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26 avril 2016

No impact man, Colin Beavan

No impact man, Colin BeavanNo impact man est un témoignage tiré de l'expérience écologique un peu folle que le New Yorkais Colin Beavan a racontée durant un an sur son blog. Il est paru en France en 2010 chez Fleuve Noir en grand format et en 2011 chez 10/18.

2006. Le réchauffement climatique flotte comme une menace fantasmée par les scientifiques et l'opinion publique et les politiques font la sourde oreille. Mais Colin Beavan, qui vit en plein coeur de Manhattan, sent bien que quelque chose ne tourne pas rond lorsqu'il observe des étudiants en tee-shirt en décembre, avec 20° au thermomètre. Alors qu'il réfléchit à son comportement de consommateur et à ses incidences sur l'environnement, il décide d'agir. Et pas de n'importe quelle manière : durant un an, avec Michelle, sa femme et Isabella, leur fille d'un an et demi, Colin va essayer de vivre le plus écologiquement possible en essayant d'atteindre le zéro impact environnemental. Donc zéro empreinte carbone, zéro déchet, zéro pollution dans l'air, zéro toxine dans l'eau, zéro ressource pompée à la planète. En gros, réduire son empreinte écologique à zéro. Ce qui implique un plan annuel progressif qui débute par la question des déchets, puis celle des transports, des produits ménagers et cosmétiques, de la nourriture et enfin de l'électricité. Plus de plats préparés, de légumes sous vide, de bouteilles plastiques, de couches jetables, d'ascenseur, de métro, de réfrigérateur, jusqu'à l'électricité en général, Michelle, Isabelle et Colin vont progressivement abandonner tout ce qui semble aujourd'hui être synonyme de progrès, pour mieux s'interroger. Et force est de constater que les résultats sont diablement intéressants et inspirants. 

J'en vois déjà qui murmurent dans leur barbe que mon blog se transforme en mix entre romans feel good et documentaires écolo... Je vous avoue que ce n'est pas l'idée mais si les premiers me permettent en ce moment de me détendre et de m'évader, les seconds nourrissent une réflexion débutée depuis plusieurs années. Après Zéro déchet, ma super copine Hélène, engagée dans une démarche similaire à la mienne, m'a prêté ce livre et je dois dire que sa lecture a été des plus édifiante.

Jamais moralisateur, avec une humilité des plus déconcertantes, Colin Beavan se présente en citoyen lambda, conscient des enjeux planétaires et qui décide d'agir, ou tout du moins d'essayer. Sa réflexion permet d'aborder la dichotomie entre action collective et action individuelle et de se faire sa propre opinion. Récit de cette année de réflexion et de tâtonnements, ce livre suit les recherches de l'auteur, ses hésitations, ses doutes, les difficultés qu'il rencontre à mettre en oeuvre son projet (notamment familiales). Mais sans jamais baisser les bras, en contactant divers spécialistes, associations, politiques, Colin poursuit son projet de No Impact et l'adapte à son quotidien. Car se priver d'ascenseur quand on habite au neuvième étage d'un immeuble est déjà un énorme pas, comme celui d'aller au marché quand les repas sont habituellement achetés sous vides ou livrés par des traiteurs, ou encore décider d'être locavore quand on vit à Greenwich Village, en bas de la 5e Avenue. Colin et sa famille expérimentent beaucoup de choses, discutent, s'engueulent, parlementent, se réjouissent de certaines trouvailles, moins d'autres. Mais surtout ils se rendent compte à quel point une vie moins sédentaire leur convient mieux, que des plats frais préparés avec des aliments simples et sains leur donnent beaucoup plus d'énergie, qu'abandonner la télé leur permet de davantage profiter des liens sociaux, etc. Tous les trois semblent avoir trouvé une façon de vivre certes extrême durant un an, mais beaucoup plus saine, détendue, économique et bonne pour leur santé et Colin conclut son ouvrage en listant les habitudes qu'il a conservées après cette année expérimentale (la tasse réutilisable, le vélo, etc.), celles qu'il a adaptées et celles qu'il a abandonnées.

Colin Beavan, une sorte de héros sauveur de la planète, un surhomme en collant vert qui porte sa fille sur ses épaules pour descendre les neuf étages de leur immeuble, qui roule en tricycle en plein coeur de Manhattan, qui va au marché trois fois par semaine pour acheter des produits qui viennent d'un rayon de 400km maximum et cuisiner des repas sains et végétariens pour sa petite famille, qui s'occupe des couches lavables de sa fille (sa femme ayant décrété que comme c'était son projet, il en assumait les conséquences !), de la lessive à la main, monte à pied les douze étages de l'immeuble où il travaille, fait pousser de la menthe sur son balcon pour préparer des infusions qui remplacent le café, se trimballe avec un vieux pot de cornichons en guise de verre pour l'eau ou le thé, bref, Colin, une voix qui s'est élevée dès 2007 sur des problématiques qui nous concernent tous et qui a fait une drôle d'expérience que l'on devrait tous lire.

Pour ma part, vous vous en doutez si vous me connaissez un peu (et vue la longueur de cet article - du reste je vous félicite si vous l'avez lu en entier, le cas échéant je vous lance virtuellement des petits bouts d'épluchures de légumes, zéro déchet oblige !), ce livre m'a bien entendu ravie et donné envie de continuer ma réflexion sur le sujet. Depuis ma chronique sur Zéro Déchet et la liste des choses que j'avais entreprises pour la planète, j'ai continué à avancer : j'ai repris les serviettes en tissu plutôt que l'essuie-tout à la maison comme au boulot, j'ai acheté une gourde réutilisable (mon super Gobi que je vous présentais fièrement hier sur Instagram et que j'aime déjà d'amour !), j'ai vidé presque totalement mes boîtes mails boulot et perso et je recycle systématiquement tout carton et papier (chose que je ne faisais que partiellement jusqu'alors, alors que le verre cela fait bien longtemps). Il y a encore des choses à faire mais en trois mois, je me rends compte que j'ai quand même avancé. Prochaine étape : les cosmétiques ! Mes copines m'ont acheté le livre Slow Cosmétique le guide visuel pour mon anniversaire et je crois que je vais avoir peur de voir tout ce que je mets sur ma peau et mon corps... et que je rejette ensuite dans les eaux et qui pollue ! Et pour ceux qui en ont marre, je vous annonce qu'il y aura sous peu une autre chronique verte avec le livre super rigolo mais très intructif Famille (presque) zéro déchet que mes copines m'ont aussi offert pour mon anniversaire. J'en suis complètement fan et je sens que je vais encore vous en faire des tartines... 

 A la fin de son expérience, Colin Beavan a lancé un projet mondial No Impact au printemps 2009, conjointement à la sortie de son livre et qui permet de mutualiser des réflexions sur le sujet. N'hésitez pas à aller faire un saut sur le site (en anglais par contre !)

 

 Et parce qu'il a lancé un blog dès le début de son projet, Colin a bénéficié d'une large visibilité dans les médias pour relater son expérience et a été suivi par une équipe de cinéastes indépendants qui ont réalisé un film sur cette année hors du commun. Alors si vous voulez savoir comment Colin, Michelle et Isabella ont vécu cette année No impact, jetez un oeil à cette bande-annonce !

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Vos commentaires

  • Merci pour la gourde Gobi, je ne connaissais pas.

    Posté par Alex-Mot-à-Mots, 28 avril 2016 à 09:45 | | Répondre
    • Je t'en prie ! Avec Estellecalim on en parle sur Instagram et on est conquises !

      Posté par soukee, 28 avril 2016 à 14:35 | | Répondre
  • je crois que je pollue peu mais côté voiture, je ne suis pas un modèle (quand on vit dans un bled paumé, comment faire?) La Gobi me tente +++ !

    Posté par Violette, 30 avril 2016 à 17:37 | | Répondre
    • L'essentiel c'est de faire comme on peut selon son contexte ! Oh oui, le Gobi c'est top top top !

      Posté par soukee, 30 avril 2016 à 22:17 | | Répondre
  • Je suis moi-même très soucieuse de l'environnement, je pense donc que je vais le lire Bises !

    Posté par Myrtille lit, 01 mai 2016 à 18:04 | | Répondre
    • Super ! On en parlera ensemble si tu veux. (j'adore parler de ce sujet )

      Posté par soukee, 01 mai 2016 à 21:55 | | Répondre
  • Je pense que ma réflexion, si elle est entamée, elle est nettement moins avancée que la tienne... Je reste attachée aux cosmétiques et aux produits ménagers classiques, je trouve par exemple que le produit vaisselle bio ne dégraisse pas suffisamment par exemple mais je songe à deux changements, plutôt que d'utiliser du coton démaquillant je vais me mettre aux lingettes démaquillantes lavables, il faut que je trouve le bon démaquillant qui les accompagne, et on pense à mettre un lombricompost sur le balcon. En tout cas hier encore en allant à la benne à papier/carton/plastique je me faisais la réflexion que c'est fou tous les emballages qu'on jette chaque semaine!

    Posté par Tiphanie, 02 mai 2016 à 10:07 | | Répondre
    • Bon je pensais t'avoir répondu mais mon commentaire ne s'est pas publié... Du coup je te réponds quelques mois plus tard et ma réflexion a encore progressé. Pour le produit vaisselle, ma mère et ma soeur sont passées au cube de savon de Marseille et elles n'arrêtent pas de m'en faire l'éloge. Je termine mon liquide vaisselle bio et j'y passe sans hésiter ! Quant au démaquillant, c'est ma recherche encore. Je suis habituée à un gel surgras sans savon de pharmacie mais à la compo cracra quand même. Je veux peu de gestes, je veux garder le côté lavage à l'eau et pas de lingettes. Du coup je viens de commander le savon bluette de Pachamamaï et s'il ne démaquille pas assez, je vais le faire précéder par un démaquillage à l'huile de coco. J'attends de le recevoir pour tester tout ça.
      C'est vrai que cette réflexion prend du temps. J'en parle beaucoup sur IG mais c'est vrai que c'est long. Là j'ai terminé tous mes gels douches, mes après-shampoing et masques pour cheveux. Je fais des bains d'huile de ricin et de coco pour mes cheveux, et si je peine à les démêler, un peu de gel d'aloe vera et une goutte d'huile et c'est nickel ! Comme il me reste beaucoup de shampoings pas top, je me lave avec pour les terminer plus vite avant de me lancer dans la fabrication de mes savons saponifiés à froid. Je suis passée au dentifrice solide de chez Pachamamaï aussi et j'en suis contente. Il me reste encore un peu de crème pour le visage. Dès que je l'ai terminée, je passe à l'huile aussi. Idem pour la crème pour les mains. Je vais me fabriquer un baume pour les mains quand j'aurai terminé la mienne. Bref, en tout cas c'est un sujet super intéressant et qui demande réflexion mais j'adore ! Bon courage de ton côté. A très vite !

      Posté par soukee, 20 octobre 2016 à 11:55 | | Répondre
  • Il est grand temps de faire quelque chose pour la planète. Alors, bravo à toi pour ces premières initiatives qui seront suivies par d'autres !

    Posté par philippedester, 02 mai 2016 à 21:24 | | Répondre
  • Avec plaisir !! Je viens de le commander (d'occasion pour éviter le gaspillage en plus !!) j'espère que tu as fait une bonne reprise ! Bises

    Posté par Myrtille lit, 02 mai 2016 à 21:44 | | Répondre
    • Parfait !! Alors il me tarde de savoir ce que tu vas en penser !^^ Oui une bonne reprise, très courte (j'ai juste travaillé mardi et zou ! Weekend de 5 jours... ) Bizzz

      Posté par soukee, 06 mai 2016 à 09:45 | | Répondre
  • Coucou ! Je me permets de te donner le lien de ma chronique. Je parle de ce qui a changé dans ma vie depuis, peut-être qu'on pourra échanger des idées ?! Bises
    http://northanger.canalblog.com/archives/2016/11/06/34529387.html

    Posté par Myrtille lit, 06 novembre 2016 à 10:39 | | Répondre
    • Oh chouette merci ! Je vais le lire de ce pas et voir où tu en es ! Oui, je suis partante pour échanger à ce niveau-là, avec grand plaisir !

      Posté par soukee, 07 novembre 2016 à 14:57 | | Répondre
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