Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

20 février 2012

Un Egyptien dans la ville, Steven Saylor

Un Egyptien dans la villePublié en 1995, Un Égyptien dans la ville est le quatrième roman de la série policière Les Mystères de Rome écrite par le romancier texan Steven Saylor.

Rome, 56 avant notre ère. Un couple grimé rend visite à l'enquêteur Gordien, surnommé le Limier. Sous de grossiers déguisements se cachent le philosophe Dion d'Alexandrie et un prêtre eunuque. Envoyé en délégation depuis l'Egypte pour plaider la cause de son peuple auprès du Sénat romain, Dion a vu ses alliés périr sous les coups et les attaques. Il demande à Gordien de le protéger. Mais celui-ci, en partance pour voir son fils Meto en Gaule, refuse. Mais à son retour, Dion a été assassiné. Et Gordien décide de mener l'enquête.

Avec cette nouvelle enquête de Gordien, Steven Saylor nous offre un pan de l'histoire romaine revisité par le biais de la fiction. Au fil des pages, le lecteur croise le célèbre Cicéron, la sulfureuse Clodia, le poète Catulle, César et Ptolémée. Les références historiques sont rigoureuses et très bien explicitées sans être pour autant indigestes.
Le talent de Steven Saylor réside dans cette faculté de vulgariser l'histoire romaine et de la mêler à une fiction rudement bien ficelée. L'intrigue policière est bien menée et s'octroie des incartades fictionnelles au milieu des événements historiquement connus.
Je me suis régalée avec cette relecture (j'ai déjà lu tous les romans des Les Mystères de Rome parus en France) et je me suis encore une fois immergée dans la Rome de cette époque. Un petit plaisir dont je ne me lasse pas !
C'est bien dommage que ces romans ne soient plus disponibles à l'heure actuelle...
Et voici ma treizième participation au Défi Au coeur de la Rome antique
que j'organise et ma première au Challenge Polar Historique organisé par Samlor.

 

      Challenge Polar Historique 

 

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07 juillet 2011

Un weekend en Normandie, entre mer et romans policiers...

Je ne me contente pas d'organiser un swap sur la littérature policière...
Je ne me contente pas de coacher les participants à coup de biscuits secs
et autres douceurs propices à la réflexion...
A d'autres, tant d'amateurisme ! Quand je fais les choses, je les fais en grand !

Ainsi, lorsque je décide de partir en virée en Normandie, à Etretat pour être précise, je pousse le vice à réserver dans un hôtel bien particulier : le Detective Hôtel dans lequel chaque chambre est décorée à l'effigie d'un détective célèbre : Miss Marple, Hercule Poirot, Arsène Lupin, Sherlock Holmes, Emma Peel, Tintin, les Experts...

Et nous avons craqué pour la chambre Sherlock Holmes !

P1020319Une chambre avec beaucoup de charme, uniquement meublée avec des meubles anciens, et décorée avec des objets faisant référence au célèbre détective (un violon, une tête de chien pour rappeler Le Chien de Baskerville, des fioles, etc.)

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Avec une particularité pour la salle de bain : elle est dissimulée derrière un meuble coulissant !

Image normandieOutre cet hôtel, nous sommes tombés amoureux de cette belle région qu'est la Normandie. En nous promenant sur les petites routes, nous avons admiré tant la nature que l'architecture normande, et nous avons pris le temps de nous promener sur les galets de la plage d'Etretat et de grimper en haut de ses deux falaises.

Il faut dire que le soleil ne s'est pas fait prier pour nous accompagner !

Et si vous l'ignoriez, maintenant vous le saurez : Etretat est l'endroit où, durant près de vingt ans, Maurice Leblanc a rédigé les aventures de son célèbre gentleman cambrioleur, Arsène Lupin !

Une visite au Clos Arsène Lupin s'est bien entendu imposée, surtout quand on sait que c'est la maison de Maurice Leblanc que l'on visite !

Clos

Une visite qui permet de se plonger avec délice dans les aventures du héros de Maurice Leblanc. Une plongée dans son oeuvre dont on ne ressort pas indemne, ni les mains vides... Et oui ! Je n'ai bien entendu pas résisté à l'achat de quelques unes des aventures d'Arsène Lupin...

Achats

Si avec ce billet je n'ai pas fait des émules pour Etretat,
le Detective Hôtel et le Clos Arsène Lupin...

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17 avril 2010

L'affaire du Chien des Baskerville, Pierre Bayard

baskerville_bayardA Lyon, à l'occasion du Festival Quais du Polar, j'ai eu la chance de rencontrer Pierre Bayard, un auteur que j'apprécie et estime beaucoup, après avoir lu Qui a tué Roger Ackroyd (sur lequel j'avais rédigé un billet) et Enquête sur Hamlet.
Pour terminer ma lecture de son cycle de "critique policière", qui est définie, par le site Fabula comme une
  "démarche justicière", prenant comme point de départ
" l’attention aux invraisemblances", je me suis lancée dans L'affaire du Chien des Baskerville.
Je me suis donc empressée d'acheter cet essai, de le faire dédicacer (en faisant au passage deux ou trois blagues...) et de le dévorer !

Tout le monde connaît la légende du chien des Baskerville, développée par Conan Doyle dans son ouvrage éponyme. Sur la lande déserte, un immense chien, telle une évocation des Enfers, surgit, tous crocs dehors, pour tuer ses pauvres victimes... Le célèbre Sherlock Holmes, appelé à enquêter, s'intéresse de près au décès de Charles Baskerville, héritier de la famille, survenu quelques mois avant le début de la narration. Quelqu'un semble s'en prendre aux Baskerville, et Henry, le neveu de Charles, est en danger ! Heureusement, Watson et Sherlock sont là pour le protéger et déjouer la machination qui se trame...
Oui, mais... Mais Pierre Bayard se penche sur cette affaire et met en parallèle certaines incohérences du texte... Et si Sherlock Holmes s'était trompé d'assassin ? Et si ce dernier coulait depuis tout ce temps des jours paisibles entre les lignes de Conan Doyle, à jamais innocenté d'un crime que personne ne semble voir dans ce roman ?

Comment résister à une deuxième lecture de Conan Doyle, plus approfondie, plus fouillée, qui permet de lire entre ses lignes ? Pierre Bayard excelle une nouvelle fois dans cet exercice, scindant son propos en étapes progressives et amenant son lecteur à une révélation pour le moins étonnante.
Une excellente lecture pour qui s'intéresse à cette enquête du célèbre détective et qui permet de la reconsidérer sous un autre angle. U
Sans_titre_2n détour par les relations entre Doyle et son célèbre personnage permet non seulement de mettre en perspective ce roman par rapport à l'œuvre de l'écrivain mais aussi de comprendre l'emprise du personnage sur son créateur et les réactions qu'il suscite chez ce dernier.
Pierre Bayard insinue le doute dans l'esprit de son lecteur, l'amenant à s'interroger sur le degré fictionnel d'un texte et la frontière entre réalité et imagination...
Allez, j'avoue, sixième coup de cœur de l'année... Vous l'aviez peut-être deviné ?

"Observation et déduction, telles sont donc, exposées ici pour la première fois mais souvent reprise dans l'ensemble de l'oeuvre, les deux clés de la méthode Holmes, celle qui doivent lui permettre de mener à bien ses enquêtes." (p.41)

"Loin d'être un système fermé, la méthode Holmes laisse ainsi subsister, tant au niveau ponctuel des indices qu'à celui de la construction d'ensemble, des solutions alternatives. Et c'est paradoxalement sa richesse qui la conduit à l'incertitude." (p.58)

"Et dès lors que Le Chien des Baskerville, s'ouvre sur une erreur d'interprétation de Holmes, il est inévitable de se demander si celle-ci ne préfigure pas une erreur plus globale, portant sur l'ensemble du roman, et si, se glissant dans la marge étroite entre loi scientifique et généralité statistique, un assassin n'en aurait pas profité pour échapper à la police et pour couler depuis, en toute impunité, des jours paisibles." (p.58)

"Et si l'on suit cette hypothèse, il existe donc, autour du monde littéraire ouvert par l'œuvre, une multitude d'autres mondes possibles que nous pouvons compléter par nos images et nos mots." (p.69-70)

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06 mars 2010

Natures mortes au Vatican, Michèle Barrière

9782253125167FSAyant vraiment apprécié Meurtres à la pomme d'or de Michèle Barrière, je me suis précipitée sur la suite des aventures de François, le héros de ce premier opus...

Le roman débute à Rome, en 1570. François, qui a fui Montpellier, est secrétaire particulier du cuisinier du Pape, Bartolomeo Scappi. Il aide ce dernier à la rédaction d'un recueil de recettes.
Mais le calme est de courte durée : le célèbre peintre Arcimboldo est enlevé, tandis que François est la proie d'un horrible chantage. Lorsqu'une fête se transforme en massacre de jeunes filles, François décide d'intervenir...

Encore une fois une lecture agréable et très rapide. Michèle Barrière nous transporte avec brio dans cette Italie de la Renaissance,  faisant côtoyer aux personnages réels des protagonistes de sa création.
La cuisine tient toujours une grande place dans ce roman dit gastronomique, et nombreuses sont les explications culinaires et les recettes. L'intrigue en elle-même n'est pas forcément ce qui m'a le plus séduite, mais j'ai aimé néanmoins cette quête à travers l'Italie et ses mystères.
J'ai passé un très bon moment de lecture, me plongeant avec plaisir dans cette époque et ses coutumes...

A la fin du roman, encore une fois, un carnet de recettes d'époque, mais aussi un dossier sur les lieux et les personnages évoqués, ainsi qu'une bibliographie sélective pour approfondir sur le sujet...

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01 février 2010

Les enquêtes d'Enola Holmes tome 1 La double disparition, Nancy Springer

9782092513002FSLatite m'avait conseillé cette série pour la jeunesse, et, curieuse comme je suis, je n'y avais pas résisté ! J'ai donc emprunté le premier tome de la série, La double disparition.

Enola Holmes, la petite sœur du célèbre détective, est inquiète : sa mère a disparu sans laisser de traces le jour de son anniversaire... En fouillant sa chambre, la jeune fille découvre plusieurs indices qui laissent à penser que sa mère a tenté de brouiller les pistes et s'est enfuie de son plein gré.
Ses frères aînés dépêchés sur place pour s'occuper d'elle, Enola n'a d'autre choix que de fuir devant la perspective d'être envoyée dans une pension pour jeunes filles de bonnes familles. Commence alors pour elle un périple qui la conduira à Londres, où elle fera de nombreuses rencontres.

Lecture très rapide, certes, mais qui ne laissera de mon côté que peu de souvenirs. L'intrigue est très (trop) simple, souvent invraisemblable et n'apporte pas beaucoup de surprises.
Le rythme du récit est lent, empreint de trop de dialogues souvent vides de sens et l'enquête que mène Enola est prévisible et par là même décevante.
La jeune héroïne parvient à se sortir de toutes les situations sans susciter le moindre suspense.
Sa psychologie est trop brièvement étudiée, souvent même anachronique : féministe avant l'heure, sans aucun respect des mœurs et convenances de cette époque et de sa condition, la jeune Enola ressemble beaucoup à une ado d'aujourd'hui à qui on aurait
grossièrement mis une perruque et un costume du 19ème.
L'idée de poursuivre dans la même veine que Conan Doyle semblait de prime abord être une idée originale et plaisante mais n'est vraiment pas exploitée pleinement ici.

Dommage donc comme lecture de littérature pour la jeunesse. Aucune prise de risque, un ton consensuel, un manichéisme grossier, bref, je me suis ennuyée...

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29 janvier 2010

Les Enchantements d'Ambremer, Pierre Pevel

9782253115854FSÇa y est, je viens de fermer la dernière page du premier tome [Des] Enchantements d'Ambremer, de Pierre Pevel, et ce avec regret...Mais avant tout, laissez-moi vous racontez un peu l'intrigue de ce roman...

Paris, 1909.  Mais la capitale n'est pas ce que nous imaginons de la Belle Époque.  Elle est imprégnée des éléments de l'OutreMonde, ce monde merveilleux dans lequel licornes, elfes et dragons coexistent avec les humains.
Ainsi, au Paris que nous imaginons de cette époque, s'entrelacent créatures merveilleuses et autres inventions imaginaires : saules rieurs, dragons minuscules pareils à des insectes, chênes bavards etc.

Vivant au cœur de ce Paris des Merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est amené à collaborer sur une enquête de trafic d'objets enchantés. Mais à cette simple affaire de corruption s'ajoute des meurtres étranges. Des gargouilles tuent, envoûtées par une sorcière adepte de magie noire, des objets disparaissent, tandis qu'une magicienne soulève un pan de l'histoire de l'OutreMonde que même la reine du royaume souhaiterait laisser dans l'ombre... L'affaire se corse pour notre mage, qui s'obstine à découvrir la vérité.

Premier coup de cœur de l'année 2010 (et pas le dernier j'espère !), ce livre est d'une lecture Sans_titre_2très agréable. Par son écriture fluide, Pierre Pevel nous emmène avec brio dans son univers merveilleux et fascinant. Sa plume poétique et souvent bien rythmée et son écriture cinématographique permettent de rentrer facilement dans cette intrigue. Mêlant éléments historiques et imaginaires, il donne à voir dans ce court roman un monde peuplé de créatures issues de la fantasy, dont il dicte lui-même les codes. La prouesse de cet auteur réside ici en cette faculté à dépeindre en si peu de pages (350), un univers imaginaire dans lequel le lecteur se glisse avec aisance.

L'intrigue est très bien menée et permet de mêler une enquête policière aux éléments historiques. Ici, pas de logique à la Sherlock Holmes, ni de réflexion pragmatique sur l'identité du meurtrier, mais des techniques d'enquête de mage et des raisonnements issus du monde merveilleux. Le rythme de l'intrigue est rapide, les événements se succèdent et ne laissent pas de répit au lecteur, donnant souvent l'impression d'assister visuellement à la scène, tant les descriptions de Pevel, minutieuses et précises , complètent brillamment cette succession de péripéties.

Les personnages sont attachants, et leur psychologie est soignée. Parfois stéréotypés par leur fonction ou leur nature (le mage courageux, le gnome râleur, etc.), ils n'en demeurent pas moins intéressants et surprenants.

"Originaires de l'OutreMonde, les chats-ailés ne se contentent pas de parler. Ils sont savants, qualité qu'ils doivent à une longévité exceptionnelle et à une capacité unique : celle de s'imprégner de la matière des livres sur lesquels ils dorment." (p.29)

"Ambremer était une cité médiévale, telle que vous, moi et l'essentiel de nos contemporains la rêvent. A savoir pittoresque et tortueuse, avec des venelles pavées plutôt que boueuses, des maisons en belle pierre plutôt qu'en mauvais torchis, des toits de tuile rouge plutôt que de chaumes sales. (p.47)

"On évitait les mages parce qu'on les redoutait ; on les connaissait mal puisqu'on ne les fréquentait guère ; et de l'ignorance naissaient la crainte et les plus folles rumeurs." (p.134)

Seul regret, et non des moindres : le second tome de la série, actuellement introuvable et en rupture d'édition, me laisse largement sur ma faim...

En tout cas, je remercie 47286519et les Éditions Livre de Poche de m'avoir offert ce livre !!

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07 décembre 2009

Qui a tué Roger Ackroyd ? Pierre Bayard

Qui a tué Roger AckroydJ'ai eu l'occasion l'an dernier de découvrir Pierre Bayard, universitaire à Paris VIII et psychanalyste, qui a écrit d'étonnants essais, dont celui-ci, Qui a tué Roger Ackroyd ? publié aux éditions de Minuit en 1998.

Il amorce, dans ce titre, la réflexion qui est sienne : à la lecture du célèbre Meurtre de Roger Ackroyd d'Agatha Christie, au dénouement non moins célèbre, le lecteur est en droit de s'interroger. Le meurtrier est-il vraiment celui présenté par la reine du roman policier ? P. Bayard propose alors une relecture de l'œuvre en se penchant plus précisément sur les preuves qu'Hercule Poirot brandit à la fin pour accuser le meurtrier. Et si une deuxième fin était possible ? Et si Agatha Christie avait semé des indices tout au long de son roman pour permettre au lecteur de confondre le réel meurtrier ? Et si tout concourrait pour être différent de ce qu'il n'y paraît ?

Essai passionnant, accessible sans avoir parfaitement en tête l'œuvre d'A. Christie (P. Bayard en reprend la trame au début pour recontextualiser son propos), ce livre est un vrai régal.
L'auteur se penche tour à tour sur la personnalité du meurtrier présumé et de son entourage, fait un détour par la psychanalyse, se penche sur la syntaxe, pour enfin nous révéler sa version des faits...
Avis aux amateurs de romans policiers !
Et parce que Marc Escola en a parlé mieux que moi, rendez-vous sur le site de  Fabula pour en avoir un aperçu assez conséquent.
Et sur le site des Editions de Minuit pour un petit aperçu des autres essais de cet auteur (notamment Le paradoxe du menteur, Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ou encore Le plagiat par anticipation
)

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24 novembre 2009

Du sang sur Rome, Steven Saylor

DuSangSuRomeJ'ai découvert Steven Saylor grâce à une de mes profs de Latin au lycée, (que je ne remercierai jamais assez...) et depuis, je suis complètement  sous le charme de cet auteur américain. Je lui ai même écrit un mail il y a quelques années pour lui dire à quel point j'adorais ce qu'il écrivait... Si si, il m'a répondu !! Enfin, un assistant sûrement...

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Steven Saylor est un écrivain Texan diplômé en histoire et dont la série Les Mystères de Rome (Roma Sub Rosa aux Etats-Unis) relate les aventures de Gordien, un enquêteur  au temps de la Rome antique. Petite anecdote : cette série a inspiré les créateurs des costumes de la série Rome, pour éviter notamment des anachronismes et autres erreurs historiques...

Dans le premier opus de la série, Du Sang sur Rome, paru aux éditions 10/18 en 1997, le lecteur rencontre Gordien, enquêteur bourru, solitaire et un peu porté sur la bouteille, qui enquête pour le compte de particuliers. Lorsqu'il est contacté pour une affaire de parricide par le jeune Cicéron, l'affaire se corse...

Je ne vous en dirai pas plus sur l'intrigue pour maintenir le suspense. L'intérêt de cette série géniale réside dans la plongée dans la Rome Antique, époque fascinante s'il en est, et le mélange entre la fiction et les événements historiques. Gordien croise de nombreuses figures célèbres (l'histoire débute sous le règne de Sylla, en 80 av. J.C., pour se terminer, dans le dernier volet paru*, après l'assassinat de Pompée par Ptolémée XIII, en 48 av.J.C.), auxquelles Steven Saylor accorde certains actes parfois fictifs. Pour une transparence totale face à l'Histoire, l'éditeur a pris soin, à chaque tome, de rétablir les frontières entre réalité et fiction.

Les détails sont nombreux sur la vie quotidienne des Romains à cette époque, quelle que soit leur couche sociale : habitudes culinaires, loisirs, jeux du cirque, thermes, littérature de l'époque, etc. Le lecteur est embarqué dans cette époque fascinante grâce à la plume de l'auteur, riche en descriptions précises et sensitives. Rome devient un personnage à part entière et les quartiers qui la composent font l'objet de multiples descriptions et analyses.

Pour moi, le mérite de cette série très documentée est de vulgariser et rendre accessible une époque riche en événements politiques et sociaux en tous genres. Le lecteur plonge avec délice dans cette période, et parcourt aux côtés de Gordien une partie conséquente de l'Antiquité Romaine.

Bref, à lire et à relire sans hésitation !!

*Dernière minute : en vérifiant mes dires, j'ai appris que la série comptait 11 romans en françaisLogo_1, et un 12ème, paru en juillet 2009 aux Etats-Unis, qui va bientôt être traduit !!

Et voici, de façon rétroactive, ma première participation au défi Au cœur de la Rome Antique que j'organise !

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