Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

11 mai 2015

" Venise, Venise, qui pourra nous faire oublier Venise !"

J'emprunte à l'architecte Viollet-le-Duc ces quelques mots pour exprimer mon ressenti face à ma découverte de Venise. Me voilà de retour, rentrée de mes quelques jours d'échappée vénitienne. Et si la Sérénissime ne s'est pas montrée sous son ciel le plus radieux, elle nous a néanmoins permis de parcourir ses ruelles et ses canaux et nous perdre dans ce dédale magnifique. Une merveille architecturale qui a su me séduire au-delà de mes espérances. Je laisse place aux photos, bien plus convaincantes que mes mots.

Le Grand Canal

Le Grand Canal Palais au bord du Grand Canal

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L'arrivée par le Grand Canal reste un moment inoubliable. Voir la Sérénnisime s'offrir sous nos yeux ébahis. Ses palais les pieds dans l'eau, son fleuve calme qui se déroule comme une encre, son architecture hétérogène aux relents orientaux et l'ombre de la Basilique Santa Maria della Salute qui plane sur la ville... 

Le Palais des Doges 

L'escalier des Géants au Palais des Doges Une bouche de lions, pour dénoncer anonymement

Façade du Palais des Doges Les coursives du Palais des Doges

Le Pont des soupirs

La visite du Palais des Doges, à l'architecture bien singulière fondée sur le principe de masse inversée, suscite chez moi beaucoup d'émotion. Arpenter ce haut lieu des institutions vénitiennes depuis le 14e siècle, des salles du palais jusqu'aux prisons - pour lesquelles il faut franchir le célèbre Pont des Soupirs - reste un des grands moments de mon voyage.

La Fenice La Fenice

Et puis la Fenice, l'opéra mondialement connu, deux fois détruit par les flammes et reconstruit à l'identique. Du stuc et des dorures trop récentes qui me laissent finalement de marbre, là où je pensais être conquise.

L'Ile de la Giudecca

Canal vénitien Les Gondoles, qui font partie du paysage vénitien

 Vue de la fondation Peggy Guggenheim

Venise by night !

Max Ernst Le grand Hitch  Magritte, of course !

Arpenter les ruelles et les canaux, de jour comme de nuit, pour saisir ce qui fait l'essence de cette ville. Voir que tout ce qui constitue les clichés de cette ville est finalement beau, très beau. Profiter d'un jour un peu pluvieux pour visiter la Fondation Peggy Guggenheim. Rêver devant les oeuvres de cette collection privée.

  Vue du campanile

Vue du campanile

Monter en haut du Campanile et admirer la vue sur la lagune. Etre ébloui, encore une fois, par cette architecture et ces eaux turquoises.

 

 

 

 

 

 

L'île de Burano L'île de Burano

Le campanile sur l'île de Burano L'île de Burano

Le campanile sur l'île de Burano Vue de Venise en revenant de Burano

Terminer le voyage par l'Ile de Burano, au Nord de la lagune, réputée pour ses façades colorées. Se balader dans ce petit village de pêcheurs qui conserve une âme, malgré les hordes de touristes qui l'envahissent chaque jour.

Et parce que la gastronomie vénitienne est singulière et réputée, voilà un petit aperçu de ce que nous avons choisi de déguster lors de ce séjour...

Des cicchettis Une montagne de charcuterie !

Des cicchettis (équivalent des tapas espagnoles) et un plateau de charcuterie dantesque !

Le chocolat chaud à la menthe de chez Florian Des cannolis au chocolat

Un chocolat chaud à la menthe bu au Florian et des canolis au chocolat

 Pizza, vous avez dit pizza ? A la roquette, ma préférée !

Des pizzas, déclicieuses et nombreuses durant ce séjour !

Friture de poisson Spritz

Une friture de poissons et un Spritz, l'apéritif local

Moi, dos au Grand Canal !

***

Une ville singulière et qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu visiter auparavant. J'en ressors enchantée et charmée. Et c'est rare, mais sitôt rentrée, je n'ai eu qu'une envie : y retourner pour continuer à la découvrir !

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28 avril 2015

Chut... Je prolonge mon exil à Venise

Venise

C'est sous les cieux vénitiens que je pars demain,
dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne.
Découvrir la Sérénissime, sa place San Marco, me perdre dans ses calle et rêver de ses palais,
humer les alléchants étals des épiciers, flâner au bord de l'eau, arpenter le Palais des Doges...

A très vite, en photos et avec des conseils !

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16 avril 2014

Léonard & Salaï T.1, Benjamin Lacombe et Paul Echegoyen

Léonard & Salaï, Benjamin Lacombe et Paul EchegoyenLéonard & Salaï est un album réalisé à quatre mains paru en mars 2014 dans la collection Noctambule chez Soleil. Benjamin Lacombe en signe le scénario, les dessins des personnages et le storyboard, aidé dans cette tâche par Paul Echegoyen qui signe de son côté les décors de l'album.

De Léonard de Vinci, tout le monde connaît ses oeuvres picturales emblématiques, son génie architectural et ses créations ingéniériques. Mais derrière ce mythe se cache un homme au quotidien agité par les troubles de son pays, détesté par ses pairs, profondément humaniste et végétarien avant l'heure, intensément marqué par l'histoire d'amour qu'il vécut pendant trente ans avec celui qu'il surnomme Salaï, son petit diable.
C'est le quotidien de cet homme au génie inégalé que cet album propose de découvrir. Entre amour et création, menaces et succès, Léonard de Vinci sous un autre angle. 

Ouvrir cet album, c'est plonger tel l'oiseau de la première page dans l'Italie du 16e siècle et s'immerger dans l'atelier du grand artiste de la Renaissance. Dominée par des teintes sépia et violines inspirées des travaux de l'artiste tels qu'on les connaît aujourd'hui, chaque double page est un enchantement qui permet une immersion certaine dans cette époque. 
Dans l'intimité de Léonard et Salaï, le lecteur découvre le quotidien de l'artiste, ses doutes et ses réflexions, et c'est avec brio que les deux auteurs de l'album s'approprient la vie de ce génie pour mieux nous la retransmettre.
Benjamin Lacombe excelle dans la reproduction des tableaux du maître, tout en y incorporant son style, tandis que Paul Echegoyen offre au lecteur l'opportunité de laisser de côté le XXIe siècle pour se plonger à corps perdu dans l'Italie de la Renaissance. Quelle émotion, pour moi qui reviens tout juste de Florence, de découvrir cette dernière sous la main habile de Paul Echegoyen !
L'album alterne les épisodes romancés de la vie de Léonard et reproductions des oeuvres sur lesquelles il travaille.
Oeuvre à quatre mains, certes, presque à  six mains même, tant Léonard hante ces pages et le travail autour de son œuvre est impressionnant.
Ouvrez cet album, oubliez notre époque. Glissez-vous sans bruit aux côtés du maître pour mieux le voir évoluer. Sentez l'odeur des huiles qu'il utilise. Émerveillez-vous de son talent. Écoutez-le disserter. Laissez chacun de vos sens s'imprégner de ces moments rares à ses côtés. Et une fois la dernière page tournée, accordez-vous un temps pour mieux savourer cette lecture. Un petit bijou.
A noter : à la fin de l'album, une interview des deux auteurs permet d'en savoir davantage sur leur collaboration. S'y ajoutent des visuels des différentes étapes de réalisation du projet et des repères historiques.

 

Planche 1

 

Planche 3

Planche 4

Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions   pour cet album. Vivement le second tome de ce diptyque !

Voici ma 63e participation à la   organisée par Mango et ma 52e au Top BD des blogueurs de Yaneck.

Top BD

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24 mai 2013

Intrigue à Venise, Adrien Goetz

Intrigue à Venise, Adrien GoetzIntrigue à Venise est la troisième aventure de la jeune conservatrice de musée Pénélope, parue en mars 2012 chez Grasset avant de sortir en poche en février 2013.

Après Bayeux et Versailles, la jeune Pénélope part à Venise pour un colloque. Pensant visiter la Sérénissime à cette occasion, la jeune femme est vite entraînée dans une sombre histoire. Un membre de l'Académie française passionné par la ville est assassiné et bientôt, ce sont tous les écrivains français de Venise qui sont menacés. La raison de ces meurtres ? Un mystérieux tableau de Rembrandt inconnu de tous...

J'avais adoré Intrigue à l'anglaise, un peu moins Intrigue à Versailles. Verdict pour ce troisième tome ? J'ai retrouvé la fraîcheur du premier. Peut-être étais-je conquise d'avance car le lieu de l'intrigue me fascine ces derniers temps...
Le lecteur suit avec plaisir les pérégrinations de la jeune Pénélope et de son amoureux, Wandrille, journaliste de son état, dans les rues de Venise. Adrien Goetz, qui enseigne l'Histoire des Arts à la Sorbonne, réussit avec brio à glisser une foule de détails historiques dans son roman sans le rendre indigeste. Un bon point qui offre à ce livre une dimension intéressante et le singularise par rapport au genre.
Et si un Rembrandt que personne n'avait jamais vu dormait quelque part ? Voilà une idée intéressante !
Adrien Goetz a écrit ce roman alors qu'il séjournait dans la Cité des Doges. Et l'atmosphère qu'il parvient à recréer tout au long de son roman est enchanteresse. Un air de dolce vita plane tout au long des pages, malgré la gravité de l'intrigue, et la jeune héroïne découvre une ville au passé historique riche mais au présent inquiétant.

Et comme Intrigue à l'anglaise m'avait donné envie de découvrir Bayeux et sa célèbre tapisserie (ce que j'ai fait peu après), ce roman m'a donné encore plus envie d'aller arpenter les rues de la Sérénissime !

D'autres avis : Eimelle, Mrs Pepys, etc.

Venise

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05 octobre 2012

L'Hôtel hanté, Wilkie Collins

L'Hôtel hanté, Wilkie CollinsL'Hôtel hanté est un court roman de l'écrivain britannique Wilkie Collins paru en 1878. Après Pierre de Lune, L'Abîme et Seule contre la Loi, voilà une nouvelle découverte de cet auteur à l'origine du roman policier moderne.

Contre l'avis de ses proches, Lord Montbarry décide d'épouser la mystérieuse Comtesse Narona, femme sulfureuse au passé trouble. Les deux époux partent s'installer dans un ancien palais vénitien mais très vite Lord Montbarry tombe gravement malade et décède. Et lorsque le palais est transformé en hôtel et que la famille du défunt s'y rend, d'étranges phénomènes font leur apparition.

Wilkie Collins a le don, avec une intrigue qui commence de façon classique, de la transformer en un récit haletant qu'il est impossible de lâcher. Les éléments s'imbriquent de manière judicieuse et chaque détail sert l'intrigue et ses méandres.   
Les rebondissements sont nombreux et offrent à ce roman une richesse d'intrigue vraiment intéressante. Cet hôtel est-il hanté ? Lord Montbarry est-il vraiment décédé d'une simple bronchite ? Un élément fantastique va-t-il faire son apparition au fil des pages ? Le doute est semé et perdure tout au long de la lecture. Et c'est là le coup de maître de l'auteur ! Le lecteur s'interroge sans cesse sans vraiment savoir si le roman va sombrer dans le fantastique ou rester réaliste.
La galerie de personnages présentée est riche et offre un aperçu intéressant de la société victorienne et de ses codes.  
On frissonne au fil des pages, au côté de la mystérieuse Comtesse Narona et dans ce vieux palais vénitien... Un délice de lecture, comme à chaque découverte de Wilkie Collins !

Elles l'ont lu aussi : Stemilou, Vilvirt, Alex-Mot-à-Mots, Eiluned, Lou...Halloween 2012, Halloween, challenge de lecture

Deuxième participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou pour laquelle je fais appel à leur Agence de voyage Démoniaque. Destination ? Le Royaume Uni !

Et voici ma septième lecture sur mon Kindle et ma septième participation au Club des lecteurs numériques.

Pour découvrir le manuscrit, vous  trouverez le texte intégral ici en PDF, à lire sur votre écran d'ordi ou votre liseuse.

Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

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27 novembre 2011

Mort à la Fenice, Donna Leon

Mort à la FeniceMort à la Fenice, paru en 1992, est le premier livre de la romancière américaine Donna Leon. Voyageuse dans l'âme, Donna Leon, née en 1942, a tour à tour vécu en Chine, en Arabie Saoudite, en Iran, en Suisse, en Grande-Bretagne, avant de s'installer définitivement à Venise. Mort à la Fenice est le premier roman qui met en scène le commissaire Brunetti, personnage récurrent des romans policiers de Donna Leon.

Deuxième acte de La Traviata. Le public du théâtre La Fenice, à Venise, attend sans un murmure que le chef d'orchestre entre en scène. Mais celui-ci vient d'être retrouvé empoisonné dans sa loge ! Le commissaire Brunetti est dépêché sur les lieux. Un empoisonnement à l'arsenic, une veuve éplorée ainsi que des chanteurs taiseux, le commissaire est perplexe. Mais qui a bien pu tuer le plus grand chef d'orchestre contemporain ?

Par son format Point 2, ce livre m'a suivie dans les nombreux transports en commun que j'ai été obligée de prendre la semaine dernière. Je l'ai dévoré en 2 jours ! Et je dois dire que j'ai été séduite.
Séduite par Venise, tout d'abord, que Donna Leon érige en personnage de l'intrigue. La ville n'est pas seulement le théâtre d'un meurtre. Elle participe de l'ambiance et de l'atmosphère singulière de ce roman. Donna Leon prouve, par ses descriptions détaillées et les déambulations de son héros, que cette ville ne lui est pas étrangère et entraîne dans son sillage son lecteur.
Séduite également par l'intrigue développée. Je suis amatrice de ce type d'intrigue policière classique : un mort, des suspects, un enquêteur. L'originalité réside ici dans le décor de l'intrigue : un théâtre vénitien dans toute la splendeur du baroque et l'univers de la musique. Donna Leon parvient sans peine à représenter ce spectacle intemporel qu'est l'opéra et, sans abreuver son lecteur d'une foule de détails, l'intronise dans cet univers.
Séduite enfin par le dénouement auquel je ne m'attendais pas et qui est venu me cueillir en pleine réflexionchallenge-Des-notes-et-des-mots-4 quant aux suspects.
Vous l'aurez compris : j'ai passé un agréable moment à Venise en compagnie du commissaire Brunetti. Amateur de romans policiers au charme désuet, ce roman est pour vous !
L'avis d'Elea, qui a passé une moment de lecture agréable, mais sans plus.
Et voici une participation supplémentaire au Challenge Des notes et des mots d'Anne !

Je tiens à remercier libfly ainsi que pour ce roman reçu dans le cadre de
l'opération Un poche, Un(e) mordu(e), Une critique !

 

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