Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

22 février 2010

Mots d'amour secrets, Jacques Perry-Salkow et Frédéric Schmitter

9782757816448Voilà un joli livre  très drôle, reçu dans le cadre d'un partenariat spécial pour la Saint Valentin organisé par 47286893 et les Éditions Points, qui proposait à plusieurs couples de lire conjointement ce livre et d'en faire une critique commune... Merci à eux deux pour cette belle initiative !

Mots d'amour secrets est un recueil de lettres d'amour fictives, inspirées du célèbre billet que George Sand écrivit à Alfred de Musset, et dont la lecture, une ligne sur deux, révélait un texte caché...
Acrostiches, contrepèteries, rébus typographiques, homophonies, boustrophédons et autres paronymes sont donc distillés dans ces belles lettres d'amour pour le plus grand plaisir du lecteur...

Critique de soukee

Lecture à deux, donc de ce recueil, fous rires multiples et réflexion intense pour décoder ces lettres. Les auteurs proposent un livre très drôle, dont chaque jeu de mot est une prouesse littéraire et syntaxique. Les références culturelles sont nombreuses, les jeux de mots ingénieux et très signifiants, bref, un régal de lecture à haute voix !
Dans la droite lignée de Queneau et son Exercice de style, ces lettres d'amour sont classées par catégories - les cinglantes, les comiques, les clandestines, les charmantes et les coquines - tandis qu'un glossaire en fin d'ouvrage nous renseigne sur ces figues de style parfois intimistes.
Très bon moment de lecture en tout cas, et cette possibilité d'ouvrir le recueil au hasard et de lire une lettre en se creusant les méninges pour en comprendre la logique est une possibilité grisante !


Critique de Tosty

Pris à l’endroit, de simples billets, lettres, dialogues, comptes rendus… bref, des fragments

Indiscrets de correspondances diverses et variées. Retournons le livre, et le livre se fait autre:

Nouveau texte, nouvelle lecture. Les auteurs livrent, pour les plus paresseux d’entre nous (et

Oui, j’en suis), de véritables formules comme autant de sésames, qui n’ont pas à rougir devant

Un casse-tête polychrome que je n’ose nommer tant il a frustré des générations entières. Joie !

Tout devient lumineux ! Rameutez les amateurs ! de la littérature clandestine ! À coup de

Traits langagiers savamment affûtés, les auteurs font ressurgir ce qu’on croyait disparu : 

Osons, le dire, le goût des mots et la franche drôlerie dans les livres. Tour à tour cinglants,

Sexuellement décomplexés, comiques ou charmants, les mots cachés se font jour pour

Toujours nous donner l’appétit de ceux qui nous résistent. Un régal ! 

 

Pour vous faire réfléchir, voici une de ces lettres :

Un faux pli

"Chère cliente, j'ai fait suivre ces jours-ci votre
commande d'un costume en soie pour votre
mari. Mes conclusions, découlant de plusieurs
enquêtes réalisées au sein de nos diverses
filatures sont assez pessimistes. Votre mari est
malchanceux, une épidémie désastreuse sévit
actuellement en Europe, avec six ou sept
millions de cocons contaminés. Drame de ces
créatures que je qualifierai de trop légères !
Des kilomètres de fil de soie à jamais perdus !
Madame, mon conseil est le suivant : faites-en
votre deuil. La soie japonaise vous satisfera
autant. Et s'il vous faut un partenaire pour la
transaction, car la soie est loin d'être une
bagatelle, je reste votre serviteur.
" (p.43)

Alors, qui devine le message secret ???


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20 février 2010

Percy Jackson, tome 1 : Le voleur de foudre de Rick Riordan

9782013228176Je viens de terminer le premier tome des aventures de Percy Jackson, actuellement adapté au cinéma par Chris Columbus.

Percy Jackson est un ado dyslexique et assez dissipé qui se fait renvoyer de tous les collèges qu'il fréquente.
Le jour où, en visite scolaire, il pulvérise sa prof de maths transformée en créature effrayante, l'adolescent se pose des questions.  De nombreux événements inexpliqués se sont déjà déroulés depuis son enfance, mais celui-ci est une sorte de point de non retour : le garçon ne peut plus nier qu'il n'est pas comme les autres.
Attaqué par le Minotaure alors qu'il est en vacances avec sa mère, Percy est accueilli à la Colonie des Sang-Mêlé, réservée aux demi-dieux... Percy apprend alors qu'il est un demi-dieu mais ignore l'identité de son père.
Chargé d'une mission par Dionysos, le directeur de la colonie, le jeune garçon part à la recherche de l'éclair primitif de Zeus qui a disparu, afin de faire régner l'ordre entre celui-ci et Poséidon...

Curieuse de ce roman pour ado, j'ai été attirée par l'aspect mythologique en me disant que ça changeait de tous ces titres sur les sorciers et / ou les vampires.
Après lecture, je dirai que c'est le principal
point positif de ce roman. La mythologie est bien développée et sert l'intrigue. Le personnage de M. Brunner, alias Chiron, permet souvent d'en avoir une approche didactique intéressante.
Malgré cette originalité louable, je me suis ennuyée... L'intrigue en elle-même est prévisible, empreinte d'un manichéisme lourd (les méchants sont moches, les gentils sont beaux, pour faire court), et souvent très proche de celle de Harry Potter ! Sans vouloir comparer ces deux cycles littéraires, les similitudes sautent malheureusement aux yeux : un jeune garçon brun aux yeux verts martyrisé par les autres enfants, avec le sentiment d'être différent, qui se révèle être un être d'exception avec des dons incroyables  pour son âge ; un établissement spécial regroupant les enfants comme lui ; une quête que lui seul peut accomplir et dont les adultes se dédouanent ; le trio deux garçons-une fille ; la prédiction faite par une vieille femme excentrique dans un grenier (La Pythie dans un cas, la prof de divination dans l'autre), etc. La liste est longue...
Ces similitudes entraînent malheureusement un ennui à la lecture. Peu de surprise, pas de prises de risque de l'auteur, seulement un déplacement de l'intrigue au niveau mythologique. A ce sujet là, une idée m'a fait littéralement bondir de mon canapé : l'auteur n'a rien trouvé de mieux que de déplacer l'Olympe aux États-Unis, arguant que l'Olympe se déplace toujours à l'endroit où le cœur de l'Occident se trouve... Et, "à l'heure actuelle, les États-Unis sont le fer de lance de l'Occident. " (p.97) Il y a de quoi bondir de lire ça dans un livre pour les jeunes ! L'auteur ne s'arrête pas là : "La Seconde Guerre mondiale fut essentiellement un combat entre les fils de Zeus et de Poséidon d'un côté, les fils d'Hadès de l'autre." (p.148) No comment, mais disons que ces détails n'ont pas aidé à apprécier davantage cette lecture...
Celle-ci ne restera pas dans ma mémoire. C'est bien dommage car des romans de littérature de jeunesse audacieux et des auteurs talentueux méritent autant, si ce n'est davantage, la notoriété de celui-ci...
Je remercie 47286519 et  logo  pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !

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16 février 2010

Intrusion, Elena Sender

123648ui2ikce89f5b66fviewattth12670570b31Encore un livre que j'ai eu du mal à refermer, tant l'intrigue m'a captivée... Intrusion eSans_titre_2st un thriller, mais aussi le premier roman d'Elena Sender, grand reporter au magazine Sciences et Avenir.

Cyrille Blake est neuropsychiatre à Paris. Quelques années auparavant, elle a fondé le Centre Dulac, un établissement spécialisé dans la recherche du bonheur. Les patients qui s'y rendent souffrent  de pathologies légères que le Dr Blake soigne grâce à diverses techniques : psychothérapie, yoga, hypnose, mais aussi cures de Mésératrol, un médicament encore expérimental qui permet d'atténuer les souffrances psychologiques.
Le jour où Julien Daumas pousse la porte du Centre Dulac, il  bouleverse cet apparent équilibre. A Cyrille qui ne semble pas le reconnaître, il confie son mal : des cauchemars horrifiants  dans lesquels un homme le lacère à coup de couteaux.
Ébranlée par cette rencontre, Cyrille Blake doute : pourquoi ne se souvient-elle pas de ce patient qu'elle a soigné dix ans  auparavant, lorsqu'elle était encore interne ? Souffre-t-elle d'un blocage mnésique quant à une période de son passé ? En fouillant dans ce dernier, Cyrille va découvrir des événements  terrifiants enfouis au plus profond d'elle même...

C'est rare pour moi de lire à la suite des livres qui m'enchantent autant, mais je ne vais pas le cacher, ce livre m'a conquise ! Je ne suis pas adepte des thriller en temps normal, les trouvant souvent courus d'avance et prévisibles, mais avec Intrusion, j'ai vraiment été transportée dans une intrigue à la fois dérangeante et addictive. Quatrième coup de cœur de l'année donc, pour un thriller cette fois. 
L'intrigue est à la fois haletante et très bien ficelée, le rythme est très rapide, les événements s'enchaînent, ponctués de temps morts, ilots de sérénité avant la prochaine catastrophe.  La plume d'Elena Sender est précise et recherchée, sans pathos ni violence inutile. Elle sait trouver les mots justes pour faire susciter certaines émotions chez le lecteur.
Les personnages sont à la fois émouvants et attachants. Pas de manichéisme à outrance ici, mais des êtres humains faillib
les, avec des défauts et des faiblesses qui les poussent à commettre des actes parfois insensés.
Cyrille est un personnage intéressant, passionné par son métier. Son empathie et son dévouement pour aider les autres font d'elle un personnage qui attire d'emblée la sympathie du lecteur. Julien Daumas, quant à lui, personnage à la fois traumatisé et inquiétant, fascine autant qu'il effraie.
L'aspect médical du roman est très documenté, se fondant sur des recherches en cours sur la mémoire, d'après la quatrième de couverture. Elena Sender vulgarise tout cet aspect avec brio, permettant à quiconque de se l'approprier, et le rendant par là même fascinant.
Un excellent premier roman, addictif et inquiétant...

Merci à 47286519et aux logofr pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !

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11 février 2010

Level 26, Anthony E. Zuiker

9782749911229Très intriguée par ce thriller, je n'ai pas résisté et l'ai lu cette nuit... Level 26 se présente comme un livre avant-gardiste, qui tente d'allier lecture et visionnage de vidéos.  L'auteur, scénariste des Experts, espère ainsi séduire la génération adolescente actuelle, plus encline à regarder des vidéos sur Internet qu'à lire...
L'éditeur annonce ainsi : "Toutes les vingt pages, Internet peut prendre le relai du roman : enregistrez-vous sur www.level26.com."
Pour une fois, je substitue mon résumé à la quatrième de couverture, très alléchante :

"
Les policiers du monde entier répartissent les criminels sur une échelle de 1 à 25, selon leur dangerosité.
Un tueur échappe à cette classification. Cruel à l'extrême, insaisissable, sévissant sur tous les continents, il ne connaît aucune limite ni aucun mode opératoire de prédilection : c'est le niveau 26. Un seul homme peut l'arrêter. Il s'appelle Steve Dark, et depuis que ce monstre a massacré sa famille, il s'est juré de cesser de traquer les psychopathes. Mais bientôt, il n'aura plus le choix."


Cette quatrième de couverture m'avait littéralement fascinée, et ce, sans exagérer. Pourtant pas attirée de prime abord par les thrillers, j'avais succombé.
L'intrigue débute très vite : un homme, comme l'annonce la quatrième, défie les lois de cruauté et de dangerosité établies par les policiers spécialisés en criminels. Ses crimes sont atroces, parfois même écœurants, et rien ne semble l'arrêter.
Steve Dark, le seul policier à avoir été sur le point de l'arrêter un jour, poursuit sa vie meurtrie au bord de l'océan, en compagnie de sa femme, prête à accoucher. 
Tout ça est annoncé dès le résumé sur la quatrième. L'intrigue est donc posée : retiré de la police, Steve va être contraint de poursuivre ce fameux criminel. Très vite, le lecteur comprend pourquoi.
Mais l'intrigue ralentit alors, le rythme se fige presque, et le lecteur attend que le héros accepte cette mission et que la traque commence.
Petit temps mort donc, au tiers du roman, puis l'intrigue accélère de nouveau, à un rythme vertigineux, et le dénouement point son nez sans prévenir.
Pour ma part, j'ai été assez déroutée. Les chapitres étant très courts et la mise en page très aérée (ce qui est un confort de lecture d'un autre côté), l'intrigue semble survolée, effleurant en surface certains thèmes pourtant attendus. Le dénouement arrive dans une temporalité qui s'est accélérée au point que tout semble s'être déroulé en quelques jours.
Beaucoup de questions restent en suspend, surtout au niveau du fameux Level 26, peut-être par souci de déshumanisation du personnage. J'aurais néanmoins apprécié d'en savoir un peu plus sur son passé, pour appréhender davantage sa psychologie et comprendre les atrocités qu'il commet tout au long du roman. Son personnage m'a souvent fait penser à  Hannibal Lecter pour son côté invincible, indestructible et d'une dangerosité extrême, mais en moins effrayant.
En revanche, la psychologie de Steve Dark est bien esquissée et vraisemblable et permet une identification certaine.
La spécificité de ce roman (se compléter avec des vidéos), détail qui m'avait intriguée au plus au point, m'a laissée, quant à elle, assez indifférente. Ainsi, au début du roman, alors que le lecteur est amené à visionner les vidéos que le meurtrier a faites de ses crimes, le site Internet nous présente des séquences semblables à un film. On s'attendrait à un film d'une caméra amateur posée dans une cave, alors que le film se présente comme une alternance d'angles de prise de vue qui rendent incompatible la vision subjective et l'impression d'avoir accès aux archives du tueur (je suis un peu confuse, non ?)
Par la suite, j'avoue qu'il a été assez désagréable de me relever pour aller voir sur mon ordi ce qui s'était passé car le livre ne le dit pas...
L'idée était pourtant très novatrice et intéressante, mais j'ai trouvé finalement qu'elle coupait court à toute imagination du lecteur (surtout au niveau des personnages) Pour ma part, j'ai hésité à regarder les vidéos pendant ma lecture ou les visionner une fois le livre terminé... Finalement, j'ai été bien obligée de les regarder au fur et à mesure pour comprendre toute l'intrigue. Et ce manque de liberté m'a plutôt dérangée... (surtout quand on lit au lit et qu'on n'a pas envie de ressortir, allumer son ordi, pour bien tout comprendre...)

En bref, j'ai passé un bon moment de lecture, mais j'ai été assez déçue de la brièveté du texte qui ne permet pas d'exploiter cette intrigue pourtant bien menée.  Beaucoup de questions restent sans réponse et en appellent de nouvelles, ce qui est bien dommage, mais compréhensible si une suite est prévue (j'ai lu cette info sur la critique de Cynthia !)

Je remercie 47286893 et les Editions Michel Lafon pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !

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07 février 2010

C'est décidé, je pars ! Guide de premiers secours pour une expérience à l'étranger, Assia Rabinowitz

v_book_54Reçu grâce à l'Opération Masse Critique de Babelio, C'est décidé, je pars ! Guide de premiers secours pour une expérience à l'étranger est un véritable guide magique pour quiconque se décide à partir vivre à l'étranger pour quelques mois ou plus...

Dedans, vous trouverez une foule de conseils et de recommandation avant votre départ : des formalités administratives en passant par faire reconnaître ses diplômes, se familiariser avec la langue, ou encore les vaccins à faire, les formalités pour la scolarisation des enfants, pour trouver un logement, etc.
Segmenté en plusieurs chapitres, ce guide présente dans un premier temps des conseils relatifs au projet entrepris (une expérience à l'étranger en tant qu'étudiant, bénévole humanitaire, pour se perfectionner à l'étranger ou encore partir à l'aventure).

Dans un second temps nous est présenté une multitude d'adresses Internet et de conseils sur les démarches à entreprendre une fois arrivé, mais aussi lorsque l'envie de rentrer se fait.
Ponctué d'anecdotes diverses,ce guide permet de réfléchir posément au projet entrepris.

Pour ma part, j'ai lu avec beaucoup d'attention les chapitres concernant mon projet et y ai trouvé beaucoup de conseils utiles.
Le nombres de sites Internet recensés est assez considérable et permet de se renseigner facilement et rapidement.
De plus, ce guide permet d'amorcer une réflexion sur les destinations possibles en se fondant sur divers indices qui classent notamment les villes les plus agréables à vivre.
Pour qui veux partir à l'aventure, ce lire recense de nombreuses bourses et sponsors, détaillant pour chacun son credo et les montants moyens des financements accordés.
De nombreux conseils permettent de réfléchir également aux conséquences de l'éloignement, à la façon de rester en contact avec ses proches mais aussi d'aborder une expérience nouvelle et un grand saut dans l'inconnu.
Une fois de retour sur le sol français (si retour il y a !), pléthore de recommandations pour ses démarches administratives, certes, mais aussi pour tout ce qui a trait à la famille et la vie quotidienne (la scolarisation des enfants, le chômage, les prestations familiales ou encore son permis de conduire).

Je suis donc ravie de ce guide, véritable mine d'informations pour bâtir un projet à l'étranger, très fouillé et détaillé.
Livre reçu dans le cadre du programme bad Merci donc à logo2et aux Éditions logo_gris pour cet envoi !

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06 février 2010

Les poissons ne connaissent pas l'adultère, Carl Aderhold

9782709634151_TSitôt reçu, sitôt lu ce roman au titre intrigant... Et je ne suis pas déçue !!

Valérie reçoit pour ses quarante ans un relooking  de la part de ses amies. Pour cette caissière, une coloration blonde et une robe rouge vont bouleverser sa vie.
Tel un déclic, elle décide
un matin de tout plaquer. Elle monte par hasard dans le Paris-Toulouse au lieu de rejoindre son travail et décide de changer de prénom. Elle ne sera plus Valérie mais Julia, en hommage à Julia Roberts, aperçue sur une affiche sur le quai de la gare.
Hésitante d'abord puis de plus en plus confiante, elle se lance au devant de sa vie. Et dans ce Corail somme toute banal, elle va réfléchir au sens de sa vie en compagnie de voyageurs peu anodins.

De prime abord, j'ai été attirée par cette histoire que je pressentais être un huis-clos (je ne me suis pas trompée à ce sujet !) Toute l'intrigue se déroule durant le trajet en train de Paris à Toulouse et chaque chapitre égraine les gares auxquelles le Corail s'arrête.
Tel un compte à rebours, le lecteur suit avec plaisir les péripéties de chaque personnage du compartiment : Julia - anciennement Valérie -, bien évidemment, mal à l'aise dans ce corps de femme désirable qu'elle a trop longtemps nié ; Colette, la septuagénaire amoureuse de deux hommes et qui ne veut en aucun cas choisir entre les deux ; Aude, Nicolas, Murielle et Vincent, deux couples amis dont les hommes sont maîtres de conférence en histoire, en partance pour un colloque universitaire ; Germinal, le contrôleur intransigeant...
De chacun de ces personnages naît des doutes quant à sa vie et ses convictions. A l'unisson de Julia, chacun remet en cause ce qu'il est et ce qu'il est en train d'accomplir. Pendant que notre héroïne se libère peu à peu des carcans de son quotidien pour retrouver l'insouciance de ses vingt ans, le lecteur suit avec plaisir tour à tour chaque personnage. La focalisation interne permet de se plonger dans leurs pensées et leurs vacillements, tandis que tous s'épient dans ce train qui semble sans fin. Leur psychologie est bien étudiée, ne sombre pas dans les archétypes, et permet cependant une identification certaine.
Ce Corail emmène le lecteur dans une intrigue rythmée, qui évolue très vite, tels les kilomètres qui filent à toute allure.
Véritable roman vaudevillesque,  Les poissons ne connaissent pas l'adultère est un divertissement très rafraichissant, qui ne joue pas trop sur la corde sensible (je craignais un sentimentalisme à outrance en le débutant...).
Merci à 47286519et aux Éditions JC Lattès pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat !!

L'avis de Manu et de Bookine !

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29 janvier 2010

Les Enchantements d'Ambremer, Pierre Pevel

9782253115854FSÇa y est, je viens de fermer la dernière page du premier tome [Des] Enchantements d'Ambremer, de Pierre Pevel, et ce avec regret...Mais avant tout, laissez-moi vous racontez un peu l'intrigue de ce roman...

Paris, 1909.  Mais la capitale n'est pas ce que nous imaginons de la Belle Époque.  Elle est imprégnée des éléments de l'OutreMonde, ce monde merveilleux dans lequel licornes, elfes et dragons coexistent avec les humains.
Ainsi, au Paris que nous imaginons de cette époque, s'entrelacent créatures merveilleuses et autres inventions imaginaires : saules rieurs, dragons minuscules pareils à des insectes, chênes bavards etc.

Vivant au cœur de ce Paris des Merveilles, Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan, est amené à collaborer sur une enquête de trafic d'objets enchantés. Mais à cette simple affaire de corruption s'ajoute des meurtres étranges. Des gargouilles tuent, envoûtées par une sorcière adepte de magie noire, des objets disparaissent, tandis qu'une magicienne soulève un pan de l'histoire de l'OutreMonde que même la reine du royaume souhaiterait laisser dans l'ombre... L'affaire se corse pour notre mage, qui s'obstine à découvrir la vérité.

Premier coup de cœur de l'année 2010 (et pas le dernier j'espère !), ce livre est d'une lecture Sans_titre_2très agréable. Par son écriture fluide, Pierre Pevel nous emmène avec brio dans son univers merveilleux et fascinant. Sa plume poétique et souvent bien rythmée et son écriture cinématographique permettent de rentrer facilement dans cette intrigue. Mêlant éléments historiques et imaginaires, il donne à voir dans ce court roman un monde peuplé de créatures issues de la fantasy, dont il dicte lui-même les codes. La prouesse de cet auteur réside ici en cette faculté à dépeindre en si peu de pages (350), un univers imaginaire dans lequel le lecteur se glisse avec aisance.

L'intrigue est très bien menée et permet de mêler une enquête policière aux éléments historiques. Ici, pas de logique à la Sherlock Holmes, ni de réflexion pragmatique sur l'identité du meurtrier, mais des techniques d'enquête de mage et des raisonnements issus du monde merveilleux. Le rythme de l'intrigue est rapide, les événements se succèdent et ne laissent pas de répit au lecteur, donnant souvent l'impression d'assister visuellement à la scène, tant les descriptions de Pevel, minutieuses et précises , complètent brillamment cette succession de péripéties.

Les personnages sont attachants, et leur psychologie est soignée. Parfois stéréotypés par leur fonction ou leur nature (le mage courageux, le gnome râleur, etc.), ils n'en demeurent pas moins intéressants et surprenants.

"Originaires de l'OutreMonde, les chats-ailés ne se contentent pas de parler. Ils sont savants, qualité qu'ils doivent à une longévité exceptionnelle et à une capacité unique : celle de s'imprégner de la matière des livres sur lesquels ils dorment." (p.29)

"Ambremer était une cité médiévale, telle que vous, moi et l'essentiel de nos contemporains la rêvent. A savoir pittoresque et tortueuse, avec des venelles pavées plutôt que boueuses, des maisons en belle pierre plutôt qu'en mauvais torchis, des toits de tuile rouge plutôt que de chaumes sales. (p.47)

"On évitait les mages parce qu'on les redoutait ; on les connaissait mal puisqu'on ne les fréquentait guère ; et de l'ignorance naissaient la crainte et les plus folles rumeurs." (p.134)

Seul regret, et non des moindres : le second tome de la série, actuellement introuvable et en rupture d'édition, me laisse largement sur ma faim...

En tout cas, je remercie 47286519et les Éditions Livre de Poche de m'avoir offert ce livre !!

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08 janvier 2010

Meurtres sur le Palatin, Cristina Rodriguez

9782702434697Et voilà, terminé Meurtres sur le Palatin, de Cristina Rodriguez, premier livre que je lisais de cette auteure.

Nous sommes sous le règne de Tibère à Rome. Un homme a été découvert criblé de coups de poignards, un denier dans la bouche pour payer son passage au royaume des morts. Une affaire de corruption et d'argent sale semble y être liée.
Kaeso, un jeune prétorien, se charge de l'enquête. Accompagné de Io, son fidèle léopard, il parcourt la ville et ses sombres quartiers pour mettre au jour la vérité.

Grande amatrice de polars historiques, et particulièrement sur la Rome Antique, je me suis précipitée sur ce titre ! Je ne connaissais ni cette auteur ni son célèbre personnage.
L'intrigue débute in medias res et semble intéressante de prime abord. Je me suis laissée porter... Les meurtres se succèdent (comme l'indique le pluriel du titre...) et le récit avance à bon rythme.
Les personnages sont bien esquissés, peut-être un peu archétypaux (le héros est d'une beauté rare et ne semble présenter aucun vice, sa cousine folle amoureuse de lui est aussi jolie que futée...), mais cela ne trouble pas la lecture.
Par contre, beaucoup de dialogues, parfois inutiles à mon goût, au détriment de descriptions de l'environnent direct des personnages. Rome n'apparaît pas du tout comme un personnage du roman et ne donne lieu qu'à très peu de descriptions.
De plus, pour un roman qui se passe à cette époque, je m'attendais à beaucoup plus de détails historiques, voire une approche beaucoup plus fouillée des mœurs et traditions de la Rome Antique.
Pour avoir lu de nombreux romans sur cette période, j'ai été un peu déçue de cet aspect là. L'intrigue semble avoir été transposée à cette époque sans en apporter plus de précisions. Les mœurs romaines ne sont pas étudiées (et parfois même des mœurs contemporaines semblent avoir été collées sur les personnages de façon anachronique), ni les traditions ou encore les événements historiques.
Nous n'en apprenons pas plus que l'intrigue policière présentée, qui est assez plate. Ce qui est bien dommage !

C'est donc un r
oman qui se lit très vite mais ne laisse pas forcément un souvenir impérissable pour ma part.
J'ai pris plaisir à me plonger dans cette époque grâce aux connaissances que j'en ai, mais n'est pas été transportée par l'intrigue p
olicière assez banale.

Je remercie Logo_147286519 ainsi que les 47970598_p  de m'avoir offert ce livre !
D'autres critiques de blogueurs : El Jc et Jess.

Et voici ma seconde participation au Défi Au cœur de la Rome Antique.

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04 décembre 2009

La maison aux souvenirs, Nora Roberts

maisonJe viens de terminer La maison aux souvenirs, de Nora Roberts, publié en 2009 aux éditions Michel Lafon, livre reçu grâce au partenariat entre cette maison d'édition et le blog Livraddict.

Cilla McGowan est une jeune femme ex-enfant star, qui a décidé de se reconvertir dans la rénovation de maisons.
Revenue par hasard sur la terre de ses ancêtres, au fin fond de la Virginie, elle convainc sa mère de lui céder Little Farm, la demeure de ses aïeux, afin de la rénover et d'y habiter.
Mais tout les habitants de la vallée de Shenandoah ne semblent pas apprécier son installation et Cilla subit  de multiples déconvenues... Petite-fille d'une actrice célèbre, Cilla souffre des souvenirs liés à Janet, sa grand-mère, et à son mystérieux suicide dans sa propriété, près de trente ans auparavant.
Lorsqu'elle découvre un jour d'anciennes lettres d'amour destinées à sa grand-mère juste avant son suicide, Cilla s'interroge. Janet s'est-elle vraiment suicidée ? Qui est ce mystérieux amant, fou d'amour pour elle ? Et pourquoi sa grand-mère se serait-elle suicidée à 39 ans, dans la fleur de l'âge et au sommet de sa carrière ?
Tout en poursuivant ses travaux de rénovation, Cilla mène l'enquête en questionnant les habitants des environs. Mais tout ceci serait sans compter sa rencontre avec Ford, son charmant voisin, auteur de romans graphiques...


A la frontière entre roman sentimental et roman policier, ce titre est vraiment rafraîchissant. Le cadre nous plonge avec délice
en pleine campagne dans une vieille demeure familiale, pleine de souvenirs mais aussi de secrets.
Cilla, l'héroïne, est un personnage attachant, qui doute et s'interroge. Entre valeurs familiales et rupture avec ladite famille, elle oscille. Tentant de se détacher de cette gynécée où les femmes sont actrices de mères en fille, avec plus ou moins de talent, de succès et d'anxiolitiques, Cilla essaie de se frayer un chemin et de rompre avec son passé d'enfant starisée, laissée pour compte à l'arrêt de la série dont elle tenait le rôle titre.
Elle entretient
des discussions fictives, qui lui permettent de prendre du recul sur son histoire familiale
, avec sa grand-mère, actrice consacrée dont la vie semble s'inspirer de celle de Marilyn Monroe, entre enfance difficile, addictions diverses et mort prématurée.
Le personnage de Ford, son voisin intrigant, est,  à l'instar de Cilla, une sorte de anti-héros, romancier solitaire et empreint de poésie. Il semble en être le double masculin, reflet de ses doutes et de ses interrogations.
L'intrigue est bien menée, semblant se dénouer au fur et à mesure de la rénovation de la vieille demeure, comme si l'héroïne réussissait à se détacher de ses démons familiaux tout en restaurant le foyer de ses aïeux. La maison devient alors une métaphore de cette quête identitaire et le lecteur suit avec plaisir l'avancée des travaux...

La traduction de l'anglais ne souffre d'aucune lourdeur et permet une lecteur fluide et sans accroche.
Un petit plaisir, rapide à lire, qui donne très envie de bricoler ensuite !

Merci à Livraddict de m'avoir permis de participer à ce partenariat, et aux éditions Michel Lafon de m'avoir envoyé ce titre.

D'autres critiques par ici :  Stephie, joey7lindley , Pikachu et Cynthia.

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