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05 septembre 2013

L'air d'été est rempli de promesses, Alexander McCall Smith

L'air d'été est rempli de promesses, Alexander McCall SmithL'air d'été est rempli de promesses est le neuvième tome de la série de l'écossais Alexander McCall Smith mettant en scène Isabel Dalhousie, directrice d'une publication philosophique et enquêtrice à ses heures perdues. Il paraîtra le 25 septembre en librairie aux Éditions des Deux Terres.

Isabel Dalhousie a la fâcheuse manie de se mêler des affaires des autres. Non par goût des mystères en tous genres mais plutôt parce qu'elle s'interroge sur la nature humaine et sa complexité. Pour cette quadra rentière rédactrice en chef d'une publication philosophique, fraîchement mariée et mère, la vie n'est que perpétuels questionnements. 
Mais alors qu'elle décide de se consacrer à sa famille et à sa revue, Duncan Munrowe, riche propriétaire foncier, fait appel à elle. Un tableau de sa collection privée a été dérobé. Isabel ne peut lui refuser son aide et doit mener de front cette nouvelle affaire et la précocité de Charlie, son fils.

Je fais décidément les choses à l'envers en ce moment : j'aurais aimé vous parler d'abord des premiers tomes de cette série, mais qu'importe !  
Mon incursion dans les romans d'Alexander McCall Smith a débuté il y a quelques mois avec le premier tome des Chroniques d'Edimbourg. Et si j'ai été séduite par le fourmillement de l'immeuble situé au 44 Scotland Street, je l'ai été d'autant plus par le personnage d'Isabel et ses aventures. 
Alexander McCall Smith a imaginé un personnage attachant et furieusement vraisemblable. Sa finesse d'esprit et sa capacité à analyser le monde qui l'entoure en font une héroïne à part au charme singulier. Loin des clichés du genre et de la dichotomie beauté/intelligence, le personnage d'Isabel est un condensé d'intelligence et d'humanité. Une femme que l'on aimerait croiser au détour d'une rue, le temps d'un échange.  
Dans ce nouvel opus, la philosophie tient toujours une part importante et c'est avec délectation que le lecteur suit le cheminement de l'héroïne et se laisse envahir par le doute. Car l'intérêt de cette série ne réside pas dans ses enquêtes mais dans la démarche intellectuelle de celle qui les résoud. En toute humilité, Isabel Dalhousie convoque les grands penseurs et confronte les théories pour essayer de cerner la nature humaine. Le manichéisme est absent mais le vice bien là et Isabel de démêler le vrai du faux. Et cette histoire de tableau volé pourrait faire voler en éclat des certitudes et un équilibre chèrement acquis. 
Je me refuse à vous parler davantage de la vie personnelle de l'héroïne, vous évitant ainsi certaines révélations, mais je conclurai en affirmant qu'Alexander McCall Smith a su offrir à Isabel Dalhousie une vie à la hauteur de ses aspirations. A mi-chemin entre un cadre conventionnel et une vie de bohème.  
Laissez-vous entraîner dans le sillage d'Isabel, vous perdre dans les ruelles d'Edimbourg et sentir palpiter cette ville aux abords si calmes. Laissez-vous envahir par cet esprit aiguisé qui saura faire émerger le doute en vous. Laissez-vous tenter, tout simplement.

Un grand merci à Loan et Carla et aux Éditions des Deux Terres pour ce roman. 
Voici ma deuxième participation au Challenge consacré à Alexander McCall Smith organisé par Emy.

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20 août 2013

Miss Marple au Club du Mardi, Agatha Christie vue par Martin Parr

Miss Marple au Club du MardiOn ne présente plus la Reine du crime, cela s'entend. Mais lorsque les Éditions du Masque demandent au photographe britannique Martin Parr d'illustrer la bibliothèque idéale de la grande dame, le résultat est pour le moins étonnant. Cinq des plus grands titres d'Agatha Christie sont ainsi sortis en mai 2013 illustrés, en couverture et en quatrième de couverture, par deux photos issues de la série Common Sense de l'artiste réputé pour son oeil critique sur la société britannique. Cinq petits bijoux grinçants qui rendent hommage aux oeuvres de la Reine du crime et cinq autres à venir en novembre.

Miss Marple au Club du mardi est un recueil de treize nouvelles mettant en scène le armachair detective éponyme imaginé par Agatha Christie. Tous les mardis soirs, Jane Marple et cinq de ses amis se penchent sur des affaires non résolues, des enquêtes insolubles et retorses qui ont laissé derrière elles un goût d'inachevé. Et les six protagonistes réunis, en alliant leurs modes de réflexion et d'analyse, vont réussir là où les plus brillants enquêteurs ont échoué.

J'adore Agatha Christie, vous le savez, et j'aime me plonger, à intervalles réguliers, dans un de ses romans. Si durant de longues années j'ai eu une nette préférence pour Hercule Poirot, l'agaçant et omniscient détective belge, j'ai découvert il y a quelques temps que le personnage de Miss Marple avait un caractère attachant et que ses enquêtes ne possédaient pas moins de piquant. 
Les treize enquêtes présentées ici mettent en scène le pire de l'être humain : mensonges, manipulations, usurpations d'identité, rien n'arrête les meurtriers dépeints ici pour parvenir à leurs desseins et c'est grâce à l'ingéniosité de Miss Marple et de ses convives que les masques tombent et que la vérité éclate. Les nouvelles se succèdent et avec elles l'envie, à chaque fois, de démasquer le coupable avant le célèbre Club du mardi.  
La Reine du crime fait mouche à chaque coup et rares sont les nouvelles dans lesquelles j'ai entraperçu une once de vérité. L'esprit retors des meurtriers l'est décidément trop pour l'intègre lectrice que je suis. Mais le plaisir est là. Et c'est l'essentiel. Et ma bibliothèque est ravie d'accueillir ce bel objet.

 

British Mysteries

Quid ? Le Challenge British Mysteries organisé par Lou et Hilde

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Voici ma troisième participation au Challenge British Mysteries organisé par Lou et Hilde.

Lou et Hilde

Un grand merci à Anne et aux  pour ce recueil de nouvelles.

                         

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06 juin 2013

Un crocodile sur un banc de sable, Elizabeth Peters

P1060748Un crocodile sur un banc de sable est un roman de l'écrivain américain Barbara Michaels, écrivant sous le pseudonyme d'Elizabeth Peters, paru en 1975. C'est le premier tome de la série consacrée aux grandes heures de l'égyptologie mettant en scène Amelia Peabody et qui compte aujourd'hui dix-huit tomes.

Héritière de la fortune de son père, l'anglaise Amelia Peabody décide de profiter de son temps pour voyager. Passionnée par l'antiquité, la jeune femme commence son périple par Rome, où elle rencontre la jeune Evelyn Barton-Forbes. Elle engage cette dernière comme dame de compagnie et s'envolent toutes deux pour l'Egypte. Sur place, elles rencontrent les frères Emerson qui mènent des fouilles archéologiques malgré leur peu de moyens. Lorsqu'une momie est découverte sur le chantier et disparaît le lendemain, les quatre anglais décident de mener l'enquête.

J'aime beaucoup l'époque des grandes découvertes archéologiques et j'avais envie de revivre l'effervescence qui s'est emparée de l'Angleterre au début du XXe siècle face aux vestiges égyptiens. Et pour moi, les vacances d'été sont souvent propices à la lecture de romans policiers historiques. Bon, je ne suis pas encore en vacances, mais l'été frappe à la porte ces derniers jours. Un crocodile sur una banc de sable, Elizabeth Peters
Avec Un crocodile sur un banc de sable, disons le tout de suite, Indiana Jones n'est pas loin. Ce roman, classé policier, a tout d'un roman d'aventure qui se déroule en Egypte. Amelia et ses trois comparses se lancent à la poursuite d'un pilleur de tombes, les péripéties de multiplient, les adversaires sont multiples et armés, la nuit est propice à tous les incidents, et l'étau se resserre progressivement.
L'intrigue policière n'est vraiment pas le plus important dans ce livre (j'ai découvert le dénouement à la moitié du roman tant la liste des suspects est maigre, c'est dire) ; mieux vaut l'ouvrir pour se plonger dans un décor suranné, aux côtés d'anglais passionnés par les vestiges. La romance qui éclôt offre une touche de sentimentalisme qui annonce la série à venir.

Mais force est de reconnaître que ce roman permet de se plonger dans cette période et d'en voir certains aspects. Grâce aux frères Emerson, le lecteur découvre ainsi les démarches administratives et les concurrences qui existaient à cette époque entre les grands archéologues. Se pose aussi la question de la légitimité de ces fouilles et du rapatriement des objets découverts dans les pays financeurs des opérations.
Un roman policier un peu léger donc, mais qui plaira à qui veut rêver de découvertes archéologiques, de soirées chaudes au milieu du désert, de tombeaux scellés depuis des milliers d'années... Bref, moi en somme. Et je vais continuer avec plaisir cette série !
D'autres avis : Claire, Neph, etc.

Et trois nouvelles avancées dans les challenges auxquels je participe :

  • 3/10 au Challenge Polar historique chez Samlor.
  • 2/10 pour le Challenge Voyage dans l'Egypte antique que j'organise (par ici les infos !)
  • Ma lettre P au Challenge ABC de Babelio.   

v h okl

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08 avril 2013

Le Secret d'Osiris, Nabil Mallat

Le Secret d'Osiris, Nabil MallatLe Secret d'Osiris est un roman de l'universitaire Nabil Mallat paru en mars 2013 aux éditions L'Archipel.

L'archéologue Maxime de Latour n'en revient pas : ses fouilles sur le plateau de Gizeh ont permis à son équipe de découvrir une chambre funéraire dédiée au dieu Osiris. Dans le sarcophage qui s'y trouve, un papyrus attise bien des convoitises.
Mais sitôt cette découverte faite, l'équipe d'archéologues en est écartée et se voit dans l'obligation de quitter l'Egypte. Et le papyrus disparaît ! Commence alors une course contre la montre pour découvrir qui l'a volé et dans quel but. Surtout que Maxime et son équipe ne sont pas seuls : ils sont talonnés par un criminel pilleur de tombeaux qui se cache sous le pseudonyme de Seth.

L'Egypte antique possède un incroyable pouvoir de fascination. C'est indéniable. En tout cas, je peine à résister à l'attrait que cette période exerce sur moi. J'ai donc plongé avec plaisir dans ce roman qui se propose d'aborder la question de Nabta Playa, un site archéologique situé à l'ouest d'Abou Simbel et considéré comme le berceau de la civilisation égyptienne.
L'auteur, par le biais d'une découverte archéologique sans précédent, nous permet de plonger dans la frénésie des recherches scientifiques et de lever le voile sur certaines découvertes archéologiques récentes.
Mais si l'intrigue est alléchante et les connaissances de l'auteur solides, le roman perd vite en consistance par sa brièveté. L'auteur est ambitieux et allèche son lecteur dès les premières pages, mais l'émulation s'essouffle au profit d'une intrigue qui avance au pas de course, au détriment d'informations solides. Le sujet mérite amplement un roman plus long, sinueux, abreuvant le lecteur avide d'informations sur Nabta Playa de descriptions et de réflexions sur le sujet.
Le Secret d'Osiris
pèche donc par ce rythme trop rapide et transforme un roman qui aurait pu être passionnant en course-poursuite trop rapide sur fond de découverte archéologique. C'est vraiment dommage car l'auteur maîtrise son sujet et le prouve à bien des égards. J'aurais aimé me plonger plus longtemps dans l'Egypte antique en compagnie de Nabil Mallat.

Je tiens néanmoins à remercier Julie et les éditions l'archipel pour ce roman.

Voici ma première participation au Challenge Voyage dans l'Egypte antique que j'organise.

 

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13 mars 2013

La Dame en blanc, Wilkie Collins

La dame en blanc, Wilkie CollinsLa Dame en blanc est, avec Pierre de Lune, l'une des oeuvres les plus connues du romancier britannique Wilkie Collins. Ce contemporain et ami de Dickens, s'il connut un certain succès lors de la parution de ses romans, resta néanmoins longtemps oublié des lecteurs francophones. Publié en 1860, La Dame en blanc est considéré aujourd'hui comme précurseur du roman policier.

Londres, époque victorienne. Walter Hartright, jeune professeur de dessin, est engagé pour enseigner cet art à deux jeunes filles, Marian et Laura, dans la belle demeure de Limmeridge House. Loin de Londres, dans cet endroit bucolique, le jeune homme tombe vite sous le charme de la blonde et frêle Laura. Mais il ne sait pas qu'elle est déjà fiancée pour honorer le dernier souhait de son père. Éperdu d'amour, Walter renonce à son bonheur et part en Amérique. Mais durant son absence, Laura, tout juste mariée, tombe entre les mains de son odieux mari, Sir Percival, et de son ami italien, le Comte Fosco.

Éblouissant par sa construction narrative, La Dame en blanc est un roman haletant à l'intrigue diablement inventive.
Wilkie Collins distille au fil des pages quelques indices de ce qui se trame sans jamais laisser au lecteur le soin de comprendre où il veut en venir. On comprend très vite que la délicate Laura et son mari ne s'entendent pas et que ce dernier en veut à son héritage, mais une fois que l'on a l'impression de déceler les dessous de l'intrigue, Wilkie Collins, tel un magicien, sort une à une les cartes de sa manche. Et autant vous le dire tout de suite : bien malin celui qui verra clair dans son jeu.
Son intrigue, labyrinthique au possible, est prise en charge à tour de rôle par plusieurs narrateurs. Le procédé - qu'il reprendra dans Pierre de Lune - permet une dynamique certaine au roman et place la question de la vérité au centre des préoccupations. Chaque personnage doit en effet, tel un document juridique accablant, raconter ce qu'il a vu des événements selon son point de vue. Cette quête de vérité permet au romancier de passer outre certains détails de l'intrigue - le personnage prenant alors en charge la narration explique leur inutilité quant à l'affaire pour laquelle il témoigne -, tout en introduisant insidieusement des paroles que le lecteur sait fausses, non par mensonge, mais par naïveté, voire duperie. C'est fort, très fort !
Trois époques se succèdent, et avec elles son lot de personnages qui a assisté à certains détails de cette histoire retorse.
Le dénouement apporte toute la clarté et révèle au lecteur impuissant une machination incroyablement efficace.

Magistral, comme chaque oeuvre de Collins que je découvre. La légende dit que son ami Dickens jalousait ses oeuvres. Et je comprends pou
Lectures communesrquoi ! Un auteur à connaître, et à faire connaître largement.

Une lecture commune pour laquelle je suis éhontément en retard (pensez donc : ce billet aurait dû paraître le 31 janvier...). Mon acolyte de toujours, CottageMyrtille a eu la gentillesse de m'attendre pour publier son billet. Un grand merci !

D'autres avis sur ce roman : Alex-Mot-à-MotsAntigone, Karine:), Lounima, Manu, Mazel, Miss Alfie, Sabbio, Stellade, Yoshi73, etc.

Une lecture qui me permet d'avancer dans quatre de mes challenges (je vous avais dit que j'étais raisonnable...) :

British Mysteries Challenge ABC Babelio Thursday Next

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10 janvier 2013

Sérum saison 1 épisode 1, Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

Sérum saison 1 épisode 1

Sérum est une série de romans écrite à quatre mains par Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza et éditée par J'ai Lu. Son originalité ? Être découpée, comme une série télévisée, en saisons et en épisodes. La saison 1 a débuté en mars 2012 avec ce premier volet. Le sixième et dernier épisode de la saison est paru en décembre 2012.

Une course-poursuite dans le Brooklyn Museum. Une femme fuit une mort certaine. Grièvement blessée par ses assaillants, elle survit miraculeusement à la balle qu'elle reçoit en pleine tête. La détective Lola Gallagher est chargée d'enquêter sur cette affaire. Mais Emily, la victime, ne parvient pas à se rappeler ce qu'elle fuyait, ni qui. 

Cela fait pas mal de temps que je vois passer sur les blogs des chroniques à propos de cette série. Je me suis laissé tenter par ce roman qui sort de mes lectures habituelles. 
Je ne regarde que très peu de séries (hormis Six Feet Under, comme vous l'avez compris il y a quelques jours), notamment car l'étirement en longueur, s'il est confortable, a tendance à me lasser. Il en est de même en littérature : rares sont les séries qui ont su retenir mon attention au point de lire tous les tomes.  
Je me suis donc lancée dans ce roman avec curiosité : allait-il jouer sur moi cette attraction que certains évoquent, m'obligeant à dévorer tous les tomes parus ? 
Alors oui, l'intrigue est haletante, bien ficelée, et avance à bon pas, les auteurs mêlant habilement passé et présent au fil des pages. Le rythme effréné et l'écriture cinématographique rendent la lecture assez palpitante, tout comme les flashcodes qui ponctuent chaque chapitre (même si le concept de lecture augmentée s'est déjà fait ailleurs, notamment dans Level 26...)
Oui, les personnages mis en scène - une mère célibataire, une femme sans passé, un psy aux expériences douteuses...- sont intéressants et semblent tout droit sortis d'une série américaine. Leur vie est à la fois dramatique et follement mystérieuse. Mais le tout reste quand même léger et assez caricatural.
Et oui, ce premier épisode est une lecture agréable, qui se lit d'une traite. Il joue le rôle d'un pilote (premier épisode d'une série, pour ceux qui l'ignorent) et pose les bases d'une intrigue qui s'inspire des films et séries actuels. On pense à 24h chrono, entre autres.  
Mais, si le temps passé à lire ces pages a été plaisant pour moi, je regrette que cette organisation en épisodes ne permette pas à ce premier tome d'être plus consistant. Tout se met en place, mais il faudra évidemment lire la suite pour en savoir davantage. Au final, une fois la dernière page tournée, on n'en sait guère plus sur l'intrigue qu'au début. Alors oui, je ne suis pas fan de séries et le choix était risqué, mais j'aurais aimé voir naître en moi l'envie irrépressible de savoir ce qui va arriver à la jeune Emily. Peut-être qu'un tome unique m'aurait davantage plu. Mais ce n'était pas le concept de cette série. 

D'autres avis sur ce roman : Argali, Brize, Cynthia, Géraldine, LilibaL'Irrégulière, Mina, Nahe, NephPhookaSofynet, etc.

 

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04 janvier 2013

Le Voleur de Maigret, Simenon

P1050859Le Voleur de Maigret est un roman de Georges Simenon paru sous forme de feuilletons en 1967 et mettant en scène le célèbre commissaire.

Alors qu'il est dans le bus, en train de fumer tranquillement sa pipe, Maigret se fait dérober son portefeuille par un jeune homme. Le lendemain, il lui est restitué par courrier. Quelques jours plus tard, le jeune voleur prend contact avec lui : sa femme vient d'être assassinée et il craint d'être accusé du meurtre.

J'avais rencontré Maigret en fac lorsque j'étudiais le roman policier, et je n'étais jamais revenue vers lui. J'étais donc curieuse de découvrir un nouveau roman le mettant en scène.
Quelle déception ! Le Voleur de Maigret est un court roman au rythme très lent, dans lequel il ne se passe quasiment rien. En général, cela ne me dérange pas. J'aime que l'intrigue se mette en place avec lenteur et se déroule doucement. Mais ce roman m'a réellement déroutée par sa simplicité.
Les personnage mis en scène sont parfois caricaturaux et le milieu décrit - le milieu artistique - est plus esquissé que réellement dépeint. C'est à Paris que tout se déroule. Cela pourrait être n'importe où et c'est bien dommage.
Quant au Commissaire Maigret, il observe, interroge brièvement les protagonistes et attend presque que l'enquête aboutisse sous ses yeux. Il assiste à cette enquête plus qu'il n'y participe réellement et tout semble se dérouler sans son concours. Sa méthode : aspirer la vie qui l'entoure comme une éponge et attendre que la vérité ne lui vienne.
Chaque enquêteur possède sa méthode personnelle pour imbriquer tous les éléments de l'enquête et parvenir à une solution, mais dans le cas de Maigret, et dans ce roman en particulier, cela frôle l'inaction... Point de révélation finale théâtrale à la Poirot ni de déduction discrète derrière un rideau à la Miss Marple. Non, Maigret dîne en compagnie des suspects, et lorsqu'il a parlé à tous, il attend que l'un craque.
Je n'ai rien contre l'écriture feuilletonnesque, bien au contraire : écrire sous une contrainte de temps permet parfois de créer de véritables pépites. Mais ce court roman de Maigret m'a laissé en bouche un goût d'inachevé, de précipité et de bâclé.
Je ne m'avoue pas vaincue : je lirai de nouveau des aventures de Maigret. Ce n'était peut-être qu'une mauvaise rencontre...

Je tiens néanmoins à remercier Hermine de Babelio et les Editions Omnibus pour l'envoi de ce roman sur mon Kindle lors d'un Masse Critique spécial édition numérique.

Et voici ma neuvième lecture sur mon Kindle et ma neuvième participation au Club des lecteurs numériques.

 Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

 

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09 octobre 2012

Mystère rue des Saints-Pères, Claude Izner

Mystère rue des Saints-PèreMystère rue des Saints-Pères est le premier tome d'une série ayant pour hérosbiographie  un libraire parisien à la fin du XIXe siècle, écrit à quatre main par deux soeurs, Laurence Lefèvre et Liliane Korb, sous le pseudonyme de Claude Izner.

Paris, 1889. L'Exposition Universelle bat son plein et la Tour Eiffel en est la vedette. Les spectateurs se bousculent pour la voir et Victor Legris est du nombre. Mais sa découverte de la Dame de fer est écourtée : une femme s'écroule à côté de lui. A son cou, une étrange piqûre. Le jeune libraire son plonge alors dans l'enquête.

Que voilà un titre sympathique ! Les deux romancières nous offrent une intéressante plongée dans le Paris de la fin du XIXe siècle, le tout porté par une intrigue riche en rebondissements. Paris est un personnage à part entière que les deux soeurs prennent à coeur de décrire historiquement de façon précise. C'est bien simple : au fil des pages, j'avais l'impression d'assister à cette célèbre Exposition Universelle. Les bruits, les odeurs, la foule, l'excitation qu'elle produit, tous ces éléments sont relatés avec précision et participent d'une ambiance très réaliste. Les évolutions techniques, industrielles, culturelles et sociales sont également mises en avant et offrent une coloration singulière à cette enquête parisienne.
Le personnage de Victor Legris, libraire-enquêteur, porte en lui l'héritage des grands détectives qui l'ont précédé. Le duo Sherlock Holmes-Watson n'est pas loin du duo qu'il forme avec Kenji Mori, son accolyte empruntant à Holmes sa part mystérieuse et son passé de voyageur. Le suspense grandit au fil des pages, tandis que l'étau se resserre progressivement autour des suspects. Une agréable lecture qui me donne envie de découvrir la suite des aventures de Victor !

Elles l'ont lu aussi : Estellecalim, Mélusine, Argali, Mrs Pepys, Samlor... 

   Et voici ma lettre i pour le Challenge ABC de Babelio et une 2e participation au Challenge Polar historique de Samlor

                                              Challenge ABC Babelio  Challenge Polar Historique


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01 juin 2012

Hermux Tantamoq T. 1 Le temps ne s'arrête pas pour les souris, Michael Hoeye

Hermux Tantamoq THermux Tantamoq est une série du romancier américain Michael Hoeye. Le premier tome, Le temps ne s'arrête pas pour les souris, est paru en 2002 chez Albin Michel. A ce jour, la série compte 4 tomes.

Hermux Tantamoq est horloger. Il mène une vie paisible entre son travail, son goût pour le fromage, les pauses café et sa coccinelle, Terfèle. Mais le jour où il apprend la disparition de Linda, une de ses clientes, Hermux revêt sa casquette de détective et se lance à la recherche de la belle aventurière. Mais pour une souris habituée à une vie paisible, une enquête n'est pas de tout repos et les ennuis pointent vite le bout de leur nez...

C'est Faelys qui m'avait tentée, il y a quelques temps, avec ce petit roman jeunesse. Elle évoquait, dans un billet ultérieur, l'hédonisme d'Hermux et sa drôle de manie de remercier la vie.
J'avais aimé cette idée, et m'étais procuré ce premier tome dans la foulée. Et je ne suis pas déçue. Les aventures d'Hermux ont un côté réconfortant et rassurant qu'il est bon de retrouver, parfois. Malgré une enquête mouvementée et de nombreuses péripéties, l'univers d'Hermux retrouve bien vite un équilibre et le calme est restauré. Oui, c'est un peu manichéen, mais c'est bien tourné et l'intrigue fonctionne, emmenant même son lecteur dans une direction assez étonnante...
Le héros, souris de son état, est attendrissant dans ses manies et son quotidien rythmé comme une horloge. Mais ce qui prévaut, c'est sa capacité à saisir chaque minute de bonheur dans son quotidien et s'en délecter. Une véritable ode à l'optimisme que ce roman !
Mon seul regret : ne pas avoir eu ce livre entre les mains plus jeune. Je me serais vraiment régalée... A conseiller donc aux plus jeunes !

Je ne résiste pas à l'envie de vous mettre, en guise de citation, les premiers remerciements à la vie que fait Hermux. Le concept ? Chaque soir, le héros note dans un carnet ce qui a embelli sa journée et remercie pour cela.

"Avant tout, merci pour l'amitié. Merci pour les boutons de manchette. Et pour les alouettes cantatrices costumées en noctuelles de carnaval. Merci pour les salles de théâtre obscures. Et même pour les souricières. Merci pour Terfèle. Pour les draps en coton, les oreillers moelleux et le jus de pomme. Merci pour le fromage." (p.96)

  Pour prolonger cette lecture et en savoir plus sur cet univers merveilleux,
rendez-vous sur
le site officiel d'Hermux.

Hermux

 

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28 avril 2012

Le sang de l'hermine, Michèle Barrière

Le sang de l'hermineLe sang de l'hermine est le septième et dernier roman de Michèle Barrière paru en novembre 2011 aux Éditions JC Lattès. Pour ceux qui me connaissent, vous savez à quel point j'apprécie les romans noirs gastronomiques de cette auteure. Et une fois n'est pas coutume, j'ai succombé à l'appel de cette parution et j'ai acheté ce roman en grand format...

1516. François 1er règne sur la France. Quentin du Mesnil, son maître d'hôtel et ami d'enfance, est chargé du projet Chambord : construire un château pouvant accueillir le roi et sa cour lors des chasses qu'il affectionne. Mais pour cela, le souverain désire un seul architecte : Léonard de Vinci. Le vieil homme, entouré d'ennemis et de jaloux, se terre en Italie. A Quentin d'aller à sa rencontre à ses risques et périls. Certains veulent la perte du célèbre Léonard...

Quel bonheur de me plonger à nouveau dans un roman noir gastronomique de Michèle Barrière ! Premier opus d'une nouvelle série qui se déroulera au 16e siècle, sous le règne de François 1er, Le sang de l'hermine s'inscrit dans la droite lignée de ses prédecesseurs et allie avec brio une intrigue très bien ficelée et une histoire de l'alimentation toujours très pointue.
Au 16e siècle, les couverts font leur apparition en Italie et l'assiette remplace la tranche de pain, ce qui fait grandement réfléchir le héros du roman, prêt à introduire ces nouveautés à la cour du Roi de France. Mais cette dernière sera-t-elle prête à renoncer à ses traditions et à adopter ces nouveaux ustensiles ?
Sanglier, lièvre, cygne, poulet au verjus, hypocras etc. font des banquets royaux de véritables mises en scènes que Quentin, en bon maître d'hôtel, organise. Les arts de la table et l'organisation de banquets sont de son ressort et il importe grandement à Quentin de mériter son amitié avec le Roi et d'impressionner les convives de ce dernier.
A ma grande surprise, le végétarisme est évoqué, avec Léonard de Vinci :
"Je ne supporte pas que mon corps soit une sépulture pour d'autres animaux, une auberge de morts." (p.115)  L'artiste italien est, en outre, l'objet de nombreuses descriptions sur ses inventions, certes, mais aussi sur ses analyses du monde qui l'entoure, ses réflexions et ses convictions. Passionnant !

J'ai à nouveau passé un excellent moment avec ce nouveau roman. Michèle Barrière surprend son lecteur en mêlant habilement Histoire et fiction, en l'abreuvant de détails singuliers sur l'époque, et le laisse sur sa faim avec la question de Chambord... Aucun suspense de mon côté : je serais au rendez-vous des prochaines aventures de Quentin du Mesnil !

Pour ceux qui ne connaissent pas Michèle Barrière, ou que de nom, plongez-vous dans un de ses romans : vous serez séduit sans aucun doute ! Et ce n'est pas le carnet de recettes d'époques, disponible à la fin de chaque livre et permettant de prolonger sa lecture par des recettes de cuisine évoquées dans le roman, qui vous dissuadera de cette plongée dans l'Histoire...

Si vous souhaitez en savoir plus sur Michèle Barrière, vous pouvez retrouver
l'interview que j'avais faite il y a deux ans, dans ce billet.

Ou tout simplement l'écouter parler son dernier roman ci-dessous.

(Source : La Griffe Noire)

 

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