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1 juin 2012

Hermux Tantamoq T. 1 Le temps ne s'arrête pas pour les souris, Michael Hoeye

Hermux Tantamoq THermux Tantamoq est une série du romancier américain Michael Hoeye. Le premier tome, Le temps ne s'arrête pas pour les souris, est paru en 2002 chez Albin Michel. A ce jour, la série compte 4 tomes.

Hermux Tantamoq est horloger. Il mène une vie paisible entre son travail, son goût pour le fromage, les pauses café et sa coccinelle, Terfèle. Mais le jour où il apprend la disparition de Linda, une de ses clientes, Hermux revêt sa casquette de détective et se lance à la recherche de la belle aventurière. Mais pour une souris habituée à une vie paisible, une enquête n'est pas de tout repos et les ennuis pointent vite le bout de leur nez...

C'est Faelys qui m'avait tentée, il y a quelques temps, avec ce petit roman jeunesse. Elle évoquait, dans un billet ultérieur, l'hédonisme d'Hermux et sa drôle de manie de remercier la vie.
J'avais aimé cette idée, et m'étais procuré ce premier tome dans la foulée. Et je ne suis pas déçue. Les aventures d'Hermux ont un côté réconfortant et rassurant qu'il est bon de retrouver, parfois. Malgré une enquête mouvementée et de nombreuses péripéties, l'univers d'Hermux retrouve bien vite un équilibre et le calme est restauré. Oui, c'est un peu manichéen, mais c'est bien tourné et l'intrigue fonctionne, emmenant même son lecteur dans une direction assez étonnante...
Le héros, souris de son état, est attendrissant dans ses manies et son quotidien rythmé comme une horloge. Mais ce qui prévaut, c'est sa capacité à saisir chaque minute de bonheur dans son quotidien et s'en délecter. Une véritable ode à l'optimisme que ce roman !
Mon seul regret : ne pas avoir eu ce livre entre les mains plus jeune. Je me serais vraiment régalée... A conseiller donc aux plus jeunes !

Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre, en guise de citation, les premiers remerciements à la vie que fait Hermux. Le concept ? Chaque soir, le héros note dans un carnet ce qui a embelli sa journée et remercie pour cela.

"Avant tout, merci pour l'amitié. Merci pour les boutons de manchette. Et pour les alouettes cantatrices costumées en noctuelles de carnaval. Merci pour les salles de théâtre obscures. Et même pour les souricières. Merci pour Terfèle. Pour les draps en coton, les oreillers moelleux et le jus de pomme. Merci pour le fromage." (p.96)

  Pour prolonger cette lecture et en savoir plus sur cet univers merveilleux,
rendez-vous sur
le site officiel d'Hermux.

Hermux

 

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15 mars 2012

Mon Plan d'Action pour jeunes Sorcières Très Amoureuses, Mélanie Lafrenière

Mon Plan d'ActionMon Plan d'Action pour jeunes Sorcières Très Amoureuses est le deuxième ouvrage de la romancière canadienne Mélanie Lafrenière, paru au début de l'année 2012 aux éditions du Chat-qui-bulle. 

Anségisèle Von Wienenberg, dite Gigi, est une jeune adolescente pas tout à fait comme les autres : c'est une sorcière. Et si être une sorcière semble permettre l'impossible grâce à des formules et des potions magiques, Gigi va vite se rendre compte qu'elle est impuissante face à une chose : l'amour ! Lorsqu'elle tombe amoureuse de Lucas, le nouveau du collège, la jeune sorcière va tenter par tous les moyens de se faire remarquer et aimer par lui...

Encore une histoire de sorcières, penseront certains ? Oui, mais une histoire de sorcières bourrée d'humour et qui s'attarde davantage sur la condition pré-adolescente - voire adolescente - que sur le monde de la sorcellerie.
Gigi est une ado quasiment comme les autres, excepté le fait qu'avec sa meilleure amie Méli, elle s'affaire autour d'un chaudron pour concocter des philtres d'amours et autres potions aux effets assez inattendus. Sa psychologie est finement étudiée et en fera sourire plus  d'un.
L'intrigue avance à bon rythme et la jeune fille ne se laisse pas abattre malgré les difficultés liées à sa condition d'amoureuse transie.
Voilà un roman idéal pour les lecteurs dès 9 ans. Un très bon moment de lecture en perspective avec, en sus, une bonne dose d'humour à chaque page et des illustrations très soignées !

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur Gigi
ou sa créatrice, Mélanie Lafrenière,
rendez-vous sur son site tout coloré !

Blog Mélanie Lafrénière

20 février 2012

Un Egyptien dans la ville, Steven Saylor

Un Egyptien dans la villePublié en 1995, Un Égyptien dans la ville est le quatrième roman de la série policière Les Mystères de Rome écrite par le romancier texan Steven Saylor.

Rome, 56 avant notre ère. Un couple grimé rend visite à l'enquêteur Gordien, surnommé le Limier. Sous de grossiers déguisements se cachent le philosophe Dion d'Alexandrie et un prêtre eunuque. Envoyé en délégation depuis l'Egypte pour plaider la cause de son peuple auprès du Sénat romain, Dion a vu ses alliés périr sous les coups et les attaques. Il demande à Gordien de le protéger. Mais celui-ci, en partance pour voir son fils Meto en Gaule, refuse. Mais à son retour, Dion a été assassiné. Et Gordien décide de mener l'enquête.

Avec cette nouvelle enquête de Gordien, Steven Saylor nous offre un pan de l'histoire romaine revisité par le biais de la fiction. Au fil des pages, le lecteur croise le célèbre Cicéron, la sulfureuse Clodia, le poète Catulle, César et Ptolémée. Les références historiques sont rigoureuses et très bien explicitées sans être pour autant indigestes.
Le talent de Steven Saylor réside dans cette faculté de vulgariser l'histoire romaine et de la mêler à une fiction rudement bien ficelée. L'intrigue policière est bien menée et s'octroie des incartades fictionnelles au milieu des événements historiquement connus.
Je me suis régalée avec cette relecture (j'ai déjà lu tous les romans des Les Mystères de Rome parus en France) et je me suis encore une fois immergée dans la Rome de cette époque. Un petit plaisir dont je ne me lasse pas !
C'est bien dommage que ces romans ne soient plus disponibles à l'heure actuelle...
Et voici ma treizième participation au Défi Au coeur de la Rome antique
que j'organise et ma première au Challenge Polar Historique organisé par Samlor.

 

      Challenge Polar Historique 

 

27 novembre 2011

Mort à la Fenice, Donna Leon

Mort à la FeniceMort à la Fenice, paru en 1992, est le premier livre de la romancière américaine Donna Leon. Voyageuse dans l'âme, Donna Leon, née en 1942, a tour à tour vécu en Chine, en Arabie Saoudite, en Iran, en Suisse, en Grande-Bretagne, avant de s'installer définitivement à Venise. Mort à la Fenice est le premier roman qui met en scène le commissaire Brunetti, personnage récurrent des romans policiers de Donna Leon.

Deuxième acte de La Traviata. Le public du théâtre La Fenice, à Venise, attend sans un murmure que le chef d'orchestre entre en scène. Mais celui-ci vient d'être retrouvé empoisonné dans sa loge ! Le commissaire Brunetti est dépêché sur les lieux. Un empoisonnement à l'arsenic, une veuve éplorée ainsi que des chanteurs taiseux, le commissaire est perplexe. Mais qui a bien pu tuer le plus grand chef d'orchestre contemporain ?

Par son format Point 2, ce livre m'a suivie dans les nombreux transports en commun que j'ai été obligée de prendre la semaine dernière. Je l'ai dévoré en 2 jours ! Et je dois dire que j'ai été séduite.
Séduite par Venise, tout d'abord, que Donna Leon érige en personnage de l'intrigue. La ville n'est pas seulement le théâtre d'un meurtre. Elle participe de l'ambiance et de l'atmosphère singulière de ce roman. Donna Leon prouve, par ses descriptions détaillées et les déambulations de son héros, que cette ville ne lui est pas étrangère et entraîne dans son sillage son lecteur.
Séduite également par l'intrigue développée. Je suis amatrice de ce type d'intrigue policière classique : un mort, des suspects, un enquêteur. L'originalité réside ici dans le décor de l'intrigue : un théâtre vénitien dans toute la splendeur du baroque et l'univers de la musique. Donna Leon parvient sans peine à représenter ce spectacle intemporel qu'est l'opéra et, sans abreuver son lecteur d'une foule de détails, l'intronise dans cet univers.
Séduite enfin par le dénouement auquel je ne m'attendais pas et qui est venu me cueillir en pleine réflexionchallenge-Des-notes-et-des-mots-4 quant aux suspects.
Vous l'aurez compris : j'ai passé un agréable moment à Venise en compagnie du commissaire Brunetti. Amateur de romans policiers au charme désuet, ce roman est pour vous !
L'avis d'Elea, qui a passé une moment de lecture agréable, mais sans plus.
Et voici une participation supplémentaire au Challenge Des notes et des mots d'Anne !

Je tiens à remercier libfly ainsi que pour ce roman reçu dans le cadre de
l'opération Un poche, Un(e) mordu(e), Une critique !

 

13 février 2012

La Dame en Noir, Susan Hill

La dame en noirLa Dame en noir est le neuvième roman de l'auteure anglaise Susan Hill, paru pour la première fois en 1983.

Le soir de Noël. Alors que les histoires d'épouvante font la joie des petits et des grands, Arthur Kipps s'isole pour se plonger dans son passé. A ses débuts de notaire, il dut s'occuper d'une étrange histoire qui ne cesse depuis de le hanter. Dépêché dans une petite ville du nord de l'Angleterre pour s'occuper des affaires d'une octogénaire décédée, le jeune homme qu'il était fut confronté à de terrifiants phénomènes et d'inquiétantes rencontres. Bravant son courage, faisant fi des racontars, il décida de s'installer, le temps de sa mission, dans la vieille demeure de sa cliente...

La Dame en noir est un digne héritier de la gothic novel : apparitions ectoplasmiques, vieille demeure réputée hantée, nature envahissante et  inquiétante... Les Mystères d'Udolphe d'Ann Radcliff ou Le Château d'Otrante d'Horace Walpole ne sont vraiment pas loin !  Susan Hill soigne ses descriptions afin de permettre à la tension de s'installer progressivement.Le jeune Arthur Kipps est témoin de phénomènes paranormaux assez inquiétants, et leur apparition dans un tel lieu accroît le suspense du roman.
Si j'ai aimé l'ambiance digne d'un excellent roman gothique - cette maison chargée de passé, isolée par la marée, théâtre d'un drame familial qui hante les esprits - je n'ai malheureusement éprouvé aucune surprise en lisant ce roman. Susan Hill ne parvient pas à surprendre son lecteur et reste trop proche de ses dignes prédecesseurs. Largement inscrit dans la lignée des grands noms de la gothic novel, son roman ne parvient ni à les égaler ni à émerger singulièrement et son intrigue reste assez superficielle. Peut-être est-ce parce que je me suis plongée dans les romans terrifiants d'Ann Radcliff et ses semblables pour mes études que je suis si dure avec cette lecture ? Peut-être aurais-je été séduite si je n'avais pas étudié les mécanismes de la gothic novel ?
J'ai passé un bon moment, certes, mais rien de mémorable pour un roman de ce genre... Les avis de
Mango et Karine, plus enthousiastes.

Je tiens à remercier Julie de Langage & Projets ainsi que les Éditions Capture pour l'envoi de ce roman.
Une adaptation cinématographique de James Watkins sort en mars sur nos écrans, avec Daniel Radcliffe dans le rôle titre.

 

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2 janvier 2012

Linh et la Fleur du Bonheur, François Delecour et Sophie Adde

Linh et la fleur du bonheurLinh et la Fleur du Bonheur est un album paru en mars 2011 aux Éditions Le Buveur d'Encre.

La petite Linh aime, lorsqu'elle s'endort, que sa mère lui souffle au creux de son oreille une légende vietnamienne. L'histoire d'une fleur qui rend les gens heureux. Un jour, Linh s'endort et rêve qu'elle rencontre cette fleur.

Voici un album absolument majestueux. François Delecour nous entraîne, au gré de ses mots, dans un Vietnam onirique. La poésie éclôt, telle une fleur, dans la musicalité de sa plume, et le rêve de la petite Linh acquiert une dimension mythique. Nous voilà entraînés dans le rêve de la petite fille, un rêve fabuleux digne d'une imagination enfantine.
Pour accompagner cette légende, Sophie Adde, qui signe les illustrations de cet album, nous offre des paysages et des personnages splendides.
J'ai adoré cet album. Non seulement parce qu'il nous présente une légende d'un pays que j'aime tout particulièrement - le Vietnam - mais aussi parce que cette tradition orale est une ode au rêve et à l'enfance. Les dessins de Sophie Adde sont à couper le souffle. L'illustratrice, qui encolle des journaux ramenés de ses voyages dans ses dessins, possède un talent incroyable. Je suis sous le charme de ces couleurs chatoyantes et de ce condensé de poésie ! Mon premierCoup de coeur 2012 coup de coeur de l'année, sans aucune forme d'hésitation !

Pour en savoir plus, je vous conseille de lire l'interview de Sophie Adde, sur le blog de la maison d'édition.

Je vous laisse avec deux doubles pages pour avoir un aperçu de ce petit bijou d'album.

 

Je tiens à remercier chaleureusement Agents littéraires et les Éditions buveur pour la découverte de cet album magnifique.

Première participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

- See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/tag/Contes#sthash.NgW75Yo9.dpuf

Et voici ma douzième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

14 septembre 2011

Léa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur, Gwangjo et Corbeyran

4183_cLéa ne se souvient pas comment fonctionne l'aspirateur est un album paru chez Dargaud en 2010. Le titre, bien évidemment, m'a intriguée...

Louis Levasseur est un écrivain en mal d'inspiration. Le jour où il trouve dans la poubelle de son immeuble le journal intime d'une des résidentes, sa curiosité l'emporte sur la bienséance. Il dévore les pages et pénètre l'intimité du quotidien de Léa, une jeune femme frappée d'amnésie ménagère. Impossible en effet pour elle de faire fonctionner le moindre appareil électro-ménager. Comme si son cerveau était victime d'un blocage.
Inspiré par cette tranche de vie, Louis Levasseur en fait le sujet de son nouveau roman. Beau succès en librairie, très vite adapté au cinéma. Mais Louis, malgré ces bonnes nouvelles, se languit de rencontrer celle qui est à l'origine de tout.

En ouvrant cet album, je pressentais une claque. Et j'avais raison ! Le sujet en lui-même promet une lecture poignante...
Corbeyran, avec un scénario original et imprévisible, aborde, sous couvert d'amnésie, un thème délicat - que je me garderais bien de vous dévoiler ici - avec justesse et délicatesse.
La jeune Léa, frappée d'amnésie ménagère, est un personnage d'une fragilité déconcertante, d'une vraisemblance rare. La narration alterne passages de son journal intime et réactions de Louis, le romancier qui vole cette vie branlante, ce qui permet de pénétrer l'intériorité de ces deux personnages et d'apercevoir leurs failles.coup de coeur 2011
D'une beauté et d'une précision à couper le souffle, les dessins en noir et blanc de Gwangjo accompagnent ce scénario de l'errance, de la perte de repères, d'un côté, et de la solitude de l'autre.
Une lecture vibrante, à lire d'un souffle. Un dénouement imprévisible qui offre à cet album une profondeur autre. Une lecture comme je les aime, qui entraîne son lecteur sans lui laisser le choix. Un coup de coeur, c'est certain !

 

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 Et voici ma 22e participation
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma  13e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 18/20) !


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8 janvier 2012

Mort sur le Nil, Agatha Christie

9782253029342FSMort sur le Nil est un célèbre roman policier de la non moins célèbre Agatha Christie, publié pour la première fois en 1937.

Deux amies, un prétendant volé et un mariage dans la foulée : ainsi débute ce roman. La riche et belle héritière Linnet Ridgeway ainsi que son époux, Simon Doyle, convolent en voyage de noces en Égypte. Mais leur bonheur est gâché par la présence de Jacqueline de Bellefort, la jeune fiancée délaissée.
Lorsqu'ils s'embarquent tous les trois, en compagnie d'autres clients de l'hôtel, sur le vapeur S.S. Karnak pour une croisière sur le Nil, ils ne se doutent pas que la mort rôde. Mais Hercule Poirot veille au grain. Et quand Linnet et retrouvée assassinée et que les soupçons pèsent sur Jacqueline, son ancienne amie, le détective belge s'adonne à son activité favorite : mener l'enquête.

Avec Mort sur le Nil, Agatha Christie signe un roman policier original, qui allie étude de moeurs et réflexion sur son temps. Grande voyageuse, la Reine du crime est en effet habituée aux voyages en Orient avec son premier mari. Et l'intrigue de son roman prend racine dans cette société aisée du 19e siècle dont elle fait partie. Les personnages dépeints font tous (ou presque) partie de cette élite sociale qui occupe son temps en plaisirs et détentes, sans s'occuper d'autre chose que des convenances.
On plonge dans ce roman avec l'envie d'un exotisme lié à ce mode de vie si loin de notre quotidien, sans préoccupation financière ni professionnelle. Mais Agatha Christie, bien qu'appartenant à cette société, en dresse un portrait moins candide qu'il n'y paraît. Et tous ses personnages n'ont pas la chance d'avoir une vie d'oisiveté. Et c'est là que le drame survient.
Une lecture très agréable en ces temps pluvieux. Il fait chaud, sous le soleil égyptien. Et Hercule Poirot excelle à faire tomber les masques, dans le huis-clos étouffant de ce bateau... A lire ou à relire, au choix.Challenge La littérature fait son cinéma 3e catégorie

Voici ma dixième et dernière participation au Challenge La littérature fait son cinéma de Will, avec l'unique adaptation cinématographique de ce roman à ce jour, réalisée par John Guillermin en 1978 avec Peter UstinovJane Birkin, Lois Chiles, Bette Davis, Mia Farrow...

 

 
 
Et voici ma cinquième participation au Mois anglais de Lou, Cryssilda et Titine
et une participation rétroactive à mon Voyage dans l'Egypte antique
 
 
3 septembre 2011

La répétition, Eleanor Catton

La répétition, Eleanor CattonLa répétition est le premier roman de la néo-zélandaise Eleanor Catton, publié en 2007 sous le titreThe Rehearsal.

Victoria, jeune élève d'un lycée réservé aux filles, subit les attouchements de son professeur de musique. Tous les élèves sont sous le choc et tentent par tous les moyens de surmonter leur émoi. Mais l'événement est tel qu'il donne lieu à la mise en scène d'une pièce de théâtre par des comédiens en herbe d'une école de théâtre.

La répétition est un roman qui peut sembler d'un abord difficile. Eleanor Catton joue avec la temporalité et mêle mise en scène théâtrale et fiction pour mieux mettre en péril les codes du genre. Elle le fait avec brio, et c'est avec peine que j'ai cerné, lorsque j'ai commencé ma lecture, ce qui était fiction et ce qui était métadiscours sur le théâtre.
Les chapitres alternent, précédés d'un jour de la semaine ou d'un mois, et c'est grâce à cette indication temporelle parfois floue que le lecteur peut se repérer dans cette construction narrative complexe.

L'auteure propose une réflexion double sur l'adolescence, d'un côté, et sur le jeu du comédien et la mise en scène de théâtre de l'autre. C'est brillant, savamment construit et furieusement intriguant ! Ses personnages adolescents incarnent cette période délicate avec autant de consistance que de vrais adolescent
s. Mais où commence le jeu des comédiens et où s'arrête la plume d'Eleanor Catton ?
Il y avait bien longtemps que je n'avais pas été tant malmenée, secouée, mise en doute par la temporalité, ou plutôt l'absence de temporalité, dans un roman. Ma dernière expérience remonte à ma lecture de L'apprentissage de la ville de Luc Dietrich. La répétition est une lecture riche, qui se mérite, qui reste en tête par sa construction en chapitres alternés entre vraie fiction et fausse fiction. Une petite pépite !

Une nouvelle lecture à inscrire dans le Challenge d'Anne, Des notes et des mots.

 Je remercie libfly et denoel  pour ce livre de la rentrée littéraire reçu en avant-première.
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15 décembre 2011

Meurtre à l'anglaise, Cyril Hare

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Meurtre à l'anglaise est un roman paru en France en 2005 chez Rivages. Son auteur, un juge britannique qui écrit sous pseudonyme, revisite avec ce titre le roman d'enigme traditionnel.

La veille de Noël. Un manoir isolé. Une famille réunie. Une tempête de neige. Un cadavre. Un huis-clos. Des mensonges. Un meurtrier qui se dissimule.

Voilà un roman policier comme je les aime : tous les ingrédients du genre sont réunis pour faire monter le suspense progressivement. Meurtre à l'anglaise est un petit plaisir au charme suranné. Les personnages portent tous un masque derrière lequel ils se dissimulent pour le grand bonheur du meurtrier. Mais à qui donc profite ce crime ? Et le dénouement est-il si simple ?
Rien de neuf, certes, mais un roman agréable qui m'a fait passer un bon moment de détente.
Merci Nesto de m'avoir offert ce roman lors du
Swap Partners in Crime !
Et voici ma première participation au mois anglais de
Lou, Cryssilda et Titine. Un mois entier consacré à ce pays que j'affectionne particulièrement... Chouette !

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25 août 2011

L'invité, Roald Dahl

D'origine norvégienne, l'écrivain Roald Dahl est né en 1916 au pays de Galles. Mondialement connu pour ses oeuvres de littérature de jeunesse aussi loufoques qu'oniriques - entre autres Charlie et la chocolaterie, Le Bon Gros Géant, Matilda -, il n'en demeure pas moins l'auteur de nombreuses nouvelles, de scénarios ainsi que de deux textes autobiographiques, Moi, boy et Escadrille 80. L'invité est une nouvelle parue en 1976 dans le recueil La grande entourloupe.

L'intrigue débute par une mise en abyme mystérieuse : le narrateur, dont on ignore tout, reçoit un matin un énorme colis contenant l'autobiographie que son oncle Oswald lui lègue. Vingt-huit volumes en cuir reliés. Désireux de connaître la vie tumultueuse de ce parent éloigné, il dévore l'intégralité de ces livres avant de se demander si une éventuelle publication d'un extrait ne serait pas bénéfique. Mais l'oncle Oswald a eu une vie des plus riches en plaisirs, notamment de la chaire. Le narrateur décide donc de ne publier qu'un épisode : celui dans lequel son oncle, fuyant le Caire où il a séduit la maîtresse d'un personnage haut placé, se trouve en panne en plein désert du Sinaï et est hébergé chez un homme étrange. Sa demeure ? Un château magnifique au milieu du désert. Sa raison ? Garder jalousement sa fille en âge d'être mariée. Pour le séducteur Oswald, l'affaire est trop tentante pour ne pas y succomber...

L'invité est une de ces nouvelles, très courte - 95 pages -, qui peut se targuer d'emmener son lecteur dans un univers riche et haut en couleurs. Roal Dahl nous entraîne ici dans les confins d'un Orient aux senteurs des Mille et Une Nuits. Impossible de ne pas penser à ce texte lors de cette lecture.
La forme du récit, tout d'abord, n'est pas sans rappeler les contes fruits de l'imagination de Shéhérazade chaque fois que le jour se couche. Les péripéties sont nombreuses, malgré la brièveté du texte, et le dénouement non moins moralisateur. Imaginer un personnage séducteur comme Oswald Hendryks Cornelius qui sème le trouble dans les ménages ne peut se solder par une victoire de ce dernier...
Le cadre, ensuite, le désert du Sinaï, participe de cet exotisme enchanteur qui embrasse les fantasmes occidentaux sans jamais y sombrer. La focalisation interne au personnage d'Oswald permet d'agrémenter ce voyage d'une fantaisie et d'un comique rare grâce à ses remarques et ses observations. Roald Dahl réussit avec brio à nous conduire exactement là où il l'entend avec le brin d'excentrisme qu'il souhaite.
Si le héros semble être l'archétype du séducteur invétéré, Roal Dahl déroute son lecteur en parant celui-ci d'un physique banal qui lui permet de se dissimuler des hommes pour mieux séduire par son verbe leurs épouses. Ses bizarreries et autres loufoqueries cassent également cette image ridicule d'homme à femmes. Oswald est ainsi hypocondriaque (la scène de la panne à la station service possède un sens comique incroyable), collectionne les scorpions et les araignées pour mieux séduire ces dames, chante de l'Opéra quand il conduit et possède une collection de cannes incroyable.48925717_p

Avec L'invité, Roald Dahl signe une nouvelle audacieuse, au rythme rapide et à la fantaisie rare. Une petite pépite qui offre une dimension nouvelle aux textes de littérature de jeunesse signés par le grand homme. Je l'inscris bien entendu dans le Challenge 2 euros organisé par Cynthia.

28 octobre 2011

Notre Dame de Paris, Benjamin Carré

9782848016122_1_75Publié en 1831, Notre-Dame de Paris est un des grands succès populaires de Victor Hugo. Maintes fois adapté à la télévision et au cinéma, il ne cesse d'inspirer.

Tout le monde connait l'histoire tragique de la belle Esmeralda et des hommes qui gravitent autour d'elle. L'archidiacre Claude Frollo et son sonneur de cloches le bossu Quasimodo mais aussi Phoebus, capitaine de la garde.

Parce que Notre-Dame de Paris est un roman foisonnant, Thomas Leclère l'a adapté à un jeune lectorat. Le résultat ? Un magnifique album illustré par Benjamin Carré (dont j'avais déjà admiré l'adaptation de Peter Pan).
Le texte de Thomas Leclère respecte le style hugolien tout en le rendant accessible aux plus jeunes. Les illustrations de Benjamin Carré sont une nouvelle fois majestueuses et offrent à l'intrigue des images à la fois modernes et vraisemblables. Un album magnifique, à dévorer des yeux et un jeune illustrateur à découvrir absolument.

Je remercie grandement Inès et les Éditions siteon0_130x51, spécialisées en littérature de jeunesse, pour cette belle découverte !

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30 mai 2011

L'oeil de la lune, Anonyme

L_oeil_de_la_luneLa suite du si mystérieux et ô combien énigmatique Livre sans nom ? J'étais partante, bien entendu, ayant dévoré ce premier opus d'une traite (et l'ayant même considéré comme un coup de coeur en 2010 !)

Santa Mondega, Amérique du Sud. Alors qu'une mystérieuse momie a disparu du musée de la ville et qu'un jeune handicapé mental est torturé à mort dans un hôpital psychiatrique, les habitants s'apprêtent à fêter Halloween. Mais le Bourbon Kid, l'homme que le whisky rend quasi invincible, n'est pas loin et attise la haine de certains. Depuis la tuerie de la fête de la Lune, le Kid, de son côté, est à la recherche de l'Oeil de la Lune, la pierre mystérieuse convoitée par tous.

Si j'ai été complètement charmée par Le livre sans nom, cette suite ne m'a vraiment pas fait le même effet. Il est vrai que l'ambiance est toujours la même - bain de sang, ironie et humour potache sont toujours au rendez-vous - mais il lui manque la saveur de la découverte.
L'auteur a repris exactement ce qui avait fonctionné dans son premier roman et a l'a remanié de façon à bricoler une intrigue qui tient la route, certes, mais n'atteint pas des sommets d'originalité. Je lui concède un retournement de situation dans les dernières pages vraiment appréciable et qui dynamise le tout, mais cette intrigue m'a moins conquise. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le passé du Bourbon Kid et les origines de ce Mal suprême... Du déjà-vu ! Quant aux références cinématographiques et culturelles, elles ont perdu leur saveur avec ce deuxième tome...
De plus, l'auteur a malheureusement pris un malin plaisir à distiller certaines scènes très gores entrecoupées de dialogues puérils de la part des personnages masculins, ce qui donne au roman une dimension parodique ratée. Si seulement l'ironie était plus savamment maniée, j'aurais pu sourire... Mais ce n'est pas le cas.
Bref, une lecture en demi-teinte, bien que mon billet laisse transparaître une grande déception. J'ai lu d'une traite ce roman, heureusement, car je ne sais pas si le suspense m'aurait tenue jusqu'au bout. Le charme qui a opéré avec Le livre sans nom s'est définitivement dissipé... Voici donc la chronique d'une mort annoncée d'une saga, ou comment un auteur aurait dû s'arrêter à son premier tome.
Sans moi, cela va sans dire, Le Cimetière du diable, la suite ô combien commerciale de ce best-seller.

11 juillet 2011

L'Inde en fêtes #3 Le National Film Festival de New Delhi et Sita chante le blues

filmLe National Film Festival de New Delhi* se déroule cette année du 17 juin au 26 juillet. C'est le nouveau rendez-vous de notre Challenge L'Inde en fêtes, organisé par Hilde et moi.logo Inde petit

Depuis 1953, ce rendez-vous annuel est l'occasion de couvrir tout le spectre de la production cinématographique indienne.
Pas moins de 161 films et 114 courts-métrages y seront présentés, permettant ainsi de centraliser tout le talent du cinéma indien.

Pour permettre même aux plus modestes d'accéder aux séances, l'entrée est libre, tout comme les projections. La logique du premier assis, premier servi !

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A cette occasion, j 'ai eu envie de vous parler d'un film d'animation :

Sita chante le blues de Nina Paley.

Sita

Sita, la déesse indienne, est répudiée par Rama, son mari. Ce film d'animation est l'occasion pour Nina Paley, la réalisatrice, de tisser un parallèle entre le Râmâyana, célèbre épopée de la mythologie indienne, et sa propre vie, puisque son mari a mis fin à leur mariage par e-mail.

Avec des graphismes tout en rondeur, cette adaptation musicale mêle habilement tradition indienne et monde moderne. Et chose assez incroyable, Nina Paley, la réalisatrice, a décidé elle-même de mettre en libre accès son film en visionnage intégral. Une raison de plus pour succomber à cette version très 50's de Sita, fréquemment comparée à Betty Boop !

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En voici la bande-annonce :


Et si vous voulez succomber dès maintenant et regarder le film en streaming (en VO),
allez faire un tour sur le site officiel du film

 

*A l'origine, ce nouveau rendez-vous de notre challenge devait se pencher sur le Festival de cinéma asiatique et arabe de Delhi, mais faute de données sur le festival de cette année, nous avons décidé, avec Hilde, de nous pencher sur le National Film Festival de New Delhi.

13 mai 2011

Angleterre, Geneviève Brisac

angCela faisait quelques temps que ce titre me tentait, et je n'avais pas eu le courage de résister lors de mon passage au Salon de Montreuil en décembre dernier...

Ce roman dresse le portrait d'une adolescente un peu en marge. Adélaïde, envoyée par ses parents en voyage linguistique en Angleterre, ne comprend ni les filles de son âge, ni ce que lui raconte sa famille d'accueil, ni ce que les garçons lui trouvent... Loin de sa famille, dans ce pays qui la rebute, la jeune ado va bien évoluer pendant ces trois semaines.

J'avoue tout de suite : ce roman m'a attirée non seulement parce que j'adore l'Angleterre (presque autant que l'Inde, c'est dire !) mais aussi parce que je savais que je m'identifierai à l'héroïne de Geneviève Brisac.
Envoyée moi aussi en voyage linguistique dans ce beau pays malheureusement trop pluvieux à mon goût, j'ai souri en découvrant les péripéties de cette ado mal dans sa peau.
Genevière Brisac réussit un coup de maître en choisissant son héroïne comme narratrice de son récit (un peu comme Claire Ubac dans Le fruit du dragon) et en réussissant pleinement à se faire oublier derrière la parole de son personnage. Identification garantie !
Dévoré lors du Read-a-Thon en avril dernier, ce roman m'a permis un petit retour en arrière très appréciable qui saura séduire aussi bien les nostalgiques comme moi que les ados d'aujourd'hui et leurs questions existentielles !

7 juillet 2011

Un weekend en Normandie, entre mer et romans policiers...

Je ne me contente pas d'organiser un swap sur la littérature policière...
Je ne me contente pas de coacher les participants à coup de biscuits secs
et autres douceurs propices à la réflexion...
A d'autres, tant d'amateurisme ! Quand je fais les choses, je les fais en grand !

Ainsi, lorsque je décide de partir en virée en Normandie, à Etretat pour être précise, je pousse le vice à réserver dans un hôtel bien particulier : le Detective Hôtel dans lequel chaque chambre est décorée à l'effigie d'un détective célèbre : Miss Marple, Hercule Poirot, Arsène Lupin, Sherlock Holmes, Emma Peel, Tintin, les Experts...

Et nous avons craqué pour la chambre Sherlock Holmes !

P1020319Une chambre avec beaucoup de charme, uniquement meublée avec des meubles anciens, et décorée avec des objets faisant référence au célèbre détective (un violon, une tête de chien pour rappeler Le Chien de Baskerville, des fioles, etc.)

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Avec une particularité pour la salle de bain : elle est dissimulée derrière un meuble coulissant !

Image normandieOutre cet hôtel, nous sommes tombés amoureux de cette belle région qu'est la Normandie. En nous promenant sur les petites routes, nous avons admiré tant la nature que l'architecture normande, et nous avons pris le temps de nous promener sur les galets de la plage d'Etretat et de grimper en haut de ses deux falaises.

Il faut dire que le soleil ne s'est pas fait prier pour nous accompagner !

Et si vous l'ignoriez, maintenant vous le saurez : Etretat est l'endroit où, durant près de vingt ans, Maurice Leblanc a rédigé les aventures de son célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lupin !

Une visite au Clos Arsène Lupin s'est bien entendu imposée, surtout quand on sait que c'est la maison de Maurice Leblanc que l'on visite !

Clos

Une visite qui permet de se plonger avec délice dans les aventures du héros de Maurice Leblanc. Une plongée dans son oeuvre dont on ne ressort pas indemne, ni les mains vides... Et oui ! Je n'ai bien entendu pas résisté à l'achat de quelques unes des aventures d'Arsène Lupin...

Achats

Si avec ce billet je n'ai pas fait des émules pour Etretat,
le Detective Hôtel et le Clos Arsène Lupin...

21 septembre 2011

Joséphine l'intégrale, Pénélope Bagieu

9782350132389_1_75Cela faisait quelques temps que je n'avais pas lu de BD de blogueuse-dessinatrice, comme Margaux Motin ou encore Diglee. J'ai donc succombé à l'appel de l'intégrale de Joséphine, regroupant les 3 tomes des aventures du personnage éponyme imaginé par Pénélope Bagieu.

Joséphine a la trentaine. Joséphine est célibataire. Joséphine se pose un milliard de questions quant à sa vie, son avenir, son chat, etc. Entre un collègue lourdingue et des copines toujours prêtes à la sortir de son célibat, Joséphine cherche l'homme de sa vie...

Dit comme ça, Joséphine semble être une BD destinée à un public féminin, à la limite de la chick-lit... Mais en réalité, et parce que je ne supporte par l'idée d'un public visé selon son sexe, malgré un personnage féminin égocentré et des préoccupations somme toutes assez superficielles, cet album aborde des thématiques plus larges que celles du célibat des femmes de trente ans et des poussières. L'humour y est omniprésent et si toutes les planches ne se valent pas, elles ont au moins le mérite de m'avoir fait sourire à plus d'un titre. josephine (1)
Le trait de Pénélope Bagieu est assez minimaliste, comme toujours, mais l'utilisation des couleurs prend tout son sens ici, créant des univers particuliers à chaque planche. Pénélope Bagieu soigne les ambiances de ses vignettes, offrant à celles-ci une atmosphère à chaque fois singulière.
Joséphine est un personnage attachant dans ses failles et ses doutes et évolue au fil de ces trois tomes (clairement distingués au sein de cet album intégral).
Si le troisième tome m'a un peu déçue - sans vous en révéler la teneur, j'évoquerais seulement le conformisme dans lequel tombe le personnage, conformisme qui ne colle pas à la psychologie développée dans les deux précédents tomes - j'ai néanmoins passé un bon moment de lecture. Rien de mémorable, certes, mais une détente appréciable parfois.

Elles ont lu aussi Joséphine : C.l!neKikine, Yoshi73, Stemilou.   

   Et voici ma 23e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

Et ma 14e au Top BD des blogueurs de Yaneck!
(note : 14/20)

Logo_top_bd_2011

10 avril 2011

Il ne vous reste qu'une photo à prendre, Laurent Graff

9782290008942Je ne pouvais pas partir en vacances sans vous présenter ce roman de l'écrivain et archiviste français Laurent Graff, lu durant le Read-A-Thon hier...

Alain Neigel a la cinquantaine. Le jour où sa compagne M. meurt, il décide de ne plus jamais prendre de photos. Mais en voyage à Rome, un homme étrange lui propose une sorte de jeu dont la règle se résume à cette phrase : "Il ne vous reste qu'une photo à prendre"...

Derrière ce résumé parcellaire se cache un roman de grande envergure. En 118 pages seulement, Laurent Graff nous transporte dans une intrigue beaucoup plus riche qu'elle n'en a l'air.
A la fois réflexion sur la photo et sur la mort, l'intrigue bascule sans crier gare dans une dimension que je me garderai bien de vous révéler ici. C'est fort ! Très fort même ! On est totalement envoûté, sous le joug de ces axiomes qui nous concernent inéluctablement... A lire, sans attendre, sans respirer, sans s'arrêter... A lire !

coup_de_coeur_2011

Ce roman rejoint le cercle élitiste des livres que je considère comme des coups de coeur. C'est le quatrième de cette douce année 2011... Encore une très belle découverte ! Merci Tosty !

Petit florilège de mes extraits préférés (ils sont nombreux...)

"Les photos n'ont plus ce caractère crucial et définitif qu'elles avaient du temps de la photographie argentique. Bonne ou mauvaise, une photo était irrévocable et était décomptée de la pellicule. Le développement du film révélait de manière implacable, dans l'ordre chronologique, images réussies et images ratées ; impossible d'échapper à la sentence et aux statistiques." (p.7-8)

"[L]a réalité, comme un animal ne se laissant pas approcher, refusait d'être photographiée par certaines personnes et se dérobait". (p.19)

"A vouloir immortaliser des instants de vie, à vouloir arrêter le temps, j'en avais oublié notre vulnérabilité." (p.21)

"Derrière chaque photo, par-delà le plaisir et la joie, il y a la peur, peur du temps qui passe, de sa fugacité, peur de voir puis de ne plus voir, vivre puis ne plus vivre, avoir vécu et n'en avoir nulle trace démonstrative, nul souvenir tangible ; derrière chaque photo, il y a la peur de mourir, et la preuve de notre mort." (p.24)

"Chaque photo était une tentative pour la retenir, mais aussi un acte éminemment mortifère, qui la précipitait vers la mort. Je la voyais déjà d'un point de vue post mortem, de l'oeil du survivant qui fait sa provision d'images souvenir pour ses soirées d'hiver." (p.36-37)

"Je me rappelai le temps où, moi aussi, je m'abritais derrière un appareil photo, préférant à la réalité immédiate, la mise en image de cette réalité, comme une mise à distance, une prise de recul. [...] Derrière chaque photographe, il y a, en fin de compte, un grand timide qui a peur d'être au monde nu et désarmé.[...] Les photos sont des actes manqués, des paroles sous silence, des baisers refoulés, des sourires figés, des yeux qui se ferment." (p.77)

30 avril 2011

Les neuf Dragons, Michael Connelly

9782020923880Et dire que Les neuf Dragons est le premier roman de Connelly que je lis... Et dire que Connelly est un écrivain américain majeur du roman policier actuel... Et dire que d'ordinaire, le roman policier américain me laisse de marbre... Il y a donc bien un début à tout  ! (pour ceux qui étaient sceptiques)

Pour ceux qui comme moi ont besoin d'une piqûre de rappel, Michael Connelly (à ne pas confondre avec John Connolly, écrivain aussi, mais irlandais cette fois), est un écrivain américain de renom, né en 1956 dont les romans sont très médiatisés, et certains, comme Créances de Sang, ont été adaptés au cinéma (en l'occurrence par notre cher Clint Eastwood pour ledit roman). Son héros récurrent est un inspecteur de police de L.A., Harry Bosch, dont on suit les aventures pour la quatorzième fois dans cet opus qui sort le 5 mai.

Los Angeles. Harry Bosch et son coéquipier attendent désespérément une affaire intéressante qui les sortirait de leur torpeur. Lorsqu'ils sont envoyés sur un meurtre par balle dans le quartier chinois, ils ne se doutent pas que leur intérêt va s'éveiller très rapidement. En effet, la victime subissait une sorte de racket de la part de gangs et Harry Bosch décide de tout mettre en oeuvre pour élucider l'affaire. Mais quand sa fille, qui réside à Hong-Kong avec son ex-femme, est kidnapée, l'affaire prend une toute autre tournure.

Attention, je vous préviens d'ores et déjà : quand on ouvre ce roman, on ne le lâche plus ! J'en ai fait la douce expérience en le lisant en une journée (merci toutefois les transports parisiens !)
Non seulement l'intrigue démarre en trombe, mais elle est ficelée avec brio et totalement imprévisible, et tout est fait pour que le lecteur sente monter progressivement une angoisse insoutenable. Si l'affaire des triades (une sorte de protection monnayée) est intrigante et originale, elle sert surtout de point de départ à la véritable intrigue centrée sur la relation qu'entretient le héros avec sa fille.
Le kidnapping de celle-ci survient très vite et Michael Connelly entraîne son lecteur dans une course-poursuite haletante digne d'un film ! L'identification au héros est grande (qu'on soit parent ou pas, la preuve avec moi) et permet au suspense de croître au fil des pages.

Bref, une lecture à couper le souffle, à faire fuir le sommeil, à accélérer le rythme cardiaque et, surtout, un auteur à découvrir si, comme moi, vous étiez passé à côté !

Un grand merci à  logo2 et aux seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre du Jury Policier 2011.

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13 mars 2011

Blog, Jean-Philippe Blondel

Blog_Blondel_Actes_SudLa couverture de ce roman publié chez Actes Sud en mars 2010 avait retenu mon attention il y a quelques mois chez Cynthia. Finalement, je l'ai découvert il y a peu dans le cadre de mon travail.

Lorsque le narrateur découvre un jour que son père lit son blog depuis quelques mois, le sentiment de voir son intimité violée est fort. Sa vie entière est ressassée sur ces pages, et l'adolescent se sent trahi. Il décide de se venger et de ne plus parler à son père. Mais lorsque celui-ci dépose une mystérieuse boîte devant sa chambre, les rôles s'inversent...

Il est difficile de ne pas trop en dire sur ce court roman...Son originalité  réside dans la sensibilité de son ton et l'approche psychologique par un héros masculin d'une activité souvent connue pour être appréciée par les filles, la rédaction d'un journal. L'emploi de la narration à la première personne permet de s'identifier rapidement au personnage principal et de comprendre son ressenti.
L'idée de comparer blog et journal intime n'est pas en soi originale mais permet d'aborder des problématiques de conflit génrationnel par ce biais. Le héros et son père réussissent à trouver des points communs à leurs jeunesses respectives et renouer ainsi le dialogue.
Une intrigue bien ficelée, portée par un narrateur adolescent, qui aborde aussi bien les problèmes familiaux que les dangers d'internet, le tout sans démagogie ni moralisme, et un  texte fragmenté qui ne tombe pas dans l'écueil d'employer le langage des jeunes pour les séduire sans pour autant laisser transparaître la parole de l'adulte qui écrit derrière. Bref, une lecture que j'ai vraiment appréciée et qui, je pense, saura conquérir un lectorat d'adolescents, filles comme garçons, qui sauront s'identifier au narrateur, autant que les adultes !
Quant à Jean-Philippe Blondel, rencontré au Festival Encres Vives à Provins le weekend dernier, il m'a conquise par son humour et sa gentillesse (ce qui m'a poussée à acheter This is not a love song et Le baby-sitter)

24 février 2011

Les étranges talents de Flavia de Luce, Alan Bradley

les_etranges_talents_de_flavia_de_luceLes Étranges talents de Flavia de Luce est le premier roman de l'écrivain septuagénaire canadien Alan Bradley.

Angleterre, été 1950. Dans le manoir familial des de Luce, Flavia et ses deux sœurs s'ennuient. Leur père, distant, est plongé dans sa collection de timbres, négligeant ses filles depuis le décès de leur mère.
Le jour où Flavia découvre un oiseau mort avec un timbre planté dans le bec et un cadavre dans le potager familial,
la fillette émerge de la douce torpeur de ses journées et décide de mener l'enquête, seule.

J'ai été très curieuse de découvrir ce roman qui a fait beaucoup de bruit sur la blogosphère, il y a quelques mois. L'ayant à lire dans le cadre de mon travail, j'ai fait d'une pierre deux coups.
Si j'ai apprécié l'ambiance générale de ce roman - l'Angleterre, les années 1950, la paisible tranquillité de la campagne -  je n'ai pas du tout été conquise par celui-ci (troisième billet successif de lectures qui ne m'enchantent pas...)
L'ambiance surannée du manoir familial et des années cinquante offre à ce roman un cadre agréable au charme singulier peu original mais appréciable. La solitude du personnage de Flavia est compensée par son attrait pour la chimie, et si peu d'adolescents actuels se reconnaîtront dans cette héroïne, beaucoup peuvent apprécier l'aspect ludique de cette science et les possibilités qu'elle permet.
Malheureusement, l'intrigue est lente et parfois prévisible et des invraisemblances trop nombreuses ponctuent le récit (notamment sur la probabilité qu'une enfant de onze ans réussisse là où des enquêteurs chevronnés échouent...) Je suis allée au bout de cette lecture uniquement car je prenais le train et que je l'ai lue d'une traite. Je ne suis pas sûre que ça aurait été le cas sans ce voyage...
Je remercie néanmoins C. et J. qui m'ont offert ce roman pour Noël, suivant scrupuleusement la liste que je leur avais donnée pour les aiguiller ! 

22 février 2011

Car voici que le jour vient, Fabienne Ferrère

9782264053329FSUn roman policier qui se passe dans le Paris de la fin du XVIe ? Il n'en faut pas plus pour m'allécher ! Car voici que le jour vient est la seconde enquête de Gilles Bayonne écrite par Fabienne Ferrère, enseignante de philosophie à Toulouse.

Paris, 1595. Des meurtres atroces sont commis dans le quartier de la Grande-Boucherie. Les victimes périssent à chaque fois sous les assauts d'animaux...
Le chevau-léger Gilles Bayonne est chargé de résoudre cette enquête et d'arrêter le meurtrier.

Si la quatrième de ce roman m'a véritablement alléchée, je dois avouer que j'ai été moins charmée que ce que je pensais. L'intrigue est pourtant intéressante et très bien menée, et les personnages sont bien esquissés, mais il a manqué à cette lecture une étincelle qui m'aurait définitivement conquise.
Le Paris de la fin du XVIe siècle est pourtant très bien retranscrit et permet une véritable immersion dans cette époque. J'ai aimé suivre cette enquête sous le règne d'Henri IV et en attendre le dénouement avec impatience.
Mais une fois la dernière page tournée, mon sentiment sur ce roman demeure assez mitigé. Peut-être l'ai-je lu à un moment où j'attendais autre chose d'une lecture ? Je n'en sais rien. Mais cet avis en demi-teinte n'amoindrit en rien la qualité de ce roman policier et la justesse historique de son intrigue.

L'avis de Mazel sur ce roman, plus enthousiaste que moi. Je tiens à remercier 53811911_p et 10_18 pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

13 janvier 2011

Brune Blonde, la chevelure féminine dans l'art et le cinéma

1421928_8_943e_brune_blonde_catalogue_de_l_exposition_sousÉtant allée ce weekend  à l'exposition à la Cinémathèque de Paris intitulée "Brune Blonde", consacrée à la chevelure féminine dans l'art et le cinéma, je n'ai pas résisté une seule seconde à l'achat du catalogue de l'expo. Et c'est le sujet de mon billet aujourd'hui !

Véritable prolongement de l'exposition, ce livre est une petite merveille. En 200 pages, il dresse un véritable panorama de la chevelure dans l'art en général et le cinéma en particulier à travers les différentes époques
et pays et selon les aléas de la mode.
Bien plus complet au niveau des textes que n'a pu l'être l'expo (un peu légère à ce niveau là par rapport aux documents audiovisuels présentés), Brune Blonde est scindé en deux parties distinctes : la première, plus théorique, aborde divers aspects capillaires, comme les techniques des cinéastes de la chevelure (Bergman, Hitchcock, Bunuel...), les mutations de la blondeur et son hégémonie, les cheveux dans le cinéma asiatique, etc.
La seconde partie se compose d'entretiens avec des acteurs, réalisateurs, professionnels du cheveu (Catherine Deneuve, François Ozon...) et d'un panorama de photos mettant en scène la chevelure.

Magnifique ouvrage s'il en est, Brune Blonde est de ceux que l'on garde à portée de main et que l'on ouvre souvent. Ce grand format est en effet un petit bijou en lui-même : les reproductions de peintures,
les photos ou encore les photogrammes de films sont tous de très bonne qualité et mis en valeur par ce beau format et le grain du papier utilisé.
Dense, unique en son genre, ce livre est une grande découverte pour moi, grande amatrice de cinéma et m'a permis d'approfondir mon intérêt sur le sujet, très éveillé par l'exposition.
Et puis la couverture présentant Pénélope Cruz en perruque blonde dans Étreintes brisées d'Almodovar, quelle bonne trouvaille pour illustrer ce thème ! fashion
En tout cas, je vous préviens, on ne regarde plus les cheveux des femmes dans les films comme avant...
Pour ceux qui veulent en savoir plus, n'oubliez pas l'exposition virtuelle sur le site de la Cinémathèque.

J'inscris cette lecture dans le Challenge "Read me, I'm fashion" organisé par L'Irrégulière .

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15 juin 2010

Ma soeur, mon amour, Chitra Banerjee Divakaruni

masoeurDepuis que j'ai découvert Chitra Banerjee Divakaruni avec La maîtresse des épices et La reine des rêves, j'apprécie vraiment beaucoup cette auteure. C'est donc tout naturellement que je me suis inscrite à une lecture commune dans le cadre de notre Challenge Bienvenue en Inde pour découvrir ce titre.

Sudha et Anju sont cousines. Orphelines de pères, elles ont été élevées à Calcutta par trois femmes : leurs mères rerspectives et une de leurs tantes. Inséparables et complices, les deux jeunes filles se rêvent un avenir professionnel et sentimental moderne. Mais dans l'Inde traditionnaliste, tout n'est pas si simple... Et quand il est temps pour elles de se marier, leurs voix auront peu de poids dans la balance des castes et des mœurs indiennes.

Encore un roman de
Chitra Banerjee Divakaruni que j'ai lu d'une traite et adoré. Contrairement aux deux précédents romans que j'avais lus de cette auteure, l'Inde ne joue pas un rôle primordial dans cette fiction. C'est une toile de fond peu étayée qui sert à contextualiser l'intrigue sans pour autant permettre au lecteur novice d'en savoir plus sur les codes de ce pays ou encore ses traditions. C'est peut-être mon unique déception avec ce roman.
J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre le parcours de ces deux jeunes filles - puis jeunes femmes - même si celui-ci est malheureusement semé d'embûches et empesé par le poids des traditions. L'alternance de points de vue à chaque chapitre entre les personnages de Sudha et Anju permet de suivre chacune des héroïnes dans son destin singulier sans perdre de vue ce qui se trame pour l'autre.
Vignette_LCBref, une excellente lecture, encore une fois, qui a fait l'objet d'une lecture commune pour notre Challenge Bienvenue en Inde. Allez donc voir les avis d'Hilde (qui a coorganisé ce challenge avec moi !), de Séverine et de L'Or des chambres sur ce roman.

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12 novembre 2010

Le livre des choses perdues, John Connolly

livre_le_livre_des_choses_perduesUne quatrième qui évoque des similitudes avec Tolkien et Lewis Carroll et une couverture avec ce graphisme, le tout pour un roman de l'écrivain irlandais John Connolly... Il n'en fallait pas plus pour m'allécher !

Londres, au soir de la Seconde Guerre mondiale. Alors que sa mère, à l'agonie depuis quelques temps, décède, le jeune David se retrouve seul avec son père. Lorsque celui-ci se remarie quelques mois plus tard avec Rose, une jeune infirmière qui avait soigné sa mère, le jeune garçon se mure dans une colère et une tristesse indicibles. La naissance de Georgie, fruit de cette union, entérine le mal-être du garçonnet.
Celui-ci se réfugie alors peu à peu dans la lecture, et ne tarde pas à pénétrer dans un univers parallèle inquiétant, né de ses nombreuses lectures, et dans lequel sa mère l'appelle sans cesse...

Je viens de lire d'une traite ce roman, afin de pénétrer dans l'univers onirique et inquiétant à souhait de John Connoly. Et je n'ai pas été déçue !
Mêlant roman d'apprentissage et récit merveilleux, Le livre des choses perdues est un roman enivrant dans lequel on plonge pour n'en ressortir qu'à la dernière page. Empruntant aux contes sa structure et ses personnages - chevaliers, loups, monstres hybrides, chasseresse... - ce roman aborde la question du deuil et de la négation de la mort à travers un univers souvent noir et sanglant. Le jeune héros, David, murit au fil de ses rencontres dans ce monde étrange et progresse dans son acceptation de la mort de sa mère. Il se débarrasse au fil des pages des tocs qui l'enfermaient au quotidien dans une culpabilité croissante.
Une lecture onirique à souhait qui cache une réflexion bien plus profonde sur le sens de la vie. Oui, on aperçoit l'empreinte de Tolkien à travers la cartographie de ce monde parallèle, et celle de Lewis Carroll, plus prégnante, par le glissement (encore une fois) d'un héros enfant dans un univers onirique grâce à un tunnel, mais surtout par le but ultime de l'intrigue : la rencontre avec le monarque de ce royaume étrange. Mais le roman de John Connolly ne souffre pas de ces ressemblances et permet, grâce à une intrigue originale et une réflexion bien menée, de passer un très bon moment de lecture.

Un grand merci àlivraddict et à jailu pour ce roman découvert dans le cadre d'un  partenariat.

Et voici ma septième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

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