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Bienvenue à Bouquinbourg
30 mars 2010

Le buveur d'encre, Eric Sanvoisin, Martin Matje

9782092506622FS

Souvenez-vous, lors du SwapÔContes organisé par Emmyne, Tinusia m'avait offert un petit album génial : Le Petit buveur d'encre rouge, en référence, bien entendu, au Petit Chaperon Rouge.
L'intrigue ? Celle d'un petit garçon devenu buveur d'encre après avoir été mordu par un vampire particulier... Draculivre, c'est son nom, est un vampire qui se nourrit non pas de sang humain mais d'encre de livres...

Ayant vraiment apprécié cette lecture pour les tout petits dès 6 ans, j'ai décidé de poursuivre ma découverte de la série que Nathan a nommée "Draculivre".

J'ai donc acheté le premier tome, Le buveur d'encre, pour en savoir un peu plus sur ce vampire buveur de livres... La lecture de cet album nous permet de comprendre comment Odilon, le héros du Petit buveur d'encre rouge, est devenu lui aussi un buveur d'encre.

D'une lecture très agréable, cet album fonctionne vraiment comme une scène d'exposition, ouvrant des possibles pour la suite. Je comprends pourquoi Draculivre est devenu le nom d'une série : l'idée de l'auteur - faire boire les livres par les héros - permet de nombreuses aventures et suscite l'imaginaire du lecteur en peu de pages.

A ceux qui ne connaissent pas cette petite série, je vous la conseille vivement. Très agréable à lire, rapide, joliment illustrée, originale sans être gnangnan, c'est une réussite !

Pour ma part, je remercie chaleureusement Tinusia de m'avoir fait découvrir cette collection et je continue ma découverte de ces petits albums en achetant : La petite buveuse de couleurs, La cité des buveurs d'encre et Le buveur de fautes d'orthographe !

9782092525470FS  9782092525616FS  9782092521267FS

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29 mars 2010

Gemma Bovery, Posy Simmonds

gemma_boveryUne collègue m'a prêté ce roman graphique et j'en ai été curieuse car j'adore les réécritures et autres récits apocryphes sur le roman de Flaubert (rappelez-vous Contre-enquête sur la mort d'Emma Bovary, que j'avais adoré)
Gemma Bovery s'inscrit bien dans la ligné du roman de Flaubert, tout en le modernisant...

Gemma est anglaise et sa vie ressemble en bien des points à celle d'Emma Bovary. Mariée à Charlie, elle décide de traverser la Manche avec son van pour s'installer dans une ferme en Normandie. Mais l'ennui guette la jeune femme. Charlie, divorcé, se rend souvent en Angleterre voir ses enfants, tandis que sa jeune femme se morfond dans la campagne normande. Jusqu'au jour où elle rencontre un jeune étudiant célibataire... Pendant ce temps, son voisin, le boulanger du village, secrètement amoureux d'elle, épie ses moindres faits et gestes...

Ce roman graphique est une pure merveille ! Drôle, assez déroutant et esthétiquement incongru, sa lecture est un réel plaisir.
Gemma, double moderne de la célèbre Emma, est une jeune femme préoccupée par son quotidien, et que ni son passe-temps - la décoration de maisons - ni la vie dans son petit village ne satisfait.
Le personnage de Charlie, doux rêveur solitaire, est parfait en mari trompé.
2_PosyGemmaBoveryPage
Les dialogues sont savoureux, tout autant que les textes plus romancés. La lecture se fait lente, à décortiquer chaque page, telle la vie de Gemma.
Un réel plaisir de lecture, déroutant pour qui n'a pas l'habitude des romans graphiques. Une esthétique innovante donnant réellement l'impression de lire un journal intime où chaque illustration a été collée.

Avis aux amateurs de Madame Bovary, voici Gemma Bovery, son double en roman graphique truculent !

28 mars 2010

Tag 7 choses sur moi...

3350488Taguée par Anneso (que je remercie évidemment !!) je vous dévoile donc 7 choses sur moi...

1/J'adore voyager, presque autant que lire... Beaucoup de projets, beaucoup de rêves à ce sujet...

2/J'ai fait des études de lettres et me suis spécialisée en littérature de jeunesse en Master, ce qui m'a permis de découvrir un pan de littérature que je ne connaissais pas.

3/J'adore le cinéma, et j'aime rien tant que d'y aller le dimanche à la séance de 11h.

4/Je suis gauchère, ce qui m'a occasionné un mal au dos pendant toute ma scolarité (et oui, on ne m'a pas appris à écrire avec la main bien placée pour voir ce que j'écris...)

5/Je suis toulousaine mais bientôt parisienne d'adoption car mutée en septembre en région parisienne....

6/Je suis passionnée par la Rome Antique et j'adore les fictions qui se passent à cette période.

                                      7/Je vénère Klimt depuis que j'ai vu Le Baiser à Vienne...

A mon tour de jouer les curieuses... Si Canel, Latite et Héloïse ont envie de se prêter au jeu, je serai ravie de lire leurs réponses !!

26 mars 2010

Le point sur le Challenge : les billets de mars

49861986_pLe 17 février dernier , Hilde et moi lancions notre Challenge Bienvenue en Inde. 49862010_p

Le principe ? Lire au moins 1 livre sur l'Inde / de littérature indienne en 2010.

Après plus d'un mois, voici un petit récapitulatif.

45 inscrits pour ce voyage, 15 billets écrits depuis le début par les vaillants blogolecteurs,
et surtout, plein d'idées lectures nées de notre remue-méninge collectif !!

Voici donc les billets publiés depuis le début de cette aventure :

Catherine Le roman de l'Inde insolite

Choco Ti-Puss et Le tigre Blanc

 Hilde Inde,  Mes sacrées tantes etBôllyfood

Kathel Princesse de l'ombre

Latite Princesse de l'ombre

Moi La colère des aubergines et  Une vie gaspillée

Pickwick La solitude lumineuse

Pikachu L'histoire de Krishna et Siddhima l'enfant-déesse

Tinusia La colère des aubergines et Princesse de l'Ombre

Merci à tous de votre enthousiasme et de votre participation !
Et surtout bonnes découvertes !
       

                                    

Les valeureux participants à ce voyage :

Anneso - Armande -  Austengirl - Babycakes  - Bookine  - Brunissende -Briggy13 - Canel - Catherine - Choco -Choupynette -Evertkhorus - **Fleur** - Hilde  - Héloïse -  Iluze - Jeny  - Kathel  - ladyshushin -  lagrandesteph  - Latite  - Liyah  - Loulou  - Mamoun - Manu  - Marie  - Marie L  - Mary Goodnight - Mea  - MeL  - Moi -  Nane   - Nyenna -  Noryane -  Penelope -Pickwick -Pikachu -Stellade - Solène  - Sybille - Taliesin -  Theoma -Tinusia -   Tiphanie -Yoshi


Vous trouverez ici des idées de lectures et de recettes
sur l'Inde, mais aussi des titres de films et de musiques.


N'hésitez pas à relayer l'info sur votre blog !

25 mars 2010

Le Monde de Barney, Mordecai Richler

9782253149958_GJe viens de terminer Le Monde de Barney, présenté par son éditeur comme "l'un des plus grands romans du Canada anglophone d'aujourd'hui".

Barney Panofsky, juif canadien, a eu une vie mouvementée : trois mariages, trois enfants, une jeunesse de bohème à Paris, puis une affaire d'importation de fromage dans son pays natal avant de terminer producteur de séries télévisées. Accusé du meurtre de l'un de ses amis, Barney voit sa vie s'effondrer : ses proches le délaissent et sa vie devient chaotique entre l'alcool et les pertes de mémoire qui commencent à l'envahir.

Difficile de catégoriser ce livre. Présenté comme un roman par l'éditeur, il s'agit en réalité d'un texte autobiographique (Barney Panofsky a réellement existé !), commenté par l'un de ses fils et mit en mot par Mordecai Richler... Bien confus tout ça !
Ce livre est néanmoins d'une drôlerie rare, d'une construction aussi anticonformiste que son narrateur. Le personnage de Barney, qui s'exprime à la première personne, égare le lecteur dans ses élucubrations et ses souvenirs. De ses trois femmes, il écrit trois chapitres successifs, chacun relatant, de façon désorganisée, les réminiscences de sa vie à cette époque mêlée à celle de son présent. Il entraîne le lecteur à sa suite, dans les méandres de sa mémoire défaillante.

Teinté d'humour noir et de cynisme, Barney est néanmoins attachant.  Sa vie est fantasque, à la limite de la vraisemblance. Il côtoie des personnalités aussi diverses qu'intéressantes.  J'ai vraiment apprécié les notes de bas de page de son fils, qui complètent ce récit,  qui  sont souvent très critiques, et par là même comiques...

J'ai passé un bon moment de lecture et je me suis souvent esclaffée, comme lorsque Barney cherche le nom de l'ustensile pour égoutter les pâtes... Une fois retrouvé, l'égouttoir ponctuera le texte régulièrement, tel un moyen mnémotechnique...

Je tiens à remercier 47286893 et logo pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat. 

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23 mars 2010

Madeleine Vionnet, ma mère et moi, Madeleine Chapsal

Madeleine Vionnet, ma mère et moi

Sitôt reçu, sitôt lu ! J'étais assez curieuse de ce livre, dont la quatrième m'a intriguée. Plutôt que de la reformuler, une fois n'est pas coutume, je vous livre ici les mots de l'auteur :

"Madeleine Vionnet, ma marraine, et Marcelle Chaumont, ma mère, ont créé et dirigé la plus grande maison de haute couture d'avant-guerre, à Paris. Elles m'ont éduquée dans le luxe, mais aussi l'exigence. Je devais exceller en tout, à l'école, aux cours de maintien, dans mon apparence. À leur image... Dès mes trois ans, j'ai assisté aux collections et peu à peu j'ai pris conscience de la grandeur de ce travail accompli par une ruche de douze cents employées, dans une discipline quasi militaire, pour créer et reproduire plus de mille modèles par an.
Reste que je ressentais la futilité de ce monde aujourd'hui disparu. Une femme ne valait-elle que par ce qu'elle portait ? Ces chiffons sublimes pouvaient-ils consoler certaines d'avoir dû renoncer à un métier, à une vocation, à leurs rêves d'autonomie ? Derrière cette coûteuse élégance se menait en sourdine un combat. C'est cette histoire ambiguë de femmes en marche vers leur libération, d'une mode à l'autre, que j'ai voulu raconter. J'en fais partie. " Madeleine Chapsal


D'une lecture très rapide, ce livre n'est pas à proprement parler un roman mais plutôt un récit autobiographique parcellaire, un ensemble de souvenirs et de témoignages sur cette époque et les deux fabuleuses couturières parentes de l'auteur.
De sa marraine, Madeleine Vionnet, nous apprendrons finalement peu, Madeleine Chapsal avouant elle-même en savoir peu sur la vie de celle-ci, cette femme à la volonté hors du commun et au talent incontesté.
De sa maison de couture, rue de Rivoli à ses débuts, au magnifique hôtel particulier de l'avenue Montaigne, lorsque le tout Paris passait commande chez elle, nous connaîtrons des fragments : son autorité naturelle, sa bienveillance envers ses ouvrières, son talent et son avant-gardisme.
De ses anciennes couturières, nous auront quelques anecdotes, de sa filleule, l'auteur, des impressions floues, liées à l'enfance : le luxe incroyable dans lequel elle baignait, mêlé à la simplicité de sa vie, son affection pour les deux filles de son associée, Madeleine et sa sœur, la déférence avec laquelle chacun s'adressait à elle et le respect qu'elle inspirait.
La mère de Madeleine Chapsal, qui débuta comme seconde main dans la maison de couture Vionnet, s'associera avec sa fondatrice grâce à sa créativité et à sa passion pour la couture. A elles deux, la maison Vionnet connaîtra ses heures de gloire, avant la Seconde Guerre mondiale.
Un beau récit de la vie de ces deux femmes, de leur émancipation financière, rare à cette époque. Une plongée dans le monde la haute couture et de son fonctionnement. Sans suivre un ordre chronologique stricte, Madeleine Chapsal offre au lecteur un ensemble de souvenirs et de faits, recueillis plus récemment, sur la fondation d'une des plus grande maison de couture du Paris des années 30.
Un très bel hommage à Madeleine Vionnet, une femme disparue dans l'anonymat et enterrée dans le Jura. Un livre qui permet de lui redonner un nom et lui rendre ses innovations, afin que les jeunes générations ne l'oublient pas.

Le deux carnets de photos, au centre du livre, permettent d'avoir un aperçu appréciable des créations décrites dans le texte et font susciter la tendre nostalgie de cette époque et l'affection de l'auteur pour ces deux femmes.
Je remercie 47286519 et les Éditions MICHELLAFON pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

fashion

21 mars 2010

Un pas de trop, Patricia Wentworth

9782264039903FSJ'ai eu la chance de recevoir, à l'occasion du Swap Irlande, ce roman policier de la part de Caro, ma swapeuse...
Quelle belle découverte ! Je ne connaissais Patricia Wentworth que de nom, et pensait qu'elle nous était contemporaine
et situait ses romans dans l'Angleterre des années 40...
En réalité, Patricia Wentworth écrivait à la même époque qu'Agatha Christie, et a même imaginé,
quelques années avant la reine du polar et avec Miss Maud Silver, le prototype du armachair detective, dont Miss Marple est le plus célèbre exemple ...
Revenons en à Un pas de trop, roman policier qui met en scène le deuxième détective de l'auteur, Frank Abbott.

Lucas Dale est un homme sûr de lui, immensément riche, et heureux propriétaire de King's Bourne, une magnifique demeure dans la campagne anglaise. Bien décidé à épouser Susan Lenox, dont la famille possédait la propriété, Lucas Dale tente par tous les moyens de séduire la belle, déjà fiancée à un autre.
Lorsque le riche propriétaire est retrouvé dans son bureau avec une balle dans la nuque, un terrible constat s'impose : il a été assassiné !
L'inspecteur Lamb de Scotland Yard, aidé du jeune inspecteur Abbott, est dépêché sur place pour mener l'enquête. Curieusement, personne ne semble avoir entendu quoi que ce soit dans la maison...

Roman policier bien ficelé, avec une intrigue classique, certes, mais bien menée. Un très bon moment de lecture, pour ceux qui adhèrent au charme paisible de la campagne anglaise et à ses histoires retorses. Un meurtre étrange, des passions humaines, un village où rien ne reste privé bien longtemps.
Les personnages sont bien esquissés et permettent une identification certaine, malgré la méfiance du lecteur.
Patricia Wentworth nous entraîne avec brio dans cette intrigue, laissant planer une atmosphère de soupçon sur chacun des personnages, et donnant au lecteur l'impression d'être épié par les commères du village, dissimulées derrière leurs rideaux.
Un huis-clos intrigant, où aucun des personnages n'est véritablement ce qu'il paraît et où chaque mensonge aide un peu plus le meurtrier à se dissimuler.
Les langues se délient difficilement, au prix de bien des sacrifices, et les masques tombent au fur et à mesure afin que la vérité soit mise au jour.

Bref, un excellent moment de lecture qui m'incite à m'intéresser de plus près à cette auteure prolifique, bien connue Outre-Manche. Merci beaucoup Caro pour cette découverte ! Je vais essayer de trouver les enquêtes de Miss Silver maintenant, pour chercher les similitudes avec cette chère Miss Marple !

19 mars 2010

Petits contes amoureux, Gudule, Samuel Ribeyron

9782745930774Un très bel album pour voyager à travers le monde et ses traditions orales. Onze contes sont racontés par Gudule et illustrés par Samuel Ribeyron dans cet album pour les petits dès 4 ans.

En Egypte, le lecteur voyage avec Aïcha, la fille d'un cadi et ses trois prétendants ; à Madagascar, il connaîtra l'histoire de Tabo-ada, une jeune princesse très laide qui cherche néanmoins son prince ; en Inde, Gudule nous invite à lire le destin de Balaam et Oumi, deux cœurs amoureux que leurs rêves séparent ; en Bulgarie, l'album s'attarde sur l'histoire du petit bossu qui avait du miel dans sa ruche ; en Turquie nous est donnée à voir l'histoire de la belle Zénobia, fille du sultan, qui met au défi ses prétendants afin de choisir le plus courageux...

Les textes courts sont les témoins des tradition orale de chacun de ces pays. Les illustrations toute en douceur et en couleurs tendres sont un régal pour les yeux.challenge2

Ce tour du monde des contes sur l'amour est un plaisir autant pour les yeux que pour l'esprit. Qu'il est bon de regarder les traditions populaires de nos voisins plus ou moins proches et d'y trouver des échos dans nos propres souvenirs d'enfant et des résonances dans nos lectures d'adulte ! Cette lecture s'inscrit dans le Challenge Je lis aussi des albums ! d'Herisson08 (3/11) et comme troisième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle ! 

18 mars 2010

Fourrure, Adélaïde de Clermont-Tonnerre

9782234063389Je viens de terminer Fourrure, le premier roman d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue par cette lecture...

Zita Chalitzine est une écrivaine de renom. Lorsqu'elle est retrouvée suicidée à l'arrière de sa Mercedes, enveloppée dans son vison blanc, les journalistes accourent, flairant le scandale. Accusée d'avoir signé de son nom les romans de Romain Kiev, son ancien amant, Zita connut une fin de vie chaotique. Pour Ondine, sa fille, qui n'a plus eu de contact avec elle ces dix dernières années, cette nouvelle scelle à jamais le secret de l'identité de son père. En rangeant les affaires de Zita, Pierre, son jeune veuf, découvre son autobiographie. De son enfance  d'origine modeste, au milieu de l'aristocratie parisienne, à sa passion pour les livres, en passant par ses années durant lesquelles elle vendait ses charmes, au service de Madame Claude, il découvre la vie de son épouse, sa solitude et sa soif d'être quelqu'un. Pierre se lance dans la douloureuse lecture de cet écrit, engagé par Ondine pour découvrir l'identité de son père.

Ce roman entraîne le lecteur dans un tourbillon vertigineux dont il est difficile de sortir. Alternant passé et présent, temps du récit et lecture de l'autobiographie de Zita, sa lecture est un plaisir. La vie parisienne aristocratique et ses codes sont décrits avec précision par l'auteure, le personnage de Zita permettant d'introduire toute la frustration d'en être écartée.

Les personnages ont une psychologie intéressante. Très centrée sur la vie de Zita, la narration s'attarde néanmoins sur certaines personnalités, comme Pierre, jeune galeriste que Zita a épousé la veille de son suicide, Henry, jeune aristocrate fils d'une ancienne amie de Zita, ou encore Ondine, la fille de l'écrivaine,  délaissée par cette dernière, élevée par sa grand-mère et allergique aux livres. Ces personnages semblent être des prétextes à développer la vie fantasque de Zita et à l'ancrer dans le présent - sa relation fusionnelle avec son père, bouquiniste parisien, et celle, tendue, avec sa mère, une concierge boulimique qui noyait son chagrin dans sa nourriture - tout en la situant dans les années 70.

L'intrigue est bien menée, et les destins des personnages s'entrelacent entre le passé et le présent. La plume d'Adélaïde de Clermont-Tonnerre est incisive et imagée, et nous transporte dans ce Paris protéiforme.

Un plaisir de lecture, dévoré très rapidement... Vivement la suite des romans de cette auteure prometteuse !

"Il faut toujours avoir un livre sur soi, c'est mieux que les cigarettes pour ignorer superbement le monde." (p.166)

"L'amour, cet opium des femmes. Ce narcotique bon marché avec lequel on endormait depuis des siècles nos velléités d'indépendance." (p.357)

Je remercie 47286519 et les Éditions Enseigne_Stock3 pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

17 mars 2010

Le Swap Irlande : révélation des colis !

Voici arrivé le jour tant attendu de la Saint Patrick, où nous dévoilons les colis que nous avons reçus à l'occasion du Swap Irlande organisé 48114061_ppar Canel.

P1000321Je suis  allée chercher à la Poste mon mystérieux colis, déjà excitée à l'idée de découvrir ce que m'avait concocté ma swapeuse...

 

Sitôt rentrée chez moi, je me mets à l'ouvrage  et je commence à ouvrir le paquet (vert, ce qui est de circonstance...)

P1000322

Ma swapeuse semble m'avoir gâtée ! J'aperçois plusieurs cartes et des petits paquets...

Alors vite vite, je déballe tout ça !

P1000323Ma swapeuse se révèle : il s'agit de Caroline, ou plutôt Caro, une blogueuse que je ne connaissais pas et dont le blog Bleue et Violette m'a vraiment conquise... Je vous invite à aller y jeter un œil... Dans son joli paquet, que de belles et bonne choses, je suis ravie :

Pour la lecture :
P1000324
*Teacher Man de Franck McCourt (pour l'auteur irlandais)
*Un pas de trop de Patricia Wentworth (pour l'auteur en Pat)
*et un petit supplément : Cookies, muffins & Co, 100 douceurs à la mode anglo-saxonne, un petit livre de rece
ttes typiques...

Quant aux douceurs irlandaises (ou non, d'ailleursP1000325 !) :
*Un pot de succulente lemon curd, un de mes pêchés mignons... Cette crème au citron ne fait pas long feu quand elle passe le pas de ma porte à chaque fois... Un de mes péchés mignons typiquement anglo-saxon. Et j'ai vu que Caro y avait succombé elle aussi !!!
*Un pot de confiture aux quatre fruits rouges de Provence, petit clin d'œil de la région où vit Caro...

Et pour terminer, l'objet vert ou en rapport avec l'Irlande :

P1000326*Deux cartes postale d'Irlande

*Un set de mini cartes et enveloppes illustrées par Rebecca Dautremer, issues de l'album L'amoureux... Au début, incompréhension quand j'ai ouvert ce paquet :" Tiens, c'est bizarre, ce n'est pas vert..." En lisant  les explications de Caro, j'ai compris : elle a lu dans ma description que je n'aimais pas le vert, ni les couleurs froides (c'est ballot pour un swap Irlande...). Donc elle a choisi de contourner un peu la règle de Canel en m'offrant deux cartes postale d'Irlande (dont une verte pour l'objet vert) et un objet rouge, pour me faire plaisir... Merci beaucoup chère swapeuse de tant d'attention !!

Je remercie Canel, notre gentille organisatrice très encourageante et organisée (ça serait le comble pour une organisatrice de ne pas l'être...) Son idée de Swap Irlande pur la Saint Patrick était excellente !!
Et je remercie particulièrement Caro pour ces jolis présents très attentionnés... Je suis vraiment contente d'avoir partagée ce swap avec toi. Sache que j'ai presque terminé Un pas de trop de Patricia Wentworth, que la lemon curd et la confiture sont excellentes et que ton mini livre de recettes m'a donné envie d'en expérimenter très vite !!

Pour plus de curiosité, rendez-vous sur le blog de Canel pour voir tous les swapeurs participants, et sur celui d'Anne, que j'ai swapée !

trefle Bonne Saint Patrick à tous !!! trefle

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