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13 mars 2013

La Dame en blanc, Wilkie Collins

La dame en blanc, Wilkie CollinsLa Dame en blanc est, avec Pierre de Lune, l'une des oeuvres les plus connues du romancier britannique Wilkie Collins. Ce contemporain et ami de Dickens, s'il connut un certain succès lors de la parution de ses romans, resta néanmoins longtemps oublié des lecteurs francophones. Publié en 1860, La Dame en blanc est considéré aujourd'hui comme précurseur du roman policier.

Londres, époque victorienne. Walter Hartright, jeune professeur de dessin, est engagé pour enseigner cet art à deux jeunes filles, Marian et Laura, dans la belle demeure de Limmeridge House. Loin de Londres, dans cet endroit bucolique, le jeune homme tombe vite sous le charme de la blonde et frêle Laura. Mais il ne sait pas qu'elle est déjà fiancée pour honorer le dernier souhait de son père. Éperdu d'amour, Walter renonce à son bonheur et part en Amérique. Mais durant son absence, Laura, tout juste mariée, tombe entre les mains de son odieux mari, Sir Percival, et de son ami italien, le Comte Fosco.

Éblouissant par sa construction narrative, La Dame en blanc est un roman haletant à l'intrigue diablement inventive.
Wilkie Collins distille au fil des pages quelques indices de ce qui se trame sans jamais laisser au lecteur le soin de comprendre où il veut en venir. On comprend très vite que la délicate Laura et son mari ne s'entendent pas et que ce dernier en veut à son héritage, mais une fois que l'on a l'impression de déceler les dessous de l'intrigue, Wilkie Collins, tel un magicien, sort une à une les cartes de sa manche. Et autant vous le dire tout de suite : bien malin celui qui verra clair dans son jeu.
Son intrigue, labyrinthique au possible, est prise en charge à tour de rôle par plusieurs narrateurs. Le procédé - qu'il reprendra dans Pierre de Lune - permet une dynamique certaine au roman et place la question de la vérité au centre des préoccupations. Chaque personnage doit en effet, tel un document juridique accablant, raconter ce qu'il a vu des événements selon son point de vue. Cette quête de vérité permet au romancier de passer outre certains détails de l'intrigue - le personnage prenant alors en charge la narration explique leur inutilité quant à l'affaire pour laquelle il témoigne -, tout en introduisant insidieusement des paroles que le lecteur sait fausses, non par mensonge, mais par naïveté, voire duperie. C'est fort, très fort !
Trois époques se succèdent, et avec elles son lot de personnages qui a assisté à certains détails de cette histoire retorse.
Le dénouement apporte toute la clarté et révèle au lecteur impuissant une machination incroyablement efficace.

Magistral, comme chaque oeuvre de Collins que je découvre. La légende dit que son ami Dickens jalousait ses oeuvres. Et je comprends pou
Lectures communesrquoi ! Un auteur à connaître, et à faire connaître largement.

Une lecture commune pour laquelle je suis éhontément en retard (pensez donc : ce billet aurait dû paraître le 31 janvier...). Mon acolyte de toujours, CottageMyrtille a eu la gentillesse de m'attendre pour publier son billet. Un grand merci !

D'autres avis sur ce roman : Alex-Mot-à-MotsAntigone, Karine:), Lounima, Manu, Mazel, Miss Alfie, Sabbio, Stellade, Yoshi73, etc.

Une lecture qui me permet d'avancer dans quatre de mes challenges (je vous avais dit que j'étais raisonnable...) :

British Mysteries Challenge ABC Babelio Thursday Next

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11 mai 2011

Blacksad T.1 Quelque part entre les ombres, Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido

728_Blacksad1Blacksad  est une série policière en quatre tomes (le quatrième étant sorti fin 2010), qui met en scène des animaux antropomorphes.

New York, années 1950. L'enquêteur Blacksad, héros éponyme de la série, est appelé sur une scène de crime. La victime, une actrice de renom, est une de ses anciennes conquêtes. Pour Blacksad, ce meurtre ne doit pas être pris à la légère, et malgré les préconisations de ses supérieurs, la tentation d'enquêter est grande. blacksad_tome1_2b

Je n'aime pas beaucoup les livres mettant en scène des animaux antropomorphes, leur reprochant certainement une naïveté enfantine.
Ce n'est pas le cas ici. Heureusement que je suis passée outre cet aspect pour déguster ce premier tome qui est une véritable merveille ! Non seulement l'intrigue policière est très bien menée, mais elle est magistralement rendue par les dessins de Juanjo Guarnido. Les animaux possèdent des expressions faciales troublantes de réalisme.
Porté par des tons sépia et des couleurs pastel, Blacksad est un réel plaisir pour les yeux ! L'atmosphère sombre permet de recréer avec brio l'univers du roman noir. Les plans choisis possèdent un caractère cinématographique indéniable et offrent à ce premier tome un grand dynamisme.
Une très belle découverte que je conseille à tous. Même si vous n'aimez pas les BD, même si les animaux antropomorphes vous laissent de marbre, même si l'atmosphère des romans noirs ne vous intéresse pas. Essayez ce premier tome, nous verrons ensuite...

Et voici ma dixième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

Et ma deuxième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 19.5/20)
Logo_top_bd_2011

27 février 2011

L'homme de Kaboul, Cédric Bannel

62155866_pDécouvrir un roman qui a pour cadre l'Afghanistan d'aujourd'hui ? Voilà une idée qui m'a séduite ! Mes lectures étant assez pauvres sur ce sujet, le roman L'Homme de Kaboul a été l'occasion d'en savoir davantage.

Appelé sur les lieux d'un suicide, Oussama Kandar, chef de la brigade criminelle de Kaboul n'est pas dupe : l'homme qui gît dans son salon n'est pas mort de son propre fait par une balle en pleine tête, malgré la mise en scène astucieuse qui tend à le faire croire. Les détails, trop nombreux, soutiennent la thèse d'un crime déguisé en suicide. Oussama se lance alors dans une enquête que sa hiérarchie semble étonnement vouloir freiner...
Pendant ce temps, en Suisse, Nick, un jeune analyste travaillant pour une structure secrète du nom de l'Entité, se voit propulsé au milieu d'une chasse à l'homme au nom d'un rapport hautement confidentiel détenu par le fugitif. 

L'homme de Kaboul fait partie de ces romans dans lesquels on s'immerge complètement sans voir le temps passer. Cédric Bannel réussit avec brio à emmener son lecteur dans ce pays à la violence très médiatisée mais au quotidien souvent peu connu.
De la condition féminine aux difficultés du quotidien en passant par le régime taliban et l'histoire de l'Afghanistan ces dernières années, le lecteur appréhende ce pays par le biais de l'intrigue qui s'y déroule sans jamais avoir l'impression d'un quelconque étalage des recherches entreprises par l'auteur sur le sujet. La carte du pays, située en début de livre, abonde dans ce sens et permet de suivre les déplacements des personnages et de comprendre les nombreuses disparités du pays.

Le style de Cédric Bannel est fluide, l'intrigue haletante à souhait - grâce notamment à l'alternance des chapitres entre la Suisse et L'Afghanistan - et les deux héros crédibles.

Malgré un dénouement un peu trop rocambolesque à mon goût, L'homme de Kaboul n'en demeure pas moins un excellent roman à suspense dont la lecture m'a enchantée.

Les avis enthousiastes aussi d'
Alex-Mots-à-Mots et d'Esmeraldae sur ce roman.

Je tiens à remercier grandement Violette de Canalblog et les logo pour l'envoi de ce roman à paraître le 3 mars 2011 et la découverte de cet auteur.

17 avril 2019

Prendre refuge, Zeina Abirached et Mathias Enard

Prendre refuge, Zeina Abirached et Mathias EnardPrendre refuge est un album coécrit par Zeina Abirached et Mathias Enard paru en septembre 2018 aux éditions Casterman. 

1939, Afghanistan. Autour d'un feu de camp, aux pieds des Bouddhas de Bâmiyân, une voyageuse européenne, Anne-Marie Schwarzenbach, tombe amoureuse de l'archéologue Ella Maillart. Cette nuit là, les deux femmes l'apprennent par la radio, la Seconde Guerre mondiale éclate. 2016, Berlin. Karsten, jeune allemand qui se passionne pour l'Orient rencontre Nayla, une réfugiée syrienne, dont il s'éprend, malgré leurs différences. 

Deux époques complexes, deux guerres, deux êtres que tout oppose, deux histoires d'amour en noir et blanc. Ouvrir Prendre refuge, c'est s'immerger dans une bichromie fine et graphiquement très aboutie qui bouleverse les codes du genre. Chaque planche est une déconstruction de la double page classique et emmène son lecteur au coeur de ces deux histoires d'amour compliquées.  
Réflexion sur les errances de l'amour hier et aujourd'hui, entre l'Afghanistan et l'Allemagne, entre Kaboul et Berlin, entre deux être que tout oppose, cet album est une magnifique plongée graphique et historique.   
Les auteurs ont pris comme point de départ La voie cruelle, écrit par Ella Maillart et ont tissé leur histoire autour de ce fait-là. Entre la passion entre deux femmes au milieu du désert à celle entre une réfugiée syrienne et un arhitecte berlinois, les ponts sont nombreux. Zeina Abirached et Mathias Enard interrogent la question des différences, notamment culturelles, et déroulent deux histoires d'amour singulières devant les yeux du lecteur.   
Le titre fait référence à la prise de refuge dans le bouddhisme et au lieu de rencontre d'AnneMarie et d'Ella, où des Bouddhas géants veillent sur la vallée mais peut aussi faire penser au refuge trouvé par Neyla en arrivant à Berlin, alors qu'elle fuit Alep et ses bombardements.   
Une claque visuelle autant qu'une magnifique réflexion sur l'amour et ses tourments, Prendre refuge est une pépite à découvrir d'urgence. 

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La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Stephie qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

13 mars 2019

Et si l'amour c'était aimer ? Fabcaro

Et si l'amour c'était d'aimer, FabcaroEt si l'amour c'était aimer ? est un album de Fabcaro paru en novembre 2017 aux éditions Six pieds sous terre.

Sandrine et Henri sont heureux et amoureux et rien ne semble pouvoir gâcher leur bonheur. Mais un jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, livreur de macédoine à domicile et chanteur d'un groupe de rock un brin ringard. Le bel équilibre de Sandrine et Henri est rompu... 

Quand on aime, on ne compte pas. Deux mercredis BD autour de Fabcaro, mais que voulez-vous, je suis fan. En ouvrant Et si l'amour c'était aimer ?, attendez-vous à un hommage vibrant aux romans photos, avec cucul et ridicule fournis ! L'intrigue est une romance mièvre à souhait qui n'échappe pas à l'humour féroce et l'ironie de l'auteur. La galerie de personnages fait penser à un feuilleton de série B tel Hélène et les garçons et enchaîne les absurderies. L'humour est présent quasi à chaque vignette, avec cette touche propre à Fabcaro, entre absurde, parodie et références aux 90's.  

Le trait de Fabcaro est plus travaillé et ressemble au genre parodié, le dessin en noir et blanc offrant un réalisme désuet aux personnages.   
J'ai ri du début à la fin, de ces répliques cinglantes ou naïves, de ces personnages caricaturaux, de ces références cachées. Du grand Fabcaro ! A lire sans hésiter et un auteur à découvrir de tout urgence pour ceux qui passent ici et qui ne l'auraient pas encore fait ! 

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La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

  

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27 septembre 2017

La forêt millénaire, Jirô Taniguchi

La forêt millénaire Jiro TaniguchiLa forêt millénaire est le dernier album du dessinateur japonais Jirô Taniguchi. Il sort ce mois-ci de façon posthume aux éditions Rue de Sèvres.

Parce que sa mère est malade et ne peut plus s'occuper de lui, Wataru, dix ans, quitte Tokyo pour aller vivre chez ses grands-parents dans la région de Tottori. C'est là que suite à un tremblement de terre, une forêt est apparue près du village. Très vite, Wataru se rend compte qu'il peut entendre les voix de la forêt et de ses animaux.

Vous savez à quel point j'aime les albums de Taniguchi, et je ne suis pas la seule. Son décès en février dernier a laissé un grand vide dans l'univers de la bande dessinée japonaise et cet album est l'un des derniers projets sur lequel il travaillait et qu'il n'aura pas eu le temps de mener à terme.Imaginez donc l'émotion qui m'a saisie lorsque je l'ai ouvert...

Faisant un pas de côté par rapport à ses habitudes, Taniguchi a pensé cet album en format à l'italienne et en couleurs. Ainsi, c'est un festival de verts qui s'ouvre dès la page de garde. Ode à la nature, réflexion sur le rapport de l'homme à son environnement, La forêt millénaire est un album poétique et contemplatif, signe distinctif de Taniguchi. Le lecteur suit le parcours identitaire de Wataru et embrasse son point de vue de Tokyoïte sur la nature environnante. C'est beau, fluide, aérien. A chaque double-page, les sons de la forêt semblent s'échapper de ces dessins soignés et oniriques. Le petit Wataru doit se faire accepter par les autres enfants, et se faire à cette nouvelle vie sans sa mère, loin de ses repères. Taniguchi esquisse avec pudeur sa souffrance et ses réflexions.

Je ne vous le cache pas : un goût d'inachevé - une frustration même - s'empare du lecteur une fois la dernière page de cette histoire tournée, mais une joie surgit dans le même temps. La joie de tenir entre les mains le dernier projet de ce grand homme. L'objet en lui-même est magnifique, doté d'une couverture cartonnée d'une fort belle facture et présente à la fin un carnet de croquis et un explicatif des racines du projet. Bref, une très belle découverte, une histoire qui laissait présager une intrigue complexe et une belle réflexion sur le rapport de l'homme à son environnement. Un grand merci aux Éditions Rue de Sèvres pour cet album.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Mo' !

11 octobre 2015

Susine et le Dorméveil T.2 Dans le monde d'après, Enna et Lefevre

Susine et le Dorméveil TSusine et le Dorméveil est une série d'albums publiés dans la collection Métamorphoses de Soleil. Après un premier tome qui m'avait enchantée, Bruno Enna et Clément Lefèvre reviennent avec un deuxième volet, Dans le Monde d'Après, paru en mai 2014.

La petite Susine habite avec ses parents au 12 rue des cauchemars. Le quotidien de la petite fille n'est pas des plus roses depuis que ses parents ne se parlent plus et la négligent et que sa grand-mère a disparu. Susine décide alors de repartir dans le Dorméveil, ce monde merveilleux qui lui permet d'échapper à son quotidien, pour retrouver les oreilles de ses parents. Car si ses parents ne se parlent plus, c'est bien connu, c'est parce qu'ils ont perdu leurs oreilles et ne peuvent plus s'entendre ! Mais cette fois, la petite fille décide de partir en pleine nuit et la liaison se fait mal : au lieu d'atterrir dans le monde d'avant, plein de joies et de douceurs, c'est dans le monde d'après que la petite fille se retrouve. Un monde sombre où la tristesse et le silence ont remplacé la joie et les rires et où une prophétie la concernant plane.

Fantasque, poétique, onirique, un peu inquiétant parfois, ce second tome est en tout point aussi agréable à lire que le premier. Le lecteur accompagne encore une fois la petite Susine dans son périple imaginaire peuplé de créatures monstrueuses.
Le dessin de Clément Lefèvre est toujours aussi enchanteur et transporte le lecteur dans cet univers merveilleux lumineux et sombre à la fois. Les doubles pages se suivent et ne se ressemblent pas, alternant différentes mises en page pour que le texte et les dessins se répondent en un écho bien poétique. 

Susine - qui ressemble en bien des points à la Alice de Carroll - explore cet univers inquiétant où ses questions restent sans réponse et où l'incompréhension règne, jusqu'au dénouement ! La fantaisie est de mise, au fil des pages, et flirte avec un surréalisme certain. C'est beau, poétique, très agréable à regarder comme à lire. Bref, un album magnifique qui emmène son lecteur bien loin...

Un grand merci aux Éditions  pour la découverte de cet album.

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12 juin 2013

Les Fables de l'Humpur T.1 Les Clans de la Dorgne, Bordage et Roman

Les Fables de L'HumpurLes Fables de l'Humpur est à l'origine un roman de Pierre Bordage paru en 1999. Adapté en BD dans la collection Cherche Futurs chez Soleil, le premier tome est paru en avril 2013 et a été scénarisé par Pierre Bordage lui-même et illustré par Roman.

Les fables de l'HumpurLes êtres humains ont disparu, laissant la place à des êtres hybrides, mi-humains mi-animaux. Véhir, un homme-cochon, refuse les lois de sa communauté et décide de s'enfuir. Dans la vallée de la Dorgne, il rencontre Jarrit, un homme-cochon qui, comme lui, a fui sa communauté il y a quelques années. Ce dernier lui apprend comment survivre face aux multiples prédateurs qui rôdent et lui révèle l'exisence des dieux humains. Commence alors pour Véhir une longue quête pour retrouver l'humanité perdue par les siens.

Je connaissais de nom, depuis longtemps, le roman de Bordage. Encore une fois, j'ai fait les choses à l'envers, préférant découvrir l'adaptation BD avant le roman originel.
Et je dois avouer que j'ai été assez déroutée par cette lecture. Si les dessins de Roman m'ont séduite et permis de me glisser dans cet univers de fantasy situé en Dordogne, l'histoire en elle-même, et surtout la langue employée, m'a mise en difficulté. J'ai eu du mal à accrocher aux tournures de phrases ("Demain la moisson, bientôt le Grut, Orn a promis que s'ra ma première et ma seule..." p.4) et si ce détail peut sembler n'en être qu'un, il a quand même rendu ma lecture laborieuse.
Je n'ai pas été conquise, du coup, par le propos plus général de l'intrigue. Cette histoire de créatures hybrides en quête de leur humanité perdue n'a pas su retenir mon attention. Un rendez-vous manqué, comme il arrive parfois, mais qui ne m'empêchera pas de lire d'autres livres de Bordage.

Je tiens néanmoins à remercier Bénédicte et les Éditions pour cette lecture.

   Voici ma 54e participation
 à la BD du mercredi de Mango
    Et ma 43e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 13/20)

Top BD

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30 novembre 2011

Waterloo Necropolis, Mary Hooper

Waterloo Necropolis, Mary HopperWaterloo Necropolis (Fallen Grace) est un roman paru en France en avril 2011 aux Éditions Les Grandes Personnes. Son auteure, la romancière anglaise Mary Hopper, est très connue en France pour son livre La Messagère de l'au-delà, inspiré d'un fait réel.

Londres, 1861. Grace, seize ans, et sa soeur Lily, dix-sept ans, sont orphelines et survivent difficilement en vendant du cresson aux passants. Grace s'occupe avec beaucoup de dévouement de sa grande soeur, simple d'esprit.
Le jour où, après avoir été accouché d'un enfant mort-né, Grace se rend au cimetière de Brockwood pour y enterrer le corps, elle rencontre Mr et Mrs Unwin, entrepreneurs en pompes funèbres. Et leur vie bascule. Grace devient pleureuse d'enterrement, tandis que sa soeur s'occupe de basses tâches. Mais les Unwin, connus pour leur avarice, n'ont pas fait preuve de charité en engageant les deux soeurs. Ils manigancent derrière leur dos et très vite, Grace s'en rend compte...

Waterloo Necropolis est un roman que je devais lire pour mon travail. Je l'ai ouvert avec plaisir car j'avais passé un excellent moment avec La Messagère de l'au-delà.
Et ce nouvel opus ne m'a pas déçue. Mary Hooper dépeint à merveille le Londres victorien. La pauvreté, la rudesse de la vie et la violence font partie intégrante de l'intrigue. Celle-ci possède une originalité, temporelle, certes, mais aussi quant à son sujet. Le fait que l'héroïne travaille au service d'une entreprise de pompes funèbres peu scrupuleuse permet à l'auteure d'insérer des détails historiques sur l'époque et ses us et faire naître une ambiance à la Dickens (qui apparaît brièvement dans le roman). Pas d'édulcoration de cette époque, bien au contraire : la vie est dure pour les plus pauvres, les vols et viols son monnaie courante, et l'expulsion des maisons délabrées plane au-dessus des miséreux telle une épée de Damoclès.

Pour autant, pas de violence exacerbée ni de détails sordides. Tout est suggéré en finesse. Une peinture sociale et économique très réussie !
L'intrigue avance rapidement et les péripéties sont nombreuses. Le destin des deux jeunes filles suscite dès les premières pages l'intérêt du lecteur et la plume de l'auteure permet à l'empathie d'éclore.

La psychologie de l'héroïne, Grace, est travaillée tout en finesse. La jeune fille possède la psychologie d'un personnage de l'époque et évite l'écueil des anachronismes psychologiques fréquents dans les romans pour la jeunesse ancrés dans le passé (combien de fois a-t-on lu des jeunes filles s'amourachant comme des adolescentes actuelles, au mépris des convenances et des codes de l'époque ?) Lecture pro
Enfin, la question du handicap est soulevée avec le personnage de Lily, tout comme celle des agressions sexuelles. Deux thèmes intemporels qui toucheront des lecteurs adolescents d'aujourd'hui. 

Un roman très plaisant à lire, original et historiquement bien ancré. Une lecture très agréable qui ne laisse présager que du bien de mes prochaines lectures professionnelles !

27 août 2018

De retour d'un bel été

Temple Hida Kokunbunji, Takayama - all pictures are mine

Bonjour à tous,

Me voici de retour ici, après un été très intense, comme je vous l'annonçais dans mon dernier post. Vacances toulousaines, mariage parisien, déménagement messin, road trip japonais en sac à dos pendant 3 semaines, l'été 2018 aura été chargé en événements heureux ! 

Pour l'heure, je reviens avec ce billet pour vous annoncer ce que je vous prépare sur le blog dans les jours à venir :

  • Un billet sur mon voyage au Japon, tout d'abord. Un billet assez attendu par ceux qui m'ont suivie sur Instagram, dans lequel je vous donnerai des conseils et des bons plans pour un premier voyage dans l'archipel nippon, mon itinéraire et quelques photos du voyage. Vu que j'ai tenu un véritable carnet de bord sur Insta avec beaucoup de photos et de vidéos je ne ferai pas doublon ici. Remontez mon feed et vous aurez mon voyage jour par jour et mes impressions à chaud. J'ai également fait des stories que vous retrouverez sur ma page de profil si ça vous tente.
  • Des billets de lectures, ensuite. Je n'ai pas beaucoup lu cet été (vu ce que j'ai fait, c'est plutôt normal !) mais j'ai quelques chroniques qui attendent au chaud d'être publiées. Attendez-vous donc à voir L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas, On regrettera plus tard d'Agnès Ledig, Outlander T.4 de Diana Gabaldon et Les divines glaces à l'italienne d'Anne d'Abby Clements être chroniqués sur le blog dans les jours à venir.
  • Une reprise des Mercredis BD organisés par Moka, Noukette et Stephie dès mercredi prochain. J'aime toujours autant le neuvième art et lui consacre une place à part à Bouquinbourg. Tous les mercredis, je reprendrai mes chroniques de BD que je partagerai avec mes acolytes de ce rendez-vous.
  • Un remaniement du Challenge Feel good pour ses 3 ans, enfin. J'y pense depuis quelques temps, j'ai plein d'idées en tête, je les mets en forme et je reviens rapidement vous les proposer ici (et sur Instagram !).

Voilà ce qui vous attend dans les jours à venir à Bouquinbourg. En attendant, je retourne bouquiner un peu avec une tasse de thé et je vous souhaite de belles lectures !

 

1 octobre 2019

3 semaines à Bali et Gili Meno : astuces et conseils de voyage

Bonjour à tous,

Me voici de retour après un magnifique voyage de trois semaines en Indonésie, à Bali et Gili Meno. Vous avez peut-être suivi nos aventures sur Instagram (et vu que nous avons croisé un magnifique scorpion dans la salle de bain ?!) mais comme à chaque retour de voyage, je voulais vous faire un petit billet ici, un peu à la manière du billet que j'avais rédigé après nos trois semaines au Japon l'an dernier, pour aborder tout ce dont je n'ai pas eu le temps, sur Insta. Du pratique, mais aussi des impressions de voyage, des conseils et des bonnes adresses. C'est parti !

ITINERAIRE

Pour notre itinéraire, nous avons épluché notre Routard (best guide de voyage ever, qu'on se le dise !) et pas mal réfléchi. Si le Routard conseillait en 3 semaines de parcourir l'Ile de Java, Bali et Lombok, nous avons décidé de faire un voyage plus slow, moins intense que le Japon (dont nous étions ressortis sur les rotules, il faut l'avouer^^) et qui nous permette de nous ressourcer et de découvrir tranquillement Bali. Nous avons donc décidé de découper notre voyage comme suit et nous ne l'avons pas regretté une minute :

  • Sanur (4 nuits) : peu d'intérêt si ce n'est le Musée Le Mayeur, mais proche de l'aéroport de Denpasar, parfait pour se remettre du vol et des 6h de décalage horaire
  • Ubud (6 nuits) : au centre de Bali, très riche historiquement et culturellement, parfait pour découvrir les alentours, les rizières, le nord voire l'ouest de l'île
  • Amed (4 nuits) : réputé pour ses plages de sable noir, ses coraux et ses randonnées possibles près du mont Agung
  • Gili Meno (5 nuits) : la plus calme et sauvage des îles Gili, qui dépendent de Lombok. Parfaite pour découvrir les fonds sous-marins et se prélasser sur les plages de sable blanc
  • Canggu (3 nuits) : pas loin de l'aéroport, sur la côte Ouest de Bali, peu d'intérêt en soi si ce n'est sa proximité avec le temple Tanah Lot

  TRANSPORTS

  • Petit conseil pour les long-courriers, si, comme moi, vous êtes sensibles à l'air conditionné (selon les chiffres, 55% des voyageurs seraient malades après un long-courrier). Après des années à ressortir aphone et prise du nez et de la gorge après des heures en avion et dans les aéroports, j'ai enfin trouvé la solution sur ce voyage et je la pose ici. Ça pourrait toujours servir à quelqu'un ! Alors la première chose à faire c'est investir dans un masque en papier (prenez en deux, un pour l'aller et un pour le retour) qui couvrira votre nez et votre bouche pendant le vol. La majorité des troubles qui surviennent après un long-courrier sont dus aux bactéries contenues dans l'air de l'avion, recyclé non-stop durant toute la durée du vol. Donc pour éviter d'attraper le rhume de la dame trois rangées devant vous ou d'être contaminé par le monsieur à l'avant de l'appareil qui n'arrête pas de tousser, zou ! On enfile son masque ! Deuxième précaution à prendre, c'est vous couvrir, évidemment. Une écharpe, au minimum, pour tenir au chaud votre gorge, voire un sweat à capuche pour vous faire une petite atmosphère cocon dans laquelle vous serez au chaud et pourrez dormir paisiblement. Troisième précaution, et ça c'est la grande découverte de ce voyage, c'est de s'aider avec quelques huiles essentielles. Une goutte de Ravintsara et d'Eucalyptus radié en local sur la gorge avec un peu d'aloé vera pour diluer, une goutte de Clou de girofle dans la bouche pour désinfecter, et un spray nasal à l'eucalyptus pour réhydrater vos muqueuses nasales (n'hésitez pas à demander conseil à un naturopathe). Le tout passe sans problème les contrôles de sécurité du moment que vous mettez les flacons dans un petit sac en plastique transparent hors de votre sac. Enfin, dernière précaution, buvez suffisamment. Les long-courriers dessèchent énormément et cela peut aggraver un début de rhume. J'espère que cela pourra vous servir. Moi, pour la première fois, je n'ai eu aucun désagrément lié à l'air conditionné. Et c'est vraiment chouette !
  • Au début, nous pensions louer un scooter pendant les 3 semaines et nous déplacer comme ça. Mais force est de constater que vu l'état des routes et le fait que nous étions avec nos deux sacs à dos, cette solution nous est vite apparue comme n'étant pas la plus confortable.
  • Du coup, nous avons loué un scooter à Ubud et à Canggu, pour découvrir les alentours mais le reste du temps, nous avons vadrouillé à pied et entre les destinations, nous avons fait appel à des chauffeurs privés, des taxis ou encore des mini-bus. Tout le monde utilise WhatsApp à Bali (chauffeurs, salons de massage, restaurants, etc.) et il est d'usage d'échanger son numéro pour demander ensuite des tarifs, des disponibilités, etc.
  • Il faut aussi savoir qu'à Bali l'état des routes et le trafic sont tels que la vitesse moyenne est de 30km/h. Même si les distances sont courtes, les temps de déplacement sont donc assez longs.
  • Sur les îles Gili, pas de véhicule motorisé, mais des vélos, des calèches - pour l'exploitation animale, on repassera... - et vos petits pieds ! Pour y aller, des bateaux plus ou moins gros déservent les îles, principalement au départ de Sanur, Amed et Padangbai. A l'aller, nous avions pris un petit bateau de chez Free Bird (une cinquantaine de passagers). Si vous avez le mal de mer, oubliez ! Ca tangue beaucoup beaucoup et notre pilote (je ne sais pas si c'est toujours le cas) prenait le vagues de face et non de côté, du coup ça secouait vraiment pas mal, le tout sans clim. Pas super agréable. Au retour nous avons opté pour Eka jaya (super choix !), un gros bateau climatisé qui relie les Gili (avec embarquement en pleine mer, de bateau à bateau) à Padangbai et offre, dans le prix du billet, une navette en mini bus gratuite (vers Ubud, Kuta, etc.). Traversée nickel, alors qu'on fendait les eaux aussi, très reposant et moins cher que certaines compagnies. Parfait !
  • Si vous comptez louer un scooter, outre les conseils habituels (vérifiez l'état des freins, la lumière, le fait que le contrat comporte une assurance, que le prix englobe des casques, etc.) n'oubliez pas que la conduite se fait à gauche, que le code de la route est respecté de façon très aléatoire et que les deux-roues sont majoritaires sur la route. En gros, il faut avoir une expérience de deux-roues avant, c'est clair, mais après, c'est surtout une bonne souplesse face aux situations, pas trop d'hésitation (on vous laissera toujours passer si vous vous engagez) et ne pas chercher à rouler des mécaniques en allant vite. A Bali, ce ne sont pas des comportements que les locaux adoptent et c'est plutôt mal vu. Tout le monde est en deux-roues, de façon très décontractée, de la grand-mère au jeune travailleur en costume en passant pas les enfants, devant leurs parents, les marchands et leurs multiples paniers ou les écolières, assises en amazone dans leur uniforme et en train de nonchalamment déguster une glace (c'est du vécu, à Ubud, et tout de suite, tu te rends compte que tu ne fais pas couleur locale, même si tu ne te tiens pas trop sur ton scooter^^).
  • Je vous déconseille la location d'une voiture, vraiment plus compliquée à conduire à Bali vues les règles de circulation, mais surtout vu l'état du trafic. Les villes sont complètement bouchées à certaines heures - Ubud et le Sud de l'île notamment - et l'usage d'un deux-roues permet de gagner beaucoup, beaucoup de temps !
  • Enfin, ayez toujours sur vous votre permis de conduire international (dont la demande se fait gratuitement sur le site de l'ANTS). Les contrôles peuvent être fréquents et les amendes aussi, si vous ne l'avez pas (pour info, nous ne nous sommes faits contrôler qu'une fois, à Canggu, le Sud de l'île étant très fréquenté par les surfeurs du monde entier mais aussi ceux qui viennent faire la fête, Bali étant considéré comme la Côte d'Azur des Australiens).

REPERAGE ET CARTES

Comme l'an dernier, notre meilleur ami a été Maps.me, une appli libre et gratuite qui a la particularité de pouvoir être utilisée offline. En gros, vous téléchargez vos cartes quand vous avez du wifi, puis vous en profitez librement, même sans réseau, grâce à la fonction GPS de votre smartphone. Parfait pour se balader à pied, chercher des lieux à visiter, des resto, faire des itinéraires, etc.

 

BUDGET

  • La roupie indonésienne est très basse et le coût de la vie très peu onéreux pour les touristes occidentaux.
  • Comptez 8-10€ pour un repas à deux, 1,20€ pour une noix de coco fraîche, 10-15€ la nuit dans un homestay, 60€ pour un hôtel avec piscine privative, 3-5€ la location journalière d'un scooter, 4-6€ pour un massage d'une heure. 
  • Pour les vols, en s'y prenant 6-8 mois à l'avance, vous pouvez en avoir pour 550-600€ l'aller/retour. Sachez qu'il n'existe aucun vol direct pour Bali et que vous ferez forcément une escale à Singapour.
  • Il est de coutume de négocier en Indonésie. C'est une sorte de jeu auquel les balinais se prêtent dès qu'ils vous sentent intéressés par un article, l'idée étant de parvenir à un prix acceptable pour les deux partis. Sachez qu'il existe un prix pour les locaux et un autre pour les touristes et que vous n'aurez jamais accès au prix pour les locaux ! ;)
  • En revanche, n'oubliez pas que le taux de la roupie étant ce qu'il est, vous paierez très peu cher vos souvenirs. Inutile donc de marchander comme si votre vie en dépendait. La vie des balinais oui, par contre. Nous avons pu apercevoir des comportements vraiment limites sur place et lire sur des forums et des blogs des voyageurs fiers d'avoir réussi à négocier férocement. Honnêtement, c'est à vomir. Si vous avez l'argent pour vous payer un vol à 600€ et des vacances à l'autre bout de la terre, ne soyez pas pingres sur place. Levez les yeux, regardez juste autour de vous les conditions de vie balinaise (où le beau côtoie le pire, la précarité et la pauvreté étant omniprésentes en Indonésie) et réfléchissez avant de négocier votre chambre d'hôtel à 7€ au lieu de 10€. Ce n'est que mon avis mais je le défends et il n'est nullement question d'être pris pour une vache à lait. Pour avoir passé 3 semaines à Bali et Gili Meno, je n'ai jamais eu cette sensation. Les balinais sont certainement les gens les plus gentils que j'ai pu croiser en voyage. En revanche, je ne dirais pas la même chose de la majorité des touristes croisés ayant des attitudes colonialistes absolument dégueulasses.

TELEPHONE ET COMMUNICATION

  • Vous pouvez, moyennant une dizaine d'euros, vous procurer une carte SIM à Bali et profiter du wifi en toutes circonstances. Personnellement, nous n'avons pas fait ce choix (comme jamais d'ailleurs) car à Bali, il y a du wifi dans quasi tous les logements, cafés et restaurants. Et quand il n'y en a pas, ça fait du bien d'être déconnectés ! :) Ça n'a pas trop de sens  de partir à l'autre bout du monde dans des endroits paradisiaques si c'est pour être constamment connecté pour partager à droite à gauche ses expériences et oublier d'être dans le ici et maintenant. Enfin, ce n'est que mon avis, hein ?
  • Si vous voulez faire comme nous (et éviter les mauvaises surprises niveau facture^^), pensez bien à couper l'itinérance de vos données avant de partir et à mettre votre téléphone en mode avion pendant toute la durée de votre voyage, tout en laissant juste le wifi allumé. Votre téléphone se connectera au wifi quand il en trouvera, sans utiliser votre forfait, et vous permettra de consulter vos mails, aller sur Internet, Instagram, etc.

LOGEMENTS

  • L'offre en logements à Bali est très importante et à tous les prix (voir la section Budget).
  • Le petit déjeuner est systématiquement compris dans le prix de la chambre. A vous les buffets de fruits, pains, oeufs, etc.
  • Nous avions fait le choix de réserver nos logements en avance, sur Booking, avec annulation gratuite. Je vous les avais montrés en story, mais si vous voulez en savoir plus, les voici :
  • Sanur : Parigata Villas : notre coup de coeur de ce voyage ! Nous avions loué une villa avec piscine privée mais avons aussi profité de la piscine commune, magnifique ! Le personnel était adorable, les lieux très propres et le petit déjeuner excellent ! Nous avions opté pour un pack Honey Moon avec dîner aux chandelles en chambre avec décoration balinaise traditionnelle, massage en duo de 2h et gâteau de mariage, et c'était absolument divin !
  • Ubud : Ananda Cottages : un charmant cottage au milieu des rizières, un peu à l'écart de l'agitation d'Ubud. Nous avions loué un des trois cottages disponibles, l'hôtel proposant ensuite des chambres. Terrasse extérieure sur les rizières très agréable, comme les piscines, mais complexe un peu trop grand et qui faisait un peu usine après le côté familial de Parigata.
  • Amed : Hidden Paradise Cottages : Un petit écrin sur la plage de Lipah Beach (mais vraiment sur la plage !). Un peu éloigné du centre d'Amed mais parfait pour se reposer. La piscine commune était très belle avec ses frangipaniers, donnant sur la mer, le snorkelling vraiment chouette avec la barrière de corail juste devant l'hôtel. Vraiment charmant !
  • Gili Meno : Avia Villa : Bon, là on s'est un peu trompés... Non pas pour l'hôtel mais pour les touristes bling bling qu'il a attirés. On ne s'y attendait pas, vu que Gili Meno est très calme, mais c'était chouette quand même. Petite chambre agréable, même si l'insonorisation n'était pas top, hôtel sur la plage, avec restaurant ouvert aux quatre vents et petit déjeuner délicieux. Le personnel était adorable ! Si nous revenons un jour à Gili Meno, nous réserverons sans hésiter à Biru Meno, petit hôtel / resto plus discret situé face à Lombok, à 10mn à pied d'Avia Villa. Nous y avons passé toutes nos soirées, le lieu était intime et nous correspondait plus et les bungalows avaient l'air charmants. Notre petit coup de coeur sur l'île !
  • Canggu : Imani Villas : pour terminer le voyage, nous avons loué à nouveau une villa avec piscine privative, pas loin de l'aéroport. Seulement trois villas à louer, tout confort. Déco soignée, salle de bain extérieure de folie, cuisine privative où le petit déjeuner est préparé et servi. Parfait à Canggu où la mer est trop dangereuse pour la baignade !

  GILI MENO  

 

LANGUE

  • Bali étant très touristique, l'anglais est très répandu et vous vous ferez facilement comprendre où que vous soyez, même dans les endroits plus reculés. En revanche, comme dans le Bahasa, la langue officielle balinaise, il n'y a pas de conjugaison, il est courant que l'anglais parlé à Bali soit plus pratique que grammaticalement correct ! Mais contrairement à la France, beaucoup de gens le parlent, même sommairement, et chercheront à vous aider si vous avez le moindre problème.
  • Comme à chaque fois que nous visitons un pays, nous apprenons les formules de politesse de base pour communiquer et faire un pas vers la culture que nous découvrons. A Bali, vous n'aurez pas le temps de dire bonjour en balinais, car les "Hello" fusent dès que l'on vous voit !^^(en plus, la formule balinaise change selon l'heure de la journée. Pas facile facile à retenir !) Mais vous pourrez largement vous rattraper en utilisant "terima kasih" pour remercier votre interlocuteur (qui répondra "sama sama", l'équivalent de "je vous en prie"), "permisi" pour vous excuser, "selamat tingall" pour dire au revoir si c'est vous qui partez, "selamat jalan" si c'est vous qui restez et "selamat malam" pour dire bonsoir. Un petit pas qui sera très bien accueilli par les balinais, sensibles aux efforts des touristes pour communiquer en Bahasa.

ACTIVITES

  • Bali est réputé pour ses massages à l'huile de coco dont nous avons largement profité ! Vous pouvez soit vous faire masser sur la plage soit dans des salons de massages. Nous avons opté pour cette deuxième solution.
  • A Sanur, nous avons testé le fish bath et un massage des pieds au Claudia Spa. Agréable mais pas mémorable.
  • A Ubud les massages y sont de très bonne qualité et peu coûteux. Nous sommes tombés par hasard sur le salon Lyang Lyang et nous y avons fait des massages tous les jours tant le lieu était propre, accueillant et le personnel compétent. Nous avons testé un soir le Venezzia Spa, dont le lieu est très chouette, mais les tarifs beaucoup plus élevés (ceci dit, j'y ai fait un excellent soin des cheveux et massage de la tête !)
  • A Canggu, le dernier soir, nous avons fait la meilleure réflexologie plantaire de toute notre vie ! C'était au Massaji Spa, repéré par hasard car pas loin de là où on mangeait le soir. Il a commencé par un gommage et un lavage de pied dans un baquet en bois pour se poursuivre par un massage à l'huile chaude des pieds et des jambes et se terminer par un massage au coussin de noyaux de cerise chauds. Incroyable !
  • Sinon nous avons également assisté à un spectacle de Legong, la danse traditionnelle balinaise au Palais d'Ubud. Les musiciens accompagnent les danseurs qui racontent des légendes balinaises sur scène. C'était magnifique !
  • Nous avons également fait une sortie snorkelling en bateau à Gili Meno pour admirer le Nest, un ensemble de statues sous-marines mises en place pour favoriser le développement des coraux, mais aussi observer les tortues, le Meno Wall, les coraux bleus et l'épave d'un bateau.

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RESTAURANTS ET CUISINE

  • Contrairement au Japon, manger végétarien voire végétalien est extrêmement facile à Bali et Gili Meno. Bali étant majoritairement hindouiste, les alternatives à la viande sont nombreuses, à commencer par le tempeh, préparation au soja indonésienne. Nous nous sommes donc régalés pendant ces trois semaines, avec un coup de coeur particulier pour le tempeh satay, le nasi goreng, le gado-gado et sa sauce cacahuètes, l'urab et le dadar gulung (une crêpe de coco).
  • Sur les conseils d'une copine (merci P. !) nous avons découvert Bali Buda, une enseigne de boutiques et de cafés qui utilise des produits locaux, bio, de saison et est engagée dans une démarche zéro déchet. Si je vous dis en plus que la nourriture était excellente, le service toujours adorable, et les smoothies à tomber, autant vous dire qu'on était ravis ! Nous avons découvert l'enseigne dès le début de notre voyage, à Sanur, et ça a été notre QG à Ubud et Canggu !
  • L'eau n'est pas potable en Indonésie. Donc pensez à vous munir d'une gourde et de pastilles purificatrices en pharmacie avant de partir. La plupart des logements vous proposeront de remplir votre bouteille gratuitement avec de l'eau potable mais pour être autonome lors de vos déplacements, téléchargez l'appli Refill my Bottle qui permet, partout dans le monde, de connaître les endroits où remplir sa gourde (gratuitement ou non, tout est écrit dans l'appli !). Une superbe initiative qui vise à réduire les déchets que nous avons découverte lors de ce voyage et qui nous a été bien utile !
  • Vous aurez toujours la possibilité d'acheter de l'eau en bouteille sur place, mais c'est pas mal de faire attention à ses déchets y compris en voyage. Si vraiment vous voulez acheter de l'eau en bouteille, préférez les bonbonnes de 5l dispo dans toutes les supérettes aux petites bouteilles. Il vous suffira de remplir votre gourde avec plutôt que de jeter votre micro bouteille une fois son contenu bu !

POUR ALLER PLUS LOIN...

  • Ne partez pas sans avoir lu Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert (regardez l'adaptation ciné avec Julia Roberts à votre retour, pour prolonger votre voyage !) et Sang et Volupté à Bali de Vicki Baum (je dis ça, mais je ne l'ai toujours pas lu^^)
  • Et si vous voulez voir plus de photos, rendez-vous sur mon Insta, et si vous avez un compte, sur mes stories à la une.

***

C'en est fini de ce billet fleuve sur notre voyage à Bali et Gili Meno. J'espère qu'il pourra vous être utile si vous envisagez d'y aller. Nous avons adoré ce voyage, rencontré un peuple serein et souriant comme jamais nous l'avions vu, découvert des paysages fabuleux, des temples somptueux, et nagé dans des eaux turquoises incroyables. Bref, Bali nous a séduits, c'est certain.

Belle fin de journée à tous

16 octobre 2019

L'aimant, Lucas Harari

L'aimant, Lucas HarariL'aimant est le premier album du parisien Lucas Harari paru en août 2017 chez Sarbacane.

Pierre, jeune étudiant en architecture a consacré ses recherches de doctorat sur les thermes de Vals. Après une pause dans sa thèse, il décide de se rendre sur place, en Suisse, pour découvrir le bâtiment imaginé par Peter Zumthor. Mais une fois sur place, une étrange attraction se produit sur lui. Pierre est de plus en plus obsédé par la bâtiment.

Pour un premier album, Lucas Harari frappe fort ! A mi-chemin entre la BD et l'architecture, L'aimant entraîne son lecteur dans une histoire singulière.     
Les planches sont magistrales et le rendu impressionnant, avec le grand format cartonné choisi par l'éditeur. L'auteur prend le temps d'installer son intrigue, de soigner les déplacements de ses personnages entre chaque case, et chaque planche possède une organisation soignée et singulière..     
La lenteur est là, telle la montagne gigantesque et les thermes qui y trônent. Si le dessin des personnages m'a laissée de marbre, les décors, quant à eux, portent l'album et m'ont coupé le souffle.     
C'est diablement intriguant, rempli de suspense. Un coup de maître pour un premier album !

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

10 avril 2019

Le Japon vu par 17 auteurs, Collectif

Le Japon vu par 17 auteurs Le Japon vu par 17 auteurs est un album réalisé par un collectif d'auteurs francophones ou japonais. Il est paru 2005 chez Casterman, dans la collection Écritures. 

Dix-sept auteurs, seize nouvelles - l'une d'elle a été écrite à quatre mains -, pour raconter l'archipel nippon. Seize nouvelles tour à tour réalistes, dramatiques, fantasmagoriques ou encore oniriques pour un Japon éternel.

Ouvrir un recueil de nouvelles, surtout écrites par plusieurs mains, c'est s'exposer à l'inégalité. Et c'est exactement ce qui s'est produit ici, au fil des pages. Si j'ai plongé avec délice dans certaines histoires, certains traits, certaines sensibilité, je dois avouer que d'autres m'ont laissée de marbre, voire ennuyée. 
Davodeau, Taniguchi ou encore Shuiten m'ont conquise sans mesure - mais c'était prévisible - tandis que je suis passée à côté de Sfar - mais c'était prévisible aussi -, Little Fish ou Fabrice Neaud. L'album se lit néanmoins avec plaisir, chaque nouvelle histoire étant une promesse. 
Les dessins sont inégaux, aussi, chacun ayant son style, précis ou griffonné, chargé ou minimaliste, et racontent une histoire d'un Japon réaliste ou fantasmé. 
Malgré l'inégalité de l'ensemble, j'ai passé un agréable moment de lecture, chaque nouvelle étant remplie de détails culturels ou historiques. Amateurs du Japon, allez-y les yeux fermés : je suis certaine que vous refermerez l'album avec quelques pépites en tête.

 

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sfar_japon

challenge un mois au japon,challenge,japon

Un Mois au Japon organisé par Lou et Hilde

  La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

27 mars 2019

Appelez-moi Nathan, Catherine Castro et Quentin Zuttion

Appelez-moi NathanAppelez-moi Nathan est une BD documentaire de Catherine Castro et Quentin Zuttion parue en septembre 2018 chez Payot Graphic.

Lila est une enfant heureuse. Mais le jour où l'adolescence opère des changements dans son corps, Lila s'insurge et comprend qu'elle est un garçon enfermé dans un corps de fille. Commence alors un combat pour devenir Nathan, se faire appeler "il" et construire son identité. 

J'avais vu passer cet album il y a quelques mois et je l'ai acheté pour mes lycéens, certaine que le sujet parlerait à certain.es. Et j'ai bien fait ! L'album est très souvent consulté et lu sur place et j'ai pu avoir une discussion sur le sujet avec un élève concerné.  
Je n'avais jamais lu sur la question de la transidentité et j'ai été très émue à la lecture de cet album. Nathan - le vrai prénom a été changé pour conserver l'anonymat - entreprend un véritable combat pour que son corps corresponde à ce qu'il est : rendez-vous avec des psys, formalités à l'état civil, traitement hormonal, opération. La quête identitaire est ardue, beaucoup plus que celle de ses camarades, uniquement liée à l'adolescence, et Nathan s'accroche. La relation avec ses parents est pleine d'incompréhensions au début mais ceux-ci soutiennent leur enfant et font peu à peu le deuil de leur fille pour accueillir leur fils.   
Le dessin en couleur douce est parfois trash, sanglant, cru, pour expliquer ce que traverse Nathan face à son corps. Rien de très choquant en soi, mais de l'anatomique pour expliquer le sujet.   
Les auteurs s'emparent du sujet avec délicatesse et relatent l'histoire vraie de Nathan sans pathos ni voyeurisme. Les termes sont expliqués, le suivi psychologique aussi, et la transition de Lila vers Nathan se déroule sous les yeux du lecteur tel une renaissance. 
Une lecture émouvante autant qu'instructive. Un album parfait sur le sujet. Une réussite ! 

Planche 1  Planche 2

  La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

28 janvier 2019

Planète végane, Ophélie Véron

Planète véganePlanète végane est un essai d'Ophélie Véron, fondatrice du blog Antigone XXI. Enseignante chercheuse en sciences sociales et spécialiste des mouvements sociaux, Ophélie Véron est l'une des ambassadrices du véganisme dans le monde francophone. Son essai est paru en mai 2017 chez Marabout.

Dans cet essai, l'auteure, végane depuis 2011, décortique le véganisme. En revenant à ses origines, en expliquant les idées fortes du mouvement et en délivrant une foule d'informations, elle permet à chacun  d'amorcer une réflexion sur le véganisme et d'envisager un monde où les animaux ne seraient plus exploités.

Scindé en cinq parties, l'essai - extrêmement documenté et pourvu d'une bibliographie importante - est accessible à tous et bien structuré.

1/ Pourquoi végane ? Dans cette partie, Ophélie Véron revient aux origines du véganisme (apparu dès le Xe siècle av. JC avec le jaïnisme) en présentant ses accointances avec les grandes religions du monde. Elle présente ensuite la question de l'éthique animale et le concept d'antispécisme avant d'expliquer en quoi le véganisme est la solution première aux problèmes environnementaux. Enfin, elle termine cette première partie par des réponses aux douze objections que les omnivores font régulièrement aux véganes, du cri de la carotte aux questions de santé en passant par l'existence de causes plus importantes dans le monde. Que j'ai aimé cette partie ! Je crois que j'ai entendu toutes ces objections, par diverses personnes de mon entourage, et aujourd'hui je me sens plus à même d'y répondre de façon plus argumentée.

2/ Devenir végane : Ici, Ophélie Véron donne des conseils à ceux qui souhaitent faire le premier pas, explique ce que doit comporter un garde-manger végane, où se cachent les produits non véganes dans les étiquettes et les additifs et donne des astuces pour devenir végane pour de bon. Elle revient sur les raisons de devenir végane et celle pour le rester, pour l'éthique animale.

3/ Véganisme et santé : En tordant le cou à toutes les représentations qui font de l'être humain obligatoirement un omnivore , l'auteure, en s'appuyant sur de nombreuses études, explique les bienfaits d'une alimentation végétalienne. Elle revient sur les concepts d'équilibre alimentaire, de vitamines et de nutriments pour clarifier la question. Vous l'aurez vite compris : hormis la Vitamine B12 qui doit être prise en supplément, un régime végétalien équilibré est bénéfique pour la santé sur le court, moyen et long terme, que ce soit pour les enfants, les ados, les adultes, les femmes enceintes comme les personnes âgées. Et nombreuses sont les études qui le prouvent !

4/ Au-delà de l'alimentation : Dans cette partie, Ophélie Véron sort du carcan de l'alimentation pour aborder tous les autres aspects du véganisme : comment se vêtir, utiliser des produits d'hygiène et des cosmétiques véganes, entretenir sa maison, nourrir ses animaux de compagnie, se divertir. Dans cette partie, une foule de conseils, de marques (notamment 75 marques de chaussures véganes et/ou éco friendly ou qui proposent des modèles véganes, tous les labels de cosmétiques véganes, etc.), d'études aussi, pour enfoncer le clou sur la question de l'exploitation animale invisible, celle qui concerne nos maquillages, notre lessive ou encore les croquettes de nos animaux.

5/ Véganisme et société : Enfin, dans cette dernière partie, l'auteure revient sur le fait d'être végane et d'en parler autour de soi, que ce soit avec ses proches ou dans le cadre de son environnement de travail. Comment continuer à sortir et être végane ? Comment partir en voyages et respecter ses convictions ? Comment, enfin, se débrouiller dans une famille omnivore ?

Vous l'aurez compris, ce livre est pour moi LA référence sur la question. Je l'ai dévoré en prenant beaucoup de notes, en notant des pages. J'ai cheminé, au fil de ma lecture. J'ai appris, beaucoup, sur la question et notamment sur les origines du véganisme. Déjà largement concernée par la question, l'auteure n'a pas eu à me convaincre du bien-fondé de ce mode de vie mais m'a permis d'avancer sur certains points sur lesquels je bloquais.  
Pour l'instant, je suis toujours en transition. Il m'arrive de manger parfois du fromage. Mais plus de viande ni de poisson. Plus de cosmétique ou de produit d'hygiène non véganes. Plus d'achat de cuir. Je termine d'user ma paire de bottes achetée il y a 3 ans pour racheter des bottes véganes, idem pour mon portefeuille en croûte de cuir, mon pull en cachemire et mes oreillers en duvet. Pour les objets dont je ne me servais pas beaucoup, comme mon ancien manteau en laine ou mon sac de voyage en cuir acheté au Maroc, je les ai vendus sur Vinted. Je ne souhaitais plus les avoir dans mon armoire. Reste le problème de la vie sociale, n'étant environnée que par des omnivores et dans une ville où il n'y a qu'un seul resto de burgers véganes. De timides apparitions de plats véganes pointent leur nez dans certains restaurants, mais c'est limité... Heureusement, j'ai la chance que la plupart de mes proches cuisinent végane quand on vient, respectent nos convictions et soient ouverts à découvrir notre mode de vie. Ah oui, vivre avec un végane, ça aide aussi beaucoup. Mais il me reste encore du chemin à parcourir et ce livre m'a été d'une grande aide.
Un grand merci, donc, Ophélie Véron, pour ce condensé très riche et bien construit sur la question, qui regorge d'astuces, de conseils et de réflexions. C'est exactement le livre dont j'avais besoin sur mon chemin.

Pour terminer, je me dis que si tout le monde lisait un tel livre, il n'y aurait plus d'exploitation animale. Parce que c'est impossible de ne pas changer de point de vue et de rester insensible sur la question. Ou alors ça donne une idée de la personne qu'on est...

 

Jour 28 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

28 novembre 2018

Challenge Feel Good : nouvelle formule [et récapitulatif]

Bonjour à tous

Souvenez-vous, il y a trois ans, je lançais le Challenge Feel Good, né de mon envie de lutter contre la morosité ambiante et d'intégrer davantage de positif dans mes lectures.

Aujourd'hui, parce que mes envies et mes besoins ont changé, j'ai eu envie d'opérer une refonte de ce challenge pour le rendre plus riche et plus vivant. J'ai donc décidé d'élargir la notion de feel good et ne plus la restreindre à ces romans légers que l'on voit pulluler sur les étals des librairies. Mon idée est simple (et j'espère qu'elle vous plaira !) : commencer l'année 2019 en beauté, de façon inspirante et positive, dans un élan de bienveillance et de douceur. En gros, prendre soin de soi et partager autour de cette notion de bien-être.

Challenge Feel good

Quand ? Du 1er au 31 janvier 2019
Où ? Sur vos blogs ou sur Insta avec le hashtag #challengefeelgood
Comment ? Citations, romans et films feel good, livres de développement personnel, magazines, rituels positifs, initiatives solidaires, etc.
Pourquoi ? Pour commencer l'année en beauté, faire le plein de positif, de bienveillance et de belles idées !

Dans cette nouvelle édition, vous pourrez à la fois poser des intentions pour la nouvelle année, parler de livres de développement personnel, de films, de rituels positifs (carnet de gratitude, visualisations, yoga, méditation, etc.), glisser ça et là une citation inspirante, présenter des initiatives positives pour le monde de demain (le zéro déchet, la slow cosmétique, le seconde main, le végéta*isme, l'éco-volontariat, le financement participatif, etc.), bref, vous faire plaisir ! De mon côté, je vais préparer des citations inspirantes que je posterai sur Instagram, mais aussi des billets sur tout ce dont je veux vous parler.

J'ai préparé un agenda pour ce doux mois de janvier afin qu'il soit riche de belles découvertes. Libre à vous de participer aux rendez-vous que je propose ou de participer avec un autre type de billet.

Calendrier Challenge Feel Good

Les inscriptions se font en commentaire sous ce billet, qui sera aussi le récapitulatif du challenge. J'y rajouterai vos liens au fur et à mesure que vous me les indiquerez en commentaires. Vous le retrouverez dans le menu sous la bannière, dans l'onglet Challenge Feel Good.

Si vous participez sur Insta, n'oubliez pas le hashtag #challengefeelgood pour que je puisse suivre vos participations !

J'ai tellement hâte de vous lire et de partager ce mois de janvier avec vous.       
Passez une belle journée et à très vite ! 

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Les participants

Sur leurs blogs : Itzamna, MistiCat, FondantGrignote, Myrtille, Blandine (aussi sur IG : blog_vivrelivre) Lou, Sandrine (aussi sur IG : sandrine_mes_promenades), L'Or, Chicky Poo, MyaRosa et Nath (aussi sur IG : un chocolat dans mon roman)

Sur Instagram avec le hashtag #challengefeelgood : Amélie, Annamorphoz, Tharkundun

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Récapitulatif des participations :

==> sur Instagram avec le hashtag #challengefeelgood !

Sur les blogs :

* 1 er janvier : nouvelle année et intentions   
Blandine
Myrtille
Sandrine
Moi


* 2 janvier : une BD positive
Sandrine : Les Carnets de Cerise et Valentin
Moi : Passe-passe
FondantGrignote : récap' de vacances


* 3 janvier : un livre de développement personnel
Moi : Imparfaits, libres et heureux : pratiques de l'estime de soi


 * 4 janvier : un essai ou un documentaire
Sandrine : Le Musée imaginaire de Jane Austen
FondantGrignote : Une Maman pour Noël et A perfect Christmas.   
Moi : Sagesse et pouvoirs du cycle féminin

  * 5 janvier : thème libre
FondantGrignote : L'Ecossais


  * 6 janvier : une photo inspirante
Sandrine
Moi


 * 7 janvier : un film inspirant
Myrtille Julie&Julia, Chocolat, Juno, Amélie Poulain, Little Miss Sunshine
Sandrine : Orgueil et préjugés, Love Actually, The Holiday, La vie est belle, Roméo+Juliet, Downton Abbey
Moi : Be Happy, Demain et Earthlings
Fondant Les optimistes meurent en premier (roman)


* 9 janvier : une BD engagée
Sandrine : Café Budapest
Fondant : retrospective de moments feel good
Moi : L'anniversaire de Kim-Jong Il

 

* 10 janvier : un magazine inspirant  
Sandrine Café Budapest
Fondant : retrospective de moments feel good
Moi L'anniversaire de Kim-Jong Il

 

* 10 au 13 janvier : read-a-thon feel good   
Fondant : 50 films inspirants      
Sandrine : Le cupcake café sous la neige   
Blandine : billet de RAT   
Nath : billet de RAT      
Myrtille lit : billet de RAT      
L'Or : billet de RAT      
Lou : billet de RAT      
Moi billet de RAT  

 

* 14 janvier : un roman feel good  
Fondant : Un clafoutis aux tomates cerise   
Sandrine : La petite cloche au son grêle     
Moi Au petit bonheur la chance !    

 

* 15 janvier : un rituel bien-être  
FondantL'irresistible histoire du Café Myrtille   
Sandrine : rituels bien-être   
Moi : rituels bien-être

 

* 16 janvier : une BD humoristique  
Sandrine Le loup en slip hip hip 
Fondant : Quelques moments feel good tout chauds

Moi Literary life

 

* 17 janvier : thème libre  
Moi La meilleure des vies

 

* 18 janvier : découvrir la méditation

Moi : inspiration du jour : découvrir la méditation 
Sandrine : la méditation
Lou : Noël à la petite boulangerie

 

* 19 janvier : thème libre
ItzamnaLe jour où je me suis aimé pour de vrai 

 

* 20 janvier : une photo apaisante
Fondant : Organisation et bullet journal 
Sandrine : une photo apaisante 
L'Or : une photo apaisante

* 21 janvier : un podcast inspirant 
Moi : inspiration du jour : mes podcasts préférés

 

* 22 janvier : un livre de développement personnel
Moi Petit guide à l'usage des gens intelligents qui ne se trouvent pas très doués  
Fondant :Hôtel Grand Amour

 

* 23 janvier : thème libre
MyaRosa : La cuisine & moi

 

* 24 janvier : un roman feel good
Moi : Je te promets la liberté
Sandrine : Je peux très bien me passer de toi

 

* 25 janvier : découverte du yoga
Moi : inspiration du jour : découvrir le yoga

 

* 26 janvier : films feel good
Moi : Mange, prie, aime et Bridget Jones
Itzamna : Quatre accords toltèques : petit cahier d'exercices
Sandrine Félicien et son orchestre

 

* 27 janvier : thème libre
Moi : Yogi food
Lou : Aphrodite et vieilles dentelles

 

* 28 janvier : un essai ou un documentaire
Moi : Planète végane
Fondant : L'atelier des souvenirs

 

* 29 janvier : une initiative positive
Moi : L214 et Rempart
Sandrine : Viser le zéro déchet
Myrtille : L'étonnant pouvoir des couleurs 

27 mai 2018

Pome, Marie Desplechin

Pome, Marie DesplechinPome est un roman jeunesse signé Marie Desplechin paru originellement en 2007 aux éditions L'Ecole des Loisirs. Une nouvelle édition avec une couverture de Magali Le Huche est paru la semaine dernière. Pome est le deuxième tome de la trilogie formée par Verte et Mauve

Verte est une petite sorcière, comme Ursule et Annastabotte, sa mère et sa grand-mère. A la fin du premier tome, elle a retrouvé Gérard, son père, qui ignore tout de sa condition. Elle partage donc son quotidien entre l'appartement de sa mère et de son père et les enseignements de sorcellerie que sa grand-mère lui délivre le mercredi après-midi. Mais lorsqu'emménage en face de chez son père une fille de son âge, Verte n'est plus seule et trouve illico une amie. Car Pome, c'est son nom, est une sorcière aussi. A elles deux, les deux espiègles vont révolutionner la vie de leurs proches, à commencer par Ray - Papi Ray comme elles l'appellent - le père de Gérard, qui endosse à la perfection le rôle de grand-père idéal en leur préparant de faramineux goûters et de délicieuses frites et en les amenant le mercredi chez Anastabotte.

J'avais adoré Verte, il y a quelques années et j'avais adoré découvrir l'adaptation en BD de ce roman par Magali Le Huche l'an dernier. C'est donc avec un plaisir non dissimulé que je me suis plongée cet après-midi dans Pome, ce deuxième tome.     
Marie Desplechin reprend les ingrédients qui ont fait de Verte un roman jeunesse de référence et en offre une excellente suite. Pome est drôle, les personnages toujours aussi attachants et les thèmes abordés tout autant actuels. Relations intergénérationnelles, amitié, confiance, famille, en un peu plus de 150 pages Marie Desplechin fait mouche avec une simplicité désarmante. L'intrigue est bien ficelée et la narration prise en charge à tour de rôle par les personnages (avec un clin d'oeil à la probable adaptation en BD par Magali Le Huche à chaque chapitre avec un dessin du personnage narrateur), marque de fabrique de la série, offre un rythme dynamique à l'ensemble.
Bref, un must have de la littérature de jeunesse que cette trilogie à lire à tout âge. Elle rejoint mon panthéon des séries jeunesse feel good et bien ficelées avec Sauveur & FilsUn grand merci aux éditions L'Ecole des Loisirs de m'avoir permis de découvrir ce tome. Je vais de ce pas dévorer Mauve, le dernier titre de la série !

"Dans cette vie faite d'événements saisissants, j'ai connu un "avant" et un "après". Ou plutôt un "avant" et un "avec". Avant Pome. Avec Pome. La séparation entre les deux époques est bien visible : "avec" est mon histoire, "avant" ma préhistoire." (p.98)

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25 octobre 2017

Monsieur Mardi-Gras Descendres T.1 Bienvenue !, Eric Liberge

Monsieur Mardi-Gras Descendres TBienvenue ! est le premier tome de la quadrilogie Monsieur Mardi-Gras Descendres imaginée par Eric Liberge. Il est paru en 2004 chez Dupuis.

Victor Tourterelle, cartographe de son état, glisse un jour malencontreusement sur une des petites voitures de son fils et décède sur le coup. Après sa mort, il atterrit au purgatoire. Devenu un squelette et rebaptisé pour l'occasion Mardi-Gras Descendres (quelle idée de mourir entre mardi gras et le mercredi des Cendres !), il va découvrir sa nouvelle vie après la mort, dans ce monde peuplé de squelettes. Mais Victor/Mardi-Gras ne veut pas se laisser faire et quitter le purgatoire. Il n'imagine pas dans quelle aventure il se lance alors....

Album étonnant s'il en est, Bienvenue ! pose le décor d'une intrigue originale. Son postulat ? Que se passe-t-il quand on meurt ? Eric Liberge invente un purgatoire sombre, porté par un dessin en noir et blanc aux nuances intéressantes et au trait léché. L'univers est inquiétant et laisse peu d'espoir aux personnages d'en réchapper.

Un premier tome qui a su capter mon intérêt et les bases d'une intrigue que j'ai trouvée bien menée. Il faut que je trouve la suite !

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Challenge Halloween image

Et voici ma sixième participation au Challenge Halloween de Lou et Hilde

et ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Mo' !

30 août 2017

La petite librairie des gens heureux, Veronica Henry

La petite librairie des gens heureux, Veronica HenryLa petite librairie des gens heureux est un roman de la journaliste et romancière britannique Veronica Henry paru en février 2017 aux éditions La City.

Lorsque son père disparaît, Emilia revient à Peasebrook, le village des Cotswolds de son enfance, pour reprendre sa librairie. Nightingale, c'est le nom de cette petite librairie, est une sorte de cocon où chacun vient chercher un peu de chaleur humaine et de bienveillance à travers les livres et les échanges. Emilia trouve très rapidement sa place dans l'univers créé par son père mais peine à maintenir à flot la boutique. Et lorsqu'un promoteur peu scrupuleux lui tourne autour pour racheter son bien, la jeune femme hésite. Mais cela serait sans compter les nombreux clients de la boutique qui, chacun à sa manière, offrent à Emilia de jolis enseignements.

Encore un livre qui se déroule dans les Cotswolds, où mes pas m'ont menée cet été ! La vie est décidément bien faite... Feel good book par excellence, La petite librairie des gens heureux met en scène une galerie de personnages en proie à une question, un problème, et qui se retrouvent liés au destin de la petite librairie. Les livres comme échappatoire, comme lien social, comme évasion, l'idée n'est pas nouvelle mais elle est toujours agréable à croiser.

Agréable à lire, très léger (j'avais besoin de ça quand je préparais mes cartons), ce roman fait penser à un mélange de The Holidays (pour le côté doudou de l'Angleterre) et Vous avez un message pour toute la difficulté de faire vivre une petite librairie aujourd'hui. J'ai passé un bon moment, feel good à souhait. Et même si l'ensemble est prévisible à souhait, que les personnages sont un peu caricaturaux et que l'auteure force un peu sur le côté bienveillant de la petite communauté de Peasebrook, j'ai tout pardonné et me suis glissée avec plaisir dans ces pages qui aurait été parfaites comme lecture d'automne.

Un roman feel good que j'ai partagé en lecture commune avec Tante Fi !

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5 avril 2017

La loterie, Miles Hyman

La Loterie Miles HymanLa Loterie est un album de Miles Hyman d'après une nouvelle originale de sa grand-mère, la romancière américaine Shirley Jackson, paru en septembre 2016 chez Casterman.

Dans un village agricole de Nouvelle-Angleterre a lieu chaque année le 27 juin la loterie annuelle. Une loterie singulière à laquelle chaque famille doit participer.

Quel album ! Et quelle chute, surtout ! Je n'en dirais pas plus pour garder le mystère entier mais je m'atterderais plutôt sur les dessins de Miles Hyman qui provoquent un choc esthétique dès la première page.

Les planches aux découpages cinématographiques ne sont pas sans rappeler les peintures d'Edward Hooper et donnent le ton d'un réalisme saisissant. Les jeux d'ombre et de lumière sont fascinants, tout comme les découpages dynamiques de cases et l'utilisation de couleurs franches. Chaque double page semble être constituée de mini tableaux interdépendants les uns des autres qui forment un tout mais qui pourraient tout aussi bien être exposés individuellement dans un musée, tant chaque détail est soigné et rappelle les techniques picturales de certains artistes peintres.

Le rythme de l'intrigue est porté par  ces cases irrégulières qui alternent segmentation horizontale et verticale et que peu de dialogues accompagnent - la narration étant souvent prise en charge dans les cartouches par un narrateur omniscient. Le lecteur progresse rapidement dans sa lecture, porté par le peu d'informations dont il dispose, sans se douter de ce qui l'attend.

Un très bel album, une intrigue fascinante - difficile d'y apposer un adjectif sans rien en dévoiler - une postface éclairante de Miles Hyman sur la vie de sa grand-mère et sur cette nouvelle, La Loterie, qui a fait grand bruit lors de sa parution en 1948 dans le New Yorker Magazine et qui continue d'être au programme scolaire aux Etats-Unis, près de soixante-dix ans plus tard. Une très belle découverte esthétique et narrative qui amène à s'interroger. 

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

26 mars 2017

Livre Paris 2017 : mes achats au Salon du livre

Créer son propre livre au Salon du Livre de ParisL'occasion était trop belle : un magnifique soleil, des fourmis dans les jambes, l'envie de flâner à Paris, ma dernière année ici, aussi... Du coup hier, je n'ai pas résisté à faire un saut au Salon du Livre de Paris.

Me baladant au gré de mes envies entre les stands - croisant Marie Desplechin, Daniel Pennac, Leïla Slimani, Agnès Martin-Lugand, entre autres - écoutant d'une oreille les interviews, arrachant quelques pages bien choisies de l'installation prévue à cet effet, me remplissant des effluves des pâtisseries marocaines - le Maroc étant l'invité d'honneur de cette 36e édition -, visitant avec émotion l'exposition hommage consacrée à Jiro Taniguchi disparu le 11 février cette année ou encore la rétrospective des 90 ans des éditions du Masque, j'ai profité de cette incursion dans le monde des livres malgré la foule dense attirée comme moi par cette passion commune.

Et je ne suis pas revenue les mains vides, même si j'ai été assez raisonnable (dit celle qui vient de trier tout son appart, y compris ses livres, selon la méthode de Marie Kondo !). 

Salon du Livre de Paris 2017

J'ai craqué en premier lieu chez Actes Sud avec l'essai Les livres prennent soin de nous de Régine Détambel, suivi de près par Dans la forêt du Miroir, un autre essai de mon chouchou Alberto Manguel. Je pensais m'arrêter là, étonnée même d'avoir succombé à l'achat alors que le weekend dernier je me délestais de la moitié des livres de ma bibliothèque, quand mon regard a été attiré par La grand-mère de Jade de Frédérique Deghelt. Pressentant un livre qui pourrait me faire du bien - l'histoire relate la relation entre une grand-mère qui doit aller en maison de retraite et sa petite-fille - j'ai lâché prise et décidé de le glisser dans mon sac d'achat. Le silence de Jan Costin Wagner m'a été offert pour l'achat de deux Babel et je verrai s'il me séduit ou si je le donne à mes lycéens. Quant à Frida, de Benjamin Lacombre, c'était une évidence. D'une part parce que j'adore l'artiste mexicaine, d'autre part parce que j'aime le travail de Lacombe depuis ses débuts. Et pour avoir déjà dévoré cet album dans mon jardin, je ne peux que me féliciter d'avoir succombé à l'appel... 

Pas de reportage photos d'une journée marathon, ça serait vous mentir. J'ai flâné deux petites heures au salon avant de rejoindre des amis et profiter de Paris au soleil. Je n'avais pas envie d'attendre des heures pour une dédicace. Je n'avais pas envie de me retrouver devant un auteur et bredouiller trois banalités, comme d'habitude. Je n'avais pas envie de m'épuiser à slalomer dans la foule et jouer ma vie pour un livre. Je crois que je n'aime rien tant que le charme intimiste des salons littéraires de moins grande envergure où il est permis d'échanger avec un auteur et de discuter réellement de son oeuvre... Bon dimanche à tous !

4 janvier 2017

Petites coupures à Shioguni, Florent Chavouet

petites coupures à shioguniPetites coupures à Shioguni est un album de Florent Chavouet paru en 2014 aux éditions Philippe Piquier et primé à Angoulême en 2015. 

Shioguni, la nuit. Un restaurateur qui a des dettes se fait agresser par des yakuzas peu sportifs, une jeune fille dérobe les clés de distributeurs de boissons de la ville, deux voitures se percutent et leurs propriétaires se battent tandis qu'un tigre rôde en ville. Toutes ces péripéties perturbent la soirée du commissaire qui ne rêve que de rentrer chez lui manger un bol de udon. Les témoignages sont confus, la chronologie des événements aussi. Que s'est-il réellement passé ce soir-là à Shioguni ?

J'ai découvert Florent Chavouet il y a quelques années avec ses carnets de voyages Tokyo Sanpo et Manabé Shima. Tombée sous le charme de son coup de crayon et de ses perspectives folles qui le caractérisent, j'étais très enthousiaste à l'idée de le découvrir du côté de la fiction cette fois. Car si ses deux premiers albums étaient des documentaires relatant ses expériences nippones, Petites coupures à Shioguni est la première fiction du jeune illustrateur, se déroulant toujours dans ce pays qu'il affectionne tant (ça tombe bien, moi aussi !)

Expérience déroutante s'il en est, Petites coupures à Shioguni est un petit bijou dont la lecture se gagne. Parce que si vous ne comprenez rien au début et que vous revenez trois pages en arrière à chaque page, c'est bien normal ! Florent Chavouet joue avec son lecteur, en mêlant les genres - entre policier et humour -, en détournant certains codes et en emberlificotant la temporalité de son intrigue pour mieux offrir un ovni brillant, un rien déjanté. Ce qui paraît brouillon de prime abord - les fameuses petites coupures du titre - s'imbriquent parfaitement au final et donnent à voir une intrigue où chaque petit détail fait sens, seul ou en lien avec d'autres. Quel plaisir, une fois la dernière page tournée, de revenir en arrière piocher des indices qui nous avait échappés !

Niveau dessin, Florent Chavouet parfait son trait en se perfectionnant notamment sur les scènes en mouvement. Ses couleurs franches sont contrastées par le noir, toujours très présent dans son trait. Ses personnages gagnent en profondeur et en charisme, tandis que ses décors - toujours aussi soignés -sont un régal pour les yeux. Chaque double page est un petit bijou d'inventivité, mixant les compositions, les dispositions, à la manière d'un carnet où des interviews seraient collées, des notes prises, des moments de la nuit dans chacun des quartiers relatés avec beaucoup d'humour, etc.

En bref, un album étonnant, protéiforme, à la narration complexe et aux dessins incroyables dont je ne saurais que vous conseiller la lecture. Pour ma part, c'est officiel, je fais partie du fan-club de Florent Chavouet !

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Cette semaine chez Moka !

22 février 2017

Culottées T.1, Pénélope Bagieu

Culottées TCulottées est un album de Pénélope Bagieu paru en septembre 2016 chez Gallimard. Il regroupe les quinze premières planches prépubliées de façon hebdomadaire par la jeune illustratrice sur le blog éponyme qu'elle a lancé sur le site du Monde. Un second album a suivi, en janvier 2017.

Clémentine Delait - la célèbre femme à barbe -, Margaret Hamilton - qui terrorisa des générations d'enfants par ses rôles de sorcières terrifiantes -, Giorgina Reid - gardienne d'un phare et experte en terrassement -, Agnodice - gynécologue au IV av. JC -, Joséphine Baker - actrice, résistante et mère de famille nombreuse-, etc. Pénélope Bagieu dresse dans cet album le portrait de quinze femmes qui se sont élevées contre la pression sociale de leur époque pour vivre librement et accomplir leurs rêves.

J'avais entendu parler de l'initiative de Pénélope Bagieu d'un blog consacré à des femmes culottées (et c'est le cas de le dire !) l'an dernier, sorti conjointement mais sans rapport avec le scandale d'Angoulême quant à l'absence de femmes sélectionnées pour le Grand Prix du Festival, mais je n'avais pas eu l'occasion d'aller y jeter un oeil. Il a fallu qu'on me mette cet album sous le nez ce weekend pour que je m'y plonge dedans... et j'ai rudement bien fait !

Il sont loin le dessin et le ton de Joséphine ou de Cadavre exquis, les premiers albums de Pénélope Bagieu.  La jeune illustratrice a évolué dans son trait et son propos et nous livre ici un album intéressant et intriguant. Recueil de chroniques sur ces femmes qui ont su croire à leurs rêves malgré les freins de leurs époques, l'album est un bel hommage à ces personnalités oubliées ou ces célébrités intimistes. Chaque portrait s'étale sur quelques planches, Pénélope Bagieu résumant avec humour la vie de ces femmes. Ces quinze mini biographies sont autant d'appels à découvrir le destin de chacune de ces femmes, forçant le respect chacune à sa manière. Une très belle lecture, ode à la condition féminine et porteuse d'une universalité malgré les époques et les continents. Merci Marion et Flo !

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Si comme moi vous n'avez pas le tome 2 sous la main et envie de découvrir les quinze autres portraits de ces femmes d'exception, rendez-vous sur le blog Culottéestoutes les planches sont disponibles !

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Cette semaine chez Mo' !

 

30 septembre 2016

Comment Papa est devenu danseuse étoile, Gavin's Clemente-Ruiz

Comment_papa_est_devenu_danseuse_etoile_de_Gavin_s_Clemente_Ruiz_edComment Papa est devenu danseuse étoile est le premier roman de l'éditeur, chroniqueur et voyageur hispano-belge Gavin's Clemente-Ruiz paru chez Mazarine en mars 2016.

A 47 ans, Lucien Minchielli est au chômage et passe ses journées sur le canapé de son salon, exaspérant Sophie, sa femme. Un jour, Lucien décide de se reprendre en main et s'inscrit au cours de danse de Sarah, sa fille, au grand désarroi de cette dernière. Pendant ce temps, Paul, le petit dernier de la famille, fuit l'appartement et passe son temps libre chez sa grand-mère, une ancienne danseuse étoile du Bolchoï. Alors que Lucien est de plus en plus assidu à ses cours, ses proches s'interrogent : mais pourquoi s'intéresse-t-il subitement à la danse ?

Comédie familiale légère et fraîche, Comment Papa est devenu danseuse étoile est une lecture rapide et agréable qui sous couvert d'une tonalité humoristique, aborde des problématiques familiales plus graves. L'intérêt soudain de Lucien pour la danse possède une raison bien particulière, et le lecteur la découvre au fil des pages, en même temps que la famille de ce dernier.

La narration, prise en charge par Paul, est bien rythmée, et l'intrigue avance à bon pas. Les personnages sont brièvement décrits mais campent leur rôle à merveille et participent de cette comédie qui frôle le vaudeville.

Si j'ai lu ce roman en un rien de temps et que j'ai souri plusieurs fois des situations cocasses (et notamment du personnage de Lucien), je dois avouer que je n'ai pas réellement été convaincue par cette lecture. Le sujet de fond est traité de façon trop superficielle et le tout s'enlise entre comédie et drame. L'ensemble hésite, tremblote, et ne possède pas la profondeur qu'il aurait pu avoir. C'est dommage...

Je remercie néanmoins Marie et les éditions Mazarine pour l'envoi de ce roman en service de presse.

25 mars 2016

Le coeur entre les pages, Shelly King

Le coeur entre les pagesLe coeur entre les pages est un roman de l'américaine Shelly King paru aux éditions Préludes en mai 2015.

Depuis son licenciement, Maggie est complètement désoeuvrée. Pour la jeune femme habituée à travailler dans des start-up branchées de la Silicon Valley, la lecture est la seule échappatoire. Maggie passe ainsi tout son temps libre au Dragonfly, une petite librairie de livres d'occasion où elle a ses habitudes. Lorsqu'elle découvre par hasard, dans une ancienne édition de L'amant de Lady Chatterley, une correspondance amoureuse, Maggie se prend à rêver. Mais qui sont donc ces deux amoureux qui s'écrivent et se répondent dans les marges de ce roman ?

Promesse d'un moment un peu doudou, caricature du roman feel good par excellence, Le coeur entre les pages s'annonçait une lecture parfaite pour terminer l'hiver en douceur en accompagnant Maggie au milieu des livres, dans cette petite librairie étriquée au nom enchanteur.

Mais la magie n'a pas opéré pour moi. Je me suis clairement ennuyée au milieu de ces personnages caricaturaux, dans cette intrigue ô combien éculée et qui peine à avancer. L'auteure s'égare entre les allusions au monde de la Silicon Valley qui est le sien et l'ambiance un brin surannée qu'elle tente d'instaurer autour de sa librairie. Tout semble avoir déjà été dit ailleurs, écrit ailleurs, et Le coeur entre les pages ressemble à un vague melting-pot d'intrigues déjà vues à la saveur un peu rance. Du meilleur ami homosexuel à l'excentrique libraire loufoque, en passant par l'héroïne trentenaire paumée à la vie sentimentale en dents de scie, tout a un goût de déjà vu. Ce n'est ni le style plat de l'auteure ni le petit retournement de situation final qui m'ont convaincue. Une rencontre complètement ratée, qui en a séduit d'autres. Et je vous avoue que la déception est d'autant plus grande que j'attendais certainement autre chose en ouvrant ces pages.  Je crois que ce que j'ai préféré dans ce livre c'est le chat sur la couverture. C'est dire...

D'autres lecteurs de ce roman : HildeLouMyrtille, Shopgirl, etc.

Voilà une nouvelle participation au Challenge Feel Good que j'organise

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