Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




20 septembre 2018

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puertolas

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IkeaL'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea est le premier roman publié par Romain Puertolas. Il est paru en 2013 aux éditions Le Dilettante. 

Ajatashatru Lavash Patel est un escroc fakir venu chercher en France un nouveau lit à clous chez le géant du meuble suédois. Malheureusement pour lui, il se retrouve rapidement coincé dans une armoire et baladé de pays en pays, au gré de la marchandise. Clandestin involontaire, il rencontrera de vrais clandestins soudanais qui fuient leur pays, une belle parisienne qui fera chavirer son coeur, un chauffeur de taxi furieux d'avoir été arnaqué, et du Royaume-Uni à l'Espagne en passant par la Lybie, Ajatashatru Lavash Patel vivra de rocambolesques aventures. 

J'ai tourné autour de ce roman un moment avant de décider d'en écouter sa version audio, lue par Dominique Pinon. Rocambolesque est bien le terme qui définit cette épopée drôle et loufoque. L'intrigue à tiroirs fait penser aux aventures de Jules Verne, le personnage d'Ajatashatru Lavash Patel étant empreint d'un humour féroce et d'une candeur très fraîche. C'est léger et drôle, avec une réflexion sur la condition de clandestin (l'auteur faisant lui-même partie de la police aux frontières) mais je n'ai pas pris un plaisir immense à écouter les tribulations de cet indien malchanceux. A tel point que je passe sans problème à côté de son adaptation ciné, sortie en mai cette année. 

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30 août 2018

3 semaines au Japon : astuces et conseil pour un premier voyage

[Mon billet avait disparu pendant 24h, remis en brouillon par la plateforme... Bref, le revoici !]

Bonjour à tous,

Vous avez été nombreux à me demander si j'avais organisé seule mon voyage au Japon et à vouloir savoir comment je me suis débrouillée. Je vous avais promis un billet explicatif, le voici ! Je n'ai pas la prétention d'être spécialiste dans le domaine, loin de là, mais voyageant en sac à dos depuis une dizaine d'années (Chine, Islande, Vietnam, Guadeloupe, Grèce, Royaume-Uni, Suède, Danemark, etc.) j'ai acquis quelques réflexes et habitudes que je vous livre ici.

Bon déjà, il faut s'ôter de la tête que partir seul au Japon est compliqué. C'est faux et archi faux ! Aujourd'hui, avec internet, un peu de débrouillardise et d'anglais et quelques applis, le monde s'ouvre à vous ! (et le Japon par la même occasion !) Le Japon est un pays extrêmement bien organisé, où tout est clairement indiqué, établi, les horaires sont respectés et les indications nombreuses. Impossible de se perdre ! De toute façon, si vous hésitez trois minutes en ayant l'air un peu perdu, un japonais viendra vous demander gentiment en anglais si tout se passe bien et si vous avez besoin d'aide (véridique et maintes fois expérimenté durant ce voyage !). Donc déjà, ayez bien en tête que ce n'est pas plus compliqué de partir au Japon que de partir dans un pays européen.

Ensuite, une autre idée reçue qui a la vie dure : voyager au Japon coûte très cher. Encore une fois, c'est faux. Le niveau de vie au Japon est similaire à celui en France et moins cher que Paris. Une fois votre billet d'avion acheté, vous pouvez, en vous y prenant à l'avance, trouver de quoi vous loger à petit prix. Idem pour la nourriture : les kombini (supermarchés 24/24h) pullulent à chaque coin de rues et vous permettront de vous acheter de quoi manger pour quelques centaines de yens (soit quelques euros).

Enfin, dernière chose : si j'ai pu le faire, vous le pouvez aussi ! Vraiment. C'est une expérience incroyable et d'une richesse infinie que de voyager par ses propres moyens et partir à la rencontre de l'autre. Je ne peux que vous le conseiller. On revient autre, c'est certain.

Passons au pratique, maintenant, avec mes conseils classés par catégories (on ne voit pas du tout mon sens de la rigueur et de l'organisation transparaître avec ce billet, pas du tout !) : itinéraire, transports, logements, activités, repérage et cartes, restaurants et cuisine, savoir-vivre et pense-bête et pour aller plus loin. Bonne découverte !

ITINERAIRE

  • Pour notre itinéraire, nous nous sommes aidés du guide Kotchi Kotchi ! Le guide du voyageur au Japon écrit par un couple extra qui a vécu deux ans au Japon et qui tient le blog Issekinicho (et la maison d'éditions associée !). Une mine que ce petit guide humoristique qui a été utile une paire de fois ! Nous avons pioché aussi des conseils dans le Lonely Planet sur le Japon, un must have et après avoir touillé et laissé mijoter, voilà ce que ça a donné pour 3 semaines de voyage :

Paris =>Tokyo (5 nuits) => Hakone (2 nuits) => Takayama (2 nuits) => Kyoto (4 nuits) => Nara (1 nuit) => Kyoto (1 nuit) => Kinosaki Onsen (1 nuit) => Koya-San (1 nuit) => Osaka (1 nuit) => bus de nuit vers Tokyo (2 nuits) => Paris.

  • Un itinéraire qui nous a permis de prendre le temps à Tokyo et Kyoto et découvrir Honshu, l'île principale du Japon sans courir partout. Le réseau de transports étant bien déployé, nous avons pu facilement accéder à nos différents points de chute au fil du séjour.

JapanCitiesMap

 TRANSPORTS

  • Quand vous prévoyez un voyage au Japon, on vous dit partout de prendre le Japan Rail Pass - JR Pass, pour les intimes - qui vous permet de voyager librement sur le réseau JR de trains de l'île. Perso, on ne l'a pas pris pour la simple et bonne raison qu'il n'était pas intéressant fiancièrement vu notre trajet. Le site Kanpaï, qui regorge d'informations utiles sur le Japon, vous explique comment calculer sa rentabilité ou non pour votre voyage. Le Japon regorge de pass selon les différentes régions mais comme il existe plusieurs compagnies sur le réseau ferroviaire, il faut bien se renseigner avant pour ne pas prendre un pass peu adapté à ses besoins.
  • Les transports sont extrêmements sûrs, propres et ponctuels au Japon. Ne stressez pas pour vos sacs, oubliez les bousculades et les voisins collants, tout se passe dans la courtoisie et le respect de l'autre.Et c'est vraiment agréable !
  • Dans chaque gare, il y aura toujours un employé pour vous confirmer que vous êtes sur le bon quai ou vous aider à trouver votre chemin.
  • Nous avons essayé plein de transports au Japon - métro, bus, trains, bus de nuit, bâteau, téléphérique - et à chaque fois une traduction en anglais nous attendait. Il suffit juste de chercher sur la carte où aller et c'est parti !

LOGEMENTS

  • Pour les logements, je privilégie toujours de loger en centre ville, pour éviter de rajouter le coût du transport à mes journées de visite, et que la gare soit accessible à pied (ou le métro pour des villes tentaculaires comme Tokyo ou Osaka !). Je cherche à délimiter le centre historique et/ou d'activités des villes et je fais une recherche sur Booking en visualisant sur la carte. En été au Japon il fait chaud (voire très chaud comme cet été !) donc si vous y allez à cette période, pensez à réserver un logement avec air conditionné.
  • Il est courant que les salles de bain soient communes au Japon. Si cela vous gêne, vérifiez bien avant de réserver que votre chambre en comporte une.
  • Les maisons comme les hôtels sont petits au Japon. Il n'est donc pas rare de louer une chambre de 9m2, salle de bain comprise. Ne soyez pas surpris, c'est la norme !
  • Nous avions réservé un Airbnb mais il a été annulé à cause du changement des conditions au Japon (si vous voulez vous inscrire, je peux vous parainer et vous faire profiter de 25€ sur votre première réservation en cliquant ici !)
  • Je privilégie toujours les logements avec annulation gratuite, pour pallier l'imprévu. Cela n'a pas été nécessaire durant ce voyage mais c'est une sécurité.
  • Nous avons dormi en hôtel, auberge de jeunesse, hôtel capsule - à essayer absolument !, ryokans - et à chaque fois la propreté était irréprochable.
  • Attention : dans beaucoup d'hôtels au Japon les CB internationales ne sont pas acceptées. Pensez à prévoir du cash.


        Ma capsule à Osaka et notre ryokan à Koya-San

ACTIVITES

  • Nous avons fait les fifou à Disney Sea à Tokyo et à Universal Studio à Osaka, deux parcs d'attractions absolument géniaux (le premier étant le seul parc Disney sur le thème de la mer, le second proposant des univers liés aux films Universal, dont Poudlard et Pré-au-Lard reconstitués grandeur nature <3)
  • Nous avons visité les Studio Ghibli, hommage aux films d'animation du groupe. Une merveille mais attention, les billets s'arrachent des mois à l'avance et il faut réserver en ligne pour espérer en obtenir (ils sont attribués par tirage au sort).
  • Si vous voulez faire du kart déguisé en Mario Kart dans les rues de Tokyo, il vous faudra d'abord obtenir une version traduite en japonais de votre permis de conduire.
  • Une foule d'activités est possible durant votre voyage (cours de calligraphie, essayage de kimonos, cérémonie du thé, fabrication d'un tatamis, etc.). Nous avons opté pour un cours de cuisine à Kyoto via Airbnb. Aki, notre hôte, nous a emmenés faire le marché avant d'aller chez elle cuisiner ensemble et déguster un repas japonais typique de la vie quotidienne. Une expérience extrêmement enrichissante que je vous conseille fortement.


REPERAGE ET CARTES

  • L'appli Maps.me (libre et gratuite) permet de télécharger gratuitement les cartes du monde entier grâce au wifi puis d'en profiter même sans réseau pour se balader à pied (grâce à la fonction GPS de votre smartphone).
  • Japan Travel est une appli qui permet, quant à elle, d'établir des itinéraires piétons, voiture ou en transports (très pratique à Tokyo et son réseau de métro qui semble tentaculaire !).
  • Hyperdia est également une appli souvent conseillée mais bizarrement elle ramait beaucoup sur mon téléphone donc je l'ai peu utilisée (mais je vous l'indique quand même !)

RESTAURANTS ET CUISINE

  • La cuisine japonaise est riche, variée, à base de produits frais, très peu sucrée et riche en saveurs. Quand on arrive sur l'île, on se rend vite compte que les restaurants japonais occidentaux ne sont que des pâles adaptations de la cuisine nippone. Soba, ramen, tempura, yakitori, soupes, les mets sont très variés et, préparés avec soin, extrêmements goûteux.
  • Nous avions un critère pour choisir où manger : pas de restaurant sans sous-titre en anglais, photo ou maquettes en plastique (les restaurants adorent mettre des petites vitrines avec les plats représentés !). C'est certes limitant par rapport à tout ce que la gastronomie japonaise peut offrir, mais quand on ne mange pas de viande ni de poisson, ça évite les mauvaises surprises ! (on voit que vous n'avez pas eu de tentacule de poulpe au petit déjeuner vous !)
  • Il est très dur de manger végétalien au Japon : tous les bouillons contiennent du poisson séché, rares sont les plats sans fruits de mer, viande ou oeuf. Nous avons donc fait des écarts, parfois, mais les kombini (supermarchés ouverts 24/24h) nous ont permis de nous gaver d'onigiris (boulettes de riz de forme ronde ou triangulaire) farcies à l'umeboshi (prune rouge fermentée) ou natures.
  • Les japonais adorent grignoter donc vous trouverez à chaque coin de rue un supermarché ou un distributeur de boissons fraîches en tous genres pour quelques yens. 
  • Pour ceux qui mangent des produits animaux, vous serez ravis au Japon, même si le spectacle de tortues attendant dans une caisse en plastique sur un étal ne vous laissera pas de marbre je pense...

 

 SAVOIR-VIVRE ET PENSE-BETE

  • Les japonais sont extrêmement polis et courtois : pas d'impairs en bousculant tout le monde dans les transports notamment, en forçant le passage, etc.
  • Pensez à un parapluie, objet tout-terrain multi-usage en Asie : quand il pleut, usage classique, mais surtout, quand il fait soleil, il vous protégera de ses rayons de feu (les japonais l'utilisent beaucoup les jours de soleil pour protéger leur teint).
  • L'anglais n'est pas parlé partout sur l'archipel mais vous permettra de vous faire comprendre. En revanche, apprendre des formules de base de politesse fera plaisir à vos interlocuteurs (bonjour, merci, au revoir).

POUR ALLER PLUS LOIN...

Jardin zen 

Fushimi-Inari  IMG_20180806_171717

Voilà ! J'espère que ces quelques conseils vous seront utiles si vous envisagez un voyage au Japon ou vous donneront envie de franchir le pas. J'espère que ce billet aura répondu à vos attentes. N'hésitez pas à me poser vos questions en commentaire. Pour plus de photos, je vous donne rendez-vous sur mon compte Instagram ! Pour ma part, je rentre transformée de ces 3 semaines et certaine que je reviendrai explorer l'archipel japonais...

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27 août 2018

De retour d'un bel été

Temple Hida Kokunbunji, Takayama - all pictures are mine

Bonjour à tous,

Me voici de retour ici, après un été très intense, comme je vous l'annonçais dans mon dernier post. Vacances toulousaines, mariage parisien, déménagement messin, road trip japonais en sac à dos pendant 3 semaines, l'été 2018 aura été chargé en événements heureux ! 

Pour l'heure, je reviens avec ce billet pour vous annoncer ce que je vous prépare sur le blog dans les jours à venir :

  • Un billet sur mon voyage au Japon, tout d'abord. Un billet assez attendu par ceux qui m'ont suivie sur Instagram, dans lequel je vous donnerai des conseils et des bons plans pour un premier voyage dans l'archipel nippon, mon itinéraire et quelques photos du voyage. Vu que j'ai tenu un véritable carnet de bord sur Insta avec beaucoup de photos et de vidéos je ne ferai pas doublon ici. Remontez mon feed et vous aurez mon voyage jour par jour et mes impressions à chaud. J'ai également fait des stories que vous retrouverez sur ma page de profil si ça vous tente.
  • Des billets de lectures, ensuite. Je n'ai pas beaucoup lu cet été (vu ce que j'ai fait, c'est plutôt normal !) mais j'ai quelques chroniques qui attendent au chaud d'être publiées. Attendez-vous donc à voir L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea de Romain Puertolas, On regrettera plus tard d'Agnès Ledig, Outlander T.4 de Diana Gabaldon et Les divines glaces à l'italienne d'Anne d'Abby Clements être chroniqués sur le blog dans les jours à venir.
  • Une reprise des Mercredis BD organisés par Moka, Noukette et Stephie dès mercredi prochain. J'aime toujours autant le neuvième art et lui consacre une place à part à Bouquinbourg. Tous les mercredis, je reprendrai mes chroniques de BD que je partagerai avec mes acolytes de ce rendez-vous.
  • Un remaniement du Challenge Feel good pour ses 3 ans, enfin. J'y pense depuis quelques temps, j'ai plein d'idées en tête, je les mets en forme et je reviens rapidement vous les proposer ici (et sur Instagram !).

Voilà ce qui vous attend dans les jours à venir à Bouquinbourg. En attendant, je retourne bouquiner un peu avec une tasse de thé et je vous souhaite de belles lectures !

 

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18 juillet 2018

Bye bye Bouquinbourg, hello Japan !

Fuji

Encore un mois de juillet très chargé ! Je pensais avoir le temps de chroniquer mes quelques lectures mais le temps m'a manqué, entre préparation d'un nouveau déménagement, du mariage d'une amie, de vacances toulousaines dans ma famille et surtout de mon prochain voyage : 3 semaine au Japon. Le périple commence lundi prochain (enfin mardi, le temps d'atterrir) ! Pour ceux qui veulent suivre mes aventures, rendez-vous sur Insta ! Pour les autres, je ferai un compte-rendu ici aussi à mon retour.
Vous vous en doutez : je mets le blog en pause jusqu'à la mi-août, le temps de rentrer, de déménager et retrouver une connexion internet. Je vous souhaite un bel été et de chouettes lectures ! A très vite !

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03 mai 2018

Ola Lisboa !

Comme une envie de soleil et de douceur, en plein coeur de cet hiver sans fin et de ce printemps capricieux. Il y a deux ans, je découvrais avec délice Porto et l'art de vivre portugais. Aucune hésitation du coup : Lisbonne serait notre prochaine destination ! Quatre jours et demi au soleil, dans la capitale portugaise. Quatre jours et demi à arpenter les sept collines et découvrir la ville blanche et sa mer de paille, le Tage. Quatre jours et demi à se régaler des spécialités culinaires (même sans viandes ni produits de la mer, Lisbonne regorge de spécialités succulentes !).

Si vous y allez, découvrez à pied les différents quartiers à l'identité forte de la ville, toujours ornés des célèbres azulejos, ces carrés de céramiques peints à la main : Bairro Alto, Alfama, Baixa-Chiado, Principe Real... En vous enfonçant dans les ruelles, loin des places touristiques, vous pourrez dénicher d'excellentes adresses comme Mesa Com Pao, qui a rassasié nos estomacs de baroudeurs avec de succulents produits. Pour découvrir une ville futuriste pensée en accord avec la nature, filez ensuite au Parque das Nacoes, un quartier de Lisbonne réalisé à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1998 et visitez son incroyable auquarium. Une visite de Musée Calouste Gulbekian ravira les amateurs d'art tandis qu'une petite sieste au soleil, dans son jardin botanique, vous redonnera de l'énergie. Montez voir les vestiges du merveilleux Château de Sao Jorge à la tombée du jour et profitez d'un panorama incroyable sur la ville. 

Le soir, ne manquez pas d'aller faire un tour au Mercado da Ribeira, le plus ancien marché couvert de Lisbonne, pour déguster l'un des plats proposés par la fine fleur des chefs portugais, le tout dans une ambiance jazzy et chaleureuse. Une dernière ginja, le digestif à la cerise traditionnellement servi dans une tasse en chocolat, et allez vous perdre dans les ruelles pour sentir la ville palpiter.

Prenez le célèbre tramaway jaune pour Belém, et après vous êtes extasiés au Monastère des Hiéronymites, faites un tour au magnifique Musée Berardo, flânez sur les rives du Tage en dégustant un pastel de nata, ce petit flan que les portugais dégustent à l'heure du café, visitez (ou non !) la Torre de Belém et rentrez tranquillement en tramway brinquebalant sur la chaussée, comme si le temps s'était arrêté. 

Une journée à Sintra, à une vingtaine de kilomètres de Lisbonne, vous plongera dans un tourbillon de châteaux et de ruelles tortureuses. Un arrêt brunch s'impose dès la sortie du train au Café Saudade, dans l'ancienne maison de la pâtissière préférée du roi Ferdinand II. Préparez vos petits estomacs, ils ne s'en remettront pas ! (le doggy bag a été notre solution, parfaite pour une pause gourmande en milieu d'après-midi !). Découvrez ensuite la ville et son Palais National, orné de deux gigantesques cheminées blanches, faites une pause dans son jardin paisible, en plein coeur de l'agitation de la ville, avant de prendre un bus et de filer au Palais da Pena et son parc fabuleux. Laissez de côté toutes vos représentations sur l'architecture et la sobriété et appréciez le premier château romantique d'Europe commandé par Ferdinand II.Terminez votre visite de Sintra par le Château des Maures, avec un peu de chance vous aurez vous aussi de la brume mais un peu moins que nous !

Après quelques jours, vous aurez, comme nous, appris à prendre le temps de vivre, profiter de la douceur du climat et savourer les multiples points de vue de cette ville changeante et chatoyante.

Retour en quelques photos sur cette jolie échappé...

Rues de Lisbonne Rues de Lisbonne

Rues de Lisbonne Rues de Lisbonne

Une place du Bairro Alto

Le Palais de São Bento Château de Sao Jorge

Vue sur la ville

Le Monastère des Hiéronymites Le Monastère des Hiéronymites

Le Monastère des Hiéronymites

Mercado da Ribeira

Sintra Palais National de Sintra

Parc da Pena Parc da Pena

Parc da Pena Parc da Pena

 Parc da Pena Parc da Pena

Parc da Pena

Palais da Pena
Palais da Pena Palais da Pena

 Palais da Pena

Palais da Pena

Castelo dos Moros

Aquarium du Parc des Nations

Parc des Nations à Lisbonne

Passion azulejos ! :) Passion azulejos ! :) Passion azulejos ! :) Passion azulejos ! :)

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 Un pastel de nata Selfie habituel Miam au Mercado

 Brunch au Café Saudade

Après Bruges et Liège il y a quelques semaines, découvrir Lisbonne a été une merveilleuse échappée, un city trip qui use les mollets et en met plein les mirettes ! 2018 est résolumment tournée vers les voyages. Petite pause de quelques mois avant de s'envoler en juillet au Japon ! Trois semaines de périple en sac à dos sur l'archipel. J'en ferai bien entendu un carnet de voyage en live sur Insta mais aussi ici, à mon retour !

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22 février 2018

Bruges, vous avez dit Bruges ?

Si vous me suivez sur Insta, vous savez que le weekend dernier je suis partie faire un petit road trip à Bruges (l'un des avantages de ma nouvelle ville est de permettre tout un tas de road trips en Europe : Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas...). J'avais posté quelques photos rapide de notre weekend froid mais ensoleillé dans la Venise du Nord mais j'avais envie de revenir ici en images sur cette échappée belle. 

Bruges est avant tout une ville de canaux, pourvue de jolies façades colorées qui ravissent ses visiteurs. 

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La vue en bateau est tout aussi merveilleuse et permet de découvrir des jardins cachés et des architectures singulières

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Bruges, ce sont aussi des façades atypiques et des vitrines chaleureuses.

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Bruges by night, vue du Lac d'Amour

 

Mais aussi des monuments emblématiques... 

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Le beffroi de la ville et la vue du haut de ses 366 marches

 

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Le béguinage, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco

 

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La Salle gothique de l'Hôtel de Ville

 

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Les Maisons-Dieu, ancêtres des logements sociaux

 

Mais Bruges c'est aussi une gastronomie belge aussi savoureuse qu'appétissante (et encore, j'ai oublié de prendre en photo notre butin à la friterie !)

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Le fabuleux brunch du Pain Quotidien et un petit selfie derrière ma gaufre à la confiture de lait !

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Qui dit Belgique dit bière, non ? Pour nous oui (ça se voit, non ?)

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Un salon de thé adorable où nous avons repris des forces dans notre périple dans le froid

***

Trois jours de soleil et de ciel bleu, dans une ville romantique à souhait. Trois jours de découvertes et de promenades, au gré de ces façades colorées et crénelées. Bruges, bien qu'elle soit la ville la plus visitée de Belgique, conserve un charme indéniable et une ambiance surannée. Vous n'échapperez pas au fatras touristique et aux files d'attente pour les principaux monuments, mais pour qui veut se laisser porter, déambuler dans les rues est un réel enchantement et permet de découvrir des petits endroits chaleureux où faire une pause chocolatée (ou grignoter une frite !). La Belgique me conquiert encore une fois (après mon weekend à Anvers l'an dernier, mais que je n'avais pas posté ici !).  J'ai très envie de continuer à la découvrir, notamment Liège et Gand. Et vous, vous connaissez ? Vous y êtes déjà allé ?  

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17 février 2018

Journaux de voyage, Albert Camus

Journaux de voyage, Albert Camus

Journaux de voyage est un ensemble de deux carnets qu'Albert Camus a rédigés en 1946 et 1949, à l'occasion de deux voyages en Amérique du Nord et du Sud. 

Au printemps 1946, Albert Camus est convié aux Etats-Unis pour une série de conférences littéraires, notamment à Harvard. Celui qui écrira La Peste l'année suivante n'est encore qu'un journaliste et écrivain à la réputation qui monte, mais dont les idées politiques inquiètent grandement les services secrets américains. Le gigantisme des villes américaines couplée à l'éloignement de ses proches rendent ce voyage douloureux pour l'écrivain. 
Trois ans plus tard, durant l'été  1949, c'est en Amérique du Sud qu'il est invité, en vedette, cette fois. Malade durant une partie de son voyage, il découvre la pauvreté et la misère, mais aussi les traditions et coutumes des pays qu'il traverse. Etouffé par les mondanités de ce voyage, il le survole à distance, échappant dès qu'il peut à ses obligations officielles pour grignoter une once de solitude. 

Revenir aux écrivains vingtiémistes des belles heures de la littérature française, telle était une de mes envies de 2018. Après bien des années à les fuir, après mon cursus de Lettres Modernes, j'ai plaisir à me replonger dans ces pages et les lire d'un oeil neuf. 
Journaux de voyage traînait dans ma PAL depuis peu et m'intéressait par sa forme. Camus en écrivain voyageur qui prend des notes et les retransmet, tel quel. De fait, sa plume est brute, sèche et parfois plate et relate les faits tels qu'il les a vécus. 
Les deux voyages sont émaillés de rares réflexions et s'apparentent davantage à des comptes-rendus de faits sans analyse derrière. Le lecteur ne saura rien desdites conférences que l'auteur donne mais aura en revanche accès à ses états d'âme. Camus relate sa souffrance, ses envies de suicide, son ennui profond des mondanités.  
Texte brut, Journaux de voyage est avant tout une prise de notes personnelle qui servira à l'auteur par la suite pour ses oeuvres - notamment La Pierre qui pousse et La Mer au plus près, nous apprend la préface. J'ai pris plaisir à le découvrir et m'immerger dans le style quasi télégraphique de l'auteur grognon et incommodé par les mondanités mais je conserve un petit goût de frustration de n'en avoir pas su davantage sur ces mois de voyage.

"Fatigué. Ma grippe revient. Et c'est les jambes flageolantes que je reçois le premier coup de New York. Au premier regard, hideuse ville inhumaine. Mais je sais qu'on change d'avis." (p.25)

"Oui, il y a un tragique américain. C'est celui qui m'oppresse depuis que je suis ici mais je ne sais pas encore de quoi il est fait." (p.28)

"J'ai toujours tout apaisé sur la mer et cette solitude infinie me fait du bien pour un moment, bien que j'aie l'impression que cette mer roule aujourd'hui toutes les larmes du monde. (p.50)


READING CLASSICS CHALLENGE 2018

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24 janvier 2018

Pyongyang, Guy Delisle

PyongyangPyongyang est un album du québécois Guy Delisle publié par L'Association en 2003.

Après son expérience à Shenzhen, Guy Delisle s'est rendu à Pyongyang pour pousuivre son activité dans l'animation.  Une immersion de quelques mois en Corée du Nord, l'un des pays les plus secrets du monde.

On retrouve dans Pyongyang ce qui fait tout le charme des albums de Delisle : un humour féroce, une auto-dérision et une humilité à toute épreuve. Mais la particularité de cet album réside dans cette expérience hors du commun en Corée du Nord. Delisle se heurte à beaucoup d'interdits, à des règles strictes qui lui sont imposées pour le contrôler, et en rend compte sans jugement. Les anecdotes se succèdent au rythme des jours, et Delisle de les rapporter avec une pointe d'humour et de questionnement.

Si son trait s'est grandement amélioré au fil du temps, sa façon de chroniquer son quotidien aussi. Pyongyang semble plus décousu que ses albums à venir, parfois un peu brouillon, des tranches de vie qui se succèdent sans réelle connexion entre. Qu'importe ! J'ai encore passé un excellent moment, comme toujours, pardonnant à Delisle ses tâtonnements pour mieux apprécier son propos et cette plongée à Pyongyang.

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Cette semaine chez Mo' !

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20 septembre 2017

Shenzhen, Guy Delisle

Shenzhen, Guy DelisleShenzhen est le premier album autobiographique du canadien Guy Delisle paru en 2000 aux éditions de l'Association.

Alors qu'il travaille dans l'animation, Guy Delisle est envoyé en mission en Chine durant trois mois, afin de superviser un studio de dessins animés. Et sur sa vie quotidienne à Shenzhen, il prend des notes, griffonne, réfléchit et livre à son retour un album autobiographique relatant son expérience.

J'aime beaucoup Guy Delisle, vous le savez. Après Chroniques Birmanes et Chroniques de Jérusalem, j'ai eu envie de découvrir ses premiers albums autobiographiques. Shenzhen plante le décor de ce qui sera ensuite la patte de Delisle, sa marque de fabrique : un humour omniprésent, une auto-dérision constante, une éternelle curiosité et un questionnement permanent sur ce qui l'entoure. Pas de paillettes ni de fard, Delisle nous donne à voir son carnet de voyage durant lequel parfois il s'ennuie et le dit ouvertement.

De ses débuts solitaires dans ce pays dont il ne parle pas la langue à ses sorties entre collègues et les incompréhensions culturelles et linguistiques qui en découlent, il ne nous vend pas du rêve mais nous livre son expérience, sa réalité. C'est drôle, immersif, et si le style est un peu plus brouillon au niveau narratif et visuel que dans les albums suivants, il n'en demeure pas moins que le plaisir de lecture est là. 

Plusieurs anecdotes m'ont rappelé mon voyage en Chine il y a cinq ans et ses déboires culturels : le fait que le concept des files d'attente soit complètement étranger aux Chinois (en gros, ils vous passent devant sans aucun problème et personne ne semble s'en rendre compte), que pour traverser il faille jouer sa vie (j'ai eu la même impression au Vietnam !), et plus d'une fois j'ai ri dans ces pages. En revanche, Guy Delisle a été beaucoup plus téméraire que moi au niveau culinaire. Il a osé goûter du serpent, du chien, (j'en aurai été bien incapable, et ce pour plein de raisons !) et a bu une liqueur avec du sang et une autre avec la vessie écrasée d'un serpent. Voilà voilà...

Belle immersion culturelle - moins poussée que les albums suivants - Shenzhen est un excellent album autobiographique qui suinte l'authenticité, marque de fabrique de l'auteur.

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12 avril 2017

Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle

Chroniques de Jerusalem, Guy DelisleChroniques de Jérusalem est un album autobiographique du québécois Guy Delisle paru en 2011 chez Delcourt et qui a reçu le Fauve d'Or d'Angoulême en 2012. 

En 2008, Guy Delisle et sa famille s'installent pour un an à Jérusalem, dans les locaux de Médecins sans Frontières, organisation pour laquelle sa femme travaille. Durant cette année en Israël, l'auteur de BD va mener de front ses projets professionnels tout en s'occupant de ses deux enfants. 

J'avais découvert le travail de Guy Delisle avec ses Chroniques Birmanes il y a quelques temps, et ayant adoré ce premier titre, je me suis mise en quête de ses autres albums pour prolonger le plaisir.

Inutile de présenter cet auteur de roman graphique et son travail autour de ses tranches de vie à travers le monde. Chroniques de Jérusalem est encore une fois un album d'une richesse incroyable, un album qui se savoure autant qu'il interpelle. Guy Delisle y relate son expérience d'un an à Jérusalem et son quotidien, sans fioriture ni mise en scène. Il raconte en toute humilité ses déboires parfois risibles, parfois non, ses chocs culturels, ses lacunes sur le pays dans lequel il est, ses rencontres aussi. Il se fait porteur d'histoire, de son histoire, à Jérusalem en 2008. Témoin de l'intérieur de la guerre de Gaza, il rend compte de ce qu'il voit, de ce qu'on lui relate, de ce qu'il constate. 

Comme dans ses Chroniques Birmanes, Guy Delisle livre ici un journal de l'intime, une sorte de carnet de bord de cette année en Israël, entre belles découvertes et dure réalité. Le trait est incisif, minimaliste, les tons sépia assez contrastés. On sourit, on réfléchit, on comprend. Bref, encore un album à ne pas manquer.

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