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contes
2 janvier 2012

Linh et la Fleur du Bonheur, François Delecour et Sophie Adde

Linh et la fleur du bonheurLinh et la Fleur du Bonheur est un album paru en mars 2011 aux Éditions Le Buveur d'Encre.

La petite Linh aime, lorsqu'elle s'endort, que sa mère lui souffle au creux de son oreille une légende vietnamienne. L'histoire d'une fleur qui rend les gens heureux. Un jour, Linh s'endort et rêve qu'elle rencontre cette fleur.

Voici un album absolument majestueux. François Delecour nous entraîne, au gré de ses mots, dans un Vietnam onirique. La poésie éclôt, telle une fleur, dans la musicalité de sa plume, et le rêve de la petite Linh acquiert une dimension mythique. Nous voilà entraînés dans le rêve de la petite fille, un rêve fabuleux digne d'une imagination enfantine.
Pour accompagner cette légende, Sophie Adde, qui signe les illustrations de cet album, nous offre des paysages et des personnages splendides.
J'ai adoré cet album. Non seulement parce qu'il nous présente une légende d'un pays que j'aime tout particulièrement - le Vietnam - mais aussi parce que cette tradition orale est une ode au rêve et à l'enfance. Les dessins de Sophie Adde sont à couper le souffle. L'illustratrice, qui encolle des journaux ramenés de ses voyages dans ses dessins, possède un talent incroyable. Je suis sous le charme de ces couleurs chatoyantes et de ce condensé de poésie ! Mon premierCoup de coeur 2012 coup de coeur de l'année, sans aucune forme d'hésitation !

Pour en savoir plus, je vous conseille de lire l'interview de Sophie Adde, sur le blog de la maison d'édition.

Je vous laisse avec deux doubles pages pour avoir un aperçu de ce petit bijou d'album.

 

Je tiens à remercier chaleureusement Agents littéraires et les Éditions buveur pour la découverte de cet album magnifique.

Première participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

- See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/tag/Contes#sthash.NgW75Yo9.dpuf

Et voici ma douzième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

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12 décembre 2011

Petits contes à régler : les cas Rubis C., Gaël Bordet

Le cas Rubis CPetits contes à régler : les cas Rubis C. est un roman paru en février 2011 chez Bayard. Il fait partie des romans que j'ai à lire dans le cadre de mon travail. 

Le Cyclone, organisation secrète, recrute des adolescents afin d'enquêter sur des phénomènes étranges qui surgissent dans les mythes et contes de fées.
Pour sa première mission, Hector est envoyé dans la forêt de Fontainebleau où le Petit chaperon Rouge a été retrouvée inanimée.

L'originalité de ce roman réside dans son intrigue qui prend sa source dans les contes et les traditions orales populaires. Cendrillon, La Belle au bois dormant, le Marquis de Carabas et Barbe Bleue sont ainsi des personnages qui prennent vie sous la plume de Gaël Bordet.
Le mélange entre cet inconscient collectif et une modernité parfois futuriste permet aux personnages adolescents d'être en phase avec notre époque. L'auteur mêle habilement nouvelles technologies et pouvoirs magiques désuets, sur fond d'adolescence aux problématiques multiples. Confiance en soi, émois et personnalités qui s'esquissent font partie intégrante de la psychologie des personnages principaux. Les lecteurs adolescents s'identifieront facilement aux héros de ce roman..
Mais l'intrigue s'essouffle, malgré les multiples rebondissements, et perd son caractère original. J'ai eu l'impression que le rythme s'accélérait au détriment d'une cohérence générale. Les péripéties abondent, tout comme les décès de personnages et les trahisons, et l'intrigue perd en contenance.
En outre, la psychologie des personnages est trop lisse pour permettre aux questionnements des adolescentsLecture pro lecteurs de trouver des réponses ou des éclairages avec cette lecture. Tout est en accéléré, même l'intrigue amoureuse qui éclôt. Cette rapidité de traitement met en exergue une superficialité de fond fort dommage. Même l'univers merveilleux, entre contes et modernité, se perd dans les méandres de cette intrigue alambiquée.
En définitive, ce roman commence très bien et possède un potentiel qui s'effrite au fil des pages. C'est bien dommage ! Surtout que vue la longueur, bien des lecteurs risquent de se perdre dans cette histoire.

J'inscris cette lecture comme onzième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

11 décembre 2011

Raconte-moi ! 15 histoires de Noël

Raconte-moi 15 histoires de Noël est un album paru chez Gautier-Languerau en 2009 et qu'Herisson m'avait offert au Swap Enfants de Noël organisé par Emmyne en décembre dernier.

Cet album est en réalité un recueil de 15 petits albums, sur le thème de Noël. L'intérêt ? Découvrir quinze auteurs et illustrateurs au fil des pages et s'évader à travers leurs plumes et leur imagination.

Je suis retombée en enfance avec ce bel album que j'aurais adoré plus jeune. Un sommaire thématique (la neige, les jouets, en famille, etc.) permet de naviguer d'une histoire à l'autre et de créer une harmonie entre elles. Un très beau livre pour patienter avant Noël et faire rêver les plus petits, qui nous entraîne à travers le monde et ses coutumes.

J'aime beaucoup cette collection, déclinée pour le soir, pour devenir grand, pour rire, etc.
J'inscris cette lecture dans le
Challenge Le Noël de Ti Moun de Mia.

 Noël

Et pour ceux qui souhaiteraient acheter les albums de ce recueil de façon individuelle, les voici.

Quinze histoires de Noël

21 novembre 2011

Le treizième conte, Diane Setterfield

Le treizième conte, paru en 2006 chez Plon, est le premier roman de l'universitaire anglaise Diane Setterfield.

La vie de Margaret Lea se résume à son emploi dans la librairie familiale et son amour des livres et de la lecture. Peu sociable, la jeune femme préfère de loin la compagnie des livres à ceux de ses contemporains.
Quelle n'est pas sa surprise d'être contactée par Vida Winter, auteure de best-sellers. Celle-ci lui demande de rédiger sa biographie. Mais bien connue pour faire de sa vie un conte et d'inventer à chaque journaliste une version fantasque de son existence, la vieille dame n'inspire aucune confiance à Margaret. Cette dernière se rend néanmoins dans la vieille maison du Yorkshire où elle réside, à l'article de la mort. Commence alors une collaboration entre les deux femmes pour démêler le vrai du faux.

Le treizième conte est un roman étrange qui possède une grande force de séduction. Passé les premières pages, le lecteur est entraîné dans l'univers gothique de Diane Setterfield et ne peut cesser sa lecture. L'ambiance est lourde, pesante, au manoir de Vida Winter. Le calme règne dans la maison capitonnée et seules résonnent les paroles de la vieille femme. Dans ce huis-clos étrange, la vérité est mise en doute à chaque instant : et si Miss Winter mentait à Margaret ? Car cette vie distillée au compte-gouttes ressemble à s'y méprendre à un conte et semble faire écho à la vie de Margaret elle-même. De cette dernière, nous ne saurons que le minimum. Aucun ancrage temporel, c'est inutile, aucune précision sur sa vie en dehors de ses lectures. Margaret semble être un truchement pour permettre au conte à l'intérieur du conte d'éclore.
Tout converge vers le face-à-face entre les deux femmes, avec la mort qui rôde dans un silence étouffant. Les deux intrigues se mêlent progressivement, les frontières s'abolissent et le lecteur est happé par cette intrigue qui n'est pas sans rappeler Jane Eyre (roman auquel il est fréquemment fait référence).
Je suis tombée dans le piège moi aussi. Je n'avais qu'une hâte : que Vida Winter raconte sa vie aux multiples rebondissements. Son enfance au manoir d'Angerfield. Et Diane Setterfield l'a bien compris : qu'importe Margaret et sa vie en dehors de ce travail de biographe, l'intrigue se déroule presque exclusivement dans la maison de la vieille dame et dans ses souvenirs. Et c'est là l'essentiel.

coup de coeur 2011Un roman incroyablement bien construit, d'une originalité rare. Une ode aux livres et aux personnages avec de nombreuses mises en abîme. Une lecture qui m'a envoûtée, hypnotisée.  Un régal... Un coup de coeur, c'est certain !

Repéré chez Lalou et L'or des chambres mais elles l'ont lu aussi et l'ont adoré : Alex-mot-à-motsBladelor, Catherine, Choupynette, Esmeraldae, FondantOchocolat, George, Mango...

18 novembre 2011

La source aux étoiles, Marie-José Segura

La source aux étoilesLa source aux étoiles est le second roman de Marie-José Segura, paru en juin aux Éditions Mic-Mac. Souvenez-vous, je vous avais parlé il y a quelques temps du Monde des Songes, premier opus des aventures des lutins de Marie-José Segura...

Le lutin Odin raconte à ses petits-enfants un pan de sa vie. Tout débute le jour où Cantalérus, le père d'Armia, son épouse, est enlevé par un étrange botaniste inventeur de lunettes spéciales permettant de voir les elfes. Armée de courage, la jeune Armia est prête à toute pour sauver son père des griffes des humains et part à l'aventure ! Mais elle n'est pas au bout de ses surprises...

Après Le Monde des Songes, ce nouvel opus de Marie-José Segura nous entraîne à nouveau dans un univers onirique à souhait. Les chapitres se succèdent rapidement et l'intrigue progresse à grands pas.
J'ai suivi avec plaisir les pérégrinations d'Armia et de ses acolytes. Les rebondissements sont nombreux et les périls bien grands pour les petites créatures. Mais l'entraide et l'amitié permettent aux personnages de surmonter les plus grandes difficultés.
La source aux étoiles
est un roman parfait pour les jeunes lecteurs en quête de merveilleux et dont l'imaginaire ne demande qu'à être stimulé. Même si certains personnages sont identiques au Monde des Songes, ces deux romans peuvent se lire indépendemment sans aucun problème de compréhension. L'auteure accorde en effet un grand soin à la description de l'univers féerique qu'elle a imaginé pour permettre aux plus jeunes une représentation très détaillée de ce dernier.

Pour terminer, bravo pour le visuel de la couverture, parfait pour illustrer les aventures des elfes et des lutins intrépides !
Je tiens à remercier Marie-José Segura pour ce roman et les Éditions Mic-Mac pour l'exemplaire que j'ai reçu.

Si vous souhaitez en savoir plus sur ce roman et prolonger votre lecture,
allez jeter un oeil
au blog qui lui est consacré.

La source aux étoiles

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25 août 2011

L'invité, Roald Dahl

D'origine norvégienne, l'écrivain Roald Dahl est né en 1916 au pays de Galles. Mondialement connu pour ses oeuvres de littérature de jeunesse aussi loufoques qu'oniriques - entre autres Charlie et la chocolaterie, Le Bon Gros Géant, Matilda -, il n'en demeure pas moins l'auteur de nombreuses nouvelles, de scénarios ainsi que de deux textes autobiographiques, Moi, boy et Escadrille 80. L'invité est une nouvelle parue en 1976 dans le recueil La grande entourloupe.

L'intrigue débute par une mise en abyme mystérieuse : le narrateur, dont on ignore tout, reçoit un matin un énorme colis contenant l'autobiographie que son oncle Oswald lui lègue. Vingt-huit volumes en cuir reliés. Désireux de connaître la vie tumultueuse de ce parent éloigné, il dévore l'intégralité de ces livres avant de se demander si une éventuelle publication d'un extrait ne serait pas bénéfique. Mais l'oncle Oswald a eu une vie des plus riches en plaisirs, notamment de la chaire. Le narrateur décide donc de ne publier qu'un épisode : celui dans lequel son oncle, fuyant le Caire où il a séduit la maîtresse d'un personnage haut placé, se trouve en panne en plein désert du Sinaï et est hébergé chez un homme étrange. Sa demeure ? Un château magnifique au milieu du désert. Sa raison ? Garder jalousement sa fille en âge d'être mariée. Pour le séducteur Oswald, l'affaire est trop tentante pour ne pas y succomber...

L'invité est une de ces nouvelles, très courte - 95 pages -, qui peut se targuer d'emmener son lecteur dans un univers riche et haut en couleurs. Roal Dahl nous entraîne ici dans les confins d'un Orient aux senteurs des Mille et Une Nuits. Impossible de ne pas penser à ce texte lors de cette lecture.
La forme du récit, tout d'abord, n'est pas sans rappeler les contes fruits de l'imagination de Shéhérazade chaque fois que le jour se couche. Les péripéties sont nombreuses, malgré la brièveté du texte, et le dénouement non moins moralisateur. Imaginer un personnage séducteur comme Oswald Hendryks Cornelius qui sème le trouble dans les ménages ne peut se solder par une victoire de ce dernier...
Le cadre, ensuite, le désert du Sinaï, participe de cet exotisme enchanteur qui embrasse les fantasmes occidentaux sans jamais y sombrer. La focalisation interne au personnage d'Oswald permet d'agrémenter ce voyage d'une fantaisie et d'un comique rare grâce à ses remarques et ses observations. Roald Dahl réussit avec brio à nous conduire exactement là où il l'entend avec le brin d'excentrisme qu'il souhaite.
Si le héros semble être l'archétype du séducteur invétéré, Roal Dahl déroute son lecteur en parant celui-ci d'un physique banal qui lui permet de se dissimuler des hommes pour mieux séduire par son verbe leurs épouses. Ses bizarreries et autres loufoqueries cassent également cette image ridicule d'homme à femmes. Oswald est ainsi hypocondriaque (la scène de la panne à la station service possède un sens comique incroyable), collectionne les scorpions et les araignées pour mieux séduire ces dames, chante de l'Opéra quand il conduit et possède une collection de cannes incroyable.48925717_p

Avec L'invité, Roald Dahl signe une nouvelle audacieuse, au rythme rapide et à la fantaisie rare. Une petite pépite qui offre une dimension nouvelle aux textes de littérature de jeunesse signés par le grand homme. Je l'inscris bien entendu dans le Challenge 2 euros organisé par Cynthia.

21 mars 2011

Le Monde des Songes, Marie-José Segura

mondedessongesCela fait quelques temps déjà que j'avais emprunté ce livre et que je devais le lire. C'est (enfin) chose faite !

Au pays merveilleux des lutins, la fête bat son plein. Odin, Pilgrin et  Ysaline célèbrent en effet leur treizième anniversaire. Mais la fête se gâte lorsque des geais noirs viennent menacer la petite communauté. Les trois jeunes lutins se retrouvent séparés de leur peuple et doivent survivre seuls dans un univers hostile. La terrible fée Agapande, ennemie jurée des lutins, retient prisonniers tout le village. Seuls les trois petits lutins peuvent les sauver !

Onirique à souhait, Le Monde des Songes m'a replongée dans les contes de mon enfance. L'univers merveilleux imaginé par Marie-José Ségura nous emporte dans une féerie très appréciable grâce à une intrigue bien ficelée, pleine de rebondissements.
Les aventures de ces lutins téméraires charmeront les plus jeunes (et les autres) et susciteront leur imaginaire grâce à des personnages aussi attachants qu'originaux. Leurs capacités magiques ou les attributs dont les a dotés l'auteure font des personnages de ce roman des créatures féeriques à souhait. Une lecture qui a su me charmer et me faire voyager dans un univers à la fois magique et rassurant. Enfin, la couverture réalisée par Xavier Collette illustre à merveille ce très beau conte.

Pour en savoir plus sur ce Monde des Songes,
faites un tour sur le blog dédié au roman
sur lequel vous pourrez découvrir le premier chapitre...

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7 mars 2011

Cendrillon, Alexandra Huard (d'après Charles Perrault)

id_5960cendrillon1J'aime beaucoup découvrir des albums de contes classiques. Qu'ils soient fidèles au texte originel ou s'en détournent, ce sont des lectures qui me ravissent à chaque fois.
La collection Tam Tam du Monde des Editions Tourbillon est parfaite pour ça puisqu'elle propose un catalogue d
e contes du monde entier, dans un petit format carré à couverture cartonnée.
Le Petit Poucet côtoie ainsi Kerwan et le dragon de l’océan ou encore Le dernier noël des trolls.

Pour ma part, j'ai été ravie de découvrir Cendrillon illustré par Alexandra Huard, une jeune illustratrice originaire d'Annecy primée pour son projet d'illustration à la carte à gratter au festvial d'illustration de Bologne en 2010.c_illustration2w

Ses illustrations aux tonalités sombres ont su moderniser ce conte de Perrault tout en se détachant sensiblement des illustrations courantes qu'il a occasionnées. J'ai été séduite par la précision de son trait tant dans son traitement des personnages que dans ses décors. Un album que j'ai adoré découvrir...

Je tiens à remercier une nouvelle fois Inès Adam et les Éditions siteon0_130x51, spécialisées en littérature de jeunesse, pour cette belle découverte !

Et pour en savoir plus sur cette jeune illustratrice de talent,
on file sur son blog !

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  Et voici ma huitième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

 

 

3 février 2011

La mécanique du coeur, Mathias Malzieu

9782081208162FSLa mécanique du coeur est le second roman de l'écrivain et musicien Mathias Malzieu, chanteur du groupe de rock Dionysos, et a été à l'origine d'un projet plus vaste regroupant un CD et des films d'animation en guise de clips.
J'en avais beaucoup entendu parler à sa sortie en 2007, mais il a fallu attendre qu'une lycéenne se plante devant moi en me demandant de le lire pour que je le fasse passer en priorité dans mes lectures...

Édimbourg, 1874. Par la nuit la plus froide de l'hiver, naquit le petit Jack. Sa jeune mère disparaît dans le froid tandis que Madeleine, la sage-femme qui l'a mis au monde, répare son cœur gelé. Pour permettre au petit Jack de vivre, elle lui greffe une horloge à la place du cœur.
Le petit Jack grandit, et cette bizarrerie anatomique l'empêche de se faire adopter par des parents aimants. Le jeune garçon reste avec Madeleine. Jusqu'au jour où il rencontre une petite chanteuse qui chamboule son fragile équilibre et met en péril sa santé : la mécanique de son cœur ne lui permet aucune émotion forte. L'amour lui est interdit !
Mais le jour où la petite chanteuse disparaît sur les routes pour rejoindre son Espagne natale, Jack n'écoute plus son cœur et se lance seul dans un périple amoureux...

Quel joli conte ! J'ai lu d'une traite ce court roman, me laissant entraîner dans cette histoire merveilleuse aux allures de Tim Burton.
Mathias Malzieu écrit très bien (ça, je m'en doutais vus les textes de Dionysos...) et fait preuve d'une étonnante imagination avec ce roman.
Le récit alterne entre fiction et réalité (le petit Jack croise sur son chemin le terrifiant Jack l'Éventreur et Méliès), porté par une ambiance au charme suranné.
L'histoire d'amour entre les deux personnages, Jack et la petite chanteuse, semble être frappée par le sceau de la fatalité... Je n'en dirai pas plus, promis ! Si ce n'est que je vous encourage vivement à le lire...

Edit du 10 février 2014 : en bonus, la bande-annonce 

de Jack et la mécanique du coeur, réalisé par Stéphane Berla et Mathias Malzieu,

sorti le 5 février.

 

 

12 novembre 2010

Le livre des choses perdues, John Connolly

livre_le_livre_des_choses_perduesUne quatrième qui évoque des similitudes avec Tolkien et Lewis Carroll et une couverture avec ce graphisme, le tout pour un roman de l'écrivain irlandais John Connolly... Il n'en fallait pas plus pour m'allécher !

Londres, au soir de la Seconde Guerre mondiale. Alors que sa mère, à l'agonie depuis quelques temps, décède, le jeune David se retrouve seul avec son père. Lorsque celui-ci se remarie quelques mois plus tard avec Rose, une jeune infirmière qui avait soigné sa mère, le jeune garçon se mure dans une colère et une tristesse indicibles. La naissance de Georgie, fruit de cette union, entérine le mal-être du garçonnet.
Celui-ci se réfugie alors peu à peu dans la lecture, et ne tarde pas à pénétrer dans un univers parallèle inquiétant, né de ses nombreuses lectures, et dans lequel sa mère l'appelle sans cesse...

Je viens de lire d'une traite ce roman, afin de pénétrer dans l'univers onirique et inquiétant à souhait de John Connoly. Et je n'ai pas été déçue !
Mêlant roman d'apprentissage et récit merveilleux, Le livre des choses perdues est un roman enivrant dans lequel on plonge pour n'en ressortir qu'à la dernière page. Empruntant aux contes sa structure et ses personnages - chevaliers, loups, monstres hybrides, chasseresse... - ce roman aborde la question du deuil et de la négation de la mort à travers un univers souvent noir et sanglant. Le jeune héros, David, murit au fil de ses rencontres dans ce monde étrange et progresse dans son acceptation de la mort de sa mère. Il se débarrasse au fil des pages des tocs qui l'enfermaient au quotidien dans une culpabilité croissante.
Une lecture onirique à souhait qui cache une réflexion bien plus profonde sur le sens de la vie. Oui, on aperçoit l'empreinte de Tolkien à travers la cartographie de ce monde parallèle, et celle de Lewis Carroll, plus prégnante, par le glissement (encore une fois) d'un héros enfant dans un univers onirique grâce à un tunnel, mais surtout par le but ultime de l'intrigue : la rencontre avec le monarque de ce royaume étrange. Mais le roman de John Connolly ne souffre pas de ces ressemblances et permet, grâce à une intrigue originale et une réflexion bien menée, de passer un très bon moment de lecture.

Un grand merci àlivraddict et à jailu pour ce roman découvert dans le cadre d'un  partenariat.

Et voici ma septième participation au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

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