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adaptation
19 janvier 2012

Notre Dame de Paris, Victor Hugo et Benjamin Lacombe

Notre Dame de ParisBenjamin Lacombe s'est penché sur le chef-d'oeuvre de Victor Hugo... Le résultat ? Un projet audacieux en deux volets et un premier tome paru en novembre 2011 chez Soleil.

Inutile de vous présenter ici l'histoire bien connue de la belle Esmeralda et de ses prétendants, dans un Paris en pleine effervescence.

Je souhaite davantage m'attarder sur le projet de cet album et sa réalisation. Si les adaptations de classiques en albums ou en  bandes dessinées sont courantes de nos jours, rares sont celles qui présentent le texte intégral.
C'est le cas ici. Benjamin Lacombe illustre les mots de Victor Hugo et leur offre un univers pictural singulier. J'aime beaucoup son travail, en général, et là encore je n'ai pas été déçue. Si l'on retrouve son trait habituel, Benjamin Lacombe nous donne à voir avec cet album un autre aspect de son talent et offre un bel hommage au texte d'Hugo. Trahison car interprétation par l'image, certes, mais respect de celui-ci, complémentarité même. Les illustrations ne prennent pas le pas sur le texte mais viennent le compléter sans jamais l'écraser.
Un très bel objet qui permet d'aborder le texte originel d'une autre manière. Un choix graphique réussi qui donne l'impression au lecteur d'avoir entre les mains un manuscrit ancien (grâce aux enluminures, à l'épaisseur du papier, à sa teinte...) Un album à réserver aux plus grands, pour bien appréhender les subtilités du texte hugolien, ou à feuilleter avec les plus jeunes pour en apprécier l'esthétique.
Un magnifique album que j'ai adoré découvrir. Il ne reste plus qu'à attendre le second volet ! Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions Soleil pour la découverte de cet album.


        Esmeralda  Quasimodo

 

                                                     Préface

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18 janvier 2012

Alice au Pays des Merveilles, David Chauvel et Xavier Colette

AliceAujourd'hui, je vous présente une adaptation en BD du célèbre roman de Lewis Carroll, signée David Chauvel pour l'adaptation du texte et Xavier Colette pour les dessins. Parue en 2010 chez Drugstore, elle a attisé ma curiosité dans les rayons de ma bibliothèque.

L'histoire de la petite Alice est bien connue : un lapin blanc, une folle course-poursuite, des personnages tous plus loufoques les uns que les autres, un procès injuste et de l'absurde à chaque page...

Cet album signe mon retour au rendez-vous hebdomadaire de Mango, que j'ai un peu déserté ces derniers temps. Par manque de temps, justement, mais surtout d'envie. J'ai eu une baisse de lecture ces derniers mois, et en particulier de BD.
Mais me voici de nouveau ! Et ce retour se fait avec un album à l'intrigue facile car connue mais aux dessins audacieux. En alternant avec brio onirisme et noirceur, Xavier Colette nous offre une adaptation très personnelle du roman de Carroll. La petite Alice n'est pas d'une blondeur candide, le Chat du Cheshire est plus inquiétant que jamais et la Reine de Coeur a tout d'une marâtre affamée sortie de l'univers d'Edvard Munch. Très loin des illustrations de John Tenniel, d'Arthur Rackham ou encore de l'univers Disney ! Les planches alternent les compositions et créent une jolie dynamique de lecture.
J'ai aimé me plonger dans cet univers ambivalent, entre rêve et cauchemar, qui fait la part belle au non-sense et à l'absurdité du rêve d'Alice au détriment du côté plus édulcoré souvent dépeint. Un album dans lequel on plonge, telle la jeune Alice de la couverture...


          Alice 1 Alice 2

               Alice 3  Alice 4   

 Et voici ma 32e participation
à la BD du mercredi de
Mango

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 Et ma 23e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 17/20)

Avec un peu de retard, voici les 10 premiers titres
du Top BD des blogueurs du mois de décembre :

 

  1.  Gaza 1956, Joe Saco, Futuropolis   
  2. Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                         
  3. Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                                            
  4. Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest                       
  5. Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis                  
  6. Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman  
  7. Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial                                  
  8. Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là                                              
  9. Black Hole, Charle Burns, Delcourt                                 
  10. NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius                                 

...

Pour la suite, rendez-vous chez Yaneck !


28 octobre 2011

Notre Dame de Paris, Benjamin Carré

9782848016122_1_75Publié en 1831, Notre-Dame de Paris est un des grands succès populaires de Victor Hugo. Maintes fois adapté à la télévision et au cinéma, il ne cesse d'inspirer.

Tout le monde connait l'histoire tragique de la belle Esmeralda et des hommes qui gravitent autour d'elle. L'archidiacre Claude Frollo et son sonneur de cloches le bossu Quasimodo mais aussi Phoebus, capitaine de la garde.

Parce que Notre-Dame de Paris est un roman foisonnant, Thomas Leclère l'a adapté à un jeune lectorat. Le résultat ? Un magnifique album illustré par Benjamin Carré (dont j'avais déjà admiré l'adaptation de Peter Pan).
Le texte de Thomas Leclère respecte le style hugolien tout en le rendant accessible aux plus jeunes. Les illustrations de Benjamin Carré sont une nouvelle fois majestueuses et offrent à l'intrigue des images à la fois modernes et vraisemblables. Un album magnifique, à dévorer des yeux et un jeune illustrateur à découvrir absolument.

Je remercie grandement Inès et les Éditions siteon0_130x51, spécialisées en littérature de jeunesse, pour cette belle découverte !

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12 octobre 2011

Long John Silver T.1 Lady Vivian Hastings, Xavier Dorison et Mauthieu Lauffray

9782205056839Long John Silver est une série de BD qui compte 3 tomes à ce jour, publiée chez Dargaud. Sa particularité ? S'intéresser à L'Ile au Trésor de Stevenson et plus particulièrement, vous l'aurez deviné, au personnage de Long John Silver.
Les auteurs, Xavier Dorison et Mathieu Lauffray, présentent ainsi en avant-propos leur projet  : "Cet ouvrage ne prétend pas être une suite de L'Ile au Trésor, mais un humble hommage à cet immense chef-d'oeuvre qui ne cesse de nous émerveiller depuis notre enfance. Son seul et unique objet est de retrouver un peu de la poussière du grand rêve que fit naître Robert Louis Stevenson."

1785. Alors que son mari l'a dépouillée de sa fortune pour découvrir le Nouveau Monde, Lady Hastings, restée en Angleterre, s'entoure de bien des courtisans. Le jour où elle se retrouve enceinte, un messager l'informe que son mari vient de découvrir le mythique trésor de Guayanacapac et désire vendre tous ses biens pour financer sa découverte. Acculée, en colère, Lady Hastings décide de rejoindre son mari en Amérique du Sud,LongJohnSilver05 accompagnée d'une équipe de marins pas comme les autres. Pour se venger de lui et récupérer une partie du trésor, elle a en effet demandé de l'aide à Long John Silver et sa clique de pirates...

Êtes-vous prêt à embarquer aux côtés de Long John Silver et partir à l'aventure ? Xavier Dorison et Mathieu Lauffray réussissent avec brio le pari de faire renaître de ses cendres ce personnage mythique et  poursuivent son histoire là Stevenson l'avait arrêtée.
Porté par des dessins superbes, à la fois sombres et chatoyants, ce premier tome est des plus prometteurs. Le scénario, soigné, évite un manichéisme facile dans lequel il était aisé de sombrer et nous plonge avec délice dans les affres du destin de Lady Hastings.
A savoir si vous souhaitez vous lancer dans cette lecture : considérez vraiment ce premier volume comme une scène d'exposition, un hors d'oeuvre, un doux préliminaire à l'intrigue, sinon vous serez déçu ! Le scénario se met en effet en branle dans ce premier tome, mais l'aventure commence réellement par la suit. Mieux vaut donc le savoir et avoir le deuxième sous la main, sous peine de sortir frustré de cette lecture. A bon entendeur...

 

Bonus appréciable : l'interview des deux auteurs
lors du Festival d'Angoulême de 2009.


  

Et voici ma 26e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma 17e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 16/20)

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5 octobre 2011

Shutter Island, Christian De Metter et Dennis Lehane

shutter-island-bd-732x1024Shutter Island est un thriller psychologique de Dennis Lehane, publié en 2003. Une adaptation cinématographique signée Martin Scorsese est sortie en 2010, avec DiCaprio dans le rôle titre, alors qu'en 2008, Christian De Metter avait fait une adaptation en BD de ce roman, adaptation sortie chez Casterman.

Boston, années 50. Teddy Daniels et Chuck Aule, deux Marshalls fédéraux, sont dépêchés sur Shutter Island pour enquêter sur une disparition. L'ile abrite en effet un hôpital psychiatrique où sont enfermés des criminels très dangereux. Mais dès leur arrivée, les deux hommes sont confrontés à une ambiance pesante. Ni le personnel de l'hôpital ni le personnel de direction ne les aident dans leur enquête. Le doute s'installe dans leur esprit alors qu'une tempête approche. Et s'ils étaient bloqués sur l'île ? Et si les apparences étaient trompeuses et le personnel de l'île pas tout à fait honnête ? 

J'avais adoré le film de Scorsese : son ambiance, son suspense, ses non-dits et sa lumière. J'ai aimé me replonger dans cette intrigue qui, si elle perd un peu de sa saveur une fois le dénouement connu, n'en demeure pas moins passionnante. preview_page
Christian De Metter nous plonge dès la première page dans l'ambiance du roman. Avec des couleurs sépia, il nous entraîne dans les années 50, sur cette île si étrange.
Si les vignettes m'ont fait vraiment penser aux plans de Scorsese (j'ai revu le film récemment) et aux techniques cinématographiques du réalisateur, elles m'ont néanmoins permis de m'immerger complètement dans ce suffocant huis-clos. N'ayant pas encore lu le roman de Lehanne, et comme cette BD en est une adaptation, j'en déduis que le film de Scorsese lui est très fidèle.

J'ai donc passé un bon moment. Certes. Mais en réalité sans plus. Pourquoi ? Parce que j'ai eu l'impression de lire une novélisation du film ou son story-board. Christian De Metter n'a pas su donner à cette BD une singularité qui aurait pu me séduire. Oui, les couleurs créent une ambiance. Oui, son trait est flou, parfois indistinct, et participe de l'ambiance.
Mais la magie n'a pas opéré. J'ai refermé cet album en me disant que je n'avais pas eu une expérience de lecture particulière. Aucune émotion si ce n'est celle de me plonger à nouveau dans une intrigue que j'aime beaucoup. Un rendez-vous raté pour moi. J'attendais autre chose, c'est certain. Et pourtant, ce ne sont pas les éloges qui manquent sur cette BD !

   Et voici ma 25e participation
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma 16e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 13/20)

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31 août 2011

Je mourrai pas gibier, Alfred

gibierJe mourrai pas gibier est à l'origine un roman de Guillaume Guéraud paru aux éditions du Rouergue, dans la collection "DoAdo noir", en janvier 2006. Parce que sa lecture a été un choc pour lui, Alfred a décidé de l'adapter en BD.

Le personnage principal est un jeune de Mortagne, une ville de mille habitants et des poussières dont les seuls sources d'emploi sont la scierie et les vignes. Une rivalité oppose les travailleurs des deux entreprises.
Pour échapper à tout ça, le narrateur est parti étudier en CAP mécanique et ne revient que le weekend chez ses parents, où il aime partager des moments avec Terence, l'idiot du village, dont les autres se moquent. Jusqu'à ce jour terrible...

Je mourrai pas gibier est un roman qui avait fait couler beaucoup d'encre lors de sa sortie dans une collection pour adolescents aux éditions du Rouergue. La fameuse dialectique de dire l'indicible en jeunesse. Et je comprends bien pourquoi. Cette BD s'ouvre sur un bain de sang au milieu duquel trône le narrateur qui se présente dès lors comme le meurtrier. Huit victimes, dont un enfant, tuées à la pelle, au marteau et au fusil. Devant une folie meurtrière comme celle-ci, une seule question : pourquoi ?JE_MOURRAI_PAS_GIBIER_1a6-2

L'intrigue en elle-même est violente - la folie meurtrière qui s'empare d'un adolescent - mais est amenée d'une manière telle que le lecteur est happé par ces vies brisées et cette fatalité intrinsèque à ce village. Comme si rien n'existait autour de Mortagne, microcosme étouffant et malsain, que cette querelle ancestrale et les bagarres qui en découlent. Comme si aucune échappatoire ne s'offrait au personnage, sinon celle de s'orienter vers une autre branche professionnelle. Comme si la vie se jouait de ces personnages minuscules aux destins dérisoires.

Même l'univers graphique d'Alfred épouse la violence du texte. Il ne s'agit pas ici de litres d'hémoglobine, non, mais d'un trait et de couleurs qui semblent porter en eux la tragédie. Alfred a pris le parti, lors de scènes de violence, de les dénuer de couleurs. Comme si le temps s'arrêtait. Comme si la violence était comme la colère, blanche. Comme si la haine n'avait pas besoin de couleurs pour s'exprimer. Ce choix graphique offre un choc visuel lors de la lecture qui semble faire écho au poids des mots choisis par Guéraud pour décrire la scène.

Bref, vous l'aurez compris : Je mourrai pas gibier est une BD dont on ne ressort pas indemne, violente, mais d'une intelligence telle que je ne peux que vous la conseiller. Lecture mémorable en perspective. 

"Je suis né chasseur ! Je mourrai pas gibier !" (p.12)

"A Mortagne, on n'a pas vraiment les moyens de réfléchir, en fait. On a bien un cerveau,
mais rien d'autre à mettre dedans que du raisin, des planches, de la sueur et du plomb.
C'est comme ça.
Pour le reste, on n'a pas les armes qu'il faut pour changer les choses." (p.55)

 

L'avis de Noukette, Val, Canel, Mo', Yaneck et l'Ogresse sur cet album.

Alfred, le scénariste et dessinateur de cette adaptation en BD, se livre dans ce billet à une  interview passionnante sur son travail d'adaptation.

Et, petit plus, vous pouvez feuilleter la BD  sur le site de Delcourt.

 

Et voici ma vingtième participation
à la BD du mercredi de
Mango.

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Et ma onzième participation
au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 18/20)

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Et l'heure du bilan BD du mois d'août, qui découle du Top BD, a sonné.

En voici les 10 premiers.

Pour la suite, rendez-vous chez Yaneck.

 

1- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L'Association                 19.29

2- (N) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis                               19.17

3- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d'Ouest          18.83

4- (+) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion                               18.79

5- (- ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman   18.75

6- (=) Elmer, Gerry Alanguilan, Ca et là       18.68

7- (=) Garance, Gauthier, Labourot, Lerolle, Delcourt    18.67

8- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil                      18.59

Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

9- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman    18.5

10- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.44

 ... (pour lire la suite)

 

 

22 septembre 2010

Double assassinat dans la rue Morgue, adapté par Jean David Morvan et illustré par Fabrice Druet

poeRepérée chez Anne Sophie il y a quelques temps, cette BD m'intéressait au plus haut point. Il s'agit en effet d'une adaptation en BD de la célèbre nouvelle de Poe, parue en 2008 aux Éditions Delcourt.
Quelle bonne surprise de la découvrir dans le nouveau CDI où je travaille ! Ni une ni deux, je l'ai bien entendu empruntée...

Deux femmes sont retrouvées atrocement mutilées rue Morgue, à Paris. Le meurtrier, doté d'une force exceptionnelle au vu des blessures, a mystérieusement disparu alors que la porte est verrouillée de l'intérieur... Le Chevalier Dupin décide de mener l'enquête.

Première apparition du célèbre détective imaginé par Poe, cette nouvelle est aussi une des plus célèbre de cet auteur. Son adaptation ici en BD est un véritable défi : il s'agissait non seulement de retranscrire  grâce aux illustrations l'atmosphère propre aux nouvelles macabres de Poe,
mais aussi d'adapter la courte nouvelle à ce nouveau genre littéraire.
Pari réussi ! Les illustrations de Fabrice Druet oscillent entre réalisme et approche cinématographique. Les doubles pages sont organisées chacune d'une manière différente et mettent en lumière certains détails sur lesquels la narration insiste (un bijou, un geste, etc.) de façon tout à fait intéressante.9782756004693_pg
L'adaptation de la nouvelle en elle-même est aussi très bien menée, éludant certains passages  qui peuvent parfois être longuets dans l'œuvre de Poe (notamment au niveau des parties de whist), tout en conservant les paroles essentielles entre les deux personnages principaux, sans noyer pour autant les cases sous des bulles immenses v
oire des didascalies trop prégnantes.

Bref, une excellente adaptation d'un classique en BD ! Je ne suis jamais déçue avec les éditions Delcourt et leurs adaptations (j'ai notamment adoré Sans Famille) Pourvu que ça dure !

12 juin 2010

Alice au Pays des Merveilles, Lewis Carroll, illustré par Arthur Rackham

ALICE_couv_241x282Redécouvrir des classiques de mon enfance adaptés en albums ? Ce sont des lectures que j'adore... Surtout quand il s'agit du célèbre Alice de Lewis Carroll, dont la lecture récente avait été un véritable plaisir...

Inutile de résumer ici l'intrigue de cette nouvelle dont la célébrité a supplanté celle de son auteur. Autant s'attacher à vous parler de cette adaptation en album, dotée d'illustrations de l'artiste britannique Arthur Rackham datant de 1907.
De format carré, ce livre est à lui seul un plaisir pour les yeux. Les pages blanc cassé font écho aux illustrations pâles au charme suranné de Rackham qui ne sont pas sans rappeler celles de Mucha ou de Doré.
On se plonge avec délice dans l'histoire d'Alice, oubliant l'interprétation édulcorée et criarde de Disney et ses raccourcis pour profiter pleinement du texte originel et de son célèbre nonsense. La plume de Carroll est autant imaginative que loufoque et c'est en lisant son texte que l'on peut en appréhender toutes les subtilités, et par là-même, le talent.
L'héroïne imaginée par Rackham au début du XXe porte en elle la douceur et l'insouciance de l'enfance tandis que les créatures merveilleuses qu'elle rencontre oscillent entre naturalisme et fantasmagorie.
Qu'il est bon de coeur
s'évader un temps avec les personnages nés de l'imagination de Carroll et portés par les illustrations de Rackham !
Allez, j'avoue, huitième coup de cœur pour moi cet année, que je vous conseille vivement de découvrir. Une petit aperçu de certaines illustrations pour vous donner l'eau à la bouche !


image2_250x357 image1_250x358 chenille 

Je tiens à remercier chaleureusement Inès Adam et les Éditions siteon0_130x51  (Cliquez ici pour découvrir le catalogue de cette maison d'édition spécialisée en littérature de jeunesse) pour cet album et cette belle découverte ! Moi qui ne connaissais pas Arthur Rackham, j'ai devant moi de belles lectures en perspectives (cet artiste a notamment illustré Peter Pan et Les Contes des frères Grimm)

50241489_pJ'inscris cette lecture dans mon Challenge Je lis aussi des albums d'Herisson. 9/11
 

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