Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

17 juin 2015

Reckless T.1 Le Sortilège de pierre, Cornelia Funke

Reckless TReckless est une série de fantasy imaginée par la romancière et illustratrice allemande Cornelia Funke, connue pour son best-seller Coeur d'encre. Le premier tome, Le sortilège de pierre, est paru en 2010 chez Gallimard.

Jacob Reckless a douze ans lorsqu'il découvre un monde parallèle derrière le miroir du bureau de son père. Un monde fascinant mais dans lequel rôdent des créatures maléfiques. Le garçon s'y évade toutes les nuits et devient chasseur de trésors jusqu'à son entrée dans l'âge adulte. Mais une nuit, Will, son jeune frère, le suit et faute de prudence, est victime d'un sortilège le transformant peu à peu en Goyl, une créature en pierre. Le temps compte, car Will commence déjà à se transformer et oublier Clara, celle qu'il aime. Jacob n'a que deux jours pour sauver Will avant que ce dernier ne se transforme totalement en pierre et oublie son passé d'humain.

Je ne suis pas une grande lectrice de Fantasy, en témoignent mes chroniques de lecture. Mais depuis que je suis (assidûment même !) un MOOC consacré au sujet, mon horizon littéraire s'élargit, tout comme mes envies ! Je n'ai donc pas résisté à l'appel de ce nouveau roman de Cornelia Funke que j'avais sous la main.  
Le roman s'ouvre sur la découverte du monde derrière le miroir par le jeune Jacob, puis après quelques descriptions qui plantent le décor d'un univers de fantasy, le récit fait un bond de douze ans dans le futur et le lecteur retrouve Jacob, vingt-quatre ans, en prise avec la malédiction de son frère qui le ronge peu à peu et transforme sa peau en pierre.  Cette ellipse temporelle, si elle déroute de prime abord, annonce dès le début l'enchevêtrement de l'intrigue qui se déroule de façon linéaire mais délivre au fur et à mesure des éléments du passé qui permettent de la comprendre.  
L'intrigue poursuit le schéma traditionnel de la quête d'un héros solitaire et les allusions aux contes de fées sont légion (les prénoms des deux frères n'étant pas sans rappeler ceux des frères Grimm, bien entendu). Les créatures merveilleuses se succèdent, empruntées à différents folklores, et le lecteur de suivre les aventures de Jacob et de son frère, dans cet univers onirique et inquiétant.  
Un roman qui se lit très vite, à la particularité d'être illustré par l'auteure elle-même, et qui ouvre de belles perspectives d'aventures pour le trio de personnages. Si j'ai passé un bon moment de lecture, j'avoue avoir été quelque peu déçue en comparaison de Coeur d'encre et de son hommage aux livres. Mais peut-être que le deuxième tome, que j'ai sous la main également, saura me faire changer d'avis ?

 Et hop ! Une nouvelle participation au Reading Challenge 2015 :

24. Un livre choisi pour sa couverture

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03 juillet 2013

François sans nom T.1 Le sculpteur et la voleuse, Ricard, Runberg et Bianchini

François sans nom TFrançois sans nom est une série imaginée par Sylvain Ricard et Sylvain Runberg et dessinée par Marci Bianchini éditée chez Soleil dans la collection Quadrants. Le premier tome, Le sculpteur et la voleuse, est paru en mai 2013.

1466, quelque part en France. Alors que la jeune Félyzée est accusée de vol, elle croise la route d'un dénommé François. Un vagabond solitaire et érudit, accueilli par un sculpteur et qui aide ce dernier à réaliser les décorations du fronton de la cathédrale. Mais François poursuit d'autres desseins, gardés secret jusque là. Et Félyzée apprend bien vite qu'on le suspecte d'être le poète François Villon en exil...

Une série sur le sulfureux poète François Villon ? En voilà une bonne idée ! Ricard et Runberg nous offrent ici un scénario intéressant fondé sur l'anonymat que souhaite conserver le héros et le trouble jeté sur son passé. Qui est-il ? Pourquoi tant de hargne à l'encontre de l'Evêque d'Orléans, Thibaut d'Aussigny ? Ce premier tome nous permet d'aborder facilement la vie du poète le plus connu de la fin du Moyen Age par le biais d'une intrigue fictive au rythme bien mené.
Les dessins de Bianchini nous entraînent dans une France médiévale très bien reconstituée, à la vraisemblance historique respectée. Les tons chauds, ainsi que les dessins détaillés, permettent une immersion intéressante dans cette époque sombre.
Les planches possèdent un rendu dynamique grâce aux découpage des vignettes et leur organisation.
En bref, un premier tome prometteur !

Voici ma 55e participation
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Voici ma 56e participation à la BD du mercredi de Mango

Et ma 45e participation au Top BD des blogueurs

initié par Yaneck

Voici(note 18/20)Top BD

Top BD

Voici ma 55e participation
 à la BD du mercredi de Mango

Et ma 44e participation au Top BD des blogueurs de Yaneck
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Planche 1Planche 2

Je tiens à remercier Bénédicte et les éditions pour cet album reçu en service de presse.

Je tiens néanmoins à remercier Bénédicte et les Éditions - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.AcIvWQXq.dpuf
Je tiens néanmoins à remercier Bénédicte et les Éditions pour cette lecture. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/bd_et_romans_graphiques/index.html#sthash.AcIvWQXq.dpuf

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11 septembre 2012

L'Apothicaire, Henri Lœvenbruck

L'Apothicaire, Henri LoevenbruckL'Apothicaire est un roman de l'écrivain français Henri Lœvenbruck paru en octobre 2011 chez Flammarion.

Paris, 1313. Andreas Saint-Loup est un apothicaire renommé. Mais le jour où il découvre dans sa boutique une pièce qu'il n'avait jamais remarquée jusqu'alors, sa raison vacille. Comment ne pas remarquer, au bout de tant d'années, un espace comme celui-ci en plein milieu de son échoppe ? A force de recherches, Andreas se rend compte que quelqu'un habitait cette pièce mais qu'il n'en a aucun souvenir. Démarre alors pour lui une quête insensée pour découvrir le mystère de cette perte de mémoire.

L'Apothicaire est un roman sur lequel j'ai du mal à avoir un avis tranché. Et ce pour plusieurs raisons. L'intrigue, tout d'abord, est à la fois bien ficelée et intriguante et m'a permis d'occuper mes nuits d'insomnies pékinoises. Elle mêle à la fois véracité historique et mystères variés sans jamais sombrer définitivement dans un genre donné. Difficile de savoir dans quelle direction Henri Lœvenbruck nous entraîne au fil des 600 pages de ce roman.
En outre, et c'est très appréciable, l'auteur donne à voir sa maîtrise de la période historique de son roman - le Moyen Age - et nous en restitue un tableau à la fois vivant loin d'être édulcoré.
Pour autant, si j'ai lu avec avidité l'histoire de cet apothicaire et me suis laissée gagner par le suspense de cette mystérieuse disparition, j'ai senti une sorte d'essouflement au fil des péripéties, trouvant le schéma narratif souvent répétitif. Andreas fuit, à la recherche de son destin, poursuivi par ses assaillants, et chaque moment de bonheur n'est qu'une acalmie dans cette course effrénée jusqu'à la vérité. J'ai malgré tout poursuivi ma lecture, curieuse d'en connaître le dénouement. Malheureusement, ce dernier m'a laissée complètement sur ma faim et m'a donné l'impression de contredire la personnalité même d'Andreas, cartésien et rationnel à l'extrême.
J'ai éteint ma liseuse sans parvenir réellement à analyser mon ressenti face à cette lecture. Malgré une conclusion que je trouve en-dessous de l'intrigue développée, je n'en ressors pas foncièrement déçue. Bref, je ne sais comment conclure si ce n'est que malgré tout, et pourtant je suis prompte à cela, je n'ai pas abandonné ma lecture. A vous donc, de voir si vous souhaitez plonger en compagnie d'Andreas Saint Loup !
Voici ma sixième lecture sur mon Kindle et ma sixième participation au Club des lecteurs numériques. Un grand merci à Madame Charlotte de m'avoir permis de découvrir ce livre !

Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

                

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16 novembre 2011

Dwarf T.2 Razoark, Shovel

Dwarf 2Le deuxième tome de la série Dwarf, Razoark, est sorti en septembre 2011 chez Delcourt. J'avais vraiment apprécié le premier, Wyrïmir. J'ai donc continué avec plaisir la lecture de cette série de fantasy.

Öth, le jeune nain héritier du trône de la Landée, accompagné de Guénïel, la Sylve et d'Albin de Morteflaque, le crapaud-magicien, cherche à entrer dans la citadelle de Traurig afin de récupérer la couronne du royaume des nains. Pendant ce temps, à l'extérieur du château, Sylves, Humains et Nains tentent de préserver  l'harmonie entre les peuples. Mais chacun a des intérêts personnels en jeu...

Dans ce second volet des aventures du jeune Öth et de ses compagnons, Shovel prend le parti de complexifier son intrigue en brodant plusieurs intrigues annexes à partir des personnages secondaires. C'est foisonnant, et Planche Dwarf Tje dois avouer que j'ai parfois eu du mal à suivre tous ces personnages et leurs intérêts personnels. C'est dommage car l'histoire principale, développée dans le premier tome, est un peu perdue de vue au profit de ces nouvelles intrigues développées, et ce second volet fonctionne davantage comme une scène d'exposition à la série à venir que comme un opus qui fait avancer l'intrigue.
C'est dommage car Shovel avait su donner vie à un univers d'heroïc-fantasy attachant qui m'avait complètement séduite dans le premier tome. Et cet univers passe quasi au second plan des intrigues de ce second volet.
Une petite déception, donc, car ce tome détonne vraiment par rapport au premier. Mais sa lecture, si elle est parfois confuse, demeure néanmoins très agréable et laisse présager une série épique très bien ficelée.

 

Et voici ma 28e participation
à la BD du mercredi de Mango

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Et ma 19e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 14/20)

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06 octobre 2011

Du domaine des Murmures, Carole Martinez

9782070131495FSDu domaine des Murmures est le second roman de Carole Martinez. Le coeur cousu avait été un de mes coups de coeur l'année dernière. Du domaine des Murmures est en lice pour le Goncourt cette année. Nous en saurons plus le 2 novembre...

1187. Esclarmonde, fille de châtelain, refuse l'union que son père a organisée pour elle. Elle décide, à l'âge de dix-sept ans, de consacrer sa vie à Dieu en se faisant emmurer dans une cellule attenante à la chapelle qu'elle a fait construire sur le domaine. Mais le dernier matin de sa vie de liberté, elle se fait violer. Désireuse avant tout de s'offrir à Dieu, malgré la souillure que représente ce viol, elle se tait et se fait emmurer. Une étroite fenêtre munie de barreaux la relie au monde extérieur. Mais très vite, Esclarmonde se rend compte qu'elle n'est plus seule dans sa cellule.

Du domaine des Murmures est une belle histoire, un conte, une fable. Elle nous raconte le combat d'une femme, celui d'Esclarmonde, tout comme nous suivions le combat de Frasquita dans le premier roman de Carole Martinez.
Mais les ressemblances s'arrêtent là. Esclarmonde décide de se retirer du monde à dix-sept ans, croyant ne rien y laisser. Mais elle se trompe. Et son goût pour la vie la détourne de sa foi et de sa dévotion. L'erreur est humaine, mais bien plus difficile à réparer quand on est emmurée à vie et que l'on a voué son existence à Dieu.
La narration à la première personne - c'est Esclarmonde qui s'adresse au lecteur - offre au texte un caractère intime. Sans jamais tomber dans le pathos ou dans une quelconque mièvrerie, Carole Martinez nous présente avec ce personnage l'image d'une femme forte, consciente de ses faiblesses.
Si j'ai été portée par la plume incroyable de Carole Martinez - qui allie poésie, musicalité et figures de style en tous genres - et cette intrigue plutôt originale, j'ai été déroutée par le prologue qui ancre la narration dans le présent. Des promeneurs abordent le Domaine des Murmures, et la voix d'Esclarmonde leur parvient à travers les âges pour leur raconter sa vie. Pourquoi un tel ancrage ? Il est si peu exploité que j'ai soupçonné un truchement pour expliciter le titre. C'est un passage inutile, qui offre un côté fantastique au roman qui n'en a pas besoin. Soit il fallait l'exploiter davantage et ancrer cette histoire dans le présent par le biais d'un narrateur autre, soit commencer le roman directement par la voix d'Esclarmonde, sans relier son récit au présent.

Si ce n'est ce détail, j'ai néanmoins passé un très moment de lecture. Un immense merci à ma très chère Tinusia de m'avoir surprise en m'offrant ce livre la semaine dernière... Une belle découverte d'une auteure dont je ne cesse d'admirer la plume.
Je ne résiste pas à l'envie de vous citer la fin de ce prologue décrié quelques lignes plus haut, afin que vous appréciez le style singulier de Carole Martinez...

"La tour seigneuriale se brouille d'une foule de chuchotis, l'écran minéral se fissure, la page s'obscurcit, vertigineuse, s'ouvre sur un au-delà grouillant, et nous acceptons de tomber dans le gouffre pour y puiser les voix liquides des femmes oubliées qui suintent autour de nous." (p.15)

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