Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

08 janvier 2017

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

Il y a des chances qu'avec un tel titre, je titille votre curiosité... Point de littérature pornographique ou de bluettes non assumées ici (elles, je les assume largement, hein Jerome ?), mais plutôt des livres que je lis en parallèle de mes fictions et dont je ne parle pas sur ce blog et très peu dans la vraie vie.

A l'instar du dark web, j'ai une dark PAL. Une PAL de livres qui m'aident sur mon chemin personnel, me nourrissent, me donnent matière à réfléchir et me font grandir. Je les lis en même temps que les fictions que je vous présente ici, à la différence près qu'il s'agit de lectures documentaires et tout ce que ça implique (prise de notes, etc.) Je ne trouve pas pertinent d'en parler ici, peut-être par pudeur ou parce que je peinerais à mettre des mots dessus, allez savoir.

J'ai hésité à publier ce billet mais comme certains de mes proches souhaitaient connaître les lectures qui me guidaient ces derniers temps, j'ai décidé de le faire.

Les voici donc en photo.

J'ai prêté La santé parfaite de Deepak Chopra, véritable bible sur l'Ayurveda (médecine traditionnelle indienne à laquelle je m'intéresse sérieusement depuis trois ans) et j'ai également beaucoup de livres numériques dans mon Kindle qui n'apparaissent pas sur la photo : Le pouvoir du moment présent d'Eckhart Tolle, Le secret de Rhonda Byrne, Le hasard n'existe pas de Karl Otto Schmidt, L'âme du monde de Frédéric Lenoir, La magie du rangement de Marie Kondo, J'arrête de râler de Christine Lewicki, L'infinie puissance du coeur de Baptist de Pape, Le pouvoir de l'intention de Wayne W. Dyer et La prophétie des Andes de James Redfield.

J'espère que ceux qui souhaitaient en savoir plus sont satisfaits. Quant aux autres, retour à la normale demain avec un billet de lecture d'un très beau roman japonais.

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

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17 juin 2016

Le temps des métamorphoses, Poppy Adams

Le temps des métamorphoses, Poppy AdamsLe temps des métamorphoses est le premier roman de l'écrivain et documentariste britannique Poppy Adams paru en avril 2009 chez Belfond.

Après cinquante ans sans nouvelle, Vivien  rentre à la maison. Dans le manoir familial qui l'a vue grandir, Virginia, sa soeur aînée, vit recluse depuis le décès de leurs parents. Entre les murs épais de la silencieuse demeure familiale, Virginia ne comprend pas pourquoi Vivien revient, après tant d'années de silence, au crépuscule de sa vie. Les deux soeurs se tournent autour, tentent de s'apprivoiser en évoquant leur enfance, leurs souvenirs, leurs parents. Maud, leur mère, fantasque et volubile, malheureusement décédée en tombant dans un escalier, et Clive, leur père, entomologiste passionné par les papillons qui dédia sa vie et sa santé mentale à ces insectes.

Voilà un temps infini que ce roman attendait sagement sur les étagères de ma bibliothèque que je l'ouvre. Le Mois anglais était l'occasion toute trouvée ! Un premier roman britannique, qui évoque l'histoire de deux soeurs, j'étais à vrai dire assez enthousiaste en débutant ma lecture.

Mais attention aux apparences ! Le temps des métamorphoses est un roman bien plus sombre que ne le laisse imaginer son résumé. Virginia prend en charge la narration à la première personne et le lecteur est pris dans les filets de ce personnage, voguant au gré de ses souvenirs, entre passé et présent. Si Vivien apparaît dès la première page, elle restera, comme les autres personnages, une ombre fantomatique à laquelle le lecteur n'aura pas accès, prisonnier de cette focalisation interne au personnage de Virginia.

L'intrigue alterne passé et présent, enfance et vieillesse, et de lourds secrets ne tardent pas à être mis au jour. L'entomologie tient une grande place dans le roman, l'histoire familiale semblant être condamnée à être sous le joug des papillons et de leur emprise sur les membres de la famille. C'est pesant, angoissant même, menaçant sans aucun doute, mais je n'ai pas eu envie de reposer ces pages. Je m'attendais à un roman plus léger, mais je n'ai pas été déçue de la tournure que prenait l'intrigue. J'ai même aimé me plonger dans ce manoir silencieux, dépoussiérer les souvenirs de Virginia, soulever la poussière qui s'est déposée en voile sur les secrets de famille, pour mieux comprendre ce qui s'est joué entre ces murs. Un roman qui m'a mise mal à l'aise, mais dans le bon sens du terme (si tant est que cela soit possible !). Un roman que je vous recommande, c'est certain !

Voici ma deuxième participation au Mois anglais

organisé par Lou et Cryssilda !

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27 août 2015

Le château des étoiles T.2 1869 : La conquête de l'espace, Alex Alice

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Le château des étoiles est une série imaginée par le dessinateur et scénariste français Alex Alice parue dans un premier temps sous forme de gazettes avant d'être publiée en albums. Le premier tome était paru en septembre l'année dernière (et avait été l'un de mes coups de coeur de l'année) et le second sort le 16 septembre cette année.

A la fin du premier tome, nos héros parvenaient à s'échapper in extremis des griffes de Bismarck grâce à l'éthernef, et s'envolaient dans le ciel. L'album s'ouvre sur cette évasion réussie et ses conséquences. Alors que le projet de franchir le mur de l'éther grâce à l'éthernef et découvrir l'espace se concrétise pour la petite équipée, celle-ci va peu à peu se diviser. Car si le père de Séraphin pense avant tout à la science et à ses avancées, le roi semble s'engager dans une autre voie plus solitaire, tandis que Séraphin, obnubilé par la disparition de sa mère dans l'espace, semble vouloir la retrouver à tout prix.

J'avais adoré en tous points le premier tome de ce feuilleton scientifique, découvert il y a presque un an, et j'ai éprouvé le même plaisir à la lecture de ce nouvel épisode des aventures de Séraphin et ses acolytes.

Si le premier tome avait posé les bases du contexte historique et scientifique, ce second volet permet de reprendre l'intrigue là où elle s'était arrêtée, alors que la petite équipée vogue en plein ciel, à bord de l'éthernef, synonyme de bien des possibles.

L'intrigue s'enrichit grâce aux divergences d'opinion des personnages et l'album - composé de trois chapitres - ne connaît pas de temps mort. L'ensemble relève à la fois du roman d'apprentissage - avec le personnage de Séraphin - mais aussi du roman scientifique - dans la droite lignée de Jules Verne, bien entendu - et du récit d'aventure.  La question des découvertes scientifiques et de leurs retombées sur le monde se pose et n'est pas sans rappeler certaines inventions accidentelles comme la dynamite, dont Alfred Nobel n'avait pas mesuré la portée. C'est fin, intéressant, et Alex Alice offre une dimension réflexive des plus intéressantes en abordant ce point.

Pour ce qui est des dessins, Alex Alice nous offre encore une fois un festival de couleurs et d'ambiances absolument majestueux. L'aquarelle utilisée ici permet de beaux délavés et une palette riche en nuances. La science est là, bien entendu, par son sujet et ses machines, mais la poésie point, c'est certain, dans ces dégradés de bleus et cette explosion de couleurs à chaque double page. Miyazaki avait été évoqué, déjà, à la sortie du premier tome (par moi et beaucoup d'autres), et cet album confirme cette évocation. Un bijou visuel ! En clair, une série qui poursuit sur sa lancée en terme de qualité, un second album aussi réussi que le précédent et qui me donne largement envie de connaître la suite des aventures de nos héros.

Je tiens à remercier grandement Coline et les éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album.

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04 février 2015

Le château des étoiles T.1 1869 : La conquête de l'espace, Alex Alice

Le château des étoiles TLe château des étoiles est la dernière série du dessinateur et scénariste français Alex Alice dont le premier tome, 1869 : La conquête de l'espace, est paru tout d'abord en feuilleton sous la forme de journaux grand format, avant de sortir en album en septembre 2014 aux éditions Rue de Sèvres.

1869. La mère de Séraphin, scientifique passionnée, a disparu un an plus tôt en ballon, alors qu'elle faisait des recherches autour de l'éther et de ses possibilités de conquête de l'espace. 
Un jour, un étrange courrier destiné à Archibald, le père de Séraphin, le somme de se rendre en Bavière. Attaqués sur le trajet par des Prussiens, Séraphin et son père répondent présents à l'appel du roi Ludwig, souverain de Bavière et expéditeur du mystérieux courrier, et se replongent dans le projet de l'éther.

Le château des étoiles était mon unique achat à Montreuil cette année (quel sérieux, vous remarquerez...) Et si j'avais opté pour cet album, c'est que les nombreuses chroniques paraissant sur la blogosphère m'avaient largement convaincue que je tomberai sous son charme. Et l'hypothèse s'est vérifiée ! J'ai adoré ce premier tome, me plongeant avec un plaisir immense dans ce 19e siècle un tantinet différent du nôtre, onirique et merveilleux, aux allures de steampunk.
L'idée de conquête de l'espace grâce aux possibilités de l'éther est intéressante et Alex Alice prend le temps de l'expliquer, de la décortiquer pour la rendre accessible. On pense à Jules Verne, bien entendu, pour ces références aux questionnements scientifiques d'une époque, et c'est fort agréable.
Les dessins à l'aquarelle directement sur le crayonné, grande nouveauté pour Alex Alice, offrent à l'ensemble un rendu très intéressant. Les dessins des différents éthernefs rendent hommage à l'imagination d'Alex Alice et les recherches effectuées sur son sujet et offrent une sorte de légitimité à ce projet scientifique fou.
On pense à Miyazaki, pour le titre et les tonalités de couleurs, bien entendu. On rêve, aux côtés de Séraphin et ses amis. Et on a qu'une hâte : découvrir la suite de leurs aventures !
Coup de coeurMalgré des références scientifiques, l'ensemble demeure grand public et s'adresse à tous. Les différents lectorats y trouveront chacun ce qu'ils souhaitent. Les enfants, un album d'aventure drôle et porté par un personnage enfant ; les adultes une interrogation plus vaste. De mon côté, c'est un appel à découvrir Siegfried d'ici peu, série chaudement recommandée par mon ami Antoine.

En tout cas, voilà un nouveau coup de coeur pour moi. Et oui, quand je vous dis que mon année 2015 de lecture commence bien... C'était ma BD de la semaine, aujourd'hui chez Yaneck

D'autres lecteurs de cet album ou du feuilleton grand format : Stephie, Mo, JViel, George et Yaneck.

Planche 1 Planche 2

Planche 3

 

Voici ma 59e participation au Top BD des blogueurs de Yaneck (17/20)

 Top BD

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17 juin 2010

Prodigieuses créatures, Tracy Chevalier

9782710331643FSJ'aime beaucoup les romans de Tracy Chevalier. Ayant perdu au concours organisé par Blog-o-Book pour recevoir l'intégralité de ses titres aux éditions de La Table Ronde, je me suis précipitée sur le partenariat proposant la lecture de son dernier roman, Prodigieuses créatures.

Au début des années 1800, les sœurs Philpot, Louise, Elizabeth et Margaret, quittent Londres pour s'installer à Lyme Regis, sur la côté du Dorset. Toutes trois vieilles filles, elles mènent chacune l'existence qui leur convient, dans le respect des codes de la société.
Ainsi, tandis que ses sœurs jardinent ou assistent à des bals, Elizabeth fait la rencontre de Marry Anning, une jeune fille frappée par la foudre dans son enfance, et qui a développé un goût passionné pour la recherche de fossiles. Parcourant à ses côtés les plages environnantes, Elizabeth sera aux côtés de la jeune fille lorsque celle-ci fera une découverte des plus incroyables pour la science...

Tracy Chevalier emmène encore une fois son lecteur dans un univers bien à elle. Dans Prodigieuses créatures, il s'agit de ces longues plages venteuses et dangereuses, où la falaise menace de s'écrouler à chaque instant tandis que la mer monte, barrant tout passage aux promeneurs distraits. Les descriptions sont précises et détaillées, et l'on est très vite immergé dans cet environnement.
La narration est à la fois lente et rapide. Lente car certains événements sont racontés avec beaucoup de détails, appelant alors le lecteur à patienter et savourer la chute, mais rapide aussi car les années défilent rapidement au gré des pages.
L'alternance de points de vue dans chaque chapitre entre Elizabeth et Mary permet au lecteur de se plonger dans deux histoires quasiment différentes. Même si les deux personnages ont la même passion des fossiles, elles proviennent  de deux classes sociales très différentes, aux préoccupations parfois antagonistes. Quand Elizabeth s'inquiète d'être vue portant des gants troués et une jupe maculée de boue, la jeune Mary se demande comment manger à sa faim et assister sa mère. Deux conditions féminines très différentes mais souffrant pourtant de codes établis par les hommes.
En somme, Tracy Chevalier donne à voir dans ce roman deux destins liés mais pourtant si éloignés tout en permettant au lecteur de réfléchir à cette époque et à ses codes.
Un régal ! Qu'il est bon de se plonger dans ce roman qui donne froid avec ses paysages venteux et violents ! Que j'aime l'atmosphère des romans de cette auteure !

Je tiens à remercier 53811911_p et les 1nava  pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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