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06 juin 2011

Petit meurtre et menthe à l'eau, Cécile Chartre

1249449330Cécile Chartre est bibliothécaire jeunesse à Pau. Petit meurtre et menthe à l'eau est son troisième roman paru aux Éditions du Rouergue.

Philibert, 13 ans, est tout sauf ravi de passer son mois d'août à la montagne avec son père et Magali, sa belle-mère. Rando et sac à dos ne passionnent pas le collégien. Ainsi, lorsqu'il voit au Shopi une annonce pour garder un chat pendant une semaine, il saute sur l'occasion. Non seulement il pourra avoir une semaine de tranquillité loin des randonnées familiales, mais en plus il se fera de l'argent de poche !

Cécile Chartre prend le pas, dans ce court roman, de donner la parole à un jeune adolescent en pleine crise. Philibert, le narrateur, a tout de l'ado insupportable que tout rebute, sans pour autant être antipathique. Sa psychologie, finement étudiée, n'est pas sans me rappeler son pendant féminin Adélaïde, chez Geneviève Brisac, dans Angleterre, découvert il y a peu.
Évitant l'écueil du parler djeunes, Cécile Chartre réussit à se glisser dans la peau de son héros et le rendre attachant. Alternant doutes et coups de gueule, Philibert est un ado de 13 ans bien campé !
Une lecture courte, à la douce saveur de la menthe à l'eau, qui se lit d'une traite, et se termine avec une jolie pirouette ! A conseiller dès 9-10 ans ! L'avis en demi-teinte de Manu.               

Je tiens à remercier Jérôme, Lire_pour_le_plaisir et les Éditions rouergue pour ce petit roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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01 juin 2011

From Hell, Alan Moore et Eddie Campbell

59873039Les meurtres qui ensanglantèrent le quartier londonien de Whitechapel en 1888 sont un terreau sans fin d'inspiration littéraire et artistique. La preuve avec cet album, s'inspirant de la vie de celui que l'on surnommait Jack l'Eventreur.

L'histoire est bien connue mais débute dans cet album par des faits bien antérieurs. Un petit-fils de la famille royale s'étant acoquiné avec une prostituée, un enfant illégitime gêne la Reine Victoria. Celle-ci envoie son médecin personnel, William Gull, pour régler le problème. Mais très vite, celui-ci se laisse emporter par sa mission et dérape.

576 pages. Autant dire un album imposant. Et cet adjectif s'applique tout autant à cette couverture tout en contrastes : ce titre rouge évocateur contraste à merveille avec l'ambiance sombre du décor.
Malheureusement, cette lecture a été un rendez-vous complètement manqué. Je ne suis même pas allée au bout de ces 576 pages. Il est vrai que le trait d'Eddie Campbell ne m'attirait pas de prime abord, mais lancée dans ma découverte d'album en bichromie, je suis passéefromhell outre. Mais l'intrigue ne m'a pas du tout convaincue non plus.
Alan Moore amorce comme postulat de départ une des nombreuses théories sur l'identité du célèbre tueur en série, celle du médecin de la Reine. Soit. Mais son projet de revenir sur l'enfance de celui-ci puis sur son parcours scolaire et universitaire m'a lassée. Comme si je n'avais pas envie d'une énième justification sur la monstruosité de la nature humaine.
De plus, les phylactères sont très nombreux et trop longs et prennent le pas sur les illustrations, noyant celles-ci et les reléguant au rang d'élement secondaire. C'est donc une lecture longue que cet album, et que j'ai trouvée particulièrement pesante.

Quelqu'un a-t-il lu cette BD et apprécié ? Histoire d'en parler, de voir peut-être pourquoi je n'ai pas été séduite, ou peut-être tout simplement que je comprenne la visée globale de l'auteur, à côté de laquelle je suis passée, c'est évident.

Et voici ma treizième participation 
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma cinquième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 8/20) qui présente le Top BD du moi de mai aujourd'hui !
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30 mai 2011

L'oeil de la lune, Anonyme

L_oeil_de_la_luneLa suite du si mystérieux et ô combien énigmatique Livre sans nom ? J'étais partante, bien entendu, ayant dévoré ce premier opus d'une traite (et l'ayant même considéré comme un coup de coeur en 2010 !)

Santa Mondega, Amérique du Sud. Alors qu'une mystérieuse momie a disparu du musée de la ville et qu'un jeune handicapé mental est torturé à mort dans un hôpital psychiatrique, les habitants s'apprêtent à fêter Halloween. Mais le Bourbon Kid, l'homme que le whisky rend quasi invincible, n'est pas loin et attise la haine de certains. Depuis la tuerie de la fête de la Lune, le Kid, de son côté, est à la recherche de l'Oeil de la Lune, la pierre mystérieuse convoitée par tous.

Si j'ai été complètement charmée par Le livre sans nom, cette suite ne m'a vraiment pas fait le même effet. Il est vrai que l'ambiance est toujours la même - bain de sang, ironie et humour potache sont toujours au rendez-vous - mais il lui manque la saveur de la découverte.
L'auteur a repris exactement ce qui avait fonctionné dans son premier roman et a l'a remanié de façon à bricoler une intrigue qui tient la route, certes, mais n'atteint pas des sommets d'originalité. Je lui concède un retournement de situation dans les dernières pages vraiment appréciable et qui dynamise le tout, mais cette intrigue m'a moins conquise. Dès les premières pages, nous sommes plongés dans le passé du Bourbon Kid et les origines de ce Mal suprême... Du déjà-vu ! Quant aux références cinématographiques et culturelles, elles ont perdu leur saveur avec ce deuxième tome...
De plus, l'auteur a malheureusement pris un malin plaisir à distiller certaines scènes très gores entrecoupées de dialogues puérils de la part des personnages masculins, ce qui donne au roman une dimension parodique ratée. Si seulement l'ironie était plus savamment maniée, j'aurais pu sourire... Mais ce n'est pas le cas.
Bref, une lecture en demi-teinte, bien que mon billet laisse transparaître une grande déception. J'ai lu d'une traite ce roman, heureusement, car je ne sais pas si le suspense m'aurait tenue jusqu'au bout. Le charme qui a opéré avec Le livre sans nom s'est définitivement dissipé... Voici donc la chronique d'une mort annoncée d'une saga, ou comment un auteur aurait dû s'arrêter à son premier tome.
Sans moi, cela va sans dire, Le Cimetière du diable, la suite ô combien commerciale de ce best-seller.

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21 mai 2011

Swap Partners in Crime

Amateurs d'Hercule Poirot, Miss Marple et autres détectives au charme désuet, l'heure a sonné d'organiser mon premier swap, un swap dédié aux romans policiers britanniques ! (à noter qu'à l'heure où je vous parle, alors que l'été et sa douce chaleur approchent, une nouvelle version de Miss Marple signée Disney est en train d'éclore, avec Jenifer Garner dans le rôle-titre et Mark Frost, le scénariste de Twin Peaks, aux commandes... Un peu rajeunie notre détective préférée...)

Vous aimez le charme suranné de la campagne anglaise, les histoires de meurtres à lire accompagnées d'une tasse de thé et de biscuits au beurre ?
Vous êtes incollable sur l'arsenic et vous avez lu Le Meurtre de Roger Ackroyd huit fois ?
Vous raffolez des romans d'Agatha Christie, de Wilkie Collins ou encore de Patricia Wentworth ?
Vous aimez frémir sous une bruine fine typiquement anglaise et tourner les pages en attendant que chacun des personnages baisse son masque ?

Si vous vous reconnaissez dans ces questions, ce swap est fait pour vous ! 

Le Swap Partners in Crime.*

Partners_in_Crime
Contenu du colis :

  • 2 romans policiers britanniques (contemporains ou non, à voir avec votre swapé !)
  • 1 gourmandise britannique salée ou sucrée pour doper les neurones (j'en entends qui critiquent la gastronomie anglaise dans le fond...)
  • 1 boisson pour s'éclaircir les idées
  • 1 objet pour mener l'enquête (excentricités permises !)

Conditions d'inscription : Avoir un blog littéraire ou ayant au moins une catégorie consacrée aux livres.
Pour une gestion plus sereine, je n'accepte pour ce swap que les blogueurs que je connais ou qui me sont recommandés par des blogueurs que je connais (cela évite les mauvaises surprises...).

Inscriptions : Les inscriptions se font en commentaire de ce billet.

Organisation et calendrier : Les envois se font en binôme, pour permettre une meilleure découverte de son swapé.
Dans la mesure où la période estivale approche à grands pas, et comme je sais que certains vont être là en pointillés durant l'été, je vous propose un calendrier assez souple qui permettra à chacun de se mettre d'accord avec son binôme pour envoyer son paquet.

Jusqu'au 5 juin : Inscription au swap
Le 6 juin : Envoi des questionnaires
Le 25 juin : Date limite de retour des questionnaires
Le 1er juillet : Réception du questionnaire de son swapé
Du 1er juillet au 15 août : Préparation et envoi des colis (à fixer en binôme)
Le 1er septembre : Présentation collective des colis (quelle que soit la date à laquelle vous aurez reçu votre paquet, le billet sur votre blog sera programmé pour ce jour-là) ... n'oubliez pas les appareils photos quand vous vous émerveillerez en l'ouvrant!)

  Participants : nesto, lucie, c.l!ne, Jeneen, AnneAlex-Mot-à-Mots, Valbouquine, Gaëlle, Ciboulette, yoshi73latite06, Violette, argali, Stemilou, Océane, soukee

INSCRIPTIONS CLOSES

*logo bricolé d'après l'affiche du film L'heure zéro de Pascal Thomas auquel j'ai associé, vous l'aviez reconnu, un célèbre titre de la Reine du crime, traduit en français par Le crime est notre affaire...

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18 mai 2011

Le Décalogue T.1, Frank Giroud et Joseph Béhé

d_caologueLe Décalogue est une série de BD inspirée du Décalogue de la Bible, imaginée par le scénariste Frank Giroud. A ce jour, dix tomes sont parus, chacun illustré par un dessinateur différent, et un hors série est venu clôre la série.  

Glasgow. Un tueur en série fait rage et défraie la chronique. Au même moment, un mystérieux manuscrit du début du 19e tombe entre les mains d'un auteur en mal d'inspiration. Dans le projet de le traduire et le faire éditer, ce dernier se plonge alors dans ce texte, Nahik, dans lequel il découvre les dernières volontés du prophète Mahomet.

Le projet du Décalogue m'a tout de suite séduite. Faire travailler dix dessinateurs différents sur un scénario axé autour de ce mystérieux manuscrit. Chaque tome peut-être envisagé comme un one-shot ou être lu dans l'ensemble pour appréhender toute l'histoire de ce manuscrit.

decaSi j'ai vraiment été charmée par ce premier opus, j'ai été déçue de le voir se terminer car les personnages imaginés par Frank Giroud possédaient une telle profondeur psychologique et une histoire personnelle si riche que j'aurais aimer poursuivre cette intrigue dans un deuxième tome.
J'ai découvert grâce à ce titre Joseph Béhé et je suis tombée sous le charme de son coup de crayon. Portées par des couleurs pastel au charme désuet, ses planches sont un petit régal visuel !
Malheureusement pour la série, j'ai lu le deuxième tome qui m'a nettement moins séduite... Et même si chaque tome est illustré par un dessinateur différent et possède une intrigue propre, je pense rester sur cette excellente impression avec celui-ci qui se suffit à lui même.

 Et voici ma onzième participation 
à la BD du mercredi de
Mango !

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Et ma troisième au Top BD des blogueurs de Yaneck !
(note : 16/20)
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30 avril 2011

Les neuf Dragons, Michael Connelly

9782020923880Et dire que Les neuf Dragons est le premier roman de Connelly que je lis... Et dire que Connelly est un écrivain américain majeur du roman policier actuel... Et dire que d'ordinaire, le roman policier américain me laisse de marbre... Il y a donc bien un début à tout  ! (pour ceux qui étaient sceptiques)

Pour ceux qui comme moi ont besoin d'une piqûre de rappel, Michael Connelly (à ne pas confondre avec John Connolly, écrivain aussi, mais irlandais cette fois), est un écrivain américain de renom, né en 1956 dont les romans sont très médiatisés, et certains, comme Créances de Sang, ont été adaptés au cinéma (en l'occurrence par notre cher Clint Eastwood pour ledit roman). Son héros récurrent est un inspecteur de police de L.A., Harry Bosch, dont on suit les aventures pour la quatorzième fois dans cet opus qui sort le 5 mai.

Los Angeles. Harry Bosch et son coéquipier attendent désespérément une affaire intéressante qui les sortirait de leur torpeur. Lorsqu'ils sont envoyés sur un meurtre par balle dans le quartier chinois, ils ne se doutent pas que leur intérêt va s'éveiller très rapidement. En effet, la victime subissait une sorte de racket de la part de gangs et Harry Bosch décide de tout mettre en oeuvre pour élucider l'affaire. Mais quand sa fille, qui réside à Hong-Kong avec son ex-femme, est kidnapée, l'affaire prend une toute autre tournure.

Attention, je vous préviens d'ores et déjà : quand on ouvre ce roman, on ne le lâche plus ! J'en ai fait la douce expérience en le lisant en une journée (merci toutefois les transports parisiens !)
Non seulement l'intrigue démarre en trombe, mais elle est ficelée avec brio et totalement imprévisible, et tout est fait pour que le lecteur sente monter progressivement une angoisse insoutenable. Si l'affaire des triades (une sorte de protection monnayée) est intrigante et originale, elle sert surtout de point de départ à la véritable intrigue centrée sur la relation qu'entretient le héros avec sa fille.
Le kidnapping de celle-ci survient très vite et Michael Connelly entraîne son lecteur dans une course-poursuite haletante digne d'un film ! L'identification au héros est grande (qu'on soit parent ou pas, la preuve avec moi) et permet au suspense de croître au fil des pages.

Bref, une lecture à couper le souffle, à faire fuir le sommeil, à accélérer le rythme cardiaque et, surtout, un auteur à découvrir si, comme moi, vous étiez passé à côté !

Un grand merci à  logo2 et aux seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre du Jury Policier 2011.

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24 avril 2011

La mort muette, Volker Kutscher

23_1046383La mort muette est le second roman policier de l'écrivain allemand Volker Kutscher qui met en scène le commissaire Rath. Son premier titre, Le poisson mouillé, a été publié en France en 2010.

1930, Berlin.  Le cinéma parlant en est à ses prémisses. Une actrice meurt en plein tournage, écrasée par un projecteur.
Dépêché sur place, le commissaire Gereon Rath interroge les témoins, et très vite, la piste s'oriente vers un meurtre : le projecteur concerné avait en effet été dévissé...
Alors que l'enquête stagne, un nouveau cadavre fait son apparition : une autre actrice est découverte sans vie dans un ancien cinéma, les cordes vocales enlevées...

Si la quatrième de ce roman m'avait complètement conquise et intéressée, cette lecture m'a en réalité ennuyée. Volker Kutscher abuse de clichés et autres archétypes des romans policiers, ce qui annule tout suspense.
Avec un pavé de 666 pages comme celui-ci, je m'attendais à une intrigue riche et élaborée, et non à des stéréotypes parfois grossiers. Si le contexte historique et culturel est intéressant - la frontière entre le cinéma muet et le parlant - l'auteur ne l'exploite que peu, et sombre dans bien des écueils.
Si je vous dis qu'à la page 350 précisément, j'ai découvert l'identité du criminel, son mobile et sa situation personnelle... J'ai poursuivis néanmoins (et non sans vaillance !) cette lecture longue et parfois éculée pensant, à tord, qu'un retournement de situation improbable et inespéré  allait renverser  l'intrigue et donner à ce roman la portée qui lui manquait... Peine perdue ! Je me suis à moitié endormie sur la fin, tant ce retournement n'était en fait qu'un leurre de mon imagination désespérée qui a persévéré pour rien...
Bref, vous l'aurez compris, un rendez-vous complètement manqué, que je ne vous conseillerais même pas pour le contexte historique ou cinématographique tant il s'agit d'une toile de fond insipide.

Je tiens néanmoins à remercier Club_Libfly et les seuil pour ce roman policier reçu dans le cadre d'un partenariat.

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23 avril 2011

Le Mandala de Sherlock Holmes, Jamyang Norbu

le_mandala_de_sherlock_holmesLe Mandala de Sherlock Holmes est un pastiche écrit par un holmésien confirmé d'origine tibétaine, Jamyang Norbu, qui me narguait depuis quelques temps... Quelle idée aussi, de mêler le célèbre détective à l'Inde, pays qui me fascine ?

Sherlock Holmes vient de disparaître dans les chutes de Reichenbach. Tous le croient mort... En réalité, c'est en Inde et au Tibet qu'il s'est réfugié, pour échapper à son ennemi le Professeur Moriarty. Grâce à Hurree Chunder Mookerjee, espion et savant bengali qui l'accompagne et met par écrit leurs aventures, l'intervalle de temps entre la mort présumée de Holmes dans les chutes et sa réapparition dans La maison vide est enfin dévoilé au grand public...

Conseillé par Fabrice Bourland à l'occasion du Festival Quais du polar à Lyon l'an dernier, ce roman m'a vraiment conquise !
Jamyang Norbu mêle habilement les genres et les auteurs, faisant ainsi se rencontrer Sherlock Holmes, imaginé par Conan Doyle, et Hurree Chunder Mookerjee, né sous la plume de Rudyard Kipling.
L'intrigue développée est intéressante, ne souffre d'aucun temps mort, et illustre à merveille la solide connaissance de l'auteur de l'oeuvre de Doyle. Si une pointe de fantastique éclôt dans cette nouvelle aventure de Sherlock Holmes, ce n'est, à mon sens,
que pour adhérer davantage à la culture et aux traditions tibétaines et les faire davantage connaître aux lecteurs. La rencontre avec le Dalaï-Lama participe de cette volonté, et le glossaire présent en fin de roman aide grandement à s'immerger dans cet univers.
Cette décision de faire voyager Holmes en Inde et au Tibet si elle peut sembler cocasse, est en fait encore une fois très fidèle à l'oeuvre de Doyle puisqu'elle s'inspire d'une citation de Holmes dans La Maison vide, citation qui laisse à croire que le célèbre détective a voyagé quelques temps dans ces deux pays.
Finalement, j'ai quasiment eu l'impression de lire un manuscrit de Doyle retrouvé et édite de façon posthume, tant Jamyang Norbu réussit la prouesse d'adopter le style de celui-ci et de recréer à merveille l'ambiance de ses romans. Une très bonne lecture que je conseille aux lecteurs invétérés des aventures de Sherlock Holmes !Vignette_LC

logo_Inde

J'ai lu Le Mandala de Sherlock Holmes dans le cadre d'une lecture commune avecHilde, avec qui j'organise le Challenge "L'Inde en fêtes" dans lequel j'inscris bien entendu cette lecture.

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20 avril 2011

La Licorne T.2 Ad Naturam, Mathieu Gabella et Anthony Jean

Licorne_tome_2_Ad_NaturamJ'avais découvert le premier tome de cette BD il y a peu et avais été conquise (voir mon billet enthousiaste) Ayant emprunté les trois premiers tomes d'un coup, j'ai lu, lors du Read-A-Thon, Ad Naturam, le deuxième opus.

Ambroise Paré et ses compagnons poursuivent leur quête pour découvrir qui transforme l'anatomie humaine. En route vers Milan, et accompagné des Primordiaux, créatures merveilleuses et mythologiques capables de modifier leur morphologie, Ambroise Paré part à la recherche du laboratoire où tout a commencé. Mais leurs ennemis sont déjà là, à guetter dans l'ombre leur venue...

Grandiose, comme le premier tome ! Encore une fois, une lecture passionnante, mêlant histoire et fantastique avec talent ! Les illustrations d'Anthony Jean rendent hommage à cette Renaissance Italienne fantasmée inspirée de l'Histoire.
Pas de temps mort dans cette intrigue très riche en rebondissements, si haletante que je n'ai pu m'empêcher, durant mon Read-A-Thon, de lire le troisième tome dans la foulée !
Cette lecture confirme ce que j'avais pensé du premier tome et j'insiste donc : cette BD est vraiment une très belle découverte que je vous encourage à lire...

Et voici ma septième participation
au rendez-vous hebdomadaire de
Mango !

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17 avril 2011

Oscar Wilde et le cadavre souriant, Gyles Brandeth

Oscar Wilde et le cadavre souriantOscar Wilde et le cadavre souriant est le troisième roman policier écrit par l'écrivain anglais Gyles Brandeth qui met en scène le célèbre dandy. Intriguée par l'idée de ce mélange des genres, j'ai donc commencé la série par ce troisième tome...

1883. Oscar Wilde, après une tournée florissante aux Etats-Unis, s'installe à Paris pour aiguiser sa notoriété. Grand ami de Sarah Bernhardt, il travaille avec Edmond La Grange sur sa nouvelle mise en scène, une nouvelle adaptation de Hamlet. Mais très vite, des meurtres entâchent la pièce et la réputation de la célèbre famille La Grange... Oscar Wilde mène alors l'enquête.

Si j'ai été intriguée par l'idée de Gyles Brandeth - faire d'un écrivain un détective en mêlant Histoire et fiction - je dois dire que c'est un rendez-vous manqué avec ce roman...
Non seulement l'intrigue traîne en longeur et s'attarde sur des détails biographiques inutiles à la fiction, mais en plus l'enquête en elle-même n'est vraiment pas palpitante et ne ressemble que de très loin à un roman policier.

Le premier cadavre est celui d'un caniche, puis s'ensuit, après une longue période au calme soporifique pour le lecteur, une série de trois meurtres pour le moins précipités et pour lesquels Oscar Wilde va se montrer très clairvoyant.
En pâle copie de Sherlock Holmes (ce qui n'est pas étonnant vu que Gyles Brandeth fait également intervenir Conan Doyle dans son intrigue), Wilde mène une pseudo enquête plutôt ennuyeuse, sur fond d'une nonchalance propre à son personnage d'artiste excentrique.
Une lecture qui m'a laissée complètement de marbre, et m'a même ennuyée sur la fin... Bien entendu, je m'arrête là pour la découverte de cette série !
L'avis de
Sharon qui a raté ce rendez-vous, elle aussi...

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