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13 décembre 2012

Tante Mame, Patrick Dennis

Tante MameTante Mame est le roman le plus connu de l'américain Patrick Dennis (1921-1976) paru en 1955 aux Etats-Unis avant d'être publié en France en 1994.

Lorsque le jeune Patrick, orphelin, est recueilli par Tante Mame, la soeur de son père, il n'imagine pas la vie qu'il va mener. Mondanités, futilités, mais aussi fantaisies font partie du quotidien de cette grande New Yorkaise qui a la folie des grandeurs. Le petit garçon est emmené dans un tourbillon de fêtes et d'aventures aux côtés de sa chère tante. Et son éducation prend une coloration singulière.

Cela faisait quelques temps que ce livre, prêté par ma soeurette, patientait sur mes étagères. J'étais sûre qu'il me plairait. Le personnage de Tante Mame ressemblait, d'après ce que j'avais compris, à Holly Golightly de Breakfast at Tiffany's. Je m'attendais à une mondaine excentrique, fantasque et farfelue, héritant d'un enfant de dix ans et s'en accommodant tant bien que mal.
En réalité, le personnage de Tante Mame tient un rôle mineur dans ce roman et ce sont plutôt ses aventures, toutes plus rocambolesques les unes que les autres, qui tiennent une grande part dans le récit. Beaucoup sont prévisibles et traînent en longueur, ralentissant l'intrigue. Au fil des pages, même Patrick, le narrateur, semble s'attendre aux chutes des aventures de Tante Mame. L'excentrique disparaît au profit d'un humour parfois facile, jamais acide. On est loin d'Holly Golightly, du New York des années 30 et de sa vie nocturne. Cela pourrait être n'importe où, n'importe quand. Et c'est ce qui m'a réellement déçue.
J'ai tenu bon, malgré tout, mais j'ai refermé ce livre sans réellement savoir quoi en penser. L'idée de départ est excellente mais ne correspond pas du tout à ce que l'auteur a développé. J'ai davantage eu l'impression de lire une succession de
Lectures communesgags et de situations ubuesques qu'un roman sur une mondaine sentimentale affublée d'un garçonnet.

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec Manu.
D'autres avis sur ce livre : Theoma, Violette, Lounima, Patacaisse, Shopgirl, Keisha...

Et voici ma lettre d pour le Challenge ABC de Babelio. Et ma quatrième participation au Challenge La littérature fait son cinéma 2 de Will. Tante Mame a en effet été adapté au cinéma en 1958 par Morton DaCosta avec Rosalind Russell dans le rôle de l'extravagante femme.

                                          Challenge ABC Babelio

En voici la bande-annonce.

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11 mai 2011

Blacksad T.1 Quelque part entre les ombres, Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido

728_Blacksad1Blacksad  est une série policière en quatre tomes (le quatrième étant sorti fin 2010), qui met en scène des animaux antropomorphes.

New York, années 1950. L'enquêteur Blacksad, héros éponyme de la série, est appelé sur une scène de crime. La victime, une actrice de renom, est une de ses anciennes conquêtes. Pour Blacksad, ce meurtre ne doit pas être pris à la légère, et malgré les préconisations de ses supérieurs, la tentation d'enquêter est grande. blacksad_tome1_2b

Je n'aime pas beaucoup les livres mettant en scène des animaux antropomorphes, leur reprochant certainement une naïveté enfantine.
Ce n'est pas le cas ici. Heureusement que je suis passée outre cet aspect pour déguster ce premier tome qui est une véritable merveille ! Non seulement l'intrigue policière est très bien menée, mais elle est magistralement rendue par les dessins de Juanjo Guarnido. Les animaux possèdent des expressions faciales troublantes de réalisme.
Porté par des tons sépia et des couleurs pastel, Blacksad est un réel plaisir pour les yeux ! L'atmosphère sombre permet de recréer avec brio l'univers du roman noir. Les plans choisis possèdent un caractère cinématographique indéniable et offrent à ce premier tome un grand dynamisme.
Une très belle découverte que je conseille à tous. Même si vous n'aimez pas les BD, même si les animaux antropomorphes vous laissent de marbre, même si l'atmosphère des romans noirs ne vous intéresse pas. Essayez ce premier tome, nous verrons ensuite...

Et voici ma dixième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma deuxième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 19.5/20)
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03 avril 2011

Losers nés, Elvin Post

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Losers nés est le troisième roman du hollandais Elvin Post paru en France. Je ne connaissais absolument pas cet auteur, et je dois dire que j'ai vraiment envie de découvrir ses deux précédents romans...

Romeo Easley est jeune, noir et  pauvre. Entre une mère alcoolique, un frère qui travaille pour un dealer et une enfance dans un quartier pauvre de New-York, Romeo a du mal à se projeter dans l'avenir. Il fraye un temps avec Sean Withers, le caïd de la drogue pour lequel son frère travaille, avant de trouver un véritable emploi : il devient bouquiniste sur le trottoir de la 6e Avenue.
Lorsqu'une belle jeune femme lui sourit un matin en lui achetant un magazine, le coeur de Romeo faiblit. Mais il n'a pas le temps de reprendre ses esprits que Sean Withers vient l'aborder. Les ennuis commencent. Il fait chaud à New-York, très chaud, et tout ne se déroule pas comme prévu...

C'est très simple : j'ai lu ce roman policier en une journée (merci les transports parisiens !) Elvin Post nous entraîne dès la première page dans son univers aux relents de films de Tarantino. Si le sujet est grave et peut sembler morose, Elvin Post le transforme en thriller à la fois comique et dramatique.
On s'attache immédiatement au personnage de Romeo, au prénom singulier en regard de sa situation d'amoureux transi. Sa volonté d'échapper aux déterminismes sociaux n'a rien de dramatique mais représente une sorte de message d'espoir : la littérature contre la pauvreté et la drogue, quelle bonne idée !
Les autres personnages sont très bien campés, et portent en eux leur situation parfois difficile : la mère désespérée par son fils unique toxicomane et dealer, le flic qui a fait une grosse bévue et ne parvient pas à oublier, le caïd de la drogue obsédé par sa virilité et accro à une boisson sensée la décupler, le petit dealer fauché et naïf mené par le bout du nez par sa copine, etc. Tous sont comiques malgré leur situation.
Une très bonne lecture, un très bon roman policier dans lequel la mort est presque parodique et la vie ne tient qu'à un fil (comme dans Le livre sans nom). Une lecture que je recommande vivement !

Un grand merci à  logo2 et aux seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre du Jury Policier 2011.

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11 janvier 2011

84, Charring Cross Road, Helen Hanff

9782253155751FSVoilà un de mes cadeaux de Noël bien vite dévoré ! J'en avais beaucoup entendu parler, en écho notamment [au]Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et je voulais savoir ce qu'il en était.

A l'origine de ce recueil de lettres, une histoire vraie. Celle de la New-yorkaise Helen Hanff, auteure de scripts pour la télévision, un peu fauchée, qui contacte Frank Doel, libraire londonien spécialisé dans les livres rares, pour qu'il lui trouve des ouvrages introuvables aux États-Unis
. Nous sommes en 1949. Cette correspondance, à l'origine commerciale, durera pendant plus de vingt ans, et au fil des lettres, les deux passionnés de lecture se livrent peu à peu, en toute pudeur.

Magnifique lecture que ce recueil de lettres ! Si je devais le comparer au roman de Mary Ann Shaffer évoqué plus haut, je dirais que l'émotion particulière ressentie à la lecture de 84, Charring Cross Road est surtout due au fait que tous les faits relatés sont réels.
De l'incroyable correspondance qui naquit entre les deux personnages à l'extrême générosité d'Helen Hanff qui envoie, très rapidement, des colis de nourriture à la petite librairie londonienne pour aider le personnel à surmonter la période de restriction alimentaire due à la guerre, chaque ligne est une sorte d'écrin de souvenirs de cette époque.
J'ai été transportée par cette lecture, la dévorant d'une traite. J'ai souvent eu la larme à l'œil, j'avoue, mais quel bonheur ! Les lettres sont retranscrites telles qu'elles ont été rédigées par leurs auteurs, fautes comprises.
Helen Hanff se livre dans ce recueil et donne à voir sa personnalité à travers une série de lettres à l'humour décalé destinées à  émousser le flegme de son interlocuteur britannique.
La postface et les notes ajoutées à la fin du recueil permettent de lui donner une résonance particulière, une fois la dernière lettre lue.
Bref, vous aurez compris que je ne peux que vous conseiller cette lecture. Et que ceux qui ont trop de lectures en cours ou à venir ne m'argue pas que c'est impossible : vu la longueur de ce petit livre, personne ne peut y couper !

En fouinant sur ce livre et son contexte d'écriture, j'ai appris qu'une adaptation ciné en avait été faite en 1987
, dirigée par David Hugh Jones, avec Anthony Hopkins et Anne Bancroft dans les rôles-titres. En voici une bande-annonce (en V.O. car je n'ai pas pu mettre la main sur une sous-titrée en français...)


 

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02 janvier 2011

Bal de givre à New York, Fabrice Colin

bal_de_givre___new_yorkFabrice Colin est un écrivain français de romans, romans graphiques, BD et nouvelles né en 1972. Je n'avais jamais lu une de ses œuvres, avant Bal de Givre à New York.

Anna, une jeune adolescente de seize ans, ne se souvient plus de rien depuis qu'elle a été renversée par une voiture. De rares bribes de sa vie refont surface, mais tout reste flou autour d'elle. Surtout depuis sa rencontre avec Wynter, le jeune conducteur de la voiture. Envoûtée par ce dernier, elle le laisse la soustraire à son univers pour l'introniser dans le sien, luxueux et mystérieux. Mais la pauvre Anna est perdue : que sont devenus ses parents et quelle est cette étrange voix dans sa tête qui lui intime d'être prudente ?

Intriguant et captivant, voilà quels pourraient être les adjectifs pour définir ce roman. Dans un New York fantasmé mi-futuriste mi-art déco, la jeune héroïne avance à pas feutrés.  Les hauts buildings côtoient les coupoles de verre qui se déploient en cas de pluie et les voitures ultra rapides et automatiques.
La neige et le froid ambiants font écho au blizzard de la mémoire d'Anna, et le lecteur poursuit pas à pas cette intrigue très bien ficelée.
Difficile d'en parler sans en dire trop. Car tout réside dans ce brouillard ambiant dans lequel Fabrice Colin maintient son lecteur tout en distillant au fil des pages quelques  maigres indices.
Ne vous fiez pas à l'intrigue qui semble simpliste et mièvre peut-être, ni à la couverture de ce texte beaucoup plus profond qu'il n'y parait.
Un roman déroutant d'une lecture très agréable porté par la plume de Fabrice Colin, fluide et cinématographique à souhait. Un univers très bien esquissé et suffisamment détaillé pour que le lecteur s'immerge et un dénouement en tout point inattendu. Bref, une très bonne lecture !

Un grand merci à   pour l'envoi de ce roman et la découverte de cet auteur. 

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16 octobre 2010

Le plus bel âge, Joanna Smith Rakoff

9782258081345FSLe plus bel âge est le premier roman de l'américaine Joanna Smith Rakoff, publié en France en 2010 aux Presses de la cité.

Une bande d'amis depuis l'université évolue  à New York. Entre ces quatre filles et ces deux garçons - Lil, Sadie, Beth, Emily, Tal et Dave - les amitiés se nouent et se dénouent au fil du temps, au même rythme que leurs amours. Entre mariages et licenciements, amours non partagées et déceptions, ces six jeunes adultes grandissent ensemble...

Annoncé comme un roman d'apprentissage, Le plus bel âge se présente comme une peinture sociale d'une génération, entre promesses et désillusions.
Non sans rappeler Bret Easton Ellis et Jay Mcinerney, Joanna Smith Rakoff nous livre ici un roman dense à multiples facettes.
Porté par un rythme parfois très lent, il amorce des problématiques assez ethnocentrées qui ne tendent pas à une forme d'universalité, comme le laisse entendre la quatrième. Des tragédies personnelles aux doutes existentiels en passant par les amours compliquées de cette bande de jeunes adultes, ce roman oscille entre littérature sentimentale et réflexion plus profonde sur le monde d'aujourd'hui.
Si j'ai été portée par la première partie de ce récit, je dois avouer que je me suis ennuyée à la longue, ne parvenant ni à m'identifier aux personnages principaux ni à m'intéresser à leurs petits états d'âme.
Une lecture que je ne regrette absolument pas car elle m'intéressait de prime abord, mais qui ne me laisse pas un grand souvenir une fois la dernière page tournée...

Je tiens à remercier  logo2et les éditions presses_de_la_cit_ pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.


Le plus bel âge par Joanna Smith Rakoff

Le plus bel âge
Joanna Smith Rakoff

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05 septembre 2010

Le portrait de Madame Charbuque, Jeffrey Ford

33597747Je n'avais pas du tout prévu de découvrir ce roman, mais suite à une erreur dans un partenariat, il a atterri entre mes mains et je n'ai pas pu m'empêcher de me plonger dedans.

New York, fin XIXe. Piambo est un peintre à la mode que la haute société sollicite pour des portraits.
Lorsque une mystérieuse femme l'engage pour faire son portrait sans qu'il ne la vît, Piambo est intrigué et accepte. Débute alors une série d'entretien avec Madame Charbuque, cette mystérieuse commanditaire cachée derrière son paravent. Envoûté par cette femme manipulatrice, Piambo se trouve rapidement pris dans un jeu dangereux.

J'ai été moi aussi envoûtée par cette intrigue, dévorant ce livre en trois jours ! L'histoire de cette femme mystérieuse qui se dissimule derrière un paravent et que personne n'a le droit de voir m'a tout simplement fascinée.
La plume de Jeffrey Ford est fluide, la traduction de l'américain ne comporte pas de lourdeurs et le lecteur est très vite transporté dans cette intrigue.
Les similitudes avec Le portrait de Dorian Gray sont nombreuses, mais Jeffrey Ford a eu la bonne idée de désamorcer cette impression de déjà vu en évoquant le roman d'Oscar Wilde en l'évoquant dès la deuxième page de son roman.
Les personnage sont peu nombreux car l'auteur a décidé de centrer sa narration sur son héros et sa relation avec Madame Charbuque. C'est un procédé narratif très intelligent   car il permet au lecteur de se sentir tel un personnage dans ce simili huis-clos étouffant.
La tension monte au fil des pages et le danger devient de plus en plus prégnant, obligeant le lecteur à lire vite pour en savoir plus.
Une très bonne lecture en somme, malgré une fin peut-être un peu décevante...

Je tiens à remercier
livraddict et LDP pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat. 

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15 juillet 2010

Sous le charme de Lilian Dawes, Katherine Mosby

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Malgré mon départ en vacances imminent, je n'ai pas pu résister à la quatrième de ce roman (je sais, j'ai très peu de volonté lorsqu'il faut résister à des livres...) Mais en le fermant, je me dis que j'ai vraiment bien fait d'avoir été faible et d'avoir succombé...

Ce roman débute dans les années 1950. Gabriel, dix-sept ans, se fait exclure de son pensionnat pour avoir fumé en cachette. Envoyé chez son frère Spencer à Manhattan, le jeune garçon découvre à ses côtés la vie mondaine et littéraire new-yorkaise et ses codes. Et lorsqu'il croise la route de la frêle et belle Lilian, une jeune peintre, son cœur chavire.

Difficile de résumer ce roman sans vous donner l'impression qu'il est mièvre et commun... Car c'est tout le contraire ! Plonger dans ce roman c'est s'immerger dans le New-York des 50's et ses codes mondains. Grâce à son personnage principal, - Gabriel,  jeune ado naïf -, Katherine Mosby permet au lecteur de découvrir cet univers avec un filtre d'innocence. Qu'il est bon de voir évoluer ce personnage adolescent dans ce monde qui lui est inconnu et tenter d'en comprendre les règles !

L'intrigue est bien construite et évolue à un rythme lent qui semble en harmonie avec les journées du jeune Gabriel, qui voit parfois l'ennui l'envahir. Malgré une certaine prévisibilité sur un certain point, l'intrigue développée par Katherine Mosby est originale. Mais le point fort de ce roman c'est l'immersion dans cette époque et ce lieu mythique, le tout porté par une plume poétique et imagée à souhait.

"Les gens ne sont pas des noix qu'on ouvre d'un coup. Apprendre à connaître quelqu'un est un plaisir à savourer, comme du chocolat. On ne peut pas l'avaler tout rond, il faut le laisser fondre lentement afin que le palais en goûte chaque infime nuance." (p.265)

"Le passé a aussi peu de consistance que le futur : hypothétique et faussé, romancé par un millier de forces déformantes et filtré par le voile trompeur de l'émotion." (p.281)

"La vie ne devrait pas avoir d'autres limites que celles de l'imagination." (p.322)

Les personnages sont attachants. Certains sont caricaturaux (surtout dans les mondains que fréquente Gabriel) mais chacun apporte à ce roman une touche de fraîcheur. Lilian, femme enfant mystérieuse et ô combien hypnotique, m'a fait furieusement penser à un mélange de Marilyn Monroe et d'Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany's...

Si je vous dit qu'il s'agit encore une fois d'un coup de cœur - le dixième de l'année - vous me croyez ? coeur

Je remercie grandement livraddict et folio pour ce roman découvert dans le cadre d'un  partenariat.

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18 avril 2010

Les vestiges de l'aube, David S. Khara

lueurs01Reçu cette semaine, j'ai dévoré d'une traite Les Vestiges de l'aube, premier  roman de David S. Khara. Et je n'ai pas été déçue !

Barry Donovan, flic New Yorkais, est empêtré dans une enquête pour meurtre. Depuis les attentats du 11 septembre, sa vie est brisée et le désespoir le submerge.
Sa rencontre avec Werner Von Lowinsky, sur internet, redonne un sens à sa vie. Son interlocuteur est une oreille bienveillante et sa présence virtuelle est apaisante.
Mais ce que Barry ignore, c'est que Werner  n'est pas un homme comme les autres... Werner est un vampire. Un vampire vivant reclus dans le sous-sol de son ancienne propriété. Et sa rencontre avec Barry lui insuffle un regain de vitalité et d'humanité très grisant. Les deux hommes s'entraident au gré de leurs discussions régulières, et entre eux naît une amitié peu commune...

Autant vous le dire tout de suite, je me suis régalée avec ce roman ! Et pourtant, les vampires  dans la littérature et moi... Surtout en ce moment avec cette déferlante de bit-lit plus ou moins réussie... Bref, disons que je suis une lectrice exigeante avec ce thème !
Et avec ce thriller, j'ai été satisfaite au-delà de ce que j'espérais ! Le personnage de Werner, le vampire, est doté d'une humanité rare, de sentiments d'empathie et de compassion étonnants. L'intrigue, centrée sur les deux personnages principaux, avance à bon rythme, tout en laissant une grande place à la psychologie de Barry et Werner.
Ces deux personnages en souffrance trouvent un réconfort inattendu dans leur correspondance virtuelle quasi quotidienne. La lecture est fluide, les chapitres alternant la focalisation sur l'un ou l'autre (symbolisée par une police en italique ou non).
On est loin du mythe du vampire gothique, écumant les cimetières et saignant avec délectation de pauvres humains, victimes faciles et inoffensives. Werner est un vampire très humain, dont la vie a pris fin lors de la guerre de Sécession, et qui cherche, désormais, à reconquérir ses sentiments et un semblant de vie. Sa rencontre avec le personnage de Barry, brisé par la tragédie des Tours jumelles, va être le déclic dans son éternité d'inaction et d'attente.
Un excellent thriller qui modernise le mythe du vampire sans céder à la facilité. Un vampire qui se nourrit tous les cinq ans, raffole d'électro-ménager et navigue sur le web, quelle bonne idée !
Dernière interrogation, et non des moindres : à quand la suite Monsieur Khara ?? Je l'attends avec impatience !
Je remercie 47286893 et les Éditions Rivière Blanche pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat. Et je remercie David S. Khara de m'avoir dédicacé son livre !

"Je me nomme Werner Von Lowinsky. Mon père était prussien et ma mère française. Mélange ô combien explosif si l'on se replace dans le contexte historique de mes jeunes années. Je suis né en 1812 à New York. Je suis un vampire. Voilà. Croyez-moi ou pas, craignez-moi ou pas, peu importe. Les choses sont ainsi." (p.11)

"Bien loin des caricatures décrivant des goules putrides, je corresponds plus à l'image d'un dandy qu'à celle d'un cadavre décomposé." (p.11)

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