouvrez bien les oreilles !

* la publicité au milieu du podcast

***

Voilà. Quatre femmes, quatre podcasts qui m'accompagnent au quotidien. Si j'ai commencé avec Clothilde et Change ma vie, j'avoue l'avoir délaissé depuis plusieurs mois maintenant, lui préférant Brooke Castillo. Mais je tenais à vous présenter Change ma vie quand même car il m'a beaucoup aidée quand j'ai commencé à l'écouter (et en plus il est en français !). J'ai découvert les trois autres podcasts il y a quelques mois et je les adore. J'espère que vous ferez vous aussi de belles découvertes avec. Avez-vous d'autres podcasts dans ce genre à me proposer ?

Passez une belle journée !

 

Jour 21 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

 Mes podcasts préférés

19 octobre 2018

Read-a-Thon d'Halloween : weekend du 19 au 21 octobre

Coucou tout le monde,

Que je suis heureuse de vous retrouver pour ce weekend tant attendu de Read-a-Thon d'Halloween. Mais qu'est-ce que c'est donc un Read-a-Thon, me diront certains ? (RAT, pour les intimes). Tout simplement - et de façon assez logique vue la construction syntaxique - un marathon de lecture ! Et depuis l'ouverture de ce blog, j'adore les RAT !  
Comme chaque année, Lou et Hilde nous concoctent un effrayant programme pour leur Challenge Halloween et prévoient toujours un RAT.

Pour mon plus grand plaisir, je retrouve ce weekend mes fidèles acolytes de RAT qui sont déjà en piste : Bidib, Chicky Poo, Fondant, Myrtille, L'Or, Lou, Nath et Hilde ! N'hésitez pas à passer chez elles les encourager !

RAT Halloween

Cette année, j'ai décidé d'y participer durant tout le weekend ! Oui oui ! J'ai quelques impératifs mais je vais essayer d'en profiter au maximum pour me reposer et bouquiner. Premier weekend de vacances oblige, je suis un peu fatiguée de la période. Du coup, ce RAT tombe à pic ! J'ai l'excuse parfaite pour bouquiner avec un plaid et une théière brûlante. Oh, et vous savez quoi ? A quelques jours près, Hermux aurait pu reprendre son rôle de mascotte de Read-a-Thon ! Et oui, mon adorable petit chat noir revient vivre avec moi. Mes parents montent à Metz avec lui fin octobre. J'ai désormais un bel espace de vie et un extérieur des plus intéressants pour qu'il puisse s'épanouir. C'est donc avec une grande joie que je le récupère !  

Bon et sinon, parlons peu, parlons bien :  
quel est mon programme pour ce RAT ?

Sorcières, Mona Chollet
Miss Peregrine et les Enfants Particuliers T.2, Ransom Riggs
Harry Potter et l'Ordre du Phénix, J.K. Rowling (relecture, of course !)
Soeurs sorcières T.1, Jessica Spotswood
Le Protectorat de l'ombrelle T.3 Sans honte, Gail Carriger
Moi, Jennifer Strange, dernière tueuse de dragons, Jasper Fforde
La Porte des ténèbres, Glenn Cooper

Une liseuse pleine et seulement un livre papier. Chouette, non ?

Home sweet home

J'ai aussi plein de films doudou  
pour faire une pause :

L'apprentie Sorcière de Robert Stevenson

Les animaux fantastiques de David Yates

Hocus Pocus de Kenny Ortega

La Famille Adams de Barry Sonnenfeld

Ghostbusters d'Ivan Reitman

Niveau gourmandises, je pense que je vais faire soft cette fois-ci (j'adore dire ça alors que peut-être que demain je vais craquer en faisant les courses et acheter 10 000 sucreries !!). Je commence avec un reste de bonbons citrouilles et fantômes de mon goûter Halloween avec mes élèves hier et une tasse de thé. Pour la suite, on verra !

Je vais mettre ce billet à jour au fur et à mesure du weekend avec mes avancées de lecture, mes réflexions à chaud sur celles-ci, mes aventures halloweenesques, donc n'hésitez pas à me laisser un petit mot en passant. Si vous préférez, vous pouvez aussi suivre mes aventures sur Instagram ! Allez, je file terminer quelques petites choses avant de commencer à lire ce soir. A tout à l'heure ! 

Vendredi 19 octobre

j

20h : Une soupe de butternut, une infusion, mon pyjama Harry Potter et je déclare ma participation au Read-a-Thon d'Halloween effective ! Allez, je commence avec Soeurs sorcières T.1 de Jessica Spotswood.

22h40 : Bon, il semblerait que bercée par ma lecture, je me sois légèrement assoupie ! Mon Kindle m'annonce 13% lus (44 pages sur 329 mais ce ne sont pas des pages classiques : il faut que j'en lise plusieurs pour que le chiffre change ! Je préfère le dire parce que sinon vous allez croire que je n'ai rien lu du tout !)L'intrigue se concentre sur l'histoire de trois soeurs adolescentes et sorcières dans une Nouvelle-Angleterre fictive du début du XXe siècle bercée par un contexte religieux fort.  Jusqu'ici, je trouve ça assez divertissant et léger. Allez, il est temps d'aller me reposer un peu. Merci de vos passages ici. A demain matin, bonne soirée et nuit à tous !

Samedi 20 octobre

9h40 : Ouahou, j'ouvre un oeil ! Mode marmotte activé et non pas RAT ! Un petit verre de kéfir, un tour sur le blog des copinautes pour voir où elles en sont et je continue ma lecture de Soeurs sorcières T.1 de Jessica Spotswood. J'en suis à 15% (j'ai lu un peu hier soir !) et j'aime vraiment bien. C'est parfait pour débuter ce RAT !

10h20 : Bon finalement, après être allée chez tout le monde, je fais une halte petit déj. Rien de mieux qu'un croissant et du pain frais pour déguster de délicieuses tartines sanguinolentes (quelle imagination avec de la confiture de fraise !). Miam miam ! Le tout avec une tasse de thé vert brûlant et quelques noix qui ressemblent fortement à des mini cerveaux !

RAT 2

14h15 : Je virevolte un peu, mes pensées m'entraînant dans plein de directions (je fourmille d'idées en ce début de vacances, laRésultat de recherche d'images pour "SOEURS SORCIERES 1" méditation va m'aider à canaliser un peu tout ça et rester dans le ici et maintenant pour éviter de me disperser et mener à bien tout ce que j'ai en tête !) mais j'ai quand même lu depuis ce matin. 28% de Soeurs sorcières T.1 de Jessica Spotswood. L'intrigue prend une tournure intéressante à la fin du chapitre 5 : l'aînée des trois soeurs apprend en lisant le journal de leur mère décédée qu'elle est dotée de pouvoirs bien plus importants que ce qu'elle pensait et qu'elle est l'objet d'une prophétie. Intriguant... En tout cas c'est parfait pour ce RAT ! Je pense que je vais le terminer cet aprèm ! Ce soir, pas de lecture, nous fêtons un anniversaire. Mais demain, j'ai envie de faire écho à cette question de femmes en continuant Sorcières de Mona Chollet, l'essai dont on entend énormément parler en ce moment. J'ai commencé à le lire cette semaine et je me suis régalée... Bon allez, j'y retourne ! Je ferai un petit tour chez les copinautes un peu plus tard. Merci de vos messages, c'est très chouette de vous lire dès que je lève le nez ma liseuse !

 Gâteau17h20 : 35%  de Soeurs sorcières, j'avance doucement mais sûrement. Je passe du bon temps en compagnie de Cate et ses deux soeurs, dans cette Nouvelle-Angleterre auparavant dirigée par les sorcières mais qui leur mène aujourd'hui une véritable chasse. Une petite pause goûter - thé vert, lait de noisette, compote de pommes et moelleux à la noisette vegan - un tour chez les autres participantes du RAT et je m'y remets ! La luminosité baisse doucement, il fait plus frais. Il est l'heure de sortir mes grosses chaussettes et mon plaid. A plus tard !

19h20 : J'en suis à 50% de ma lecture de Soeurs sorcières et je vais m'arrêter là pour aujourd'hui. Un ou deux coups de fil puis une douce soirée vintage devant Hocus Pocus pour clore en beauté cette journée. Autant je n'aime pas les films d'horreur, autant j'adore les films fantastiques des années 1990. Et ça fait bien longtemps que je n'ai pas vu celui-ci, je suis contente ! Je relirai probablement quelques pages avant de me coucher mais rien de fifou je pense ! Belle soirée à tous et à demain si je ne repasse pas ici  !

Image associée

  Dimanche 21 octobre 

7h10 : Et voilà un réveil matinal comme je les aime !🧡 Hier soir, après Hocus Pocus, nous avons regardé le pilote de Sabrina, l'apprentie sorcière, la série des 90's, alors que Netflix annonce un reboot de celle-ci qui démarre le 26 octobre. Ça a beaucoup vieilli et j'ai bien ri en voyant Salem, le chat noir aux mille trucages, mais c'était chouette ! Ce matin, je IMG_20181021_070845bouquine tranquillement dans le lit avec ma nouvelle lampe de livre. Je continue ma lecture de Soeurs sorcières. C'est rare que je sois monomaniaque durant un RAT mais là je me régale, donc pourquoi m'en priver ? Bon réveil à tous et à plus tard !

12h25 : Une matinée au lit avec un thé, un de mes petits plaisirs dans la vie... Je viens de terminer Soeurs sorcières, ça y est ! (400 pages). Honnêtement, je n'attendais pas grand chose de cette série de young adult et j'ai finalement vraiment accroché (vous vous en étiez rendu compte, non ?). Impossible pour moi de changer de livre depuis hier, mais maintenant je vais pouvoir passer à la suite de mon programme de RAT. Je le chroniquerai cette semaine pour que vous en ayez un bon aperçu. Allez, un bol de soupe de butternut et une tartine au radis en guise de déjeuner et je file voir où en sont mes acolytes de RAT ! Et ensuite, direction la cueillette pour récupérer notre citrouille d'Halloween. Bon appétit à tous et à tout à l'heure ! 

Déjeuner automnal

15h40 : Cueillette de citrouille, check ! Creusage de citrouille sans y laisser un doigt, check ! Si vous voulez faire lesCueillette curieux, vous pouvez aller jeter un oeil en story sur mon Insta pour voir le modèle que j'ai choisi cette année. Sinon, il faudra attendre ce soir pour la photo illuminée. Ca fait vingt ans que je creuse une citrouille à Halloween, et je prends toujours autant de plaisir à le faire. Cette année, j'ai investi dans un petit kit composé de quatre outils et je ne regrette pas ! Ca a été beaucoup plus rapide que les années précédentes et vraiment plus précis en terme de découpe. Je suis vraiment contente ! Je vais me remettre doucement à la lecture avec l'essai de Mona Chollet Sorcières : la puissance invaincue des femmes. La fatigue m'assaille un peu, j'espère ne pas succomber à l'appel de la sieste...

19h35 : Bon, la fatigue a eu raison de moi et je n'ai pas réussi à lire plus de quelques pages. Du coup, pour éviter de faire une iiiiiimmense sieste, on a regardé La Famille Addams, un de mes films doudou. C'est fou, je peux le voir une fois Résultat de recherche d'images pour "famille addams"par an, je ne m'en lasse pas ! L'humour est grinçant à souhait, les effets spéciaux pas mal du tout et les décors géniaux !  
La nuit est tombée, le froid s'installe doucement et l'automne semble avoir pris définitivement ses quartiers. Hier les oies sont passées. Le froid arrive. J'ai allumé les lumières, enfilé mes grosses chaussettes et pris un plaid. Et puis... Et puis j'ai mis une bougie dans la citrouille que j'ai creusée cet aprèm. Vous reconnaissez le Chat du Cheshire d'Alice au Pays des Merveilles ? Il y a deux ans j'avais sculpté Jack de L'Etrange Noël de Mister Jack de Tim Burton, l'an dernier j'avais opté pour de l'abstrait avec une multitude de petits trous. Cette année, je voulais du figuratif et je me suis beaucoup amusée à le faire ! Elle va décorer le salon cette semaine (et ça tombe bien, j'ai des amies qui viennent pour les vacances !). Allez, je réponds aux commentaires et j'essaie de continuer un peu ma lecture de Sorcières de Mona Chollet. A tout à l'heure, pour un nouveau et peut-être dernier point de ce weekend de RAT !

Halloween Pumpkin - Cheshire Cat

 22h40 : Je me régale avec la lecture de l'essai de Mona Chollet, Sorcières, qui s'intéresse à la question de l'image de la sorcière, et plus généralement de la femme, à travers l'Histoire et les nombreuses persécutions dont elle a été victime. L'auteure s'intéresse autant à la question de l'injonction à la beauté (qui fait écho à son précédent essai, Beauté fatale) qu'à la question de la vieillesse, du droit à ne pas avoir d'enfant ou encore à l'avortement. Excellent ! J'en suis à 22% ce soir (74 pages) et je pense que je vais continuer au lit tant je me régale !   
Ca sera mon dernier passage ici, après un tour sur les blogs des copinautes. Un grand merci à tous de votre présence ici et de vos nombreux messages d'encouragements et de partages. C'était un weekend des plus agréables. Belle nuit à tous et à demain pour le récapitulatif de ce Read-a-Thon d'Halloween !

Bilan de ce Read-a-Thon d'Hallowen

Je me souviens de mes premiers lendemains de RAT, il y a fort fort longtemps, aux débuts de ce blog... J'en ressortais un peu vaseuse, fatiguée d'avoir tant lu mais énergisée, aussi, par les échanges et par tant de temps de lecture. Je faisais des scores de fou, avec un nombre de pages incroyable sur un weekend. Parce que avant, quand je faisais un RAT, je faisais un RAT... Je ne faisais qu'un RAT ! Mon weekend était consacré à la lecture et je ne faisais rien d'autre du tout ! Ceux qui me connaissent bien savent que je suis assez entière et déterminée mais je trouve qu'avec l'âge, quand même, je me suis assagie. Je suis plus modérée, souple, flexible (ça vous donne une idée de l'infini, hein ?).   
Quoiqu'il en soit, pendant ce weekend de RAT d'Halloween, j'ai lu, mais pas que ! Quatre chiffres à retenir de ce weekend :

521 pages lues  
Soeurs Sorcières T.1 en entier et la première partie de Sorcières de Mona Chollet

2 films vus  
Hocus Pocus et La Famille Addams

1 citrouille creusée   
en forme de Chat du Cheshire

1 pyjama tout doux Harry Potter inauguré

Et l'essentiel surtout ça a été tous ces échanges ici, sur mon blog, sur Insta ou sur les blogs des autres participantes. Ces partages autour de nos lectures, nos films, nos recettes, c'est ça le sel des RAT !  
Je remercie donc chaleureusement nos organisatrices de choc, Lou et Hilde, qui nous avaient concocté un super programme - sur les fantômes, vous remarquerez que je n'étais pas vraiment dans le thème - et qui ont su, comme chaque année, instiller une excellente ambiance de RAT. Et je remercie aussi les autres participantes venues m'encourager régulièrement tout au long du weekend, Bidib, Chicky Poo, Fondant, Myrtille, L'Or, et Nath.  
Et bonne nouvelle : Lou et Hilde
ont décidé de prolonger ce RAT avec des billets suivis de nos lectures autour d'Halloween, dans le cadre de leur
Challenge Halloween !

En tout cas, merci à tous de vos passages et messages durant ce weekend !

7 novembre 2018

Pome, Magali Le Huche et Marie Desplechin

Pome, Marie Desplechin, Magali Le HuchePome est un album illustré par Magali Le Huche le 10 octobre aux Editions Rue de Sèvres. Il est l'adapation du roman éponyme de Marie Desplechin paru à L'Ecole des Loisirs en 2007, second tome d'une trilogie consacrée à la petite sorcière Verte. 

Tout va pour le mieux pour Verte : la petite fille, aidée de son ami Soufi, a retrouvé Gérard, son papa, et poursuit sa formation de sorcellerie avec Anastabotte, sa grand-mère. Mais ce joyeux équilibre est rompu lorsqu'une nouvelle voisine vient s'installer à côté de chez Gérard. Pome, c'est son nom, permet à Verte de se sentir moins seule, depuis le déménagement de Soufi. Les deux fillettes se ressemblent et leurs prénoms les rapprochent, les rendant rapidement complices. Verte aurait-elle trouvé une meilleure amie capable de la comprendre ? Y compris son côté sorcière ? 

En grande fan de la trilogie de Marie Desplechin - je m'étais régalée avec les romans Pome et Mauve et j'avais adoré découvrir le travail d'adaptation de Magali Le Huche avec Verte, le premier tome de la série - j'étais impatiente de découvrir ce deuxième album.     
Magali Le Huche poursuit son travail d'adaptation avec brio. Les questionnements de Verte, secouée par une pré-adolescence qui pointe le bout de son nez, sont conservés à travers des dialogues savamment choisis et des cartouches pertinents. La psychologie des personnages est préservée et l'intrigue de Marie Desplechin ne perd pas en intensité. Les personnages masculins trouvent progressivement leur place dans cette histoire féminine. Verte a désormais un père et un grand-père - Ray - et trouve peu à peu une harmonie familiale.
Le trait de Magali Le Huche vient parfaire cette ambiance d'enfance 
douce, malgré les chamboulements de la vie. Les traits ronds confèrent aux personnages une douceur inégalable que les couleurs pastels viennent compléter à merveille. Les planches se suivent et ne se ressemblent pas, offrant parfois une succession de vignettes dynamiques avec des plans rapprochés et à d'autres moments une large double page en plan large bourrée de détails à observer. Bref, un deuxième album tout aussi réussi que le précédent. Une série véritablement délicieuse à mettre entre toutes les petites mains (et pas que !). J'attends le troisième tome avec impatience !  

Planche 1 Planche 2

Planche 3 Planche 4

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album.

  La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

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