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✳️Future hypnothérapeute ✨Magicienne en positif 🌍Voyageuse et lectrice 🐰Vegan en transition 🌱Adepte du zéro déchet Metz




05 octobre 2011

L'arbre d'Halloween, Ray Bradbury

9782020511117FS L'arbre d'Halloween, de l'américain Ray Bradbury, est un roman publié en 1972 aux États-Unis avant d'être traduit et de sortir en 1994 en France.

31 octobre dans une petite ville du Midwest. Une bande de gamins déguisés frappe aux portes, clamant le célèbre "trick or treat !". Leur excitation les pousse à s'aventurer devant la porte de la maison hantée de la ville... Les voilà embarqués dans un voyage sur les origines d'Halloween, à travers les âges et les pays.

J'avais adoré Fahrenheit 451 de Bradbury. Mon envie de découvrir davantage ses oeuvres est grande, et j'ai commencé par celle-ci, bien moins connue que Les Chroniques Martiennes.
L'arbre d'Halloween
est un texte déroutant, beaucoup plus profond qu'il n'y paraît. Ray Bradbury entraîne son lecteur dans un voyage très poétique à la découverte des traditions de différents pays. Qu'il s'agisse d'El Dia de Muerte au Mexique, de la Toussaint en France ou encore de la fête de Samhaïn chez les Celtes, les façons de rendre hommage aux morts sont nombreuses et diffèrent selon les époques et les traditions.
Accompagnés de Montsuaire, l'habitant de la maison hantée, les gamins traversent les âges et ouvrent les yeux sur cette célébration ancestrale. Un bel hymne à la tolérance, à la différence et à la connaissance. Bref, un très bon moment de lecture !

Première étape du Train fantôme d'Halloween, avec Lou et Hilde
et les participants au Challenge Halloween  :

la maison hantée
!

halloween

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08 septembre 2011

Prophétie T.1 Le maître du Jeu, Mel Odom et Jordan Weisman

prophtietome1lemaitredujeuLorsque Mel Odom, auteur de plus de cent cinquante ouvrages pour la jeunesse, et Jordan Weisman, concepteur de Cathy's book, se rencontrent, c'est pour créer Prophétie, une série de romans pour la jeunesse dont le premier tome, Le maître du Jeu, sort le 13 octobre en librairie.

La nuit de ses treize ans, Nathan, jeune collégien sans histoire, est réveillé par un étrange bruit qui provient du bureau de son père, archéologue. Il y trouve un ancien jeu Maya ayant appartenu à sa mère, décédée à sa naissance. N'en comprenant pas les règles, le jeune garçon, fatigué, va se coucher. Mais à peine assoupi, il se retrouve propulsé dans un univers parallèle où il rencontre Kukulkan, un homme étrange, qui lui propose de jouer au Jeu pour sauver le monde.

Si j'ai été attirée par ce roman, c'est tout d'abord parce qu'il propose une intrigue riche, aux accents policiers, mêlée à la mythologie Maya. Si l'idée d'un adolescent lambda se retrouvant dans un univers parallèle dans lequel il a des pouvoirs est largement éculée en littérature de jeunesse ces derniers temps (et je suis la première à râler), elle est traitée ici avec intelligence. Il n'est nullement question de nier les jeunes d'aujourd'hui et leurs pratiques (Facebo*k, etc.) en présentant un héros en marge de sa génération mais plutôt d'abonder dans ce sens et d'aller plus loin.
En effet, le second point qui m'a attirée dans ce livre, c'est son aspect interactif. En effet, et même si je n'ai eu que des épreuves non corrigées, j'ai été curieuse de découvrir ce livre novateur des éditions Bayard qui sera disponible, dès le 13 octobre, accompagné d'un plateau de jeu. L'idée ? Proposer un complément à la lecture sous la forme du jeu auquel joue le héros pour permettre aux lecteurs d'y jouer également, mais aussi un contenu multimédia à partir du site dédié au roman, www.prophétie-lelivre.fr, qui ouvrira courant septembre.
J'ai apprécié cette lecture (il y avait bien longtemps que je n'avais pas lu de roman pour la jeunesse) et suis d'autant plus curieuse de découvrir le site et le coffret... A noter que, pour les plus impatients, le tome 2 sortira en avril 2012.

Si vous voulez en savoir plus, Glow a eu la chance d'assister à un petit-déjeuner de présentation du roman au Quai Branly en juin. Elle nous en parle dans ce billet, et, dans celui-ci, elle nous dévoile en exclusivité le plateau de jeu qui sera vendu avec.     

De mon côté, je tiens à remercier   logo2   et les éditions Bayard  pour ce roman reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique Jeunesse.

 

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09 juin 2011

Le cri, Laurent Graff

9782290001721FSSouvenez-vous... J'avais découvert Laurent Graff lors du Read-a-Thon avec Il ne vous reste qu'une photo à prendre, un court roman vraiment brillant, véritable coup de coeur. Le cri est le quatrième roman de cet auteur, et vu qu'il est très court, je n'ai eu aucun scrupule à l'intercaller entre deux lectures plus longues... 

Le narrateur travaille à une barrière de péage d'une autoroute. Celle-ci est quasiment vide. Les automobilistes sont si rares que l'homme se prend à rêver. Il se lie d'amitié avec le gendarme chargé de la surveillance de cette portion d'autoroute, qui s'ennuie beaucoup lui aussi, et une jeune femme qui n'a jamais d'argent pour le péage et va chaque jour rendre visite à son mari et son amant, alités à l'hôpital après un accident de voitures.
Alors que la vie se déroule de façon monotone, un cri atroce déchire peu à peu l'atmosphère, rendant fous les humains. Peut-être est-ce depuis que le tableau de Munch a été volé ?munch_TheScream

Il est difficile de commenter ce livre tant il est court et pourtant si riche ! Mon résumé n'est pas forcément séduisant mais j'ai tenté de rendre compte des faits qui se déroulent dans le roman sans vous en dire trop... La suite ? Il faut le lire !
Encore une fois, Laurent Graff réussit une performance avec un roman très bref (125 pages), où chaque mot fait sens. Loin de subir cette sorte d'économie verbale, il parvient à  esquisser en si peu de pages un univers semblable au nôtre en bien des points, mais dans lequel le fantastique éclôt très vite. Un fantastique étrange, qui interroge. Et quand on connaît un peu le romancier, le doute s'installe.

Encore une fois, Laurent Graff amorce une réflexion sur le sens de la vie et la mort. C'est très subtil, un peu barré. Un roman comme je les aime ! J'ai préféré Il ne vous reste qu'une photo à prendre, mais chaque lecture de cet auteur est une nourriture intellectuelle délectable que je ne saurais que conseiller.

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30 mai 2011

L'oeil de la lune, Anonyme

L_oeil_de_la_luneLa suite du si mystérieux et ô combien énigmatique Livre sans nom ? J'étais partante, bien entendu, ayant dévoré ce premier opus d'une traite (et l'ayant même considéré comme un coup de coeur en 2010 !)

Santa Mondega, Amérique du Sud. Alors qu'une mystérieuse momie a disparu du musée de la ville et qu'un jeune handicapé mental est torturé à mort dans un hôpital psychiatrique, les habitants s'apprêtent à fêter Halloween. Mais le Bourbon Kid, l'homme que le whisky rend quasi invincible, n'est pas loin et attise la haine de certains. Depuis la tuerie de la fête de la Lune, le Kid, de son côté, est à la recherche de l'Oeil de la Lune, la pierre mystérieuse convoitée par tous.

Si j'ai été complètement charmée par Le livre sans nom, cette suite ne m'a vraiment pas fait le même effet. Il est vrai que l'ambiance est toujours la même - bain de sang, ironie et humour potache sont toujours au rendez-vous - mais il lui manque la saveur de la découverte.
L'auteur a repris exactement ce qui avait fonctionné dans son premier roman et a l'a remanié de façon à bricoler une intrigue qui tient la route, certes, mais n'atteint pas des sommets d'originalité. Je lui concède un retournement de situation dans les dernières pages vraiment appréciable et qui dynamise le tout, mais cette intrigue m'a moins conquise. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le passé du Bourbon Kid et les origines de ce Mal suprême... Du déjà-vu ! Quant aux références cinématographiques et culturelles, elles ont perdu leur saveur avec ce deuxième tome...
De plus, l'auteur a malheureusement pris un malin plaisir à distiller certaines scènes très gores entrecoupées de dialogues puérils de la part des personnages masculins, ce qui donne au roman une dimension parodique ratée. Si seulement l'ironie était plus savamment maniée, j'aurais pu sourire... Mais ce n'est pas le cas.
Bref, une lecture en demi-teinte, bien que mon billet laisse transparaître une grande déception. J'ai lu d'une traite ce roman, heureusement, car je ne sais pas si le suspense m'aurait tenue jusqu'au bout. Le charme qui a opéré avec Le livre sans nom s'est définitivement dissipé... Voici donc la chronique d'une mort annoncée d'une saga, ou comment un auteur aurait dû s'arrêter à son premier tome.
Sans moi, cela va sans dire, Le Cimetière du diable, la suite ô combien commerciale de ce best-seller.

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20 avril 2011

La Licorne T.2 Ad Naturam, Mathieu Gabella et Anthony Jean

Licorne_tome_2_Ad_NaturamJ'avais découvert le premier tome de cette BD il y a peu et avais été conquise (voir mon billet enthousiaste) Ayant emprunté les trois premiers tomes d'un coup, j'ai lu, lors du Read-A-Thon, Ad Naturam, le deuxième opus.

Ambroise Paré et ses compagnons poursuivent leur quête pour découvrir qui transforme l'anatomie humaine. En route vers Milan, et accompagné des Primordiaux, créatures merveilleuses et mythologiques capables de modifier leur morphologie, Ambroise Paré part à la recherche du laboratoire où tout a commencé. Mais leurs ennemis sont déjà là, à guetter dans l'ombre leur venue...

Grandiose, comme le premier tome ! Encore une fois, une lecture passionnante, mêlant histoire et fantastique avec talent ! Les illustrations d'Anthony Jean rendent hommage à cette Renaissance Italienne fantasmée inspirée de l'Histoire.
Pas de temps mort dans cette intrigue très riche en rebondissements, si haletante que je n'ai pu m'empêcher, durant mon Read-A-Thon, de lire le troisième tome dans la foulée !
Cette lecture confirme ce que j'avais pensé du premier tome et j'insiste donc : cette BD est vraiment une très belle découverte que je vous encourage à lire...

Et voici ma septième participation
au rendez-vous hebdomadaire de
Mango !

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06 avril 2011

La Licorne T.1 Le Dernier Temple d'Asclépios, Mathieu Gabella et Anthony Jean

9782756004150_cgJe connaissais cette BD depuis quelques temps, mais ne l'avais pas encore lue. Avoir acheté les trois premiers tomes pour le lycée ne m'a plus donné aucune excuse pour ne pas la lire...

1565. Plusieurs anatomistes de renom sont retrouvés morts dans d'affreuses conditions. A Paris, Ambroise Paré, chirurgien du roi, voit l'un d'eux mourir sous ses yeux. Il décide de mener l'enquête, malgré les médecins de la Faculté qui le dénigrent. Mais plus son enquête avance, plus il découvre d'étranges phénomènes autour de lui : des mystérieuses et inquiétantes  créatures, des tapisseries que tout le monde recherche...

J'ai été littéralement conquise par ce premier tome ! Non seulement les illustrations d'Anthony Jean correspondent parfaitement à ce que j'aime,  tant dans leur trait que dans les couleurs pâles utilisées, mais le scénario de Mathieu Gabella est vraiment original : il mêle Histoire et fantastique avec brio. 9782756004150_pg
Prendre comme cadre le XVIe siècle et sa recherche médicale est une idée vraiment intéressante, et le détourner avec des créatures imaginaires pour amorcer une réfléxion sur les avancées dans ce domaine est un sujet qui m'a vraiment séduite !
Vivement la lecture des tomes 2 et  3 (que j'ai heureusement empruntés dans la foulée !)

 Et voici ma cinquième participation 
au rendez-vous hebdomadaire de
Mango !

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 

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10 juillet 2010

La porte condamnée, Julio Cortazar

9782070358649FSCela fait quelques temps déjà que j'ai Marelle de Cortazar à lire. Mais je ne trouve pas le temps, ce qui m'agace. Donc quand on m'a offert ce petit recueil de nouvelles extrait de Fin d'un jeu, j'ai ouvert avec plaisir ce livre pour découvrir la plume de cet auteur.

C
ortazar nous offre ici quatre nouvelles. Dans la première, Les poisons, il est question de la façon dont tuer les fourmis dans un jardin. Le narrateur enfant nous relate avec passion son double combat pour sauver le jardin de ses parents grâce à la fabuleuse machine à insecticide de son oncle et celui pour conquérir le cœur de sa jolie voisine.
Dans la nouvelle éponyme La porte condamnée, le lecteur est confronté à un texte fantastique dans lequel l
e narrateur, client d'un hôtel, est hanté par les vagissements d'un nourrisson la nuit, dans la chambre voisine de la sienne. Or celle-ci est vide...
La troisième nouvelle, Les ménades, rend compte d'une expérience très étrange vécue par le narrateur lors d'un concert de musique classique. Je n'en dirais pas plus !
Enfin, la dernière nouvelle de ce recueil, La nuit face au ciel, a pour personnage principal un homme victime d'un accident de moto, entre la vie et la mort à l'hôpital.


D'une lecture très rapide, ce recueil est une bonne mise en bouche à l'œuvre de Cortazar. Sa plume à la fois incisive et poétique permet de donner une dimension très particulière à ces nouvelles. Cortazar alterne comédie et drame avec brio, tandis que les nouvelles alternent entre réalité et fantastique. 
Petit bémol de mon côté : les nouvelles ont attisé mon intérêt de façon inégale, comme souvent. Mais je garde un excellent souvenir de lecture.
A lire pour connaître cet auteur argentin. De mon côté, à lire en prélude à Marelle, qui remonte sur le dessus de ma48925717_p pile à lire !

Cela faisait un petit moment que je n'avais rien lu pour le Challenge 2 euros de Cynthia. C'est chose faite ! J'ai fait d'une pierre deux coups, car ce titre me permet également de faire descendre ma PAL (Pile à Lire), chose à laquelle je me suis engagée avec Mon Challenge  "Les PAL c'est tabou!! on en viendra tous à bout !!!! initié par lasardine   !

la_ronde_des_post_it126307708034_art   

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20 juin 2010

Le livre sans nom, Anonyme

artoff74Un livre avec ce titre et anonyme, voilà qui m'a forcément intriguée... Diffusé sur internet en 2007 puis publié dans les pays anglophones avant d'arriver en France, Le livre sans nom semble s'être fait une réputation avant même sa publication.

Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée de tous. Des meurtres atroces sont commis par un certain Bourbon Kid, un homme que le whisky semble rendre invincible. En parallèle, l'Oeil de la Lune, une pierre  bleue à la valeur inestimable, est recherchée par deux moines pacifistes et une cohorte de chasseurs de prime. En cette veille de fête de la Lune, les esprits s'échauffent dans cette petite ville étrange...

Difficile  de catégoriser cette lecture tant elle est étrange. A première vue, on a l'impression de lire une novélisation de Kill Bill, tant l'ambiance qui règne fait penser aux films de Tarantino (ce n'est pas moi qui l'affirme, mais la quatrième). On tue et on meurt à Santa Mondega, mais rien n'est tragique ni insoutenable. La vie n'a que peu de valeur et la mort est parodique.

Les personnages, presque exclusivement masculins, sont tous à la fois comiques et stéréotypés. Du barman idiot, qui sert de l'urine aux étrangers dans son bar, au réceptionniste véreux qui dépouille à ses risques et périls un tueur à gage en passant par les deux flics qui mènent l'enquête sur les meurtres, le lecteur voit défiler devant ses yeux une foule de protagonistes à la psychologie minimale, sans pour autant que cela pénalise l'intrigue. En lisant Le livre sans nom, le lecteur pénètre dans une ambiance particulière, un mélange de western à la Clint Eastwood et de films de Tarantino avec une pointe de fantastique sur la fin, où les flingues sont monnaie courante et les morts parmi les vivants. Les frontières entre réel et surnaturel s'abolissent au fil des pages, donnant à ce roman une tournure qui le rend quasiment inqualifiable...

L'intrigue est soignée, bourrée de rebondissements (et de morts, mais je crois que vous l'aviez compris), les histoires se mêlent et les personnages se croisent jusqu'à l'apogée de cette Fête de la Lune et de l'éclipse.

Je n'ai pas pu décrocher de cette lecture, hypnotisée par le talent de cet anonyme, qui ferait mieux de 54150614_pdévoiler son identité. Écrire un thriller sans psychologie ou presque, faisant référence à un inconscient collectif cinématographique, le tout avec une originalité rare... Je m'incline avec respect. Et je vous le recommande. Sans hésiter une seule seconde, et parce que j'ai passé un moment de lecture rare et précieux, je le consacre neuvième coup de cœur de cette année 2010, riche en pépites littéraires !

Je remercie grandement 54250062_p et Capture pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

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18 avril 2010

Les vestiges de l'aube, David S. Khara

lueurs01Reçu cette semaine, j'ai dévoré d'une traite Les Vestiges de l'aube, premier  roman de David S. Khara. Et je n'ai pas été déçue !

Barry Donovan, flic New Yorkais, est empêtré dans une enquête pour meurtre. Depuis les attentats du 11 septembre, sa vie est brisée et le désespoir le submerge.
Sa rencontre avec Werner Von Lowinsky, sur internet, redonne un sens à sa vie. Son interlocuteur est une oreille bienveillante et sa présence virtuelle est apaisante.
Mais ce que Barry ignore, c'est que Werner  n'est pas un homme comme les autres... Werner est un vampire. Un vampire vivant reclus dans le sous-sol de son ancienne propriété. Et sa rencontre avec Barry lui insuffle un regain de vitalité et d'humanité très grisant. Les deux hommes s'entraident au gré de leurs discussions régulières, et entre eux naît une amitié peu commune...

Autant vous le dire tout de suite, je me suis régalée avec ce roman ! Et pourtant, les vampires  dans la littérature et moi... Surtout en ce moment avec cette déferlante de bit-lit plus ou moins réussie... Bref, disons que je suis une lectrice exigeante avec ce thème !
Et avec ce thriller, j'ai été satisfaite au-delà de ce que j'espérais ! Le personnage de Werner, le vampire, est doté d'une humanité rare, de sentiments d'empathie et de compassion étonnants. L'intrigue, centrée sur les deux personnages principaux, avance à bon rythme, tout en laissant une grande place à la psychologie de Barry et Werner.
Ces deux personnages en souffrance trouvent un réconfort inattendu dans leur correspondance virtuelle quasi quotidienne. La lecture est fluide, les chapitres alternant la focalisation sur l'un ou l'autre (symbolisée par une police en italique ou non).
On est loin du mythe du vampire gothique, écumant les cimetières et saignant avec délectation de pauvres humains, victimes faciles et inoffensives. Werner est un vampire très humain, dont la vie a pris fin lors de la guerre de Sécession, et qui cherche, désormais, à reconquérir ses sentiments et un semblant de vie. Sa rencontre avec le personnage de Barry, brisé par la tragédie des Tours jumelles, va être le déclic dans son éternité d'inaction et d'attente.
Un excellent thriller qui modernise le mythe du vampire sans céder à la facilité. Un vampire qui se nourrit tous les cinq ans, raffole d'électro-ménager et navigue sur le web, quelle bonne idée !
Dernière interrogation, et non des moindres : à quand la suite Monsieur Khara ?? Je l'attends avec impatience !
Je remercie 47286893 et les Éditions Rivière Blanche pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat. Et je remercie David S. Khara de m'avoir dédicacé son livre !

"Je me nomme Werner Von Lowinsky. Mon père était prussien et ma mère française. Mélange ô combien explosif si l'on se replace dans le contexte historique de mes jeunes années. Je suis né en 1812 à New York. Je suis un vampire. Voilà. Croyez-moi ou pas, craignez-moi ou pas, peu importe. Les choses sont ainsi." (p.11)

"Bien loin des caricatures décrivant des goules putrides, je corresponds plus à l'image d'un dandy qu'à celle d'un cadavre décomposé." (p.11)

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04 février 2010

Le Livre des Etoiles tome 1 : Qadehar le Sorcier, Eric L'Homme

9782070612451FSEt voilà ! Deuxième livre de Mon Challenge Livraddict pour l'année 2010 terminé ! J'avais été tentée car il est dans mon CDI. Donc j'ai fait d'une pierre deux coups, car il me permet également de faire descendre ma PAL (Pile à Lire), chose à laquelle je me suis engagée avec Mon Challenge  "Les PAL c'est tabou!! on en viendra tous à bout !!!! initié par lasardine   !

47287542        la_ronde_des_post_it126307708034_art   

          2/10                            2/26

Guillemot est un adolescent chétif et peu sûr de lui. Son quotidien au Pays d'Ys, une contrée  entre le monde réel et le Monde Incertain, est bouleversé le jour où le sorcier Qadehar décide de le prendre comme apprenti pour lui enseigner la sorcellerie. Guillemot se découvre alors de réels dons pour la sorcellerie.
Le jour où Agathe, son ennemie jurée, est enlevée par d'horribles créatures, Guillemot n'a d'autre choix que de se lancer à leur poursuite pour délivrer la jeune fille. Aidé de ses amis, il franchit la Porte du Monde Incertain...

Ce roman est le premier de la trilogie d'Eric L'Homme. Il entraîne le lecteur dans un univers fantastique où la magie règne. L'intrigue est intéressante (l'idée de graphèmes pour faire de la sorcellerie est originale)et les péripéties nombreuses.
Les personnages sont cependant assez stéréotypés (un garçon malingre qui devient sorcier - ça me rappelle quelque chose...-,  un autre
un peu bourru qui veut devenir chevalier, le troisième sensible et mélomane, une adolescente un peu écervelée intéressée uniquement par son physique et enfin sa jumelle garçon manqué plutôt brillante) et il ne fait aucun doute que les cinq ado vont se plonger à corps perdu dans cette aventure incroyable. Les adultes y sont absents,  impuissants face à la situation, représentés  uniquement par  Qadehar, le maître de Guillemot.
Malgré cela, je ne me suis pas ennuyée. Le roman est très court et fragmenté en de nombreux chapitres qui fonctionnent  chacun comme une entité. L'intrigue est bien menée, même si un peu prévisible, et avance bien.
L'alternance des points de vue dans les chapitres permet de scinder l'intrigue en plusieurs petites histoires dans lesquelles le lecteur suit les aventures d'un des adolescents.
Les rencontres sont nombreuses, les personnages secondaires aussi. Ces derniers ne sont pas sans me rappeler les romans arthuriens : une enchanteresse bienveillante, un chevalier sans peur, des monstres à abattre toujours plus nombreux, etc. L'imaginaire de l'auteur est grand et pallie donc souvent une intrigue souvent prévisible.

J'ai donc passé un bon moment, contente d'avoir pu m'intéresser à cette trilogie. Pour l'instant, je ne sais pas si je vais poursuivre ma lecture avec les deux autres tomes...

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