Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Bienvenue à Bouquinbourg
Publicité
19e
20 septembre 2014

La Carte du Temps, Felix J. Palma

La carte du tempsLa carte du temps est le premier roman de l'écrivain, chroniqueur et critique littéraire espagnol Felix J. Palma traduit en France. Annoncé comme le premier tome d'une trilogie, il est paru en 2008 en Espagne et en 2011 en France aux éditions Robert Laffont.

Londres, 1896. L'agence Murray promet à quiconque débourse une coquette somme de voyager en l'an 2000. Andrew Harrington y voit la solution désespérée pour tenter de sauver sa bien-aimée, ultime victime de Jack l'Eventreur huit ans plus tôt. De son côté, revenue de ce voyage dans le temps, la jeune Claire Haggerty est tombée sous le charme d'un héros du futur. Mais l'agence Murray est-elle vraiment sérieuse ? H.G. Wells, le célèbre écrivain, en doute.

Friande des voyages dans le temps (allez donc savoir pourquoi !?), je me suis glissée avec grand plaisir dans ce long roman de plus de 700 pages.
Sceptique, en bonne cartésienne que je suis, vis-à-vis de cette histoire de machine à explorer le temps, j'ai néanmoins dévoré le tout, fascinée par l'imagination un peu dingue de l'auteur et ses trouvailles toutes plus singulières les unes que les autres. Difficile de vous en dire plus sans vous révéler les ficelles de l'ensemble, mais disons que l'auteur maîtrise son sujet et a beaucoup réfléchi à la question du déplacement dans le temps...
En outre, son idée
d'intégrer H.G. Wells, l'auteur notamment de La machine à explorer le temps, à son intrigue est absolument géniale. Comme si Felix J. Palma souhaitait faire un clin d'oeil au chef d'oeuvre de la science-fiction et à son auteur. Mise en abyme excellente, la présence de H.G. Wells permet au roman de s'insérer dans sa lignée, tout en y faisant largement référence et en rendant hommage aux grands récits du genre et à certains auteurs comme Jules Verne.
Wells n'est pas le seul à bénéficier d'une apparition, puisque Bram Stoker et Henry James  font partie intégrante de l'intrigue. Mais je ne vous en dirai pas plus !
Enfin, la composition tripartite du roman - dont chaque partie peut se lire indépendamment malgré des interpénétrations mutuelles évidentes - permet à Felix J. Palma de tisser méticuleusement les liens de son idée folle de voyage dans le temps. C'est bien construit, ça tient la route et ses trois intrigues sont originales et très différentes, même si elles sont liées par cette mystérieuse agence de voyage en l'an 2000. 
Un bémol, cependant, dans la longueur de certains passages de la troisième partie qui tendent à casser le rythme pourtant dynamique de l'ensemble. Mais cela ne m'a pas empêchée d'aller au bout, ravie de cette lecture.
Entre fantasme et réalité, entre hommage à la littérature du genre et imagination débordante, le romancier espagnol nous livre ici un roman des plus réjouissants dont je ne peux que vous conseiller la lecture. Prêt pour une immersion dans le temps ?

L'avis de Folfaerie sur ce roman.

Publicité
7 septembre 2014

Quand j'étais Jane Eyre, Sheila Kohler

Quand j'étais Jane EyreQuand j'étais Jane Eyre est le neuvième roman de l'écrivaine Sheila Kohler paru en 2012 aux Éditions de la Table Ronde.

Manchester, 1846. Au chevet de son père qui  se remet doucement d'une opération des yeux, Charlotte Brontë écrit, dans la pénombre d'une chambre. Son nouveau roman, Jane Eyre, prend racine dans le terreau de sa vie. Le décès de sa mère, mais aussi la froideur de son père, en admiration devant son fils anéanti par l'alcool, la difficulté pour se faire éditer ou encore la passion qu'elle connut pour un de ses professeurs, Charlotte glisse dans son roman des éléments de sa vie et la transfigure pour mieux s'en venger. Sous sa plume naît un chef d'oeuvre. Et aux côtés de ses deux soeurs, Charlotte Brontë se laisse guider par l'acte d'écriture et transporter par les mots.

Depuis sa sortie en 2012, ce roman m'attirait, tant par son titre que par son sujet. Sheila Kohler nous livre ici une histoire tout à fait étonnante et d'une finesse exquise. Aux côtés des soeurs Brontë, dont il suit le quotidien dans les grandes lignes, le lecteur assiste à la naissance de trois chefs-d'oeuvre de la littérature anglaise : Jane Eyre, de Charlotte, Les Hauts de Hurlevent, d'Emily et Agnes Grey, d'Anne.
L'auteure, qui maîtrise parfaitement son sujet et la biographie des trois femmes, interroge l'acte d'écriture et s'immisce dans la tête de Charlotte Brontë pour mieux analyser ce qui pousse un individu à passer à l'écriture. La narration à la troisième personne, qui se focalise sur le personnage de Charlotte, offre une dynamique des plus intéressantes à l'ensemble.
De la rivalité des trois soeurs, l'auteure esquisse quelques lignes - notamment quand Charlotte est la seule à ne pas réussir à faire publier son roman - pour mieux s'intéresser aux fils entrelacés entre fiction et réalité, une réalité teintée de mélancolie et entachée de drames.
De la difficulté à publier un écrit pour une femme au 19e, en revanche, il est davantage question. Peut-être pour mieux définir les contours de ce contexte éditorial et mettre davantage en lumière les trois soeurs et leur ténacité respective.
Porté par une plume claire au style à la fois limpide et rythmé, Quand j'étais Jane Eyre est un roman peu commun, bel hommage à ces trois femmes de lettres que sont les soeurs Brontë. 

D'autres avis : Cathulu, Clara, FondantoChocolat, L'Or, Melisende, Miss Alfie, Stemilou, Theoma,...

Sheila Kohler présente son roman

 

10 février 2014

Meurtre au Ritz, Michèle Barrière

Meurtre au Ritz, Michèle BarrièreMeurtre au Ritz est le septième tome de la saga consacrée à la famille Savoisy écrit par l'historienne de l'alimentation Michèle Barrière. Ce roman est paru en juin 2013 au Livre de Poche.

Paris, 1898. César Ritz fignole les travaux du célèbre palace parisien qui portera son nom. A la tête de ses cuisines, le non moins célèbre Auguste Escoffier. Mais la réputation du lieu est menacée lorsque le cadavre d'une jeune femme est retrouvé dans une des chambres froides. Heureusement, Quentin Savoisy, journaliste gastronomique en herbe, s'attèle à cette enquête, aidé de Diane sa fiancée, fervente partisane des droits des femmes.

Avec ce nouveau roman, Michèle Barrière nous entraîne dans le tourbillon du Paris de la fin du XIXe siècle. Mêlant Histoire - l'affaire Dreyfus, l'ouverture du Ritz, les mouvements féministes naissants - et fiction, la romancière réussit une nouvelle fois une intrigue très bien ficelée qui laisse la part belle à la gastronomie.
Meurtre au Ritz nous permet de pousser la porte du célèbre palace et de découvrir l'effervescence liée à son ouverture. Les cuisines y tiennent bien entendu un rôle primordial, comme toujours, et le meurtre qui ouvre le roman semble lié à celles-ci. 
M
ais l'intrigue permet également une plongée appréciable dans l'époque dépeinte. Paris est un personnage à part entière, comme toujours dans les romans de Michèle Barrière qui aime à soigner ses lieux et à conserver une cohérence historique globale. Le lecteur se promène, en compagnie de Quentin, le héros, dans les ruelles parisiennes et découvre la ville telle qu'elle était en cette année 1898.
Lire un roman de Michèle Barrière c'est perdre la notion du temps, se glisser dans une époque pour mieux en comprendre les enjeux et découvrir, au détour d'une intrigue policière, l'histoire de la gastronomie et ses subtilités. Un régal...

Intrigué par les romans noirs gastronomiques ?
Découvrez  mon interview de Michèle Barrière
ainsi que mes précédents billets sur ses romans.

 

sang-hermine

 

23 avril 2013

La mort s'invite à Pemberley, P.D. James

P1060314La mort s'invite à Pemberley est le dernier roman de  la britannique Phyllis Dorothy James alias P.D. James, paru en 2011 en langue anglaise avant d'être traduit en français chez Fayard en 2012 .

P.D. James a fait le choix audacieux de faire un pastiche du célèbre Orgueil et Préjugés de Jane Austen. L'intrigue se situe après la fin du roman originel. Elizabeth Bennet a épousé M. Darcy. Ensemble, ils ont eu deux enfants. Leur bonheur semble total. Le roman s'ouvre à la veille du célèbre bal donné à Pemberley, la demeure familiale. Mais cette dernière est le théâtre d'un crime affreux commis en pleine nuit dans le parc.

La mort s'invite à Pemberley est le premier roman que je lis de la grande dame du roman policier. P.D. James, un grand nom à découvrir, c'est évident... Ou à redécouvrir, à défaut d'avoir apprécié ce livre ! Comme d'ordinaire, lorsqu'un rendez-vous avec une oeuvre est manqué, je ne vous fais pas languir.
La magie n'a pas opéré avec ce titre. Pas une seule seconde. Si j'ai apprécié l'oeuvre d'Austen, je n'ai absolument pas réussi à me glisser dans l'intrigue de P.D. James. Des lourdeurs la parsèment, dès les premières pages qui résument Orgueil et Préjugés, et ne quittent pas le roman. Les personnages sont grossièrement dépeints et leurs relations semblent artificielles.
L'intrigue policière, quant à elle, se met en place rapidement mais souffre d'une lenteur qui n'augure rien de bon. Les témoins se succèdent, les redites dans les dialogues aussi, puis le procès surgit sans qu'à aucun moment le lecteur n'ait le loisir de se poser en enquêteur. C'est à peine si le meurtre distille une once de piment à ce roman. Le dénouement apporte une touche de rebondissements mais bien trop tard pour que ce roman ne trouve grâce à mes yeux.
L'ironie et la critique sociale que j'avais tant appréciées chez Jane Austen ont disparu ici au profit de badinages. La condition féminine, sujet central des oeuvres d'Austen, subit dans ce roman d'importants anachronismes. Un pastiche n'est pas aisé et rares sont les auteurs qui ont su se glisser dans les pas d'un autre en se faisant oublier. P.D. James échoue ici, égrenant dans ses pages une touche contemporaine préjudiciable à l'ensemble.
Une rencontre ratée, vous l'aurez compris. Mais je ne m'avoue pas vaincue et découvrirai P.D. James avec d'autres oeuvres.

D'autres avis : Cynthia, PetiteFleurYuko, etc.

Ce roman me permet d'avancer dans deux de mes challenges :

c'est ma deuxième participation au Challenge British Mysteries de Lou et Hilde

et la lettre J de mon Challenge ABC organisé par Babelio.

British Mysteries   Challenge ABC Babelio

 

13 mars 2013

La Dame en blanc, Wilkie Collins

La dame en blanc, Wilkie CollinsLa Dame en blanc est, avec Pierre de Lune, l'une des oeuvres les plus connues du romancier britannique Wilkie Collins. Ce contemporain et ami de Dickens, s'il connut un certain succès lors de la parution de ses romans, resta néanmoins longtemps oublié des lecteurs francophones. Publié en 1860, La Dame en blanc est considéré aujourd'hui comme précurseur du roman policier.

Londres, époque victorienne. Walter Hartright, jeune professeur de dessin, est engagé pour enseigner cet art à deux jeunes filles, Marian et Laura, dans la belle demeure de Limmeridge House. Loin de Londres, dans cet endroit bucolique, le jeune homme tombe vite sous le charme de la blonde et frêle Laura. Mais il ne sait pas qu'elle est déjà fiancée pour honorer le dernier souhait de son père. Éperdu d'amour, Walter renonce à son bonheur et part en Amérique. Mais durant son absence, Laura, tout juste mariée, tombe entre les mains de son odieux mari, Sir Percival, et de son ami italien, le Comte Fosco.

Éblouissant par sa construction narrative, La Dame en blanc est un roman haletant à l'intrigue diablement inventive.
Wilkie Collins distille au fil des pages quelques indices de ce qui se trame sans jamais laisser au lecteur le soin de comprendre où il veut en venir. On comprend très vite que la délicate Laura et son mari ne s'entendent pas et que ce dernier en veut à son héritage, mais une fois que l'on a l'impression de déceler les dessous de l'intrigue, Wilkie Collins, tel un magicien, sort une à une les cartes de sa manche. Et autant vous le dire tout de suite : bien malin celui qui verra clair dans son jeu.
Son intrigue, labyrinthique au possible, est prise en charge à tour de rôle par plusieurs narrateurs. Le procédé - qu'il reprendra dans Pierre de Lune - permet une dynamique certaine au roman et place la question de la vérité au centre des préoccupations. Chaque personnage doit en effet, tel un document juridique accablant, raconter ce qu'il a vu des événements selon son point de vue. Cette quête de vérité permet au romancier de passer outre certains détails de l'intrigue - le personnage prenant alors en charge la narration explique leur inutilité quant à l'affaire pour laquelle il témoigne -, tout en introduisant insidieusement des paroles que le lecteur sait fausses, non par mensonge, mais par naïveté, voire duperie. C'est fort, très fort !
Trois époques se succèdent, et avec elles son lot de personnages qui a assisté à certains détails de cette histoire retorse.
Le dénouement apporte toute la clarté et révèle au lecteur impuissant une machination incroyablement efficace.

Magistral, comme chaque oeuvre de Collins que je découvre. La légende dit que son ami Dickens jalousait ses oeuvres. Et je comprends pou
Lectures communesrquoi ! Un auteur à connaître, et à faire connaître largement.

Une lecture commune pour laquelle je suis éhontément en retard (pensez donc : ce billet aurait dû paraître le 31 janvier...). Mon acolyte de toujours, CottageMyrtille a eu la gentillesse de m'attendre pour publier son billet. Un grand merci !

D'autres avis sur ce roman : Alex-Mot-à-MotsAntigone, Karine:), Lounima, Manu, Mazel, Miss Alfie, Sabbio, Stellade, Yoshi73, etc.

Une lecture qui me permet d'avancer dans quatre de mes challenges (je vous avais dit que j'étais raisonnable...) :

British Mysteries Challenge ABC Babelio Thursday Next

Publicité
10 février 2013

Le Cirque des Rêves, Erin Morgenstern

Le cirque des rêves, Erin MorgensternLe Cirque des Rêves est le premier livre de la romancière et artiste américaine Erin Morgenstern. Publié en 2011, ce roman est rapidement devenu un best-seller en Angleterre et aux États-Unis. En cours de traduction dans vingt-neuf pays, il est paru en octobre 2012 en France, aux éditions Flammarion.

Célia et Marco ne se connaissent pas, mais leurs vies sont liées, liées par une étrange compétition dont leurs mentors détiennent les règles. Les deux jeunes gens, illusionnistes de leur état, vont se rencontrer et s'affronter au Cirque des Rêves. Un cirque itinérant noir et blanc qui sera le théâtre de leurs enchantements... et de leur amour.

Vous avez dû remarquer que cela fait quelques temps que j'étais plongée dans ce roman (je ne vous cache plus mes lectures en cours avec ma rubrique "Je suis plongée dans..." dans la colonne de droite). Et s'il a pu sembler à certains que je m'endormais sur ce roman, il n'en est rien. Avec l'hiver, contrairement à d'autres blogueuses, mon rythme de lecture s'est mis en hibernation. Je ne peux pas vraiment vous dire pourquoi, mais juste que je lis drôlement moins vite qu'en temps normal...
Passons. Ce roman m'a littéralement enchantée, malgré le temps que j'ai mis à le lire. Erin Morgenstern a créé un univers onirique - ce fameux cirque - dans lequel je me suis plongée avec délice. J'ai aimé m'imaginer déambulant dans ses allées sinueuses et labyrinthiques, humer le parfum du feu et des différentes confiseries, découvrir ses différents chapiteaux et me laisser entraîner au gré de mon envie, découvrant les artistes fantastiques mais aussi les mises en scènes fabuleuses de chacune des tentes noires et blanches. J'ai aimé imaginer mon propre cirque à partir des descriptions qu'en fait l'auteure, descriptions soignées et poétiques à souhait.
L'intrigue repose sur l'idée d'un combat entre enchanteurs à travers leurs élèves. Rien d'original en soi mais ce roman possède un petit quelque chose qui fait la différence. Et ce petit quelque chose, c'est ce fameux cirque. 
Et si l'intrigue amoureuse est loin d'être une surprise, elle pimente le déroulé de la compétition. Je me suis perdue, parfois, dans la chronologie non linéaire de l'intrigue, pour mieux m'y retrouver ensuite. C'est confus, parfois brumeux, mais finalement cela ressemble à ce cirque vaporeux et fantasmagorique.
Onirique et envoûtant, Le Cirque des Rêves vous emportera dans son sillage, c'est certain. En tout cas, il ne m'a pas laissée insensible et les descriptions d'Erin Morgenstern me hanteront un certain temps. A quand une adaptation ciné ?
D'autres avis : Alice, Bouchon des Bois, Caroline, Stephie...

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors que hier il ne l'était pas. » (p.7)

Un grand merci à ma soeurette pour ce cadeau de Noël !

 

16 novembre 2012

La maison aux trésors : les petits secrets d'une maison d'autrefois, Jemima Pipe et Maria Taylor

La maison aux trésorsLa maison aux trésors est un album pop-up écrit par Jemima Pipe et illustré par Maria Taylor, paru chez Tourbillon en novembre 2012.

Londres, 1888. Au 51 avenue Orchard, dans une belle demeure, vit la famille Sullivan et ses domestiques. Entrez, entrez, curieux lecteur, dans cette maison toute rose, et venez découvrir comment vivait une famille aisée à la fin du XIXe siècle. Venez découvrir son quotidien, ses loisirs et ses habitudes. Glissez-vous par la porte, et entrez dans la maison des Sullivan !

Vous qui passez sur ce blog, égaré ou non, sachez que si vous cherchez un cadeau pour Noël (ne mentez pas, vous n'avez pas déjà tout acheté !), ce pourrait bien être cette petite merveille d'album !  
Voilà un livre intelligent et très bien fait. Non seulement il propose d'expliquer aux enfants la vie quotidienne d'une famille londonienne à la fin du XIXe siècle,  mais en plus la forme choisie est réellement ludique. Les différents volets à soulever dans chacune des pièces dévoilent de nouveaux objets et aiguisent l'attention du petit lecteur. Car la lecture de La maison aux trésors est loin d'être passive. Le lecteur doit observer chaque pièce et résoudre trois énigmes :

* découvrir ce qui fait un bruit étrange dans la maison
* retrouver l'objet égaré par Mme Sullivan
* désigner les deux objets anachroniques dans chaque pièce.

De la cuisine au grenier en passant par le salon, la salle de bain ou encore les chambres, la maison regorge de trésors et d'explications. On y apprend ainsi que certaines familles avaient un hérisson dans la cuisine pour les débarasser des insectes, que les cintres n'existaient pas ou encore que le savon servait aussi bien à se laver qu'à faire la lessive ! 
Pour ma part, et bien que je sois un tantinet plus âgée que le lectorat visé par cet album, j'ai pris un plaisir régressif à le découvrir, à soulever chacun des volets et à chercher les objets anachroniques tout en apprenant bien des choses sur la vie quotidienne de cette époque. Les dessins détaillés et les couleurs douces font de cet album une lecture apaisante et chaleureuse. Et puis, encore une fois, La vie mode d'emploi de Perec n'est pas loin ! 
Un album que j'aurais adoré découvrir vingt ans plus tôt (ça fait mal de dire ça... Les années passent, c'est indéniable !) J'aurais passé beaucoup de temps à dessiner ma maison aux trésors en m'inspirant des illustrations de celle-ci. A offrir donc, à des enfants dès 7-8 ans, pour les faire rêver un peu.

Un grand merci à Pauline et aux Editions siteon0_130x51 pour cette découverte.

L'avis de Jérôme sur cet album.

 P1050672

P1050677

9 octobre 2012

Mystère rue des Saints-Pères, Claude Izner

Mystère rue des Saints-PèreMystère rue des Saints-Pères est le premier tome d'une série ayant pour hérosbiographie  un libraire parisien à la fin du XIXe siècle, écrit à quatre main par deux soeurs, Laurence Lefèvre et Liliane Korb, sous le pseudonyme de Claude Izner.

Paris, 1889. L'Exposition Universelle bat son plein et la Tour Eiffel en est la vedette. Les spectateurs se bousculent pour la voir et Victor Legris est du nombre. Mais sa découverte de la Dame de fer est écourtée : une femme s'écroule à côté de lui. A son cou, une étrange piqûre. Le jeune libraire son plonge alors dans l'enquête.

Que voilà un titre sympathique ! Les deux romancières nous offrent une intéressante plongée dans le Paris de la fin du XIXe siècle, le tout porté par une intrigue riche en rebondissements. Paris est un personnage à part entière que les deux soeurs prennent à coeur de décrire historiquement de façon précise. C'est bien simple : au fil des pages, j'avais l'impression d'assister à cette célèbre Exposition Universelle. Les bruits, les odeurs, la foule, l'excitation qu'elle produit, tous ces éléments sont relatés avec précision et participent d'une ambiance très réaliste. Les évolutions techniques, industrielles, culturelles et sociales sont également mises en avant et offrent une coloration singulière à cette enquête parisienne.
Le personnage de Victor Legris, libraire-enquêteur, porte en lui l'héritage des grands détectives qui l'ont précédé. Le duo Sherlock Holmes-Watson n'est pas loin du duo qu'il forme avec Kenji Mori, son accolyte empruntant à Holmes sa part mystérieuse et son passé de voyageur. Le suspense grandit au fil des pages, tandis que l'étau se resserre progressivement autour des suspects. Une agréable lecture qui me donne envie de découvrir la suite des aventures de Victor !

Elles l'ont lu aussi : Estellecalim, Mélusine, Argali, Mrs Pepys, Samlor... 

   Et voici ma lettre i pour le Challenge ABC de Babelio et une 2e participation au Challenge Polar historique de Samlor

                                              Challenge ABC Babelio  Challenge Polar Historique


15 avril 2012

Wiggins et la nuit de l'éclipse, Béatrice Nicodème

Wiggins et la nuit de l'éclipseWiggins et la nuit de l'éclipse est un roman de Béatrice Nicodème paru en mars 2012 chez Gulf Stream Editeur. Passionnée d'histoires policières et particulièrement de Conan Doyle, Béatrice Nicodème a imaginé une série de romans mettant en scène Wiggins, le jeune garçon qui aide parfois Sherlock Holmes dans ses enquêtes. Ce roman est le huitième de la série débutée en 1992.

Angleterre, 1894. Wiggins ne s'est pas remis de la disparition de Sherlock Holmes dans les chutes de Reichenbach, trois ans plus tôt. Le jeune homme, désireux de suivre les traces de son idole disparu, est engagé dans un collège privé afin de protéger un des élèves. Son père, un célèbre juge londonien ayant reçu des lettres de menaces à l'encontre de son fils, craint pour la vie de celui-ci.
Pour le jeune homme, qui n'a pas eu la chance d'être scolarisé, l'école de Midhurst est une découverte. Et très vite, il se rend compte que derrière la vie codifiée et réglée de l'établissement se trament de drôles de choses...

Je ne connaissais Béatrice Nicodème que de nom et n'avais jamais lu un de ses livres. Ce roman jeunesse m'a attirée suite à la lecture de l'essai de Natacha Levet consacré à Sherlock Holmes dont je vous ai parlé il y a peu. Histoire de continuer dans ma lancée...
Et je n'ai absolument pas été déçue de cette découverte ! Béatrice Nicodème entraîne son lecteur dans une intrigue très bien ficelée qui rappelle avec finesse les enquêtes de Conan Doyle. Les rebondissements s'enchaînent au même rythme que les intrigues secondaires, le tout formant une harmonie très agréable à lire.
L'auteure soigne autant ses personnages que ses ambiances et nous offre avec Midhurst un bel exemple de public school à l'anglaise. Comme l'avait fait J.K. Rowling avec Poudlard dans Harry Potter, elle dresse ici la description d'un lieu aux codes stricts et aux traditions bien ancrées. Mais derrière la droiture et l'excellence, Béatrice Nicodème aborde, en parallèle de l'intrigue principale, la question très actuelle du harcèlement scolaire. L'idée est intéressante et offre une profondeur singulière à l'enquête que mène le jeune Wiggins.

Wiggins et la nuit de l'éclipse
est un roman à lire dès 9 ans pour se détendre en compagnie du digne héritier de Sherlock Holmes, mais également pour réfléchir à la question de la socialisation par l'école et de ses dérives.

Un grand merci à Vincent des Agents littéraires et à g pour la découverte de ce roman.

 

21 mars 2012

Ma première journée en Orient, Lafcadio Hearn

Ma première journée en OrientMa première journée en Orient, suivi de Kizuki le sanctuaire le plus ancien du Japon, sont deux textes extraits de Pèlerinages japonais, recueil de nouvelles de l'écrivain irlandais Lafcadio Hearn, naturalisé japonais en 1896.

Lorsqu'il débarque sur le sol japonais en 1890, Lafcadio Hearn suit le conseil d'un professeur d'anglais qu'il rencontre : « Ne manquez pas de noter vos premières impressions aussitôt que possible [...] Elles sont évanescentes, vous savez, elles ne vous reviendront jamais. »
Le voilà donc parti à la découverte de Yokohama dans un kuruma, un pousse-pousse. Et au hasard des rues et de ses découvertes, il nous fait partager ses impressions.
 

Cela faisait un certain temps que ce court livre dormait sur mes étagères, et j'ai profité d'une journée de transports parisiens pour le glisser dans mon sac et le découvrir. 
Véritable carnet de voyage - malgré sa brièveté -, ce texte nous offre une belle découverte du Japon de la fin du XIXe. L'auteur s'emerveille, s'étonne de ce qu'il voit, s'interroge parfois, et partage ses impressions avec ses lecteurs. Les idéogrammes, l'architecture, les us et coutumes, Lafcadio Hearn pose un oeil occidental sur ce qu'il découvre au fil de son trajet en kuruma. Sans jugement, il nous fait part de ses découvertes, à la lumière de ce qu'il connaît.
Un très beau voyage littéraire qui permet une évasion rapide dans un Japon passé. Une envie de faire de même, lors de mes prochains voyages : noter mes premières impressions pour en avoir une trace...

  Voici ma première participation aux 10 jours japonais chez Choco.

10-jours-japonais

Ma première participation, également, au Challenge Dragon
organisé par
Catherine.

 

 Et, enfin, ma dix-septième participation au Challenge 2 euros
organisé par
Cynthia

47287655

Publicité
<< < 1 2 3 4 > >>
Publicité