Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




07 octobre 2019

Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre, Fabrice Midal

Foutez-vous la paix ! Fabrice MidalFoutez-vous la paix ! et commencez à vivre est un livre du philosophe et écrivain Fabrice Midal paru en janvier 2017 aux éditions Flammarion.

En voilà une injonction qui sonne de façon impérieuse alors que le propos du livre est à l'opposé. Dans ce court essai de moins de 200 pages, Fabrice Midal invite son lecteur à déculpabiliser et lâcher-prise en 15 chapitres. Le ton est volontairement cinglant, un brin familier, mais toujours très juste et l'auteur appuie là où ça fait mal. Il suffit de lire les intitulés des chapitres pour s'en rendre compte :

1/Cessez de méditer. Ne faites rien  
2/Cessez d'obéir. Vous êtes intelligents  
3/
Cessez d'être sage. Soyez enthousiaste 
4/
Cessez d'être  calme. Soyez en paix
5/
Cessez de vous réfréner. Désirez ! 
6/
Cessez d'être passif. Sachez attendre 
7/
Cessez d'être conscient. Soyez présent 
8/
Cessez de vouloir être parfait. Acceptez les intempéries
9/
Cessez de chercher à tout comprendre. Découvrez le pouvoir de l'ignorance 
10/Cesser de rationnaliser. Laissez faire

11/Cessez de vous comparer. Soyez vous-même

12/Cessez d'avoir honte de vous. Soyez vulnérable

13/Cessez de vous torturer. Devenez votre meilleur ami

14/Cessez de vouloir aimer. Soyez bienveillant

15/Cessez de discipliner vos enfants. La méditation n'est pas de la Ritaline

C'est bien simple, Fabrice Midal  déconstruit sciemment tout ce que l'on a appris jusque là pour mieux apprendre à se foutre la paix. De l'injonction à la méditation à la rentabilité de nos journées en passant par le paradoxe de vouloir calmer ses enfants, le besoin de se comparer et ses répercussions, Fabrice Midal étudie ce qui assaille nos pensées et nous ronge au quotidien pour mieux nous montrer que la sagesse est là, en nous, et qu'il suffit de s'arrêter pour la voir. De prendre le tems. De méditer sans injonction à ne pas s'attacher à ses pensées. Juste être là, conscient de ce qui se passe. Et l'accepter.    
C'est bien simple, j'ai noté des idées pour m'aider dans mon propre cheminement à tous les chapitres, et s
'il ne devait rester qu'un livre lu pendant mon voyage à Bali, ça serait celui-ci. Quelle claque ! A lire, relire et à offrir autour de soi largement. Pour aller plus loin, Fabrice Midal propose des séances de méditation pour apprendre à se foutre la paix sur son site. En attendant, petit florilège de citations inspirantes :

"Foutez-vous la paix parce qu'il y a urgence dans notre monde qui crève de souffrances, de misères, d'inhumanité. C'est tout de suite qu'il nous faut créer le changement. En nous foutant la paix..."

"Et c'est justement parce qu'elle nous délivre de l'asservissement de cette dictature de l'utilité et de la rentabilité propre à notre temps [que la méditation] est une chance."

"Méditer, au fond, c'est tout simplement le fait d'être. Le fait de s'arrêter, de s'octroyer une pause, de cesser de courir pour rester présent à soi, pour s'ancrer dans son corps. C'est une école de vie."

"Arrêtez de méditer si vous le faites pour apprendre à lâcher prise, selon cette autre injonction à la mode : vous n'y parviendrez pas. Méditer, ce n'est pas se calmer, c'est entrer en rapport à votre propre vie. Ce n'est pas prendre ses distances avec l'ici-bas, ce n'est pas détourner la tête de notre quotidien mais, au contraire, c'est prendre à bras-le-corps tout ce qui fait notre existence, y compris le sexe, l'argent, le travail, les emmerdes et les joies. La vraie sagesse ne consiste pas à enfouir ses émotions, ni non plus à les exposer. Elle implique d'entrer en rapport avec elles, de les écouter, de reconnaître ce qu'elles disent pour déterminer le vrai du faux."

"Occulter nos émotions douloureuses (ou négatives), nous en vouloir de les éprouver et de les exprimer, c'est pourtant refuser quelque chose de notre part d'humanité qui est constituée de nos joies, mais aussi de nos chagrins, de nos imperfections, de nos désarrois, de nos intempéries."

"Méditer est un acte de bienveillance envers soi, un oui profond. C'est là un mouvement profondément libérateur dans notre société dominée par une vision perfectionniste qui n'a absolument rien à voir avec la réalité de notre existence humaine."

"Entrer en amitié avec soi est un travail difficile, tant il nous faut défaire de mécanismes incrustés en nous."

"C'est seulement en me reconnaissant le droit d'être tel que je suis que je reconnais pleinement aux autres, à l'humanité, au monde, le droit d'être tels qu'ils sont..."

"La méditation n'a pas pour vocation à rendre plus calme les adultes ni, à fortiori, les enfants. Elle n'est pas là pour les empêcher d'être des enfants, mais, au contraire, pour les autoriser à être des enfants, à se ressourcer, à vivre, à s'épanouir à l'heure où nous mettons une incroyable pression sur eux et où nous ne savons plus ce que signifie être un enfant. Une séance de méditation n'équivaut pas à un cachet de Ritaline. Elle ne calme pas, mais elle apaise. Un enfant calme, c'est un enfant qui n'est pas turbulent selon nos critères, c'est-à-dire un gamin qui joue seul dans son coin sans déranger notre propre quiétude. Etre apaisé signifie que les tensions et les conflits n'ont plus d'espace pour être."

"Ceci dit, s'émerveiller ne signifie pas s'abriter de la réalité, ni rêver les yeux ouverts. S'émerveiller n'est pas refuser de se confronter aux difficultés du quotidien - et en laisser la charge aux autres. S'émerveiller, c'est ne pas se laisser dévorer par ces difficultés, c'est aussi les affronter, mais admettre que celles-ci ne constituent qu'une part de la réalité. A nous de chercher où est l'autre part, de reconnaître dans un premier temps que tout ne va pas mal, que nous avons juste des emmerdes qui ne réussiront pas à corrompre la totalité de notre existence. Cet émerveillement apparaît même dans des situations extrêmes."

Une chronique de soukee rangée dans Essais - Vos commentaires [4] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , ,


29 août 2019

Journal intime d'un touriste du bonheur, Jonathan Lehmann

Journal intime d'un touriste du bonheurJournal intime d'un touriste du bonheur est le récit que l'ancien avocat d'affaire franco-américain Jonathan Lehmann a écrit durant son voyage de trois mois en Inde fin 2016. Il est paru en mai 2018 aux éditions de La Martinière. L'auteur est aussi l'auteur du programme Les antisèches du bonheur.

J'ai reçu ce livre en cadeau à mon abonnement au magazine Respire, et autant vous dire que j'étais très sceptique avant de l'ouvrir. Je connaissais rapidement le parcours du créateur des antisèches du bonheur et je craignais de découvrir la success story de cet ancien avocat d'affaires reconverti en chantre de la méditation,  annoncée par le bandeau de l'éditeur.
Et je dois vous avouer que j'ai été agréablement surprise. Vraiment. Jonathan Lehmann est agaçant dans sa posture d'occidental qui a brûlé la vie par les deux bouts et croit tout connaître lorsqu'il découvre l'Orient et sa sagesse millénaire, mais son auto-dérision permet, dès les premières pages,
de rire avec lui de ses pensées et de ses incompréhensions culturelles, linguistiques et spirituelles.
A l'image d'un journal intime, le lecteur suit au jour le jour le récit de ces trois mois en Inde, de Jodhpur à Mumbai en passant par Pune, Arambol, Rishikesh, Goa, Varkala, Amritapuri et Udaipur. Trois mois d'ashrams, de méditations, de rencontres, de gourous, d'enseignements, de tantrisme, de constellations familiales, aussi. Et au fur et à mesure de son voyage, Jonathan grandit, guérit de ses blessures, et fait ses deuils. C'est beau, et ça résonne, évidemment. Car quelle que soit la forme de la blessure, elle est là, en chacun de nous. Et c'est libérateur de lire le parcours d'un homme en quête de guérison, un homme auquel il est étonnament si facile de s'identifier. L'humour est omniprésent et offre à l'ensemble une fraîcheur salvatrice, au milieu de ces réflexions et décryptages de pratiques méditatives et spirituelles.

L
e titre même du livre vient d'une remarque condescendante reçue dans un des derniers ashrams qu'il fréquente, de la part d'une disciple d'un des maîtres, qui taxe son voyage de shopping spirituel. Loin de rester piqué par cette remarque, Jonathan Lehmann l'analyse et prend conscience avec humilité de sa démarche, de son voyage, de celui qu'il était quand il est arrivé au début de ces trois mois en Inde, et de celui qu'il est à présent. Et c'est en ça que le livre fonctionne. Par son passé d'occidental matérialiste, Jonathan Lehmann était bien loin de l'écoute de soi, de la bienveillance et de la gratitude, et c'est aux côtés d'Amma et d'autres gourous qu'il ouvre finalement son coeur à ces pratiques ancestrales pour une vie plus douce.
L
'humilité est finalement ce qui m'a le plus touchée dans ce récit. L'humilité de cet ancien avocat new yorkais abonné aux gros contrats, aux fêtes, aux drogues et à la séduction, et son parcours, une fois son père décédé et sa petite amie partie, pour soigner ses blessures.
Moi qui lis beaucoup de textes de développement personnel, qui pratique la méditation et le yoga depuis plusieurs années,
qui essaie toujours d'être dans la gratitude et le non jugement, j'ai fait aussi, en toute humilité, pas mal de belles découvertes dans ce livre (notamment le truc tout bête, lorsqu'on critique quelqu'un, de rajouter à la fin de sa phrase : "comme moi". Parce que lorsqu'on critique quelque chose chez quelqu'un, c'est qu'il résonne en nous parce qu'on le possède. Le mieux étant d'arrêter de critiquer tout court, on est d'accord, hein ?).
Une bien belle lecture donc et qui n'est pas sans me rappeler celles de Touriste de Julien Blanc-Gras et Mange, Prie, Aime d'Elizabeth Gilbert. Elle va de ce pas rejoindre ma bibliothèque de livres inspirants et je ne peux que vous conseiller de vous plonger dedans vous aussi. 

"Je ne m'aime pas suffisamment, alors je réclame du monde extérieur qu'il m'aime à ma place. Mais le monde extérieur ne peut pas m'aimer vraiment, il ne me connaît pas. Le monde extérieur ne peut qu'approuver mon image. Et quand il le fait, c'est comme une drogue dure, de la cocaïne ou du sucre : ça créé une accoutumance et le besoin de revenir chercher la même chose peu de temps après." (p.108)

"Alors quand je vois [cette fichue culpabilité] débarquer et que je me mets à questionner mes choix ou mes actions passées, plutôt que de rajouter du contenu mental négatif [...] je m'efforce désormais d'agir ou d'observer. Agir s'il y a quelque chose que je peux faire, ici et maintenant, pour corriger la situation qui me tracasse. Observer s'il n'y a rien à faire, et regarder les pensées coupables sans jouer leur jeu ; sans m'identifier à elles ; sans leur donner d'énergie ; sans y ajouter volontairement d'autres pensées de même nature.
Pour m'aider dans ces moments-là, j'aime me répéter le mantra suivant : "Je ne peux pas changer le passé, mais je peux toujours faire de mon mieux, ici et maintenant." Il m'aide à revenir à l'instant présent et à ne pas trop me perdre dans des pensées inutiles et chronophages."
(p.187)

"Il existe selon [Prem Baba] deux outils majeurs pour faire évoluer les consciences : la pratique du silence, c'est-à-dire la vie méditative (semblable à l'approche préconisée par Goenka) ; et la connaissance de soi, c'est-à-dire la compréhension des blessures d'enfance et des différentes couches du Moi." (p.235)

Une chronique de soukee rangée dans Essais - Vos commentaires [2] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , , , , ,

26 janvier 2019

Inspiration du jour : films feel good

Bonsoir à tous,

En ce froid et humide samedi de janvier, je voulais vous présenter deux films feel good, deux films que je regarde régulièrement et qui me donnent le sourire, pour des raisons différentes. Il s'agit de Mange, prie, aime et Bridget Jones.

Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy (2010)

Adaptation cinématographique du témoignage d'Elizabeth Gilbert, Mange, prie, aime relate le parcours d'Elizabeth, qui, alors qu'elle a tout pour elle, décide de tout quitter. En pleine quête d'elle-même, elle décide de partir un an en voyage. D'abord en Italie, pour retrouver goût à la vie, puis en Inde, pour méditer et se nourrir de façon spirituelle, puis à Bali, pour gagner en sérénité.

Pourquoi ce film ? Parce que j'avais adoré le livre d'Elizabeth Gilbert et que lorsque j'ai découvert le film, j'ai plongé avec délice dans la quête introspective d'Elizabeth Gilbert. Les paysages sont magnifiques, tout comme les lumières, Julia Roberts est parfaite pour le rôle et le parcours d'Elizabeth me parle beaucoup. J'adore le regarder à intervalles réguliers, même si le film est moins dense que le livre. J'en ressors toujours avec le sourire et l'envie de profiter de ma vie comme je l'entends !

Le Journal de Bridget Jones réalisé par Sharon Maguire (2001)

Tout le monde connaît Bridget Jones, la trentenaire célibataire anglaise attachante, un brin alcoolique, un tantinet accro à la comfort food, entourée d'amis aussi barrés qu'elle. En quête du grand amour, Bridget s'est amourachée de son patron, Daniel Cleaver, l'archétype de l'enfoiré affectif, tandis que dans les parages rôde Marc Darcy, le fils des amis de ses parents, un avocat bien sous tout rapport, lisse et rempli de valeurs.

Pourquoi ce film ? J'ai découvert le roman d'Helen Fielding - adaptation de ses chroniques  parues dans The Daily Telegraph entre 1995 et 1996 - lorsque j'étais au lycée. Et dès que l'adaptation est sortie au cinéma, je me suis précipitée pour la voir. Depuis, il ne se passe pas une année sans que je regarde avec tendresse les aventures de cette gaffeuse invétérée, maladroite et si attachante. L'humour british est excellent, la romance prévisible mais bien traitée, le casting parfait - Renée Zellweger, Hufg Grant et Colin Firth - et l'ensemble fonctionne à merveille. Dès que je lance ce film, je sais que je vais passer un bon moment, rire et m'attendrir. Bref, le feel good par excellence pour moi !  

Jour 26 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

Films feel good

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [10] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,

15 janvier 2019

Inspiration du jour : rituels bien-être

Bonsoir à tous,

Un post un peu tardif aujourd'hui pour aborder la question du rituel de bien être. Ma journée de travail a été intense et je me suis emmêlé les pinceaux dans l'agenda du Challenge Feel Good et j'avais oublié de préparer mon billet...  
Qu'importe, c'est un peu tard, ce soir, alors que nous rentrons d'un petit repas en amoureux avant deux jours de séparation, que je m'attèle à mon bureau pour vous écrire ce post. Je n'y avais pas vraiment réfléchi de la journée, mais une fois devant mon ordi, plusieurs rituels me sont venus spontanément. Je vous les partage donc ici.

1) Le premier rituel dont je voulais vous parler - et vous allez reconnaître la grosse lectrice derrière - c'est ma matinée hebdomadaire de lecture au lit avec une tasse de thé. J'ai la chance de ne travailler que 3 jours par semaine cette année, et donc d'avoir énormément de temps libre. J'en profite, au moins une fois par semaine, pour m'adonner à ce qui me repose le plus et recharge mes batteries. Une fois réveillée, j'ouvre mes volets, je me prépare un thé brûlant et retourne me coucher avec ma lecture en cours. S'enchaînent alors les heures de lecture, tandis que le jour se lève et que l'agitation extérieure me rappelle la chance que j'ai d'être chez moi, un lundi ou un vendredi. Chachat est bien souvent avec moi et nous partageons cette matinée tous les deux, au calme. J'en ressors toujours pleine d'énergie, plus créative, moins agitée, et après une bonne douche - souvent vers midi - prête à abattre mille chantiers !

2) Le deuxième rituel que je voulais partager c'est la méditation. J'ai commencé depuis plus de six ans maintenant, seule, puis en centre bouddhiste, puis lors de retraites, et désormais je médite quasi tous les jours. C'est devenu une évidence dans mon quotidien, une pause qui m'apaise, me permet de lâcher prise et d'être dans l'instant présent. Après une séance de yoga et avec mon bol tibétain, durant ma pause déjeuner au travail, dans mon lit avant de m'endormir ou encore à tout instant de ma journée, en faisant la vaisselle, en cuisinant, en dessinant, la méditation m'accompagne. C'est un formidable outil dont je ne me passerais plus désormais.

3) Enfin, le dernier rituel que je voulais aborder ce soir c'est celui de poser des intentions. J'ai découvert la question des intentions il y a quelques années avec Le défi des 100 jours de Lilou Macé. Depuis, quasi pas un seul jour ne passe sans que je pose une intention pour ma journée. Poser une intention signifie donner une direction à son cerveau, afin que celui-ci travaille en arrière-plan, comme une appli, et cherche à s'en approcher. Elle peut être posée pour une journée - comme par exemple passer une journée sereine, avoir une nourriture saine, être en joie, plein.e d'énergie, etc. - ou pour une date ultérieure, comme ce que propose Lilou Macé avec ses défis des 100 jours. Dans ce cas-là, il peut s'agir de cultiver la joie au quotidien, de faire une reconversion professionnelle, de renouer avec une alimentation équilibrée, d'avoir une relation amoureuse épanouie, de faire la paix avec son corps, etc. Poser ainsi une sorte de but permet au cerveau de travailler dessus et de chercher tous les signes qui vont dans cette direction. Ainsi, si vous vous focalisez sur le négatif dans une journée, votre cerveau va être comme un radar pour le repérer. Mais l'inverse est aussi vrai ! Si vous posez l'intention que vous allez passer une belle journée - même si celle-ci s'annonce difficile - votre cerveau va chercher toutes les raisons pour vous donner une confirmation et vous allez voir tout le positif qui émaille votre journée et à côté duquel vous seriez peut-être passé sinon : le sourire d'un.e inconnu dans la rue, la collègue qui vous attend pour vous tenir la porte, l'attention de votre conjoint.e qui a préparé le dîner, etc. En changeant juste de point de vue et d'intention, vous changez de regard sur la vie, vous rayonnez du positif et la vie vous le renvoie au centuple. Ça peut laisser dubitatif dit comme ça, mais essayez, vous verrez... 

Voilà mes trois rituels principaux - il y en a d'autres mais la liste serait trop longue - ceux qui me font du bien et vers lesquels je me tourne au quotidien pour me retrouver, me recentrer, m'apaiser. Et vous, avez-vous des rituels de bien-être ?

Belle soirée à tous.

 Méditation avec un bol tibétain

 

Jour 15 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [8] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , ,

18 janvier 2017

Siddhartha, Herman Hesse

Siddhartha, Herman HesseSiddhartha est un roman philosophique de l'écrivain, peintre et essayiste allemand Herman Hesse -Prix Nobel de littérature en 1946 - paru en 1922 en langue allemande avant d'être traduit en 1975 en français.

Siddhartha, fils de brahmane, suit l'enseignement propre à sa caste. Mais un jour, cela ne lui suffit plus. Il quitte donc sa famille et son village pour poursuivre son chemin spirituel. Celui-ci débutera en compagnie de Samanas - moines errants vivant dans l'ascèse - avant de se poursuivre seul, à travers l'Inde. En chemin, Siddhartha croisera le Bouddha Gautama, et sa discussion avec celui-ci lui permettra de poursuivre sa route vers l'Eveil. Et c'est en se détachant de ses désirs et en expérimentant lui-même la sagesse que Siddhartha, loin des enseignements d'une quelconque doctrine, réalisera sa quête spirituelle.

Ce court roman m'a été prêté il y a quelques années et - honte à moi - je ne l'avais pas encore lu. Dans ma grande résolution de rendre les livres empruntés, je me suis plongée dedans cette semaine et c'est avec un plaisir certain que j'ai suivi le personnage de Siddhartha dans son chemin spirituel.

Construit comme un conte, l'intrigue se déroule en Inde, à l'époque du premier Bouddha - Siddhārtha Gautama dit Shakyamuni - et si le héros en porte le prénom, il n'est qu'un personnage fictif qui avance seul sur le chemin de l'Eveil, à l'écart de toute doctrine religieuse. A travers ses différentes expériences -la luxure, l'orgueil, la cupidité, l'envie, etc. - Siddhartha progresse peu à peu dans sa quête initiatique et c'est en méditant et contemplant le monde qu'il parvient à une meilleure connaissance de lui-même.

Très beau texte accessible et poétique, Siddhartha est un moyen intéressant de se pencher sur quelques notions de bouddhisme ou tout simplement réfléchir au monde qui nous entoure. Merci beaucoup Vanessa pour ce prêt de quatre ans. Tu avais raison en pensant que ce texte allait me plaire...

"Je consens volontiers que la Sagesse d'un homme ait toujours aux yeux de certains autres un petit air de folie." (p. 153)

Une chronique de soukee rangée dans Littérature allemande - Vos commentaires [10] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , ,

08 janvier 2017

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

Il y a des chances qu'avec un tel titre, je titille votre curiosité... Point de littérature pornographique ou de bluettes non assumées ici (elles, je les assume largement, hein Jerome ?), mais plutôt des livres que je lis en parallèle de mes fictions et dont je ne parle pas sur ce blog et très peu dans la vraie vie.

A l'instar du dark web, j'ai une dark PAL. Une PAL de livres qui m'aident sur mon chemin personnel, me nourrissent, me donnent matière à réfléchir et me font grandir. Je les lis en même temps que les fictions que je vous présente ici, à la différence près qu'il s'agit de lectures documentaires et tout ce que ça implique (prise de notes, etc.) Je ne trouve pas pertinent d'en parler ici, peut-être par pudeur ou parce que je peinerais à mettre des mots dessus, allez savoir.

J'ai hésité à publier ce billet mais comme certains de mes proches souhaitaient connaître les lectures qui me guidaient ces derniers temps, j'ai décidé de le faire.

Les voici donc en photo.

J'ai prêté La santé parfaite de Deepak Chopra, véritable bible sur l'Ayurveda (médecine traditionnelle indienne à laquelle je m'intéresse sérieusement depuis trois ans) et j'ai également beaucoup de livres numériques dans mon Kindle qui n'apparaissent pas sur la photo : Le pouvoir du moment présent d'Eckhart Tolle, Le secret de Rhonda Byrne, Le hasard n'existe pas de Karl Otto Schmidt, L'âme du monde de Frédéric Lenoir, La magie du rangement de Marie Kondo, J'arrête de râler de Christine Lewicki, L'infinie puissance du coeur de Baptist de Pape, Le pouvoir de l'intention de Wayne W. Dyer et La prophétie des Andes de James Redfield.

J'espère que ceux qui souhaitaient en savoir plus sont satisfaits. Quant aux autres, retour à la normale demain avec un billet de lecture d'un très beau roman japonais.

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

Une chronique de soukee rangée dans Blablas - Vos commentaires [20] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , ,

04 janvier 2016

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert

Mange prie aimeMange, prie, aime est l'histoire vraie de l'américaine Elizabeth Gilbert parue en 2006 aux Etats-Unis et traduite en 2008 chez Calmann-Lévy.

Elizabeth a tout pour être heureuse : un mari aimant, une belle maison, un travail passionnant. Mais elle ne l'est pas. Un sentiment de vide l'habite, des doutes l'envahissent, une angoisse sourd au plus profond d'elle. Pour s'en débarasser, Elizabeth décide de tout quitter. Mari, travail, famille, pays. Elle part un an en voyage, à la rencontre des autres, à la recherche d'elle-même. En Italie, tout d'abord, pour se délecter de la dolce vita et reprendre goût à la vie ; en Inde, ensuite, pour se nourrir spirituellement et goûter aux bienfaits de la méditation ; à Bali, enfin, pour trouver la sérénité et la paix intérieures. C'est cette année de solitude et de recherche qu'elle raconte dans ce livre.

J'avais vu il y a quelques années l'adaptation ciné de ce livre avec Julia Roberts dans le rôle-titre. Et si j'avais été divertie par l'ensemble, il ne m'avait laissé qu'un vague souvenir de beaux paysages (l'Inde et l'Indonésie étant deux endroits que je rêve de visiter...) Et parce que je l'ai conseillé à une collègue et qu'elle a été bouleversée par cette lecture, j'ai eu moi aussi envie de découvrir ce livre.

Je ne regrette absolument pas ce choix. Parce que je me retrouve beaucoup dans Elizabeth, ses doutes, ses questionnements, ses errances. Parce que, comme elle, je suis dans une quête introspective qui m'interroge beaucoup. Je me suis retrouvée de nombreuses fois dans ses réflexions et j'ai adoré vivre par procuration son changement de vie. J'adore les voyages, l'Asie m'attire irrésistiblement depuis toujours, et j'ai eu l'impression de voyager avec Elizabeth et de participer à son cheminement intérieur.

Je conviens qu'un tel livre puisse dérouter. Par sa forme, tout d'abord, proche du journal de bord (le livre est scindé en trois parties, chacune étant consacrée à un pays), mais aussi par son contenu. Disons que ses 500 pages peuvent rebuter qui n'est pas un tant soit peu intéressé par la quête de soi. Personnellement, je les ai dévorées avec plaisir, prenant le temps de méditer, parfois, entre deux chapitres, de boire un thé, de regarder par la fenêtre. J'ai pleinement accompagné Elizabeth Gilbert dans son voyage intérieur et j'ai médité à ses côtés. Et j'ai refermé le livre le sourire aux lèvres, des envies plein la tête. Une lecture marquante et inspirante à plusieurs niveaux, c'est indéniable.

La bande-annonce de l'adaptation ciné avec Julia Roberts

(j'ai largement préféré le livre, je le dis tout de suite !)



Et voici ma troisième participation au Challenge Feel Good que j'organise !

RSS 

Une chronique de soukee rangée dans Littérature américaine - Vos commentaires [24] - Lien permanent vers ce billet [#]
Mots-clés : , , , , , , , , , , ,