Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

03 juillet 2013

François sans nom T.1 Le sculpteur et la voleuse, Ricard, Runberg et Bianchini

François sans nom TFrançois sans nom est une série imaginée par Sylvain Ricard et Sylvain Runberg et dessinée par Marci Bianchini éditée chez Soleil dans la collection Quadrants. Le premier tome, Le sculpteur et la voleuse, est paru en mai 2013.

1466, quelque part en France. Alors que la jeune Félyzée est accusée de vol, elle croise la route d'un dénommé François. Un vagabond solitaire et érudit, accueilli par un sculpteur et qui aide ce dernier à réaliser les décorations du fronton de la cathédrale. Mais François poursuit d'autres desseins, gardés secret jusque là. Et Félyzée apprend bien vite qu'on le suspecte d'être le poète François Villon en exil...

Une série sur le sulfureux poète François Villon ? En voilà une bonne idée ! Ricard et Runberg nous offrent ici un scénario intéressant fondé sur l'anonymat que souhaite conserver le héros et le trouble jeté sur son passé. Qui est-il ? Pourquoi tant de hargne à l'encontre de l'Evêque d'Orléans, Thibaut d'Aussigny ? Ce premier tome nous permet d'aborder facilement la vie du poète le plus connu de la fin du Moyen Age par le biais d'une intrigue fictive au rythme bien mené.
Les dessins de Bianchini nous entraînent dans une France médiévale très bien reconstituée, à la vraisemblance historique respectée. Les tons chauds, ainsi que les dessins détaillés, permettent une immersion intéressante dans cette époque sombre.
Les planches possèdent un rendu dynamique grâce aux découpage des vignettes et leur organisation.
En bref, un premier tome prometteur !

Voici ma 55e participation
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Voici ma 56e participation à la BD du mercredi de Mango

Et ma 45e participation au Top BD des blogueurs

initié par Yaneck

Voici(note 18/20)Top BD

Top BD

Voici ma 55e participation
 à la BD du mercredi de Mango

Et ma 44e participation au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 18/20)Top BD

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Planche 1Planche 2

Je tiens à remercier Bénédicte et les éditions pour cet album reçu en service de presse.

Je tiens néanmoins à remercier Bénédicte et les Éditions - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.AcIvWQXq.dpuf
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15 juin 2013

Le Bal, Irène Némirovsky

Le Bal, Irène NémirovskyLe Bal est un court texte de la romancière russe d'origine ukrainienne Irène Némirovsky paru en 1930 chez Grasset. La carrière d'Irène Némirovsky fut aussi productive que brève. Déportée à Auschwitz en 1942 à l'âge de trente-neuf ans, elle laissa derrière elle un grand nombre d'oeuvres publiées à titre posthume.

Antoinette a quatorze ans et désespère d'entrer dans le monde. Ses parents, nouveaux riches, décident de donner un grand bal pour étaler leur opulence. Mais lorsque Mme Kampf, la mère d'Antoinette, interdit à sa fille d'y assister, l'adolescente sent monter en elle une profonde injustice. Et sa vengeance ne tarde pas à éclater. 

Le Bal fait partie de ces petites perles grinçantes et dérangeantes à souhait. Irène Némirovsky y dresse le tableau des tourments de l'enfance, oscillant entre cruauté et tendresse. Le personnage d'Antoinette, rejetée et méprisée par ses parents, accomplit, en un instant seulement, une vengeance aux conséquences désastreuses et se présente en vengeresse d'une enfance mise à mal.
Critique des nouveaux riches de cette époque, ce court roman de 120 pages érige les adultes en parvenus intéressés attachés au superficiel et négligeant l'essentiel. Le ridicule suinte de ces personnages qui jaugent l'autre à l'aune du paraître et c'est avec délectation que le lecteur voit le mécanisme s'enclencher sitôt la vengeance d'Antoinette accomplie.
Un petit régal pour tous, qui existe aussi en collection Biblio Collège chez Hachette.

D'autres avis : Canel, Cynthia, Choco, Mango, etc.

Challenge ABC Babelio

Challenge ABC de Babelio

 

Challenge ABC BabelioQuid ? Challenge ABC de Babelio

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Voici ma lettre N pour le challenge ABC critiques de Babelio.

Babelio

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24 mai 2013

Intrigue à Venise, Adrien Goetz

Intrigue à Venise, Adrien GoetzIntrigue à Venise est la troisième aventure de la jeune conservatrice de musée Pénélope, parue en mars 2012 chez Grasset avant de sortir en poche en février 2013.

Après Bayeux et Versailles, la jeune Pénélope part à Venise pour un colloque. Pensant visiter la Sérénissime à cette occasion, la jeune femme est vite entraînée dans une sombre histoire. Un membre de l'Académie française passionné par la ville est assassiné et bientôt, ce sont tous les écrivains français de Venise qui sont menacés. La raison de ces meurtres ? Un mystérieux tableau de Rembrandt inconnu de tous...

J'avais adoré Intrigue à l'anglaise, un peu moins Intrigue à Versailles. Verdict pour ce troisième tome ? J'ai retrouvé la fraîcheur du premier. Peut-être étais-je conquise d'avance car le lieu de l'intrigue me fascine ces derniers temps...
Le lecteur suit avec plaisir les pérégrinations de la jeune Pénélope et de son amoureux, Wandrille, journaliste de son état, dans les rues de Venise. Adrien Goetz, qui enseigne l'Histoire des Arts à la Sorbonne, réussit avec brio à glisser une foule de détails historiques dans son roman sans le rendre indigeste. Un bon point qui offre à ce livre une dimension intéressante et le singularise par rapport au genre.
Et si un Rembrandt que personne n'avait jamais vu dormait quelque part ? Voilà une idée intéressante !
Adrien Goetz a écrit ce roman alors qu'il séjournait dans la Cité des Doges. Et l'atmosphère qu'il parvient à recréer tout au long de son roman est enchanteresse. Un air de dolce vita plane tout au long des pages, malgré la gravité de l'intrigue, et la jeune héroïne découvre une ville au passé historique riche mais au présent inquiétant.

Et comme Intrigue à l'anglaise m'avait donné envie de découvrir Bayeux et sa célèbre tapisserie (ce que j'ai fait peu après), ce roman m'a donné encore plus envie d'aller arpenter les rues de la Sérénissime !

D'autres avis : Eimelle, Mrs Pepys, etc.

Venise

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09 octobre 2012

Mystère rue des Saints-Pères, Claude Izner

Mystère rue des Saints-PèreMystère rue des Saints-Pères est le premier tome d'une série ayant pour hérosbiographie  un libraire parisien à la fin du XIXe siècle, écrit à quatre main par deux soeurs, Laurence Lefèvre et Liliane Korb, sous le pseudonyme de Claude Izner.

Paris, 1889. L'Exposition Universelle bat son plein et la Tour Eiffel en est la vedette. Les spectateurs se bousculent pour la voir et Victor Legris est du nombre. Mais sa découverte de la Dame de fer est écourtée : une femme s'écroule à côté de lui. A son cou, une étrange piqûre. Le jeune libraire son plonge alors dans l'enquête.

Que voilà un titre sympathique ! Les deux romancières nous offrent une intéressante plongée dans le Paris de la fin du XIXe siècle, le tout porté par une intrigue riche en rebondissements. Paris est un personnage à part entière que les deux soeurs prennent à coeur de décrire historiquement de façon précise. C'est bien simple : au fil des pages, j'avais l'impression d'assister à cette célèbre Exposition Universelle. Les bruits, les odeurs, la foule, l'excitation qu'elle produit, tous ces éléments sont relatés avec précision et participent d'une ambiance très réaliste. Les évolutions techniques, industrielles, culturelles et sociales sont également mises en avant et offrent une coloration singulière à cette enquête parisienne.
Le personnage de Victor Legris, libraire-enquêteur, porte en lui l'héritage des grands détectives qui l'ont précédé. Le duo Sherlock Holmes-Watson n'est pas loin du duo qu'il forme avec Kenji Mori, son accolyte empruntant à Holmes sa part mystérieuse et son passé de voyageur. Le suspense grandit au fil des pages, tandis que l'étau se resserre progressivement autour des suspects. Une agréable lecture qui me donne envie de découvrir la suite des aventures de Victor !

Elles l'ont lu aussi : Estellecalim, Mélusine, Argali, Mrs Pepys, Samlor... 

   Et voici ma lettre i pour le Challenge ABC de Babelio et une 2e participation au Challenge Polar historique de Samlor

                                              Challenge ABC Babelio  Challenge Polar Historique


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11 septembre 2012

L'Apothicaire, Henri Lœvenbruck

L'Apothicaire, Henri LoevenbruckL'Apothicaire est un roman de l'écrivain français Henri Lœvenbruck paru en octobre 2011 chez Flammarion.

Paris, 1313. Andreas Saint-Loup est un apothicaire renommé. Mais le jour où il découvre dans sa boutique une pièce qu'il n'avait jamais remarquée jusqu'alors, sa raison vacille. Comment ne pas remarquer, au bout de tant d'années, un espace comme celui-ci en plein milieu de son échoppe ? A force de recherches, Andreas se rend compte que quelqu'un habitait cette pièce mais qu'il n'en a aucun souvenir. Démarre alors pour lui une quête insensée pour découvrir le mystère de cette perte de mémoire.

L'Apothicaire est un roman sur lequel j'ai du mal à avoir un avis tranché. Et ce pour plusieurs raisons. L'intrigue, tout d'abord, est à la fois bien ficelée et intriguante et m'a permis d'occuper mes nuits d'insomnies pékinoises. Elle mêle à la fois véracité historique et mystères variés sans jamais sombrer définitivement dans un genre donné. Difficile de savoir dans quelle direction Henri Lœvenbruck nous entraîne au fil des 600 pages de ce roman.
En outre, et c'est très appréciable, l'auteur donne à voir sa maîtrise de la période historique de son roman - le Moyen Age - et nous en restitue un tableau à la fois vivant loin d'être édulcoré.
Pour autant, si j'ai lu avec avidité l'histoire de cet apothicaire et me suis laissée gagner par le suspense de cette mystérieuse disparition, j'ai senti une sorte d'essouflement au fil des péripéties, trouvant le schéma narratif souvent répétitif. Andreas fuit, à la recherche de son destin, poursuivi par ses assaillants, et chaque moment de bonheur n'est qu'une acalmie dans cette course effrénée jusqu'à la vérité. J'ai malgré tout poursuivi ma lecture, curieuse d'en connaître le dénouement. Malheureusement, ce dernier m'a laissée complètement sur ma faim et m'a donné l'impression de contredire la personnalité même d'Andreas, cartésien et rationnel à l'extrême.
J'ai éteint ma liseuse sans parvenir réellement à analyser mon ressenti face à cette lecture. Malgré une conclusion que je trouve en-dessous de l'intrigue développée, je n'en ressors pas foncièrement déçue. Bref, je ne sais comment conclure si ce n'est que malgré tout, et pourtant je suis prompte à cela, je n'ai pas abandonné ma lecture. A vous donc, de voir si vous souhaitez plonger en compagnie d'Andreas Saint Loup !
Voici ma sixième lecture sur mon Kindle et ma sixième participation au Club des lecteurs numériques. Un grand merci à Madame Charlotte de m'avoir permis de découvrir ce livre !

Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

                

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05 mars 2012

Luxomania, Edwige Martin

LuxomaniaLuxomania : Confidences d'une vendeuse dans l'univers secret du luxe est un ouvrage paru en janvier aux éditions Plon.

Après dix ans dans la pub, Charlotte se réoriente, suite à un licenciement économique, dans l'univers du luxe : elle devient vendeuse dans l'une des enseignes les plus prestigieuses du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris.
Mais dans cet établissement réputé, elle y découvre l'envers du décor : les horaires difficiles, les protocoles auxquelles elle doit se plier, les clientes exaspérantes, la compétition entre vendeurs pour une prime illusoire, etc.

Inspiré du propre parcours de l'auteure, Luxomania est un livre qui s'annonce, dès la couverture, très accrocheur. Il y est question de confidences sur les  dessous de l'industrie du luxe, grâce à l'expérience de la narratrice dans une grande enseigne (fictive).
Mais au fil des pages, ces confidences tombent à plat. Le lecteur, malgré une grande ingénuité, se doute bien que les vendeuses des magasins de luxe n'ont pas un salaire faramineux, qu'elles ne sont pas habillées de pied en cap gratuitement par la marque qui les emploie, que, comme dans toutes les autres enseignes de mode, elles doivent faire du chiffre et vendre en priorité certains objets, etc. Je n'ai été surprise à aucun moment. Ni par les excentricités de nantis ni par la misère de certaines vendeuses qui, sous leur maquillage et leur foulard en soie, cachent une vie minuscule à laquelle elles se raccrochent.
Bref, un livre qui oscille dans un genre bancal. Sans être vraiment un roman, car c'est clairement de son expérience que l'auteure nous parle, sans non plus être un essai réflexif ni une biographie (le personnage s'appelle Charlotte...), Luxomania est un titre accrocheur qui ne tient pas ses promesses. Et c'est bien dommage ! Cet univers du luxe n'a malheureusement pas grand chose de secret...

Je tiens néanmoins à remercier   logo2   et les éditions Plon  pour ce livre reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

fashion

 Une lecture que j'inscis dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière

 

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06 février 2012

Au bonheur des Dames, Emile Zola

A bonheur des damesAu bonheur des Dames est le onzième roman de la série des Rougon-Macquart, publié la première fois en 1883.

Lorsque la jeune Denise, orpheline, arrive à Paris avec ses deux jeunes frères, elle se met en quête d'un emploi pour subvenir à leurs besoins. Son oncle, chez qui elle vient frapper, ne peut lui en donner : les affaires vont mal pour les petites boutiques du quartier qui souffrent du Bonheur des Dames, un des premiers grands magasins parisiens où les tissus se vendent à des prix dérisoires.
La jeune Denise se résout à travailler dans cette fourmilière géante, régentée par Octave Mouret. Les journées sont longues, les clientes exaspérées et les vendeuses individualistes, mais Denise travaille dur pour échapper à la misère.

Première incursion dans la saga des Rougon-Macquart (et en ayant fait des études de lettres s'il vous plaît !), la lecture de ce roman m'a littéralement enchantée.
J'ai plongé avec plaisir dans la description de ce Paris en pleine mutation et dans ces transformations économiques. Les descriptions du magasin sont telles qu'elles semblent étonnamment anachroniques pour leur époque. On y croise des employés soumis à des pressions hiérarchiques, un système d'entreprise où chaque personne possède un rôle bien défini dont il ne doit pas s'éloigner, des stratégies pour vendre et tenter les clientes, etc.
L'univers des grands magasins, décrit sous toutes ses coutures, m'a évidemment fait penser aux grandes enseignes parisiennes d'aujourd'hui, et c'est avec stupéfaction que je me suis rendu compte à quel point ces systèmes économiques sont rodés depuis bien longtemps. Le basculement, décrit ici avec l'oncle de Denise et ses voisins, montre comment les petites boutiques, fonctionnant selon des anciens modèles commerciaux, se sont fait littéralement dévorer
 par les grandes enseignes aux profits toujours plus exacerbés. C'est dur, la misère rôde pour beaucoup, mais c'est diablement bien décrit !
Zola nous plonge dans cette machine infernale où chaque employé est une partie d'un engrenage fabuleux qui permet à la bête humaine de fonctionner. Un pur régal ! Un roman qui m'a donné envie de découvrir davantage l'oeuvre de Zola. Après des années loin des auteurs classiques trop étudiés au lycée et en fac, je reviens progressivement vers eux...

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible chez Ebooks. Voici ma quatrième lecture sur mon Kindle, et ma quatrième participation au Club des lecteurs numériques.

                    Lecteurs numériques      

 

"Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne : Au bonheur des Dames."

"Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d'un air troublant de mystère ; les pièces de drap elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice ; tandis que les paletots se cambraient davantage sur les mannequins qui prenaient une âme, et que le grand manteau de velours se gonflait, souple et tiède, comme sur des épaules de chair, avec des battements de la gorge et le frémissement des reins."

"Le soleil pâlissait, la poussière d'or rouge n'était qu'une lueur blonde, dont l'adieu se mourait dans la soie des tentures et les panneaux des meubles."

"C'était la femme que les magasins se disputaient par la concurrence, la femme qu'ils prenaient au continuel  piège de leurs occasions, après l'avoir étourdie devant leurs étalages [...] Et si, chez eux, la femme était reine, adulée et flattée dans ses faiblesses, entourée de prévenances, elle y régnait en reine amoureuse, dont les sujets trafiques, et qui paye d'une goutte de son sang chacun de ses caprices."

"Ce fut le dernier coup porté à ces dames. Cette idée d'avoir de la marchandise à perte fouettait en elles l'âpreté de la femme, dont la jouissance d'acheteuse est doublée, quand elle croit voler le marchand. Il les savait incapables de résister au bon marché."

"L'heure était venue du branle formidable de l'après-midi, quand la machine surchauffée menait la danse des clientes et leur tirait l'argent de la chair."

fashion

 Une lecture que j'inscris dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière


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25 janvier 2012

Le Cabaret des muses T.1 Au Moulin-Rouge, Gradimir Smudja

Le Cabaret des Muses TLe Cabaret des muses est une série de BD en cours, en 4 tomes pour le moment, écrite et dessinée par Gradimir Smudja. Au Moulin Rouge en est le premier tome, paru en 2007 chez Delcourt.

Paris, 1889. Montmartre en est le centre, le coeur névralgique, là où se presse toute la bohème de l'époque et où Henri de Toulouse-Lautrec passe ses journées et ses nuits. Le peintre, issu d'une famille aristocrate, a quitté sa famille pour rejoindre l'univers artistique parisien de ce XIXe siècle finissant. Entre l'ivresse et la peinture, ses amis et ses cauchemars, le peintre entraîne le lecteur à travers sa vie et ses oeuvres.

Encore un album choisi au hasard de mes pérégrinations à la bibliothèque (vive la sérendipité comme dirait l'autre !), choisi tant pour son sujet que pour ses illustrations.Planche
Gradimir Smudja
nous offre ici une interprétation à la fois onirique, comique et artistique de la vie du peintre Toulouse-Lautrec. Au fil des pages, le lecteur croise certaines de ses oeuvres, mais aussi les contemporains et amis du peintre : Cézanne, Van Gogh, Degas, etc.
Le trait est rond, à l'image du petit homme, les dessins sont soignés et détaillés et les couleurs pastels complètent ce parcours artistique et biographique.
Pour autant, je n'ai pas vraiment accroché avec cette lecture. Malgré le talent de Smudja et son hommage à un peintre que j'aime beaucoup, je n'ai pas pris beaucoup de plaisir à tourner les pages de cet album. L'intrigue est très décousue et alterne cauchemars du peintre et rencontres en tous genres. Je n'ai pas vraiment compris le fil narratif - s'il y en a un - et plusieurs fois j'ai vérifié ne pas avoir sauté de page tant je ne comprenais pas la transition...
Bref, un album intéressant visuellement parlant, mais cela s'arrête là pour moi...

 Et voici ma 33e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 24e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 14/20)

 

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19 janvier 2012

Notre Dame de Paris, Victor Hugo et Benjamin Lacombe

Notre Dame de ParisBenjamin Lacombe s'est penché sur le chef-d'oeuvre de Victor Hugo... Le résultat ? Un projet audacieux en deux volets et un premier tome paru en novembre 2011 chez Soleil.

Inutile de vous présenter ici l'histoire bien connue de la belle Esmeralda et de ses prétendants, dans un Paris en pleine effervescence.

Je souhaite davantage m'attarder sur le projet de cet album et sa réalisation. Si les adaptations de classiques en albums ou en  bandes dessinées sont courantes de nos jours, rares sont celles qui présentent le texte intégral.
C'est le cas ici. Benjamin Lacombe illustre les mots de Victor Hugo et leur offre un univers pictural singulier. J'aime beaucoup son travail, en général, et là encore je n'ai pas été déçue. Si l'on retrouve son trait habituel, Benjamin Lacombe nous donne à voir avec cet album un autre aspect de son talent et offre un bel hommage au texte d'Hugo. Trahison car interprétation par l'image, certes, mais respect de celui-ci, complémentarité même. Les illustrations ne prennent pas le pas sur le texte mais viennent le compléter sans jamais l'écraser.
Un très bel objet qui permet d'aborder le texte originel d'une autre manière. Un choix graphique réussi qui donne l'impression au lecteur d'avoir entre les mains un manuscrit ancien (grâce aux enluminures, à l'épaisseur du papier, à sa teinte...) Un album à réserver aux plus grands, pour bien appréhender les subtilités du texte hugolien, ou à feuilleter avec les plus jeunes pour en apprécier l'esthétique.
Un magnifique album que j'ai adoré découvrir. Il ne reste plus qu'à attendre le second volet ! Un grand merci à Bénédicte et aux Éditions Soleil pour la découverte de cet album.


        Esmeralda  Quasimodo

 

                                                     Préface

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11 novembre 2011

Le rocher de Montmartre, Joanne Harris

le rocher de montmartreLe rocher de Montmartre (Lollipop Shoes) de Joanne Harris est la suite de Chocolat, qui fut l'objet d'une adaptation cinématographique par Lasse Hallström en 2000, avec Juliette Binoche et Johnny Depp dans les rôles titres.

Cinq ans ont passé depuis Chocolat. Ayant quitté Lansquenet, Vianne et sa fille, Anouk, se sont installées à Montmartre avec Rosette, l'enfant que Vianne a eu entre temps.
Vianne, en mère protectrice, a cessé toute forme de magie et de sortilèges. Pour paraître normale. Pour se faire accepter. Pour ne plus fuir avec ses enfants et s'installer une bonne fois pour toutes. Vianne Rocher devient ainsi Yanne Charbonneau, Anouk, Annie, et le passé est enterré.
Mais le destin bascule lorsque Zozie de l'Alba croise la route de la mère et de ses filles. La jeune femme exubérante, spécialisée dans l'usurpation d'identité, flaire le mystère de leur passé et tente coûte que coûte de lever le voile sur celui-ci.

J'avais adoré Chocolat. Son ambiance, frôlant le conte, son aspect intemporel, son microcosme à Lansquennet et sa chocolaterie, bien sûr !
J'ai aimé retrouver cette ambiance si particulière dans Le rocher de Montmartre. Et pourtant, je n'aime pas Montmartre, trouvant le quartier artificiel et touristique. Joanne Harris réussit avec brio à nous emmener dans un univers à part, comme elle sait si bien le faire, univers qui, s'il est ancré temporellement, possède néanmoins un souffle fabuleux. Le conte n'est jamais loin et le merveilleux point.
Et pourtant... Et pourtant c'est Paris, avec ses aspects positifs comme négatifs que l'auteure ne nie pas. Et pourtant Anouk est pré-adolescente et subit les inconvénients de cet âge, moqueries et autres intolérances, et se détache progressivement de sa mère. Et pourtant Yanne renie tout ce qu'elle a été et a perdu de son insouciance en devenant une mère attentive à Anouk et Rosette, son enfant un peu spéciale, qui vit dans son monde et ne parle pas. Et pourtant l'époque suinte à coup de nouvelles technologies et le souffle nostalgique qui bruissait dans le premier opus s'est envolé...
Mais le charme opère quand même. Sans se détacher réellement de l'intrigue de Chocolat, Joanne Harris nous offre ici une suite foncièrement différente mais porteuse des mêmes valeurs - entraide, amitié, etc. -, le tout porté bien entendu par l'amour des sucreries. Vianne rénove complètement la chocolaterie dans laquelle elle travaille, et, avec l'aide de Zozie, conquiert un petit cercle d'habitués qui trouvent refuge dans ce minuscule cocon aux douces senteurs. Il fait bon vivre dans le Montmarte de Joanne Harris, microcosme à l'image du Lansquennet du précédent roman, et c'est avec plaisir que j'ai tourné les pages de ce livre. L'alternance de points de vue - trois narrateurs prennent en charge la narration : Vianne, Anouk et Zozie - symbolisée par des lames de tarot en début de chapitre, jette un voile de mysticisme sur cette intrigue qui en est déjà bien teintée.
Malgré un dénouement assez fantasque et qui détonne avec le reste de l'intrigue, ce roman m'a vraiment Lectures communesconquise. Le plaisir de la découverte de l'univers de Joanne Harris en moins, par rapport à Chocolat.

"La mort est une chose banale. La vie, par contre, est un miracle quotidien. Notre existence est une chose merveilleuse. Notre hymne à la vie est d'accepter sans restriction ce miracle-là." (p.54)

Le rocher de Montmartre était une lecture commune avec L'or des chambres, Tiphanie et Fransoaz. Je vais de ce pas voir leurs avis !

 

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