Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

20 septembre 2017

Shenzhen, Guy Delisle

Shenzhen, Guy DelisleShenzhen est le premier album autobiographique du canadien Guy Delisle paru en 2000 aux éditions de l'Association.

Alors qu'il travaille dans l'animation, Guy Delisle est envoyé en mission en Chine durant trois mois, afin de superviser un studio de dessins animés. Et sur sa vie quotidienne à Shenzhen, il prend des notes, griffonne, réfléchit et livre à son retour un album autobiographique relatant son expérience.

J'aime beaucoup Guy Delisle, vous le savez. Après Chroniques Birmanes et Chroniques de Jérusalem, j'ai eu envie de découvrir ses premiers albums autobiographiques. Shenzhen plante le décor de ce qui sera ensuite la patte de Delisle, sa marque de fabrique : un humour omniprésent, une auto-dérision constante, une éternelle curiosité et un questionnement permanent sur ce qui l'entoure. Pas de paillettes ni de fard, Delisle nous donne à voir son carnet de voyage durant lequel parfois il s'ennuie et le dit ouvertement.

De ses débuts solitaires dans ce pays dont il ne parle pas la langue à ses sorties entre collègues et les incompréhensions culturelles et linguistiques qui en découlent, il ne nous vend pas du rêve mais nous livre son expérience, sa réalité. C'est drôle, immersif, et si le style est un peu plus brouillon au niveau narratif et visuel que dans les albums suivants, il n'en demeure pas moins que le plaisir de lecture est là. 

Plusieurs anecdotes m'ont rappelé mon voyage en Chine il y a cinq ans et ses déboires culturels : le fait que le concept des files d'attente soit complètement étranger aux Chinois (en gros, ils vous passent devant sans aucun problème et personne ne semble s'en rendre compte), que pour traverser il faille jouer sa vie (j'ai eu la même impression au Vietnam !), et plus d'une fois j'ai ri dans ces pages. En revanche, Guy Delisle a été beaucoup plus téméraire que moi au niveau culinaire. Il a osé goûter du serpent, du chien, (j'en aurai été bien incapable, et ce pour plein de raisons !) et a bu une liqueur avec du sang et une autre avec la vessie écrasée d'un serpent. Voilà voilà...

Belle immersion culturelle - moins poussée que les albums suivants - Shenzhen est un excellent album autobiographique qui suinte l'authenticité, marque de fabrique de l'auteur.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Stephie !

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15 septembre 2017

L'atelier des miracles, Valérie Tong Cuong

L'atelier des miraclesL’atelier des miracles est le neuvième roman de l’auteure française Valérie Tong Cuong paru en 2013 aux éditions JC Lattès. 

Millie, jeune secrétaire intérimaire, perd tout lors de l'incendie de son immeuble. C'est l'occasion pour elle de simuler une amnésie et de faire table rase de son ancienne vie. Mariette, prof d'histoire-géographie en collège, se sent quant à elle persécutée par ses élèves et à bout de nerfs, frappe l'un d'eux. Monsieur Mike, enfin, a tout perdu, et vit désormais dans la rue sans espoir d'en sortir. Jusqu'au jour où il est passé à tabac et hospitalisé. Trois vies au bord du gouffre. Trois vies que Jean décide de sauver en les recueillant dans son atelier. L'atelier des miracles. Un endroit où il leur propose un toit, de l'aide, un soutien psychologique. Une sorte de tremplin pour les aider à refaire surface et reprendre les rênes de leur vie. Mais à vouloir contrôler les souffrances des autres, ce sont leurs vies que Jean contrôle. Millie, Monsieur Mike et Mariette seront-ils prêts à accepter les règles de ce jeu ?

Cela faisait bien longtemps que je lorgnais sur ce roman, attirée de prime abord par sa couverture. Et oui, ça m'arrive tellement peu souvent que je l'avoue. Enfin, j'avoue surtout que je l'avais regardée trop rapidement et que j'avais vu ce que je voulais y voir : j'ai cru que les cadrans d'horloge étaient des boutons et que ledit atelier serait un atelier de couture... Voilà voilà... 

Bon, en réalité il n'en est rien, vous vous en doutez, mais j'ai quand même passé un bon moment entre ces pages. Valérie Tong Cuong offre à son lecteur un roman bien construit, porté par une alternance narrative qui fait sens. Chacun des trois personnages principaux prend en charge le récit et ne délivre au lecteur que des informations parcellaires sur sa vie et son passé. 

Si j'ai trouvé le début un peu long à se mettre en place, j'ai été par la suite charmée par la tournure que prenait l'intrigue. L'atelier de Jean - sorte de refuge physique et mental - fait un peu rêver, le personnage aussi. Charismatique, empathique, à l'écoute, c'est tellement rare. Et forcément, les fissures apparaissent et le roman prend une autre tournure. Feel good efficace, L'Atelier des miracles engage une réflexion sur le fait de se confronter à ses peurs et ses errances sous couvert d'une intrigue positive et bourrée d'optimisme. Je valide ! 

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13 septembre 2017

Le porteur d'histoire, Christophe Gaultier

Le porteur d'histoireLe porteur d'histoire est un album de Christophe Gaultier adapté de la pièce éponyme écrite par Alexis Michalik et récompensée par deux Molières en 2014 (auteur et mise en scène). Il est paru en octobre 2016 aux éditions Les Arènes.

Par une nuit pluvieuse, alors qu'il se rend au fin fond des Ardennes pour enterrer son père, un homme voit sa vie basculer. Découvrant un étrange carnet manuscrit, il décide de se lancer sur les traces de ses personnages, parcourant les pays et les époques pour comprendre qui étaient les Saxes de Bourville et pourquoi ils semblent liés aux grands événements historiques des deux siècles derniers. Quinze ans plus tard, une mère et sa fille disparaissent dans le désert algérien, alors qu'elles avaient rencontré un homme à la recherche de manuscrits et d'un trésor.

Dernier coup de coeur théâtral en date (j'ai eu les larmes aux yeux au lever de rideau...), Le porteur d'histoire est une incroyable pièce à tiroirs, un feuilleton à la Dumas. Et justement, Dumas, tout comme Delacroix ou encore le Pape Clément VI, font partie de ce récit enchâssé.

J'étais curieuse de découvrir cette adaptation en album, encore portée par la pièce de théâtre. Et si ce dernier m'a permis de replonger dans mes souvenirs, je suis restée sur ma faim. Le medium album en lui-même n'apporte finalement pas grand chose par rapport à l'expérience du spectacle vivant. L'histoire semble plus plate, moins vivante, moins vibrante. Christophe Gaultier respecte à la lettre la mise en scène d'Alexis Michalik mais les dessins chargés et les dialogues très présents alourdissent l'ensemble. J'ai aimé repenser à l'intrigue mais en convoquant mes souvenirs de cette soirée au théâtre. Pas sûre que ceux qui ne l'ont pas vu en perçoivent la portée avec cet album. Un avis en demi-teinte, donc.

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Pour ceux qui ne connaissent pas cette pièce, en voici la bande-annonce. Et petit conseil, si elle passe près de chez vous, allez-y les yeux fermés !

BD de la semaine saumon

Aujourd'hui chez Noukette !

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07 septembre 2017

Agatha, es-tu là ?, Nicolas Perge et François Rivière

Agatha es-tu làAgatha, es-tu là ? est un roman de Nicolas Perge et François Rivière paru en janvier aux éditions J.C. Lattès. Il s'intéresse à la mystérieuse disparition de la Reine du crime après la parution de son roman phare Le meurtre de Roger Ackroyd.

Le 3 décembre 1926, Agatha Christie disparaît sans laisser de traces. Arthur Conan Doyle, son prédécesseur dans la littérature policière, décide de mener l'enquête. Alors que sa carrière est au point mort - le père de Sherlock Holmes déplaît par son spiritisme dans les cercles londoniens - Doyle met tout en oeuvre pour découvrir ce qui est arrivé à la jeune femme.

J'adore la Reine du crime et je n'aime rien tant que lire des choses la concernant, qu'il s'agisse d'essai, de biographie ou encore son oeuvre, tout simplement. Ayant été moi aussi largement intriguée par cette disparition inexpliquée, j'ai été curieuse de découvrir ce roman, qui prend le parti d'explorer cette inconnue.

L'ensemble est léger, bien mené, divertissant mais sans plus. Si les auteurs soignent le contexte historique et font se rencontrer Doyle et Christie, il n'en demeure pas moins que l'intrigue est un peu légère et sombre dans quelques clichés du genre. Méchants assassins, journalistes peu scrupuleux, le manichéisme est là, grossier, et confère au roman un air quasi parodique.

Agatha, le sujet principal du roman, est finalement entraperçue. De ses motivations, les auteurs parlent peu et préfèrent s'attarder sur les machinations fictives qui se trament dans son dos au moment de sa disparition. Est-ce là le plus intéressant ? Je ne pense pas. Est-ce ce que je pensais trouver en ouvrant ces pages ? Certainement pas. Je m'attendais à quelque chose de plus documenté, qui mette en perspective cette disparition avec la vie d'Agatha Christie, tout en brodant une fiction autour. Agatha, es-tu là ? est un roman agréable à lire, rapide et léger mais qui ne rend finalement pas hommage à la Reine du crime, que ce soit dans son écriture, son intrigue ou son dénouement.

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06 septembre 2017

California Dreamin', Pénélope Bagieu

California Dreamin'California Dreamin' est un album biographique de Pénélope Bagieu paru en septembre 2015 chez Gallimard. Il relate le destin de Cass Elliott, charismatique chanteuse du groupe Mamas y Papas.

1960's. Ellen Cohen a une voix fabuleuse et une certitude inébranlable : elle sera chanteuse, une star même. Dotée d'une personnalité extravagante autant qu'attachante et d'un physique éloigné des standards, elle quitte Baltimore pour tenter sa chance à New York.

J'ai longtemps tourné autour de cet album, rebutée par ses dessins mais follement intriguée. Et puis j'ai succombé. Et quelle bonne idée ! Pénélope Bagieu dresse ici le portrait de Cass Elliott, prodigieuse chanteuse des Mamas y Papas. Sa vie, ses complexes, ses amours, ses déceptions, mais surtout cette incroyable volonté et cette certitude quasi mystique qu'elle deviendrait une star. L'album est un très bel hommage dans une narration à plusieurs voix, chaque chapitre étant consacré à un membre de l'entourage de Cass.

Pénélope Bagieu - qui me faisait marrer il y sept ans avec Joséphine et Ma vie est tout à fait fascinante - a su prendre un virage graphique des plus intéressants et mettre en image des destins de femmes incroyables (je pense à son projet Culottées dont je viens de terminer le second tome). Ne vous laissez surtout pas rebuter comme moi par ces dessins flous, qui semblent gribouillés, en noir et blanc. Ouvrez California Dreamin', plongez dans ces 270 pages de plaisir et partez à la rencontre d'une artiste hors du commun. Vous ne le regretterez pas...

Les avis de EnnaCanel, Lasardine, Mo', Noukette, Saxaoul.

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Petit bonus : la playlist que Pénélope Bagieu insère en fin et qui permet de réécouter les  Mamas&Papas d'un autre oeil.

BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Moka !

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02 septembre 2017

New York Odyssée, Kristopher Jansma

new york odyssée kristopher jansmaNew York Odyssée est le deuxième roman de l'américain Kristopher Jansma paru en janvier aux éditions Rue Fromentin.

Jacob, William, George, Sara et Irène, cinq amis liés depuis l'université et que l'entrée dans la vie active a poussés à s'installer à New York. New York, la ville qui ne dort jamais, synonyme d'effervescence, de fêtes, d'excès. Brûler la vie par les deux bouts et ne pas s'en soucier, tel était le désir de ces jeunes adultes. Mais un événement brutal va les ramener à la raison et les obliger à donner une autre direction à leur vie.

J'ai pris le parti - comme la quatrième de l'éditeur - de ne pas vous spoiler sur ledit événement, au risque de ne pas suffisamment vous allécher, peut-être. Mais sa révélation participe de l'ambiance de son intrigue et je ne veux pas gâcher cette découverte à ceux qui ouvriront ces pages.

New York Odyssée m'a été offert par mes libraires, lorsqu'en sortie scolaire avec mes pioupious du club lecture (oui, je parle de mes lycéens comme des pioupious et j'assume !) je leur ai annoncé que j'avais eu ma mutation et que je quittais la région. Nous avions passé deux heures à échanger autour des livres et avant de partir, elles m'ont collé celui-ci dans les mains, certaines qu'il me plairait. Et elles ne se sont pas trompées !

Véritable plongée dans le New York effervescent et du quotidien effréné des jeunes cadres d'aujourd'hui qui s'offrent le luxe d'un mode de vie malsain avant d'en payer chèrement les pots cassés, New York Odyssée est également une magnifique histoire d'amitié. De ces histoires qui ont pour toile de fond un Manhattan désenchanté, où le vernis se fissure rapidement pour laisser voir la partie sombre de chacun. Les paillettes et la vie trépidante se craquellent et donnent à voir le drame intime et les fêlures de chacun. Le lecteur s'attache à ces personnages si vraisemblables, se prend d'empathie pour leurs blessures, leurs errements, s'identifie, parfois, à leurs interrogations. C'est beau, c'est triste, c'est vibrant. Bref, un roman à découvrir sans hésiter. Elizabeth et Céline, si vous passez par Bouquinbourg, merci beaucoup de ce très beau roman qui a accompagné mon départ d'Ile-de-France.

"Ces soirs-là, nous savions pourquoi nous étions venus en ville. Quitte à vivre vraiment, alors nous voulions ressentir ces fêlures dans la voix, ce tremblement de toutes les extrémités. Et si nos appartements étaient des cercueils, et nos bureaux des pierres tombales, et nos rêves du poison - si tous nous allions lentement vers la mort - au moins nous nous relevions ensemble de ces épreuves grandioses et terribles." (p.16)

"Que les sceptiques doutent. Que l'avenir soit incertain. Dans une ville de huit millions d'âmes, ils seraient toujours deux, ensemble, du début à la fin." (p.61)

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31 août 2017

Au fond de l'eau, Paula Hawkins

Au fond de l'eau, Paula HawkinsAu fond de l'eau est le nouveau roman de la britannique Paula Hawkins, mondialement connue pour son thriller La fille du train (qui m'avait réconciliée avec les thrillers l'an dernier). Il est paru en France en juin chez Sonatine.

Lorsque Nel est retrouvée morte dans la rivière, sa soeur, Jules, est obligée de revenir à Beckford, la ville de leur enfance, pour s'occuper de sa fille, Lena. Le passé ressurgit et Jules doit affronter l'effroyable présent : sa soeur s'est donné la mort dans le bassin aux noyées, cette partie de la rivière où des femmes se sont jetées dans l'eau pour en finir. Alors qu'elle faisait un reportage photographique sur cette partie de la rivière, Nel a été emportée par son projet artistique. C'est ce que tout le monde croit, y compris l'inspecteur Sean. Mais Jules se rend rapidement compte que la mort de sa soeur survient quelques temps à peine après le suicide d'une adolescente du village, Katie, la meilleure amie de Lena. Et si ces deux morts étaient liées ?

J'avais été complètement happée par l'intrigue de La fille du train, me prenant au jeu de cette narration alternée savamment orchestrée, et j'attendais ce nouveau roman avec impatience. Hélas, il est bien difficile d'être à la hauteur d'une pépite littéraire, quel qu'en soit son genre. Et Paula Hawkins n'est pas parvenue à transformer l'essai.

Au fond de l'eau est un thriller efficace, certes, mais qui ne possède en rien la saveur de La fille du train. Ses personnages sont assez communs, sans réelle complexité psychologique et son intrigue ficelée trop rapidement pour ne pas être prévisible. Paula Hawkins opte à nouveau pour une narration alternée mais sans la singularité d'un narrateur aux souvenirs confus, comme dans son précédent roman. Et l'air de rien, l'ensemble perd de son charme. Les personnages se succèdent pour prendre en charge la narration et offrir au lecteur leur point de vue, mais  le tout reste plat, sans relief. Si j'avais tourné les pages de La fille du train à une vitesse vertigineuse, je me suis passablement ennuyée à Beckford sur les traces de Nel et de ce bassin aux noyées. Un thriller très commun, qui n'a su ni me terroriser ni me surprendre. C'est bien dommage...

Nelfe en revanche a passé un très bon moment entre ces pages.

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30 août 2017

La petite librairie des gens heureux, Veronica Henry

La petite librairie des gens heureux, Veronica HenryLa petite librairie des gens heureux est un roman de la journaliste et romancière britannique Veronica Henry paru en février 2017 aux éditions La City.

Lorsque son père disparaît, Emilia revient à Peasebrook, le village des Cotswolds de son enfance, pour reprendre sa librairie. Nightingale, c'est le nom de cette petite librairie, est une sorte de cocon où chacun vient chercher un peu de chaleur humaine et de bienveillance à travers les livres et les échanges. Emilia trouve très rapidement sa place dans l'univers créé par son père mais peine à maintenir à flot la boutique. Et lorsqu'un promoteur peu scrupuleux lui tourne autour pour racheter son bien, la jeune femme hésite. Mais cela serait sans compter les nombreux clients de la boutique qui, chacun à sa manière, offrent à Emilia de jolis enseignements.

Encore un livre qui se déroule dans les Cotswolds, où mes pas m'ont menée cet été ! La vie est décidément bien faite... Feel good book par excellence, La petite librairie des gens heureux met en scène une galerie de personnages en proie à une question, un problème, et qui se retrouvent liés au destin de la petite librairie. Les livres comme échappatoire, comme lien social, comme évasion, l'idée n'est pas nouvelle mais elle est toujours agréable à croiser.

Agréable à lire, très léger (j'avais besoin de ça quand je préparais mes cartons), ce roman fait penser à un mélange de The Holidays (pour le côté doudou de l'Angleterre) et Vous avez un message pour toute la difficulté de faire vivre une petite librairie aujourd'hui. J'ai passé un bon moment, feel good à souhait. Et même si l'ensemble est prévisible à souhait, que les personnages sont un peu caricaturaux et que l'auteure force un peu sur le côté bienveillant de la petite communauté de Peasebrook, j'ai tout pardonné et me suis glissée avec plaisir dans ces pages qui aurait été parfaites comme lecture d'automne.

Un roman feel good que j'ai partagé en lecture commune avec Tante Fi !

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28 août 2017

Le blog fait sa rentrée ! [Bilan de lecture juillet/août 2017]

Après presque deux mois de silence radio, me revoilà à Bouquinbourg, prête à vous parler de ces lectures qui m'ont accompagnée cet été. Un été très rempli, comme vous le savez si vous me suivez ici ou sur Insta - entre Paris, Metz, Toulouse, Bordeaux, l'Angleterre et la Crète - , un été synonyme d'un nouveau déménagement et d'un nouveau départ, mais un été qui a aussi apporté son lot de sombres nouvelles. La perte d'un être cher est venue endeuiller ces journées ensoleillées, déposant un manteau de souffrance et de douleur sur le mois d'août. Je n'en dirai pas plus si ce n'est qu'A. m'était cher et qu'il était un fidèle de Bouquinbourg depuis ses premières heures. Il ne commentait jamais, mais m'envoyait régulièrement des messages privés pour me parler de mes billets, de ses lectures, m'en conseiller certaines, me demander mon avis sur d'autres. Nos discussions littéraires se prolongeaient avec grand plaisir à chaque fois que nous nous voyions et il faisait partie de ces lecteurs dont j'aimais à connaître les impressions de lecture. Il m'avait ainsi largement encouragée à découvrir Le roman du mariage, me disant qu'il avait souvent pensé à moi durant sa lecture et qu'il était certain que je l'apprécierais. Il avait raison... Très récemment, c'est avec Les deux vies de Baudouin que nos lectures se sont croisées et nos impressions recoupées sur cet album poignant et ô combien positif. Bref, c'est avec le coeur lourd que je reviens ici. Mais je reviens car la littérature est justement une des choses qui nous reliait et qu'il aimait. Il n'en demeure pas moins que ces échanges informels, imprévus et précieux autour de la lecture vont me manquer, entre autres...

Cet été a donc été singulier mais la lecture y a trouvé sa place, comme d'ordinaire. Étant beaucoup en vadrouille, c'est mon Kindle que j'ai glissé dans mon sac à dos et qui a été mon complice livresque estival la plupart du temps. Je reviens tout juste chez moi et mon appartement n'est pas encore aménagé mais mes livres ont d'ores et déjà été sortis des cartons pour trouver une place - provisoire - sur mes étagères. En revanche, je suis complètement déconnectée de la rentrée littéraire pour le moment mais je me sens très à l'aise avec cette idée. Je laisse la frénésie éditoriale passer et je viendrai plus tard picorer les pépites qui émergeront, piochées chez les lecteurs qui ont des goûts communs avec moi. 

Mon nouveau chez moi

Bon, parlons peu, parlons bien : qu'ai-je lu cet été, et quelles sont les chroniques qui vont fleurir ici dans les prochains jours ? Petit tour d'horizon de mes lectures estivales qui fera office de bilan de lecture juillet/août. 

Mes lectures de l'été (chroniques à venir rapidement)

** Romans **

 

Romans été

 

** BD **

BD été 1

BD été 2

 ** Bilan **

Vu comme ça, on a l'impression que j'ai lu beaucoup de BD et peu de romans. C'est pas faux (Perceval, sors de ce corps !). Mais en réalité, ma grosse lecture estivale a été le troisième tome d'Outlander, dans lequel je suis toujours plongée du reste (1020 pages tout de même !). J'adore m'immerger dans l'Ecosse du 18e, comme à chaque fois, et j'ai entrecoupé mon immersion par la lecture de la série des Agatha Raisin de M.C. Beaton, des romans rapides grignotés ça et là qui m'ont fait voyager dans les Cotswolds quand j'y étais en chantier.

Bon, il ne faut pas se leurrer, je lis toujours beaucoup moins en été qu'en automne/hiver. Et cet été n'a pas dérogé à la règle. Entre le déménagement, les soirées en tous genres, le catamaran, la planche à voile, le paddle, le kayak, construire un mur en pierres sèches, visiter Oxford et Christ Church, palmer dans la mer Égée, randonner en Crète, jouer au ballon dans la piscine (ah non, soeurette n'a pas voulu...), boire des smoothies sur le roof top, emménager, aller voir des concerts, des feux d'artifice, buller dans un lagon merveilleux, aller manger chez Cyril Lignac, bref, parfois, entre tout ça, j'ai trouvé le temps de lire. Mais pas tout le temps...

Mais la rentrée revient, l'automne aussi et je sais que je vais retrouver mon rythme de lecture habituel. En attendant, j'ai du pain sur la planche avec ces chroniques à rédiger (les brouillons sont déjà faits, ne vous inquiétez pas !). Heureusement que je me suis offert un nouveau joujou ultra rapide pour que bloguer reste un plaisir (ces derniers temps, je méritais une médaille pour ma patience). Le voilà avec mes réceptions en services de presse et les derniers cadeaux de fin d'année reçus lors de mon départ. 

Mes prochaines lectures

Deux mois sans bloguer, et voilà le résultat : un billet fleuve... Vous avez bien du courage si vous l'avez lu jusqu'au bout ! Bon mois de septembre à tous et belles lectures !

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08 juillet 2017

Blogueuse en plein déménagement, blog en pause !

Home sweet home

Pour une énième fois, je remets ma vie dans des cartons avant de voguer
vers de nouvelles aventures.
Plutôt qu'une présence irrégulière ici (ou une disparition sans explication comme l'été dernier !)
je préfère mettre mon blog en pause estivale.
Je vous retrouve fin août, le temps d'aménager un peu
et de prendre du temps pour moi.

Bel été à tous !

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