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arts
24 mai 2015

Nymphéas noirs, Michel Bussi

Nymph_as_noirsNymphéas noirs est un roman de l'auteur, professeur de géographie et chercheur au CNRS Michel Bussi paru en 2011 aux Presses de la Cité. 

Giverny, son moulin, ses ruelles aux couleurs chatoyantes, ses jardins de Monet avec leurs célèbres nymphéas. Tout y est paisible et la vie suit son cours, au rythme des hordes de touristes qui se déversent chaque jour pour visiter les lieux et marcher dans les pas du maître, chevalet et peintures à la main.   
Mais ça serait sans compter ce cadavre, dans le ruisseau, le crâne écrasé. Et ces trois femmes, dont on sait d'avance le destin scellé. Trois femmes singulières. Mais que se passe-t-il vraiment à Giverny ?

J'ai découvert il y a quelques temps Michel Bussi avec le roman N'oublier jamais. J'avais été happée par ce polar et agréablement surprise par son dénouement. J'ai voulu retenter l'expérience avec ce roman, demandé par une de mes élèves pour le lycée (et parce que Giverny et Monet sont singulièrement plus présents dans ma vie ces derniers temps).

Dès les premières pages, Michel Bussi plante son décor, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il le fait d'une main de maître. C'est même le point fort de ce roman : cette peinture de Giverny qui se déroule sous les yeux du lecteur. Tel un peintre, il dresse en quelques mots un portrait du village et c'est avec ravissement que le lecteur voit naître Giverny sous ses yeux. Les descriptions sont imagées et colorées et permettent de remarquablement se représenter le théâtre des macabres événements à venir.

Véritable architecte du suspense, Michel Bussi tisse la toile de son intrigue et emmêle son lecteur dans son filet dès le prologue, présentant trois personnages, trois femmes, et annonçant la mort de deux d'entre elles. Tel un marionnettiste un peu cruel, il joue avec ses personnages, et par là même, avec son lecteur qui se voit pris dans ses filets et obscurci par une intrigue très simple en apparence. Trop simple, évidemment.

Si la plume de Michel Bussi n'a rien de particulièrement remarquable, elle n'en demeure pas moins efficace. La peinture est omniprésente dans l'intrigue, par le biais de peintres, d'amateurs d'art ou encore de Monet, dont l'ombre plane sur le village. 

Nymphéas noirs est un roman policier agréable à lire, à l'intrigue bien construite et au décor enchanteur. Rajoutez à cela que l'inspecteur dépêché sur la scène de crime est un toulousain qui n'a pas froid aux yeux, et vous aurez compris que ce roman a assouvi mes attentes et m'a donné une envie : celle de découvrir Giverny !

D'autres lecteurs : Aifelle, Alex-mot-à-mots, Canel, CottageMyrtille, Sandrine, Yuko, etc.

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16 avril 2014

Léonard & Salaï T.1, Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen

Léonard & Salaï, Benjamin Lacombe et Paul EchegoyenLéonard & Salaï est un album réalisé à quatre mains paru en mars 2014 dans la collection Noctambule chez Soleil. Benjamin Lacombe en signe le scénario, les dessins des personnages et le storyboard, aidé dans cette tâche par Paul Echegoyen qui signe de son côté les décors de l'album.

De Léonard de Vinci, tout le monde connaît ses oeuvres picturales emblématiques, son génie architectural et ses créations ingéniériques. Mais derrière ce mythe se cache un homme au quotidien agité par les troubles de son pays, détesté par ses pairs, profondément humaniste et végétarien avant l'heure, intensément marqué par l'histoire d'amour qu'il vécut pendant trente ans avec celui qu'il surnomme Salaï, son petit diable.
C'est le quotidien de cet homme au génie inégalé que cet album propose de découvrir. Entre amour et création, menaces et succès, Léonard de Vinci sous un autre angle. 

Ouvrir cet album, c'est plonger tel l'oiseau de la première page dans l'Italie du 16e siècle et s'immerger dans l'atelier du grand artiste de la Renaissance. Dominée par des teintes sépia et violines inspirées des travaux de l'artiste tels qu'on les connaît aujourd'hui, chaque double page est un enchantement qui permet une immersion certaine dans cette époque. 
Dans l'intimité de Léonard et Salaï, le lecteur découvre le quotidien de l'artiste, ses doutes et ses réflexions, et c'est avec brio que les deux auteurs de l'album s'approprient la vie de ce génie pour mieux nous la retransmettre.
Benjamin Lacombe excelle dans la reproduction des tableaux du maître, tout en y incorporant son style, tandis que Paul Echegoyen offre au lecteur l'opportunité de laisser de côté le XXIe siècle pour se plonger à corps perdu dans l'Italie de la Renaissance. Quelle émotion, pour moi qui reviens tout juste de Florence, de découvrir cette dernière sous la main habile de Paul Echegoyen !
L'album alterne les épisodes romancés de la vie de Léonard et reproductions des oeuvres sur lesquelles il travaille.
Oeuvre à quatre mains, certes, presque à  six mains même, tant Léonard hante ces pages et le travail autour de son œuvre est impressionnant.
Ouvrez cet album, oubliez notre époque. Glissez-vous sans bruit aux côtés du maître pour mieux le voir évoluer. Sentez l'odeur des huiles qu'il utilise. Émerveillez-vous de son talent. Écoutez-le disserter. Laissez chacun de vos sens s'imprégner de ces moments rares à ses côtés. Et une fois la dernière page tournée, accordez-vous un temps pour mieux savourer cette lecture. Un petit bijou.
A noter : à la fin de l'album, une interview des deux auteurs permet d'en savoir davantage sur leur collaboration. S'y ajoutent des visuels des différentes étapes de réalisation du projet et des repères historiques.

 

Planche 1

 

Planche 3

Planche 4

Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions   pour cet album. Vivement le second tome de ce diptyque !

Voici ma 63e participation à la   organisée par Mango et ma 52e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

Top BD

11 avril 2014

La famille Fang, Kevin Wilson

FangLa famille Fang est le second roman de l'universitaire américain Kevin Wilson paru en 2011 aux États-Unis avant d'être traduit en français et de paraître aux Presses de la Cité en 2013. 

Les Fang. Leur vie ? L'art. Leurs oeuvres ? Des happenings dans lesquels ils se mettent en scène tous les quatre et sèment le chaos au milieu de badauds ahuris. Pour Caleb et Camille, les parents, la vie n'a d'intérêt qu'à travers la création artistique. Pour Annie et Buster - surnommés enfants A et B - ces mises en scène loufoques ponctuent leur enfance et fédèrent leur famille.  
Une fois parvenus à l'âge adulte, Annie et Buster tentent de se construire une vie qui leur est propre et de s'émanciper de leurs parents. Mais ça serait sans compter ces derniers qui disparaissent mystérieusement. Ultime mise en scène ou réelle disparition, Annie et Buster doutent.

Voilà. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas été transportée par une lecture. Happée. Contrainte et forcée de tourner les pages pour en savoir plus. C'est chose faite avec ce roman absolument incroyable. 
La famille Fang est un ovni littéraire, c'est indéniable. A l'image de sa couverture. Un roman à part, qui met en scène des personnages complètement barrés pour qui l'art prévaut. C
aleb et Camille, artistes géniaux, s'interrogent sans cesse sur leur pratique artistique et entraînent le lecteur dans leur réflexion.  Mais face à eux, leurs deux enfants. Contraints de suivre leurs parents dans leurs délires artistiques mais portant un regard distancié sur ces derniers, ils représentent la raison face à l'extrême du génie.  Et c'est par le biais de ces deux personnages plus raisonnables mais non moins torturés que Kevin Wilson amène le lecteur à s'interroger. Où s'arrête l'art ? Quand faut-il cesser de penser à la création pour vivre ? Et quand faut-il cesser la reproduction du schéma familial pour se construire en tant qu'individu ?  
Ce sont toutes ces questions que ce roman aborde à travers une intrigue riche, alternant les époques et les happenings familiaux. On réfléchit avec Caleb et Camille, on reste interloqué face aux situations extrêmes dans lesquelles ils se mettent au nom de l'art, on regarde la création artistique de l'intérieur. Et ça fait du bien. 
Nullement indigeste, jamais élitiste, à la fois drôle et piquant, La famille Fang est un petit bijou dont je ne saurais que vous conseiller la lecture. Il se chuchote qu'une adaptation ciné avec Nicole Kidman et Jason Bateman est prévue pour 2015...    

Coup de coeur

J'avais dit que c'était fini... Mais je reviens sur ma décision tant j'ai été chamboulée par ce roman. Sans hésitation aucune, je lui attribue ce logo printanier et lui offre le privilège d'être mon premier coup de coeur 2014.  

 

16 décembre 2013

La mode sous toutes les coutures, Florence Pinaud

La mode sous toutes les couturesLa mode sous toutes les coutures est un album de Florence Pinaud paru en novembre 2013 chez Actes Sud Junior.

Le jour où l'être humain a eu l'idée de recouvrir son corps pour se protéger des éléments extérieurs et des conditions climatiques est loin. Depuis, le vêtement dit beaucoup de celui qui le porte et se fait messager de bien des codes sociétaux. La mode ? Un concept auquel personne n'échappe, pas même les plus récalcitrants. Et si chaque époque est porteuse de nouvelles tendances, bien malin celui qui peut prétendre passer au travers. Entrez dans le monde merveilleux de la mode et découvrez, au fil des pages de cet album, ses évolutions et ses adaptations.

Avec un grand format rappelant celui du mythique magazine Vogue, La mode sous toutes les coutures offre une approche à la fois historique, sociologique et technique de la mode. Scindé en deux parties - Le vêtement pour maîtriser la situation et La mode s'empare des dressings - il offre un panorama intéressant sur le sujet et balaye un large spectre qui permet une première approche très séduisante.
Le lecteur suit ainsi l'évolution des tendances - de la mode garçonne durant les Années folles aux velléités environnementales des créateurs actuels - tout en découvrant les fonctions premières des matières utilisées par l'Homme pour se couvrir. Grands créateurs tels Madeleine Vionnet, périodes marquantes, pièces phares comme le corset ou le jean, marques de prêt-à-porter à l'instar de H&M, la lecture de cet album permet une plongée dans cet univers fascinant qui touche tout un chacun. 
Les nombreuses photos et illustrations rendent hommage à l'évolution de la mode et font de cet album un très bel objet à consulter. J'ai adoré en parcourir les grandes pages, me laisser surprendre au détour d'une anecdote, sourire à l'évocation de certains styles vestimentaire, rêver avec certains noms. Une lecture très agréable, cela va sans dire, que je ne peux que vous conseiller, et un album qui gagne à être lu.

Voici une nouvelle participation
au défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2013/10/25/28287410.html#sthash.ujv9mjYs.dpuf

Voici une nouvelle participation
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Un grand merci à Babelio  et aux éditions Capture pour cet album reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

 

La mode sous toutes les coutures double page 2

La mode sous toutes les coutures double page

 

fashion

Voici une nouvelle participation au Challenge Read me, I'm fashion de L'Irrégulière.

5 septembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses, Alexander McCall Smith

L'air d'été est rempli de promesses, Alexander McCall SmithL'air d'été est rempli de promesses est le neuvième tome de la série de l'écossais Alexander McCall Smith mettant en scène Isabel Dalhousie, directrice d'une publication philosophique et enquêtrice à ses heures perdues. Il paraîtra le 25 septembre en librairie aux Éditions des Deux Terres.

Isabel Dalhousie a la fâcheuse manie de se mêler des affaires des autres. Non par goût des mystères en tous genres mais plutôt parce qu'elle s'interroge sur la nature humaine et sa complexité. Pour cette quadra rentière rédactrice en chef d'une publication philosophique, fraîchement mariée et mère, la vie n'est que perpétuels questionnements. 
Mais alors qu'elle décide de se consacrer à sa famille et à sa revue, Duncan Munrowe, riche propriétaire foncier, fait appel à elle. Un tableau de sa collection privée a été dérobé. Isabel ne peut lui refuser son aide et doit mener de front cette nouvelle affaire et la précocité de Charlie, son fils.

Je fais décidément les choses à l'envers en ce moment : j'aurais aimé vous parler d'abord des premiers tomes de cette série, mais qu'importe !  
Mon incursion dans les romans d'Alexander McCall Smith a débuté il y a quelques mois avec le premier tome des Chroniques d'Edimbourg. Et si j'ai été séduite par le fourmillement de l'immeuble situé au 44 Scotland Street, je l'ai été d'autant plus par le personnage d'Isabel et ses aventures. 
Alexander McCall Smith a imaginé un personnage attachant et furieusement vraisemblable. Sa finesse d'esprit et sa capacité à analyser le monde qui l'entoure en font une héroïne à part au charme singulier. Loin des clichés du genre et de la dichotomie beauté/intelligence, le personnage d'Isabel est un condensé d'intelligence et d'humanité. Une femme que l'on aimerait croiser au détour d'une rue, le temps d'un échange.  
Dans ce nouvel opus, la philosophie tient toujours une part importante et c'est avec délectation que le lecteur suit le cheminement de l'héroïne et se laisse envahir par le doute. Car l'intérêt de cette série ne réside pas dans ses enquêtes mais dans la démarche intellectuelle de celle qui les résoud. En toute humilité, Isabel Dalhousie convoque les grands penseurs et confronte les théories pour essayer de cerner la nature humaine. Le manichéisme est absent mais le vice bien là et Isabel de démêler le vrai du faux. Et cette histoire de tableau volé pourrait faire voler en éclat des certitudes et un équilibre chèrement acquis. 
Je me refuse à vous parler davantage de la vie personnelle de l'héroïne, vous évitant ainsi certaines révélations, mais je conclurai en affirmant qu'Alexander McCall Smith a su offrir à Isabel Dalhousie une vie à la hauteur de ses aspirations. A mi-chemin entre un cadre conventionnel et une vie de bohème.  
Laissez-vous entraîner dans le sillage d'Isabel, vous perdre dans les ruelles d'Edimbourg et sentir palpiter cette ville aux abords si calmes. Laissez-vous envahir par cet esprit aiguisé qui saura faire émerger le doute en vous. Laissez-vous tenter, tout simplement.

Un grand merci à Loan et Carla et aux Éditions des Deux Terres pour ce roman. 
Voici ma deuxième participation au Challenge consacré à Alexander McCall Smith organisé par Emy.

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24 mai 2013

Intrigue à Venise, Adrien Goetz

Intrigue à Venise, Adrien GoetzIntrigue à Venise est la troisième aventure de la jeune conservatrice de musée Pénélope, parue en mars 2012 chez Grasset avant de sortir en poche en février 2013.

Après Bayeux et Versailles, la jeune Pénélope part à Venise pour un colloque. Pensant visiter la Sérénissime à cette occasion, la jeune femme est vite entraînée dans une sombre histoire. Un membre de l'Académie française passionné par la ville est assassiné et bientôt, ce sont tous les écrivains français de Venise qui sont menacés. La raison de ces meurtres ? Un mystérieux tableau de Rembrandt inconnu de tous...

J'avais adoré Intrigue à l'anglaise, un peu moins Intrigue à Versailles. Verdict pour ce troisième tome ? J'ai retrouvé la fraîcheur du premier. Peut-être étais-je conquise d'avance car le lieu de l'intrigue me fascine ces derniers temps...
Le lecteur suit avec plaisir les pérégrinations de la jeune Pénélope et de son amoureux, Wandrille, journaliste de son état, dans les rues de Venise. Adrien Goetz, qui enseigne l'Histoire des Arts à la Sorbonne, réussit avec brio à glisser une foule de détails historiques dans son roman sans le rendre indigeste. Un bon point qui offre à ce livre une dimension intéressante et le singularise par rapport au genre.
Et si un Rembrandt que personne n'avait jamais vu dormait quelque part ? Voilà une idée intéressante !
Adrien Goetz a écrit ce roman alors qu'il séjournait dans la Cité des Doges. Et l'atmosphère qu'il parvient à recréer tout au long de son roman est enchanteresse. Un air de dolce vita plane tout au long des pages, malgré la gravité de l'intrigue, et la jeune héroïne découvre une ville au passé historique riche mais au présent inquiétant.

Et comme Intrigue à l'anglaise m'avait donné envie de découvrir Bayeux et sa célèbre tapisserie (ce que j'ai fait peu après), ce roman m'a donné encore plus envie d'aller arpenter les rues de la Sérénissime !

D'autres avis : Eimelle, Mrs Pepys, etc.

Venise

10 mars 2013

Voyage-mystère : fin du suspense

Je vous ai intrigués en disparaissant la semaine dernière et avec mes allusions à un pays du Nord, etc.
Fin du suspense : j'étais aux Pays-Bas, et plus particulièrement à
Amsterdam !

Un road trip (j'adore les road trip !) à travers le Luxembourg et la Belgique
nous a amenés tout droit vers celle que l'on surnomme
la Venise du Nord.

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Des vues de notre promenade en bateau-mouche.
Ces péniches décorées avec soin m'ont fait de l'oeil durant ce séjour.
Un jour, qui sait ?

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La laitière de Vermeer et La Ronde de nuit de Rembrandt au Rijksmuseum

 

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Le tableau La Ronde de nuit représenté en statues de bronze taille réelle sur la place Rembrandtplein

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Au centre, la maison où Anne Frank et sa famille se sont cachés, durant la Seconde Guerre mondiale

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Le Marché aux fleurs, où bulbes, plants et graines se côtoient

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Le Begijnhof (Béguinage), un jardin fermé fondé au XIVe siècle en plein coeur d'Amsterdam. Depuis le XVIIe y habitent des béguines, des femmes qui, sans être entrées dans les ordres, ont fait vœux d’obéissance et vouent leur vie à la prière et au soutien des malades.

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 Des boutiques aux devantures alléchantes

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Le Cinéma Tuschinski, petit bijou Art Déco, considéré comme l'un des plus beaux cinémas du monde

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La Maison Rembrandt, où l'artiste vécut et travailla durant 19 ans.
Une très belle visite !

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Des vues de nos innombrables balades le long des canaux amstellodamois

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Tiens ? Mais qu'est-ce que je fais là, cachée derrière mon plan ?
Je pose devant une des cahutes du Marché aux puces de Waterlooplein. C'était trop tentant...

 

En résumé : quatre jours, un dortoir en auberge de jeunesse donnant sur un superbe parc, trois musées, un coup de soleil sur le nez, une promenade en bateau-mouche sur les canaux, des kilomètres à pied, des bières au soleil dans un pub irlandais (cherchez l'erreur), des litres de café bus (j'exagère un peu), des tonnes de fromage englouties (là je n'exagère pas !), beaucoup d'émotions devant certaines oeuvres d'art, un verre de genièvre fatal en plein milieu de l'après-midi, un anniversaire dans un parc, des fous rires, une douceur de vivre incomparable, des cyclistes très nombreux (j'ai failli me faire écraser une douzaine de fois !), un quartier rouge glauque, des coffee shops bondés de touristes, des hollandais très sympathiques, des rêves d'une qualité de vie meilleure, un Hermux laissé tout seul et une angine au retour ! Quatre jours mémorables en somme...

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28 août 2012

Le scandale Modigliani, Ken Follett

Le scandale ModiglianiPublié en 1976, Le scandale Modigliani est le premier roman de l'écrivain gallois Ken Follett.

Un Modigliani inconnu ? Une belle aubaine pour Dee, étudiante en arts, Julian, galeriste fauché, et Lipsey, détective privé. Surtout qu'il s'agit du seul tableau restant que le peintre aurait réalisé sous l'emprise de drogues.

Mon été ne fut pas riche en lectures. La tête ailleurs, j'ai eu en effet beaucoup de mal à fixer mon attention sur des pages. Mais ce premier roman de Ken Follett a su forcer mon esprit à se concentrer un tant soit peu.
Malgré une préface plutôt péjorative - préface signée Ken Follett lui-même -, j'ai plongé en compagnie des personnages dans le milieu très fermé de l'art. Nous sommes dans les années 1980, les tableaux se vendent un prix dérisoire par rapport à nos jours, mais les questions de fond sont là. Qui détermine la valeur d'un tableau ? Les galeristes, par de subtiles manoeuvres pour susciter la demande ? Les acheteurs ? Pourquoi un faux serait-il moins coté qu'un original s'il est en tous points semblable à celui-ci ? Existe-t-il vraiment une liberté individuelle pour un jeune artiste qui tente de percer ? Des interrogations habilement soulevées par l'auteur, auxquelles nous n'aurons pourtant pas de réponse.
Si l'intrigue est un peu alambiquée et pêche par une alternance de personnages parfois un peu indigeste, elle n'en demeure pas moins intéressante grâce à son rythme effréné. Ken Follett préfigure, dans ce roman, son oeuvre à venir et de nombreuses caractéristiques de cette dernière : la véracité historique, la style journalistique, etc. Si ce Scandale Modigliani ne relève pas d'une réussite totale, il n'en demeure pas moins une lecture agréable pour un été.

D'autres lectrices de ce roman : Argali, Miss Alfie, Mrs Pepys, Syl, Estellecalim...

25 janvier 2012

Le Cabaret des muses T.1 Au Moulin-Rouge, Gradimir Smudja

Le Cabaret des Muses TLe Cabaret des muses est une série de BD en cours, en 4 tomes pour le moment, écrite et dessinée par Gradimir Smudja. Au Moulin Rouge en est le premier tome, paru en 2007 chez Delcourt.

Paris, 1889. Montmartre en est le centre, le coeur névralgique, là où se presse toute la bohème de l'époque et où Henri de Toulouse-Lautrec passe ses journées et ses nuits. Le peintre, issu d'une famille aristocrate, a quitté sa famille pour rejoindre l'univers artistique parisien de ce XIXe siècle finissant. Entre l'ivresse et la peinture, ses amis et ses cauchemars, le peintre entraîne le lecteur à travers sa vie et ses oeuvres.

Encore un album choisi au hasard de mes pérégrinations à la bibliothèque (vive la sérendipité comme dirait l'autre !), choisi tant pour son sujet que pour ses illustrations.Planche
Gradimir Smudja
nous offre ici une interprétation à la fois onirique, comique et artistique de la vie du peintre Toulouse-Lautrec. Au fil des pages, le lecteur croise certaines de ses oeuvres, mais aussi les contemporains et amis du peintre : Cézanne, Van Gogh, Degas, etc.
Le trait est rond, à l'image du petit homme, les dessins sont soignés et détaillés et les couleurs pastels complètent ce parcours artistique et biographique.
Pour autant, je n'ai pas vraiment accroché avec cette lecture. Malgré le talent de Smudja et son hommage à un peintre que j'aime beaucoup, je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à tourner les pages de cet album. L'intrigue est très décousue et alterne cauchemars du peintre et rencontres en tous genres. Je n'ai pas vraiment compris le fil narratif - s'il y en a un - et plusieurs fois j'ai vérifié ne pas avoir sauté de page tant je ne comprenais pas la transition...
Bref, un album intéressant visuellement parlant, mais cela s'arrête là pour moi...

 Et voici ma 33e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 24e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 14/20)

 

9 juin 2011

Le cri, Laurent Graff

9782290001721FSSouvenez-vous... J'avais découvert Laurent Graff lors du Read-a-Thon avec Il ne vous reste qu'une photo à prendre, un court roman vraiment brillant, véritable coup de coeur. Le cri est le quatrième roman de cet auteur, et vu qu'il est très court, je n'ai eu aucun scrupule à l'intercaller entre deux lectures plus longues... 

Le narrateur travaille à une barrière de péage d'une autoroute. Celle-ci est quasiment vide. Les automobilistes sont si rares que l'homme se prend à rêver. Il se lie d'amitié avec le gendarme chargé de la surveillance de cette portion d'autoroute, qui s'ennuie beaucoup lui aussi, et une jeune femme qui n'a jamais d'argent pour le péage et va chaque jour rendre visite à son mari et son amant, alités à l'hôpital après un accident de voitures.
Alors que la vie se déroule de façon monotone, un cri atroce déchire peu à peu l'atmosphère, rendant fous les humains. Peut-être est-ce depuis que le tableau de Munch a été volé ?munch_TheScream

Il est difficile de commenter ce livre tant il est court et pourtant si riche ! Mon résumé n'est pas forcément séduisant mais j'ai tenté de rendre compte des faits qui se déroulent dans le roman sans vous en dire trop... La suite ? Il faut le lire !
Encore une fois, Laurent Graff réussit une performance avec un roman très bref (125 pages), où chaque mot fait sens. Loin de subir cette sorte d'économie verbale, il parvient à  esquisser en si peu de pages un univers semblable au nôtre en bien des points, mais dans lequel le fantastique éclôt très vite. Un fantastique étrange, qui interroge. Et quand on connaît un peu le romancier, le doute s'installe.

Encore une fois, Laurent Graff amorce une réflexion sur le sens de la vie et la mort. C'est très subtil, un peu barré. Un roman comme je les aime ! J'ai préféré Il ne vous reste qu'une photo à prendre, mais chaque lecture de cet auteur est une nourriture intellectuelle délectable que je ne saurais que conseiller.

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