Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

25 février 2017

Outlander T.2 Le Talisman, Diana Gabaldon

Outlander TLe Talisman est le deuxième tome de la série Outlander (ou encore Le Chardon et le Tartan ou Le Cercle de pierre) imaginée par Diana Gabldon dans les années 1990 et remis dernièrement sur le devant de la scène par son adaptation en série télé.

1968. Frank, le mari de Claire, vient de mourir. Cette dernière retourne en Écosse avec leur fille, Brianna, afin de chercher des traces de son passé. Celle qui a voyagé dans le temps grâce à un cromlech se souvient de son incursion dans le 18ème siècle écossais aux côtés de Jamie, un Highlander dont elle est tombée follement amoureuse et avec qui elle a fuit à Paris, à l'époque de Louis XV. Déterminés à empêcher la rébellion jacobite et l'accession au trône de Charles-Edouard Stuart , Jamie et Claire infiltrent la société mondaine parisienne pour éviter une répression sanglante dans les Highlands.

Souvenez-vous, j'avez adoré le premier tome des aventures de Claire et Jamie le mois dernier. Et j'ai naturellement continué sur ma lancée dans cette saga, avide de découvrir la suite des aventures de ce duo britannique dans l'Écosse de 1745.  Mais je dois avouer que le début de ce second tome a eu raison de mon enthousiasme, Diana Gabaldon décidant de planter son intrigue en 1968 et de délaisser le voyage dans le temps cher à mon coeur. Passé le premier moment de déception (j'adore la lande écossaise rabattue par les vents et les Highlanders et leur finesse légendaire, c'est vrai !), j'ai poursuivi ma lecture avec curiosité. Et force est de constater que l'auteure maîtrise son sujet à la perfection. En construisant son intrigue de la sorte, elle parvient à distiller un suspense dès les premiers chapitres et d'enferrer son lecteur dans les méandres de l'histoire. Les lieux se mélangent, les époques aussi, et le voyage dans le temps, au coeur de l'intrigue, prend toute sa dimension. Pourquoi Claire est-elle revenue dans le présent ? Et qui est donc Brianna ? Voilà des questions que le lecteur se pose très rapidement...

Les personnages gagnent en épaisseur psychologique, la romance en intensité, la trame historique est toujours aussi riche et bien traitée et l'ensemble fonctionne très bien. Je ressors de ces 950 pages enchantée, bercée par le vent écossais, sentant dans mon nez les effluves de whisky qui hantent ces pages et je n'ai qu'une envie : y retourner ! Je vais certainement intercaler quelques lectures entre la fin de ce tome et le suivant, mais je ne vais pas trop tarder : Claire et son bel écossais commencent déjà à me manquer !

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12 janvier 2017

Outlander T.1 Le chardon et le tartan, Diana Gabaldon

Outlander T

Le Chardon et le tartan est une série imaginée par la romancière américaine Diana Gabaldon débutée en 1991. Popularisée par sa récente adaptation en série télévisée, la saga - appelée aussi Outlander ou Le Cercle de pierre - mêle à la fois le roman historique, le fantastique et la romance. 

Inverness, Ecosse, 1945. Claire, vingt-sept ans, revient du front où elle a servi en tant qu'infirmière et profite de quelques jours de retrouvailles avec son mari, Frank. Mais alors qu'elle découvre les environs, Claire est aspirée par un étrange mégalithe et se retrouve catapultée en 1743, alors que la guerre fait rage entre les anglais et les écossais. Déboussolée par ce voyage dans le temps, la jeune femme est sauvée par des Highlanders des griffes de Jonathan Randall, illustre et violent aïeul anglais de son mari. Claire impressionne rapidement les écossais par ses connaissances médicales, utiles sur le champ de bataille et fait la connaissance de Jamie, un Highlander un peu bourru et têtu. 

Complètement sous le charme de l'Ecosse depuis mon voyage en 2014, je ne pouvais que succomber à cette série, découverte par hasard en naviguant sur Netflix. J'ai hésité à la regarder mais j'ai décidé de commencer par le roman. Et j'ai rudement bien fait ! J'ai dévoré les 850 pages de ce premier tome durant les vacances de Noël, ayant moi aussi l'impression de voyager dans le temps, comme Claire, et d'être à ses côtés dans les Highlands en 1743. Diana Gabaldon esquisse dans ce premier tome les contours d'une intrigue des plus riches et documentées. L'histoire est abordée à travers le personnage de Frank, le mari de Claire, mais aussi par les événements que l'héroïne est amenée à vivre. L'Ecosse est un personnage à part entière, faisant l'objet de belles descriptions de sa nature, ses saisons ou encore ses moeurs. 

C'est bien simple : j'ai été complètement happée par cette histoire de voyage dans le temps, secouée comme Claire par la violence du 18ème siècle et ses problématiques, sous le charme moi aussi des écossais qu'elle rencontre, partagée qu'elle est entre la volonté de rentrer à son époque et de changer le cours du temps par sa connaissance des événements futurs. 

Difficile de ne pas trop en dire sur cette intrigue dense et riche. Je n'aurais qu'un conseil : venez nous rejoindre sous la bruine écossaise, au milieu des rébellions jacobites de la première moitié du 18ème. Vous ne serez pas déçus de ce voyage dans le temps... En attendant, moi je suis d'ores et déjà plongée dans le deuxième volet des aventures de Claire ! 

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31 octobre 2016

Le protectorat de l'ombrelle T.1 Sans âme, Gail Carriger

Sans âme TSans âme est le premier tome de la série Le protectorat de l'ombrelle imaginée par l'archéologue et romancière américaine Tofa Borregaard - qui écrit sous le nom d'emprunt de Gail Carriger - paru en 2011 aux éditions Orbit. La série compte à ce jour cinq tomes.

Londres, époque victorienne. Miss Alexia Tarabotti est un cas désespérée pour sa famille : vieille fille de vingt-cinq ans sans perspective d'union à l'horizon, elle joue au chaperon pour ses demi-soeurs cadettes au potentiel plus élevé. Mais ce que ses proches ne savent pas c'est qu'Alexia n'est pas tout à fait ordinaire : la jeune femme n'a en effet pas d'âme, elle fait partie des paranaturels et possède le don d'annuler ceux des autres. A son contact, vampires, loup-garous et consorts perdent leurs attributs et redeviennent humains. Ainsi, lorsqu'elle est attaquée à un bal privé par un vampire qui semble ignorer ses capacités et qu'elle tue celui-ci accidentellement, les choses se compliquent. La Reine Victoria dépêche sur place Lord Maccon, un loup-garou écossais au tempérament ardent. Alors que les relations entre eux sont incendiaires, des disparitions inquiétantes sont signalées. Miss Alexia Tarabotti et Lord Maccon vont devoir collaborer pour démêler l'affaire.

Voilà un roman vers lequel je ne me serais jamais tournée il y a peu. La bit-lit et moi, on est loin d'être copines... Mais depuis que j'ai suivi un MOOC sur la Fantasy, j'ouvre mes horizons littéraires et sors de ma zone de confort pour partir à la découverte d'autres genres. Et autant dire que la période d'Halloween est parfaite pour ce type de lecture aux relents de vampires et de loups-garous...

Dès la couverture, le ton est donné : l'époque victorienne - rendue furieusement glamour par l'allure du personnage et le rose Barbie du titre - sera le théâtre de ces jeux de pouvoir dont Miss Alexia Tarabotti sera l'héroïne à l'ombrelle ravageuse. L'intrigue possède un fonctionnement assez classique mais avance à bon pas, portée par des premiers chapitres assez déroutants et rythmés offrant un avant-goût de l'ensemble. L'écriture est cinématographique et très visuelle et le décor assez soigné pour permettre au lecteur de s'imaginer le contexte de l'intrigue. Ce premier tome augure un univers riche dont l'auteure semble posséder toutes les ficelles. Il n'y a rien de tel qu'un univers bien construit dans lequel le lecteur a envie de se glisser. J'espère que le contexte historique sera mieux exploité par la suite, car l'époque victorienne et ses codes sont une toile de fond qui possède de beaux avantages pour une intrigue telle celle-ci.

Petit bémol en revanche pour la galerie de personnages éclipsée par le duo formé par Miss Alexia Tarabotti et Lord Maccon. L'auteure a soigné leur psychologie au détriment des personnages secondaires qui peuplent l'univers de façon quasi fantomatique. Difficile d'exister à côté de ces deux personnages charismatiques au tempérament fort  ! Mais j'espère que la suite permettra de rééquilibrer l'ensemble.

Enfin, et encore je ne suis pas spécialiste du genre, mais le style de l'auteur est soigné et confère à l'ensemble une qualité loin des clichés du genre. Si l'intrigue amoureuse est assez cousue de fil blanc, il n'en demeure pas moins qu'elle est bien amenée et assez addictive (c'est rare que je sois tenue en haleine par une histoire d'amour et que je veuille à tout prix retrouver le couple naissant au fil des chapitres mais c'est exactement ce que j'ai ressenti avec ces pages). Elle se fond avec l'intrigue principale avec finesse et les deux coexistent en bonne intelligence.

Entre steampunk et romance aux faux-airs de pastiche d'Orgueil et Préjugés, entre bit-lit qui échappe aux clichés du genre et roman fantastique,  Le Protectorat de l'ombrelle est un pur divertissement bourré de charme auquel je n'ai pas résisté bien longtemps. Deux jours de lecture et c'était bouclé ! Heureusement que la suite m'attend au chaud dans mon Kindle... Et même si c'est la troisième fois en peu de temps que je le dis (avec Miss Peregrine et les enfants particuliers et La Prophétie de Glendower), c'est rare que les séries me donnent envie de poursuivre. Ces trois-là sont donc de belles découvertes !

D'autres avis de lecteurs : Dup, Galleane, Karine:), Lou, Patacaisse, Plume de Cajou, Radicale, Syl., Vilvirt, etc.

Voilà ma quatrième et dernière participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou.

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24 janvier 2015

Amis, amants, chocolat, Alexander McCall Smith

Amis, amants, chocolatAmis, amants, chocolat est le deuxième tome des aventures d'Isabel Dalhousie, la pétillante rédactrice en chef d'une revue philosophique et enquêtrice à ses heures perdues, écrit par l'écossais Alexander McCall Smith et publié en 2006 aux Éditions des 2 Terres.

Edimbourg. Ian, un ancien psychologue ayant subi une greffe du coeur, est hanté par des visions. Celles d'un jeune homme dont il ne connaît pas le visage mais qu'il suspecte être son donneur. Tourmenté, Ian demande à Isabel de lui venir en aide. Cette dernière, intriguée, se demande si la mémoire cellulaire est une réalité ou si Ian souffre d'autres troubles.
En parallèle, notre brillante quadragénaire est tiraillée. Jamie, un de ses proches amis musicien, se voit proposer un poste loin d'Edimourg. Et la perspective de ne plus avoir Jamie à ses côtés interpelle Isabel. Ne serait-ce pas un sentiment amoureux qui se cache sous cette apparente angoisse ?

Un vrai régal que ce deuxième tome, à l'image de sa couverture ! Un brin doudou, c'est sûr... On y retrouve Isabel, à Edimbourg, ville chère à mon coeur, et cette nouvelle intrigue est l'occasion pour la cartésienne de s'interroger sur cette notion de mémoire cellulaire. Le lecteur suit son cheminement, jamais indigeste, jamais élitiste, et accompagne sa pensée au fil de ses errements.
Les affres des relations amoureuses de Cat, la nièce d'Isabel, et de celle-ci, offrent une parenthèse plus légère à l'ensemble.
L'Ecosse est mise à l'honneur au fil des déambulations de notre philosophe préférée, et c'est un bonheur de la suivre au fil de ses réflexions et de voyager à ses côtés dans cette ambiance si authentique sous la plume d'Alexander McCall Smith.
Encore un bon moment de lecture grâce à cet auteur. Après Les chroniques d'Edimbourg, cette série est une petite douceur à savourer, c'est indéniable. Une ode à l'Ecosse et à ses richesses.

Les avis de FondantOchocolat et CottageMyrtille sur ce roman.

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22 janvier 2015

Causes mortelles, Ian Rankin

Causes mortelles, Ian RankinCauses mortelles est un roman de l'auteur écossais Ian Rankin paru en 1994  avant d'être traduit en français en 2002 et de paraître chez Folio dans la collection Policier.

Le festival d'Edimbourg est l'occasion de mettre à l'honneur l'art sous toutes ses formes dans la capitale écossaise. Mais cette année, dans la ville souterraine aux rues tortueuses, un cadavre est découvert. Affreusement mutilé, le jeune homme semble avoir été torturé selon des méthodes employées par l'IRA.
L'inspecteur John Rebus mène l'enquête. Et il va très vite se rendre compte que des enjeux politiques de grande envergure se cachent derrière cette sombre histoire.

Lu pendant mon road trip en Ecosse en avril dernier, Causes mortelles est un roman policier à la construction tout à fait classique mais qui fonctionne bien.
L'intrigue entraîne le lecteur dans les bas-fonds d'Edimbourg et dans les tourmentes politiques et religieuses qui perturbent son histoire.

Le personnage de Rebus est assez semblable aux canons du genre - râleur et misanthrope, obsédé par son travail et trop porté sur la bouteille -, mais il possède un humour grinçant bien à lui, appréciable au fil des pages et qui apporte une once de légèreté au milieu des détails sordides de son enquête. 
Là où Ian Rankin excelle, c'est dans son hommage à Edimbourg, qu'il érige au rang de personnage, disséminant ça et là des anecdotes la concernant, des précisions historiques. Rien d'indigeste, bien au contraire, mais une vraie plongée dans la ville, hors des sentiers battus. Un régal quand on lit ces lignes et qu'on y est... Le tout offre une ambiance particulière au roman, qui souffre, il faut bien le dire, d'une facture bien trop classique pour être un policier dont on se souvient longtemps.
Une première découverte de l'oeuvre de Ian Rankin qui m'a plu parce que je me trouvais sur les lieux de l'intrigue mais qui ne m'a pas séduite autant que je m'y attendais. Peut-être suis-je moins sensible au genre policier ? Ou plus exigeante ?

Voici ma deuxième participation au Reading Challenge 2015 :

10 - Un thriller
41 - Un livre d'un auteur que vous n'avez jamais lu

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28 avril 2014

A fantastic Scottish trip

En petite veinarde que je suis, je reviens de dix jours sublimes en Écosse.
Moi qui connais bien l'Angleterre et l'Irlande, j'étais très curieuse de découvrir cette partie du Royaume-Uni.
Notre choix s'est porté sur Edimbourg, les Highlands et l'Ile de Skye, avec des arrêts au gré de nos envies
pour admirer un point de vue, découvrir un château, nous balader sur des falaises, etc.
Et autant vous le dire tout de suite : j'ai été complètement charmée par l'Ecosse et ses trésors !

Petit compte-rendu en photos.
Et non, elles ne sont pas photoshopées : c'est bien le magnifique ciel que nous avons eu.

Edimbourg

Les Jardins de Princes Street

Candlemaker Row Vue sur le château d'Edimbourg

Un violoniste funambule Le Musée Royal d'Ecosse Victoria Street 

Le pub où J.K. Rowling écrivait Vue d'Edimbourg    

Le célèbre Loch Ness

Le Loch Ness Le Loch Ness, brumeux à souhait

Le Fairy Glen, des collines miniatures qui abritent le petit peuple dans un paysage enchanteur

Le Fairy Glen, Ecosse

 Le Ben Nevis, le point culminant des Iles Britanniques (1344 m)

Le Ben Nevis, Ecosse

Les châteaux de Eilean Donan, Urquhart et Stirling

Eilean Donan Castle Eilean Donan Castle

 Urquhart castle Stirling castle

Le Glen Coe, où de nombreux films ont été tournés (plus d'infos ici)

Glen Coe Glen Coe

L'Ile de Skye

Skye Island Skye Island

Skye Island 

 Le phare de Neist Point, comme une impression de bout du monde

 Neist Point

Les Highlands

Les Highlands, vers Fort William

 Un bien joli tertre

 Ils ont croisé notre route...

 De paisibles vaches, sur la route So cute...

Les célèbres vaches aux longues cornes

Le port de Portree, sur l'Ile de Skye et le Café Arriba (notre QG !)

Portree, Skye Island Café Arriba, Portree

 Petit aperçu de notre voyage culinaire

Du saumon d'Ecosse, des RIBs sauce BBQ, un red velvet cake, un croissant au bacon, un cappucino et un scone, un Burger au chevreuil, un scottish breakfast et un chocolat chaud aux marshmallows.

Délicieux saumon d'Ecosse Des BBQ Ribs

Un red velvet cake Un croissant au bacon

Capuccino et scone ! Un Burger au chevreuil

Traditionnal Scottish breakfast Le chocolat chaud au marshmallows parfait !

Le viaduc de Glenfinnan

Enfin, ma photo classique, dos au Viaduc de Glenfinnan... Le célèbre viaduc sur lequel passe le Poudlard Express dans Harry Potter et la Chambre des Secrets !

En résumé

Un voyage étonnant, sous le soleil / Exorciser le passé et conduire à gauche / Edimbourg, le coup de coeur de mon séjour / Une chouette rencontre autour d'une bière / Sur les pas d'Harry Potter, encore une fois / Le porridge, aliment phare de ces dix jours / Un appareil photo inutilisable et comme une sensation de lâcher prise / Des paysages majestueux et surprenants / Une agréable sieste au soleil dans Princes Gardens / Un hôtel lugubre et l'impression d'être dans Shining / Des repas typiquement anglo-saxons / Des cartes postales qui sont revenues avec moi en France / De la pluie le dernier soir, histoire de voir Edimbourg sous un autre jour / Un interminable trajet en train / Des scones au fromage bizarres / Un accueil chaleureux, toujours / D'innombrables photos d'agneaux / Des pubs le soir et une ambiance si singulière / Une balade vers un phare qui restera mémorable / Comme une envie d'explorer davantage ce pays / Un beau premier voyage à deux /

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20 avril 2014

Les Chroniques d'Edimbourg T.2 Edimbourg Express, Alexander McCall Smith

Edimbourg ExpressEdimbourg Express est le deuxième tome de la série Les Chroniques d'Edimbourg imaginée par l'écossais Alexander McCall Smith sur le modèle américain d'Armistead Maupin.

La vie continue au 44 Scotland Street. Si Pat a définitivement tourné la page Bruce et considère désormais son colocataire comme un ami, elle n'en demeure pas moins perturbée par l'arrivée dans sa vie d'un charmant jeune homme, Peter, qui se révèle être naturiste.
De son côté, Bruce se lance dans une nouvelle aventure. Finie l'agence immobilière ! Le jeune homme décide d'ouvrir un commerce de vins. Mais sans connaissance aucune, le projet semble compromis une nouvelle fois.
A l'étage en dessous, c'est le petit Bertie qui voit sa vie se compliquer. Irène, sa mère, a de très grandes ambitions pour lui et n'a de cesse de le stimuler intellectuellement, au détriment de son bien-être. Bertie, qui ne rêve que d'une vie normale d'un enfant de cinq ans, tente une rébellion contre sa mère.

J'avais apprécié le premier tome de cette série, découverte après mon enthousiasme pour Les Chroniques de San Francisco. Ce n'était pas un coup de coeur mais j'avais apprécié ma lecture. Malheureusement, ce deuxième tome n'est pas parvenu à susciter le même intérêt de ma part. Je lui ai trouvé des longueurs - notamment dans les passages consacrés à Bertie - et un rythme beaucoup plus lent que le premier. Edimbourg est esquissée de loin, et Alexander Mc Call Smith n'offre plus au lecteur la possibilité de s'immerger dans la capitale écossaise, immersion qui participait au charme du premier tome.
Chaque personnage semble engoncé dans sa vie et plus aucune interaction ne s'opère entre les habitants de l'immeuble. Le roman perd en cohérence et en charme et s'éloigne de ce qu'Armistead Maupin a crée avec ses chroniques américaines. C'est décousu, un peu mou, et l'ensemble donne l'impression de petites nouvelles indépendantes portées par des personnages caricaturaux. Quel dommage !

Ayant mis beaucoup de temps à terminer ce titre, je vais faire une pause dans la série. Vais-je la reprendre un jour ? Le suspense reste entier...

D'autres avis : Alex Mot-à-Mots et Clarabel.

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16 février 2014

Le club des philosophes amateurs, Alexander McCall Smith

Le club des philosophes amateursLe club des philosophes amateurs est le premier tome de la série consacrée au personnage d'Isabel Dalhousie. Imaginée par l'écrivain écossais Alexander Mc Call Smith, la série compte à ce jour neuf tomes, publiés en France aux Éditions des 2 Terres.

Isabel Dalhousie mène une vie confortable dans la capitale Écossaise. Rentière, cette quadragénaire occupe ses journées à lire des articles pour la revue philosophique dont elle est la rédactrice en chef.   
Mais un soir à l'opéra, Isabel est témoin de la chute mortelle d'un jeune homme. Le regard désespéré qu'il lui jette avant de mourir la pousse à s'intéresser à sa vie et aux circonstances de sa mort. Car si tout porte à croire qu'il s'agit d'un accident, Isabel, pour sa part, doute.

Première incursion dans l'univers d'Isabel Dalhousie, Le club des philosophes amateurs est un premier tome des plus dynamique. Alexander Mc Call Smith plante le décor de sa série et soigne ses descriptions. Isabel fait ainsi l'objet d'un portrait complexe et d'une psychologie léchée, tandis qu'Edimbourg se présente comme un personnage à part entière.
Contrairement au schéma classique meurtre / résolution par le héros qui s'érige en enquêteur, l'intrigue de ce roman met en scène l'atypique Isabel, quadra célibataire, paisible et cérébrale, bien éloignée des modèles du genre. Et si elle s'intéresse à ce crime et nous fait part de ses réflexions, ce n'est non pas pour faire régner l'ordre et rétablir une certaine idée de justice - comme les personnages-enquêteurs habituels - mais pour mieux s'interroger sur la nature humaine et sa complexité. Isabel convoque ainsi les grands penseurs pour essayer de comprendre ses contemporains et leurs actes, quels qu'ils soient. Elle qui vit dans un monde protégé de tout soucis matériel, elle se trouve ainsi confrontée à des problématiques pragmatiques qui la dépassent 
Excellent premier tome, ce roman nous ouvre la porte de la maison d'Isabel et de son mode de fonctionnement. Venez, entrez. Installez-vous dans son univers à part, venez flâner avec elle dans les rues d'Edimbourg. Vous serez conquis, je n'en doute pas une seconde.

Voici ma troisième participation au Challenge consacré à Alexander McCall Smith organisé par Emy.

Voici ma deuxième participation au Challenge consacré à Alexander McCall Smith organisé par Emy. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2013/09/05/27959374.html#sthash.5THU75IL.dpuf
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Voici ma deuxième participation au Challenge consacré à Alexander McCall Smith organisé par Emy.

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05 septembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses, Alexander McCall Smith

L'air d'été est rempli de promesses, Alexander McCall SmithL'air d'été est rempli de promesses est le neuvième tome de la série de l'écossais Alexander McCall Smith mettant en scène Isabel Dalhousie, directrice d'une publication philosophique et enquêtrice à ses heures perdues. Il paraîtra le 25 septembre en librairie aux Éditions des Deux Terres.

Isabel Dalhousie a la fâcheuse manie de se mêler des affaires des autres. Non par goût des mystères en tous genres mais plutôt parce qu'elle s'interroge sur la nature humaine et sa complexité. Pour cette quadra rentière rédactrice en chef d'une publication philosophique, fraîchement mariée et mère, la vie n'est que perpétuels questionnements. 
Mais alors qu'elle décide de se consacrer à sa famille et à sa revue, Duncan Munrowe, riche propriétaire foncier, fait appel à elle. Un tableau de sa collection privée a été dérobé. Isabel ne peut lui refuser son aide et doit mener de front cette nouvelle affaire et la précocité de Charlie, son fils.

Je fais décidément les choses à l'envers en ce moment : j'aurais aimé vous parler d'abord des premiers tomes de cette série, mais qu'importe !  
Mon incursion dans les romans d'Alexander McCall Smith a débuté il y a quelques mois avec le premier tome des Chroniques d'Edimbourg. Et si j'ai été séduite par le fourmillement de l'immeuble situé au 44 Scotland Street, je l'ai été d'autant plus par le personnage d'Isabel et ses aventures. 
Alexander McCall Smith a imaginé un personnage attachant et furieusement vraisemblable. Sa finesse d'esprit et sa capacité à analyser le monde qui l'entoure en font une héroïne à part au charme singulier. Loin des clichés du genre et de la dichotomie beauté/intelligence, le personnage d'Isabel est un condensé d'intelligence et d'humanité. Une femme que l'on aimerait croiser au détour d'une rue, le temps d'un échange.  
Dans ce nouvel opus, la philosophie tient toujours une part importante et c'est avec délectation que le lecteur suit le cheminement de l'héroïne et se laisse envahir par le doute. Car l'intérêt de cette série ne réside pas dans ses enquêtes mais dans la démarche intellectuelle de celle qui les résoud. En toute humilité, Isabel Dalhousie convoque les grands penseurs et confronte les théories pour essayer de cerner la nature humaine. Le manichéisme est absent mais le vice bien là et Isabel de démêler le vrai du faux. Et cette histoire de tableau volé pourrait faire voler en éclat des certitudes et un équilibre chèrement acquis. 
Je me refuse à vous parler davantage de la vie personnelle de l'héroïne, vous évitant ainsi certaines révélations, mais je conclurai en affirmant qu'Alexander McCall Smith a su offrir à Isabel Dalhousie une vie à la hauteur de ses aspirations. A mi-chemin entre un cadre conventionnel et une vie de bohème.  
Laissez-vous entraîner dans le sillage d'Isabel, vous perdre dans les ruelles d'Edimbourg et sentir palpiter cette ville aux abords si calmes. Laissez-vous envahir par cet esprit aiguisé qui saura faire émerger le doute en vous. Laissez-vous tenter, tout simplement.

Un grand merci à Loan et Carla et aux Éditions des Deux Terres pour ce roman. 
Voici ma deuxième participation au Challenge consacré à Alexander McCall Smith organisé par Emy.

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28 mars 2013

Les Chroniques d'Edimbourg T.1 44 Scotland Street, Alexander McCall Smith

44 Scotland Street, Alexander McCall SmithLes Chroniques d'Edimbourg sont une série de chroniques parues dans le quotidien The Scotsman, directement inspirées de l'expérience d'écriture des chroniques d'Armistead Maupin sur la ville de San Francisco.
Après une rencontre avec ce dernier, Alexander McCall Smith, déplorant la disparition des romans-feuilletons dans la presse, s'est vu proposer par le comité de rédaction du plus ancien journal écossais, The Scotsman, la rédaction de chroniques quotidiennes sur la capitale écossaise.
Ces chroniques ont été regroupées en livres et le premier tome, 44 Scotland Street, est paru en langue anglaise en 2005 et traduit en français en 2007.

Dans l'immeuble du 44 Scotland Street se côtoient des personnalités très différentes. Il y a la jeune Pat, vingt ans, qui cherche un logement pour sa deuxième année sabbatique, Bruce, son colocataire, expert immobilier obsédé par son physique avantageux, Mme Macdonald, ancienne anthropologue avide de ragots et Bertie, un enfant surdoué que ses parents ont bien du mal à canaliser. Lorsque Pat emménage, elle ne se doute pas que son quotidien va être bouleversé par ces rencontres.

C'est grâce à CottageMyrtille que j'ai découvert Alexander McCall Smith. Il faut dire que la miss n'arrêtait pas les allusions élogieuses sur cette série. Comme je vénère le Royaume-Uni de tout temps à jamais et que je me suis plongée il y a quelques mois dans Les Chroniques de San Francisco, il ne m'en a pas fallu plus pour succomber à l'appel de ce premier tome !
J'ai donc plongé dans Edimbourg en compagnie des personnages d'Alexander McCall Smith. Leurs aventures possèdent une fraîcheur très agréable et si certaines péripéties sont assez prévisibles, elles n'en possèdent pas moins un côté léger.
Dès les premières pages, le lecteur se glisse en catimini au 44 Scotland Street et observe, à la manière de Perec, ce qui se passe aux différents étages. Les chroniques alternent les points de vue pour que chacun des personnages se révèle au fur et à mesure au lecteur. Il n'y a donc pas une intrigue mais un noeud d'intrigues, dans ces chroniques. Et si certaines finissent par se rejoindre, d'autres demeurent un mystère propre à un personnage... pour mieux faire naître le fameux suspense !
Alexander McCall Smith glisse de l'humour et de la finesse au détour de chacune de ses pages et dresse, dans ces premières chroniques, le portrait de personnages attachants et vraisemblables. Pat c'est un peu notre voisine, notre copine, nous, parfois.

Et si j'aime beaucoup le principe d'une chronique quotidienne, cette contrainte d'écriture influe néanmoins sur la forme même de ce livre -  fragmenté en de courts chapitres - mais aussi sur le fond. Chaque chapitre/chronique possède son lot de rebondissements ou de  péripéties qui dynamise beaucoup la lecture. Contrairement à un roman - entité dont chacun des chapitre s'articule avec les autres -, ce recueil de chroniques ne possède pas de temps mort, ni de chapitre où rien de majeur ne se déroule pour l'intrigue. Il ne faut pas oublier que ces chroniques, publiées chaque jour dans un quotidien, devaient retenir l'attention du lecteur dès les premières lignes, et ce même si ledit lecteur était déconcentré dans les transports ou fragmentait sa lecture sur la journée. Un exercice de style donc, difficile à manier, mais qu'Alexander McCall Smith réussit avec brio. Il distille ce qu'il faut d'informations à chaque chronique pour tenir le lecteur en haleine et balayer le spectre de ses différents personnages.
Pour ma part, j'ai adoré me promener dans Edimbourg en compagnie de Pat, Bruce et les autres. J'ai apprécié la fraîcheur des situations et la légèreté de ces chroniques. J'ai eu l'impression de retrouver une bande d'amis, en toute simplicité. Vous savez que c'est assez rare pour être noté : j'ai été assez conquise pour suivre la série et j'ai commencé aujourd'hui le deuxième tome, Edimbourg Express.
D'autres avis sur ce livre : Alex-Mot-à-Mots, Kathel, Lounima, etc.

Ce livre me permet d'avancer dans deux des challenges auxquels je participe :

  • C'est ma lettre M du Challenge ABC de Babelio
  • Ma première participation au Alexander Mc Call Smith Challenge organisé par Emy.

                                                    Challenge ABC Babelio 615583379

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