Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

18 juillet 2018

Bye bye Bouquinbourg, hello Japan !

Fuji

Encore un mois de juillet très chargé ! Je pensais avoir le temps de chroniquer mes quelques lectures mais le temps m'a manqué, entre préparation d'un nouveau déménagement, du mariage d'une amie, de vacances toulousaines dans ma famille et surtout de mon prochain voyage : 3 semaine au Japon. Le périple commence lundi prochain (enfin mardi, le temps d'atterrir) ! Pour ceux qui veulent suivre mes aventures, rendez-vous sur Insta ! Pour les autres, je ferai un compte-rendu ici aussi à mon retour.
Vous vous en doutez : je mets le blog en pause jusqu'à la mi-août, le temps de rentrer, de déménager et retrouver une connexion internet. Je vous souhaite un bel été et de chouettes lectures ! A très vite !

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03 mai 2018

Ola Lisboa !

Comme une envie de soleil et de douceur, en plein coeur de cet hiver sans fin et de ce printemps capricieux. Il y a deux ans, je découvrais avec délice Porto et l'art de vivre portugais. Aucune hésitation du coup : Lisbonne serait notre prochaine destination ! Quatre jours et demi au soleil, dans la capitale portugaise. Quatre jours et demi à arpenter les sept collines et découvrir la ville blanche et sa mer de paille, le Tage. Quatre jours et demi à se régaler des spécialités culinaires (même sans viandes ni produits de la mer, Lisbonne regorge de spécialités succulentes !).

Si vous y allez, découvrez à pied les différents quartiers à l'identité forte de la ville, toujours ornés des célèbres azulejos, ces carrés de céramiques peints à la main : Bairro Alto, Alfama, Baixa-Chiado, Principe Real... En vous enfonçant dans les ruelles, loin des places touristiques, vous pourrez dénicher d'excellentes adresses comme Mesa Com Pao, qui a rassasié nos estomacs de baroudeurs avec de succulents produits. Pour découvrir une ville futuriste pensée en accord avec la nature, filez ensuite au Parque das Nacoes, un quartier de Lisbonne réalisé à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1998 et visitez son incroyable auquarium. Une visite de Musée Calouste Gulbekian ravira les amateurs d'art tandis qu'une petite sieste au soleil, dans son jardin botanique, vous redonnera de l'énergie. Montez voir les vestiges du merveilleux Château de Sao Jorge à la tombée du jour et profitez d'un panorama incroyable sur la ville. 

Le soir, ne manquez pas d'aller faire un tour au Mercado da Ribeira, le plus ancien marché couvert de Lisbonne, pour déguster l'un des plats proposés par la fine fleur des chefs portugais, le tout dans une ambiance jazzy et chaleureuse. Une dernière ginja, le digestif à la cerise traditionnellement servi dans une tasse en chocolat, et allez vous perdre dans les ruelles pour sentir la ville palpiter.

Prenez le célèbre tramaway jaune pour Belém, et après vous êtes extasiés au Monastère des Hiéronymites, faites un tour au magnifique Musée Berardo, flânez sur les rives du Tage en dégustant un pastel de nata, ce petit flan que les portugais dégustent à l'heure du café, visitez (ou non !) la Torre de Belém et rentrez tranquillement en tramway brinquebalant sur la chaussée, comme si le temps s'était arrêté. 

Une journée à Sintra, à une vingtaine de kilomètres de Lisbonne, vous plongera dans un tourbillon de châteaux et de ruelles tortureuses. Un arrêt brunch s'impose dès la sortie du train au Café Saudade, dans l'ancienne maison de la pâtissière préférée du roi Ferdinand II. Préparez vos petits estomacs, ils ne s'en remettront pas ! (le doggy bag a été notre solution, parfaite pour une pause gourmande en milieu d'après-midi !). Découvrez ensuite la ville et son Palais National, orné de deux gigantesques cheminées blanches, faites une pause dans son jardin paisible, en plein coeur de l'agitation de la ville, avant de prendre un bus et de filer au Palais da Pena et son parc fabuleux. Laissez de côté toutes vos représentations sur l'architecture et la sobriété et appréciez le premier château romantique d'Europe commandé par Ferdinand II.Terminez votre visite de Sintra par le Château des Maures, avec un peu de chance vous aurez vous aussi de la brume mais un peu moins que nous !

Après quelques jours, vous aurez, comme nous, appris à prendre le temps de vivre, profiter de la douceur du climat et savourer les multiples points de vue de cette ville changeante et chatoyante.

Retour en quelques photos sur cette jolie échappé...

Rues de Lisbonne Rues de Lisbonne

Rues de Lisbonne Rues de Lisbonne

Une place du Bairro Alto

Le Palais de São Bento Château de Sao Jorge

Vue sur la ville

Le Monastère des Hiéronymites Le Monastère des Hiéronymites

Le Monastère des Hiéronymites

Mercado da Ribeira

Sintra Palais National de Sintra

Parc da Pena Parc da Pena

Parc da Pena Parc da Pena

 Parc da Pena Parc da Pena

Parc da Pena

Palais da Pena
Palais da Pena Palais da Pena

 Palais da Pena

Palais da Pena

Castelo dos Moros

Aquarium du Parc des Nations

Parc des Nations à Lisbonne

Passion azulejos ! :) Passion azulejos ! :) Passion azulejos ! :) Passion azulejos ! :)

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 Un pastel de nata Selfie habituel Miam au Mercado

 Brunch au Café Saudade

Après Bruges et Liège il y a quelques semaines, découvrir Lisbonne a été une merveilleuse échappée, un city trip qui use les mollets et en met plein les mirettes ! 2018 est résolumment tournée vers les voyages. Petite pause de quelques mois avant de s'envoler en juillet au Japon ! Trois semaines de périple en sac à dos sur l'archipel. J'en ferai bien entendu un carnet de voyage en live sur Insta mais aussi ici, à mon retour !

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22 février 2018

Bruges, vous avez dit Bruges ?

Si vous me suivez sur Insta, vous savez que le weekend dernier je suis partie faire un petit road trip à Bruges (l'un des avantages de ma nouvelle ville est de permettre tout un tas de road trips en Europe : Allemagne, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas...). J'avais posté quelques photos rapide de notre weekend froid mais ensoleillé dans la Venise du Nord mais j'avais envie de revenir ici en images sur cette échappée belle. 

Bruges est avant tout une ville de canaux, pourvue de jolies façades colorées qui ravissent ses visiteurs. 

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La vue en bateau est tout aussi merveilleuse et permet de découvrir des jardins cachés et des architectures singulières

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Bruges, ce sont aussi des façades atypiques et des vitrines chaleureuses.

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Bruges by night, vue du Lac d'Amour

 

Mais aussi des monuments emblématiques... 

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Le beffroi de la ville et la vue du haut de ses 366 marches

 

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Le béguinage, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco

 

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La Salle gothique de l'Hôtel de Ville

 

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Les Maisons-Dieu, ancêtres des logements sociaux

 

Mais Bruges c'est aussi une gastronomie belge aussi savoureuse qu'appétissante (et encore, j'ai oublié de prendre en photo notre butin à la friterie !)

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Le fabuleux brunch du Pain Quotidien et un petit selfie derrière ma gaufre à la confiture de lait !

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Qui dit Belgique dit bière, non ? Pour nous oui (ça se voit, non ?)

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Un salon de thé adorable où nous avons repris des forces dans notre périple dans le froid

***

Trois jours de soleil et de ciel bleu, dans une ville romantique à souhait. Trois jours de découvertes et de promenades, au gré de ces façades colorées et crénelées. Bruges, bien qu'elle soit la ville la plus visitée de Belgique, conserve un charme indéniable et une ambiance surannée. Vous n'échapperez pas au fatras touristique et aux files d'attente pour les principaux monuments, mais pour qui veut se laisser porter, déambuler dans les rues est un réel enchantement et permet de découvrir des petits endroits chaleureux où faire une pause chocolatée (ou grignoter une frite !). La Belgique me conquiert encore une fois (après mon weekend à Anvers l'an dernier, mais que je n'avais pas posté ici !).  J'ai très envie de continuer à la découvrir, notamment Liège et Gand. Et vous, vous connaissez ? Vous y êtes déjà allé ?  

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17 février 2018

Journaux de voyage, Albert Camus

Journaux de voyage, Albert Camus

Journaux de voyage est un ensemble de deux carnets qu'Albert Camus a rédigés en 1946 et 1949, à l'occasion de deux voyages en Amérique du Nord et du Sud. 

Au printemps 1946, Albert Camus est convié aux Etats-Unis pour une série de conférences littéraires, notamment à Harvard. Celui qui écrira La Peste l'année suivante n'est encore qu'un journaliste et écrivain à la réputation qui monte, mais dont les idées politiques inquiètent grandement les services secrets américains. Le gigantisme des villes américaines couplée à l'éloignement de ses proches rendent ce voyage douloureux pour l'écrivain. 
Trois ans plus tard, durant l'été  1949, c'est en Amérique du Sud qu'il est invité, en vedette, cette fois. Malade durant une partie de son voyage, il découvre la pauvreté et la misère, mais aussi les traditions et coutumes des pays qu'il traverse. Etouffé par les mondanités de ce voyage, il le survole à distance, échappant dès qu'il peut à ses obligations officielles pour grignoter une once de solitude. 

Revenir aux écrivains vingtiémistes des belles heures de la littérature française, telle était une de mes envies de 2018. Après bien des années à les fuir, après mon cursus de Lettres Modernes, j'ai plaisir à me replonger dans ces pages et les lire d'un oeil neuf. 
Journaux de voyage traînait dans ma PAL depuis peu et m'intéressait par sa forme. Camus en écrivain voyageur qui prend des notes et les retransmet, tel quel. De fait, sa plume est brute, sèche et parfois plate et relate les faits tels qu'il les a vécus. 
Les deux voyages sont émaillés de rares réflexions et s'apparentent davantage à des comptes-rendus de faits sans analyse derrière. Le lecteur ne saura rien desdites conférences que l'auteur donne mais aura en revanche accès à ses états d'âme. Camus relate sa souffrance, ses envies de suicide, son ennui profond des mondanités.  
Texte brut, Journaux de voyage est avant tout une prise de notes personnelle qui servira à l'auteur par la suite pour ses oeuvres - notamment La Pierre qui pousse et La Mer au plus près, nous apprend la préface. J'ai pris plaisir à le découvrir et m'immerger dans le style quasi télégraphique de l'auteur grognon et incommodé par les mondanités mais je conserve un petit goût de frustration de n'en avoir pas su davantage sur ces mois de voyage.

"Fatigué. Ma grippe revient. Et c'est les jambes flageolantes que je reçois le premier coup de New York. Au premier regard, hideuse ville inhumaine. Mais je sais qu'on change d'avis." (p.25)

"Oui, il y a un tragique américain. C'est celui qui m'oppresse depuis que je suis ici mais je ne sais pas encore de quoi il est fait." (p.28)

"J'ai toujours tout apaisé sur la mer et cette solitude infinie me fait du bien pour un moment, bien que j'aie l'impression que cette mer roule aujourd'hui toutes les larmes du monde. (p.50)


READING CLASSICS CHALLENGE 2018

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24 janvier 2018

Pyongyang, Guy Delisle

PyongyangPyongyang est un album du québécois Guy Delisle publié par L'Association en 2003.

Après son expérience à Shenzhen, Guy Delisle s'est rendu à Pyongyang pour pousuivre son activité dans l'animation.  Une immersion de quelques mois en Corée du Nord, l'un des pays les plus secrets du monde.

On retrouve dans Pyongyang ce qui fait tout le charme des albums de Delisle : un humour féroce, une auto-dérision et une humilité à toute épreuve. Mais la particularité de cet album réside dans cette expérience hors du commun en Corée du Nord. Delisle se heurte à beaucoup d'interdits, à des règles strictes qui lui sont imposées pour le contrôler, et en rend compte sans jugement. Les anecdotes se succèdent au rythme des jours, et Delisle de les rapporter avec une pointe d'humour et de questionnement.

Si son trait s'est grandement amélioré au fil du temps, sa façon de chroniquer son quotidien aussi. Pyongyang semble plus décousu que ses albums à venir, parfois un peu brouillon, des tranches de vie qui se succèdent sans réelle connexion entre. Qu'importe ! J'ai encore passé un excellent moment, comme toujours, pardonnant à Delisle ses tâtonnements pour mieux apprécier son propos et cette plongée à Pyongyang.

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Cette semaine chez Mo' !

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20 septembre 2017

Shenzhen, Guy Delisle

Shenzhen, Guy DelisleShenzhen est le premier album autobiographique du canadien Guy Delisle paru en 2000 aux éditions de l'Association.

Alors qu'il travaille dans l'animation, Guy Delisle est envoyé en mission en Chine durant trois mois, afin de superviser un studio de dessins animés. Et sur sa vie quotidienne à Shenzhen, il prend des notes, griffonne, réfléchit et livre à son retour un album autobiographique relatant son expérience.

J'aime beaucoup Guy Delisle, vous le savez. Après Chroniques Birmanes et Chroniques de Jérusalem, j'ai eu envie de découvrir ses premiers albums autobiographiques. Shenzhen plante le décor de ce qui sera ensuite la patte de Delisle, sa marque de fabrique : un humour omniprésent, une auto-dérision constante, une éternelle curiosité et un questionnement permanent sur ce qui l'entoure. Pas de paillettes ni de fard, Delisle nous donne à voir son carnet de voyage durant lequel parfois il s'ennuie et le dit ouvertement.

De ses débuts solitaires dans ce pays dont il ne parle pas la langue à ses sorties entre collègues et les incompréhensions culturelles et linguistiques qui en découlent, il ne nous vend pas du rêve mais nous livre son expérience, sa réalité. C'est drôle, immersif, et si le style est un peu plus brouillon au niveau narratif et visuel que dans les albums suivants, il n'en demeure pas moins que le plaisir de lecture est là. 

Plusieurs anecdotes m'ont rappelé mon voyage en Chine il y a cinq ans et ses déboires culturels : le fait que le concept des files d'attente soit complètement étranger aux Chinois (en gros, ils vous passent devant sans aucun problème et personne ne semble s'en rendre compte), que pour traverser il faille jouer sa vie (j'ai eu la même impression au Vietnam !), et plus d'une fois j'ai ri dans ces pages. En revanche, Guy Delisle a été beaucoup plus téméraire que moi au niveau culinaire. Il a osé goûter du serpent, du chien, (j'en aurai été bien incapable, et ce pour plein de raisons !) et a bu une liqueur avec du sang et une autre avec la vessie écrasée d'un serpent. Voilà voilà...

Belle immersion culturelle - moins poussée que les albums suivants - Shenzhen est un excellent album autobiographique qui suinte l'authenticité, marque de fabrique de l'auteur.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Stephie !

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12 avril 2017

Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle

Chroniques de Jerusalem, Guy DelisleChroniques de Jérusalem est un album autobiographique du québécois Guy Delisle paru en 2011 chez Delcourt et qui a reçu le Fauve d'Or d'Angoulême en 2012. 

En 2008, Guy Delisle et sa famille s'installent pour un an à Jérusalem, dans les locaux de Médecins sans Frontières, organisation pour laquelle sa femme travaille. Durant cette année en Israël, l'auteur de BD va mener de front ses projets professionnels tout en s'occupant de ses deux enfants. 

J'avais découvert le travail de Guy Delisle avec ses Chroniques Birmanes il y a quelques temps, et ayant adoré ce premier titre, je me suis mise en quête de ses autres albums pour prolonger le plaisir.

Inutile de présenter cet auteur de roman graphique et son travail autour de ses tranches de vie à travers le monde. Chroniques de Jérusalem est encore une fois un album d'une richesse incroyable, un album qui se savoure autant qu'il interpelle. Guy Delisle y relate son expérience d'un an à Jérusalem et son quotidien, sans fioriture ni mise en scène. Il raconte en toute humilité ses déboires parfois risibles, parfois non, ses chocs culturels, ses lacunes sur le pays dans lequel il est, ses rencontres aussi. Il se fait porteur d'histoire, de son histoire, à Jérusalem en 2008. Témoin de l'intérieur de la guerre de Gaza, il rend compte de ce qu'il voit, de ce qu'on lui relate, de ce qu'il constate. 

Comme dans ses Chroniques Birmanes, Guy Delisle livre ici un journal de l'intime, une sorte de carnet de bord de cette année en Israël, entre belles découvertes et dure réalité. Le trait est incisif, minimaliste, les tons sépia assez contrastés. On sourit, on réfléchit, on comprend. Bref, encore un album à ne pas manquer.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Noukette !

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12 février 2017

Un joli weekend à Prague

Si vous me connaissez un peu, vous savez que j'ai la bougeotte, que j'adore voyager et découvrir d'autres horizons et que lorsque je reste trop longtemps à un endroit, j'ai les semelles qui me démangent (très belle image que j'emprunte à Julien Blanc-Gras dans son récit Touriste). C'était le cas ces derniers temps, et même si je n'ai pas de gros projet de voyage en vue (comme le Vietnam en sac à dos l'an dernier), j'ai quand même ressenti le besoin de vadrouiller quelques jours... Et mon choix s'est porté sur Prague, à l'occasion d'une dernière minute alléchante et intéressante. Difficile de résister, quand cela faisait plus de dix ans que je tournais autour de cette ville. Petit retour en image sur cette escapade (si vous êtes sur Instagram, vous avez peut-être suivi une partie de mes péripéties !)

Arrivée à 18h, j'ai posé ma mini-valise dans mon appart et j'ai commencé à vadrouiller dans la ville, alors que la nuit se couchait. Vu le froid mordant, une halte repas s'est imposée rapidement, et si la gastronomie tchèque fait la part belle aux ragoûts et autres viandes en sauce, j'ai plutôt opté pour une autre spécialité : le fromage pané ! (tout sauf léger, je vous l'accorde)

Smazeny syr ou fromage pané

J'ai passé ma première soirée dans un théâtre noir, tradition tchèque née en 1796 en bohème centrale avec Pierrot, entre ballet et pantomime. C'était merveilleux, onirique et envoûtant. Les photos étaient interdites, mais voilà la bande-annonce du spectacle que j'ai vu.

 

Après ça, dodo ! Le lendemain matin, direction Le Grand café de la Maison centrale - au décor Art nouveau, avec serveurs en livrée, chariot de pâtisserie, lustres en cristal et argenterie - pour un petit déjeuner délicieux. 

 Kavarna Obecni Dum Apfelstrudel et tartines !

Une fois l'estomac plein, c'est sous quelques flocons de neige qui dansaient dans l'air et un froid mordant que j'ai découvert Prague, de jour, avec ses ruelles à l'architecture baroque, ses façades aux couleurs pastel qui semblent sorties d'un décor de Disney et sa majestueuse place de la Vieille-Ville et son horloge astronomique. 

 La place de la Vieille-Ville

La place de la Vieille-Ville vue dans une bulle L'horloge astronomique  

Notre-Dame-de-Tyn, une sombre église gothique datant du 14e siècle, pourvue de deux flèches gigantesques.

Notre-Dame-de-Tyn

Une balade au coeur de la vieille ville aux bâtiments gothico-baroques. 

Stare mesto, la vieille ville Stare Mesto, la vieille ville

Le pont des soupirs ?

Maisons Praha et Topic, Art nouveau 

Façades dans Nove Mesto, Prague

J'ai ensuite poursuivi ma journée, après un vin chaud salvateur pour mes doigts, en traversant la Vltava pour aller visiter le Château, symbole de la ville.

Le Château, au-delà du Pont Charles

La fin du pont Charles

  Terminer l'ascension vers le Château par la rue Nerudova et ses échoppes médiévales

La rue Nerudova 

Le Château, s'étendant sur 42 hectares, j'ai choisi d'en visiter une partie, dont le Palais royal, la Cathédrale Saint-Guy et la ruelle d'or, composée de petites maisons basses de toutes les couleurs où la légende dit que Rodolphe II logeait ses alchimistes. 

Katedrála svatého Víta ou Cathédrale Saint-Guy  Salle Vladislas du Palais royal

Une bibliothèque ingénieuse La sortie du Palais royal

Une gigantesque couronne de l'Avent, sur la porte d'une boutique de la ruelle d'or, met en valeur l'artisanat tchèque traditionnel.

Artisanat tchèque

Après la visite du Château, j'ai décidé de poursuivre ma découverte de la ville par un arrêt dans l'ancien ghetto juif.

Vue sur Prague, depuis le Château

Sur les murs de la Synagogue Pinkas, transformée en mémorial, les noms des 77297 victimes tchèques de l'Holocauste.

Synagogue Pinkas Murs de la Synagogue Pinkas

 La gorge nouée, après l'exposition à l'étage de cette même synagogue de dessins d'enfants internés dans le camp de Terezin (je n'ai pas pu faire de photo tant l'émotion m'a étreinte), j'ai poursuivi la visite du ghetto par l'ancien cimetière où reposent 100 000 juifs et où 12 000 stèles composent un étrange tableau. 

Le Cimetière juif, Prague

Le Cimetière juif, Prague 

Après un dernier tour en ville, j'ai craqué et goûté un trdelnik, pâtisserie slovaque cuite à la broche et garnie au choix de pommes, de glace, ou de chocolat, comme ici ! C'est délicieux mais légèrement périlleux à manger tout en restant digne...

Un trdelnik au chocolat, Prague

Après une bonne nuit réparatrice, je me suis réveillée pour ma deuxième et dernière journée à Prague. Je tenais absolument à découvrir le Musée Mucha, consacré à un artiste que j'adore. Mais la visite a été de courte durée et assez frustrante (je lui ai trouvé moins d'intérêt que la rétrospective que j'avais pu voir à Montpellier en 2009). 

Musée Mucha, Prague Musée Mucha, Prague

Un arrêt pour me réchauffer dans une pâtisserie réputée m'a permis de découvrir ce que je pensais être une erreur de la serveuse : une infusion de framboise, soit de l'eau chaude versée sur des framboises. J'avais commandé du thé, j'ai eu cette tasse mais finalement c'était délicieux et réconfortant ! 

Gâteau et infusion à la framboise

 Enfin, en attendant de repartir prendre mon avion, j'ai marché encore et encore dans la ville, découvrant de petites merveilles d'art par hasard : une sculpture en métal tournante représentant une tête (je n'ai pas su identifier qui c'était et il n'y avait pas panneau explicatif) et une sculpture rhabillée avec un tricot représentant un tableau de Klimt. Brillant !

Sculpture, Prague Klimt en tricot

Et puis il a été temps de partir... Un weekend éclair qui m'a permis d'avoir un premier aperçu de la ville. J'ai adoré la découvrir et me plonger dans son histoire. Il reste encore beaucoup à découvrir, c'est sûr, mais cette échappée m'a fait le plus grand bien depuis celle que j'avais faite à Anvers en novembre (mais dont je n'avais pas parlé ici !). Et comme j'ai eu un peu de temps pendant les transports, j'ai pu lire Rue des boutiques obscures de Patrick Modiano et Désolée, je suis attendue d'Agnès Martin-Lugand sur mon Kindle. Vous connaissez donc mes prochaines chroniques !

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05 février 2017

Touriste, Julien Blanc-Gras

Touriste, Julien Blanc-GrasTouriste est le troisième livre du journaliste globe-trotter Julien Blanc-Gras paru en 2011 aux éditions Au Diable Vauvert. 

Julien Blanc-Gras se qualifie ni plus ni moins de touriste. Ni explorateur, ni Indiana Jones des temps modernes, juste touriste. Quelqu'un qui parcourt le monde en dilettante, à la rencontre des autres, de leur culture, de leur histoire, de leur quotidien. Touriste est un récit de ses escapades diverses et variées aux quatre coins du monde.

Voyager, c'est un peu ma vie (comme H&M, Monoprix et les crêpes diraient certaines...) et comme Julien Blanc-Gras, si je reste trop longtemps à un endroit, je finis par avoir les semelles qui me démangent (c'est le cas en ce moment). Ce livre était donc fait pour moi et je me suis régalée à sa lecture.

De la Chine au Proche-Orient, du Royaume-Uni à l'Inde, de la Polynésie au Brésil en passant par Madagascar et le Mozambique, je me suis retrouvée dans beaucoup de réflexions et de situations décrites par l'auteur et j'ai éclaté de rire plus d'une fois. Car sous couvert d'un regard observateur sur les pays qu'il parcourt, cet amoureux de la géographie et de la cartographie nous livre avec un humour très fin le fruit de ses pensées sur les us et coutumes des autochtones mais aussi - et surtout - sur les touristes. Jamais hautain ni donneur de leçon mais en toute humilité, il parcourt le monde sans jamais être dupe de ce qu'il voit ou ce qu'il vit. C'est beau, souvent drôle, parfois triste, toujours finement étudié.

J'avais commencé à l'envers en lisant l'adapation de ce livre en BD par Mademoiselle Caroline chez Delcourt. Je ne regrette absolument pas d'être revenue à la source en découvrant ce texte. A mettre entre les mains des voyageurs, mais pas que. On est tous touristes...

"Le caractère magique des cartes m'offrait mon premier choc esthétique. Aujourd'hui encore, je reste persuadé que la projection de Mercator, en dépit de ses imperfections, dévoile une grâce supérieure à la Joconde." (p.10)

"Certains veulent faire de leur vie une oeuvre d'art, je compte en faire un long voyage. Je n'ai pas l'intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux, ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas si exigeant. Touriste, ça me suffit. Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d'être futile. De s'adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire. Le touriste inspire le dédain, j'en suis bien conscient. Ce serait un être mou, au dilettantisme disgracieux. C'est un cliché qui résulte d'une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu'un." (p.12)

"J'ai fait une expérience inédite. C'est une bonne nouvelle en soi. Certaines personnes ne font jamais rien pour la première fois. Ils naissent, ils achètent un canapé, ils meurent." (p.75)

"Dans la plupart des pays, ma couleur de peau trahit le gringo. Je trimballe l'Occident avec moi, je ne peux pas y échapper. Mes origines inspirent la fascination ou le ressentiment, et toute la palette de préjugés se situant entre les deux." (p.109)

"Je n'ai rien contre la géopolitique de comptoir, c'est un miroir grossissant des névroses d'une société." (p.123)

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22 mars 2016

Baguettes et sac à dos : retour sur mon voyage au Vietnam

Une pause d'un mois ici, suite à une nouvelle pas des plus agréables et enthousiasmantes dès mon atterrissage. Je n'avais aucune envie de raconter mon voyage, du coup j'ai préféré différer que de bâcler ce billet. Mais me revoilà pour vous parler de mes deux semaines en sac à dos à 10 000 km de mon cocon douillet. Deux semaines dans le pays que je rêvais de visiter : le Vietnam !

Durant mon voyage, j'ai beaucoup communiqué avec certains d'entre vous sur Instagram, racontant mes aventures, mes mésaventures (notamment avec de féroces reptiles en plein coeur de la nuit^^) et échangeant au jour le jour sur mes impressions. C'était la première fois et je dois vous avouer que c'était très chouette ! Donc si vous m'avez suivie sur mon Instagram, vous avez déjà eu un aperçu de mon voyage. Ça ne m'empêche pas de vous faire un billet plus complet ici avec plus de photos et de détails.

Donc, comme vous le savez, je suis partie solo pendant les vacances au Vietnam, 12 jours. Le temps qui m'était imparti étant trop court pour visiter tout le pays, j'ai décidé de me concentrer sur le Nord, jusqu'au Centre, de Hanoi à Hoi An. Et comme je suis sympa (et nulle en géographie !), je vous mets une petite carte avec mon itinéraire !

J'ai opté pour un voyage minimaliste, à l'image de mes préoccupations actuelles et ne suis partie qu'avec un sac à dos de 8kg comme unique bagage. Mon Kindle chargé et rempli m'a permis de dévorer 4 romans durant ces douze jours (notamment Wild de Cheryl Strayed que j'ai adoré et dont je vous parle très prochainement !)

Donc atterrissage à Hanoï, la capitale, j'y ai passé trois jours, puis je suis partie en bus à Ninh Binh, visiter en barque et à vélo la Baie d'Along terrestre, puis de là j'ai pris un bus de nuit vers Hué, ancienne capitale impériale. Deux jours à Hué, le temps de visiter la Cité impériale, de me reposer un peu, puis départ en bus pour Hoi An, une mignonne petite ville bien conservée mais malheureusement très touristique. J'y ai passé deux jours, le temps de me balader à vélo dans les rizières et d'aller faire un saut à la plage, avant de rejoindre l'aéroport de Da Nang et de prendre un vol intérieur jusqu'à Hanoï. Deux jours pour terminer en jonque sur la Baie d'Along, avant de rentrer en bus à Hanoï et de reprendre tout plein d'avions pour rentrer à Paris.

Douze jours intenses, comme vous voyez, mais sans être non plus la course. J'ai pris le temps de vivre, de m'offrir des massages de pied, de visiter, de prendre un cours de cuisine et de m'immerger dans la culture vietnamienne. Un deuxième voyage en Asie si différent du premier, en Chine il y a quatre ans, et que j'ai vraiment adoré. Je rêvais de visiter le Vietnam depuis dix ans et finalement avoir attendu et le faire dans ces conditions était parfait. Je reviens pleinement heureuse de cette expérience. Une pause salvatrice qui confirme mon amour pour ce continent. Je rentre juste, mais je rêve d'y revenir. Népal, Birmanie, Indonésie, Thaïlande, Laos ? Quelle sera ma prochaine destination ? Mystère... Mais je ne m'arrêterais pas là dans ma découverte de l'Asie, c'est certain. Et ce qui est sûr, c'est que je reviendrai au Vietnam car je n'ai pas du tout visité le Sud, Hô Chi Minh ( ancien Saigon) et le delta du Mékong, entre autres. Bon, trêve de blabla, place aux photos, maintenant, dans l'ordre de mes visites.

Premiers jours à Hanoï : scènes de rues dans le quartier des 36 Corporations,

vibrant, vivant, plein de couleurs d'odeurs et de sons. Un festival pour les sens !

 Vieux quartier, Hanoï Vieux quartier, Hanoï

WP_20160225_063 Hanoï

Vieux quartier, Hanoï

Le coiffeur sur le trottoir Architecture hétéroclite

 Visite du Temple de la Montagne de Jade situé au bord du lac Hoan Kiem

Temple de la Montagne de Jade    

Le Temple de la Littérature (décoré pour le Têt)

Temple de la Littérature, Hanoï Temple de la Littérature, Hanoï 

Moi, au Temple de la Littérature !

 

Où je me suis sentie riche / Où j'ai joué au Monopoly 

 Les Dongs vietnamiens

La Cathédrale Saint Joseph, qui détonne en plein coeur d'Hanoï

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Un spectacle traditionnel de marionnettes sur l'eau vu un soir à Hanoï

 Marionnettes sur l'eau de Thang Long  

La Citadelle, à Hanoï

 Bonsaï de la Citadelle, Hanoï  La Citadelle, Hanoï

 Départ en bus pour Ninh Binh, avec un arrêt au Temple du roi Dinh à Hoa Lu

Temple du roi Dinh à Hoa Lu Temple du roi Dinh à Hoa Lu

Temple du roi Dinh à Hoa Lu Un paysan dans le costume tradidionnel

 Temple du roi Dinh à Hoa Lu 

Ninh Binh, la Baie d'Along terrestre et le site de Tam Coc et ses rizières

visitées à vélo (et où le nouveau King Kong est en plein tournage !)

Tam Coc Tam Coc Décor de rêve à Tam Coc Balade en barque à Tam Coc  

Puis bus de nuit pour arriver à Hué

Marchés à Hué Marchés à Hué

 

La cité impériale, Hué

 La cité impériale, Hué 

La cité impériale, Hué La cité impériale, Hué

La cité impériale, Hué  La cité impériale, Hué

 La cité impériale, Hué

La cité impériale, Hué La cité impériale, Hué

La cité impériale, Hué 

Spa incroyable et foot massage de folie à Hué

 WP_20160301_008 WP_20160301_010

 

Hoi An, la petite ville vibrante éclairée de lampions

 Les quais de Hoi An WP_20160301_053

Scènes de rue le soir à Hoi An Hoi An la merveilleuse

WP_20160301_074 Repas sur le trottoir, Hoi An

 

Hoi An de jour, plus mélancolique et surannée

Vieilles échoppes, Hoi An Les murs jaunes de Hoi An

Scènes de vie à Hoi An Hoi An de jour 

Temple Phuc Kien  Temple Phuc Kien

Temple Phuc Kien  WP_20160302_004

Les berges de Hoi An WP_20160302_067

Le Pont-pagode japonais (1593) 

Cours de cuisine : fabrication de nems !

La farce pour les nems  Et hop ! Tout à frire !

Le résultat en image

Balade à vélo dans les rizières, près de Hoi An 

Un boeuf d'eau, broutant Tra Que, jardin éco-biologique

 WP_20160303_018 An Bang Beach, à 4 km de Hoi An

Boeufs d'eau en bord de mer Arrivée sur Hoi An

Arrivée sur Hoi An 

Croisière en jonque sur la Baie d'Along

 La mystérieuse Baie d'Along Le jour se lève sur la Baie d'Along

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La Grotte des Merveilles 

 Dernière nuit à Hanoï, avant le retour et vue sur le lac Hoan Kiem et le pont du Temple de la Montagne de Jade

Pont du Temple de la Montagne de Jade

Quelques unes de mes expériences culinaires (histoire de justifier le titre de mon article !). J'ai honnêtement adoré la cuisine vietnamienne, réputée pour être une des meilleures du monde. J'ai surtout apprécié déguster des produits frais, préparés à l'instant et savourer des légumes croquants et goutus.

Nems et poulet aux noix de cajou Boeuf aux légumes Poulet aux légumes WP_20160302_073 Le Pho au foie ! (le carré marron) Des fruits frais !

Le Cao Lau d'Hoi An Poulet aux cacahuètes

Petit déj en terrasse

L'heure du retour a sonné : 32h pour rentrer chez moi, des étoiles plein les yeux

 

 

Il est temps de rentrer...

 

 Vivement la prochaine escapade... 

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