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Bienvenue à Bouquinbourg
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11 avril 2018

Dans la combi de Thomas Pesquet, Marion Montaigne

Dans la combi de Thomas Pesquet, Marion MontaigneDans la combi de Thomas Pesquet est un album de Marion Montaigne paru chez Dargaud en novembre 2017.

Tout le monde connaît l'astronaute français Thomas Pesquet, revenu en juin dernier de six mois dans la Station Spatiale Internationale. Cet album propose un retour en humour sur son enfance, sa formation et son expérience dans l'espace jusqu'à son retour sur Terre.

Excellent, vraiment excellent ! Je n'aurais pas d'autre mot. Dans la combi de Thomas Pesquet est une BD de reportage mêlant documentation extrêmement précise et humour qui tache. Marion Montaigne - célèbre pour sa  vulgarisation scientifique avec le Professeur Moustache - signe ici une biographie des plus instructives, en collaboration avec le principal intéressé.

Il aura fallu sept ans de formation intensive pour que l'ancien pilote de chez Air France devienne astronaute et parte en mission dans l'ISS. Sept ans, après une sélection sévère parmi 8413 candidats, pour apprendre à se débrouiller dans l'espace, de changer un boulon à déboucher les toilettes. Sept ans entre Moscou, Cologne, le Japon, la France, à apprendre de la technique et ingurgiter des tonnes de documentation. Sept ans de travail acharné pour réaliser un rêve d'enfant : celui d'aller dans l'espace. Marion Montaigne apporte sa touche humoristique pour présenter ce parcours de vie hors-norme, tout en inondant son lecteur de foules de détails et d'informations incroyables. C'est simple : j'ai dévoré d'une traite les 208 pages de cet album, m'esclafant allègrement toutes les deux pages tout en admirant le parcours et le courage de ces hommes et de ces femmes. A tous les passionnés d'espace, et aux autres aussi, Dans la combi de Thomas Pesquet est une lecture dont vous auriez vraiment tort de vous priver ! Les avis de Brize et Herisson.

Et zou ! Pour prolonger la lecture, un petit tour sur Youtube pour une visite guidée de l'ISS, la chaîne du Professeur Moustache en partenariat avec Arte et sur Tu mourras moins bête (mais tu mourras quand même !) le blog de vulgarisation scientifique de Marion  Montaigne.

Planche 1   Planche 3 Planche 2 Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine chez Stephie !

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20 mai 2011

Le livre rouge, Meaghan Delahunt

9782864247265FSMeaghan Delahunt est née à Melbourne en 1961 et vit aujourd'hui en Ecosse. Son premier roman, In the Blue House, a été finaliste du Orange Prize. Le livre rouge est son second roman, et le premier à être publié en France.
Une fois n'est pas coutume, je préfère laisser la place au résumé de l'éditeur, mieux construit que ce que je tente de faire aujourd'hui, assommée par les médicaments contre ma pharyngite...

"Trois personnages se croisent en Inde. Françoise, une photographe australienne, est venue à Bhopal dans le cadre d'une recherche sur les suites du drame de cette ville où, vingt ans plus tôt, une fuite de gaz toxique dans l'usine Union Carbide a tué des milliers de gens. Ils se sont croisés sans se connaître des années auparavant, il y a Naga, un réfugié tibétain dont la famille est morte dans la catastrophe et Arkay, un voyageur écossais qui a trouvé un refuge dans le bouddhisme.
Ils étaient tous les trois pleins de promesses et d'espoirs. Françoise rassemble des photographies de leurs vies dans ce Livre rouge. Ces photos racontent leurs histoires d'amour, de lutte et de transformation - elles révèlent les gens qu'ils ont été et ce qu'ils vont devenir, les vies qui s'entrelacent et se séparent."

Je vous l'annonce sans détour et dès le préambule de ce billet : ce roman a été une véritable claque pour moi. Et ce à plusieurs niveaux...
Tout d'abord parce qu'il aborde avec beaucoup de pudeur la catastrophe de Bhopal. Sans voyeurisme, sans victimisation ni manichéisme (et pourtant...), les faits nous sont relatés dans les grandes lignes. Ici, pas de jugement mais un constat amer sur les conséquences de cette fuite de gaz : des milliers de morts, certes, mais aussi des populations malades et infectées plus de vingt ans plus tard, qui ne reçoivent aucune indemnité pour se faire soigner, et s'endettent pour recevoir quelques médicaments.
Ensuite parce que ce livre condense en 280 pages très fragmentées une intrigue dense, mêlant réalité et fiction, qui se déroule sous nos yeux avec une force incroyable. En partant de l'idée du travail de photographe, Meaghan Delahunt revient sur un pan de l'Histoire de l'Inde et tisse autour la trame de ses personnages. Trois époques se chevauchent, celles de chacun des personnages, et tout converge vers leur rencontre. C'est un schéma qui peut sembler assez classique, mais qui est tissé avec brio ici. Bhopal est le centre de tout. L'Orient et l'Occident se rencontrent. Les personnages se découvrent, s'apprivoisent, s'aiment.

Enfin, Meaghan Delahunt émaille son texte d'images nombreuses et poétiques qui donnent à cette lecture une dimension toute particulière. Elle analyse avec beaucoup de justesse les rapports entre Orient et Occident, les préjugés qui demeurent des deux côtés, et la fascination exercée par chacun sur l'autre. Ses personnages sont complexes, malgré la brièveté de son texte, et donnent à voir des personnalités riches en contradictions, très vraisemblables. Une réussite !
Meaghan Delahunt aborde avec intelligence cette catastrophe humaine par le biais d'une fiction très bien construite. Un roman vraiment brillant, tout en poésie, qui propose une réflexion puisée dans diverses religions sur une catastrophe. Une ode à la photographie et à l'oeil du photographe, qui s'exerce chaque jour pour capter l'essence d'une bonne photo malgré l'horreur, malgré la mort, malgré la maladie.  

"Ne jouis pas de la vie avec tristesse." (p.241)

coup_de_coeur_2011

logo_Inde Mes lectures sur l'Inde sont riches de belles découvertes ces derniers temps... Voici  mon sixième coup de coeur de cette année que j'inscris bien entendu dans notre Challenge L'Inde en fêtes.

Un immense merci à   logo2 et
aux Éditions  M_taill_
pour ce magnifique roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

Le Livre rouge par Meaghan Delahunt
Critiques et infos sur Babelio.com
 
18 mai 2011

Le Décalogue T.1, Frank Giroud et Joseph Béhé

d_caologueLe Décalogue est une série de BD inspirée du Décalogue de la Bible, imaginée par le scénariste Frank Giroud. A ce jour, dix tomes sont parus, chacun illustré par un dessinateur différent, et un hors série est venu clôre la série.  

Glasgow. Un tueur en série fait rage et défraie la chronique. Au même moment, un mystérieux manuscrit du début du 19e tombe entre les mains d'un auteur en mal d'inspiration. Dans le projet de le traduire et le faire éditer, ce dernier se plonge alors dans ce texte, Nahik, dans lequel il découvre les dernières volontés du prophète Mahomet.

Le projet du Décalogue m'a tout de suite séduite. Faire travailler dix dessinateurs différents sur un scénario axé autour de ce mystérieux manuscrit. Chaque tome peut-être envisagé comme un one-shot ou être lu dans l'ensemble pour appréhender toute l'histoire de ce manuscrit.

decaSi j'ai vraiment été charmée par ce premier opus, j'ai été déçue de le voir se terminer car les personnages imaginés par Frank Giroud possédaient une telle profondeur psychologique et une histoire personnelle si riche que j'aurais aimer poursuivre cette intrigue dans un deuxième tome.
J'ai découvert grâce à ce titre Joseph Béhé et je suis tombée sous le charme de son coup de crayon. Portées par des couleurs pastel au charme désuet, ses planches sont un petit régal visuel !
Malheureusement pour la série, j'ai lu le deuxième tome qui m'a nettement moins séduite... Et même si chaque tome est illustré par un dessinateur différent et possède une intrigue propre, je pense rester sur cette excellente impression avec celui-ci qui se suffit à lui même.

 Et voici ma onzième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

Et ma troisième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 16/20)
Logo_top_bd_2011

24 avril 2011

La mort muette, Volker Kutscher

23_1046383La mort muette est le second roman policier de l'écrivain allemand Volker Kutscher qui met en scène le commissaire Rath. Son premier titre, Le poisson mouillé, a été publié en France en 2010.

1930, Berlin.  Le cinéma parlant en est à ses prémisses. Une actrice meurt en plein tournage, écrasée par un projecteur.
Dépêché sur place, le commissaire Gereon Rath interroge les témoins, et très vite, la piste s'oriente vers un meurtre : le projecteur concerné avait en effet été dévissé...
Alors que l'enquête stagne, un nouveau cadavre fait son apparition : une autre actrice est découverte sans vie dans un ancien cinéma, les cordes vocales enlevées...

Si la quatrième de ce roman m'avait complètement conquise et intéressée, cette lecture m'a en réalité ennuyée. Volker Kutscher abuse de clichés et autres archétypes des romans policiers, ce qui annule tout suspense.
Avec un pavé de 666 pages comme celui-ci, je m'attendais à une intrigue riche et élaborée, et non à des stéréotypes parfois grossiers. Si le contexte historique et culturel est intéressant - la frontière entre le cinéma muet et le parlant - l'auteur ne l'exploite que peu, et sombre dans bien des écueils.
Si je vous dis qu'à la page 350 précisément, j'ai découvert l'identité du criminel, son mobile et sa situation personnelle... J'ai poursuivis néanmoins (et non sans vaillance !) cette lecture longue et parfois éculée pensant, à tord, qu'un retournement de situation improbable et inespéré  allait renverser  l'intrigue et donner à ce roman la portée qui lui manquait... Peine perdue ! Je me suis à moitié endormie sur la fin, tant ce retournement n'était en fait qu'un leurre de mon imagination désespérée qui a persévéré pour rien...
Bref, vous l'aurez compris, un rendez-vous complètement manqué, que je ne vous conseillerais même pas pour le contexte historique ou cinématographique tant il s'agit d'une toile de fond insipide.

Je tiens néanmoins à remercier Club_Libfly et les seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre d'un partenariat.

22 mars 2013

Jayne Mansfield 1967, Simon Liberati

Jayne Mansfield 1967, Simon LiberatiJayne Mansfield 1967 est un court roman de Simon Liberati paru chez Grasset en 2011 qui obtint le prix Femina la même année.

Dans la nuit du 29 juin 1967, sur la route US 90 qui relie Biloxi à La Nouvelle-Orléans, une Buick Electra 225 bleu métallisé percute violemment un camion. Les secours interviennent rapidement et dégagent trois enfants de la carcasse de la voiture. Leur stupeur est grande lorsqu'ils se rendent compte que leur mère n'est autre que la célèbre actrice Jayne Mansfield, et que cette dernière se trouvait à l'avant du véhicule.

Voici un billet qui sonne comme le glas. Un billet d'une rencontre qui n'eut pas lieu. Un billet d'une lecture qui laisse en bouche un goût amer de déception. Ma tête résonne de phrases commençant par comment : Comment un tel livre peut-il être publié ainsi ? Comment un tel livre peut-il être primé (bon ça encore, les magouilles et autres arrangements des prix littéraires m'ont toujours laissée de marbre) ? Comment un tel livre peut-il recevoir des critiques élogieuses ? Comment... C'est sans fin, ou presque, tant mon désarroi face à une telle oeuvre est grand.
Le genre de ce livre pose problème dès la première page. Le doute est semé par le sous-titre liminaire "Roman" et persiste tout au long du livre. Roman ? Biographie ? Mélange étrange de faits tristement réels et glauques ? Je n'ai pas su arrêter mon choix, mais le terme de roman m'a profondément gênée. Où se trouve le romanesque dans ce livre ? Je cherche encore.
En revanche, Simon Liberati nous livre ici le fruit de ses recherches sur la fin de vie de l'actrice. Avec un voyeurisme dérangeant et écoeurant, il s'attarde sur l'épave de la voiture, les restes humains retrouvés, la question du corps sans vie et ses aspects platement physiologiques. Les détails scabreux se succèdent, comme si l'auteur se délectait de nous indiquer que Jayne Mansfield a tâché la belle Buick bleue de sa cervelle. La langue est plate, le style journalistique. Aucune poésie dans ces lignes, mais des descriptions informatives souvent malsaines et sordides. Pourquoi donc ? Je serais curieuse de le savoir.
Loin de se contenter de cette épisode dramatique, Simon Liberati se propose de revenir sur l'année 1967 de Jayne Mansfield, et égraine à une vitesse fulgurante les derniers mois de la jeune femme. En guise d'hommage, un portrait décadent et vulgaire, où l'actrice apparaît dépassée et perdant pied. 
Pour ma part, je ne connaissais Jayne Mansfield que de nom. Je ne connaissais ni ses succès, ni ses frasques, ni sa triste fin. J'ai eu l'audace de croire que ce livre, encensé par la critique littéraire, me permettrait d'en savoir plus sur celle qui termina strip-teaseuse dans un cabaret glauque et isolé. Je suis bien naïve, me répondrez-vous, de penser qu'en un peu plus de 150 pages, l'auteur allait satisfaire à mon besoin. En effet, il n'a rien satisfait du tout, au contraire.
J'ai refermé ce livre sans finalement avoir compris la visée de l'auteur. Un hommage, comme indiqué en quatrième, alors que l'actrice est dépeinte sous son plus mauvais jour, en fin de carrière, droguée et alcoolique, nymphomane et désabusée ? Une tranche de vie - la fameuse année 1967 - où finalement rien n'advint de bien positif dans la carrière de celle qui fut longtemps un sex-symbol ? Un roman inspirée de faits réels ?
Un rendez-vous complètement manqué, comme annoncé en préambule. Je n'ai pas été conquise une seconde. Je n'ai été au bout que parce que ce livre ne fait que 157 pages. Pour ma part, je demeure perplexe quant aux critiques élogieuses et au prix décerné. Et cette lecture renforce ma position quant à la qualité des textes primés.

D'autres avis sur ce livre : Argali, Arieste, Asphodèle, Sharon, etc.

 

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3 mars 2012

Bruxelles en images

 Me voici de retour après une escapade de quelques jours dans la capitale belge !
Comme à l'accoutumée, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer

quelques photos de notre séjour...

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La place Sainte-Catherine
(l'Eglise étant en travaux, je vous passe la photo d'un échafaudage)

 

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La Grand-Place, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

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La Galerie du Roi, une des très chics galeries couvertes de la ville.

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L'Eglise Saint Jean-Baptiste-au-Béguinage,
fleuron du baroque flamand,datant de 1676.

 

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Le mythique Hôtel 5* Metropole, place de Brouckère (où nous aurions dû dormir...)
au café duquel nous avons pris un excellent chocolat viennois.

 

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Le Centre Belge de la Bande Dessinée,
situé dans les anciens magasins Waucquez de Victor Horta.

 

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Le quartier du Sablon, repère des antiquaires

 

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Le Musée des Instruments de Musique, situé dans les anciens magasins Old England,
magnifiques bâtiments Art nouveau datant de 1899.

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En vrac, quelques photos des nombreuses librairies et bouquineries que nous avons écumées...

 

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Et, pour terminer, pour ce qui est du chocolat, la tentation était partout !

 

Une très belle échappée, à 1h et des poussières de Paris,
qui a su nous charmer malgré le temps maussade...

 

 

13 novembre 2011

La petite fille aux allumettes, Hans Christian Andersen

Contes T La petite fille aux allumettes est un conte écrit par l'auteur danois Hans Christian Andersen et publié la première fois en 1845 dans le cinquième volume de ses Contes.

L'histoire de  ce conte est bien connue : pour survivre, une petite fille est obligée de vendre des allumettes aux passants dans la rue. Mais par le froid glacial du mois de décembre, elle est tentée de se réchauffer un peu avec ses allumettes. Elle en allume une, puis deux, puis trois...

Je n'avais jamais lu ce conte. J'en connaissais bien entendu l'intrigue et la chute. Je ne cesse néanmoins de m'interroger sur la façon d'appréhender un tel conte avec un enfant... Sa dureté et sa brièveté doivent susciter bien des questions sur la vie, la mort et la pauvreté. Une histoire à la fois triste et injuste, avec une pointe d'espoir qui perle à la fin.
Sa lecture m'a émue et a fait écho en moi aux situations actuelles de ceux qui dorment dehors et pour qui chaque nuit glaciale est une épreuve à passer.

Comme bien des contes, La petite fille aux allumettes a donné lieu a un grand nombre d'adaptations en albums, BD et dessins animés.

 

        9782081627710FS            Des ronds dans l'O             Editions Lito

        Illustré par Mayalen Goust           Illustré par Fabrice Backes           Illustré par Charlotte Roederer
          Ed. Flammarion (2005)                Ed. Des ronds dans l'O (2011)     Ed. Lito (1999)

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible gratuitement en PDF ici.

Voici ma deuxième lecture sur mon Kindle, ma seconde participation au Club des lecteurs numériques, ma première au Challenge Gilmore Girls de Karine:) et ma dixième au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

                    Lecteurs numériques   Logo-challenge-gilmore-girls-Karine

8 septembre 2011

Prophétie T.1 Le maître du Jeu, Mel Odom et Jordan Weisman

prophtietome1lemaitredujeuLorsque Mel Odom, auteur de plus de cent cinquante ouvrages pour la jeunesse, et Jordan Weisman, concepteur de Cathy's book, se rencontrent, c'est pour créer Prophétie, une série de romans pour la jeunesse dont le premier tome, Le maître du Jeu, sort le 13 octobre en librairie.

La nuit de ses treize ans, Nathan, jeune collégien sans histoire, est réveillé par un étrange bruit qui provient du bureau de son père, archéologue. Il y trouve un ancien jeu Maya ayant appartenu à sa mère, décédée à sa naissance. N'en comprenant pas les règles, le jeune garçon, fatigué, va se coucher. Mais à peine assoupi, il se retrouve propulsé dans un univers parallèle où il rencontre Kukulkan, un homme étrange, qui lui propose de jouer au Jeu pour sauver le monde.

Si j'ai été attirée par ce roman, c'est tout d'abord parce qu'il propose une intrigue riche, aux accents policiers, mêlée à la mythologie Maya. Si l'idée d'un adolescent lambda se retrouvant dans un univers parallèle dans lequel il a des pouvoirs est largement éculée en littérature de jeunesse ces derniers temps (et je suis la première à râler), elle est traitée ici avec intelligence. Il n'est nullement question de nier les jeunes d'aujourd'hui et leurs pratiques (Facebo*k, etc.) en présentant un héros en marge de sa génération mais plutôt d'abonder dans ce sens et d'aller plus loin.
En effet, le second point qui m'a attirée dans ce livre, c'est son aspect interactif. En effet, et même si je n'ai eu que des épreuves non corrigées, j'ai été curieuse de découvrir ce livre novateur des éditions Bayard qui sera disponible, dès le 13 octobre, accompagné d'un plateau de jeu. L'idée ? Proposer un complément à la lecture sous la forme du jeu auquel joue le héros pour permettre aux lecteurs d'y jouer également, mais aussi un contenu multimédia à partir du site dédié au roman, www.prophétie-lelivre.fr, qui ouvrira courant septembre.
J'ai apprécié cette lecture (il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu de roman pour la jeunesse) et suis d'autant plus curieuse de découvrir le site et le coffret... A noter que, pour les plus impatients, le tome 2 sortira en avril 2012.

Si vous voulez en savoir plus, Glow a eu la chance d'assister à un petit-déjeuner de présentation du roman au Quai Branly en juin. Elle nous en parle dans ce billet, et, dans celui-ci, elle nous dévoile en exclusivité le plateau de jeu qui sera vendu avec.     

De mon côté, je tiens à remercier   logo2   et les éditions Bayard  pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique Jeunesse.

 

29 août 2011

Hymne, Lydie Salvayre

9782020985550Hymne est le dernier roman de Lydie Salvayre paru en août 2011.

Mais Hymne n'est pas à proprement parler un roman qui respecte les codes du genre. Il s'approche plutôt d'un hommage personnel à Jimi Hendrix, fait par Lydie Salvayre elle-même.
L'auteure ne se cache par derrière la première personne du singulier qu'elle utilise dès les premières pages, et affirme sa volonté de rendre hommage à celui qui s'appropria, le 18 août 1969 à Woodstock The Star Spangled Banner - l’hymne américain - et le transforma en prestation musicale hors du commun.

A partir donc de cet événement, de cette reprise par Hendrix, Lydie Salvayre brode ici un texte aux envolées parfois lyriques, vibrant d'une fascination sans borne pour ce musicien. Il n'est en aucun cas question d'une analyse musicale quelconque, Lydie Salvayre s'en défend dès les premières pages, mais plutôt d'un hommage personnel qui s'égare parfois dans la biographie.
Hymne est une lecture troublante. Que l'on connaisse ce cri - celui que poussa Hendrix en ce 18 août 1969 à Woodstock - ou non, les mots de Lydie Salvayre émeuvent et provoquent une adhésion immédiate. Mon premier geste, une fois ce livre posé, a été de chercher et d'écouter la prestation d'Hendrix pour continuer à faire vivre le texte de Lydie Salvayre. Certains y trouveront peut-être trop d'emphase, voire une fascination qui frise l'adulation. Pour ma part, j'ai été sous le charme de cet hommage aux accents parfois intimes, dont la musicalité semble faire écho au talent d'Hendrix.
Hymne n'est pas un texte à réserver aux fans du musicien. Au contraire ! C'est un texte que chacun peut lire, pour découvrir comment un événement artistique a pu autant chambouler des générations et comment aujourd'hui il résonne encore dans la tête de certains.
Lydie Salvayre signe ici un texte poignant, incroyablement vivant, une partition sans faute en somme.

Une présentation d'Hymne par Lydie Salvayre elle-même.
(Source : Seuil.com)


Une nouvelle lecture à inscrire dans le Challenge d'Anne, Des notes et des mots.

Je remercie libfly et les seuil  pour ce livre reçu en avant-première.
  Capture

6 décembre 2009

Le club du suicide, Robert Louis Stevenson

clubdusuicide1Je viens de terminer Le Club du suicide, nouvelle écrite par Robert Louis Stevenson et publiée aux éditions Gallimard en 2001.
Cette nouvelle, composée de trois textes (Histoire du jeune homme aux tartelettes à la crème, Histoire du docteur et de la malle de Saratoga et Aventure du fiacre), est issue du recueil Nouvelles Mille et Une Nuits, publié dans la Pléiade.

Pour tromper son ennui, le prince Florizel et son grand écuyer, le colonel Géraldine, s'adonnent aux pires extravagances.
Lors d'une de leurs soirées, ils font la connaissance d'un jeune homme ruiné, qui a décidé d'en finir avec la vie.
Après avoir délié sa langue par un bon repas, celui-ci les convie à une
assemblée étrange : le Club du suicide. Chaque soir, les membres de ce club se réunissent et jouent aux cartes : le malheureux qui tire l'as de pique est condamné, tandis que celui qui tire l'as de trèfle, sera son bourreau. Ainsi, ceux qui veulent en finir avec la vie mais n'en ont pas le courage sont aidés dans leur funeste entreprise.
Le prince et son ami décident de faire cesser au plus vite cette entreprise lucrative et de sauver les membres désespérés de ce club.

Composé de trois nouvelles distinctes, liées par leur sujet, Le Club du suicide est une lecture intrigante. De prime abord, elle m'a fait penser [au] Magasin des suicides de Jean Teulé, que j'ai lu récemment.

La société secrète qui se réunit tous les soirs semble dédramatiser de prime abord la mort en général et le suicide en particulier. En réalité se cache derrière ces tristes réunions un commerce glauque. Les membres désespérés, ruinés par le jeu ou malheureux en amour, veulent en finir avec leur vie, mais pas sérieusement. Et lorsqu'ils tirent une des cartes fatidiques, il est trop tard : ils deviennent soit victime soit bourreau.

Stevenson propose ici une histoire originale, surtout pour l'époque, tout en conservant un manichéisme bien présent. Le prince s'ennuie et se rend dans cette société par hasard, mais une fois l'horreur vue, il met tout en œuvre pour faire cesser ce sombre commerce et condamner le président de club, sorte de Méphistophélès revisité. Chaque chapitre est ponctué par une conclusion, à la manière des Mille et une Nuits, qui informe le lecteur de l'avenir sans entrave des personnages.

Le rythme de l'intrigue est très rapide, en raison du genre littéraire, et ne s'encombre pas de descriptions ou de dialogues inutiles. Les scènes sont souvent très théâtrales et font souvent penser à une farce, malgré le thème de la nouvelle.

Enfin, la traduction de l'anglais, faite par Charles Ballarin, est très réussie, et permet de se plonger avec délice dans le Londres de cette époque.

"En outre, nous savons que la vie n'est qu'un théâtre où nous faisons les bouffons aussi longtemps que ce rôle nous amuse." p.25

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Cette lecture se rattache bien entendu au challenge Folio 2 euros, initié par Cynthia


31 mai 2017

Triangle rose, Michel Dufranne, Milorad Vicanovic-Maza

Triangle roseTriangle rose est un album écrit par Michel Dufranne et mis en dessins par Milorad Vicanovic-Maza paru en septembre 2011 dans la collection Quadrants chez Soleil.

Pour un devoir qu'il a à rendre, un lycéen rend visite à son grand-père, un homme taciturne et peu amène. Celui-ci lui révèle qu'il était allemand, et qu'il a été déporté à cause de son homosexualité. S'ensuit le récit de ces années de guerre et de souffrances.

Je lis à intervalles réguliers des textes sur cette période, et je n'en avais jusqu'alors jamais lu s'intéressant à la question de la déportation des homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale. Cet album m'a permis de réparer cet impair.

Si le dessin est de facture classique, il n'en demeure pas moins efficace. Les couleurs sombres du passé - le présent est en couleurs - semblent faire écho aux heures noires de l'Histoire. Le texte est cru, les scènes parfois violentes, les insultes choquantes, mais l'ensemble permet de rendre compte de la cruauté et la violence qui sévissaient à l'encontre des homosexuels en Allemagne à cette époque, au nom du paragraphe 175 du Code Pénal (paragraphe aboli seulement en 1994 !).

J'ai découvert une partie de l'histoire que je ne connaissais pas (l'album se fondant sur des faits, sous un vernis de fiction) et certains détails me sont apparus avec horreur : les déportés n'avaient droit à aucune indemnisation après la guerre s'ils l'avaient été au nom du paragraphe 175 - ils étaient alors considérés comme des criminels de droit commun -, la difficile reconnaissance de ces déportations par les nations (la France ne le reconnaîtra qu'en 2005 avec un discours de Jacques Chirac), etc. Bref, une lecture qui fait froid dans le dos, une lecture qui remet les idées en place, une lecture nécessaire. Un devoir de mémoire, un droit à l'oubli, aussi, pour ceux qui ont vécu ces atrocités. Pour ne pas oublier. Pour que cela ne recommence pas. A lire, sans hésiter.

Planche 3  Planche 2

Planche 3

BD de la semaine saumon 

Aujourd'hui chez Stephie !

10 juillet 2019

Quand Bouquinbourg se met à l'heure d'été

Bonjour à tous,

Le mois de juillet est déjà bien entamé et le blog s'est installé doucement dans la torpeur estivale. Contrairement aux années précédentes, je ne vais pas le mettre en pause durant ces deux mois, mais plutôt lever le pied sur le rythme des parutions.

L'été n'est pas synonyme chez moi d'intense lecture. La vie m'appelle à droite à gauche, et la lecture trouve une place, quotidienne, certes, mais plus réduite, dans mes activités nombreuses et variées. Ceci dit, j'ai déjà trois livres à chroniquer depuis que je suis en vacances, mais les chroniques vont arriver tranquillement dans les jours qui viennent. Ne soyez donc pas surpris !

Si vous avez suivi mes aventures, vous savez que je viens de tirer un trait sur l'Education nationale. Après dix ans de bons et loyaux services en tant que professeure documentaliste, je change d'horizon professionnel. Je reprends en effet des études à la rentrée pour devenir psychothérapeute et en parallèle suivre une formation pour devenir hypnothérapeute. J'ai donc pas mal de choses à faire cet été pour préparer cette nouvelle vie qui m'attend, et notamment réorganiser mon espace de travail pour mes futures années d'études. Je range, donc, je trie, et j'aménage mon bureau de manière à le rendre le plus agréable et ergonomique possible, en vue des longues heures de travail à venir.

Je partirai m'évader dans mon Sud natal en août, à l'occasion de retrouvailles familiales autour de la piscine et de weekend entre copains, mais d'ici là, je profite de Metz et tout ce qu'il y a à faire en été.

Bon, vous me connaisez, donc vous vous doutez que mes pieds fourmillent et que je vais partir à un moment ou à un autre. Et vous avez raison ! Mais cette fois c'est en septembre que je vais partir vadrouiller et que je mettrai mon blog en pause. Et cette année, c'est à Bali que nous partirons !#passionasieEmoji Trois semaines de dépaysement total en Indonésie avant d'amorcer mon changement de vie. A nous les plongées, cours de yoga, découvertes de temples, balades dans les rizières, spectacles de danses traditionnelles, randos et autres joyeusetés. J'ai hâte !

Sur ce, je file rédiger l'une de mes chroniques pour vous donner quelques idées de lectures pour cet été.

Belle journée à tous

La terrasse parfaite !

 

9 octobre 2019

Amélia, première dame du ciel, Arnü West

Amélia, première dame du ciel, Arnü WestAmélia, première dame du ciel est un album de l'ardéchois Arnü West. Il est paru en septembre 2016 chez Steinkis. 

Amélia Earhart

Amélia Earharht, la célèbre aviatrice américaine, première femme à traverser l'Atlantique en solitaire en 1932, a disparu dans l'Océanie alors qu'elle terminait son tour du monde en 1937. Arnü West revient sur la vie hors du commun de cette femme, première dame du ciel. 

D'Amélia Earharht, je ne connaissais rien. Et quand je dis rien, c'est rien ! A croire que l'aviation ne me passionne pas vraiment, puisque je ne connaissais même pas le nom de celle qui a réussi l'exploit de traverser l'Atlantique en solitaire. J'ai donc découvert avec admiration le parcours de cette femme, de ses débuts dans l'aviation à ses multiples exploits - record de vitesse, d'altitude, de vols sans escale, etc. - et me suis plongée avec plaisir dans le récit de sa vie.
Les dessins un peu ronds et un tantinet désuets, aux couleurs douces, portent le récit de cette vie passionnée, où seule l'aviation compte.
Le texte, en revanche, est un peu plat et même si l'ensemble est romancé, manque cruellement de relief. Le style est à la limite du journalisme et l'émotion n'est pas au rendez-vous, malgré les tentatives. Hormis ce léger bémol, l'ensemble se découvre avec plaisir. Si comme moi vous êtes un peu léger sur la vie d'Amélia Earharht, foncez !

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La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

29 janvier 2019

Inspiration du jour : deux initiatives positives

Bonjour à tous,

En cet avant-dernier jour de notre mois consacré au Feel Good, je voulais vous présenter deux initiatives positives qui me tiennent à coeur et auxquelles je participe. L'une dans le domaine du patrimoine et l'autre dans le domaine de la protection animale. 

Rempart

Rempart 

Crée en 1966, l'association Rempart recense des missions patrimoines en France et dans le monde : chantiers de bénévoles, stages techniques, services civiques. Grâce à une recherche par mots-clés, dates, types de mission ou lieux, vous pouvez, en un coup d'oeil, trouver votre prochain projet de bénévolat ! 

Pourquoi c'est bien ? En devenant bénévole sur un chantier de restauration du patrimoine, vous offrez de votre temps à la sauvegarde de l'Histoire. Dans la majorité des cas, aucune compétence particulière n'est nécessaire (chaque chantier le précise sur sa fiche de présentation), et une lettre de motivation suffit à rejoindre une équipe le temps d'un weekend, d'une semaine ou plus. Des équipes de passionnés vous accueillent sur les sites et vous offrent la possibilité d'une parenthèse dans le temps. Le logement est souvent compris dans le prix du chantier (participation aux repas) et c'est une vie en communauté qui vous attend. Logement en tentes l'été, ou en dortoirs l'hiver, repas en grandes tablées, découverte des sites de la région, les chantiers sont l'occasion d'échanger autour du patrimoine et de passer un temps convivial et décontracté. Une belle façon de faire du bénévolat !
De mon côté, j'ai fait trois chantiers de restauration : deux au Château de Berzy-le-Sec (un chantier de moulage de tomettes pour la restauration d'une salle et un chantier de confection de costumes médiévaux pour les animations pédagogiques du site) et un chantier en Angleterre, dans les Cotswolds, pour l'entretien du Canal d'Inglesham (maçonnerie, mur en pierres sèches, etc.). Avec ma formation littéraire, je n'ai aucune compétence dans ces domaines (hormis la couture!) mais ces trois chantiers ont été l'occasion d'apprendre des techniques, de rencontrer d'autres bénévoles, de participer à un projet de restauration de grande envergure et de donner de mon temps pour la préservation de notre patrimoine. Une expérience à chaque fois très enrichissante ! 

 

 

L214

Actions Express L214

 Crée en 2008, l'association L214  - nom donné en référence à l'article L214 du code rural - est une association de protection animale qui lutte au quotidien. Les soutenir peut prendre plusieurs formes - faire un don, créer ou rejoindre une association locale, militer, adhérer, etc.- mais aussi, et de façon très simple, en participant aux Actions Express. Une fois inscrit par mail, une à deux fois par semaine, vous recevez un mail vous demandant d'interpeller un grand groupe pour qu'il prenne un engagement public en faveur des animaux, notamment pour lutter contre l'élevage des poules en cages. Une à deux minutes suffisent pour envoyer le mail pré-écrit, retwetter ou encore interpeller sur Facebook les têtes pensantes des grands groupes. Et l'action massive marche souvent très très bien !

Pourquoi c'est bien ? Parce que c'est super efficace et vraiment pas énergivore. Si la cause animale vous touche, voilà le pas le plus petit et le plus simple à faire, qui ne vous demandera ni d'arrêter d'acheter du cuir ni de vous passer de vos oeufs et vos mouillettes (même si, dans l'absolu, ça serait quand même super chouette !).
De mon côté, à chaque fois que je reçois une action express, j'ouvre le mail, je fais les actions demandées (sauf Facebook dont je me suis désinscrite) et la plupart du temps, en moins d'une minute, j'ai fait ma part.
Si vous êtes sensibilisé à la cause animale mais pas encore prêt à vous passer de vos oeufs, viande ou fromage, vous pouvez quand même agir, de chez vous, en très peu de temps. Et vous allez voir : quand le premier grand groupe que vous interpellez avec les autres bénévoles plie et publie un engagement public, ça fait tout chose. Je me souviens de ma joie quand Starbucks a publié son engagement contre les poules élevées en cages ou encore qu'une action express a à peine eu le temps d'être envoyée par mail que L214 nous a demandé d'arrêter de les interpeler car le groupe avait plié... en 15 minutes. Effet grisant garanti ! L'effet colibri prend tout son sens ici : seul, nous n'aurions aucun poids. Ensemble, nous faisons entendre notre voix. 

 

Jour 29 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

 

Rempart et L214

 

27 janvier 2019

Yogi Food, Clémentine Erpicum

Yogi Food, Clémentine ErpicumYogi Food est un livre de cuisine écrit par l'apprentie yogi et prof de yoga Clémentine Erpicum, connue aussi pour son blog 3heures48minutes. Il est paru en octobre 2017 aux éditions La plage sur un papier recyclé.

Voilà un livre qui était fait pour moi ! Et ça tombe bien, je l'avais reçu en cadeau de Noël à sa sortie. A l'occasion du Challenge Feel Good, je l'ai ressorti et relu pour m'imprégner des conseils de Clémentine, que j'aime beaucoup.   
Divisé en quatre parties, Yogi Food aborde à la fois des aspects théoriques que pratiques de l'alimentation yogique.

1/ Se nourrir selon la philosophie du yoga : Clémentine revient notamment sur les trois gunas - les qualités d'aliments -, les principes de l'ayurveda et de doshas, l'alimentation macrobiotique et l'alimentation végétalienne. Celle-ci, en effet, est correlée en effet au concept d'ahimsa, la non-violence, qui régit le yoga.    

2/ Cuisiner comme un yogi : l'état d'esprit du cuisinier, la méditation en cuisine, le bol du Bouddha et l'utilisation d'un bol pour manger, dans cette partie, l'auteure nous enseigne les bases de l'une des soixante-quatre sciences yogiques indiennes traditionnelles, la cuisine. 

3/ Bien digérer avec le yoga : dans cette partie plus conséquente que les deux précédentes, sont abordées des bases d'ayurvéda pour reconnaître les qualités d'un ingrédient, nourrir agni, son feu digestif, mais aussi la posture du diamant pour faciliter la digestion ou encore les mudras à réaliser durant le repas. L'auteure termine cette partie en conseillant quand manger et que manger avant et après une séance de yoga.

4/Les recettes : une soixantaine de pages de recettes pour découvrir les aliments de base de la cuisine yogique, préparer des petits déjeuners, déjeuners et dîners sains et équilibrés, des en-cas de qualité et sept recettes pour stimuler chacun de ses chakras. Le lait d'or, le tofu brouillé, le kitchari,  le surya namaskar, le bol du Bouddha, le potage muladhara, le chaï, les boules ojas, le bol massala ou le dhal n'auront bientôt plus aucun secret pour vous ! Du Guatemala à la Thaïlande en passant par l'Inde, Clémentine nous livre ses recettes yogiques favorites. 

Vous l'aurez compris, ce livre de cuisine fait partie de mes chouchous depuis que je l'ai. Son papier recyclé et ses jolies photos agrémentent le texte toujours très juste de Clémentine Erpicum. J'ai adoré les trois premières parties, brèves mais qui permettent une bonne introduction à qui ne connaît pas les concepts yogiques, et je me suis régalée des recettes que j'ai déjà testées. Prochain objectif : les essayer toutes ! 

"Ahimsa pour les animaux, ahimsa pour la planète, ahimsa pour les êtres humains et le partage des ressources ; quelle qu'en soit la raison, pour beaucoup de yogis, le végétalisme c'est ahimsa mis en pratique." (p.31)

 

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Jour 27 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

9 décembre 2018

Les contes de Beedle le Barde, J.K. Rowling

Les Contes de Beedle le BardeLes contes de Beedle le Barde est un recueil de cinq contes imaginés par la romancière britannique  J.K. Rowling. Il est paru en 2008 aux éditions Gallimard. 

Prétendument traduits par Hermione et annotés par Dumbledore, ces cinq contes font partie du folklore des petits sorciers et sont très populaires dans le monde de la magie. Le Sorcier et la Marmite sauteuse, La Fontaine de la bonne fortune, Le Sorcier au cœur velu, Babbitty Lapina et la Souche qui gloussait et Le Conte des trois frères abordent des thèmes propres aux contes comme la justice, la bonté, l'orgeuil et la jalousie, le tout teinté de magie. 

Nécessaires à l'intrigue de Harry Potter pour introduire les reliques de la mort, ces cinq contes sont un petit régal ! Fiction dans la fiction, ils jouent sur la notion d'auteur et de traducteur, J.K. Rowling étant présentée comme une plume moldue censée expliquer certains termes sorciers aux non initiés. 

Rapides à lire, ils complètent l'univers imaginée par la romancière britannique, offrant un folklore supplémentaire à l'univers sorcier. La seule question que je me pose c'est pourquoi j'ai mis tant de temps à les découvrir !  

     

  Challenge Christmas Time chez MyaRosa 

2 mai 2018

Les rêveries d'un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki Kusumi

Les rêveries d'un gourmet solitaire, Jirô Taniguchi et Masayuki KusumiLes rêveries d'un gourmet solitaire est un album du regretté Jirô Taniguchi en collaboration avec Masayuki Kusumi paru en 2016 dans la collection Ecritures de Casterman.

Gorô Inokashira poursuit ses déambulations tokyoïtes. Cet homme d'affaire dont le lecteur sait peu, est amené à arpenter la capitale nippone et, à l'heure des repas, il ne résiste pas aux cris de son estomac. En esthète raffiné, il écoute son instinct, ses envies, et mange ce qu'il veut et comme il l'entend. Avide de nouvelles sensations, il sort parfois de ses sentiers battus en explorant de nouvelles traditions culinaires, de nouveaux ingrédients, et déguste le tout en pleine conscience. Solitaire assumé, il pousse chaque jour la porte d'un nouveau restaurant pour assouvir sa faim.

Vous me connaissez, j'adore les albums gastronomiques ! Alors quand à Livre Paris cette année je suis tombée sur la suite du chef d'oeuvre de Taniguchi, Le Gourmet solitaire (que j'avais adoré il y a quelques années !), je n'ai pas hésité une seconde. 

Toujours aussi poétique et contemplatif - la patte de Taniguchi - ce nouvel album est un voyage au pays de la gastronomie japonaise. Gorô est toujours aussi exigeant avec ce qu'il mange et commente chacun de ses plats, les textures, les goûts, les mariages de saveurs comme la présentation. L'intrigue est aussi simple que le premier album mais elle permet au lecteur une incroyable balade gustative. Véritable best-seller au Japon, le périple de Gorô célèbre l'art de vivre et de manger et met l'eau à la bouche de n'importe quel lecteur. Le dessin de Taniguchi sublime ce temps de pause dans la journée du personnage, ce temps calme qu'il s'accorde pour enchanter son palais. Une merveille, comme toujours. S'il y en a encore qui n'ont pas découvert cet auteur, c'est le moment où jamais (mais je vous conseille Quartier Lointain comme mise en bouche !). Pour ma part, j'ai savouré avec bonheur et délice ces rêveries, surtout que dans moins de trois mois, je serai comme Gorô en train d'arpenter les rues de Tokyo...

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La BD de la semaine

Cette semaine chez Moka

7 février 2018

La passion de Dodin-Bouffant, Mathieu Burniat

La passion de Dodin-BouffantLa passion de Dodin-Bouffant est un album du dessinateur belge Mathieu Burniat paru en octobre 2014 chez Dargaud et librement adapté du roman La vie et la passion de Dodin-Bouffant, gourmet de Marcel Rouff (1924).

Dodin-Bouffant est un fin gourmet, passionné de gastronomie. Lorsque Eugénie, sa fabuleuse cuisinière, décède brutalement, Dodin se met en quête d'une remplaçante capable d'égaler ses mets raffinés et de satisfaire son palais exigeant. Il la trouve en la personne d'Adèle, une jeune  fille de ferme dotée d'une inventivité certaine, capable d'émouvoir les rares convives de ses dîners hebdomadaires. Mais lorsqu'un aristocrate de passage goûte aux recettes d'Adèle et met tout en oeuvre pour la prendre à son service, Dodin doit se battre pour la garder à ses côtés.

Je crois que j'aime les albums gastronomiques ! J'avais adoré suivre Alain Passard en cuisine aux côtés de Christophe Blain et m'évader dans l'univers féerique du Viandier de Polpette, du coup j'étais curieuse de plonger dans cet album qui nous entraîne dans une cuisine plus historique, la cuisine du Second Empire, une cuisine riche, carnée, en sauce, une cuisine de terroir, élaborée et qui fait la part belle aux bons produits, viandes comme légumes.

Mathieu Burniat a pris beaucoup de plaisir, semble-t-il, à mettre en scène les mets concoctés par Dodin et Adèle : le Saint-marcelin en sauce aux morilles côtoie ainsi les ortolans bardés, les lapereaux farcis et les vins les plus fins. Les pages se succèdent dans un tourbillon de nourriture cuisinée avec soin et amour. Le taciturne et exigeant Dodin se laisse peu à peu gagner par la candeur et la spontanéité d'Adèle, et le notable de voir son coeur dérobé par la jeune paysanne aux talents culinaires rares. Le trait fait penser aux caricatures de Daumier et l'ensemble ressemble presque à un conte dont il manquerait le "Il était une fois..." liminaire. Un album  entre pudeur et retenue, à vous donner l'eau à la bouche si vous êtes amateurs de bonne chère, et à déguster dans tous les cas.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

22 janvier 2018

La libraire de la place aux Herbes, Eric de Kermel

la libraire de la place aux herbesLa libraire de la place aux Herbes est un roman du journaliste et éditeur Eric de Kermel paru en février 2017 aux éditions Eyrolles.

Lorsque Nathalie, enseignante de littérature parisienne, apprend que la librairie d'Uzès est à vendre, elle n'hésite pas une seconde à changer de vie et à réaliser son rêve. Alors qu'elle étouffait à Paris, elle redécouvre le temps de vivre dans la petite ville ensoleillée du Gard et débute une nouvelle activité professionnelle ô combien enrichissante. Les lecteurs se succèdent et ne se ressemblent pas, dans la petite librairie de la place aux Herbes.

Eric de Kermel nous offre ici un joli roman positif et gorgé de chaleur dans lequel le lecteur part à la rencontre de dix personnages. Dix lecteurs, dix amoureux des mots qui vont se retrouver autour de ce lieu accueillant et chaleureux qu'est la librairie. A chacun, Nathalie va trouver le livre adéquat, celui qui permet d'avancer, se dépasser, grandir. Un dialogue grâce aux livres s'instaure et la libraire de jouer naturellement son rôle de passeur. Les histoires se déroulent avec langueur, à l'image de la chaleur de la garrigue et de la torpeur de ces après-midi et les personnages se succèdent, chacun porteur de son histoire et de son rapport aux livres. Giono dialogue avec Ruffin, Barrico, Le Clézio ou encore Lévi-Strauss. Les livres sont partout et Nathalie se glisse merveilleusement bien dans son nouveau métier.

La libraire de la place aux Herbes est un roman doux et lumineux, à l'image des relations que tisse Nathalie avec ses lecteurs. Eric de Kermel emmène son lecteur dans cette petite ville du Gard où il semble faire si bon vivre et dans cette librairie si chaleureuse. Les illustrations de Camille Penchinat qui ponctuent les chapitres participent de ce sentiment de beauté et de paisibilité du lieu. Une belle lecture, reçue en cadeau de départ de la région parisienne en juin et que j'ai adoré découvrir.

"Les enfants devenus grands, plus le temps passait, plus j'avais le sentiment de vivre en apnée, obligée de me protéger sous une armure chaque jour plus lourde pour ne pas entendre les bruits, sentir les odeurs, recevoir l'agressivité des regards, des bousculades du métro, de la saleté des rues." (p.3)

"Mettre dans sa tête les mots d'un autre c'est, le temps d'un livre, avoir la possibilité de les faire siens." (p.100)

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29 novembre 2017

L'adoption T.2 La Garua, Zidrou et Monin

L'adoption T La Garua est le second tome de L'adoption, dyptique imaginé par Zidrou et mis en dessin par Monin. Il est paru en mai 2017 aux éditions Bamboo. 

A la fin du premier tome, la belle histoire d'adoption de la petite péruvienne Qinaya, volait en éclat, laissant en souffrance sa famille d'adoption française, et notamment Gabriel, ce retraité aigri que les sourires de la petite avaient longtemps laissé de marbre. Ce second tome se déroule dix-huit mois plus tard, alors que Gabriel décide de partir en Amérique du Sud retrouver celle qu'il considère désormais comme sa petite-fille. Mais les retrouvailles ne vont pas se dérouler comme il s'y attendait.

J'avais adoré le premier tome et je me suis plongée dans ce second pour connaître le dénouement de cette histoire attendrissante et émouvante à souhait. L'intrigue nous entraîne au Pérou, le pays prenant vie avec les dessins toujours parfaits de Monin, à la fois ronds et colorés.
Mais cette conclusion entraîne le lecteur là où il ne s'attendait pas. Zidrou évite toute facilité en prévenant son lecteur de façon liminaire. Ici, pas de happy end. Parce que dans  la vie, les histoires qui se terminent bien sont rares. Traduction : lecteur, si tu ouvres ces pages, attends-toi à ne pas être ménagé. Un dyptique que je vous conseille très fortement. A bon entendeur...

Les chroniques de Caro, Jerome, Noukette  et  Un amour de BD.

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BD de la semaine saumon

10 janvier 2018

Les brumes de Sapa, Lolita Séchan

Les brumes de SapaLes brumes de Sapa est un album autobiographique de Lolita Séchan paru chez Delcourt en 2016.

Lolita a vingt-deux ans lorsqu'elle part seule au Vietnam. Perdue dans ses choix d'avenir, en quête de sens, la jeune femme décide de quitter Paris pour prendre la hauteur sur sa vie et la regarder d'un autre oeil. A Sapa, dans le Nord du pays, elle se prend d'amitié pour Lo Thi Gom, une fillette de 12 ans, dont le quotidien n'a rien d'un conte de fée. Cette amitié nourrira Lolita qui pendant dix ans, reviendra à intervalles réguliers au Vietnam.

Lorsque la fille de Renaud se prête au jeu de l'exercice autobiographique sous forme d'album, le résultat s'avère mitigé. Si j'ai été d'emblée touchée par la fragilité de la narratrice tout juste adulte et sa quête de sens qui la conduit au Vietnam (qui n'est pas sans rappeler mon propre voyage en solo au Vietnam il y a deux ans), j'ai rapidement été lassée. L'ensemble reste en surface, les dessins en noir et blanc sont assez classiques et manquent d'un peu de peps et le caractère répétitif de ces voyages m'a paru indigeste. L'amitié présentée comme essentielle dans la quatrième, les questions d'universalité et les parallèles de deux vies très différentes m'ont semblé effleurés.
L'auteure nous relate une décennie durant laquelle elle entre dans l'âge adulte et connaît premiers émois et premiers emplois, tout en revenant régulièrement au Vietnam voir son amie. Mais l'ensemble manque d'émotion, reste assez plat, et c'est fichtrement dommage ! Une lecture en demi-teinte, donc, alors que de nombreux éloges ont fleuri ici ou là sur ce titre.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Noukette !

 

19 octobre 2017

Naissance des fantômes, Marie Darrieussecq

marie darrieussecq naissance des fantomesNaissance des fantômes, est le deuxième roman de l'écrivaine française Marie Darrieussecq. Il est paru en 1998 chez POL.

Parce que son épouse a oublié, un homme sort chercher du pain, un soir après son travail. Il ne reviendra pas. Sa femme va attendre, en vain, son retour. Et cette attente épaisse et lourde va contaminer toute sa vie, de son corps à ses souvenirs, de ses désirs à son entourage.

Étrange lecture que ce court roman de 160 pages... Étrange et passionnante. Naissance des fantômes entraîne son lecteur dans une narration à la première personne, mêlant monologue intérieur et compte-rendu d'un quotidien rendu douloureux par l'absence. La narratrice se retrouve seule en un instant, et ne comprend pas. Elle ne comprend pas son mari, ne comprend pas ce qui lui arrive. Elle ne comprend plus rien et le vide la submerge.

Sa vie se désagrège peu à peu, comme si en partant, son mari l'avaient emportée aussi dans son sillage. Les yuoanguis - sortes de fantômes imaginés par l'auteure - font leur apparition, sans que la narratrice ne s'en formalise. La solitude l'envahit, le vide est omniprésent. Le texte, très peu fragmenté, intègre les dialogues aux paragraphes, comme s'ils se mélangeaient à ses pensées. A l'image de sa confusion mentale. A l'image de son incompréhension.

Roman de l'absence, qui met la douleur de la perte au centre de la narration, Naissance des fantômes fait partie de ces textes forts, qui dessinent en creux le vide, et qui se lisent d'une traite.

"Mon mari a disparu. Il est rentré du travail, il a posé sa serviette contre le mur, il m'a demandé si j'avais acheté du pain. Il devait être aux alentours de sept heures et demi. Mon mari a-t-il disparu parce que, ce soir-là, après des années de négligence de ma part, excédé, fatigué par sa journée de travail, il en a eu subitement assez de devoir, jour après jour, redescendre nos cinq étages en quête de pain ?" (p.11)

 "Mon mari en s'évaporant avait emporté avec lui, comme une comète emporte sa traîne, toute l'atmosphère qui le faisait être ; de lui il ne restait que moi, et j'étais, moi, privée de cet air que je respirais autrefois et que personne ne pouvait m'insuffler à sa place." (p.142)

"L'air autour de nous prenait une étrange pureté, comme ces cieux très vifs que le soleil ne réchauffe pas, et sous lesquels on comprend que le bleu est la couleur du vide." (p.143)

"La mer dans la nuit était plus énorme que jamais, illimitée sous le ciel qu'elle avalait ; il fallait réfléchir pour décider de la place des étoiles, pour accepter de mettre un terme à sa hauteur. Que la mer soit si grande, si incompréhensiblement grande, c'était apaisant. On pouvait accepter ça, de ne pas comprendre la mer. On pouvait se raconter des histoires et s'y laisser bercer, se dire que la mer était une mémoire, que chaque molécule d'eau de mer dans la mer était une parcelle de mémoire perdue, mais retrouvée là, regroupée entre des rives, navigable et aussi vaste qu'on pouvait l'espérer." (p.152-153)

Et zou ! Cinquième participation au Challenge Halloween de Lou et Hilde !

Challenge Halloween

18 avril 2017

Les livres prennent soin de nous, Régine Détambel

les livres prennent soin de nousLes livres prennent soin de nous est un essai de la kinésithérapeute et formatrice en bibliothérapie créative Régine Détambel, paru en 2015 chez Actes Sud. 

Quand la vie fait mal, les livres sont de précieux alliés. Par leurs mots, leur musicalité, leurs personnages, les métaphores qu'ils convoquent, ils permettent à celui qui souffre - de détresse psychique ou physique - de s'évader, de trouver un temps où la douleur n'est plus, de faire un pas de côté pour mettre à distance l'objet de la souffrance.

Dégoté à Livre Paris le mois dernier, cet essai a attiré mon attention sur le stand d'Actes Sud, par son propos et ses premières pages. Je n'ai donc pas tardé à le découvrir. Régine Détambel montre tout au long de cet essai le pouvoir des livres, particulièrement dans des situations difficiles. En s'appuyant sur des recherches en bibliothérapie, elle balaie le spectre des situations dans lesquelles le livre est un remède, une aide pour le lecteur. Très court, largement accessible au plus grand nombre, Les livres prennent soin de nous est une sorte d'avant-goût qui permet de découvrir la bibliothérapie au sens médical du terme.

Si j'ai aimé plonger dans le concept de bibliothérapie, je dois avouer que l'ensemble ne m'a pas réellement convaincue. Trop léger, l'essai reste en surface et aborde trop rapidement chaque axe. J'aurais dû m'en douter vu la brièveté du texte, mais je crois qu'au fond de moi j'en attendais plus. J'ai refermé ces pages alléchée, mais frustrée et avec l'impression finalement d'avoir appris trop peu sur la question. Petit florilège de citations qui ont néanmoins retenu mon attention et autour desquelles j'aurais aimé en savoir plus.

"La bibliothèque n'est pas, ne sera jamais, une pharmacopée maîtrisable." (p.83)

"Quand la vie emmure, l'intelligence perce une issue... Si l'écrivain publie, c'est d'abord parce que la littérature a commencé par modifier sa propre vie. Il est un lecteur averti, qui sait qu'un livre, un seul, peut parfois changer la donne, transformer le regard, ouvrir des horizons, mobiliser des énergies inconnues, infléchir la direction d'une existence." (p.85)

"C'est le propre de la narration que d'effacer l'idée même que le monde soit fragmentaire ; elle n'a sans doute pas d'autre but et c'est l'essentiel de la jouissance qu'elle procure. Elle comble les vides et ne joue des ellipses que dans l'éclat des transitions." (p.86)

"Lire et écrire serait donc le geste de se créer un cocon protecteur et exploratoire. On se protège pour pouvoir mieux explorer le monde. Le papier serait-il donc du sparadrap ?" (p.90)

30 décembre 2016

2016 en lecture

L'année a filé si vite qu'il est déjà l'heure de dresser le bilan annuel de mes lectures. J'en entends qui rigolent déjà au fond, arguant que niveau lecture, justement, cette année n'aura pas été formidable. Et ils ont raison ! Cette année aura vraiment été scindée en deux : une première partie longue de sept mois à plancher sur mon Master, à travailler mes partiels, à rédiger mon mémoire et donc, à peu lire (et surtout peu écrire ici) et une seconde partie de cinq mois de liberté totale, où la lecture est revenue en force en parallèle de tout ce que j'aime faire de mon temps libre (de la couture aux jeux vidéo en passant par le cinéma). Je n'ai pas compté, mais j'ai sans conteste beaucoup moins lu cette année que les autres années. Et j'assume ! Si vous voulez vous amuser à compter ce que j'ai lu, allez-y, ça ne devrait pas être très long...

2016 n'aura pas été un très bon cru niveau découvertes littéraires non plus, faisant la part belle à la détente, aux livres rapides, accessibles à mon cerveau fatigué par mes études en plus de mon travail. Peu de prise de risque, une zone de confort riquiqui que je n'ai pas eu envie de repousser, préférant me glisser dans des romances que je ne lis d'ordinaire pas, dans quelques polars, certains romans jeunesse, un peu de littérature étrangère et une poignée de documentaires sur le zéro déchet et le minimalisme. Pas de trucs un peu fous, pas de chefs-d'oeuvre de la littérature auxquels je me serais attaquée, pas de défi personnels du style tout Kafka dans le texte (en même temps, je ne connais pas l'allemand, ça limite un peu...). Bref, une année de lecture un peu flottante, mais c'est pas bien grave. 

 Petit focus très rapide sur les livres qui m'ont malgré tout marquée cette année.

(cliquez sur la couverture pour lire ma chronique)

La littérature française

Les gens heureux lisent et boivent du café

La littérature étrangère

Un goût de cannelle et d'espoir

Du côté de la jeunesse


La BD de mon année

Les documentaires qui m'ont accompagnée


Rien à ajouter, une petite année de lecture un peu ronronnante et une zone de confort si douillette que je me suis peu aventurée en dehors. Bref, 2016 ne restera pas dans les annales mais le meilleur est à venir !

Le meilleur est à venir

12 avril 2016

Les gens dans l'enveloppe, Isabelle Monnin

Les gens dans l'enveloppeLes gens dans l'enveloppe est un livre pluriel d'Isabelle Monnin accompagné d'un CD dirigé par Alex Beaupain paru en septembre 2015 chez JC Lattès.

A l'origine du projet ? Un lot de photos qu'Isabelle Monnin achète un jour sur internet et qu'elle reçoit un jour par la poste, dans une grande enveloppe.  Elle y découvre une famille et ses souvenirs ,et peu à peu germe une idée : et si elle écrivait l'histoire de ces gens sur ces photos, de ces gens dans l'enveloppe ? Et une fois cette histoire écrite, de se lancer ensuite dans une enquête sur les traces de ces anonymes, afin de découvrir leur identité et de voir si roman et réalité se rejoignent. Isabelle Monnin écrit donc sa fiction, puis armée d'un pacte d'écriture qu'elle a conclu avec elle-même - ne pas retoucher le roman malgré les découvertes de l'enquête - elle se lance sur les traces de ceux qui la hantent depuis un bout de temps. Et de découvertes en découvertes, elle partage son projet avec Alex Beaupain qui décide de mettre en musique tout ce projet.

J'avais entendu énormément de bien de ce livre et j'ai eu la belle surprise de le recevoir en cadeau pour mes partiels. Dès mon retour du Vietnam, je me suis plongée dans ce livre protéiforme - tour à tour roman, enquête et photos - et son CD. Et les mots me manquent pour parler de mon ressenti tant j'ai été séduite par ce projet qui n'est pas sans me rappeler ceux de Sophie Calle.

La plume d'Isabelle Monnin est empreinte d'une poésie des plus touchantes dans son roman et confère aux personnages une fragilité déconcertante. Une fois le roman lu, place aux vraies personnes, aux vrais gens dans l'enveloppe, et à leur histoire, leur vie. Troublantes similitudes, émouvantes fragilités, les personnes font échos aux personnages et se répondent de façon incroyable. J'ai dévoré chacune des parties de ce livre en faisant une petite pause entre les deux, le temps de me laisser pénétrer par les gens qui les hantent. Je ressors bouleversée par ce projet, complètement charmée par la démarche d'Isabelle Monnin, émue, aussi, par ce que j'ai pu lire et découvrir. Un gros coup de coeur, sans hésitation aucune, que je vous encourage vivement à découvrir ! Merci Sébastien pour ce chouette cadeau !

D'autres lectrices de ce livre : Enna, Saxaoul , Lasardine, Sandrine, etc.

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