Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




22 août 2019

Agatha Raisin T.6 Vacances tous risques, M.C. Beaton

Agatha Raisin TVacances tous risques est le sixième tome des aventures de la quinquagénaire anglaise Agatha Raisin imaginée par l'écossaise Marion Chesney Gibbons et signé sous le pseudonyme de M.C. Beaton. Il est paru en mai 2017 chez Albin Michel.

Abandonnée par James Lacey alors qu'ils étaient sur le point de se marier, Agatha fulmine. Celui-ci est parti à Chypre, où les tourtereaux avaient prévu de passer leur lune de miel. Ni une ni deux, Agatha prend un vol et se lance à la recherche de l'élu de son coeur. Mais les vacances ne se passent pas tout à fait comme prévu : à peine l'a-t-elle retrouvé que Rose, une touriste britannique, est tuée devant leurs yeux. Agatha le sent : c'est l'enquête dont elle avait besoin pour briller à nouveau devant James !

Ce qui est rigolo avec ce livre, c'est que je l'ai lu une première fois l'été dernier, mais que j'avais complètement oublié de le chroniquer. Voulant continuer la série, je me suis aperçue que je n'en avais quasi aucun souvenir. Je l'ai donc relu la semaine dernière, alors que j'étais en vacances dans ma famille.    
Et voilà un tome assez réjouissant, puisqu'il déplace l'intrigue à Chypre, où Agatha a suivi James. Bye bye les Cotswolds, donc, voici venue l'heure du soleil et de la mer pour la quinquagénaire toujours aussi revêche  
L'enquête est bien ficelée et les personnages secondaires intéressants, tandis qu'en toile de fond se dessine la relation entre Agatha et James. L'humour est toujours aussi présent tandis que l'ensemble se lit avec plaisir. Petit bémol pour un rythme un peu répétitif et une intrigue qui manque de rebondissements, mais rien qui n'empêche de bouder son plaisir.   
Un tome que j'ai eu plaisir à relire (c'est fou d'avoir si peu de mémoire et de ne pas se rappeler le dénouement ! Mais quelque part, c'est agréable, je suis toujours surprise !) et qui m'a donné envie d'enchaîner directement sur le tome 7, que je pense glisser dans ma liseuse pour Bali.

Mes chroniques des précédents tomes :

 Agatha Raisin T Agatha Raisin T

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19 juin 2019

Cassandra Darke, Posy Simmonds

B26888 Cassandra Darke est le dernier album de la dessinatrice de presse et écrivaine britannique Posy Simmonds. Il est paru en avril dernier chez Denoël.

Cassandra Darke est une riche septuagénaire londonienne égoïste, misanthrope et bougonne. La vieille dame n'a que faire des autres et n'a d'intérêt que son propre confort dans sa maison hors de prix de Chelsea. Le jour où la justice la rattrape pour fraude à la galerie d'arts de son défunt mari dont elle s'occupe, Cassandra se pardonne rapidement, même si elle y laisse beaucoup de plumes. Mais ça serait sans compter la trouvaille qu'elle fait dans son sous-sol, où elle a hebergé un temps Nicki, la fille de son ex-mari.

J'ai découvert Posy Simmonds il y a neuf ans, alors que j'étais prof doc stagiaire dans le Tarn. Et avec Gemma Bovery débutait une passion qui n'allait plus me quitter pour cette auteure britannique ! J'avais poursuivi mes lectures par Tamara Drewe puis, plus récemment, Literary Life. Autant vous dire que j'attendais ce nouvel album avec impatience !
Posy Simmonds poursuit son étude de l'Angleterre moderne à travers cette fois un personnage antipathique à l'humour noir qui n'est pas sans rappeler le Scrooge de Dickens, avare et teigne à ses heures. L'intrigue débute sur les ennuis de justice de la vieille galeriste
avant de remonter le temps, un an plus tôt, alors qu'elle héberge Niki qui veut elle aussi percer dans le monde de l'art. Cassandra se refait le film de cette cohabitation et de ce qui a pu conduire à cette étrange découverte dans son sous-sol.
Posy Simmonds possède le don de bâtir une intrigue dense et fouillée, qui n'épargne ni Londres ni ses contemporains. Tout n'est pas joli, même dans les beaux quartiers, et la vie privilégiée de Cassandra ne fait pas oublier la misère des sans-abris qui logent pas loin. C'est brutal, parfois sans fard, mais toujours avec délicatesse et finesse. L'alternance d'époque scinde presque l'album en deux intrigues tant les personnages prennent vie sous la plume de l'auteure.
L'album est toujours à mi-chemin entre le roman et la BD, les larges paragraphes écrits cohabitant avec les dessins et les planches de BD plus classiques. Posy Simmonds a l'art de réinventer la planche pour en faire un collage d'articles de presse, une vignette unique, un mélange de textes et de vignettes, etc. le tout sans perdre en cohérence ni noyer son intrigue.
C'est bien simple : j'ai ouvert l'album, n'en connaissant que le minimum, et je n'ai pas pu décrocher mes yeux des pages avant de l'avoir terminé, éprouvant un mélange d'excitation à connaître le dénouement et une envie irrépressible de ralentir pour en garder un peu pour plus tard.
Ouvrir un album de Posy Simmonds, c'est toujours un ravissement. Si vous n'avez pas encore eu l'occasion de découvrir cette auteure, je ne peux que vous encourager à le faire. Commencez par celui-ci, Gemma Bovery ou Tamara Drewe. Et on en reparle. Coup de coeur garanti.

Planche 3Planche 2

Planche 4  Planche 1

En bonus la vidéo "Comment j'ai dessiné Cassandra Darke" par Posy Simmonds

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

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20 mai 2019

Aux portes de la mémoire, Felicia Yap

Aux portes de la mémoireAux portes de la mémoire est le premier roman de la malaisienne Felicia Yap. Paru en 2017, il est sorti en France chez Harper Collins en février 2019.

Imaginez un monde où l'humanité est divisée en deux catégories : ceux qui ne se souviennent que de la veille, les monos, et ceux qui gardent en mémoire les dernières quarante-huit heures, les duos. Grâce à des tablettes, chacun consigne les jours qui passent pour transformer les souvenirs en faits et garder une traçabilité de sa vie.
Claire, une mono, est mariée à Mark, un duo. Alors que celui-ci jouit d'une carrière d'écrivain célèbre et brigue une place en politique, son épouse vit dans l'ombre, honteuse de ne souvenir que du jour précédent. Mais le jour où un policier vient sonner à leur porte pour interroger Mark à propos du décès d'une jeune femme dans la rivière près de chez eux, son monde bascule. Claire apprend que Mark la trompait et qu'il a peut-être tué cette femme. Mais dans un monde où chacun écrit ses souvenirs pour les transformer en faits, mener une enquête est une course contre la montre.

Je lis peu de thrillers, principalement parce que je suis une petite nature qui a très vite tendance à mal dormir à la moindre intrigue stressante. Mais j'ai été intriguée par ce premier roman et très enthousiaste à l'idée de le découvrir
Et j'ai rudement bien fait ! Felicia Yap entraîne son lecteur dans cette dystopie avec brio. La narration alternée permet au lecteur de suivre quatre personnages - le couple de Claire et Mark, mais aussi Sophia, la victime, et Hans Richardson, l'inspecteur en charge de l'enquête - et de progresser pas à pas avec ces personnages dans l'intrigue.  Celle-ci avance à bon pas, sans temps mort, au rythme de l'enquête que Hans - mono caché sous les traits d'un duo pour espérer une promotion - tente de boucler en une journée.
La psychologie des personnages est bien léchée et évite les caricatures ordinaires et l
'écriture cinématographique offre à l'ensemble un aspect visuel fort intéressant
Tout l'intérêt du roman réside dans cette question de mémoire à très court terme et ses conséquences. L'auteure maîtrise son sujet et a pensé à tous les aspects de sa dystopie. Comment les souvenirs sont consignés, comment les convoquer à nouveau, etc. Les clivages entre monos et duos sont là, dénonçant l'intolérance des seconds à l'égard des premiers, jugés inférieurs. La question de la tolérance et du vivre-ensemble est abordée en finesse et en cette époque troublée, arrive à point nommée.
C'est bien simple : je n'ai pas pu décrocher de ma lecture une fois commencée ! Le dénouement, inattendu et plein de rebondissements, clôt ce roman de façon parfaite. En bref, une petite réussite que j'ai déjà commencé à conseiller autour de moi ! Un grand merci aux éditions Harper Collins pour la découverte de ce thriller ô combien haletant.

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26 septembre 2018

L'homme qui tua Lucky Luke, Matthieu Bonhomme

L'homme qui tua Lucky Luke, Matthieu BonhommeL'homme qui tua Lucky Luke est un album de Matthieu Bonhomme paru chez Dargaud en avril 2016.

Il fait humide, à Froggy Town et lorsque Lucky Luke arrive dans cette sinistre bourgade de l'Ouest américain, il pense n'y faire qu'une rapide halte. Mais l'homme qui tire plus vite que son ombre ne peut refuser d'aider les chercheurs d'or du coin qui se sont fait voler leur or. Surtout qu'une terrible fratrie semble terroriser les habitants. Lucky Luke décide de mener l'enquête.

Vous n'avez pas pu passer à côté de cet album lors de sa sortie il y a deux ans, percutant par son titre et sa couverture aux couleurs impeccables. Lucky Luke trouverait-il un adversaire à sa hauteur ? Matthieu Bonhomme décide de s'attaquer à ce personnage charismatique s'il en est et de se glisser dans le genre du western. Les codes du genre sont respectés, les scènes font immédiatement sens dans l'inconscient collectif et l'ensemble se présente comme un bel hommage.   
Mais si le dessin est visuellement très réussi - du personnage, bluffant de ressemblance bien qu'un peu modernisé, aux couleurs en passant par le choix des cadrages - l'intrigue m'a laissée sur ma faim. C'est convenu, attendu, un peu simple parfois - la fratrie effrayante ne l'est pas tant que ça - et l'ensemble se lit comme une énième aventure du cowboy solitaire. J'attendais plus de cet album un brin provocateur, surtout vue son esthétique. Une lecture en demi-teinte dont je ne garderai pas beaucoup de souvenirs je pense. 

Les avis de CaroJeromeYaneckUn amour de BDBlog brotherBulles picardesBedea Jacta Est, etc.

Planche 1 Planche 2

Planche 3Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Moka qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles ! 

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22 juin 2018

Black Coffee, Agatha Christie

Black coffeeBlack Coffee est à l'origine la première pièce de théâtre de la Reine du crime, écrite en 1930. Elle a été adaptée en roman par l'écrivain et critique australien Charles Osborne en 1998. 

Quand Sir Claude Amory, physicien atomiste renommé, fait appel à l'éminent Hercule Poirot, celui-ci se laisse convaincre de le rejoindre dans sa demeure victorienne pour le protéger de son cercle familial. Sir Claude est en effet persuadé qu'un membre de son entourage cherche à lui dérober la formule d'un nouvel explosif redoutable qu'il vient de mettre au point. Mais Poirot arrive trop tard à Abbot's Cleve et y découvre Sir Claude empoisonné. Avec son allié Hastings, il s'empresse de mener l'enquête pour découvrir le coupable. 

Je me réjouissais de découvrir un Agatha Christie avec Hercule Poirot que je ne connaissais pas (il faut dire que j'en ai lu un paquet...). Mais je suis largement restée sur ma faim avec cette adaptation en roman. Si l'essence même de la Reine du crime transperce au fil des pages - le suspense croissant, le manoir isolé, le huis-clos familial et Poirot, fidèle à lui-même - elle est malheureusement noyée dans une narration insipide et plate.      
Charles Osborne a certainement fait du mieux qu'il pouvait pour transposer la pièce de théâtre en roman mais ses descriptions ressemblent tant à des didascalies que j'ai préféré les considérer comme telles et m'imaginer la pièce jouée plutôt qu'être déçue par le roman.      
Malgré ces lourdeurs stylistiques dues à l'adaptation, Black Coffee demeure une très bonne intrigue d'Agatha Christie avec un dénouement inattendu et un Hercule Poirot au meilleur de sa forme ! J'adorerais la voir jouée... 
 

  Le mois anglais

 Et voilà ma cinquième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda (avec le joli logo de Syl. !) 

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12 juin 2018

Agatha Raisin enquête T.5 Pour le meilleur et pour le pire, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête TPour le meilleur et pour le pire est le cinquième tome des aventures d'Agatha Raisin inventées par la britannique M.C. Beaton. Il est paru en mai 2017 chez Albin Michel.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le séduisant James Lancey a succombé au charme de l'acariâtre et grincheuse Agatha Raisin ! Les deux tourtereaux s'apprêtent à s'unir lorsque surgit à Carsely Jimmy, l'ancien mari d'Agatha. Ce dernier, toujours uni à la tempétueuse quinquagénaire, refuse qu'elle convole à nouveau. James, furieux d'apprendre que sa promise est toujours mariée, l'abandonne devant l'autel, en pleine cérémonie. Agatha est au comble du désespoir. Mais lorsque le lendemain le cadavre de Jimmy est retrouvé dans un fossé, James et elle n'ont d'autre choix que d'unir leurs intelligences pour résoudre cette enquête dans laquelle tout les désigne comme coupables.

Je vous avais dit que ma lecture du quatrième tome m'avait plu mais laissée un peu sur ma faim. Mais M.C. Beaton est très forte et m'a une nouvelle fois donné envie de connaître la suite des aventures d'Agatha et je me suis précipitée sur ce cinquième opus de la série une fois le quatrième refermé.    
Comme dans les tomes précédents, l'intrigue est rocambolesque, l'enquête prévisible et les péripéties un peu grosses mais le charme opère quand même. Le duo formé par Agatha et James est irrésistible et le charmant petit village des Cotswolds est à nouveau le théâtre de spéculations en tous genres. Le charme anglais est toujours là, à chaque page, et suffit à offrir à la série un petit quelque chose d'irrésistible. Reste à savoir si je vais continuer la série, ayant lu ces deux derniers tomes l'été dernier (non non, je n'ai pas de retard sur ces chroniques !^^) et n'ayant pas éprouvé le besoin ni l'envie jusqu'à présent de découvrir le sixième tome...

Logo Challenge Feel good  Le mois anglais

Et voilà une nouvelle participation au Challenge Feel Good et ma troisième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda (avec le joli logo de Syl. !) pour le rendez-vous du jour, "Let's meet Agatha" (Agatha Frost, Raisin ou Christie !)

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09 juin 2018

Agatha Raisin enquête T.4 Randonnée mortelle, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête TRandonnée mortelle est le quatrième tome des aventures d'Agatha Raisin imaginées par la romancière britannique  M.C. Beaton paru en nomembre 2016 chez Albin Michel. 

Après un séjour de six mois à Londres pour aider son ancienne boîte de relations publiques, Agatha n'aspire qu'à une chose : retrouver ses chères Cotswolds, son cottage au toît de chaume à Carsely et sa vie bien rangée. Quand elle apprend que son charmant et célibataire voisin James Lancey a monté un club de randonnée, Agatha enfile ses chaussures et se joint aux marcheurs. Mais elle reprend très vite aussi sa casquette d'enquêtrice : Jessica, une jeune femme qui militait pour le droit de passage de son club de randonneurs, est retrouvée assassinée. Les pistes sont nombreuses, entre les propriétaires terriens et les membres du club agacés par Jessica, mais Agatha garde la tête froide et se lance dans l'enquête !

Entre Agatha et moi, c'est une drôle d'histoire ! A chaque fois que je lis une de ses aventures, je la trouve facile et prévisible, me disant que je vais arrêter là ma lecture de la série, mais à chaque fois, je rempile pour un nouveau tome, cherchant une détente indéniable aux côtés de cette retraité acariâtre et bourrée de mauvaise foi.   
Et force est de constater que M.C. Beaton fait mouche à chaque fois, avec une intrigue drôle et décalée, des personnages attachants et un décor de rêve (les Cotswolds jouent beaucoup en faveur de cette série, le charme anglais opérant à chaque page). Alors ce n'est pas un coup de coeur, ni un roman incroyablement novateur, mais je l'ai lu l'été dernier quand j'étais moi-même dans les Cotswolds et j'avais été grandement divertie (je vous rassure, mon brouillon était rédigé et attendait d'être publié !). Il me reste encore dans mes brouillons Pour le meilleur et pour le pire et je verrai si je reprends la suite de la série cet été ! L
es avis de  Alex-Mots-à-MotsFondant, MéloSharon, etc.

 Le lien vers mes chroniques de trois premiers tomes :

Agatha Raisin T Agatha Raisin T 119673049

Logo Challenge Feel good Le mois anglais

 Une nouvelle participation au Challenge Feel Good   
et ma première au Mois anglais (avec le joli logo de Syl. !)

 

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05 avril 2018

Agatha Raisin enquête T.3 Pas de pot pour la jardinière, M.C. Beaton

Agatha Raisin enquête TPas de pot pour la jardinière est le troisième tome de la série Agatha Raisin imaginée par la romancière britannique M.C. Beaton. Il est paru en 2016 chez Albin Michel. 

A son retour de vacances dans son paisible village des Cotswolds, Agatha Raisin apprend avec stupeur que son taciturne voisin James Lacey est tombé sous le charme d'une nouvelle venue. Mary Fortune, c'est son nom, est drôle et élégante, et possède un incroyable talent de jardinière. La journée portes ouvertes des jardins de Carsely approche à grand pas et Mary est certaine d'y triompher. Mais la jalousie d'Agatha n'a pas le temps de parvenir à son apogée : Mary est retrouvée morte, la tête enfoncée dans un grand pot de fleurs. Encore une enquête pour Agatha ! 

J'avais succombé au charme d'Agatha il y a deux ans, et cette chronique patiente dans mes billets de lecture depuis l'été dernier, alors que j'étais moi-même dans les Cotswolds. Heureusement que j'en avais rédigé le brouillon ! Si le premier tome m'avait enchantée, j'avais trouvé le deuxième un peu gros et prévisible. Et c'est malheureusement le cas aussi avec ce tome, cousu de fil blanc. L'intrigue est trop rapidement esquissée pour être crédible et le paisible petit village des Cotswolds se transforme, au fil des tomes, en théâtre de faits divers rocambolesques.  
Mais malgré ce gros bémol, je dois avouer que j'ai passé un bon moment à Carsely avec Agatha. Cette dernière est toujours aussi comique, pleine de mauvaise foi et dotée d'un sacré caractère, et si le lecteur ne peut pas réellement éprouver de l'empathie pour elle, il peut néanmoins s'attacher à cette célibataire endurcie que la vie n'a pas épargnée. Un bon moment de lecture, drôle et divertissant. 
Les avis de Alex-Mots-à-Mots, Chroniques Littéraires, Fondant, Melo, Sharon sur ce tome et celui de Chicky Poo sur l'adaptation télévisuelle de la série !

Le lien vers mes chroniques de deux premiers tomes :

Agatha Raisin T Agatha Raisin T

 

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15 février 2018

L'homme de Lewis, Peter May

L'homme de Lewis, Peter MayAprès L'île des chasseurs d'oiseaux, L'homme de Lewis est le deuxième tome de La Trilogie écossaise écrite par le romancier et scénariste écossais Peter May. Il est paru en 2011 aux éditions du Rouergue.

Ile de Lewis, archipel des Hébrides. Le corps d'un jeune homme est retrouvé dans la tourbe, miraculeusement conservé et momifié. Alors qu'on suspecte une découverte archéologique, les analyses médico-légales mettent à jour un tatouage représentant Elvis Presley. La victime aurait donc vécu au 20e siècle. Les analyses ADN la mettent en relation avec Tormod Macdonald, le père de Marsaili, le premier amour de Fin. Ce dernier, après avoir démissionné de la police et divorcé, est de retour sur l'île, bien décidé à rénover la maison de ses parents pour s'y installer. Pour éviter que Tormod - aujourd'hui atteint de démence sénile - soit accusé de meurtre, Fin décide de mener l'enquête avant que l'inspecteur dépêché d'Inverness n'arrive sur les lieux...

J'avais adoré me plonger dans l'ambiance sombre et pesante du premier tome de la saga, un polar rudement bien mené sur fond d'Ecosse contemporaine. Cette nouvelle intrigue se déroule toujours sur l'île de Lewis, entre passé et présent. La narration alterne les points de vue - entre souvenirs de Tormod et enquête officieuse de Fin - jusqu'à ce que les deux convergent, dans un dénouement glaçant.

L'Ecosse est toujours un personnage à part entière dans ce second tome, Peter May apportant un soin particulier à soigner ses ambiances. Les personnages gagnent en épaisseur psychologique et en histoire personnelle. Le passé, bien présent, semble planer au-dessus de l'île et empêcher ses habitants d'avancer sereinement.

Encore une plongée des plus réussies dans cette intrigue sombre à souhait. Le Braconnier du Lac perdu, dernier tome de la trilogie, m'attend sagement. Le temps de quelques lectures bien différentes (du post apocalyptique et des carnets de voyages m'attendent dans ma PAL, notamment) et je me plongerai avec plaisir dans le dénouement de cette saga écossaise.

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06 janvier 2018

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter May

L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter MayL'île des chasseurs d'oiseaux est le premier tome de La Trilogie écossaise écrite par le romancier et scénariste écossais Peter May. Il est paru en 2009 aux éditions du Rouergue.

Alors qu'il vient de perdre son fils unique dans un tragique accident, l'inspecteur Fin Macleod est chargé de retourner sur l'île de son enfance, l'île de Lewis, afin d'y enquêter sur un assassinat.  Ce dernier ressemble à s'y méprendre à l'enquête qu'il suit à Edimbourg où un homme a été retrouvé pendu et éventré. Ce retour sur Lewis, dix-huit ans après son départ, le replonge dans son enfance. Cette enfance passée sur cette île venteuse au Nord de l'Ecosse, où l'on parle le gaélique et se chauffe à la tourbe. Fin y retrouve ses anciens camarades d'école, ceux qui sont restés sur Lewis, qui n'ont pas pu quitter l'île. Et il y retrouve aussi Marsaili, son premier amour.

Cela faisait longtemps que cette trilogie me faisait de l'oeil, moi, amoureuse ultime du Royaume-Uni en général et de l'Ecosse en particulier. Et comme je fais une pause dans la série Outlander, j'ai eu envie de me plonger dans l'Ecosse d'aujourd'hui avec cette série.
Peter May nous offre ici une intrigue sombre et violente, à l'image des éléments qui se déchaînent sur cette petite île britannique. Le meurtre qui amène Fin sur l'île est particulièrement sordide et celui-ci va baigner dans un milieu froid et peu amène, où les rancoeurs et les regrets ont pris la part belle sur l'enthousiasme et l'espoir. Rare personnage a avoir réussi à quitter l'île, Fin retrouve ses anciennes connaissances, aigries et lassées de leur vie insulaire et reculée. Il vente fort, il pleut souvent sur l'île de Lewis, et l'alcool est bien souvent l'unique remède pour oublier une vie subie. La galerie de personnages est aussi bien léchée que l'intrigue, qui avance à bon pas.
Vous savez que je suis petite nature niveau lecture (et niveau ciné aussi !), que l'extrême violence me met mal à l'aise et que je peine à me détendre en lisant le récit de tortures et de meurtres. C'est la raison pour laquelle je fuis le polar contemporain, bien souvent trop rude pour moi. Mais l'envie de me plonger dans les pages de Peter May a pris le dessus sur ma réticence. Et si j'ai eu des moments d'horreur dans ma lecture (particulièrement avec cette tradition de chasse au guga) j'ai néanmoins adoré me glisser aux côtés de Fin sur cette île écossaise et me plonger dans ses souvenirs plus ou moins heureux. Le deuxième tome, L'homme de Lewis, m'attend sagement dans ma liseuse. Mais pas pour longtemps !

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