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29 mars 2016

La nuit de l'oracle, Paul Auster

La nuit de l'oracle, Paul AusterLa nuit de l’oracle est un roman de l’écrivain américain Paul Auster paru en 2004 chez Actes Sud.

Sidney Orr est écrivain, et après une longue maladie, il se remet peu à peu à l’écriture. Il trouve l’inspiration grâce à un étrange petit carnet bleu acheté dans une papeterie minuscule. Mais peu à peu, alors qu’il est pris par la frénésie de l’écriture, Sidney voit peu à peu son univers se détériorer et les frontières entre fiction et réalité s’estomper.

Premier Paul Auster que je lis (il faut bien un début à tout !), La nuit de l’oracle est un roman gigogne des plus fascinants où plusieurs histoires s’emboîtent. Il y a celle, principale et évidente, de Sidney Orr qui raconte sa vie et abonde en notes de bas de page, afin de donner le maximum de précisions à son lecteur, mais celle aussi qu’il écrit dans son carnet bleu et enfin La nuit de l’oracle, le roman que trouve le personnage de son livre. Trois histoires emboîtées, trois frontières de plus en plus poreuses, et un personnage qui ne sait plus si ce qu’il écrit est vrai ou si sa vie est une fiction.

Brillamment orchestré, La nuit de l’oracle est un texte à la narration alambiquée qui plonge dans les méandres de l’imagination d’Auster et dont le lecteur sort à bout de souffle, chamboulé et un peu secoué par ce labyrinthe étourdissant.

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13 janvier 2016

La Cité des dieux sauvages, Isabel Allende

La Cité des dieux sauvagesLa Cité des dieux sauvages est le premier tome d'une trilogie de romans jeunesse écrits par l'écrivaine chilienne Isabel Allende, paru en 2003 chez Grasset.

Sa mère gravement malade, Alexander Cold est envoyé chez sa grand-mère paternelle à New York. Pour l'adolescent, la découverte de la ville et la vie avec cette femme excentrique et froide est un choc. Mais il apprend bien vite qu'il doit suivre celle-ci, en plein coeur de l'Amazonie, pour se lancer sur les traces d'une créature gigantesque, probablement humanoïde, qui sème la mort sur son passage. Alex et sa grand-mère se joignent alors à l'expédition dirigée par un célèbre anthropologue et se lancent à la poursuite de la Bête. Alex n'est pas au bout de ses surprises.

Cela faisait quelques temps que j'avais envie de découvrir l'oeuvre d'Isabel Allende - et notamment La maison aux souvenirs - et l'occasion m'a été donnée il y a peu de découvrir ce roman, offert pour l'achat de deux autres.
Originellement destiné à un lectorat adolescent, ce premier tome combine tous les ingrédients d'un roman d'aventure : un jeune héros qui sort de son environnement habituel, une quête, un danger qui rôde sous la forme de cette étrange créature, des péripéties en chaîne et un suspense croissant quant à la loyauté des membres du groupe. La quête initiatrice est là, elle aussi, et possède des relents de Jules Verne. 
Si l'intrigue est bien ficelée, ce roman s'apparente néanmoins clairement à une cène d'exposition et joue parfaitement son rôle de premier tome d'une trilogie. Isabel Allende distille ce qu'il faut comme détails pour offrir à sa série une densité intéressante, tout en permettant à ce premier tome de fonctionner de façon indépendante.
Si j'ai apprécié l'ensemble (j'adore absolument tout ce qui a trait aux expéditions scientifiques, témoignage évident de mon désir secret de jouer à Indiana Jones !),
je n'ai pas été séduite au point de souhaiter poursuivre la lecture de cette trilogie. Cela tient peut-être à mon absence relative de goût pour les romans en série, ou au fait que le charme n'a pas opéré autant que je l'aurais souhaité avec cette intrigue et ses personnages. Je persiste néanmoins dans ma volonté de découvrir La maison aux esprits et le reste de l'oeuvre de cette auteure.

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17 juin 2015

Reckless T.1 Le Sortilège de pierre, Cornelia Funke

Reckless TReckless est une série de fantasy imaginée par la romancière et illustratrice allemande Cornelia Funke, connue pour son best-seller Coeur d'encre. Le premier tome, Le sortilège de pierre, est paru en 2010 chez Gallimard.

Jacob Reckless a douze ans lorsqu'il découvre un monde parallèle derrière le miroir du bureau de son père. Un monde fascinant mais dans lequel rôdent des créatures maléfiques. Le garçon s'y évade toutes les nuits et devient chasseur de trésors jusqu'à son entrée dans l'âge adulte. Mais une nuit, Will, son jeune frère, le suit et faute de prudence, est victime d'un sortilège le transformant peu à peu en Goyl, une créature en pierre. Le temps compte, car Will commence déjà à se transformer et oublier Clara, celle qu'il aime. Jacob n'a que deux jours pour sauver Will avant que ce dernier ne se transforme totalement en pierre et oublie son passé d'humain.

Je ne suis pas une grande lectrice de Fantasy, en témoignent mes chroniques de lecture. Mais depuis que je suis (assidûment même !) un MOOC consacré au sujet, mon horizon littéraire s'élargit, tout comme mes envies ! Je n'ai donc pas résisté à l'appel de ce nouveau roman de Cornelia Funke que j'avais sous la main.  
Le roman s'ouvre sur la découverte du monde derrière le miroir par le jeune Jacob, puis après quelques descriptions qui plantent le décor d'un univers de fantasy, le récit fait un bond de douze ans dans le futur et le lecteur retrouve Jacob, vingt-quatre ans, en prise avec la malédiction de son frère qui le ronge peu à peu et transforme sa peau en pierre.  Cette ellipse temporelle, si elle déroute de prime abord, annonce dès le début l'enchevêtrement de l'intrigue qui se déroule de façon linéaire mais délivre au fur et à mesure des éléments du passé qui permettent de la comprendre.  
L'intrigue poursuit le schéma traditionnel de la quête d'un héros solitaire et les allusions aux contes de fées sont légion (les prénoms des deux frères n'étant pas sans rappeler ceux des frères Grimm, bien entendu). Les créatures merveilleuses se succèdent, empruntées à différents folklores, et le lecteur de suivre les aventures de Jacob et de son frère, dans cet univers onirique et inquiétant.  
Un roman qui se lit très vite, à la particularité d'être illustré par l'auteure elle-même, et qui ouvre de belles perspectives d'aventures pour le trio de personnages. Si j'ai passé un bon moment de lecture, j'avoue avoir été quelque peu déçue en comparaison de Coeur d'encre et de son hommage aux livres. Mais peut-être que le deuxième tome, que j'ai sous la main également, saura me faire changer d'avis ?

 Et hop ! Une nouvelle participation au Reading Challenge 2015 :

24. Un livre choisi pour sa couverture

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16 avril 2015

La vérité sur l'Affaire Harry Québert, Joël Dicker

La vérité sur l'affaire Harry QuébertLa vérité sur l'Affaire Harry Québert est le deuxième roman du Suisse Joël Dicker paru aux éditions Fallois / L'Age d'Homme en 2012 et couronné la même année par le Grand prix du roman de l'Académie française et le Goncourt des lycéens.

New Hampshire, août 1975. Nola Kellergan, quinze ans, disparaît mystérieusement à Aurora, petit village de la côte. L'affaire est classée sans suite faute d'indices probants
New York, 2008. Marcus Goldman est la gloire montante de la littérature américaine. Son premier roman l'ayant propulsé en haut des ventes, le jeune homme goûte à la gloire et à ses paillettes. Mais tenu de fournir un nouveau roman à son éditeur, Marcus panique. L'angoisse de la page blanche le guette et les semaines défilent sans qu'il ne parvienne à écrire quoi que ce soit
Bien décidé à honorer son contrat éditorial, le jeune écrivain décide d'aller rendre visite à un de ses anciens profs de fac, Harry Québert, à Aurora. Mais malgré les échanges avec son vieil ami, Marcus est en mal d'inspiration et contraint de rentrer à New York. Mais sa surprise est immense quelques jours plus tard lorsqu'un coup de téléphone l'informe de l'arrestation d'Harry. Trente-trois ans après sa disparition, le corps de Nola vient d'être retrouvé enterré dans la propriété de ce dernier. Mû par son désir de soutenir son ami, Marcus retourne à Aurora. Et au fil des jours, son désir se transforme en volonté d'innoncenter son mentor en écrivant son histoire. Le jeune écrivain se lance donc à la recherche de preuves.

Tant a déjà été dit de ce roman à sa sortie qu'il est bien difficile d'écrire une chronique qui apporte quelque chose. Mais je ne pouvais pas ne pas parler de ces 900 pages dévorées en cinq jours ! Je m'en suis longtemps tenue éloignée, allergique que je suis à ces titres dont tout le monde a parlé. Et même s'il y a eu des avis négatifs, beaucoup l'ont encensé. Alors par peur d'être déçue, encore (je me souviens de ma rencontre en demi-teinte avec Zafon), je gardais ce livre à distance. Mais une sorte d'engouement s'est produit de façon totalement indépendante autour de moi, et il ne m'en a pas fallu plus pour l'ouvrir ! (vous remarquerez à quel point je suis parfois faible et influençable ?)

Et j'ai drôlement bien fait ! Quand on parle d'addiction avec ce roman, c'est exactement ça. Si vous faites comme moi, vous allez l'ouvrir, un peu présomptueux, avec cet air d'en avoir vu/lu d'autres, en vous disant que non, décidément, cela ne passera pas par vous... Et puis... Et puis vous allez tourner les pages. Vite. Très vite même. Avide de savoir ce qui se passe. Parce que Joël Dicker excelle dans ce petit exercice de style qui consiste à accrocher son lecteur et ne plus le laisser partir. Malgré un style assez plat et qui ne restera pas dans les mémoires, le charme opère. Le suspense est distillé juste ce qu'il faut, le héros sympathique mais pas trop, les descriptions cinématographiques, la narration dynamique - l'intrigue alterne les époques - et lorsque Harry est emprisonné, le lecteur n'a qu'une envie : que Marcus retourne dans cette petite ville du New Hampshire et résolve ce mystère. Parce qu'il s'agit bien d'un mystère. Qui croire ? A qui faire confiance ?  Vaste question...

Dit comme ça, je sens que vous allez me rétorquer qu'il n'y a là rien de bien original. Et je vous le concède. Sur le papier, quand on en entend parler, il flotte comme une impression de déjà lu. On pense à Lolita avec cette petite Nola, à Millenium pour ce huis-clos et ce passé un peu glauque que l'on déterre des années après. Oui. Mais comme avec le premier tome de Millenium, cela fonctionne vraiment bien et je vous défie d'interrompre votre lecture !

Le roman est structuré par des conseils d'écriture prodigués par Harry à Marcus. Et c'est là que c'est drôlement intéressant. Joël Dicker emberlificote son lecteur et sème le doute. Car le héros ressemble quand même beaucoup au romancier. Mise en abyme ? Joker sorti de la manche de l'auteur ? Je ne vous dirai rien et vous laisse vous interroger. L'écriture et le métier d'écrivain ont une large place dans cette intrigue, et ce n'est pas pour me déplaire, bien au contraire.

En tout cas, je ne peux que vous encourager à vous glisser aux côtés de Marcus pour élucider ce mystère et aider le jeune romancier à écrire son roman-plaidoyer. Ouvrez La vérité sur l'Affaire Harry Québert, et parlons-en ensemble. Parce que des quatre personnes autour de moi qui l'ont lu en même temps que moi, les avis ont été unanimes... Alors, tentés ?

D'autres lecteurs : A propos de livres, Cristie, Enna, Laure, Marion, Natiora, etc.

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13 février 2015

La vie sexuelle des super-héros, Marco Mancassola

La vie sexuelle des super-hérosLa vie sexuelle des super-héros est un roman de l'écrivain italien Marco Mancassola paru chez Gallimard en 2011.

New York, mai 2005. Les super-héros qui ont sauvé l'Amérique au début du siècle dernier ont cessé leurs actions bienfaitrices et se sont recyclés dans diverses activités professionnelles. 
Mais une menace plane au-dessus d'eux, sous la forme de lettres anonymes révélant des détails de leur sexualité. Quand Robin est assassiné, la menace devient réelle et les super-héros commencent à craindre pour leur vie...

Avec un tel titre, je m'attendais à un roman traitant son sujet avec humour. Je m'attendais à du frivole, du léger. Un tueur qui menace ses victimes en leur parlant de leurs fantasmes les plus secrets et en révélant des détails croustillants de leur sexualité ? Voilà qui était amusant et tentant comme approche. 
Malheureusement, il n'en est rien. Non seulement ce roman n'est pas drôle du tout, mais en plus son intrigue est lente et tortueuse, les chapitres se succédant sans réel lien apparent si ce n'est les super-héros. C'est sombre, désabusé et nostalgique, comme si Marco Mancassola embrassait le point de vue de ces anciennes stars déchues. On pourrait y voir une critique de la société, certes, mais on s'interroge sur la nécessité du sexe et de la noirceur pour étayer cette idée.
Si le plaisir de retrouver des grands noms de chez Marvel et DC Comics est là - le lecteur suit tour à tour le quotidien de Mister Fantastic, Batman, Mystique et Superman - il est de courte durée. C'est malheureusement tout l'intérêt que j'ai trouvé à ce roman. Et c'est bien peu.
Les scènes de sexe sont gores et glauques, les personnages seuls et déprimés. Et puis c'est lent. Si lent. Un bien triste portrait de l'Amérique. Si triste que je n'ai même pas réussi à aller au bout de ce roman de près de six cents pages. L'intrigue traîne trop en longueur, s'étire tel le corps de Mister Fantastic. Et puis franchement, quelle idée aussi d'assassiner Batman avec un fist fucking ?  Je crois que c'est le détail qui m'a décidée à arrêter ma lecture. Oui, messieurs dames, Batman mérite une fin plus digne. Non mais.
Une erreur de casting dans mon parcours de lectrice. C'est sûr. Un roman dont je n'ai absolument pas saisi l'intérêt et qui - c'est rare - m'est littéralement tombé des mains. Maintenant, si vous avez vraiment du temps à occuper et de la patience...

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Voici une nouvelle participation au Reading Challenge 2015
50 - Un livre que vous avez commencé et jamais terminé

Un livre que vous avez commencé et jamais terminé.

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28 mai 2014

Ekhö Monde Miroir T.2 Paris Empire, Arleston et Barbucci

Ekhö Monde miroir TParis Empire est le deuxième tome de la série Ekhö écrite par Christophe Arleston et dessinée par Alessandro Barbucci, paru en novembre 2013 chez Soleil.

Fourmille Gratule, qui a atterri par hasard sur Ekhö dans le premier tome, s'est installée dans le New York de ce monde miroir du nôtre où les dragons remplacent les moyens de transport et l'électricité n'existe pas. Gérante de l'agence artistique que sa tante lui a léguée, Fourmille doit se rendre à Paris avec Yuri, qui a malencontreusement atterri sur Ekhö lui aussi, et Grace, la secrétaire de l'agence, afin de négocier un contrat. Mais Fourmille est une nouvelle fois possédée et cette fois-ci c'est le fantôme du fils de Napoléon VII qui l'habite. Le mystère de sa mort doit être résolu pour que Fourmille retrouve sa personnalité...

J'avais adoré découvrir le premier tome de cette série, m'immergeant avec beaucoup de plaisir dans cet univers d'heroïc-fantasy très attachant. Le plaisir est intact à la lecture de ce deuxième opus.
L'intrigue esquissée dans le premier tome s'installe progressivement dans cette suite et s'ouvre toujours autant, promettant à la série des aventures rocambolesques.

Les dessins de Barbucci sont encore une fois magnifiques et les larges planches du Paris et du New York d'Ekhö sont un régal pour les yeux. Les détails sont très nombreux et particpent de cette ambiance particulière, à la fois légère et onirique.
L'humour est toujours aussi présent et permet de casser le côté classique de l'intrigue. Le duo formé par Fourmille et Yuri détonne toujours autant par son inadéquation et créé des situations toujours aussi cocasses.
Un deuxième tome prometteur, donc, qui permet d'ancrer la série davantage dans son univers miroir et tisse une intrigue qui s'annonce riche pour la suite.

Je remercie chaleureusement Bénédicte et les Editions pour cette lecture encore une fois très agréable.

  Voici ma 65e participation  à la de Mango
 
et ma 53e au Top BD des blogueurs de Yaneck
  Top BD

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30 mai 2013

Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

P1060744Gatsby le magnifique est l'un des romans les plus connus de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerlad. Paru en 1925, il n'a pas séduit ses contemportains. C'est dans les années 50, après la mort de son auteur survenue en 1940, que le roman rencontra son public et devint une référence.

Été 1922, dans la moiteur new-yorkaise. Nick Carraway, le narrateur, loue une modeste maison à Long Island, dans la banlieue de New-York.
Intrigué par le faste des fêtes données par son voisin, il rencontre le mystérieux Jay Gatsby. Personne ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il possède une fortune colossale et fuit la solitude.
Lorsque ce dernier lui demande une entrevue avec Daisy, sa cousine, Nick accepte sans savoir les conséquences de son acte.

Roman culte s'il en est, Gatsby le magnifique semble être sur toutes les lèvres depuis la projection de l'adaptation de Baz Luhrmann avec Di Caprio dans le rôle titre à l'ouverture du Festival de Cannes.
Pour ma part, j'ai eu envie de découvrir Fitzgerald et sa plume par le biais de ce roman. Tendre est la nuit m'attend sagement dans ma PAL et ne devrait pas y rester bien longtemps.
Car Gatsby le magnifique est un roman fascinant, tant dans sa construction que dans son intrigue. Fitzgerald choisit comme narrateur Nick, un voisin devenu ami du fameux Gatsby, mais il distille du suspense dès l'ouverture du roman. Nick écrit ces lignes bien après cet été 1922 et de ses paroles semblent suinter quelque chose de tragique. Les événements se succèdent et avec eux les révélations sur le passé de Gatsby et de ceux qui gravitent autour de lui.
L'ambiance de ce roman est singulière. L'effervescence des années folles liée à l'émergence du jazz, à la prohibition de l'alcool et aux grandes chantiers de construction à New-York est sensible au fil des pages et c'est avec brio que Fitzgerlad parvient à faire revivre cette insouciance joyeuse.
L'écriture de Fitzgerald, enfin, est fluide et imagée et souhait et offre à son intrigue une richesse de descriptions salutaires.
Une lecture à part. Un romancier talentueux qui, comme bien d'autres, n'a pas eu la reconnaissance qu'il méritait de son vivant. Un auteur dont je vais poursuivre la découverte et que je vous engage à lire à votre tour.
D'autres avis : Cla, Cristie, Cynthia, Keisha, Sofynet, Yoshi73, Yuko, etc.

 Cette lecture me permet d'avancer dans trois des challenges auxquels je suis inscrite !

  • 1/5 pour le Challenge Gilmore Girls  chez Touloulou
  • deuxième participation au Thursday Next Challenge organisé par Alice
  • 2/6 au Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore 

 Challenge Gilmore Girls 

Je sors de mon habitude de ne parler que d'un livre et non de son adaptation pour vous dire deux mots du film de Baz Luhrmann, actuellement sur nos écrans. J'ai été déçue. Si les costumes réalisés par la créatrice italienne Miuccia Prada sont magnifiques, certaines scènes sont déconcertantes d'anachronismes. Comme si Baz Luhrmann avait souhaité rendre contemporain son film pour mieux séduire son public. Les scènes de fêtes, somptueuses dans le roman, sonnent faux dans le film et brisent la vraisemblance historique. Pour ma part, je n'ai pas eu l'impression d'être immergée dans les années 1920 mais de regarder une soirée costumée de la jet-set actuelle. Bien dommage...

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03 avril 2013

Ekhö Monde miroir T.1 New York, Arleston et Barbucci

Ekhö Monde miroir TEkhö est une nouvelle série signée Arleston pour le scénario et Barbucci pour les dessins. Le premier tome, New York, est paru en mars 2013 chez Soleil.    

Alors qu'un vol long courrier à destination de New York est secoué de turbulences et menace de s'écraser, deux de ses passagers se réveillent miraculeusement dans un monde étrange qui semble le miroir du nôtre. L'avion est un énorme reptile, les passagers du vol sont des créatures étranges et si  New York a conservé la topographie qu'on lui connaît, la ville semble être un mélange mi-fantasy mi-steampunk. Fourmille et Yuri, les deux passagers miraculés, ne comprennent pas ce qui leur arrivent. Sont-ils morts ? Rêvent-ils ? Et comment revenir dans leur monde ?

Séduite par les dessins de cet album, j'ai plongé avec plaisir dans cette intrigue d'héroïc-fantasy. L'idée d'un monde parallèle n'est certes pas neuve et fait penser ici au roman Neverwhere de Neil Gaiman, mais Arleston réussit à lui donner une note sympathique et humoristique très appréciable.
L'intrigue se met en place très rapidement et s'ouvre en ramifications prometteuses pour la suite. Le duo de personnages, un brin caricatural, fonctionne bien et le lecteur sait d'entrée que leur répulsion réciproque n'est que le signe d'un amour naissant dans les tomes suivants.
Pour ma part, j'ai toujours été fascinée par les mondes miroirs et leurs possibilités. Le New York présenté dans ce premier tome a su me séduire par sa loufoquerie. Empruntant à diverses époques, l'architecture est soignée et certaines planches sont vraiment de toute beauté. Les détails sont nombreux, l'humour suinte à chaque planche via les dialogues ou les décors et l'ensemble est très agréable à découvrir. L'amie des animaux que je suis a adoré les petits écureuils notaires fous de thé imaginés par Arleston... Oui, je sais, j'ai un côté cucul parfois. 
Je déplore cependant que certains plans soient centrés sur la poitrine de l'héroïne ou les fesses des personnages féminins, ainsi que certaines scènes de strip-tease confèrent malheureusement une touche un brin perverse à cet album. Dommage que les auteurs oublient que leurs lecteurs ne sont pas que des hommes avides d'attributs rebondis.

 Je remercie chaleureusement Bénédicte et les Editions pour cette très belle lecture.

  Voici ma 52e participation
 à la BD du mercredi de Mango
  

    Et ma 41e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 16/20)

  Top BD

             Planche 1 Ekhö Planche 2 Ekhö

Planche 3 Ekhö

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27 janvier 2013

Rien n'est trop beau, Rona Jaffe

Rien n'est trop beau

Rien n'est trop beau est un roman paru en 1958 aux Etats-Unis et adapté au cinéma par Jean Negulesco en 1959. Son auteure, Rona Jaffe, ayant travaillé quatre ans dans une maison d'édition new-yorkaise, décida de raconter le quotidien des jeunes femmes qui, comme elles, concilient vie active et vie sentimentale, dans le New York des années 1950. Mi-étude sociologique, mi-roman, ce livre rencontra dès sa parution un vif succès.

New York, 1952. Caroline, Mary Agnes, April, Gregg et Barbara travaillent toutes les cinq aux éditions Fabian. Fraîchement diplômées, les cinq jeunes filles occupent des postes subalternes dans cette vaste entreprise dirigée par des hommes. Armées de leurs rêves et de leurs désirs, chacune cherche avidement à faire un beau mariage. Mais en attendant de rencontrer leur futur mari, elles profitent de New York et de ses distractions et subissent la dure loi du monde du travail.

J'aime beaucoup la question de l'émancipation de la femme et de la condition féminine traitée en littérature. Les années 1950 sont une époque charnière où, aux États-Unis, l'indépendance financière des femmes pointait son nez... avant de disparaître majoritairement au profit d'un mariage confortable. J'ai donc dévoré les 670 pages de ce roman avec grand plaisir.
Le lecteur goûte, à travers le parcours de ces cinq personnages, au quotidien des jeunes provinciales tout juste débarquées à New York. Si les paillettes et les plaisirs sont au rendez-vous, leur nouvelle vie de citadine leur réserve malheureusement bien des déconvenues : harcèlement sexuel au travail, tromperie, mensonges, etc. Tout n'est pas doré sous les lumières new-yorkaises, et c'est avec un sérieux courage que Caroline et ses amies vont affronter leurs déceptions.
Ode à l'indépendance et conseil aux nouvelles arrivées, Rien n'est trop beau est un roman protéiforme, à la fois analyse sociologique et initiation à la vie de femme indépendante, professionnellement et sexuellement. Le lecteur d'aujourd'hui regardera avec bienveillance les personnages errer et se chercher, car ces errances ne sont finalement pas loin de ce que l'on peut vivre aujourd'hui. Les aventures sentimentales des cinq jeunes femmes et leur naïveté attachante résonnent de façon universelle, même si la note de fraîcheur et de nouveauté liée à leur époque a disparu. 
Rona Jaffe nous permet de nous immerger dans le New-York des années 1950 et décrit la ville et son ambiance avec soin. On parcourt les lignes du roman et on se retrouve plongé dans cette folle ambiance de la ville qui ne dort jamais.
J'ai été émue par cette lecture, happée par ces histoires singulières pour lesquelles Rona Jaffe a interrogé cinquante new-yorkaises. On frôle le document d'époque, on oscille entre le roman et le documentaire tant l'auteure maîtrise son sujet et relate ce qu'elle a connu. On pense à Mad Men et Sept ans de réflexion. On savoure cette lecture, sans hésiter.

Les avis de Cynthia, Enigma, Iluze,  MangoManu et Fleurfleur.

 

Voici ma cinquième participation

au Challenge La littérature fait son cinéma 2 organisé par Will

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10 janvier 2013

Sérum saison 1 épisode 1, Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

Sérum saison 1 épisode 1

Sérum est une série de romans écrite à quatre mains par Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza et éditée par J'ai Lu. Son originalité ? Être découpée, comme une série télévisée, en saisons et en épisodes. La saison 1 a débuté en mars 2012 avec ce premier volet. Le sixième et dernier épisode de la saison est paru en décembre 2012.

Une course-poursuite dans le Brooklyn Museum. Une femme fuit une mort certaine. Grièvement blessée par ses assaillants, elle survit miraculeusement à la balle qu'elle reçoit en pleine tête. La détective Lola Gallagher est chargée d'enquêter sur cette affaire. Mais Emily, la victime, ne parvient pas à se rappeler ce qu'elle fuyait, ni qui. 

Cela fait pas mal de temps que je vois passer sur les blogs des chroniques à propos de cette série. Je me suis laissé tenter par ce roman qui sort de mes lectures habituelles. 
Je ne regarde que très peu de séries (hormis Six Feet Under, comme vous l'avez compris il y a quelques jours), notamment car l'étirement en longueur, s'il est confortable, a tendance à me lasser. Il en est de même en littérature : rares sont les séries qui ont su retenir mon attention au point de lire tous les tomes.  
Je me suis donc lancée dans ce roman avec curiosité : allait-il jouer sur moi cette attraction que certains évoquent, m'obligeant à dévorer tous les tomes parus ? 
Alors oui, l'intrigue est haletante, bien ficelée, et avance à bon pas, les auteurs mêlant habilement passé et présent au fil des pages. Le rythme effréné et l'écriture cinématographique rendent la lecture assez palpitante, tout comme les flashcodes qui ponctuent chaque chapitre (même si le concept de lecture augmentée s'est déjà fait ailleurs, notamment dans Level 26...)
Oui, les personnages mis en scène - une mère célibataire, une femme sans passé, un psy aux expériences douteuses...- sont intéressants et semblent tout droit sortis d'une série américaine. Leur vie est à la fois dramatique et follement mystérieuse. Mais le tout reste quand même léger et assez caricatural.
Et oui, ce premier épisode est une lecture agréable, qui se lit d'une traite. Il joue le rôle d'un pilote (premier épisode d'une série, pour ceux qui l'ignorent) et pose les bases d'une intrigue qui s'inspire des films et séries actuels. On pense à 24h chrono, entre autres.  
Mais, si le temps passé à lire ces pages a été plaisant pour moi, je regrette que cette organisation en épisodes ne permette pas à ce premier tome d'être plus consistant. Tout se met en place, mais il faudra évidemment lire la suite pour en savoir davantage. Au final, une fois la dernière page tournée, on n'en sait guère plus sur l'intrigue qu'au début. Alors oui, je ne suis pas fan de séries et le choix était risqué, mais j'aurais aimé voir naître en moi l'envie irrépressible de savoir ce qui va arriver à la jeune Emily. Peut-être qu'un tome unique m'aurait davantage plu. Mais ce n'était pas le concept de cette série. 

D'autres avis sur ce roman : Argali, Brize, Cynthia, Géraldine, LilibaL'Irrégulière, Mina, Nahe, NephPhookaSofynet, etc.

 

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