Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

15 juin 2018

Toute résistance serait futile, Jenny Colgan

toute resistance serait futileToute résistance serait futile est le dernier roman de la romancière britannique Jenny Colgan paru en mars 2016 aux éditions Milady. 

Quand Connie MacAdair est nommée à l'Université de Cambridge, elle ne s'imagine pas une seconde que ça n'est pas en qualité de professeur. La mathématicienne découvre à son arrivée qu'elle va participer à un travail de recherche classé secret défense portant sur une séquence numérique indéchiffrable. Accompagnée de confrères de sa discipline, elle se met alors à la tâche. Mais très vite, ils se rendent compte que ledit code est un message venant d'une autre planète. Tout se complique lorsque le directeur du laboratoire est retrouvé assassiné, son cadavre rendu translucide comme une sculpture de glace. 

Vous connaissez mon amour pour Jenny Colgan et ses deux romans La petite boulangerie du bout du monde et Une saison à la petite boulangerie, deux romans feel good comme je les aime, bien ficelés et dans un décor so british au charme fou. Et vue la couverture de la version poche, je me suis plongée dans les pages de ce roman avec les mêmes attentes et pensant y retrouver le même type d'ambiance.      
Oui, mais... Mais si Jenny Colgan a rajouté un T. a son nom, c'est en référence au Tardis, la machine à remonter le temps de la série Doctor Who. Et ça, c'est indiqué dès la biographie de l'auteur dans les premières pages. Ce détail aurait dû me mettre la puce à l'oreille, tout comme la référence à Star Trek avec le titre, parce que l'intrigue bascule de romance à science-fiction en quelques pages. Autant être prévenu ! Passé un moment d'incompréhension et d'adaptation, j'ai finalement aimé me plonger dans ce roman rocambolesque et feel good quand même.     
L'intrigue est bien ficelée et interroge certains sujets intéressants comme la différence et la tolérance, et malgré quelques longueurs, avance à bon pas. L'
humour est bien présent - les piques entre physiciens et mathématiciens alternant avec les vannes sur les geeks - et les personnages féminins consistants, Connie et Evelyn étant des scientifiques renommées qui vont à l'encontre des stéréotypes du genre.    
Si vous pensiez comme moi que l'intrigue allait se dérouler sur le campus de Cambridge et qu'elle ressemblerait au quasi huis-clos de La petite boulangerie, détrompez-vous ! Mais Jenny Colgan réussit le changement de genre et nous offre un roman de science-fiction drôle et bien ficelé  avec une bonne pincée d'amitié et d'amour. 

Logo Challenge Feel good  Le mois anglais

Et zou ! Une énième participation à mon Challenge Feel Good et ma quatrième au Mois anglais de Lou et Cryssilda (avec le joli logo de Syl. !) 

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20 décembre 2017

Pas si simple, Lucie Castel

Pas si simple Lucie CastelPas si simple est le premier roman de l''enseignante en droit Lucie Castel. Il est paru en mars cette année chez Harlequin.

Lorsqu'une tempête de neige s'abat sur Londres, Scarlett et sa soeur Mélie se retrouvent coincées à l'aéroport d'Heathrow le 23 décembre. Les deux soeurs s'inquiètent de ne pas être avec leur mère pour ce premier Noël depuis le décès de leur père. Mais leur inquiétude laisse vite place à une situation cocasse lorsque William, un charmant londonien que rencontre Scarlett dans les toilettes de l'aéroport, les invite à passer les fêtes chez lui. Les deux jeunes femmes vont rapidement se retrouver au coeur d'un dîner de famille des plus animés.

Vous connaissez mon goût pour les romances de Noël ? Vous savez comme, à ce moment de l'année, j'aime lire quelques romans à l'eau de rose, parfois faciles, souvent prévisibles, un tantinet caricaturaux. Et si j'ai passé un très bon moment à Snow Crystal avec La danse hésitante des flocons de neige, autant vous le dire tout de suite : je n'ai pas été conquise par ce roman.

L'intrigue est trop rapidement esquissée pour être un tant soit peu vraisemblable, la psychologie des personnages est quasi inexistante, malgré un effort porté au duo des soeurs (l'une est architecte, l'autre sexologue), la romance trop évidente pour être plaisante et l'ensemble tourne rapidement au vaudeville grossier. Lucie Castel ne prend pas le temps d'installer son intrigue pour lui donner la consistance attendue et s'embourbe dans une galerie de personnages tous plus caricaturaux les uns que les autres. Je pensais lire une romance un brin cucul sur fond de Noël et finalement j'ai plus eu l'impression de découvrir une farce. C'est dommage ! Un rendez-vous raté de mon côté, mais qui fait l'objet d'une lecture commune dans le cadre du Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian. Je vais aller voir ce qu'en ont pensé mes acolytes de lecture !

 

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16 décembre 2017

La danse hésitante des flocons de neige, Sarah Morgan

La danse hésitante des flocons de neigeQuel mois de décembre ! Je virevolte de marchés de Noël lorrains en marchés de Noël alsaciens, à chaque fois en excellente compagnie ! Autant vous dire que, le soir venu, je peine à garder un oeil ouvert et à lire plus de quelques pages... Voilà pourquoi j'ai mis tant de temps à lire cette romance de Noël, seule lecture à mon actif pour ce mois de décembre.

La danse hésitante des flocons de neige est le premier tome de la sage Snow Crystal imaginée par la britannique Sarah Morgan et paru chez Harlequin en 2014. 

Kayla Green déteste Noël. Pour cette londonienne expatriée à New York, rien ne trouve grâce à ses yeux en dehors de son travail. Pour honorer un nouveau contrat, elle doit passer la semaine de Noël dans le Vermont dans la famille O'Neil, à la demande du beau et ténébreux Jackson O'Neil. Car la famille O'Neil est à la tête d'une station de ski quasi centenaire qu'elle gère de façon familiale - chalet au chocolat chaud, promenade en traîneaux et sirop d'érable maison compris - mais dont le chiffre d'affaire est au plus bas. Pour Kayla, l'exercice s'avère rapidement périlleux car l'attirance pour Jackson est forte et la famille férue de traditions de Noël...

Quel plaisir ce roman ! Plein de copinautes me l'avaient dit, quand elles avaient vu que je commençais ma lecture, et je comprends mieux pourquoi. Tous les ingrédients sont réunis pour une romance de Noël réussie : le cadre enchanteur (les chalets en bois rempli de couvertures moelleuses, avec un spa sur la terrasse, la forêt profonde et silencieuse, la cuisine d'Elisabeth, la mère de Jackson, qui sent bon la cannelle des petits biscuits qu'elle confectionne, etc.), la romance qui débute très vite (en même temps, c'est un Harlequin, je ne suis pas experte en la matière mais je me doute que la romance est le nerf de la guerre de la littérature sentimentale !), la bienveillance familiale, les personnages attachants. Bref, là où certains verront du mièvre et du facile (pour le facile, je ne dis pas...) moi j'ai vu un conte de fée moderne, doudou et attachant, parfait pour être autant fragmenté vu mon rythme de lecture tortue de ces derniers temps. Je n'ai qu'une envie : aller passer quelques jours dans ce chalet dans le Vermont, à siroter un chocolat chaud et quelques sablés sous un plaid.

Première participation au Challenge Il était cinq fois Noël de Chicky Poo et Samarian

et une nouvelle participation au Challenge Feel good que j'organise !

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22 novembre 2017

L'été Diabolik, Thierry Smolderen et Alexandre Clérisse

L'été diabolikL'été Diabolik  est un album imaginé par Thierry Smolderen et mis en dessins par Alexandre Clérisse, paru en janvier 2016 chez Dargaud. 

Eté 1967. Antoine, quinze ans, profite de ses vacances. Lorsqu'il gagne un match de tennis contre Eric, un adolescent de son âge, il n'imagine pas à quel point son été va prendre un tournant inattendu. Sa nouvelle amitié va lui ouvrir les portes des premières amours, du LSD, du sexe, mais sera aussi synonyme de phénomènes étranges comme la disparition de son père ou encore un tragique accident de voiture. Un été décidément bien singulier...

Quel album ! Encensé par la critique et sur la blogosphère lors de sa sortie, cet album me rebutait et j'ai dû attendre que tout s'apaise à son encontre pour l'ouvrir et me plonger dans ses pages. Et j'ai rudement bien fait ! Tourbillon psychédélique, album pop déroutant et rudement bien ficelé qui alterne thriller rétro, espionnage, romance et quête identitaire, L'été Diabolik est un petit bijou dont on ne sort pas indemne !
La mise en page aérée et inégale entraîne le lecteur dans cette intrigue fantasque à l'image du LSD so 60's, enchaînant les références chères à Thierry Smolderen, Fantomas, Diabolik (personnage imaginé par les soeurs Angela et Luciana Giussani), Le fantôme du Bengale, etc. qu'il évoque dans un carnet en fin d'album.

Si les dessins entièrement réalisés par ordinateur ne m'ont pas convaincue de prime abord (et m'ont rappelé Zombillenium), ils ont finalement réussi à me séduire en modernisant complètement ces sixties revisitées. Album barré s'il en est et pourtant savamment construit, L'été Diabolik est une lecture dont on aurait vraiment tort de se priver...

Les chroniques de MokaYvan, Noctenbule, Leil’, Noukette, Stephie, Mo, L'Irrégulière, Un amour de BD.

Planche 1 Planche 2

BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Mo' !

 

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23 septembre 2017

Outlander T.3 Le voyage, Diana Gabaldon

Outlander TLe voyage est le troisième tome de la série Outlander imaginée par la romancière américaine Diana Gabaldon.

Cela fait maintenant vingt ans que Claire est revenue de la bataille de Culloden et a quitté l'Ecosse du 18e, laissant derrière elle Jamie. Avec Brianna, leur fille, elle a refait sa vie mais n'a jamais oublié son grand amour. Quand au détour de recherches sur cette époque elle se rend compte que Jamie n'a pas péri à la bataille de Culloden comme elle l'imaginait, le doute s'installe en elle. Et si Jamie était encore en vie dans le passé ? Claire n'a d'autre choix que de traverser une nouvelle fois le cromlech qui la fait voyager dans le temps pour le retrouver, même si cela veut dire laisser sa fille derrière elle. Commence alors pour elle une nouvelle aventure. Retrouvera-t-elle Jamie ? Et les vingt ans qu'ils ont passés séparés les auront-t-ils éloignés ?

Toujours lancée à corps perdu dans cette série (j'avais adoré le premier et le deuxième tome !), j'ai passé une partie de mon été en compagnie de Claire et des autres personnages d'Outlander. Si le début du second tome avait quelque peu refroidi mes ardeurs, il n'en a rien été avec ce troisième tome. Parce que si Claire est dans le présent - en 1968 - au début du roman, elle n'y reste pas longtemps et repart à la recherche de Jamie dans l'Ecosse du 18e. Et Diana Gabaldon réussit à captiver son lecteur avec ce grand roman d'aventure où rien ne sera épargné aux personnages : tempêtes, prophéties, fuites, intrigues politiques, ça n'arrête pas ! On s'aime, on crie, on pleure et le bateau manque de couler mille fois tout au long de cette fresque historique sur fond de romance. J'adore !

L'intrigue de ce troisième tome (malgré ses 1020 pages !) avance tambour battant et ne laisse pas de répit à son lecteur. De l'Ecosse à la mer des Caraïbes, nos héros connaissent d'effroyables périls et font des rencontres qu'ils ne sont pas près d'oublier. Bref, encore une fois je me suis vraiment régalée à découvrir les aventures de notre duo à travers les âges. Et vue la fin de ce troisième tome, j'ai hâte de découvrir Les tambours de l'automne, le quatrième tome de la série !

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19 mai 2017

Mon midi, mon minuit, Anna McPartlin

 Mon midi, mon minuitMon midi, mon minuit est le septième roman de l'irlandaise Anna McPartlin et le second publié en France. Il est paru en avril aux éditions du Cherche Midi.

Emma et John sont ensemble depuis leur adolescence. Dans la vingtaine, ils filent un amour sans nuage, abordant la vie main dans la main. Mais tout s'effondre le soir où John est fauché par une voiture. Emma est dévastée. Comment survivre à la perte de l'être aimé ? Comment continuer ? Heureusement, ses amis sont là. Sean, le meilleur ami de John, Clo, son amie carriériste qui enchaîne les histoires d'amour et Anne et Richard, le couple solide comme un roc. Entourée d'amour et d'attention, Emma va reprendre goût à la vie.

Non, je n'ai pas une passion pour les livres qui débutent par le décès d'un conjoint (cf. Les gens heureux lisent et boivent du café), oui entre l'Irlande et moi c'est une grande histoire d'amour et j'étais curieuse de découvrir ce roman dont j'ai eu beaucoup d'échos positifs.

Anna McPartlin plonge son lecteur au milieu d'un groupe d'amis, dans l'Irlande des 90's, touché par un drame. Si le propos est assez sombre au début, l'intrigue ne s'attarde pour autant pas sur la question du deuil et de la résilience (petit bémol du coup, l'auteure passant rapidement sur la douleur d'Emma pour se concentrer sur l'après). L'intrigue revêt assez rapidement un caractère positif parfois prévisible, en suivant le quotidien de ces jeunes irlandais à l'approche de la trentaine, leurs choix de vie, leurs doutes, leurs errances parfois.

La question du couple au sens large est finalement le centre de ce roman qui explore un large spectre de situations par  le biais de ses personnages. De ceux qui sont ensemble depuis le lycée à ceux qui ont un coup de foudre qui met à mal leurs certitudes, Anna McPartlin s'interroge. Le décès de John n'est finalement qu'un prétexte pour qu'Emma voit son bonheur imploser et réfléchisse à cette notion. La narration à la première personne permet d'explorer son intériorité et l'humour est là, malgré tout, dans cet âge des possibles. La bande d'amis fait penser à celle de Friends ou de Quatre mariages un enterrement, évidemment (notamment grâce au poème liminaire d'Auden). On rit, on sourit, on est émus parfois par les situations rencontrées.

Mais si j'ai passé un agréable moment dans ces pages (en réalité, le temps d'une après-midi, au soleil en maillot dans mon jardin !), je doute qu'elles me laissent un souvenir impérissable. J'ai été bien plus émue par la lecture d'Un jour de David Nicholls, qui aborde des thématiques similaires sur fond d'Angleterre de la même époque.

"Il était mon nord, mon sud, mon est, mon ouest,

Ma semaine de travail, mon dimanche de sieste,

Mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson ;

Je croyais que l'amour jamais ne finirait : j'avais tort."

W.H. Auden, Funeral Blues (p.9)

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27 mars 2017

Eleanor & Park, Rainbow Rowell

Eleanor & Park Rainbow RowellEleanor & Park est un roman de l'américaine Rainbow Rowell paru en 2014 aux éditions Pocket Jeunesse.

Août 1986. Eleanor est nouvelle au lycée. Rousse et un peu ronde, habillée avec des vêtements de deuxième main, elle se fait rapidement repérer et railler par les autres élèves. Heureusement, elle fait la connaissance de Park dans le bus, un solitaire fan de comics et de musique. Les deux adolescents se rapprochent timidement, tandis que le contexte familial d'Eleanor se dégrade de plus en plus.

C'est Amélie qui avait présenté ce roman au club lecture du lycée l'an dernier et m'avait donné envie de le découvrir. Et je dois dire qu'elle a été encore une fois de très bon conseil ! 

Eleanor & Park est un petit bijou de roman jeunesse teinté d'une ambiance singulière et mélancolique. Sur fond de références musicales et littéraires des 80's très marquées et d'un contexte social populaire, le roman aborde la dure condition adolescente sous un angle fin. Conformisme social et physique, peur de l'autre, rejet, harcèlement, premiers émois, découverte du corps, sont autant de thématiques propres à cet âge - mais pas que - que Rainbow Rowell traite grâce à ses deux personnages d'une vraisemblance rare. Car le point fort de ce roman réside dans cette psychologie des personnages très finement esquissée et une narration alternée qui permet à chacun des héros éponymes de laisser libre court à ses pensées. Point de vue masculin et féminin sur des sujets communs, sur des situations qui parfois dérapent, sur une violence environnante et un âge critique - seize ans, l'âge de tous les possibles ? - Eleanor & Park est un roman qui se déguste à tout âge, c'est certain. Merci Amélie pour ce chouette conseil (et je continue avec tes conseils en poursuivant La Prophétie de Glendower dont le premier tome m'avait conquise !)

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25 février 2017

Outlander T.2 Le Talisman, Diana Gabaldon

Outlander TLe Talisman est le deuxième tome de la série Outlander (ou encore Le Chardon et le Tartan ou Le Cercle de pierre) imaginée par Diana Gabldon dans les années 1990 et remis dernièrement sur le devant de la scène par son adaptation en série télé.

1968. Frank, le mari de Claire, vient de mourir. Cette dernière retourne en Écosse avec leur fille, Brianna, afin de chercher des traces de son passé. Celle qui a voyagé dans le temps grâce à un cromlech se souvient de son incursion dans le 18ème siècle écossais aux côtés de Jamie, un Highlander dont elle est tombée follement amoureuse et avec qui elle a fuit à Paris, à l'époque de Louis XV. Déterminés à empêcher la rébellion jacobite et l'accession au trône de Charles-Edouard Stuart , Jamie et Claire infiltrent la société mondaine parisienne pour éviter une répression sanglante dans les Highlands.

Souvenez-vous, j'avez adoré le premier tome des aventures de Claire et Jamie le mois dernier. Et j'ai naturellement continué sur ma lancée dans cette saga, avide de découvrir la suite des aventures de ce duo britannique dans l'Écosse de 1745.  Mais je dois avouer que le début de ce second tome a eu raison de mon enthousiasme, Diana Gabaldon décidant de planter son intrigue en 1968 et de délaisser le voyage dans le temps cher à mon coeur. Passé le premier moment de déception (j'adore la lande écossaise rabattue par les vents et les Highlanders et leur finesse légendaire, c'est vrai !), j'ai poursuivi ma lecture avec curiosité. Et force est de constater que l'auteure maîtrise son sujet à la perfection. En construisant son intrigue de la sorte, elle parvient à distiller un suspense dès les premiers chapitres et d'enferrer son lecteur dans les méandres de l'histoire. Les lieux se mélangent, les époques aussi, et le voyage dans le temps, au coeur de l'intrigue, prend toute sa dimension. Pourquoi Claire est-elle revenue dans le présent ? Et qui est donc Brianna ? Voilà des questions que le lecteur se pose très rapidement...

Les personnages gagnent en épaisseur psychologique, la romance en intensité, la trame historique est toujours aussi riche et bien traitée et l'ensemble fonctionne très bien. Je ressors de ces 950 pages enchantée, bercée par le vent écossais, sentant dans mon nez les effluves de whisky qui hantent ces pages et je n'ai qu'une envie : y retourner ! Je vais certainement intercaler quelques lectures entre la fin de ce tome et le suivant, mais je ne vais pas trop tarder : Claire et son bel écossais commencent déjà à me manquer !

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15 février 2017

Désolée, je suis attendue, Agnès Martin-Lugand

Désolée je suis attendue, Agnès Martin-LugandDésolée, je suis attendue est le quatrième roman d'Agnès Martin-Lugand paru en avril 2016 aux éditions Michel Lafon.

Yaël, jeune interprète dans une agence parisienne réputée, est obnubilée par son travail. Délaissant amis et famille, la trentenaire qu'elle est devenue n'a plus rien de la jeune fille insouciante et légère qu'elle était dans sa jeunesse. Son quotidien, rythmé par son travail, ne laisse aucune place à une quelconque vie personnelle et ses proches s'en inquiètent. Mais quand un vieil ami refait surface et que la bande de copains de l'université se reforme peu à peu, Yaël vacille et son équilibre aussi. Et si la vie qu'elle avait choisie ne lui correspondait pas ?

Ayant adoré Les gens heureux lisent et boivent du café et La vie est facile, ne t'inquiète pas - respectivement les premiers et troisième romans d'Agnès Martin-Lugand qui se suivent et reprennent les mêmes personnages - j'ai sauté sur l'occasion de découvrir celui-ci, anticipant avec délectation une lecture agréable. Malheureusement, je me suis ennuyée dans ces pages, éprouvant un goût de déjà-vu assez dérangeant. Les personnages sont caricaturaux - Yaël ressemble à un Patrick Bateman d'American Psycho en version féminine pas meurtrière, tandis que les personnages secondaires sont de pâles êtres de papier sans consistance aucune -, l'intrigue prévisible dès les premières pages, et la romance insipide. Les pages défilent au son d'écueils qui se succèdent et qui donnent à l'ensemble un goût superficiel. 

Bref, une rencontre ratée avec une auteure qui a su me ravir avec deux romans. Ma déception est certainement à la hauteur de la joie éprouvée à la découverte de ces derniers, mais je ne m'avoue pas vaincue et découvrirais avec plaisir ses deux romans que je n'ai pas lus, Entre mes mains le bonheur se faufile, paru en 2014, et J'ai toujours cette musique dans la tête qui sortira en mars.

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21 décembre 2016

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-Lugand

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-LugandLa vie est facile, ne t'inquiète pas est le troisième roman de la psychologue de formation Agnès Martin-Lugand paru en 2015 chez Michel Lafon. Il est la suite [des] gens heureux lisent et boivent du café

Diane est revenue d'Irlande, où elle était partie quelque mois pour surmonter le décès de son mari et de sa fille. Rentrée à Paris, elle reprend les rênes de sa librairie café Les gens heureux lisent et boivent du café, aidée de Félix, son ami de toujours. Un beau matin, elle rencontre Olivier, un homme gentil et attentionné, doux et patient qui comprend que Diane ne voudra plus jamais être mère. Cette dernière y voit une manière d'oublier son histoire tumultueuse avec Edward, le photographe Irlandais dont elle s'était éprise à Mulranny et de se reconstruire. Mais l'Irlande se rappelle à son bon souvenir par un sombre coup de téléphone. Diane va vite devoir choisir entre sa vie parisienne calme et apaisée et le tumulte irlandais et ses sensations fortes.

J'avais absolument dévoré Les gens heureux lisent et boivent du café et j'ai immédiatement enchaîné sur la découverte de ce second tome, mue par le désir de savoir ce qu'il allait advenir des personnages sous la plume d'Agnès Martin-Lugand. Et je n'ai pas été déçue par cette suite. S'il ne possède pas le charme du premier tome dû à la découverte du cadre - la librairie café comme le petit village irlandais sont absolument fabuleux à découvrir - ce second opus recèle bien des richesses. Il est davantage question de maternité que de deuil, de résilience et de reconstruction que de douleur. L'ensemble se déroule avec fluidité et simplicité et la lecture est encore une fois très agréable. Pas de coup de coeur cette fois, car le cadre est posé et l'auteure semble avoir voulu donner une conclusion à ses personnages mais un plaisir que je n'aurais boudé pour rien au monde et que je vous conseille fortement !

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