Bienvenue à Bouquinbourg

✳️Future hypnothérapeute ✨Magicienne en positif 🌍Voyageuse et lectrice 🐰Vegan en transition 🌱Adepte du zéro déchet Metz




05 octobre 2015

Bilan de lecture : août et septembre 2015

Il est l'heure de récapituler les livres que j'ai lus et chroniqués

ici en août et en septembre

(avant de revenir, promis, à un rendez-vous mensuel dès le mois prochain !)

Bilan de lecture

Les livres chroniqués

(cliquez sur les couverture pour lire mes billets)

 

 

Les livres en attente d'une chronique


 

Bilan

Si le mois d'août a été assez peu propice à la lecture, le retour de vacances et la reprise des trajets en train a été l'occasion de renouer avec les livres et de me plonger avec grand plaisir dans la rentrée littéraire ! Un chouette mois de septembre durant lequel j'ai eu de belles découvertes.. Et je continue sur ma lancée en dévorant le dernier Carole Martinez...

Je vous souhaite à tous de belles lectures en ce début d'automne !

Les livres chroniqués

(cliquez sur les couverture pour lire mes billets)

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04 octobre 2015

Un Read-a-Thon d'Halloween improvisé ?

Chaque année je participe avec plaisir au Challenge Halloween organisé par Lou et Hilde. Et quand je peux, je participe106229515 également au Read-a-Thon qu'elles organisent à cette occasion. Ceux qui me suivent depuis un moment connaissent le concept de ce marathon de lecture, en théorie sur 24h mais les règles peuvent être plus souples.

Mais le RAT d'Halloween tombant cette année le week-end du 17-18 octobre, je ne suis pas disponible ce weekend-là, donc je me joins à Purple qui a organisé un petit RAT de son côté ce week-end. FondantGrignote l'a accompagnée hier, c'est à mon tour de me joindre à elle aujourd'hui. Bon, il est un peu tard et je n'ai absolument pas anticipé la chose donc je verrai comment la journée va se dérouler mais j'aimerais partir sur un semi-read-a-thon, soit 12h de lecture aujourd'hui ! Mais parce que je me sens un peu l'âme aventurière, je pense que je vais intégrer un film / une série dans ce temps-là (ceux qui me connaissent bien savent à quel point je suis petite nature face aux films qui font peur... Donc on verra !)

Tout bon RAT nécessitant des provisions (dans tous les sens du terme !), j'ai fait un point dans ma PAL pour trouver des lectures effrayantes, et dans mes placards pour trouver de quoi grignoter.

Acte 1 : les provisions livresques

Mes provisions de livres

Comme c'est une impro, voilà ce que j'ai dégoté d'halloweenesque dans ma PAL :

  1. Les contes macabres de Poe illustrés par Benjamin Lacombe
  2. Une vie ailleurs de Gabrielle Zevin (merci soeurette !)
  3. L'oncle Silas de Le Fanu (Nesto, tu me l'as offert il y a quatre ans et toujours pas lu !)
  4. Les Nécrophiles anonymes T.1 de Cécile Duquenne (sur mon Kindle)
  5. Un bûcher sous la neige de Susan Fletcher (merci Marine !)
  6. Des bibliothèques pleines de fantômes de Jacques Bonnet


Acte 2 : les idées de film / séries

 PosterSaison1  81348668_o k

  1. The Walking Dead (lu mais pas encore vu !)
  2. Les Revenants (impossible de passer à côté de la saison 2 en ce moment !)
  3. World War Z (parce que la vision de Brad Pitt permet de supporter celle des zombies...)

Mais c'est vraiment si je me sens l'âme téméraire parce que si c'est pour faire mille cauchemars après... Je me connais !

 Acte 3 : le lieu et les douceurs

Mon coin lecture

Mon canapé et ses coussins confortables. Vous remarquerez que Chachat n'est pas sur les photos. Ca sera mon premier RAT sans lui... Souvenez-vous : je l'ai laissé à mes parents cet été pour lui offrir un cadre de vie plus agréable et sain que mon petit appart francilien. Il s'est transformé en chat de jardin tandis que sa présence hante mes murs... De nous deux, je suis à mon avis celle qui souffre le plus de cette séparation. Mais trêve d'apitoiements (surtout que la situation n'est que temporaire !) et passons aux douceurs maintenant, où efficacité et santé riment : biscuits bio, pomme, amandes, chocolat noir à l'orange et une théière de thé aux fruits des bois.

J'aurais aimé plus de déco ou d'inspiration automnales ou en référence à Halloween mais si vous êtes en manque, allez jeter un oeil à mes tableaux Pinterest Autumn, Autumn ou Happy Halloween et imaginez mon salon décoré de la sorte !

***

11h41, c'est parti ! Je commence (tardivement) ce RAT d'Halloween avec Les Nécrophiles anonymes T.1 Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue de Cécile Duquenne sur mon Kindle et en sirotant une première tasse de thé. A plus tard !Mon déjeuner de RAT !

13h23 : Petite pause déjeuner rapide avec un feuilleté au chèvre et de la salade et je continue ma lecture des Nécrophiles anonymes T.1. J'en suis à la page 45 et je suis très agréablement surprise par ce roman drôle et à l'atmosphère vraiment prenante. Un employé de morgue qui a pour meilleurs amis un vampire et un taxidermiste farfelu aux côté desquels il se lance à la poursuite d'un loup-garou ? Ça aurait pu être lourd ou éculé mais il n'en est rien et pour l'instant je me régale de l'humour et de l'originalité du traitement de l'intrigue...

15h45 : Je viens de terminer ma lecture des Nécrophiles anonymes T.1 (151 p.). Une lecture agréable que je ne manquerai pas de chroniquer dans les jours qui suivent. J'hésite encore sur la suite de mon programme. Une tasse de thé s'imposte pour y voir plus clair... A plus tard !

16h30J'ai tergiversé un moment sur la suite de mon programme mais j'ai finalement tranché : je me lance dans le pilote des Revenants, la série culte de Canal dont la deuxième saison, trois ans après la première, commence à être diffusée. Pour l'instant, j'attends de voir si je résiste à ma peur, avant d'envisager de suivre la série....

 18h04 : Roooh mais c'est que c'est super-vachement-over bien Les Revenants ! Même que c'est une série française, qu'un remake US a été fait, qu'Emmanuel Carrère cosigne le scénario, et même que j'ai presque pas eu peur pendant ce pilote (limite à un moment donné mais ça va, je gère...) Je continue sur ma lancée et enchaîne sur le 2e épisode mais avant je vous mets la bande-annonce parce que vraiment, c'est très chouette !

 21h07 : Bon, deuxième épisode des Revenants, check ! Tout comme quelques coups de téléphone et des passages sur les blogs, à droite à gauche. On ne peut pas dire que je sois méga productive, comme d'habitude en RAT (peut-être encore pire quand on n'est que deux à le faire !) Mais c'est décidé, je me remets en selle en ouvrant Des bibliothèques pleines de fantômes de Jacques Bonnet, que je veux lire depuis hyper longtemps mais je ne prends bien sûr pas le temps. Alors c'est parti ! (et si j'ai fini et que j'ai encore l'énergie, je regarderai le troisième épisode des Revenants...)

 23h14 : Terminé Des bibliothèques pleines de fantômes ! Je suis assez circonspecte sur cet essai...Mais il traînait depuis quelques temps dans ma PAL donc je suis contente de l'en avoir sorti. Il est l'heure de clore ce RAT et d'en dresser un rapide (très rapide) bilan... 

Bilan de ce RAT : Bon, on ne peut pas réellement dire que j'ai été efficace mais je suis quand même contente : 2 livres lus aujourd'hui (j'ai été plus efficace en terme de nombre de tasses de thé bues !) pour un total de 289 pages. Ce n'est pas énorme, mais je suis contente d'avoir sorti 2 livres de ma PAL et de les avoir lus en intégralité. Pour la première fois, j'ai intégré une série TV dans mon RAT, avec les deux premiers épisodes des Revenants. Jusque là, je n'ai pas eu peur donc je crois que je vais  continuer à découvrir cette série phénomène.
Je vous avoue que j'ai sauté sur l'occasion de ce RAT car j'ai encore trouvé le moyen de me blesser à une jambe et d'être incapable de marcher (et c'est parti pour une semaine d'arrêt... Ça vous rappelle quelque chose ? Moi aussi...) Donc un marathon de lecture était un excellent moyen de prendre mon mal en patience avec cette immobilité forcée, après déjà trois jours de repos total...

Comme d'habitude, un grand merci à ceux qui sont passés par là me laisser un petit mot d'encouragement. Si je trouve deux minutes de libre le weekend du 17-18 octobre, je ne manquerai pas de venir encourager ceux qui se lanceront dans le RAT officiel d'Halloween ! Sur ce, je vais me reposer un peu... et lire !

 Halloween

 

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03 octobre 2015

Moi après mois... septembre 2015

C'est reparti pour ce rendez-vous mensuel que j'aime beaucoup

et pour inaugurer la rentrée, un nouveau logo !

Bref, comme d'habitude, un peu de moi à Bouquinbourg,

beaucoup des autres surtout et les moments forts de ce mois.

(Sur une idée de Moka)

Moi après mois

Commencer une nouvelle année scolaire avec un certain recul, ou un recul certain, ça dépend... / Me sentir vraiment extérieure à tout ce qui se déroule mais pour autant être concernée par les projets et donner le change / Mais être déjà ailleurs, en partance / De nouvelles têtes en cette rentrée et une prise de parole encore une fois mémorable  à la pré-rentrée(quand je parle devant 200 personnes c'est toujours un grand moment... pour les autres !) / Recommencer les trajets en train et éprouver du plaisir à me plonger dans mon Kindle durant ces moments de transition, entre maison et boulot / Un burger monstrueux au soleil, pris au food truck qui s'est installé au bord du fleuve, en bas de chez moi /  Et m'amuser comme une gamine sur Instagram / Arrêter de tergiverser et m'inscrire dans une salle de sport pour cette dernière année en Ile-de-France /  Entraîner des courageuses avec moi / Renforcement musculaire, Pilates et step, c'est parti ! /Profiter de Paris cette année, telle est ma devise ! / Commencer par une soirée Le clan des divorcées et burger (encore ?) avec celle avec qui j'ai passé une partie de mon été / Rire pendant 1h30 avec cette pièce devenue culte / "Tu as toute la vie pour être con*e. Tu veux pas prendre ton après-midi ?" ou l'une des répliques qui restera de cette soirée /  Trouver un autre petit élève pour du soutien scolaire. CM1, qu'est-ce qu'ils sont choupi à cet âge... Pourquoi ne le restent-ils pas ? / Une fête médiévale plus qu'approximative qui a failli virer au drame mais heureusement tout le monde est sauf / Des discussions hyper stimulantes et tout mon entourage qui semble être entraîné dans un tourbillon positif et dans un cercle vertueux... Chouette ! / L'anniversaire de celui qui compte, différé pour le fêter ensemble / Et une soirée de débriefing de la rentrée, parce qu'il faut au moins ça ! / Recommencer les soirées couture, même si on a perdu un soldat dans la bataille. Mais pour une reprise, ça sera des ourlets pour moi (dur de papoter sérieusement et coudre... Vous avez déjà essayé ?) / Retrouver ma wondercollègue pour un resto libanais toutes les deux et regarder son ventre s'arrondir tout doucement / L'automne arrive, et avec lui l'envie (que dis-je, la nécessité impérieuse !) d'acheter de nouvelles bottines. Camel et noir, s'il-vous-plaît (il faut ce qu'il faut quand même !) Quant à la paire d'escarpins, ils ont sauté tout seuls dans mon sac, je ne comprends pas du tout... / Des galères de train, de sombres histoires de caténaire - comme si je savais ce que c'est.. - et 2h30 pour rentrer chez moi / Craquer chez Hema pour des stabilos funky, un agenda que j'aime d'amour et un pouf tricoté / Perfect Journées du Patrimoine : visiter le Palais Garnier, déambuler aux Invalides, prendre un thé au Petit Palais et terminer par un one-woman show de Sarah Peb au Paname Art Café / Awesome dimanche : visiter l'ancienne chocolaterie Menier à Noisiel, siège de Nestlé France, rêver devant cette architecture des plus novatrices pour l'époque et repartir avec un sac de cadeaux de la marque / Célébrer un anniversaire en terrasse au soleil et trinquer avec un petit verre de vin blanc autour d'un burger (ça devient une manie... Remplacerais-je les sushis par des burgers ? Non, impossible !) Sauter le dessert et le remplacer par un bubble tea parfait ! / Aller au boulot détendue, mais tous les warnings allumés pour faire attention à prendre la distance nécessaire. Y arriver jusque-là et en être fière / Participer au 48 hour film project et passer un week-end mémorable de tournage entre amis / M'improviser maquilleuse de cadavre et accessoiriste un peu macabre (je vous épargne les détails mais il était question de bocaux et de viscères...) / Terminer le mois en forme et déterminée à continuer sur ma lancée positive et collective /

 

Les moi après mois de : Caro,  Un livre un théL’IrrégulièreMarionCapp, Tiphanie et Moka.

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28 septembre 2015

Quand le diable sortit de la salle de bains, Sophie Divry

imageQuand le diable sortit de la salle de bains est le quatrième roman de Sophie Divry paru en août aux éditions Noir sur Blanc.

Lyon. Sophie, trente ans, est chômeuse en fin de droits. Pour cette écrivaine contrainte de demander une aide sociale, la précarité est une épreuve, la faim son quotidien. Alors que la jeune femme peine à boucler son mois avec dix-sept euros et trompe la faim en déambulant dans les rues lyonnaises, elle écrit, dépassée par son imagination et libérée de toute contrainte. Mais entre Hector, son ami fauché obsédé par sa voisine, Lorchus, son démon personnel un tantinet pervers, sa mère légèrement intrusive, voire ses appareils électro-ménager, Sophie peine à garder le contrôle sur son texte...

Je vous l'annonce tout de suite : petit ovni littéraire en vue ! Alors que Sophie Divry m'avait passablement ennuyée avec  La condition pavillonnaire - après m'avoir littéralement charmée avec La cote 400 - j'ai retrouvé avec plaisir sa plume féroce et son humour ravageur. Car point de misérabilisme dans ce roman au sujet pourtant grave et très actuel. Sophie Divry se penche sur la question de la précarité pour mieux se centrer sur l'acte d'écriture et donner à voir une héroïne créatrice qui joue avec les mots et s'affranchit de toute contrainte.

Sophie - l'héroine et non pas l'auteur, quoique les similitudes soient grandes entre elles - se transforme en dompteuse-écrivaine et fait de son quotidien un exercice de style. La faim, comme l'attente de son allocation, sont autant d'occasions de jouer sur les mots, leurs sonorités et de rythmer son récit : "Car la dèche a pour premier effet de vous enfermer en vous-même, de vous détenir dans vos misérables dilemmes, de vous enclore dans vos carencées méditations, vous contenir dans vos stressées spéculations, vous limiter dans conscience affamée, vous emmurer dans votre moral pressurisé..."  

L'ensemble est un petit bijou littéraire, syntaxique et stylistique mais pas que. Une réelle bouffée d'air frais hors des sentiers battus. Un roman d'une drôlerie sans nom (je vous laisse imaginer, lorsque Lorchus, le démon pervers de Sophie, s'empare de la narration, ce qui sort de sa bouche et quelle forme prend le texte...  au sens propre !) Un roman qui permet à Sophie Divry de laisser éclater tout son talent à travers la plume de son personnage. Il serait bien dommage de passer à côté de ce texte en cette rentrée littéraire et de ne pas continuer à suivre de (très) près cette jeune auteure...

" Une tristesse propre et sèche m'accabla. A la radio, un homme politique disait vouloir réindustrialiser la France. Combien de temps encore à me débattre dans ce monde emmuré ? "

"Dans un souffle long comme le destin, (le vent) emporta les farfadets et les soirées crêpes ; les boiseries se fendirent, les cheminées disparurent, les miroirs s'effacèrent, les chevaux s'échappèrent du pré, les chênes et les pins chutèrent avec fracas ; la terre trembla plus fort, mes frères grandirent ; disparurent les chasses au trésor, les petites souris de la dent de lait, les pics épeiches et les choucas ; les baisers de ma mère ne parvinrent plus à guérir ma fièvre adolescente, sa beauté se fana, ma grand-mère mourut ; la nuit, les chouettes ne hululaient plus, à la place j'entendais le bruit de la circulation sur la route départementale. Quand la terre eut fini d'absorber la larme de mon père, les barrières du parc qui ceignaient mon enfance s'étaient effondrées."

"Et si je ne suis plus capable aujourd'hui de me mettre dans de tels états, car, la vie avançant, le coeur apprend à se mouvoir plus lentement vers ce qui le peine, je sais que la pauvreté vous rend plus sensible que l'aisance." 

"Je n'aime pas les hommes qui ne regardent pas par le hublot en avion ; je n'aime pas les hommes qui vous touchent uniquement quand ils veulent baiser ; je n'aime pas les hommes qui font de la photo, Tu fais quoi, toi ? Moi, je fais de la photo ; je n'aime pas les hommes qui allument la télévision dès le matin ; je n'aime pas ceux qui ont des petits rituels ; je n'aime pas les hommes tristes, je n'aime pas les illuminés ; je n'aime pas les lourdauds qui bavent sur vos seins ; je n'aime pas les hommes qui vous expliquent la genèse de leurs allergies ; je n'aime pas les hommes qui toussent tout l'hiver ;..."

Une vidéo de Sophie Divry qui présente son roman

3/6 pour le Challenge 1% de la rentrée littéraire organisé par Herisson

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23 septembre 2015

Elle s'appelait Tomoji, Taniguchi

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Elle s'appelait Tomoji est le dernier album de Jiro Taniguchi paru en janvier cette année chez Rue de Sèvres.  

Tomoji Uchida grandit dans le Japon rural des années 1920 avant de devenir, des années après, la créatrice du temple bouddhidste Shôjushin. Taniguchi, aidé d'une scénariste, retrace le parcours de cette femme lumineuse et charismatique, de son enfance à son entrée dans l'âge adulte. 

Pour la deuxième mise en scène d'un personnage féminin dans un de ses albums, Taniguchi a choisi de raconter l'histoire de Tomoji Uchida, en se centrant plus particulièrement sur sa construction identitaire. Tout en délicatesse et en poésie, comme à son ordinaire, Taniguchi dépeint le quotidien de la jeune fille dans le Japon rural des années 20. Un soin tout particulier est apporté aux paysages et aux scènes de la vie quotidienne, faisant de certaines planches de véritables tableaux à contempler.

Malgré la beauté et la poésie qui se dégagent de cette tranche de vie, de ces petits riens qui font le quotidien et qui marquent le temps qui passe, c'est la première fois qu'un album de Taniguchi ne me transporte pas complètement. Je suis restée relativement de marbre face au récit de la vie Tomoji et ce dernier a suscité peu d'émotions de ma part. J'ai beaucoup de mal à expliquer pourquoi car tout est fait pour me plaire, mais la magie n'a pas opéré. Moi qui avais adoré Quartier lointain, L'homme qui marche, Le journal de mon père, Le Gourmet solitaireLes Gardiens du Louvre, j'ai refermé cet album déçue de cette rencontre en demi-teinte.

D'autres lecteurs de cet album : Noukette, Mo', JacquesMarion, etc.

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C'était ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Jacques

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Et zou ! Une nouvelle participation au Reading Challenge 2015 ! 

40. Une BD / un roman graphique

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19 septembre 2015

La dernière réunion des filles de la station-service, Fannie Flagg

imageLa dernière réunion des filles de la station-service est le dernier roman de l'actrice et auteure américaine Fannie Flagg paru en avril 2015 aux éditions du Cherche Midi.

Sookie Poole a bientôt soixante ans et n'aspire qu'à une seule chose : se reposer, après avoir marié ses trois filles. Alors que sa vie est plutôt paisible à Point Clear, en Alabama - entre visites à Lenore, son excentrique et inépuisable mère, et nourrissage des oiseaux de son jardin - un courrier lui annonce un jour qu'elle a été adoptée. Son monde vole alors en éclat et son équilibre vacille. Sa mère biologique est en réalité une américaine du Wisconsin d'origine polonaise issue d'une famille de pompistes. Sookie ne peut s'empêcher de partir à la recherche de ses origines pour mieux comprendre qui elle est.

Chacune de mes lectures d'un roman de Fannie Flagg est un moment délicieux. J'avais adoré Beignets de tomates vertes, vous le savez, et plus récemment Miss Alabama et ses petits secrets. Et ce roman ne déroge pas à la règle !

La dernière réunion des filles de la station-service s'inscrit dans la droite lignée des précédentes oeuvres de l'auteure. L'intrigue se déroule en Alabama et met en scène, encore une fois, des personnages féminins forts et qui suscitent une vive empathie. Cette fois-ci, c'est d'une quête identitaire qu'il s'agit, puisque Sookie part sur les traces de sa mère biologique. Mais Fannie Flagg ne se contente pas de cet aspect-là et injecte à son roman une dimension historique en s'attardant sur l'épisode des WASP (Woman Airforce Service Pilots) d'août 1943 à décembre 1944, lors du second conflit mondial. Défendant comme à son habitude la condition féminine, l'auteure offre un rôle de choix à ces femmes pilotes dans les forces armées aériennes américaines et leur rend hommage en imaginant trois soeurs  qui intègrent les WASP pour soutenir, à leur manière, l'effort de guerre. J'ignorai tout des WASP et j'ai découvert avec grand plaisir ce rôle des femmes américaines dans le conflit. Si Fannie Flagg souhaite les mettre en lumière et leur rendre hommage, elle ne peut pour autant pas faire l'économie du fossé qui les sépare des hommes qui participèrent à la guerre et des hommages et indemnités qu'ils reçurent, contrairement à elles. C'est criant d'injustice, sans être pour autant une surprise, mais c'est important de ne pas l'oublier.

Fannie Flagg nous offre encore une fois un roman d'une humanité rare et des plus agréables à lire, dans lequel les personnages féminins occupent la première place. Sa plume légère et son humour légendaire en font une douceur dont on aurait tort de se priver, et que l'on referme le sourire aux lèvres.

Un grand merci à Solène et aux éditions du Cherche Midi pour ce roman reçu en service de presse.

Et zou ! Une nouvelle participation au Reading Challenge 2015 ! 

16. Un titre d'un auteur que j'aime et que je n'ai pas lu

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17 septembre 2015

C'est bientôt l'heure du Challenge Halloween...

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S'il y a bien un challenge auquel j'aime tout particulièrement participer,

c'est le Challenge Halloween !

Les festivités commencent le 1er octobre...

Nous embarquons ensemble pour une randonnée d'Halloween aux multiples étapes.

Pour plus d'informations, allez jeter un oeil chez Lou ou Hilde !

En plus elles organisent un petit concours réservé aux participants...

Ca se passe ici !

Pour l'instant, ma PAL n'est pas des plus inspirantes sur ce thème mais je vais bien dénicher

quelques lectures terrifiantes pour cette occasion... 

Citrouille chauve_souris001Citrouille 

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16 septembre 2015

Eloge de la névrose en 10 syndromes, Leslie Plée

Eloge de la névroseEloge de la névrose en 10 syndromes est le dernier album de l'illustratrice parisienne Leslie Plée paru en août dans la collection Tapas chez Delcourt.

Du syndrome de l'adultisme à celui de l'imposteur procrastinateur en passant par celui du fardeau, Leslie Plée croque avec humour les petites névroses du quotidien.

J'ai découvert Leslie Plée il y a cinq ans à l'occasion de la lecture de Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses, le petit album dans lequel elle racontait avec un humour féroce son expérience de "libraire" dans une grande surface de produits culturels. A cette occasion, même, je lui avais posé quelques questions pour en savoir un peu plus sur elle et son métier d'illustratice (mon interview ici). Je n'avais jusque là pas eu l'occasion de rouvrir un de ses albums. J'étais donc enthousiaste à l'idée de découvrir cet éloge de la névrose. 

Leslie Plée nous offre encore une fois une analyse des plus fines de notre société et de ses petits travers psychologiques, le tout dans un condensé d'humour qui laisse difficilement indifférent. La jeune illustratrice n'hésite pas à se mettre une nouvelle fois en scène pour illustrer ses propos sur les névroses diverses et variées qui hantent nos quotidiens, inventées par ses soins ou bien réelles. De l'auto-dérision, donc, et pas qu'un peu, de la psychologie, aussi, Michel, son chat obèse et mascotte de ses albums, et un dessin minimaliste pour illustrer le tout. J'ai été conquise !

L'humour est toujours aussi décapant, parfois engagé (notamment pour la condition féminine avec le syndrome des règles bleues), jamais méchant. Leslie Plée est avant tout la cible de son humour et c'est très agréable de retrouver son personnage un peu gauche et complexée mais qui assume désormais ses névroses. L'ensemble est un peu fantasque, entre syndromes réels, syndromes réels mais adaptés par Leslie Plée et pure imagination de cette dernière. Une petite bouffée d'air frais que cet album sans langue de bois dont la lecture va sûrement occasionner chez vous une identification. Alors, êtes-vous atteint par le syndrome du nicodépendant anxieux ou par le syndrome de l'adultisme ? Ouvrez cet album pour le savoir !

Merci beaucoup à Mélanie et aux éditions Delcourt pour cet album.

Planche 2 planche 3

Le blog de Leslie Plée

Leslie Plée

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 C'est ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Noukette.

 

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14 septembre 2015

Le crime du Comte Neville, Amélie Nothomb

imageLe crime du comte Neville est le dernier roman d'Amélie Nothomb paru en août chez Albin Michel.

Le comte Neville est certes propriétaire du Pluvier, un château reçu en héritage, il n'en demeure pas moins qu'il est ruiné et incapable de continuer à l'entretenir. Mais dans le milieu qui est le sien - la noblesse - le paraître l'emporte sur le reste, et  la famille s'est longtemps privée, en vain, pour continuer à donner le change. Contraint de vendre son château, le comte décide de donner une dernière garden-party, fastueuse et inoubliable, pour le prestige de sa famille, et ce, même si la soirée implique bon nombre de sacrifices. Mais lorsqu'une voyante lui annonce qu'il tuera un invité lors de cette fête, le comte s'effondre. Un meurtre ? La pire infamie dans son milieu qui vaudra aux siens une exclusion irrévocable ? Le comte ne peut le supporter. Sa cadette Sérieuse lui propose alors un étrange marché...

Dix ans que je n'avais pas ouvert un Amélie Nothomb (je me suis arrêtée  à Acide Sulfurique), c'est dire. Mais en cette rentrée littéraire, attirée par le résumé, j'ai plongé dans les 144 pages de ce roman avec curiosité. 

L'impression qui en ressort est que la romancière belge semble décliner ses thèmes de prédilection au fil de ses romans, offrant à l'ensemble un air de déjà-vu, ou tout du moins de partie composant un tout. L'adolescence et ses problèmes, le mal-être, la laideur, le vice, sont autant de thèmes qui ressortaient déjà de ses romans il y a dix ans. Dire que je n'ai pas aimé cette lecture est un peu fort, mais disons que je l'ai prise comme un conte en hommage au Crime de lord Arthur Savile d'Oscar Wilde - auquel le comte Neville fait référence. Le roman se lit à une vitesse vertigineuse, l'intrigue se met en place en quelques lignes, et le lecteur d'attendre cette fameuse garden-party pour connaître le dénouement. Une lecture divertissante  avec un petit quelque chose de suranné propre au milieu social des personnages. Un roman d'Amélie Nothomb tous les dix ans, c'est peut-être ce rythme qui me permet de les apprécier.

2/6 pour le Challenge 1% de la rentrée littéraire organisé par Herisson

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13 septembre 2015

Les Eaux troubles du mojito et autres belles raisons d'habiter sur terre, Philippe Delerm

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Les Eaux troubles du mojito est le dernier recueil de nouvelles de l'écrivain français Philippe Delerm paru en août aux éditions du Seuil.

La saveur douceâtre de la pastèque, l'ambiance du jardin du Luxembourg, les cadenas du Pont des Arts ou encore le plaisir de déguster un mojito, Philippe Delerm invite son lecteur à profiter de ces petits plaisirs du quotidien qui colorent la vie, tout en soufflant un vent de nostalgie et de mélancolie sur ces moments à part...  

J'aime les textes de Delerm, leur poésie souvent, leur nostalgie, parfois, leur beauté constante. J'avais retrouvé mes racines dans Quiproquo, m'étais régalée à la lecture de Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables, et avais ri franchement avec Je vais passer pour un vieux con.

Et si j'ai ouvert ce nouveau recueil avec beaucoup de plaisir, j'avoue ne pas avoir trouvé ce que j'aime d'ordinaire chez Delerm. Une certaine poésie, une émotion qui se dégage des textes, des rires fréquents. J'ai lu d'une traite les quarante nouvelles très courtes qui composent ce recueil mais j'y suis restée insensible. La plume de Delerm est belle mais beaucoup moins poétique que dans ses autres textes. Peut-être que mes goûts ont changé et que je suis moins perméable aux histoires douces amères de Delerm ? Ou peut-être que la mécanique se rouille d'elle-même et use les lecteurs fidèles ? Allez savoir...

Une lecture en demi-teinte, sans conteste, mais qui me permets de débuter mon challenge Challenge 1% de la Rentrée littéraire qu'organise Herisson ! Le principe est simple : lire 1% des 589 romans parus entre mi-août et mi-octobre cette année, soit 6 romans, avant le 31 juillet 2016 

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