Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




13 mars 2019

Et si l'amour c'était aimer ? Fabcaro

Et si l'amour c'était d'aimer, FabcaroEt si l'amour c'était aimer ? est un album de Fabcaro paru en novembre 2017 aux éditions Six pieds sous terre.

Sandrine et Henri sont heureux et amoureux et rien ne semble pouvoir gâcher leur bonheur. Mais un jour, Sandrine tombe sous le charme de Michel, livreur de macédoine à domicile et chanteur d'un groupe de rock un brin ringard. Le bel équilibre de Sandrine et Henri est rompu... 

Quand on aime, on ne compte pas. Deux mercredis BD autour de Fabcaro, mais que voulez-vous, je suis fan. En ouvrant Et si l'amour c'était aimer ?, attendez-vous à un hommage vibrant aux romans photos, avec cucul et ridicule fournis ! L'intrigue est une romance mièvre à souhait qui n'échappe pas à l'humour féroce et l'ironie de l'auteur. La galerie de personnages fait penser à un feuilleton de série B tel Hélène et les garçons et enchaîne les absurderies. L'humour est présent quasi à chaque vignette, avec cette touche propre à Fabcaro, entre absurde, parodie et références aux 90's.  

Le trait de Fabcaro est plus travaillé et ressemble au genre parodié, le dessin en noir et blanc offrant un réalisme désuet aux personnages.   
J'ai ri du début à la fin, de ces répliques cinglantes ou naïves, de ces personnages caricaturaux, de ces références cachées. Du grand Fabcaro ! A lire sans hésiter et un auteur à découvrir de tout urgence pour ceux qui passent ici et qui ne l'auraient pas encore fait ! 

Planche 1 Planche 2

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

  

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07 février 2019

Rendez-vous au Cupcake Café, Jenny Colgan

Rendez-vous au cupcake café

Rendez-vous au Cupcake Café est un roman de la britannique Jenny Colgan paru en février 2017 aux éditions Prisma puis en poche en juin 2018 chez Pocket. 

Izzy a toujours adoré la pâtisserie. Depuis sa plus tendre enfance, son grand-père lui a transmis sa passion des cupackes et autres douceurs sucrées et la jeune femme n'aime rien tant qu'en préparer. Alors que son travail dans l'immobilier l'ennuie fortement, Izzie se fait licencier par son supérieur, celui qu'elle considérait comme son petit ami. Seule et sans travail du jour au lendemain, Izzy profite de son indemnité de départ pour se lancer dans un rêve fou : celui d'ouvrir un café spécialisé en cupcakes sur une petite place un peu reculée, dans le quartier de Stoke Newington à Londres. Un projet un peu fou, risqué et un brin utopique, mais Izzy a envie d'y croire. 

J'aime beaucoup les romans feel good de Jenny Colgan (son roman La petite boulangerie du bout du monde est mon chouchou en la matière, mais si vous me lisez, vous le savez certainement !)
J'avais hâte de me plonger dans cette nouvelle série, entre romance et roman culinaire. Et je n'ai pas été déçue ! Du doudou, en veux-tu en voilà ! Jenny Colgan est là où on l'attend pas. Sous couvert d'une intrigue en apparence facile, elle aborde des thèmes plus lourds - les différences sociales, la séparation, les pressions sociétales sur la maternité, les questions liées à l'âge, les relations intergénérationnelles, etc. - et nous offre un roman touchant, entre romance et introspection. 
Izzy est un personnage attachant, très proche de son grand-père aujourd'hui en maison de retraite, qui s'interroge sur la direction à donner à sa vie. Après une histoire chaotique avec son supérieur  hiérarchique, la jeune femme se sent vide et perdue. Jenny Colgan traite toujours avec beaucoup de finesse ces questions fréquentes de nos jours.   
Si vous cherchez un roman feel good, vous serez donc servi avec celui-ci ! Les cupackes et la pâtisserie vous apporteront une touche de douceur (avec des recettes tout au long du roman !), l'amitié et la relation forte d'Izzy avec son grand-père ce qu'il faut comme émotion, et le charmant quartier bohème et multiculturel londonien Stoke Newington un brin de nostalgie. Une recette parfaite ! Je me garde au chaud précieusement pour l'hiver prochain la suite des aventures d'Izzy, Le Cupcake Café sous la neige

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26 janvier 2019

Inspiration du jour : films feel good

Bonsoir à tous,

En ce froid et humide samedi de janvier, je voulais vous présenter deux films feel good, deux films que je regarde régulièrement et qui me donnent le sourire, pour des raisons différentes. Il s'agit de Mange, prie, aime et Bridget Jones.

Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy (2010)

Adaptation cinématographique du témoignage d'Elizabeth Gilbert, Mange, prie, aime relate le parcours d'Elizabeth, qui, alors qu'elle a tout pour elle, décide de tout quitter. En pleine quête d'elle-même, elle décide de partir un an en voyage. D'abord en Italie, pour retrouver goût à la vie, puis en Inde, pour méditer et se nourrir de façon spirituelle, puis à Bali, pour gagner en sérénité.

Pourquoi ce film ? Parce que j'avais adoré le livre d'Elizabeth Gilbert et que lorsque j'ai découvert le film, j'ai plongé avec délice dans la quête introspective d'Elizabeth Gilbert. Les paysages sont magnifiques, tout comme les lumières, Julia Roberts est parfaite pour le rôle et le parcours d'Elizabeth me parle beaucoup. J'adore le regarder à intervalles réguliers, même si le film est moins dense que le livre. J'en ressors toujours avec le sourire et l'envie de profiter de ma vie comme je l'entends !

Le Journal de Bridget Jones réalisé par Sharon Maguire (2001)

Tout le monde connaît Bridget Jones, la trentenaire célibataire anglaise attachante, un brin alcoolique, un tantinet accro à la comfort food, entourée d'amis aussi barrés qu'elle. En quête du grand amour, Bridget s'est amourachée de son patron, Daniel Cleaver, l'archétype de l'enfoiré affectif, tandis que dans les parages rôde Marc Darcy, le fils des amis de ses parents, un avocat bien sous tout rapport, lisse et rempli de valeurs.

Pourquoi ce film ? J'ai découvert le roman d'Helen Fielding - adaptation de ses chroniques  parues dans The Daily Telegraph entre 1995 et 1996 - lorsque j'étais au lycée. Et dès que l'adaptation est sortie au cinéma, je me suis précipitée pour la voir. Depuis, il ne se passe pas une année sans que je regarde avec tendresse les aventures de cette gaffeuse invétérée, maladroite et si attachante. L'humour british est excellent, la romance prévisible mais bien traitée, le casting parfait - Renée Zellweger, Hufg Grant et Colin Firth - et l'ensemble fonctionne à merveille. Dès que je lance ce film, je sais que je vais passer un bon moment, rire et m'attendrir. Bref, le feel good par excellence pour moi !  

Jour 26 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

Films feel good

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28 décembre 2018

La douce caresse d'un vent d'hiver, Sarah Morgan

La douce caresse d'un vent d'hiverLa douce caresse d'un vent d'hiver est le dernier tome de la trilogie Snow Cristal imaginée par la britannique Sarah Morgan. Il est paru chez Harlequin en octobre 2016.

A Snow Cristal, la station de ski familiale dans le Vermont, tout va pour le mieux. Les visiteurs affluent et la famille O'Neil, un temps en difficulté, a réussi à moderniser l'ensemble pour séduire à nouveau. Pour Brenna en revanche, meilleure amie des frères O'Neil et employée en tant que monitrice de ski dans la station, la situation est délicate. Amoureuse de Tyler, l'un des frères, et obligée de le côtoyer au quotidien dans le cadre de son travail, elle fait tout pour garder son secret, persuadée que son inclination n'est pas réciproque. Mais lorsqu'elle est contrainte de laisser son chalet à la location face à l'affluence de visiteurs et que Tyler propose de l'héberger, la jeune femme n'a pas le choix. Mais comment résister au quotidien à l'ex-champion de ski olympique qui la considère comme une soeur ? Noël approche, et pour Brenna, les ennuis ne font que commencer...

J'avais découvert l'an dernier La danse hésitante des flocons de neige et passé un excellent moment à Snow Cristal, station de ski de rêve dans laquelle j'aurai bien aimé me glisser pour profiter d'un des chalets perdu au milieu de la forêt. Délaissant le second tome, j'avais décidé de garder ce dernier tome pour les challenges de Noël.

Si j'ai retrouvé avec plaisir le cadre du premier tome - la station de ski Snow Cristal, ses chalets en bois, sa forêt enneigée - et ses personnages attachants -la famille O'Neil, la famille idéale où chacun trouve sa place, avec le respect des différentes individualités, de l'amour et de la bienveillance à chaque repas de famille - j'ai été un peu moins charmée par cette nouvelle romance, ô combien prévisible, il faut bien l'avouer. Brenna, personnage secondaire du premier tome, trouve ici une intrigue qui lui permet d'exister pleinement et de se développer. Véritable héroïne de ce dernier tome, elle évolue en marge des O'Neil, à côté des trois frères mais sans faire jamais partie de la famille. Ses sentiments pour Tyler l'enferment dans une zone de confort qu'elle va être obligée de quitter, tandis que sa famille, déçue par son manque d'ambition, n'a de cesse de la dévaloriser. L'intrigue se déroule lentement, mais le dénouement est si prévisible que les pages se tournent sans véritable intérêt.

Un tome qui apporte une conclusion a la trilogie mais ne comporte pas de réel intérêt à mes yeux. A lire si vous avez envie de frémir en lisant l'histoire de Tyler, bad boy bourreau des coeurs, père célibataire d'une fille adolescente un peu bourru. Personnellement, ce n'est pas forcément mon genre et même les scènes de sexe m'ont laissée de marbre - non, elles m'ont fait rire en fait - tant elles étaient caricaturales. Bref, j'ai aimé revenir à Snow Cristal et retrouver la famille O'Neil mais cette énième romance m'a laissée sur ma faim...

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23 décembre 2018

Noël à la petite boulangerie, Jenny Colgan

Noël à la petite boulangerieNoël à la petite boulangerie  est le dernier tome de la trilogie imaginée par Jenny Colgan. Il est paru en novembre 2017 aux éditions Prisma.

A Mount Polbearne, Noël approche et Polly et Huckle coulent des jours heureux, entre la boulangerie de la jeune femme et l'exploitation apicole de son compagnon. Mais le jour où Kerensa, la meilleure amie de Polly, lui annonce qu'elle ne sait pas si son mari est le père de son futur enfant, le monde de Polly chavire. La jeune boulangère veut garder le secret tout en ne rompant pas la confiance de Huckle, qui rêve de passer un peu plus de temps avec elle, alors que la boulangerie l'accapare peu à peu. En parallèle, une femme contacte Polly et lui annonce que son père, qu'elle ne connaît pas, est sur le point de décéder et demande à la voir. La veille de Noël est chargée en émotions pour la jeune femme...

J'adore, mais vraiment j'adore, les aventures de Polly ! J'avais dévoré le premier tome (et offert à beaucoup de gens de mon entourage !) et enchaîné sur la suite avec un grand enthousiasme. J'attendais donc avec impatience la fin de la trilogie et son dénouement.

Et je dois vous avouer que j'ai été un peu déçue. Vraiment déçue en fait. Si le cadre est toujours génial - Mount Polbearne, cette presqu'île des Cornouailles accessible que quelques heures par jour par un gué -, les personnages attachants, j'ai trouvé l'intrigue de ce troisième tome vraiment abracadabrante et invraisemblable. Je n'ai aimé ni le traitement de l'enfance de Polly - dont le père ne l'a pas reconnue - ni les questions concernant Kerensa, épouse adultère qui doute de la paternité de son enfant à venir. Les deux sujets sont survolés, manquent de profondeur, et c'est vraiment dommage.

J'attendais aussi que Noël soit magnifié, célébré comme il se doit à Mount Polbearne, mais Jenny Colgan a pris le parti de survoler les festivités et de les associer à une surcharge de travail pour Polly et des tensions dans son couple. Envolées donc, les réjouissances de fin d'année, place aux commandes insurmontables et aux ennuis financiers. Bref, on fait mieux pour faire rêver ! Or, et c'est là que le bât blesse, c'est justement en vendant un peu de rêve que cette série a autant séduit. Reste que ce troisième tome déroge à la règle et nous offre une intrigue un peu réchauffée sur la question de la confiance et de la famille.

Bref, vous l'aurez compris, une lecture largement en demi-teinte. Si je suis contente d'être retournée à Mount Polbearne retrouver Polly, Huckle et Neil, j'ai été vraiment déçue par l'intrigue développée. Dommage que la série se termine ainsi, cela ne lui rend pas hommage...

 Les avis de Chicky Poo, Isabelle, Agdel, Olive, Lilas, Joy, Myrtille, Fondant Grignote et Samarian.

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07 décembre 2018

Le bonheur au pied du sapin, Holly Jacobs

Le bonheur au pied du sapinLe bonheur au pied du sapin est une romance de Noël imaginée par Holly Jacobs et parue chez Harlequin en novembre 2016.

A Valley Ridge, petite ville de l'Etat de New York, Maeve Buchanan est connue de tous. La pétillante jeune femme regorge d'énergie et après son emploi chez un caviste, elle ouvre tous les soirs de façon bénévole la bibliothèque communale. Quand le lendemain d'une tempête de neige elle découvre sur le parking de la bibliothèque le camping-car de Josie et Boyd, elle ne peut que venir en aide au jeune couple et leur fils de trois ans, Carl. Car Maeve tient par dessus tout à honorer l'inscription qu'elle a chez elle : « Je ne peux pas sauver le monde, mais je peux essayer. »

Avec un Harlequin de Noël, je sens que je vais en faire fuir certains, mais qu'importe ! J'assume totalement le fait de lire des romans faciles et très légèrement mièvres à cette période de l'année. Ça me fait du bien, me détend et me permet de passer cette période difficile pour le corps qui ne voit pas beaucoup de lumière avec plus de facilité (tout comme les téléfilms de Noël, que j'assume aussi totalement !)

Quoiqu'il en soit, Le bonheur au pied du sapin contient tous les ingrédients d'une romance réussie : un cadre parfait - Valley Ridge, une petite ville américaine en hiver, couverte de neige -, une héroïne généreuse et bienveillante, une communauté qui répond toujours présente, un événement perturbateur - l'arrivée dans la petite ville de la famille Myers en camping-car -, un inconnu dans la ville - Aaron qui remplace son oncle au magasin général - et un joli projet solidaire. Certes, l'intrigue n'est vraiment pas très originale, la romance caricaturale et le dénouement prévisible dès le premier tiers, mais l'ensemble se lit bien et fait vraiment penser à un film de Noël. Ce n'est certes pas une lecture que je garderais en mémoire, mais elle m'a donné du baume au coeur et fait du bien la semaine dernière quand je l'ai lue, après Ça raconte Sarah, dont je vous parle la semaine prochaine (autre type de lecture, on est largement d'accord !)

 

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Challenge Christmas Time chez MyaRosa et Il était six fois Noël chez Chickypoo et Samarian 

Challenge Feel good

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31 octobre 2018

Soeurs Sorcières T.1 Jessica Spotswood

Soeurs Sorières TSoeurs Sorcières est une trilogie de l'américaine Jessica Spotswood. Son premier tome est paru en juin 2013 chez Nathan. 

Fin XIXe, dans une Nouvelle-Angleterre imaginaire. Cate est l'aînée de trois soeurs. Trois soeurs sorcières. A bientôt dix-sept ans, la jeune fille va devoir choisir lors d'une cérémonie rituelle entre la vie maritale et la vie monacale. Depuis la mort de leur mère, sorcière aussi, Cate tremble que quelqu'un découvre leur secret. A l'aube du XXe siècle, la chasse aux sorcières fait toujours rage. Sur délation ou simple présomption, des dizaines de femmes disparaissent, certaines envoyées dans un obscur pénitencier, d'autres s'évanouissant dans la nature. Alors que la date fatidique de la cérémonie d'annonce approche, Cate hésite. Son ami d'enfance la demande en mariage, tandis que son coeur penche vers le fils de la libraire de la ville. L'arrivée d'Elena, une gouvernante sensée veiller sur les trois soeurs et les introduire en société, va bousculer le fragile équilibre familial.

Je n'avais aucune attente en ouvrant ce roman lors du Read-a-Thon d'Halloween il y a presque quinze jours. J'étais même circonspecte, mon attrait pour la bit lit - la littérature de vampires - étant très très limité. Mais sur les conseils d'une Instagrammeuse que j'apprécie, j'ai sauté le pas. Et je dois dire que j'ai bien fait !  
Jessica Spotswood construit une intrigue intéressante, empruntant à l'Histoire bien des détails. La question de la chasse aux sorcières, de la condition féminine, et de l'éducation des jeunes filles de bonnes familles au XIXe sont ainsi abordées avec finesse, sur fond d'intrigue fantastique. La sorcellerie est là - les trois soeurs faisant l'objet d'une prophétie qui pourrait changer l'Histoire - mais elle n'est finalement qu'un prétexte à la construction de personnages féminins complexes.   
Les trois soeurs entretiennent des relations qui ne sont pas sans rappeler celles d'Elizabeth Bennet et ses soeurs, les héroïnes de Jane Austen, l'aînée devant s'introduire dans le monde et se marier avant ses cadettes.   
Vous l'aurez donc compris, c'est rare que je dise ça  avec de la young adult, mais allez-y les yeux fermés ! De mon côté, je vais rapidement poursuivre avec la lecture du second tome tant cette intrigue m'a envoûtée. Une parfaite lecture d'automne et d'Halloween...

Challenge Halloween 2018, Halloween, logo   

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21 septembre 2018

Outlander T.4 Les tambours de l'automne, Diana Gabaldon

Outlander 4 Les tambours de l'automneLes tambours de l'automne est le quatrième tome de la série Outlander imaginée par Diana Gabaldon. Il est paru la première fois aux Presses de la Cité en 1995 avant d'être réédité chez J'ai Lu en 2015.

1767. Claire et Jamie ont fuit l'oppression anglaise à bord d'un navire qui les a conduits au Nouveau Monde. Il aspirent au calme, à la paix, mais l'Amérique est à l'aube de son Indépendance et les temps sont durs. Échoués en Caroline du Nord, ils décident de s'installer seuls sur des terres léguées en héritage et de recommencer leur vie. Pendant ce temps, leur fille Brianna est restée en 1967, tentant de poursuivre sa vie. Lorsqu'elle découvre que ses parents vont connaître un funeste destin, elle décide de partir les rejoindre pour changer le cours de l'histoire. 

J'adore cette série, qu'on se le dise ! Je mets peut-être pas mal de temps à lire chaque tome, l'entrecoupant d'autres lectures, mais c'est à chaque fois un plaisir de retrouver Claire et Jamie et de suivre leurs aventures.  
C'est en Amérique que Diana Gabaldon nous entraîne cette fois, et le 18e est synonyme de bien des transformations pour le pays, à commencer par les tribus d'indiens qui vont disparaître, anéanties par les colons. La romancière s'intéresse à cette question et même si Claire sait qu'elle ne peut pas changer le cours des choses - le premier tome et la bataille de Culloden en sont les parfaits exemples - elle n'en demeure pas moins horrifiée de connaître le sort qui sera réservé à ceux qu'elle côtoie.  
Ce tome est un peu plus lent que les précédents, l'intrigue alternant toujours entre passé et présent, Claire et Jamie au 18e et Brianna au 20e siècle. Le couple travaille dur pour réaménager des terres et construire une habitation décente en Caroline du Nord, et le lecteur de suivre leurs efforts. Point positif en revanche : Diana Gabaldon a cessé de ponctuer son récit de scènes de sexes simili torrides mais plutôt ridicules entre Claire et Jamie. Et ça, c'est pas plus mal ! J'avais à chaque fois vaguement l'impression de lire un 50 nuances... dix ans plus tôt. 
Un tome qui permet de balayer un nouveau pan de l'Histoire et d'entraîner le lecteur aux débuts de ce Nouveau Monde et de dynamiser l'intrigue en offrant à Brianna une place plus importante. En bref, j'ai hâte de commencer le tome 5, La Croix de feu !

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20 septembre 2018

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea, Romain Puertolas

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire IkeaL'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea est le premier roman publié par Romain Puertolas. Il est paru en 2013 aux éditions Le Dilettante. 

Ajatashatru Lavash Patel est un escroc fakir venu chercher en France un nouveau lit à clous chez le géant du meuble suédois. Malheureusement pour lui, il se retrouve rapidement coincé dans une armoire et baladé de pays en pays, au gré de la marchandise. Clandestin involontaire, il rencontrera de vrais clandestins soudanais qui fuient leur pays, une belle parisienne qui fera chavirer son coeur, un chauffeur de taxi furieux d'avoir été arnaqué, et du Royaume-Uni à l'Espagne en passant par la Lybie, Ajatashatru Lavash Patel vivra de rocambolesques aventures. 

J'ai tourné autour de ce roman un moment avant de décider d'en écouter sa version audio, lue par Dominique Pinon. Rocambolesque est bien le terme qui définit cette épopée drôle et loufoque. L'intrigue à tiroirs fait penser aux aventures de Jules Verne, le personnage d'Ajatashatru Lavash Patel étant empreint d'un humour féroce et d'une candeur très fraîche. C'est léger et drôle, avec une réflexion sur la condition de clandestin (l'auteur faisant lui-même partie de la police aux frontières) mais je n'ai pas pris un plaisir immense à écouter les tribulations de cet indien malchanceux. A tel point que je passe sans problème à côté de son adaptation ciné, sortie en mai cette année. 

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02 septembre 2018

Les divines glaces à l'italienne d'Anna, Abby Clements

Les divines glaces à l'italienne d'Anna, Abby ClementsLes divines glaces à l'italienne d'Anna est le second roman de la londonienne Abby Clements paru en 2016 aux éditions Prisma.

Anna est désormais heureuse avec Matteo, son mari, à Brighton. Ensemble, ils ont repris la petite boutique de crèmes glacées de Viviane, la grand-mère d'Anna. Le couple a trouvé son rythme et la naissance de leur petite Bella n'a fait que renforcer leur amour. Mais lorsque Matteo lui confie du mal du pays, Anna pressent que les difficultés vont commencer. Le couple décide de partir passer l'été sur la côté amalfitaine en travaillant dans une boutique de glaces à louer. De son côté, Imogène la voyageuse a trouvé une certaine stabilité dans les bras de Finn. Mais la bougeotte la reprend vite et le quotidien à Brighton la lasse rapidement. L'été s'annonce chargé pour les deux soeurs.

Suite de La merveilleuse boutique de crèmes glacées de Viviane, ce roman nous replonge dans les aventures d'Anna et Imogène, cette fois entre Brighton et Sorrente, en Italie. 
Si le premier tome des aventures des deux soeurs m'avait divertie, en juin dernier, je dois avouer que cette suite m'a parue des plus ennuyeuses. L'intrigue est prévisible au possible, les personnages échappés d'une mauvaise série TV, les lieux caricaturaux, et l'ensemble baigne dans une guimauve évidente et indigeste. Les grains de sable qui viennent coincer l'engrenage de la vie d'Imogène et d'Anna sont à chaque fois minimes, et l'auteure d'en faire des tonnes, à coup de dialogues insipides
. 
C'est bien simple, j'ai mis 2 mois à lire ce roman, le délaissant le temps de mon voyage au Japon au profit d'Outlander, et le retrouvant sans réel plaisir à mon retour. Je suis toujours partante pour du feel good (et je suis en train de remanier le Challenge du même nom !) mais là, je dis non. Pas sûre qu'Abby Clements me revoie après ce roman...

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