Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

07 février 2010

C'est décidé, je pars ! Guide de premiers secours pour une expérience à l'étranger, Assia Rabinowitz

v_book_54Reçu grâce à l'Opération Masse Critique de Babelio, C'est décidé, je pars ! Guide de premiers secours pour une expérience à l'étranger est un véritable guide magique pour quiconque se décide à partir vivre à l'étranger pour quelques mois ou plus...

Dedans, vous trouverez une foule de conseils et de recommandation avant votre départ : des formalités administratives en passant par faire reconnaître ses diplômes, se familiariser avec la langue, ou encore les vaccins à faire, les formalités pour la scolarisation des enfants, pour trouver un logement, etc.
Segmenté en plusieurs chapitres, ce guide présente dans un premier temps des conseils relatifs au projet entrepris (une expérience à l'étranger en tant qu'étudiant, bénévole humanitaire, pour se perfectionner à l'étranger ou encore partir à l'aventure).

Dans un second temps nous est présenté une multitude d'adresses Internet et de conseils sur les démarches à entreprendre une fois arrivé, mais aussi lorsque l'envie de rentrer se fait.
Ponctué d'anecdotes diverses,ce guide permet de réfléchir posément au projet entrepris.

Pour ma part, j'ai lu avec beaucoup d'attention les chapitres concernant mon projet et y ai trouvé beaucoup de conseils utiles.
Le nombres de sites Internet recensés est assez considérable et permet de se renseigner facilement et rapidement.
De plus, ce guide permet d'amorcer une réflexion sur les destinations possibles en se fondant sur divers indices qui classent notamment les villes les plus agréables à vivre.
Pour qui veux partir à l'aventure, ce lire recense de nombreuses bourses et sponsors, détaillant pour chacun son credo et les montants moyens des financements accordés.
De nombreux conseils permettent de réfléchir également aux conséquences de l'éloignement, à la façon de rester en contact avec ses proches mais aussi d'aborder une expérience nouvelle et un grand saut dans l'inconnu.
Une fois de retour sur le sol français (si retour il y a !), pléthore de recommandations pour ses démarches administratives, certes, mais aussi pour tout ce qui a trait à la famille et la vie quotidienne (la scolarisation des enfants, le chômage, les prestations familiales ou encore son permis de conduire).

Je suis donc ravie de ce guide, véritable mine d'informations pour bâtir un projet à l'étranger, très fouillé et détaillé.
Livre reçu dans le cadre du programme bad Merci donc à logo2et aux Éditions logo_gris pour cet envoi !

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06 février 2010

Les poissons ne connaissent pas l'adultère, Carl Aderhold

9782709634151_TSitôt reçu, sitôt lu ce roman au titre intrigant... Et je ne suis pas déçue !!

Valérie reçoit pour ses quarante ans un relooking  de la part de ses amies. Pour cette caissière, une coloration blonde et une robe rouge vont bouleverser sa vie.
Tel un déclic, elle décide
un matin de tout plaquer. Elle monte par hasard dans le Paris-Toulouse au lieu de rejoindre son travail et décide de changer de prénom. Elle ne sera plus Valérie mais Julia, en hommage à Julia Roberts, aperçue sur une affiche sur le quai de la gare.
Hésitante d'abord puis de plus en plus confiante, elle se lance au devant de sa vie. Et dans ce Corail somme toute banal, elle va réfléchir au sens de sa vie en compagnie de voyageurs peu anodins.

De prime abord, j'ai été attirée par cette histoire que je pressentais être un huis-clos (je ne me suis pas trompée à ce sujet !) Toute l'intrigue se déroule durant le trajet en train de Paris à Toulouse et chaque chapitre égraine les gares auxquelles le Corail s'arrête.
Tel un compte à rebours, le lecteur suit avec plaisir les péripéties de chaque personnage du compartiment : Julia - anciennement Valérie -, bien évidemment, mal à l'aise dans ce corps de femme désirable qu'elle a trop longtemps nié ; Colette, la septuagénaire amoureuse de deux hommes et qui ne veut en aucun cas choisir entre les deux ; Aude, Nicolas, Murielle et Vincent, deux couples amis dont les hommes sont maîtres de conférence en histoire, en partance pour un colloque universitaire ; Germinal, le contrôleur intransigeant...
De chacun de ces personnages naît des doutes quant à sa vie et ses convictions. A l'unisson de Julia, chacun remet en cause ce qu'il est et ce qu'il est en train d'accomplir. Pendant que notre héroïne se libère peu à peu des carcans de son quotidien pour retrouver l'insouciance de ses vingt ans, le lecteur suit avec plaisir tour à tour chaque personnage. La focalisation interne permet de se plonger dans leurs pensées et leurs vacillements, tandis que tous s'épient dans ce train qui semble sans fin. Leur psychologie est bien étudiée, ne sombre pas dans les archétypes, et permet cependant une identification certaine.
Ce Corail emmène le lecteur dans une intrigue rythmée, qui évolue très vite, tels les kilomètres qui filent à toute allure.
Véritable roman vaudevillesque,  Les poissons ne connaissent pas l'adultère est un divertissement très rafraichissant, qui ne joue pas trop sur la corde sensible (je craignais un sentimentalisme à outrance en le débutant...).
Merci à 47286519et aux Éditions JC Lattès pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !!

L'avis de Manu et de Bookine !

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29 janvier 2010

Les Enchantements d'Ambremer, Pierre Pevel

9782253115854FSÇa y est, je viens de fermer la dernière page du premier tome [Des] Enchantements d'Ambremer, de Pierre Pevel, et ce avec regret...Mais avant tout, laissez-moi vous racontez un peu l'intrigue de ce roman...

Paris, 1909.  Mais la capitale n'est pas ce que nous imaginons de la Belle Époque.  Elle est imprégnée des éléments de l'OutreMonde, ce monde merveilleux dans lequel licornes, elfes et dragons coexistent avec les humains.
Ainsi, au Paris que nous imaginons de cette époque, s'entrelacent créatures merveilleuses et autres inventions imaginaires : saules rieurs, dragons minuscules pareils à des insectes, chênes bavards etc.

Vivant au cœur de ce Paris des Merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est amené à collaborer sur une enquête de trafic d'objets enchantés. Mais à cette simple affaire de corruption s'ajoute des meurtres étranges. Des gargouilles tuent, envoûtées par une sorcière adepte de magie noire, des objets disparaissent, tandis qu'une magicienne soulève un pan de l'histoire de l'OutreMonde que même la reine du royaume souhaiterait laisser dans l'ombre... L'affaire se corse pour notre mage, qui s'obstine à découvrir la vérité.

Premier coup de cœur de l'année 2010 (et pas le dernier j'espère !), ce livre est d'une lecture Sans_titre_2très agréable. Par son écriture fluide, Pierre Pevel nous emmène avec brio dans son univers merveilleux et fascinant. Sa plume poétique et souvent bien rythmée et son écriture cinématographique permettent de rentrer facilement dans cette intrigue. Mêlant éléments historiques et imaginaires, il donne à voir dans ce court roman un monde peuplé de créatures issues de la fantasy, dont il dicte lui-même les codes. La prouesse de cet auteur réside ici en cette faculté à dépeindre en si peu de pages (350), un univers imaginaire dans lequel le lecteur se glisse avec aisance.

L'intrigue est très bien menée et permet de mêler une enquête policière aux éléments historiques. Ici, pas de logique à la Sherlock Holmes, ni de réflexion pragmatique sur l'identité du meurtrier, mais des techniques d'enquête de mage et des raisonnements issus du monde merveilleux. Le rythme de l'intrigue est rapide, les événements se succèdent et ne laissent pas de répit au lecteur, donnant souvent l'impression d'assister visuellement à la scène, tant les descriptions de Pevel, minutieuses et précises , complètent brillamment cette succession de péripéties.

Les personnages sont attachants, et leur psychologie est soignée. Parfois stéréotypés par leur fonction ou leur nature (le mage courageux, le gnome râleur, etc.), ils n'en demeurent pas moins intéressants et surprenants.

"Originaires de l'OutreMonde, les chats-ailés ne se contentent pas de parler. Ils sont savants, qualité qu'ils doivent à une longévité exceptionnelle et à une capacité unique : celle de s'imprégner de la matière des livres sur lesquels ils dorment." (p.29)

"Ambremer était une cité médiévale, telle que vous, moi et l'essentiel de nos contemporains la rêvent. A savoir pittoresque et tortueuse, avec des venelles pavées plutôt que boueuses, des maisons en belle pierre plutôt qu'en mauvais torchis, des toits de tuile rouge plutôt que de chaumes sales. (p.47)

"On évitait les mages parce qu'on les redoutait ; on les connaissait mal puisqu'on ne les fréquentait guère ; et de l'ignorance naissaient la crainte et les plus folles rumeurs." (p.134)

Seul regret, et non des moindres : le second tome de la série, actuellement introuvable et en rupture d'édition, me laisse largement sur ma faim...

En tout cas, je remercie 47286519et les Éditions Livre de Poche de m'avoir offert ce livre !!

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08 janvier 2010

Meurtres sur le Palatin, Cristina Rodriguez

9782702434697Et voilà, terminé Meurtres sur le Palatin, de Cristina Rodriguez, premier livre que je lisais de cette auteure.

Nous sommes sous le règne de Tibère à Rome. Un homme a été découvert criblé de coups de poignards, un denier dans la bouche pour payer son passage au royaume des morts. Une affaire de corruption et d'argent sale semble y être liée.
Kaeso, un jeune prétorien, se charge de l'enquête. Accompagné de Io, son fidèle léopard, il parcourt la ville et ses sombres quartiers pour mettre au jour la vérité.

Grande amatrice de polars historiques, et particulièrement sur la Rome Antique, je me suis précipitée sur ce titre ! Je ne connaissais ni cette auteur ni son célèbre personnage.
L'intrigue débute in medias res et semble intéressante de prime abord. Je me suis laissée porter... Les meurtres se succèdent (comme l'indique le pluriel du titre...) et le récit avance à bon rythme.
Les personnages sont bien esquissés, peut-être un peu archétypaux (le héros est d'une beauté rare et ne semble présenter aucun vice, sa cousine folle amoureuse de lui est aussi jolie que futée...), mais cela ne trouble pas la lecture.
Par contre, beaucoup de dialogues, parfois inutiles à mon goût, au détriment de descriptions de l'environnent direct des personnages. Rome n'apparaît pas du tout comme un personnage du roman et ne donne lieu qu'à très peu de descriptions.
De plus, pour un roman qui se passe à cette époque, je m'attendais à beaucoup plus de détails historiques, voire une approche beaucoup plus fouillée des mœurs et traditions de la Rome Antique.
Pour avoir lu de nombreux romans sur cette période, j'ai été un peu déçue de cet aspect là. L'intrigue semble avoir été transposée à cette époque sans en apporter plus de précisions. Les mœurs romaines ne sont pas étudiées (et parfois même des mœurs contemporaines semblent avoir été collées sur les personnages de façon anachronique), ni les traditions ou encore les événements historiques.
Nous n'en apprenons pas plus que l'intrigue policière présentée, qui est assez plate. Ce qui est bien dommage !

C'est donc un r
oman qui se lit très vite mais ne laisse pas forcément un souvenir impérissable pour ma part.
J'ai pris plaisir à me plonger dans cette époque grâce aux connaissances que j'en ai, mais n'est pas été transportée par l'intrigue p
olicière assez banale.

Je remercie Logo_147286519 ainsi que les 47970598_p  de m'avoir offert ce livre !
D'autres critiques de blogueurs : El Jc et Jess.

Et voici ma seconde participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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04 décembre 2009

La maison aux souvenirs, Nora Roberts

maisonJe viens de terminer La maison aux souvenirs, de Nora Roberts, publié en 2009 aux éditions Michel Lafon, livre reçu grâce au partenariat entre cette maison d'édition et le blog Livraddict.

Cilla McGowan est une jeune femme ex-enfant star, qui a décidé de se reconvertir dans la rénovation de maisons.
Revenue par hasard sur la terre de ses ancêtres, au fin fond de la Virginie, elle convainc sa mère de lui céder Little Farm, la demeure de ses aïeux, afin de la rénover et d'y habiter.
Mais tout les habitants de la vallée de Shenandoah ne semblent pas apprécier son installation et Cilla subit  de multiples déconvenues... Petite-fille d'une actrice célèbre, Cilla souffre des souvenirs liés à Janet, sa grand-mère, et à son mystérieux suicide dans sa propriété, près de trente ans auparavant.
Lorsqu'elle découvre un jour d'anciennes lettres d'amour destinées à sa grand-mère juste avant son suicide, Cilla s'interroge. Janet s'est-elle vraiment suicidée ? Qui est ce mystérieux amant, fou d'amour pour elle ? Et pourquoi sa grand-mère se serait-elle suicidée à 39 ans, dans la fleur de l'âge et au sommet de sa carrière ?
Tout en poursuivant ses travaux de rénovation, Cilla mène l'enquête en questionnant les habitants des environs. Mais tout ceci serait sans compter sa rencontre avec Ford, son charmant voisin, auteur de romans graphiques...


A la frontière entre roman sentimental et roman policier, ce titre est vraiment rafraîchissant. Le cadre nous plonge avec délice
en pleine campagne dans une vieille demeure familiale, pleine de souvenirs mais aussi de secrets.
Cilla, l'héroïne, est un personnage attachant, qui doute et s'interroge. Entre valeurs familiales et rupture avec ladite famille, elle oscille. Tentant de se détacher de cette gynécée où les femmes sont actrices de mères en fille, avec plus ou moins de talent, de succès et d'anxiolitiques, Cilla essaie de se frayer un chemin et de rompre avec son passé d'enfant starisée, laissée pour compte à l'arrêt de la série dont elle tenait le rôle titre.
Elle entretient
des discussions fictives, qui lui permettent de prendre du recul sur son histoire familiale
, avec sa grand-mère, actrice consacrée dont la vie semble s'inspirer de celle de Marilyn Monroe, entre enfance difficile, addictions diverses et mort prématurée.
Le personnage de Ford, son voisin intrigant, est,  à l'instar de Cilla, une sorte de anti-héros, romancier solitaire et empreint de poésie. Il semble en être le double masculin, reflet de ses doutes et de ses interrogations.
L'intrigue est bien menée, semblant se dénouer au fur et à mesure de la rénovation de la vieille demeure, comme si l'héroïne réussissait à se détacher de ses démons familiaux tout en restaurant le foyer de ses aïeux. La maison devient alors une métaphore de cette quête identitaire et le lecteur suit avec plaisir l'avancée des travaux...

La traduction de l'anglais ne souffre d'aucune lourdeur et permet une lecteur fluide et sans accroche.
Un petit plaisir, rapide à lire, qui donne très envie de bricoler ensuite !

Merci à Livraddict de m'avoir permis de participer à ce partenariat, et aux éditions Michel Lafon de m'avoir envoyé ce titre.

D'autres critiques par ici :  Stephie, joey7lindley , Pikachu et Cynthia.

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