Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

01 juillet 2017

Une saison à la petite boulangerie, Jenny Colgan

Une-saison-a-la-petite-boulangerieUne saison à la petite boulangerie est un roman de l'écossaise Jenny Colgan paru en 2016 aux éditions Prisma. C'est la suite de La petite boulangerie du bout du monde.

Polly coule toujours des jours heureux à Mount Polbearne, en Cornouailles, avec Huckle, son amoureux et Neil, son macareux, dans le phare qu'ils ont acheté. Elle prépare chaque jour avec amour du pain dans sa petite boulangerie. Mais le jour où sa propriétaire décède et que le neveu de celle-ci reprend la direction de la boutique, tout s'effondre pour Polly. Ce dernier veut rogner sur les coûts de revient et proposer des produits de piètre qualité, sous vide. Polly est désemparée. A cela s'ajoutent des problèmes financiers et la perspective qu'Huckle retourne aux Etats-Unis pour subvenir à leurs besoins...

L'été dernier, j'avais passé un moment délicieux en Cornouailles, en compagnie de Polly et de son macareux, Neil. J'ai retrouvé avec grand plaisir tous les ingrédients qui ont fait le charme de ce premier tome. Le cadre enchanteur, tout d'abord, mais aussi l'aspect chaleureux et positif de ce petit coin de l'Angleterre battu par les vents.

Polly est encore une fois malmenée par la vie mais son personnage saisit chaque occasion de rebondir et de prendre l'adversité comme une façon de se dépasser. C'est positif, sans dégouliner de bons sentiments. L'intrigue se déroule tranquillement, suivant les effluves des pains croustillants préparés par l'héroïne. Une lecture doudou, sans hésiter, que j'ai adoré lire durant cette période un peu compliquée de fin d'année et que j'ai partagée avec Tiphanie.

Une nouvelle lecture pour le Challenge Feel Good et le Mois anglais de Lou et Cryssilda.

Encore une participation au Challenge Feel Good

Logo Challenge Feel good

Logo Challenge Feel good

  mois anglais 2014_4.jpg

Encore une participation au Challenge Feel Good

Logo Challenge Feel good

Encore une participation au Challenge Feel Good

Logo Challenge Feel good

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [6] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,


18 juin 2017

Watership Down, Richard Adams

Watership Down Richard AdamsWatership Down est un monument de la littérature anglaise écrit en 1972 par Richard Adams et écoulé à plus de 50 millions d'exemplaires à travers le monde. Sa réédition, en septembre 2016 par Monsieur Toussaint Louverture, a permis de remettre ce roman sur le devant de la scène.

Parce qu'un jour son jeune frère Fyveer lui prédit une grande catastrophe, Hazel décide de fuir sa garenne avec tous ceux qui le souhaitent pour trouver un ailleurs meilleur. Voici donc une bande de lapins séditieux, mus par un instinct de survie, lancés à l'aventure. Les dangers sont nombreux jusqu'à leur terre promise, celle que Fyveer a vue en rêve, mais le courage ne leur manque pas.

Incroyable épopée au rythme intense, Watership Down est un roman marquant à plus d'un titre. Tout d'abord parce que ses personnages sont des lapins, mais pas des lapins humanisés, non. De vrais lapins, qui ont un quotidien de lapins, entre grignotage de trèfles, terriers et prédateurs divers. Des lapins à quatre pattes, qui se battent avec leurs griffes et leurs dents, détestent nager et ne comprennent pas le monde des humains et leurs terrifiants objets. Richard Adams réussit l'exploit de donner à voir l'intériorité de ce monde animal avec un oeil des plus aiguisés.

Marquant également par le vocabulaire singulier que l'auteur imagine pour ses personnages. La langue des lapins est fleurie, à l'image des plantes qu'ils adorent : fu inlè désigne ainsi le lever de la lune, sfar le fait d'être pétrifié de peur,  farfal le repas, etc. L'univers des lapins est riche, tout comme les légendes qu'ils aiment à raconter le soir, lors des veillées, et qui mettent en scène Shraavilshâ, un héros légendaire. J'ai eu l'impression de redécouvrir Le Seigneur des anneaux, par cet aspect linguistique et culturel riche et cette mythologie (Krik, le dieu des lapins, est fréquemment évoqué).

Marquant, enfin, car très vite le lecteur oublie qu'il s'agit finalement de lapins. La portée universelle est là, dans le courage et les valeurs de ce groupe de lapins valeureux qui tentent coûte que coûte de survivre et de construire une nouvelle garenne. Les parallèles sont nombreux - et certains m'ont sans aucun doute échappé - et plus d'une fois, dans les scènes de combats où le courage ne manque pas aux petits lapins, j'ai oublié qu'il s'agissait d'animaux. Epopée remplie d'espoir et de poésie, Watership Down est une de ces lectures qui marque durablement. J'ai adoré trembler aux côtés d'Hazel et ses troupes, frémir à l'apparition de la moindre belette, espérer qu'ils atteignent leur terre promise. Bref, un régal, un délice. Un roman à découvrir d'urgence. Merci de ce chouette conseil S. ! Jérome aussi avait adoré.

Une nouvelle participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda !

mois anglais 2014_4.jpg

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [12] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

17 juin 2017

Les filles de Hallows Farm, Angela Huth

Les_filles_de_Hallows_FarmLes filles de Hallows Farm est un roman de la femme de lettres et journaliste britannique Angela Huth paru en 1995 et adapté au cinéma sous le titre Trois anglaises en campagne en 1998.

1941, dans une ferme reculée du Dorset. Pour soutenir l'effort de guerre, les femmes sont appelées dans les champs pour remplacer les hommes partis au combat. C'est ainsi que Prue, Stella et Agatha, trois étudiantes aux caractères opposés, se retrouvent chez les Lawrence. La rencontre avec la dureté de la vie agricole va rapidement souder les jeunes femmes mais bouleverser l'équilibre de la famille, et troubler notamment Joe, le fils réformé pour des raisons médicales. Dans cette campagne anglaise où la guerre ne semble pas avoir lieu, les journées sont rythmées par les travaux agricoles et très vite, Prue, Stella et Agatha se prêtent au jeu.

La rencontre avec ce roman est un hasard absolu puisque je pensais qu'il m'avait été conseillé par une amie il y a longtemps, je suis tombée sur lui en brocante par le plus pur hasard (alors que je suis plutôt dans l'optique de ne pas acheter de livres vu que je déménage) et quand, toute contente, j'ai annoncé à ladite amie que j'avais trouvé ce livre, elle m'a dit ne pas le connaître... Bref, face à cette situation ubuesque, j'ai décidé néanmoins de le lire durant le Mois anglais.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : j'ai adoré ce roman ! En ce moment, je lis assez souvent des livres évoquant la Seconde Guerre mondiale (je crois que mon voyage à Prague m'a bouleversée) mais je m'étais peu intéressée à cette question de volontariat des femmes, enjointes à supporter l'effort de guerre en remplaçant les hommes. Le cadre de l'intrigue - le Dorset - est absolument enchanteur et nous plonge dans une campagne anglaise séduisante à bien des égards. Les personnages sont traités avec finesse et évoluent avec les mois passés dans le monde rural. La romance point, évidemment, dans ce microcosme refermé sur lui-même, et le lecteur d'imaginer ce que nos aïeux ont pu endurer, entre longues séparations, décès, blessures de guerre. Un roman pas mièvre pour un sou, néanmoins, bien ficelé, avec des personnages forts et vraisemblables. Une très belle plongée dans la campagne anglaise que je ne peux que vous conseiller.

Une nouvelle lecture pour le Mois anglais de Lou et Cryssilda.

mois anglais 2014_4.jpg

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [18] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , ,

09 juin 2017

Harry Potter et la Coupe de feu, J.K. Rowling

Harry Potter et la Coupe de feu, JHarry Potter et la Coupe de feu est le quatrième tome des aventures du célèbre petit sorcier imaginé par J.K. Rowling et paru en 2000 chez Gallimard.

Invité à venir au Terrier chez les Weasley pour assister à la Coupe du Monde de Quidditch, Harry est soulagé de quitter les Dursley et de terminer l'été en compagnie de ses amis. Surtout depuis qu'il a rêvé de l'assassinat d'un moldu par Voldemort. Alors que la fête bat son plein à la Coupe du Monde, des Mangemorts terrorisent la foule en faisant apparaître la Marque des Ténèbres, signe de ralliement de Voldemort. Dès lors, le Ministère panique et la peur règne. Cela n'empêche pas le grand événement de l'année d'avoir lieu à Poudlard : le Tournoi des Trois Sorciers, qui oppose des élèves de trois grande écoles de sorcellerie. Mais lorsque le nom de Harry, pourtant trop jeune pour s'inscrire, apparaît dans la Coupe, ce dernier comprend que cette année sera bien singulière.

Je continue de vous abreuver régulièrement de mes relectures de la série. Ce quatrième tome est certainement celui que je préfère. Il est sombre mais pas trop, met en scène deux événements intéressants dans l'univers sorcier - la Coupe du monde de Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers -, aborde la question de l'esclavage et des libertés individuelles par le biais du Front de Libération des Elfes de Maison et voit les personnages entrer pas à pas dans l'adolescence. Théâtre des premiers émois amoureux, ce tome central dans la série est également celui de la résurrection de Voldemort, personnification du Mal. Ce sera le dernier tome un peu insouciant, le dernier dans lequel l'enfance et l'innoncence auront encore un peu leur place. Les trois tomes suivants, en voyant le retour de Voldemort, seront synonymes de peur, de noirceur, de résistance et de mort.

Une relecture un peu laborieuse dans le premier quart de l'intrigue - la partie avant d'arriver à Poudlard m'a semblé infinie - mais qui a su me séduire à nouveau une fois l'intrigue lancée et conclue par une scène finale parfaitement orchestrée.

 

Deuxième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda.

mois anglais 2014_4.jpg

Une chronique de soukee rangée dans Romans jeunesse - Vos commentaires [2] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , , , ,

05 juin 2017

Le dimanche des mères, Graham Swift

A17871Le dimanche des mères est le dernier roman de l'écrivain britannique Graham Swift paru en janvier 2017 chez Gallimard.

30 mars 1924, Angleterre. Alors que l'artistocratie offre traditionnellement une journée à ses domestiques afin que ceux-ci rendent visite à leur mère, Jane, jeune domestique orpheline, hésite sur son emploi du temps : va-t-elle lire ou se promener à vélo ? Mais le téléphone qui sonne coupe court à ses doutes : Paul Sheringham, jeune aristocrate dont elle est la maîtresse depuis de nombreuses années, lui demande de le rejoindre dans sa maison familiale vide. Jane court le retrouver, profitant de cette entrevue alors que le mariage de Paul avec une riche héritière doit se dérouler deux semaines plus tard.

Reçu en cadeau pour mon anniversaire (merci à celui qui se reconnaîtra !), j'ai dévoré ce roman le temps d'une après-midi ensoleillée dans mon jardin, me plongeant dans cette intrigue aux relents de Downton Abbey.

La Première Guerre mondiale terminée, l'Angleterre est à un tournant social et économique. La domesticité n'est plus ce qu'elle était, ni les relations entre maîtres et personnels. Le monde change, la guerre a laissé des stigmates, et c'est comme une fin de siècle que dépeint cette intrigue brève et rapide. Le lecteur suit cette journée du 30 mars aux côtés de Jane, racontée par une Jane plus âgée, devenue toute autre que domestique. Le temps semble figé, le vernis s'effrite, les vélos ont remplacé les chevaux et les frontières s'effacent. 

J'ai plongé dans cette intrigue comme en apnée, me demandant où Graham Swift allait m'emmener. Et je n'ai pas été déçue du voyage. J'ai adoré cette incursion dans cette Angleterre du début du 20e portée par une plume sensuelle et dense. Une belle lecture, sans aucun doute !

Première participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda.

Une pensée toute particulière aux londoniens en ces jours sombres...

mois anglais attentat.jpg

Une chronique de soukee rangée dans Littérature anglaise - Vos commentaires [12] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , ,

29 mai 2017

MA PAL pour le Mois Anglais saison 6

mois anglais 2014_4.jpg

La sixième saison du Mois anglais démarre le 1er juin,
organisé comme chaque année par Lou et Cryssilda.
Le mot d'ordre : fêter l'Angleterre sur nos blogs
(ça tombe bien, j'adore ce pays et j'y retourne cet été, découvrir Bath et Stonehenge <3)

Alors pour me mettre d'ores et déjà dans l'ambiance, je me suis préparé un thé glacé maison et j'ai passé en revue ma PAL pour le mois :

  • Watership Down de Richard Adams
  • Le Trésor de Tintern de Kate Sedley
  • Les filles de Hallows Farm d'Angela Huth (pour la LC du 17 juin)
  • Une saison à la petite boulangerie de Jenny Colgan (en LC le 30 juin avec Tiphanie pour le Challenge Feel Good)
  • Le dimanche des mères de Graham Swift
  • Harry Potter et l'Ordre du Phénix de J.K. Rowling (relecture)

Ma PAL pour le Mois Anglais saison 6

Bonnes lectures à tous  et bon challenge !

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [16] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , ,