Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

01 juin 2016

Meurtre à Oxford, Tessa Harris

Meurtre à Oxford, Tessa HarrisMeurtre à Oxford est le premier tome des aventures du Dr Silkstone, imaginé par Tessa Harris. Il est paru en avril aux éditions de l'Archipel.

Londre, 1780. Thomas Silkstone est un jeune anatomiste qui vient tout juste de débarquer de Philadelphie. Promis à une belle carrière, il enseigne avec passion l'art de disséquer à des étudiants en médecine et offre ses services aux particuliers. Mais quand Lady Lydia l'appelle à l'aide pour élucider le mystère de la mort de son frère, le jeune anatomiste n'hésite pas à se rendre à Oxford pour étudier la dépouille du Comte Crick. Celle-ci est en mauvais état après plusieurs jours exposée à la chaleur et personne ne pense que le jeune médecin pourra y trouver quelque indice. Mais cela serait sans compter l'habileté de Thomas pour la dissection...

J'aime accorder mes lectures à la météo, c'est un fait. Ainsi, l'automne et l'hiver, je me délecte d'une tasse de thé avec des romans anglophones, souvent, ou des feel good pour leur côté cosy et doudou parfaits pour contrer la grisaille et le froid, tandis qu'au printemps et à l'été j'aime visiter des contrées éloignées, m'embarquer dans la touffeur d'un été africain, australien, ou japonais, ou lire des romans qui me font sortir de ma zone de confort, des auteurs que je ne connais pas, me réveiller les méninges en m'attaquant à de grands noms que je n'ai toujours pas lus. Bref, vous me voyez venir... Je ne vous parlerai pas de la météo cataclysmique de ce mois de mai (on le fait suffisamment à toute occasion vues les circonstances !), mais je vous dirai plutôt que j'ai sauté sur l'occasion du Mois anglais organisé par Lou et Cryssilda pour me dégoter une PAL, certes automnale, mais tellement adaptée à l'été parisien que nous avons en ce moment.

C'est donc tout naturellement que je me suis plongée dans ce roman qui se déroule dans un Londres bruyant et sale du 18e siècle. Le lecteur suit les aventures du jeune Thomas Silkstone et semble regarder par dessus son épaule à chaque fois que celui-ci dissèque. L'enquête se déroule entre Oxford et Londres - où le jeune anatomiste a son laboratoire - et avance à bon point. Silkstone possède une psychologie intéressante mais très rapidement esquissée dans ce premier tome et qui laisse rapidement le lecteur sur sa faim. Les autres personnages, trop rapidement décrits tant physiquement que moralement, ne sont que des fantômes secondaires qui errent autour de lui. 

Si l'aspect historique de la médecine légale est en tout point intéressant (je n'avais par exemple jamais réfléchi aux conditions d'exercice des anatomistes de l'époque, sans chambre froide), je vous avoue que je me suis rapidement ennuyée dans cette intrigue cousue de fil blanc. Les événements s'enchaînent de façon trop prévisible et n'ont pas réussi à maintenir mon intérêt éveillé. J'ai poursuivi cette lecture non pas tant pour savoir si le Comte Edward avait été assassiné (ce dont on se doute avec le titre, mais il faut plus de 150 pages au jeune médecin pour en arriver à cette conclusion) ni par qui, mais parce que j'ai aimé me plonger dans l'Angleterre du 18e, ses moeurs, son histoire. Même si Tessa Harris n'a pas mis un accent particulier sur ces aspects-là, ils sont présents et confèrent à ce roman une épaisseur dont il serait dépourvu le cas échéant. Une lecture en demi-teinte, donc, qui m'a permis d'en apprendre plus les conditions de la médecine légale à travers l'histoire et de retrouver cette Angleterre chère à mon coeur. Je remercie néanmoins Lysiane de Langage&Projets et les Editions l'Archipel pour ce roman.

Voici ma participation du jour pour l'ouverture du Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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22 mai 2016

Sorcière Josepha de la Luna : Je veux être une pirate ! Estelle Billon-Spagnol

Sorcière Josepha de la LuneSorcière Josepha de la Luna : Je veux être une pirate ! est un album écrit et illustré par Estelle Billon-Spagnol paru en avril chez Belin et accessible aux petits lecteurs dès 6 ans.

La petite sorcière Josepha veut devenir pirate et répond à une petite annonce postée par un pirate. Barbe-Douce, son auteur, cherche un moussaillon-stagiaire pour l'aider dans une mission de haute importance destinée à impressionner Hildung-La-Magnifique, l'élue de son coeur. Joespha, est embauchée sur le champ ! Accompagnée de Frouk, son hibou, et Markus, son ami vampire, elle part à l'aventure ! Mais elle va très vite déchanter : Barbe-douce est un pirate au coeur tendre qui n'a vraiment rien d'un sanguinaire et les folles aventures que Josepha s'imaginait vivre sont loin d'être la réalité.

Voici un petit album des plus sympathiques ! L'intrigue délivre un joli message sans mièvrerie, les personnages sont attachants -je craque littéralement pour le petit hibou ! - et l'humour est présent à chaque page. Josepha mène à tambours battants cette aventure rigolote qui emmène les petits lecteurs à bord d'une belle aventure humaine.

Les dessins tout en douceur d'Estelle Billon-Spagnol complètent à merveille son texte et lui offrent un univers coloré fourmillant de détails. L'humour est présent dans chaque illustration et c'est un réel plaisir d'observer avec attention chaque page pour en déceler les petits trésors. Une belle lecture, un album qui fait un pont entre deux univers appréciés des enfants : celui de la piraterie et de la sorcellerie. Encore un album que j'aurais adoré découvrir plus jeune ! (le plaisir de lecture était là mais mon regard est, disons, un tantinet différent !)

Un grand merci à France et aux éditions Belin pour cette jolie découverte !

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22 avril 2016

Hier encore c'était l'été, Julie de Lestrange

Hier encore c'était l'été, Julie DelestrangeHier encore, c'était l'été est un roman de la passionnée de littérature et d'écriture Julie de Lestrange paru en mars 2016 aux toutes jeunes éditions Mazarine, un label signé Fayard qui publie des romans résolument dans l'air du temps portés par de nouvelles plumes.

Les familles Fresnais et Lefèvre ont lié leur histoire au fil des ans grâce à un chalet de vacances où tous se retrouvent chaque été. Des grands-parents aux petits-enfants, les liens se tissent au fil des générations et des moments partagés. Et c'est justement l'histoire de ces petits-enfants qui est centrale dans ce roman. Alexandre, Sophie, Marco et les autres ont grandi ensemble, partagé leur insouciante enfance mais celle-ci une fois terminée, la vie exige des décisions, des choix, et la légèreté s'estompe peu à peu. De déceptions amoureuses en drames familiaux, de jolis moments d'amitié en disputes, la petite bande se cherche et se retrouve au fil des ans.

Portrait d'une génération, de ses doutes, de ses errances, Hier encore, c'était l'été est un roman dans lequel il fait bon se glisser. Julie de Lestrange réussit le pari de permettre au lecteur de s'identifier facilement à un ou plusieurs de ses personnages et de se mêler subrepticement à cette petite bande d'amis pour en savourer les sursauts.
Vraisemblables et attachants, les personnages sont le portrait d'une époque - la nôtre - et possèdent une psychologie bien travaillée. Rien n'est prévisible, sans pour autant que l'intrigue possède des retournements incroyables. Mais l'intérêt de ce roman réside justement dans son grain réaliste et le récit de ces quotidiens entremêlés. Il y a de chacun d'entre nous dans ce roman, dans ces personnages et leurs failles, et c'est grand.
Erreurs de parcours et déceptions côtoient de beaux moments mais jamais l'intrigue ne sombre dans un genre édulcoré ou dramatique. C'est léger, parfois drôle, parfois sombre, et c'est bien.
Pour ma part, j'ai dévoré ces pages en ayant l'impression de retrouver des amis. Un grand merci à Fanny et aux éditions Mazarine pour cette belle découverte.

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14 avril 2016

Les filles oubliées, Sara Blaedel

Les filles oubliéesLes filles oubliées est un thriller de la danoise Sara Blaedel paru en novembre 2015 aux éditions Terra Nova.

Le corps sans vie d'une jeune femme est découvert dans une forêt au Danemark.  Malgré l'énorme cicatrice qui barre son visage, l'appel à témoins reste sans réponse et son identité demeure un mystère. Mais très vite, une vieille femme se souvient de la victime : enfant, elle était internée dans un hôpital psychiatrique, avec sa soeur jumelle, abandonnée par ses parents. Le plus étrange est qu'elles avaient été déclarées mortes... Pour Louise, chargée de l'enquête, les questions sans réponse sont nombreuses.

Cela faisait très longtemps que je n'avais pas lu de thriller et j'ai succombé à l'appel de ce dernier, appâtée par la localisation de l'intrigue (j'adore le Danemark !). Mais très rapidement, je me suis rendu compte que ce n'est pas un hasard si je délaisse ce genre de livre : loin de me détendre, ils me crispent au plus au point. Lire des descriptions de violences ne me permet pas réellement de m'éloigner de mon quotidien et de m'évader. Quand en plus les violences sont envers des femmes, l'identification est certaine et le malaise grandit.

J'ai été très mal à l'aise tout au long de ma lecture, horrifiée, parfois, par le mal et toutes les formes qu'il emprunte. Je ne remets en aucun cas en cause le travail d'écrivain de Sara Blaedel ni son intrigue - savamment construite - mais je pense que je ne suis plus du tout le lectorat visé par les thrillers.

Pour les amateurs du genre, sachez que Les filles oubliées est un très bon thriller qui vous fera frissonner juste ce qu'il faut (moi je ne compte pas, vous savez à quel point je suis petite nature !). L'enquête avance à bon pas, les rebondissements sont nombreux et le duo d'enquêteurs - quoiqu'un peu caricatural et prévisible - fonctionne bien. Le dénouement final est glauque à souhait et offre à l'intrigue une dimension intéressante. Pour ma part, j'ai été pressée de terminer ces pages mais d'autres les refermeront à regret, sans aucun doute...

Un grand merci à Camille de LP Langage&Projet et les éditions Terra Nova pour l'envoi de ce roman.

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23 janvier 2016

La logique de l'amanite, Catherine Dousteyssier-Khoze,

La logique de l'amanite

Une drôle de lecture que cette Logique de l'amanite de Catherine Dousteyssier-Khoze, publiée en août 2015 chez Grasset et que j'ai eu l'occasion de découvrir grâce aux Matchs de la Rentrée littéraire de Priceminister.

Nikonor est un vieil aristo acariâtre retranché seul dans le château familial en Corrèze. Féru de mycologie, il décide d'écrire ses mémoires avant un face-à-face funeste avec sa soeur jumelle, annoncé dès les premières pages. Alors Nikonor raconte sa vie, se raconte, au fil des pages. De son enfance dans le château familial à ses études de droit à Paris en passant par cette Étrange passion pour la cuisine et les champignons, le vieil homme amer crache son passé avec un humour féroce et un fiel indéniable. Très vite, des disparitions émaillent le récit de cette vie singulière. Le lecteur, pris en otage de cette narration à la première personne, est enrôlé par la parole du vieil homme et entraîné dans ses souvenirs dans un compte à rebours angoissant. Et le doute de s'insinuer...

La logique de l'amanite est un excellent premier roman qui prend littéralement en otage son lecteur. Porté par la voix d'un personnage acariâtre et antipathique à souhait, il dresse un univers silencieux et solitaire dont seul Nikonor rompt le silence. La langue est fine, très fine, l'humour sombre à souhait, Nikonor désagréable au possible, mais le charme opère et le piège se referme peu à peu. J'ai adoré écouter la voix de cet amateur de champignons et de littérature me raconter son histoire.

 

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19 janvier 2016

Tueuses mais pas trop, Stéphanie Mesnier

Tueuses mais pas trop, Stéphanie MesnierTueuses mais pas trop est un roman de l'écrivain et journaliste Stéphanie Mesnier paru en février 2015 chez Fayard.

Elles sont influentes, souvent riches, dotées d'un certain pouvoir mais ont dans l'intimité une ombre qui rôde autour d'elles. Mari, amant, belle-mère, chacune a une personne nocive dans son entourage proche. Et s'il était possible de faire disparaître ces malveillants sans que jamais le lien ne soit fait entre la victime et son meurtrier ? Et si ces femmes s'alliaient et se rendaient service ? C'est ce que propose un étrange club qui met en relation ces femmes, pour le meilleure et pour le pire !

Certes, je m'attendais à une comédie légère, comme l'annonçait la couverture girlie et la quatrième et j'étais ouverte à cette idée de détente. Mais je m'attendais quand même à une intrigue originale et bien traitée, de l'humour ou encore des personnages léchés. Malheureusement, il n'en est rien. Tueuses mais pas trop semble être un condensé de clichés et de caricatures. Il n'est pas un personnage qui rattrape l'autre, ni une situation qui apporte un semblant de piment à cette intrigue cousue de fil blanc, qui semble tout droit copiée sur un roman d'Agatha Christie. L'idée de départ était pourtant bonne malgré son côté sordide - un club de femmes qui s'entraident pour supprimer à chacune l'individu qui la gêne dans sa vie - mais l'intrigue tombe vite à plat. 
La plume de Stéphanie Mesnier est très contemporaine et porte les relents d'une écriture journalistique qui oublie de soigner son style et laisse la part belle à des dialogues parfois inutiles. 
La construction narrative inversée - le roman commence par une scène finale et redéroule le fil des événements ensuite - apporte certes une touche d'originalité mais ne permet pas au suspense d'éclore. J'ai lu d'une traite ce roman mais sans éprouver de réel plaisir. C'est vraiment dommage car l'idée originale est intéressante mais ne semble pas avoir été suffisamment exploitée.
Je tiens à remercier les éditions Fayard pour la découverte de ce roman, et s'il n'a pas réussi à  me séduire, j'espère qu'il trouvera néanmoins son public.

grand merci à Dominique et aux éditions Fayard pour ce livre. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/tag/Service%20de%20presse#sthash.TpJqAcRJ.dpuf

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10 janvier 2016

La malle aux trésors, Marie-José Ségura

La malle aux trésorsLa malle aux trésors est le quatrième roman de Marie-José Ségura, paru en octobre 2015 aux éditions La Bourdonnaye.

Louise a dix ans et passe pour la première fois un weekend toute seule chez sa grand-mère. Par un après-midi pluvieux, la petite fille aide sa grand-mère à ranger le grenier lorsqu'elle tombe sur une vieille malle remplie d'objets du passé. Alors qu'elle s'empare d'un livre, Louise est aspirée dans celui-ci et se retrouve sur un navire espagnol en partance vers les Antilles, en 1656. Louise se retrouve en plein milieu d'une aventure où pirates et flibustiers règnent. Comment va-t-elle s'en sortir et revenir chez elle ?

J'aime les romans qui évoquent l'idée une frontière poreuse entre la réalité et les livres, comme Coeur d'Encre de Cornelia Funke ou L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. J'ai donc plongé avec plaisir aux côtés de Louise dans ce mystérieux roman et ai atterri avec elle aux belles heures de la piraterie au 17e siècle.

L'intrigue avance à bon rythme et le lecteur suit avec plaisir la petite fille dans ses aventures aux Antilles. L'auteure délivre ce qu'il faut comme explications sur l'époque historique qu'elle développe pour permettre à de jeunes lecteurs de s'en emparer. Un lexique et une petite postface complètent ce court roman de 90 pages.

Ode à la lecture - Louise déteste lire au début de l'intrigue - La malle aux trésors est un roman divertissant et très agréable à lire qui plaira aux petits lecteurs, et aux pourquoi pas aux non lecteurs ! Je tiens à remercier les éditions La Bourdonnaye pour ce roman reçu en service de presse.

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03 janvier 2016

Marie-Antoinette : Carnet secret d'une reine, Benjamin Lacombe

Marie_Antoinette_LacombeMarie-Antoinette : Carnet secret d'une reine est un album de Benjamin Lacombe paru dans la collection Métamorphose chez Soleil en décembre 2014.

Aidé de l'historienne et spécialiste de la belle autrichienne Cécile Berly, Benjamin Lacombe nous propose dans cet album de découvrir le journal intime de Marie-Antoinette. Mêlant lettres authentiques et fictives, l'album met en scène les pensées et la correspondance de cette reine mythique. Le résultat est un objet majestueux qui rend grâce à la grandeur de cette femme adulée et haïe dans le même temps.

Après Léonard de Vinci, Benjamin Lacombre s'empare encore une fois d'un mythe pour en donner sa propre vision. La dernière reine de France se pare sous son coup de crayon d'une grâce infinie et d'une préciosité qui lui sied parfaitement. Marie-Antoinette prend littéralement vie au fil des pages et apparaît tour à tour fragile et belle, dans des univers ronds et sombres, entourée d'animaux extravagants comme elle. S'animalisant au fil des pages, la frêle jeune fille,  rendue coupable de tous les maux de la France, n'échappe bien entendu pas à son destin tragique sous le crayon de Lacombe, mais gagne en majestuosité et en présence. Le rendu est magnifique, l'esthétique de l'ensemble est à couper le souffle et offre une nouvelle vision de ce personnage mythique.

Vous me connaissez maintenant. Vous savez à quel point j'aime le trait de Benjamin Lacombe. Chaque découverte de ses albums m'émerveille et m'interroge dans le même temps. Car si Lacombe a su trouver sa patte, son style reconnaissable entre tous (des yeux immenses et intenses, notamment), il réussit l'exploit de se renouveler à chaque album et d'offrir une réelle identité graphique indépendante à chacun de ses albums. Celui-ci ne déroge pas à la règle et réussit la gageure de s'emparer d'un personnage historique maintes fois interprété et représenté tout en lui offrant une esthétique singulière et innovante. Il y a fort à parier que cette vision de Marie-Antoinette fera parler d'elle. Un grand merci aux Éditions Soleil pour cet album.          

 

 

La bande-annonce de l'album, très alléchante


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30 octobre 2015

Horrorstör, Grady Hendrix

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Horrorstör est un roman du journaliste new-yorkais Grady Hendrix paru en août cette année chez Milan et demi, un label développé par les éditions Milan. 

Rien ne va plus au magasin Orsk de Cleveland, en Ohio. En effet, depuis quelques jours dans la célèbre enseigne américaine de meubles en kit, les employés découvrent au petit matin de multiples dégradations. Quelqu'un rôderait-il une fois la nuit venue, dans les allées remplies de meubles aux noms aussi imprononçables que Kjërring ou Liripip ? C'est ce que doivent découvrir trois employés, engagés à rester une nuit dans l'immense magasin. Mais ils ne sont pas au bout de leur surprise !

Horrorstör est un roman singulier, et avant de vous parler du fond, j'ai envie - et c'est assez rare pour le noter - de vous parler tout d'abord de sa forme. Vous vous en doutiez vue la couverture, mais il s'agit bien là d'une parodie d'Ikea. Pour parfaire cet aspect-là, l'éditeur a eu l'idée de présenter ce roman comme le véritable catalogue de la célèbre enseigne suédoise ! Et le résultat est vraiment  étonnant et rudement bien fait ! Comme dans le catalogue Ikea (on voit la spécialiste, j'avoue être une grosse fan du géant suédois depuis toute petite !), les premières pages sont consacrées  au sommaire, puis au plan du magasin, aux modalités de livraison, à la carte de fidélité, etc. Chaque chapitre commence par un focus sur un meuble avec sa référence, etc. Bref, un côté esthétique qui permet au lecteur de se plonger dès l'ouverture de ce roman dans son inquiétante intrigue.

Grady Hendrix joue sur cette expérience de son lecteur (américain et européen, s'entend) des magasins Ikea et lui propose de plonger dans une virée cauchemardesque et infernale de ce système ultra codifié et rassurant, d'ordinaire. Car après vous avoir confortablement installé dans un cadre que vous connaissez bien, Grady Hendrix va vous malmener, cher lecteur. Et vous promettre l'horreur en faisant petit à petit basculer son intrigue, comme annoncé en couverture (oui, parce que le recto du livre est tout beau, mais le verso fait peur !) 

Bon, à force de me lire vous savez que je suis une toute petite nature qui a peur assez facilement. Et force est de constater que cette lecture m'a terrorisée. Je ne sais pas si c'est parce que je manque d'habitude en matière de lecture d'horreur (rigolez, rigolez, Stephen King c'est pas encore pour moi... C'est pour les grands, ça !) ou si c'est parce qu'en grande amatrice d'Ikea, je me suis vraiment projetée dans les scènes, mais j'ai vraiment eu peur. Alors je vais sûrement être la seule, parce qu'en regardant les avis des copines blogueuses à droite à gauche, j'ai vu qu'elles étaient déçues de ne pas avoir eu aussi peur que ce qu'elles espéraient, mais personnellement, ça m'a suffi !

Néanmoins, j'ai adoré cette lecture qui a eu le mérite de m'emmener dans une intrigue étrange, aux relents de critique du système capitaliste, sur fond d'horreur. Mais j'ai réussi à aller au bout, et ça c'est un exploit (bon, ce n'était pas au milieu de la nuit mais le matin, toutes lumières allumées...) Bref, je vous conseille largement ce roman, pour sa forme et son fond, et rien que pour l'expérience. Il va transformer votre vision d'Ikea... Si je vous dis que j'y vais demain ?

Si vous voulez lire des avis moins effrayés, filez voir ceux d'Hilde et Clarabel.

Un grand merci à Milan et demi et à Hilde et Lou pour ce roman gagné au concours qu'elles ont organisé lors du Challenge Halloween. Ca sera ma cinquième et dernière participation cette année à ce challenge que j'affectionne particulièrement. Et une participation de plus au Reading Challenge !

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22. Un livre qui vous effraie

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13 octobre 2015

La Box de Pandore

Lorsque j'ai été contactée pour découvrir La Box de Pandore, j'ai d'abord eu un moment de réflexion. Et bien oui, parce qu'entre les box en tous genres et moi, ce n'est pas une grande histoire d'amour. Je crois que, même si j'adore les suprises en général, j'ai du mal avec l'idée d'acheter sans connaître le contenu. Et force est de constater que les box pullulent depuis quelques années sur tous les thèmes. Alors si j'ai succombé deux fois au Chouette Kit, c'était vraiment parce que j'étais au début de ma pratique de couture mais l'idée ne m'avait pas emballée plus que ça et j'ai vite arrêté.

Mais revenons à la Box de Pandore, qui a retenu mon attention car elle est consacrée à la littérature de jeunesse. Difficile de refuser... J'ai donc accepté de recevoir la Box de septembre et d'en parler. J'ai rempli un questionnaire en ligne et décidé avec le concepteur de la box de recevoir un échantillon panachant les âges. Chaque box contient 3 livres, 2 goodies, des gourmandises.

J'ai donc reçu avec plaisir la semaine dernière ma box. Et j'ai été agréablement surprise à l'ouverture : un soin tout particulier est accordé à la présentation, les articles étant emballés dans un joli papier de soie et entourés d'un ruban. Ouvrir la box c'est comme déballer un cadeau !

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  Le contenu de ma box 

  • 3 livres : un roman ado, un album petite enfance et un album dès 8 ans, ici Tempest Les ennemis du temps de Julie Cross, La p'tite école de Brigitte Vaultier et Chiara Dattola et Vol de Nuage de Jacques Pimpaneau et Princesse Camcam
  •  2 goodies : un stylo et un bloc-note coloré
  • 1 gourmandise : des kiss-cool au citron
  • 1 surprise : le magazine Alex la Souris
  • 1 marque-pages et une carte postale à l'effigie de la Box de Pandore

Alors je tiens tout de suite à préciser que lors du remplissage du formulaire, l'âge des enfants à qui la box est destinée est demandé pour recevoir des livres adaptés. Pour ma part, j'ai demandé à recevoir une box-test sur différents âges pour avoir une idée du type de livres que l'on pouvait recevoir.

  Mon avis 

Bien que n'étant pas consommatrice de box, j'ai aimé le concept d'une box de livres pour enfants. Le questionnaire permet de vraiment cerner les goûts de chaque enfant et de proposer des livres susceptibles de leur plaire. J'ai aimé cette idée de conseils alliant le côté surprise. 
J'aime aussi l'idée de se faire conseiller en littérature de jeunesse et de sortir de sa zone de confort. Cette box peut être une solution également pour les parents qui n'ont pas de libraire près de chez eux et qui ont une offre commerciale limitée en matière de livres. 
Enfin les goodies (ici des articles de papeterie, j'adore !) offrent un petit plus, un aspect cadeau mais qui reste dans le monde des livres, tout à fait appréciable. Pour ma part, j'ai été séduite par l'idée. 
Un grand merci à l'équipe de la Box de Pandore pour cet envoi et cette belle découverte.

 

Pour tous les détails et découvrir la Box de Pandore, rendez-vous sur le site !

La box de Pandore

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