Bienvenue à Bouquinbourg

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17 octobre 2010

Le crime d'Halloween, Agatha Christie

9782253182207_GQuoi de plus adapté en cette période de Challenge Halloween que ce roman d'Agatha Christie, publié pour la première fois en Angleterre en 1969 ?

A Woodleigh Common, petite bourgade à une soixantaine de kilomètres de Londres, une fête pour enfants est organisée à l'occasion d'Halloween. L'après-midi, les adultes sont tout à leurs préparatifs, tandis que les enfants trépignent d'impatience.
Quand la petite Joyce clame fièrement qu'elle a vu un crime être commis sous ses yeux, personne ne la croit et tous la traitent de menteuse.
Mais quand la petite Joyce est retrouvée noyée dans une bassine à la fin de la fête, la soirée revêt une sombre allure.
Sommé par son amie, la romancière Ariadne Oliver, de venir enquêter sur cet odieux crime, Hercule Poirot se rend sur les lieux, prêt à tout pour retrouver l'assassin de la fillette.

Moi qui pensais connaître tous les Agatha Christie mettant en scène Hercule Poirot, force a été d'admettre qu'il n'en était rien... Je me suis donc précipitée pour acheter ce titre et le dévorer dans la foulée !
Encore une fois, la célèbre romancière anglaise nous offre une ambiance bucolique entachée par une sordide histoire de meurtre. La fête d'Halloween sert de toile de fond à une intrigue qui trouve ses racines dans des faits bien antérieurs. Les citrouilles se fendent d'un sourire inquiétant tandis que de sombres événements se profilent à l'horizon.
Hercule Poirot, en détective avisé, mène une enquête en tout point passionnante, laissant la possibilité à son lecteur de réfléchir à ses côtés pour démasquer le criminel. Les personnages se dissimulent derrière de pâles masques, les alibis s'effritent, la vérité point...
Bref, une très bonne lecture, un roman policier traditionnel comme je les aime et une ambiance surannée au charme indéniable.
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Et voici ma troisième participation au Challenge Halloween d'Hilde et Lou.

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10 octobre 2010

Le carré de la vengeance, Pieter Aspe

9782226183873FSVu que j'adore la Belgique en général et Bruges en particulier, je me suis jetée sur ce roman de Pieter Aspe qui se déroule dans cette magnifique ville. Premier de la série qui met en scène le commissaire Van In, ce roman a été publié pour la première fois en Belgique en 1995 et en France en 2008.

Lorsqu'un bijoutier est cambriolé une nuit et que sa collection est dissoute dans un bain d'acide, les enquêteurs pensent à une vengeance. Le commissaire Van In est dépêché sur place pour mener l'enquête.
Mais lorsque son supérieur lui enjoint de ne pas ébruiter l'affaire ni de mener d'enquête approfondie, Van In est interloqué. Aidé d'Hannelore Martens, la substitut du procureur particulièrement à son goût, il décide de mener une enquête parallèle.

Lecture très rapide et très agréable, Le carré de la vengeance est un titre très accrocheur pour débuter une série.
L'intrigue est alambiquée et possède un dénouement imprévisible jusqu'à la dernière ligne (au sens propre !), les événements s'enchaînent sur un rythme rapide qui ne laisse aucun temps mort à la narration et les personnages sont tous dotés d'une psychologie intéressante.
Le commissaire Van In, le héros de ce roman, possède un anti-conformisme ravageur et un sens de la répartie rare. Son sale caractère et ses manies de vieux célibataire le dotent d'un potentiel comique qui fait de lui l'enquêteur par excellence : aussi doué dans sa vie professionnelle que gauche dans sa vie personnelle et sentimentale.
Bref, un très bon moment de lecture malgré une petite déception : Bruges n'est pas un personnage à part entière de ce roman et rares sont les descriptions qui permettent de s'immerger au cœur de cette ville... C'est bien dommage !

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27 septembre 2010

Le fantôme de Baker Street, Fabrice Bourland

9782264045027FSLors du fameux festival lyonnais Quais du Polar, j'avais acheté ce roman de Fabrice Bourland (ainsi que La dernière enquête du chevalier Dupin, dont le billet est ici !) J'ai enfin pris le temps de le lire...

Londres, 1932. Un mystérieux spectre semble hanter le 221 de la rue Baker Street, rendue célèbre par Conan Doyle et son non moins fameux détective, Sherlock Holmes.
Dépêchés sur place, Andrew Singleton et James Trelawney, détectives amateurs, oscillent entre scepticisme et séance de spiritisme.
Mais lorsque des meurtres atroces perturbent Londres, les deux compères se doivent d'agir. Surtout quand ils se rendent compte que ces meurtres trouvent écho dans des grandes œuvres du patrimoine littéraire...

Je ne suis pas très enthousiaste lorsqu'il s'agit de fantômes et autres esprits en littérature. Mais ayant discuté avec Fabrice Bourland et l'ayant trouvé à la fois intéressant et drôle à Quais du polar, j'avais succombé à son roman.

Quelle bonne idée ! Alternant fiction et éléments réels (notamment sur Conan Doyle), ce roman est un petit régal. On suit avec plaisir l'enquête que mènent les deux détectives du dimanche imaginé par F. Bourland, tout en imaginant de nombreux scénarios possibles. Entre vraisemblance et fantastique, l'intrigue chancèle un instant, avant de basculer définitivement.

Fabrice Bourland, de sa plume aiguisée, nous entraîne avec brio dans cet entrelacs de rêve et de réalité, laissant à peine le temps à son lecteur de se retourner avant de poursuivre son but. Très documenté sur cette époque et sur la relation qu'entretenait Conan Doyle avec son personnage le plus célèbre, Fabrice Bourland nous livre ici un roman intelligent et bien mené. Je l'en remercie !

Petit plus : l'interview de Fabrice Bourland pour la revue NRP (Nouvelle Revue Pédagogique): 

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23 septembre 2010

Le cadavre du métropolitain, Lee Jackson

9782264042323FSTrouvé par hasard sur les étals d'un bouquiniste, Le cadavre du Métropolitain est le premier tome d'une trilogie ayant pour héros l'inspecteur Webb.

Londres, fin XIXe. Une jeune femme est retrouvée étranglée dans  le métro, tout juste inauguré. L'inspecteur Webb est dépêché sur place pour mener l'enquête. Celle-ci va le mener tout droit au foyer d'Holborn pour femmes repenties où logeait la jeune victime...

J'ai lu ce roman très rapidement, sans y trouver une originalité folle. Le Londres de l'époque victorienne est bien décrit, certes, mais il est une toile de fond assez éculée des romans policiers et ne permet pas à ce roman de le faire sortir du lot.
L'intrigue est assez banale, (j'ai même eu peur, un instant, qu'il s'agisse de prostituées étranglées...Merci l'originalité !) et avance bien, mais sans laisser une très grande impression après coup.

Un détail a souvent gêné ma lecture et m'a empêchée de me plonger dans le lieu et l'époque de l'intrigue : le style descriptif de certains passages qui semblent prendre le lecteur à partie :
"Minuit. Laissons Baker Street pour l'instant et allons deux ou trois kilomètres plus loin vers l'est, au vénérable square de Lincoln's Inn Fields. Dans une modeste maison d'une rue secondaire, près de cet ancien enclos, une femme travaille à la lueur d'une lampe." (p.12)

J'ai trouvé ce procédé narratif vraiment grossier, comme si  un marionnettiste nous invitait à venir voir derrière son rideau, nous empêchant de se plonger dans son spectacle...
Bref, une lecture que j'ai trouvée facile, sans réelle surprise, et qui ne me laissera pas de grands souvenirs d'ici quelques temps... Et aucune envie de poursuivre ma découverte de cette trilogie avec l'inspecteur Webb !

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22 septembre 2010

Double assassinat dans la rue Morgue, adapté par Jean David Morvan et illustré par Fabrice Druet

poeRepérée chez Anne Sophie il y a quelques temps, cette BD m'intéressait au plus haut point. Il s'agit en effet d'une adaptation en BD de la célèbre nouvelle de Poe, parue en 2008 aux Éditions Delcourt.
Quelle bonne surprise de la découvrir dans le nouveau CDI où je travaille ! Ni une ni deux, je l'ai bien entendu empruntée...

Deux femmes sont retrouvées atrocement mutilées rue Morgue, à Paris. Le meurtrier, doté d'une force exceptionnelle au vu des blessures, a mystérieusement disparu alors que la porte est verrouillée de l'intérieur... Le Chevalier Dupin décide de mener l'enquête.

Première apparition du célèbre détective imaginé par Poe, cette nouvelle est aussi une des plus célèbre de cet auteur. Son adaptation ici en BD est un véritable défi : il s'agissait non seulement de retranscrire  grâce aux illustrations l'atmosphère propre aux nouvelles macabres de Poe,
mais aussi d'adapter la courte nouvelle à ce nouveau genre littéraire.
Pari réussi ! Les illustrations de Fabrice Druet oscillent entre réalisme et approche cinématographique. Les doubles pages sont organisées chacune d'une manière différente et mettent en lumière certains détails sur lesquels la narration insiste (un bijou, un geste, etc.) de façon tout à fait intéressante.9782756004693_pg
L'adaptation de la nouvelle en elle-même est aussi très bien menée, éludant certains passages  qui peuvent parfois être longuets dans l'œuvre de Poe (notamment au niveau des parties de whist), tout en conservant les paroles essentielles entre les deux personnages principaux, sans noyer pour autant les cases sous des bulles immenses v
oire des didascalies trop prégnantes.

Bref, une excellente adaptation d'un classique en BD ! Je ne suis jamais déçue avec les éditions Delcourt et leurs adaptations (j'ai notamment adoré Sans Famille) Pourvu que ça dure !

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12 juillet 2010

Les fables de sang, Arnaud Delalande

9782253128861FSJe poursuis mes lectures autour de Versailles (la troisième depuis quelques semaines !) avec Les fables de sang, le sixième roman d'Arnaud Delalande.

Versailles, 1774. Louis XV se meurt tandis que son petit-fils s'apprête à monter sur le trône. Pietro Viravolta de Lansal, agent secret de Sa Majesté,  protège la couronne et la monarchie. Lorsqu'une fable de La Fontaine lui parvient personnellement, illustrant un crime atroce, Viravolta est sur ses gardes. Un mystérieux Fabuliste menace le nouveau roi et sa jeune femme, Marie-Antoinette, en mettant en scène les fables de  La Fontaine...

Je me suis laissée porter par cette intrigue, digne d'un roman de capes et d'épées, et son rythme endiablé. Histoire et fiction se mêlent avec brio dans un compte à rebours très prenant. L'intrigue en elle-même est assez basique (un complot visant la couronne) mais Arnaud Delalande la porte par sa plume et son imagination. On suit avec plaisir le fil de la pensée de Viravolta et de son ennemi, Le Fabuliste, et leur course-poursuite jusqu'à son paroxysme.
On croise au fil des pages Louis XVI et sa femme, mais aussi les Jansénistes (ça me rappelle une de mes récentes lectures ...) et La Fontaine, par l'intermédiaire de ses célèbres fables, le tout au service de l'intrigue imaginée par Arnaud Delalande.
Le dénouement, porté par une écriture cinématographique, dote l'intrigue d'une certaine originalité... Je n'en dirai pas plus, bien entendu !
Enfin, les descriptions de Versailles sont très riches et permettent de se plonger avec délice dans  le château de cette époque. Les détails historiques étayent l'intrigue sans pour autant noyer le lecteur sous un aspect documentaire. On parcourt avec les différents personnages les jardins magnifiques du château avec l'impression de le visiter grâce aux  descriptions de l'auteur.
Bref, un excellent roman historique qui a le mérite d'avoir un rythme rapide sans pour autant faire l'impasse sur des descriptions vivantes et riches ! De quoi me donner envie de revisiter les Jardins de Versailles très vite !

"La terreur quotidienne du retournement de faveur pouvait pousser des individus a priori sains d'esprit au délire. Le fonctionnement de la Cour était à l'image de la bonne vieille roue de la fortune. Les miroirs de la Galerie renvoyaient à l'infini ces luttes de petits pouvoirs et de grandes douleurs." (p.75)

"La ville inspirait  et expirait comme une asthmatique, mais de manière si forte, si puissante, que de vieille douairière en dentelle , elle pouvait soudain se transformer en ogre capable de dévorer ses congénères. Elle transpirait la crasse autant que la lumière." (p.103)

Je remercie livraddict et LDP pour ce roman reçu dans le cadre d'un  partenariat.

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05 juillet 2010

Intrigue à Versailles, Adrien Goetz

versaillesAyant lu il y a peu Intrigue à l'anglaise, j'ai poursuivi dans ma lancée en me procurant la suite des aventures de Pénélope,  Intrigue à Versailles.

Après Bayeux et ses tragiques événements, Pénélope est nommée au château de Versailles. La jeune conservatrice a tout juste le temps de prendre sa fonction qu'un cadavre est retrouvé dans le bassin de Latone et qu'un doigt sanglant a fait son apparition dans le tiroir d'un meuble apparu mystérieusement dans la nuit. Pénélope décide, comme à son habitude, de mener cette enquête qui la mènera des jansénistes  parisiens à la mafia chinoise...

Autant vous le dire tout de suite, j'ai été moins charmée par cette aventure de Pénélope que par la précédente. Les dialogues prennent une place dominante dans la narration, relayant au second plan les rares descriptions du château et de son environnement, l'intrigue est alambiquée sans pour autant être passionnante, les personnages ont une psychologie que je trouve trop peu vraisemblable...
Bref, je me suis presque ennuyée avec cette lecture, m'attendant peut-être à une intrigue plus riche en descriptions, avec une ambiance particulière... Adrien Goetz ne parvient pas à recréer un climat singulier dans ce roman, comme il avait su le faire dans la petite ville de Bayeux. Les événements s'enchaînent sans saveur et font perdre à ce titre son riche potentiel.
Adrien Goetz n'est pas avare en détails historiques, certes, mais ceux-ci sont noyés dans les dialogues et l'on frôle souvent l'indigestion tant ils sont amenés de façon abrupte.
Peut-être attendais-je autre chose, une intrigue plus prenante, des personnages auxquels on s'attache au fil des pages ? Peut-être aussi suis-je lassée de la facilité de mêler dans une intrigue Histoire et sociétés secrètes...
Je ne m'avoue pas totalement vaincue, et succomberai peut-être à la suite des aventures de la jeune conservatrice, annoncée à la fin du roman.

Une ressource intéressante à signaler néanmoins : le forum Connaissances de Versailles, pour les passionnés du célèbre Château, où même les conservateurs et les jardiniers interviennent... Avis aux amateurs !

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21 juin 2010

Intrigue à l'anglaise, Adrien Goetz

54260756_p Voici un des premiers titres que j'ai relevé en furetant sur les blogs et qui m'avait attirée, il y a de cela quelques mois. Étant tombée dessus complètement par hasard en librairie (je vous jure, un pur hasard...), je n'ai pu que succomber, bien entendu. La vie est bien faite parfois, non ?

Tout juste diplômée, Pénélope, conservatrice de musée, est nommée dans la jolie ville de Bayeux, mondialement connue pour sa tapisserie. La petite ville s'annonce étriquée pour la jeune parisienne. Mais ce serait sans compter l'agression de la directrice du musée. Choquée, Pénélope doit prendre en charge ce dernier et se rend à une vente aux enchères, où elle se fait dérober ce qu'elle vient d'acquérir : des fragments de tapisserie. L'histoire devient sérieuse. La jeune conservatrice décide de mener l'enquête : et si ces deux faits étaient liés ? Et si la célèbre tapisserie que tout le monde admire était incomplète et que sa fin devait mettre à mal la monarchie anglaise actuelle ?

J'ai passé un excellent moment de lecture (en ce moment, je n'arrête pas !) La spécificité de ce roman policier - tant est qu'il soit possible de le classer en roman policier - réside dans le fait qu'aucun enquêteur ne mène l'enquête. Celle-ci est prise en charge par une jeune héroïne qui n'a rien à voir avec la police et qui enquête à son compte pour y voir plus clair. Sa psychologie est fournie sans pour autant centrer le roman sur son personnage. Car la véritable héroïne de ce roman, c'est cette fameuse tapisserie de Bayeux (qui est en réalité une broderie ). On l'imagine, à travers les descriptions, on tente de comprendre l'histoire de sa création, la technique utilisée même. Bref, on se passionne ! Et c'est là la réussite d'Adrien Goetz ! 
Les détails historiques sont très nombreux, tout comme les précisions artistiques  (on n'en attendait pas moins d'Adrien Goetz, professeur d'histoire de l'art à la Sorbonne)
Cette lecture m'a rappelé La Dame à la Licorne, de Tracy Chevalier, qui m'avait entraînée au Moyen Âge dans la réalisation de la célèbre tapisserie du même nom.

L'avis d'Heclea sur ce roman.

Enfin, pour voir la tapisserie de Bayeux dans son intégralité, à partir de photos, c'est par ici

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20 juin 2010

Le livre sans nom, Anonyme

artoff74Un livre avec ce titre et anonyme, voilà qui m'a forcément intriguée... Diffusé sur internet en 2007 puis publié dans les pays anglophones avant d'arriver en France, Le livre sans nom semble s'être fait une réputation avant même sa publication.

Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée de tous. Des meurtres atroces sont commis par un certain Bourbon Kid, un homme que le whisky semble rendre invincible. En parallèle, l'Oeil de la Lune, une pierre  bleue à la valeur inestimable, est recherchée par deux moines pacifistes et une cohorte de chasseurs de prime. En cette veille de fête de la Lune, les esprits s'échauffent dans cette petite ville étrange...

Difficile  de catégoriser cette lecture tant elle est étrange. A première vue, on a l'impression de lire une novélisation de Kill Bill, tant l'ambiance qui règne fait penser aux films de Tarantino (ce n'est pas moi qui l'affirme, mais la quatrième). On tue et on meurt à Santa Mondega, mais rien n'est tragique ni insoutenable. La vie n'a que peu de valeur et la mort est parodique.

Les personnages, presque exclusivement masculins, sont tous à la fois comiques et stéréotypés. Du barman idiot, qui sert de l'urine aux étrangers dans son bar, au réceptionniste véreux qui dépouille à ses risques et périls un tueur à gage en passant par les deux flics qui mènent l'enquête sur les meurtres, le lecteur voit défiler devant ses yeux une foule de protagonistes à la psychologie minimale, sans pour autant que cela pénalise l'intrigue. En lisant Le livre sans nom, le lecteur pénètre dans une ambiance particulière, un mélange de western à la Clint Eastwood et de films de Tarantino avec une pointe de fantastique sur la fin, où les flingues sont monnaie courante et les morts parmi les vivants. Les frontières entre réel et surnaturel s'abolissent au fil des pages, donnant à ce roman une tournure qui le rend quasiment inqualifiable...

L'intrigue est soignée, bourrée de rebondissements (et de morts, mais je crois que vous l'aviez compris), les histoires se mêlent et les personnages se croisent jusqu'à l'apogée de cette Fête de la Lune et de l'éclipse.

Je n'ai pas pu décrocher de cette lecture, hypnotisée par le talent de cet anonyme, qui ferait mieux de 54150614_pdévoiler son identité. Écrire un thriller sans psychologie ou presque, faisant référence à un inconscient collectif cinématographique, le tout avec une originalité rare... Je m'incline avec respect. Et je vous le recommande. Sans hésiter une seule seconde, et parce que j'ai passé un moment de lecture rare et précieux, je le consacre neuvième coup de cœur de cette année 2010, riche en pépites littéraires !

Je remercie grandement 54250062_p et Capture pour ce livre reçu dans le cadre d'un partenariat.

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09 juin 2010

F, comme flic P, comme Privé, Joseph Farnel

9782753805675FSUne quatrième qui annonce un roman policier à la saveur des grands classiques du genre, un privé qui enquête sur des tableaux de maîtres disparus... Je me suis lancée dans cette lecture avec envie !

Georges Lernaf est un ancien flic reconverti en privé. Lorsque Paul Sendor, un homme riche au passé douteux, le contacte pour enquêter sur la réapparition de tableaux de la collection Schloss, spoliée durant la Seconde Guerre mondiale, Georges se lance à corps perdu dans cette enquête. Aidé de son ami Emile Dujardin, commissaire de police, il va tenter d'y voir plus clair dans cette histoire. Mais rapidement, des meurtres sanglants ponctuent leurs recherches... Il faut faire vite !

La quatrième ne ment pas en annonçant un roman policier aux dialogues piquants, digne héritier des grands classiques. Les personnages sont assez archétypaux, mais ce n'est pas un inconvénient puisqu'ils s'inscrivent directement dans les codes du genre. Le lecteur se voit entraîné dans ce Paris sans chichi où les commissaires alcooliques déjeunent dans des petites brasseries au charme d'antan et où chaque réplique fait revivre un argot parfois oublié.
L'intrigue de Joseph Farnel est à la fois prenante et bien rythmée. Le lecteur ne sait jamais qui joue un double jeu et qui berne le héros.
Il fait bon vivre dans cette ambiance digne des Tontons flingueurs, où les meurtres ont une légèreté presque comique et où le coup de fourchette des personnages réchauffe les cœurs.
Petit bémol néanmoins sur le dénouement qui n'apporte aucune réponse à l'enquête de Georges Farnel. Le lecteur reste sur sa faim. Une suite est-elle prévue ? Je pense, tout du moins je l'espère...
Je garde néanmoins une très bon souvenir de lecture, et notamment d'ambiance, avec ce roman.

Je remercie 53596970_p et les éditions Alphée pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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