Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

03 octobre 2016

La petite couturière du Titanic, Kate Alcott

La petite couturière du Titanic Kate AlcottLa petite couturière du Titanic est un roman de la journaliste américaine Patricia O’Brien, qui écrit sous le pseudonyme de Kate Alcott, paru en 2012 aux États-Unis avant d'être traduit en français et de paraître aux Éditions de l'Archipel en avril 2016.

10 avril 1912, le Titanic quitte le port de Southampton en direction de New York. A son bord, Tess Collins, une jeune gouvernante qui rêve de vivre de ses talents de couturière. La jeune fille vient d'être miraculeusement embauchée par Lucy Duff Gordon, la célèbre et non moins impressionnante créatrice de mode. Durant la traversée, Tess fait la connaissance de deux hommes - un marin et un riche homme d'affaires - avant que le naufrage ne les sépare. Sauvée de justesse, la jeune femme survit à la tragédie sans connaître le sort de ceux qui avaient fait chavirer son coeur. A New York, entre l'enquête sur le naufrage et ses débuts dans la mode, la jeune anglaise découvre une nouvelle vie.

Publié sous le titre The Dressmaker, La petite couturière du Titanic est une jolie romance qui mêle Histoire et fiction. Si le titre français peut faire penser que l'intrigue va se dérouler durant la traversée du Titanic, il n'en est rien car celle-ci, ainsi que le naufrage, sont évacués en début de roman et l'intrigue se concentre davantage sur la nouvelle vie de Tess à New York et les suites juridiques du drame du Titanic que sur la vie à bord. J'ai donc été quelque peu déçue de ce titre alléchant et en ouvrant ces pages, je m'attendais davantage à trouver des détails sur la vie sur le paquebot que sur l'enquête qui a suivi son naufrage.

Néanmoins, ma déception a rapidement été balayée par l'intérêt que j'ai porté aux détails historiques de l'intrigue. Non seulement les suites du naufrage sont historiquement fondées et bien documentées, mais certains personnages ont réellement existé, comme Lucy Duff Gordon. La créatrice de mode, dont la carrière était alors à son apogée, a ainsi créé la polémique quant aux conditions de sa survie au naufrage et sa carrière, entachée de ce scandale, ne s'en est jamais remise.

Le milieu dans lequel évolue Tess m'a également conquise - celui de la mode et de la création - et j'ai aimé suivre les pas de cette jeune anglaise dans le gigantisme de la grosse pomme du début du 20ème siècle. Si la romance est conventionnelle et sans surprise, j'avoue que je n'y ai pas prêté réellement attention. J'ai aimé ce que j'étais venue chercher dans ce roman : un contexte historique documenté et précis, sur fond de création et de mode.

En bref, une romance historique bien ficelée, bien documentée, qui ravira les amateurs d'histoire et de beaux sentiments. Merci à LP Langage&Projets et aux éditions de L'Archipel pour la découverte de ce roman.

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16 décembre 2013

La mode sous toutes les coutures, Florence Pinaud

La mode sous toutes les couturesLa mode sous toutes les coutures est un album de Florence Pinaud paru en novembre 2013 chez Actes Sud Junior.

Le jour où l'être humain a eu l'idée de recouvrir son corps pour se protéger des éléments extérieurs et des conditions climatiques est loin. Depuis, le vêtement dit beaucoup de celui qui le porte et se fait messager de bien des codes sociétaux. La mode ? Un concept auquel personne n'échappe, pas même les plus récalcitrants. Et si chaque époque est porteuse de nouvelles tendances, bien malin celui qui peut prétendre passer au travers. Entrez dans le monde merveilleux de la mode et découvrez, au fil des pages de cet album, ses évolutions et ses adaptations.

Avec un grand format rappelant celui du mythique magazine Vogue, La mode sous toutes les coutures offre une approche à la fois historique, sociologique et technique de la mode. Scindé en deux parties - Le vêtement pour maîtriser la situation et La mode s'empare des dressings - il offre un panorama intéressant sur le sujet et balaye un large spectre qui permet une première approche très séduisante.
Le lecteur suit ainsi l'évolution des tendances - de la mode garçonne durant les Années folles aux velléités environnementales des créateurs actuels - tout en découvrant les fonctions premières des matières utilisées par l'Homme pour se couvrir. Grands créateurs tels Madeleine Vionnet, périodes marquantes, pièces phares comme le corset ou le jean, marques de prêt-à-porter à l'instar de H&M, la lecture de cet album permet une plongée dans cet univers fascinant qui touche tout un chacun. 
Les nombreuses photos et illustrations rendent hommage à l'évolution de la mode et font de cet album un très bel objet à consulter. J'ai adoré en parcourir les grandes pages, me laisser surprendre au détour d'une anecdote, sourire à l'évocation de certains styles vestimentaire, rêver avec certains noms. Une lecture très agréable, cela va sans dire, que je ne peux que vous conseiller, et un album qui gagne à être lu.

Voici une nouvelle participation
au défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière. - See more at: http://bouquinbourg.canalblog.com/archives/2013/10/25/28287410.html#sthash.ujv9mjYs.dpuf

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Un grand merci à Babelio  et aux éditions Capture pour cet album reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

 

La mode sous toutes les coutures double page 2

La mode sous toutes les coutures double page

 

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Voici une nouvelle participation au Challenge Read me, I'm fashion de L'Irrégulière.

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25 octobre 2013

Coco Chanel, Elisabeth Weissman

Coco Chanel, Elisabeth Weissman

Coco Chanel est une biographie consacrée à la créatrice éponyme, écrite par la journaliste et essayiste française Elisabeth Weissman.

Beaucoup ont essayé de dresser le portrait de la grande dame qui aimait se faire appeler Mademoiselle. Mais si les biographies sont nombreuses, nombreuses sont également les zones d'ombre qui subsistent autour de la vie de Gabrielle Chanel. 
Elisabeth Weissman prend le parti de se distancier par rapport à ce qui a déjà été écrit sur Gabrielle Chanel et propose une lecture placée sous le signe de l'analyse sociale et féministe. Son propos ? Essayer de comprendre et donner à voir à son lecteur comment cette enfant abandonnée et d'une pauvreté extrême, a réussi à devenir une créatrice de génie et une femme à la fortune colossale, à l'heure où les femmes n'avaient aucune existence sociale et vivaient sous la coupe de leur mari.

Le pari d'Elisabeth Weissman était risqué. 94 pages seulement pour parcourir la vie de Gabrielle Chanel, là où Edmonde Charles-Roux, entre autres, lui consacre 662 pages avec son Irrégulière.
Mais Elisabeth Weissman réussit avec brio ce projet de courte biographie placée sous l'angle féministe et celui de la condition sociale de son objet d'étude. De l'enfance pauvre, ballotée entre orphelinat et institutions religieuses de Gabrielle, à ses débuts de chanteuse de cabaret qui lui valent le surnom de Coco, à ses balbutiements dans la mode lorsqu'elle commence en tant que commise dans un commerce de Moulins avec sa jeune tante, Elisabeth Weissman revient sur ces éléments marquants de la vie de la créatrice et éclaire son parcours à la lumière des humiliations vécues et des frustrations refoulées. Ce sont justement ces blessures qui ont permis à Gabrielle, par un perfectionnisme rare et un goût acharné pour le travail, d'ériger l'empire économique que l'on connaît et de prendre une revanche face à une vie difficile.
De ses amours malheureuses, Gabrielle Chanel retire une indépendance rare et un goût extrême pour le travail, son ultime raison de vivre. Amoureuse à plusieurs reprises, elle essuie des échecs successifs et perd brutalement deux de ses amours, décès qui seront dévastateurs pour son équilibre émotionnel. Là encore, Elisabeth Weissman éclaire la vie de Chanel à la lumière de ces expériences et analyse leurs conséquences. Alors qu'elle rêvait d'une vie maritale aisée, Gabrielle finit sa vie seule, délaissée, ne trouvant que dans le travail une raison de vivre et s'y plongeant à corps perdu, jusqu'à ses derniers jours.
Je ressors enchantée de cette lecture. La pertinence de l'analyse d'Elisabeth Weissman m'a permis de découvrir la vie de fashionChanel sous un angle inhabituel et diablement intéressant. Première incursion dans la liste des biographies consacrée à Mademoiselle, Coco Chanel ne sera pas la dernière, c'est certain.

Voici une nouvelle participation
au défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière.

Un grand merci à Babelio et aux éditions  pour l'envoi de cette biographie dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

Et parce qu’Élisabeth Weissman l'indique en bibliographie et que le document est disponible grâce à l'INA, je vous propose de découvrir un numéro spécial de l'émission Cinq colonnes à la une, datant de 1959, dans lequel Pierre Dumayet interviewe la grande dame.

 

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05 mars 2012

Luxomania, Edwige Martin

LuxomaniaLuxomania : Confidences d'une vendeuse dans l'univers secret du luxe est un ouvrage paru en janvier aux éditions Plon.

Après dix ans dans la pub, Charlotte se réoriente, suite à un licenciement économique, dans l'univers du luxe : elle devient vendeuse dans l'une des enseignes les plus prestigieuses du Faubourg-Saint-Honoré, à Paris.
Mais dans cet établissement réputé, elle y découvre l'envers du décor : les horaires difficiles, les protocoles auxquelles elle doit se plier, les clientes exaspérantes, la compétition entre vendeurs pour une prime illusoire, etc.

Inspiré du propre parcours de l'auteure, Luxomania est un livre qui s'annonce, dès la couverture, très accrocheur. Il y est question de confidences sur les  dessous de l'industrie du luxe, grâce à l'expérience de la narratrice dans une grande enseigne (fictive).
Mais au fil des pages, ces confidences tombent à plat. Le lecteur, malgré une grande ingénuité, se doute bien que les vendeuses des magasins de luxe n'ont pas un salaire faramineux, qu'elles ne sont pas habillées de pied en cap gratuitement par la marque qui les emploie, que, comme dans toutes les autres enseignes de mode, elles doivent faire du chiffre et vendre en priorité certains objets, etc. Je n'ai été surprise à aucun moment. Ni par les excentricités de nantis ni par la misère de certaines vendeuses qui, sous leur maquillage et leur foulard en soie, cachent une vie minuscule à laquelle elles se raccrochent.
Bref, un livre qui oscille dans un genre bancal. Sans être vraiment un roman, car c'est clairement de son expérience que l'auteure nous parle, sans non plus être un essai réflexif ni une biographie (le personnage s'appelle Charlotte...), Luxomania est un titre accrocheur qui ne tient pas ses promesses. Et c'est bien dommage ! Cet univers du luxe n'a malheureusement pas grand chose de secret...

Je tiens néanmoins à remercier   logo2   et les éditions Plon  pour ce livre reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

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 Une lecture que j'inscis dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière

 

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06 février 2012

Au bonheur des Dames, Emile Zola

A bonheur des damesAu bonheur des Dames est le onzième roman de la série des Rougon-Macquart, publié la première fois en 1883.

Lorsque la jeune Denise, orpheline, arrive à Paris avec ses deux jeunes frères, elle se met en quête d'un emploi pour subvenir à leurs besoins. Son oncle, chez qui elle vient frapper, ne peut lui en donner : les affaires vont mal pour les petites boutiques du quartier qui souffrent du Bonheur des Dames, un des premiers grands magasins parisiens où les tissus se vendent à des prix dérisoires.
La jeune Denise se résout à travailler dans cette fourmilière géante, régentée par Octave Mouret. Les journées sont longues, les clientes exaspérées et les vendeuses individualistes, mais Denise travaille dur pour échapper à la misère.

Première incursion dans la saga des Rougon-Macquart (et en ayant fait des études de lettres s'il vous plaît !), la lecture de ce roman m'a littéralement enchantée.
J'ai plongé avec plaisir dans la description de ce Paris en pleine mutation et dans ces transformations économiques. Les descriptions du magasin sont telles qu'elles semblent étonnamment anachroniques pour leur époque. On y croise des employés soumis à des pressions hiérarchiques, un système d'entreprise où chaque personne possède un rôle bien défini dont il ne doit pas s'éloigner, des stratégies pour vendre et tenter les clientes, etc.
L'univers des grands magasins, décrit sous toutes ses coutures, m'a évidemment fait penser aux grandes enseignes parisiennes d'aujourd'hui, et c'est avec stupéfaction que je me suis rendu compte à quel point ces systèmes économiques sont rodés depuis bien longtemps. Le basculement, décrit ici avec l'oncle de Denise et ses voisins, montre comment les petites boutiques, fonctionnant selon des anciens modèles commerciaux, se sont fait littéralement dévorer
 par les grandes enseignes aux profits toujours plus exacerbés. C'est dur, la misère rôde pour beaucoup, mais c'est diablement bien décrit !
Zola nous plonge dans cette machine infernale où chaque employé est une partie d'un engrenage fabuleux qui permet à la bête humaine de fonctionner. Un pur régal ! Un roman qui m'a donné envie de découvrir davantage l'oeuvre de Zola. Après des années loin des auteurs classiques trop étudiés au lycée et en fac, je reviens progressivement vers eux...

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible chez Ebooks. Voici ma quatrième lecture sur mon Kindle, et ma quatrième participation au Club des lecteurs numériques.

                    Lecteurs numériques      

 

"Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne : Au bonheur des Dames."

"Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d'un air troublant de mystère ; les pièces de drap elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice ; tandis que les paletots se cambraient davantage sur les mannequins qui prenaient une âme, et que le grand manteau de velours se gonflait, souple et tiède, comme sur des épaules de chair, avec des battements de la gorge et le frémissement des reins."

"Le soleil pâlissait, la poussière d'or rouge n'était qu'une lueur blonde, dont l'adieu se mourait dans la soie des tentures et les panneaux des meubles."

"C'était la femme que les magasins se disputaient par la concurrence, la femme qu'ils prenaient au continuel  piège de leurs occasions, après l'avoir étourdie devant leurs étalages [...] Et si, chez eux, la femme était reine, adulée et flattée dans ses faiblesses, entourée de prévenances, elle y régnait en reine amoureuse, dont les sujets trafiques, et qui paye d'une goutte de son sang chacun de ses caprices."

"Ce fut le dernier coup porté à ces dames. Cette idée d'avoir de la marchandise à perte fouettait en elles l'âpreté de la femme, dont la jouissance d'acheteuse est doublée, quand elle croit voler le marchand. Il les savait incapables de résister au bon marché."

"L'heure était venue du branle formidable de l'après-midi, quand la machine surchauffée menait la danse des clientes et leur tirait l'argent de la chair."

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 Une lecture que j'inscris dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière


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10 juin 2011

J'adore cette petite robe noire, Robyn Johnson

couv-9-278x370Je vous ai parlé il y a peu du coffret J'adore ce chapeau, que j'avais adoré découvrir. Voici un autre coffret cartonné en velours très réussi : J'adore cette petite robe noire.

Les plus grands noms de la mode vous le diront : la petite robe noire est LE vêtement indémodable que chaque femme doit avoir dans sa penderie pour être élégante en toutes circonstances. (Je vous dis ça alors que je me suis rendu compte que je n'avais pas de petite robe noire et que ma penderie criait famine !)

Depuis 1926 et le modèle dessiné par Coco Chanel pour flatter toutes les silhouettes féminines, la petite robe noire est considéré comme une des pièces à avoir obligatoirement dans son dressing. Qu'elle soit en dentelle ou en coton, décolletée ou à sequins, la robe sera noire ou ne sera pas.
Magnifique ode à ce vêtement élégant s'il en est, ce coffret est encore une fois une petite merveille que l'on dévore des yeux ! Les photos présentées mettent à l'honneur les différentes époques qui ont marqué son évolution  et permettent de découvrir des modèles audacieux et innovants. Bref, un régal que les cartes offertes accompagnent grandement !

dbl"L'élégance ne serait-elle pas l'oubli total de ce que l'on porte ?" (Yves Saint Laurent)

"Aucune femme n'est jamais trop - ou pas assez - habillée avec une petite robe noire." (Karl Lagarfeld)

"Vous devez porter des robes assez serrées pour montrer que vous êtes une femme et assez amples pour montrer que vous êtes une dame." (Edith Head)

"La robe idéale doit être comme une clôture en fil de fer barbelé : interdire sans bloquer la vue."  (Sophia Loren)

Je tiens de nouveau à remercier Inès Adam et Tornade pour la découverte de ce très beau coffret.

fashionUne nouvelle lecture à inscrire dans le Challenge Read me, I'm fashion de l'Irrégulière, et à la demande de qui (entre autres) je vous présente mon "Arbre des Merveilles", ou mon présentoir home made à boucles d'oreilles !

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                                      Oui, j'ai beaucoup de boucles d'oreilles,
                                       et oui, elles sont, pour la plupart, volumineuses !

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28 mai 2011

J'adore ce chapeau, Robyn Johnson

couv_5_300x294Je ne suis pas une dingue de mode (même si je prends plaisir à chercher des pièces originales pour mes tenues), en revanche, j'aime beaucoup les lectures autour de la beauté et de la mode, et notamment l'histoire de femmes qui ont révolutionné un de ces domaines. J'avais adoré la biographie d'Helena Rubinstein par Michèle Fitoussi, et avais pris beaucoup de plaisir à lire le parcours de Madeleine Vionnet.
Découvrir un coffret sur les chapeaux ? Bien entendu, ma curiosité a été titillée...

Dans ce coffret tout rond comme une boîte à chapeaux et tout doux grâce aux impressions en velours, se cache un petit livre de 48 pages accompagné de 10 cartes avec leur enveloppe.

Très bel objet, J'adore ce chapeau est une sorte d'ode à cet accessoire de mode. Illustré par des très nombreuses photographies fournies par des stylistes de maisons de coutures réputées et de collages s'inspirant de grands couturiers, ce petit livre se dévore d'une traite !
Il parcourt l'histoire des chapeaux en s'attardant sur les pièces qui ont fait date, les couturiers qui l'ont révolutionné, voire les personnalités qui en sont adeptes, tout en expliquant les codes à travers l'Histoire et en citant des grands noms de la mode (mon côté féministe s'est tout de même hérissé pour les contraintes imposées aux femmes...)
Une petite mine d'informations sur les chapeaux, qui donne furieusement envie d'en porter davantage (mais c'est un effet normal, précisé dès le préambule...)

"Si une femme refuse de porter des talons hauts, il lui faut alors porter un très joli chapeau." (George Bernard Shaw)

"Une femme doit avoir deux qualités : être chic et fabuleuse." (Coco Chanel)

"L'élégance, c'est le bon goût avec une pointe d'audace". (Carmel Snow)

"Mieux vaut l'exubérance que le goût." (Gustave Flaubert)

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Je tiens à remercier à nouveau Inès Adam et Tornade pour cette très belle découverte !

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Une lecture que j'inscris dans le Challenge de l'Irrégulière !

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09 mars 2011

J'aurais adoré être ethnologue..., Margaux Motin

j_aurais_ador_tre_ethnologue_22905441J'avais découvert Margaux Motin avec La théorie de la contorsion et, ayant beaucoup ri, j'ai décidé de lire la première BD qu'elle avait faite : J'aurais adoré être ethnologue...

Une nouvelle fois, Margaux Motin nous livre ici des planches à l'humour féroce, alternant blagues potaches et réflexions sur la vie d'une jeune femme-mère-fashion qui aurait adoré, si elle n'avait pas été illustratrice, être ethnologue... (cf. l'illustration de la couverture, très probante !)
Les illustrations sont toujours aussi réussies et donnent au texte de Margaux Motin un dynamisme certain. La jeune illustratrice avait 
déjà fait preuve de sa verve humoristique avec ce premier tome qui n'a rien à envier à sa suite évoquée plus haut.
planche_j_aurais_adore_etre_ethnologue1275482381_f115cBref, encore une fois j'ai beaucoup ri avec cette BD, peut-être un peu plus vulgaire que la seconde, mais cela participe du charme de Margaux Motin... Que c'est bon, d'ouvrir une BD comme celle-ci et de rire à gorge déployée ! Merci Margaux Motin pour ces instants précieux !
Les avis de
c.l!ne et Héloïse, enthousiastes aussi !

Et voici ma première participation au rendez-vous hebdomadaire de Mango!

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13 janvier 2011

Brune Blonde, la chevelure féminine dans l'art et le cinéma

1421928_8_943e_brune_blonde_catalogue_de_l_exposition_sousÉtant allée ce weekend  à l'exposition à la Cinémathèque de Paris intitulée "Brune Blonde", consacrée à la chevelure féminine dans l'art et le cinéma, je n'ai pas résisté une seule seconde à l'achat du catalogue de l'expo. Et c'est le sujet de mon billet aujourd'hui !

Véritable prolongement de l'exposition, ce livre est une petite merveille. En 200 pages, il dresse un véritable panorama de la chevelure dans l'art en général et le cinéma en particulier à travers les différentes époques
et pays et selon les aléas de la mode.
Bien plus complet au niveau des textes que n'a pu l'être l'expo (un peu légère à ce niveau là par rapport aux documents audiovisuels présentés), Brune Blonde est scindé en deux parties distinctes : la première, plus théorique, aborde divers aspects capillaires, comme les techniques des cinéastes de la chevelure (Bergman, Hitchcock, Bunuel...), les mutations de la blondeur et son hégémonie, les cheveux dans le cinéma asiatique, etc.
La seconde partie se compose d'entretiens avec des acteurs, réalisateurs, professionnels du cheveu (Catherine Deneuve, François Ozon...) et d'un panorama de photos mettant en scène la chevelure.

Magnifique ouvrage s'il en est, Brune Blonde est de ceux que l'on garde à portée de main et que l'on ouvre souvent. Ce grand format est en effet un petit bijou en lui-même : les reproductions de peintures,
les photos ou encore les photogrammes de films sont tous de très bonne qualité et mis en valeur par ce beau format et le grain du papier utilisé.
Dense, unique en son genre, ce livre est une grande découverte pour moi, grande amatrice de cinéma et m'a permis d'approfondir mon intérêt sur le sujet, très éveillé par l'exposition.
Et puis la couverture présentant Pénélope Cruz en perruque blonde dans Étreintes brisées d'Almodovar, quelle bonne trouvaille pour illustrer ce thème ! fashion
En tout cas, je vous préviens, on ne regarde plus les cheveux des femmes dans les films comme avant...
Pour ceux qui veulent en savoir plus, n'oubliez pas l'exposition virtuelle sur le site de la Cinémathèque.

J'inscris cette lecture dans le Challenge "Read me, I'm fashion" organisé par L'Irrégulière .

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12 janvier 2011

La théorie de la contorsion, Margaux Motin

motinGrâce au super agenda que m'a offert Hathaway (et que je lui ai offert aussi !) lors du Swap Nouvel An, j'ai découvert l'illustratrice Margaux Motin... Merci chère Hathaway pour cette découverte qui m'a fait rire durant les fêtes !

La théorie de la contorsion est la deuxième BD qu'elle publie (après J'aurais adoré être ethnologue) et dans laquelle elle raconte son quotidien de fille / femme / mère. Beaucoup d'humour, évidemment, dans ses illustrations et ses textes qui racontent des situations drolatiques dans lesquelles chaque lectrice peut se reconnaître. planche

Des petits mensonges au boulot en passant par les priorités de la vie (avoir un soin chez Nuxe) ou encore les bonheurs d'être mère, Margaux Motin décortique, avec beaucoup d'auto-dérision,  son quotidien outrageusement féminin.

A découvrir, pour rire et passer un bon moment ! A découvrir aussi, le blog de Margaux Motin, dans lequel elle publie beaucoup de ses aventures.

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