Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

23 mai 2017

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, J.K. Rowling

Harry Potter et le prisonnier d'AzkabanHarry Potter et le prisonnier d'Azkaban est le troisième tome de la saga Harry Potter écrite par l'anglaise J.K. Rowling. Il est paru en 1999 aux éditions Gallimard.

Une nouvelle année commence à Poudlard pour Harry. Mais elle ne commence pas très bien pour le jeune sorcier. Agacé par les Dursley chez qui il vit, Harry s'enfuit de chez eux après leur avoir lancé un sortilège. Contre toute attente, il n'est pas renvoyé de Poudlard mais reçu en personne par le Ministre de la magie qui l'enjoint à une grande prudence. En effet, un criminel dangereux évadé d'Azkaban - la célèbre prison pour sorciers -  est à ses trousses. Entouré d'Hermione et de Ron, Harry débute cette nouvelle année sous le sceau de la peur. Mais très vite, le rythme scolaire et ses nouvelles matières - la divination et le soin aux créatures magiques - occupe l'esprit de l'adolescent. Mais le danger rôde...

Mon rythme de relecture de la saga a un peu baissé, et je n'ai pas réussi à tenir un tome par mois, me dispersant avec tout un tas d'autres lectures. Néanmoins, j'ai pris beaucoup de plaisir à relire ce troisième tome. 

L'intrigue se complexifie et la psychologie des personnages gagne en intensité. C'est avec ce troisième tome que la saga se démarque nettement de son adaptation cinématographique et c'est un réel plaisir de replonger dans ces pages pour redécouvrir l'oeuvre de J.K. Rowling dans son entièreté. Je ne vais pas m'étendre ni en faire une analyse littéraire, ça n'aurait pas de sens. Pour cette relecture de la saga je ferai des billets rapides (mais qui me permettent de tenir à jour mon journal de lecture !)

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03 mai 2017

Le Château des Etoiles T.3 Les Chevaliers de Mars, Alex Alice

Le Château des étoiles T3 Les Chevaliers de Mars

Les Chevaliers de Mars est le troisième tome de la série Le Château des étoiles d'Alex Alice. Il est paru fin avril chez Rue de Sèvres. J'avais adoré le premier et le deuxième tome, impossible de ne pas succomber à l'appel de cette suite.

1870. Séraphin et ses amis sont revenus sur Terre et ont trouvé refuge chez le grand-père de celui-ci, dans un manoir en Bretagne. Mais la guerre du ciel se poursuit et les grandes nations tentent d'accaparer les pouvoirs de l'éther pour faire la conquête de Mars. L'éthernef - l'engin construit selon les plans de la mère de Séraphin - est l'objet de toutes les convoitises et alors que le père de Séraphin est à Londres pour signer une convention réservant les recherches sur l'éther aux scientifiques, le général Bismark envahit le manoir. Séraphin et ses amis n'ont d'autre choix que de fuir...

Rouge à l'image de la planète Mars, ce troisième tome inaugure un nouveau cycle dans la série. Si les deux premiers tomes avaient permis aux héros de revenir sur Terre après un voyage sur la Lune, celui-ci les entraîne vers Mars.  Et autant vous dire que cet album a tout d'une grande aventure ! Rythmée comme un roman de Jules Verne, en proie à de nombreux rebondissements, cette nouvelle intrigue ne connaît aucun temps mort et se dévore d'une traite. Scindé en trois chapitres, comme les albums précédents (chaque chapitre faisant l'objet d'une parution en gazette), Les Chevaliers de Mars poursuit la mise en place d'un univers vaste et de personnages attachants. C'est tambour battant que Séraphin et ses amis mènent leur aventure et c'est un régal, teinté comme toujours, d'un humour ravageur. Les références sont nombreuses et l'ensemble oscille entre steam punk et SF, avec des allusions mythologiques très intéressantes.

Les dessins à l'aquarelle d'Alex Alice sont toujours aussi soignés, les couleurs douces tranchant avec les couleurs utilisées pour Mars, et chaque double page est un festival d'inventivité tant la mise en scène est réfléchie. Difficile d'être constant quand c'est très bon. Alex Alice réussit haut la main le pari. Vivement la suite ! Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres de m'avoir permis de découvrir cet album.

 

Planche 1 Planche 2

BD de la semaine saumon 

Aujourd'hui chez Moka !

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27 février 2017

Harry Potter et la chambre des secrets, J.K. Rowling

Harry Potter et la chambre des secretsHarry Potter et la chambre des secrets est le deuxième tome de la célèbre saga de l'anglaise J.K. Rowling, paru en 1998 au Royaume-Uni, avant de paraître en France  chez Gallimard  en 1999.

Après sa première année à Poudlard, Harry retourne passer l'été chez son oncle et sa tante moldus, les Dursley. Le jeune garçon se languit de retourner à l'école de sorcellerie et d'y retrouver ses amis. Mais un soir, une drôle de créature fait irruption  dans sa chambre. Dobby, c'est son nom, le met en garde : Harry ne doit pas retourner à Poudlard car un grand danger rôde. Une mystérieuse chambre des secrets dissimulée dans les murs de l'antique château va être ouverte et le monstre qui s'y trouve libéré. Malgré ses craintes, Harry décide d'ignorer l'avertissement de l'elfe de maison.

Je poursuis ma relecture de la série, à raison d'un tome par mois, avec mes acolytes de lecture. Et si l'intrigue du premier tome est assez similaire à son adaptation cinématographique et que je l'avais bien en tête, dès ce deuxième volume, des divergences apparaissent et offrent à cette relecture une saveur particulière. La psychologie des personnages est finement travaillée et commence à laisser apercevoir la densité qu'ils prendront au fil des tomes. Les personnages secondaires, nombreux, bénéficient eux aussi d'un traitement intéressant et participent de la construction de cet univers fabuleux.

L'intrigue est très bien orchestrée et même en connaissant par coeur son dénouement, je me suis surprise à noter des indices ou des éléments de détails que je n'avais jamais vus, malgré mes nombreuses lectures de la série.

Inutile d'en faire des tartines. Tout a été dit ou presque sur Harry Potter. Alors je termine juste ce billet en évoquant une nouvelle fois le plaisir que j'éprouve à me plonger dans ces pages et à retrouver cet univers à la fois inquiétant et rassurant qui a fait de Harry Potter la série à succès qu'elle est. J'ai hâte de poursuivre la suite de la série et d'en parler au fur et à mesure avec mes co-lectrices ! (parce que c'est ça aussi la magie de Harry Potter : pouvoir en parler des heures avec plein de lecteurs différents, aux sensibilités diverses).

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22 janvier 2017

Harry Potter à l'école des sorciers, J.K. Rowling

imageHarry Potter à l'école des sorciers est le premier tome de la célèbre saga de l'anglaise J.K. Rowling, paru en 1997 au Royaume-Uni, avant de paraître en France  chez Gallimard  en 1998.

Harry est un orphelin maigrichon élevé sans amour par son oncle et sa tante. Le jour de ses onze ans, le garçonnet apprend qu'il est en réalité un sorcier et que lorsqu'il était nourrisson, il a réduit à néant le plus grand sorcier de tous les temps. Dès lors s'ouvre pour lui une nouvelle vie à Poudlard, l'école de sorcellerie dans laquelle il est admis, une vie remplie de magie, d'amitié mais aussi de danger. Car le Mal rôde toujours... 

J'ai hésité à chroniquer cette relecture, mais comme je me suis engagée à chroniquer chacune de mes lectures, j'ai décidé de faire un rapide billet. En grande fan d'Harry Potter (souvenez-nous à quel point j'avais été enthousiaste lors de ma visite des Studios Harry Potter à Londres). Je me suis lancée dans une relecture de la saga - à raison d'un tome par mois durant sept mois - avec ma soeur d'abord puis avec deux copines aussi, qui ont souhaité se greffer à ce chouette projet de lecture commune. Donc préparez-vous à voir des Harry Potter se glisser parmi mes autres lectures dans les mois à venir...

Me replonger dans Harry Potter, c'est me glisser avec plaisir dans un univers des plus doudous, synonyme d'enfance (j'ai découvert la série lors de sa sortie en France, alors que j'étais à peine plus âgée que les personnages principaux) et porteur d'imaginaire.

Je ne m'épancherai pas ici sur les nombreuses qualités de la série (cet article serait trop long) mais je voulais juste insister sur sa finesse psychologique - d'autant plus perceptible avec mon regard d'adulte -  sur les nombreuses thématiques qu'elle aborde (le deuil, la mort, la solitude, le rejet, l'amitié, la fin de l'enfance, etc.) et sur son aspect universel. Quel plaisir de retourner dans ces pages, quel plaisir de retrouver cet univers et de me lancer dans lecture commune ! J'ai hâte de me plonger dans le deuxième tome.

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12 septembre 2016

Harry Potter and the Cursed Child, J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

harry-potter-and-the-cursed-child-678x1024Harry Potter and the Cursed Child est le texte de la pièce de théâtre éponyme jouée pour la première fois le 31 juillet 2016 à Londres. Co-écrit par l'auteure des aventures de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, Jack Thorne et le metteur en scène John Tiffany, ce huitième volet des aventures du célèbre petit sorcier est sorti le jour de la première londonienne en anglais et paraîtra en français chez Gallimard le 14 octobre 2016. 

Londres, dix-neuf ans après la bataille de Poudlard. Harry, trente-sept ans, désormais employé au Ministère de la Magie, est marié à Ginny et père de trois enfants, James, Lily et Albus. La rentrée d'Albus à Poudlard est rude et le garçon peine à trouver sa place en étant le fils du célèbre Harry Potter. Sa plus grande crainte se réalise - être admis à Serpentard après la cérémonie du Choixpeau magique - et Albus ne parvient pas à s'intégrer aux autres élèves. Son amitié avec Scorpius, le fils de Draco Malefoy, ne l'aide pas à se sociabiliser, et les deux garçons traversent leur scolarité en vase clos. A l'aube de leur cinquième année, et après une énième impression de décevoir constamment son entourage, Albus décide d'agir. Il entraîne Scropius avec lui dans une idée rocambolesque mais dont il ne perçoit pas les conséquences.

Entre Harry et moi, c'est une grande histoire d'amour. Une très grande histoire d'amour même. J'avais consacré mon mémoire de Master 1 de littérature à l'analyse de la peur dans l'oeuvre en examinant son traitement cinématographique et littéraire. Avant ça, j'étais déjà accro à cette série. Après cette année d'étude sur l'oeuvre, je sais que Harry Potter est inscrit en moi et fait partie de mon histoire. J'ai même frôlé l'hystérie en allant visiter les studios de tournage à Londres il y a quatre ans (et je pèse mes mots : je n'avais quasi pas dormi de la nuit tant j'étais excitée par cette journée...)

Bref, ça c'était un petit préambule pour vous mettre en situation. Vous comprendrez donc que j'attendais avec impatience de découvrir de nouvelles aventures de Harry, Ron et Hermione, histoire de prolonger les heures de lecture délicieuses de mon adolescence. Et si cette rencontre fut belle, elle fut néanmoins teintée de points négatifs à mentionner.

J'ai en effet adoré retrouver ces personnages qui m'ont accompagnée durant tant d'années, dont j'ai tant parlé, sur lesquels j'ai échafaudé tant de théories. J'ai adoré découvrir ce que J.K. Rowling avait esquissé pour leur avenir, même si moi aussi j'avais fait quelques plans dans ma tête à la fin du dernier tome. Mais ce huitième tome pèche tout simplement parce que ce n'est pas J.K. Rowling qui est derrière. Et cela change tout. Non que je sois une puriste de la romancière mais elle a réussi à créer des personnages qui ont bouleversé le paysage de l'édition jeunesse et accompagné des générations de lecteurs et il fallait posséder un sacré talent pour prendre sa suite. Ce n'est malheureusement pas le cas ici. Première déception, et non des moindres : les personnages que nous retrouvons dans ce huitième tome ne sont que de pâles copies des personnages originaux. Leur psychologie semble esquissée très rapidement et j'ai même peiné à retrouver Harry sous les traits de ce quadra impulsif, colérique et optu. Le trio Harry-Ron-Hermione est inexistant, même lorsqu'ils se retrouvent et leur alchimie passée semble révolue, malgré les liens qui les liens (Ron et Hermione étant mariés). La nouvelle génération ne bénéficie pas d'un meilleur traitement. Résultat : il est bien difficile de ressentir une quelconque émotion pour Albus, Scorpius ou les autres.

Deuxième déception et non des moindres, la plume. Ce n'est pas J.K. Rowling qui signe cette oeuvre et cela s'en ressent énormément. Le style est plat, sans relief, l'humour souvent lourd et les répétitions nombreuses. La forme théâtrale était très intéressante et aurait pu donner lieu à une salve de dialogues truculents mais ce n'est pas le cas. Et c'est dommage, car c'est un des points forts de J.K. Rowling.

Il n'en reste pas moins que j'ai apprécié cette lecture parce que je peine à être objective. J'ai aimé sa forme théâtrale, fondamentalement différente des précédents opus de la série. Les décors et l'univers ayant déjà été bien campés, il est aisé de se glisser dans cette nouvelle intrigue et d'en suivre les bouleversements. J'ai même apprécié le rythme rapide dû au genre et j'ai souvent imaginé comment je mettrai en scène certains passages et l'effet qu'ils auraient sur le spectateur. Je dois avouer que la forme m'a réellement plu et que j'ai aimé imaginer l'univers de J.K. Rowling transposé sur une scène de théâtre.

L'intrigue est pour sa part bien ficelée, dynamique, avec de nombreux retournements de situation, même si elle est brève en comparaison des précédents tomes. La narration n'est pas linéaire et alterne passé et présent, pour faire parfois des bonds en avant pour mieux revenir et c'est intéressant.

Bref, difficile d'en dire plus sans trop en dire pour ceux qui souhaiteraient le lire. En définitive, je crois que c'est ma nostalgie des incroyables heures de lecture de ma jeunesse qui m'a fait apprécier ce huitième tome, car les bémols sont nombreux. Mais je crois que découvrir une nouvelle aventure de Harry, Ron et Hermione l'a emporté et j'ai apprécié malgré tout ces pages.

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04 septembre 2016

La Passe-Miroir T.2 Les disparus du Clairdelune, Christelle Dabos

A66198Les disparus du Clairdelune est le deuxième tome de la série La Passe-Miroir imaginée par Christelle Dabos. Il est paru en octobre 2015 chez Gallimard.

Émigrée au Pôle où elle est sur le point d'épouser Thor, la jeune Ophélie peine à s'accoutumer à la vie à Citacielle. Promue vice-conteuse par Farouk, l'esprit de famille du Pôle, la jeune liseuse observe les manigances des sujets d'un oeil circonspect. Son fiancé, Thorn, est toujours aussi mystérieux et Ophélie apprend avec dégoût que ce dernier souhaite l'épouser pour hériter de son don de liseuse et lire le Livre de Farouk, un manuscrit ancien auquel l'esprit de famille est très attaché. Dans le même temps, d'importantes disparitions surviennent au Pôle : d'influentes personnalités disparaissent dans d'étranges circonstances. C'est dans ce contexte tendu et opaque et que la famille d'Ophélie décide de lui rendre visite...

Souvenez-vous... J'avais adoré le premier tome et je n'avais qu'une hâte : découvrir la suite des aventures d'Ophélie. Et je n'ai pas été déçue par ce second tome, bien au contraire ! Christelle Dabos continue de tisser minutieusement la toile de son intrigue et de délimiter progressivement l'univers qu'elle a inventé. Ce second tome poursuit sur le même rythme assez lent que le premier et le lecteur suit le quotidien d'Ophélie dans cette cité pervertie par les intrigues et les complots. Difficile d'y voir clair, de cerner les personnages et de connaître les alliés de la jeune fille, et c'est justement ce qui est intéressant. Pas de manichéisme, aucune facilité dans ce petit monde qui n'est pas sans rappeler celui de la cour royale en France. Personne n'est foncièrement bon ni mauvais, et c'est la force de cette série : brouiller les pistes, les frontières, pour plus de vraisemblance.

L'univers que Christelle Dabos donne à voir est régi par des règles solides et la jeune auteure nous montre l'étendue de son talent dans ce second opus. L'intrigue est bien ficelée, avance par étapes, mais le lecteur de sentir que ce second tome n'est qu'un élément d'un ensemble bien plus vaste et dont il ne connaît pas encore tous les rouages. On en redemande, une fois la dernière pas tournée. Et c'est suffisamment rare en jeunesse de mon côté que je tiens à le signaler...

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05 avril 2016

La Passe-miroir T.1 Les fiancés de l'hiver, Christelle Dabos

La_Passe_miroir_TLa Passe-Miroir est une série imaginée par Christelle Dabos, lauréate du concours du premier roman jeunesse organisé par Gallimard Jeunesse, RTL et Télérama. Le premier tome, Les fiancés de l'hiver est paru en 2013. Le second, Les disparus du Clairdelune, vient de paraître en octobre dernier.

Ophélie est une adolescente malingre et solitaire, qui vit avec sa famille dans un royaume merveilleux. La jeune fille possède un don singulier, celui de lire le passé des objets en les touchant. Etre liseuse - c'est le nom de son don - fait d'elle la promise idéale de Thorn, l'héritier du clan des Dragons. Ophélie est obligée de quitter sa famille et l'arche d'Anima pour rejoindre Citacielle, la capitale du Pôle et conclure ce mariage d'alliance. Mais les circonstances de son départ s'opacifient lorsqu'Ophélie se voit cachée par sa belle-famille et semble être la proie d'un complot sordide. Son futur époux, Thorn, laisse planer le doute et la jeune fille est seule, si seule à Citacielle...

Je lis beaucoup moins de romans jeunesse depuis quelques temps, préférant me tourner vers d'autres types de littérature. Mais ce roman a titillé ma curiosité vu le nombre incroyable d'éloges le concernant et le bruit qu'a fait la sortie du second tome. Curieuse de découvrir ce premier roman d'une lauréate d'un concours d'écriture, c'est donc avec envie que j'ai ouvert ces pages. Quelle bonne idée j'ai eue ! La Passe-Miroir est de loin le meilleur roman jeunesse que j'ai lu ces dernières années !

Tous les ingrédients sont réunis pour que le lecteur soit happé dès les premières pages et n'ait plus envie de reposer le roman. Christelle Dabos a inventé un univers des plus aboutis aux codes soignés qui fait la part belle à l'imaginaire. Le don d'Ophélie, les lieux qu'elle fréquente ou encore les différents pouvoirs des personnages qu'elle rencontre et leur psycholgie, tout est soigneusement décrit et participe de cet univers fascinant. Le suspense est distillé avec délicatesse et offre à l'intrigue ce qu'il faut de mystère pour lui conférer un aspect des plus singuliers. Si le résumé peut vous faire penser à d'autres romans jeunesse, sachez que celui-ci saura sans aucun doute vous étonner et vous charmer. Pour ma part, j'ai dévoré les 500 pages de ce premier tome à une vitesse vertigineuse et je n'attends qu'une chose : découvrir rapidement le second !

D'autres lecteurs : Faelys, RadicaleMaia, Yuko, Melisende, Bladelor, etc.

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03 avril 2016

Café givré, Suzanne Selfors

Café givréCafé Givré est un roman de l’américaine Suzanne Selfors paru chez Flammarion en 2012.

A l’aube du solstice d’hiver, dans la petite ville de Norvège où elle habite, Katrina, seize ans, aide sa grand-mère dans le café traditionnel familial. Orpheline, Katrina partage son quotidien entre le lycée – avec ses deux seuls amis, Vincent et Elizabeth – et le café de sa grand-mère. Mais depuis qu’un café moderne a ouvert juste à côté, les fins de mois sont difficiles pour Katrina et sa grand-mère. Un matin, dans l’arrière-cour du café, Katrina découvre un jeune homme endormi. Emue de son sort, elle lui dépose du café et des biscuits. Touché par cette attention, celui-ci n’a alors plus qu’un objectif en tête : remercier Katrina. Mais il veut la remercie d’une façon particulière : en exauçant un de ses voeux. Mais qui est-il ? Et finalement, que veut vraiment Katrina ?

Si vous voulez une lecture de saison réconfortante au possible, poussez la porte du café Chez Anna et venez vous réchauffer auprès du percolateur en dégustant un café traditionnel norvégien à l’œuf (enfin, si ça vous tente !). Café givré est un court roman feel good, c’est sûr, mais qui aborde des questions intéressantes et convient tout à fait à un lectorat adolescent. Katrina est une jeune fille peu sûre d’elle, à l’estime d’elle en miettes et aux doutes immenses et sa rencontre avec Malcolm –le jeune homme étrange– va lui permettre de réfléchir à ce qu’elle souhaite réeellement faire de sa vie, à l’heure où les questions d’orientation et d’avenir émergent.

En lisant ce roman, je me suis clairement dit que j’aurais aimé le lire à l’âge de l’héroïne. Par identification, c’est certain, parce que les choix d’orientation sont tellements grands, à cet âge-là, qu’ils peuvent devenir paralysants pour quiconque n’a aucune idée de ce qu’il sait faire de bien. Le personnage de Katrina est une anti-héroïne par excellence, moyenne dans tout, banale et effacée, qui n’a aucun talent particulier et s’enfonce progressivement dans l’immobilisme à défaut de faire des choix et s’emparer de sa vie. L’auteure traite très bien cette délicate question adolescente et offre à ce roman un aspect des plus intéressants.

Outre ces questions adolescentes, Café givré est une belle plongée en Norvège, au moment d’un rendez-vous fort de l’année – la fête du solstice – et nous permet de partager cette tradition aux côtés des personnages. Entraide communautaire et célébration traditionnelle sont au cœur du roman et teintent l’ensemble d’un sentiment fort de lien social.

Je pensais découvrir un roman feel good léger, en ouvrant Café givré (romans vers lesquels je vais beaucoup ces derniers temps et qui me font beaucoup de bien). Alors certes, c’est clairement de feel good dont il s’agit – et l’ambiance hivernale et le café d’Anna n’y sont pas pour rien - mais pas que. Et j’ai été fort agréablement surprise par la psychologie des personnages et les problématiques adolescentes abordées. Un roman tout doux dans lequel il est bon de se plonger.

Voilà une nouvelle participation au Challenge Feel Good que j'organise

 

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10 janvier 2016

La malle aux trésors, Marie-José Ségura

La malle aux trésorsLa malle aux trésors est le quatrième roman de Marie-José Ségura, paru en octobre 2015 aux éditions La Bourdonnaye.

Louise a dix ans et passe pour la première fois un weekend toute seule chez sa grand-mère. Par un après-midi pluvieux, la petite fille aide sa grand-mère à ranger le grenier lorsqu'elle tombe sur une vieille malle remplie d'objets du passé. Alors qu'elle s'empare d'un livre, Louise est aspirée dans celui-ci et se retrouve sur un navire espagnol en partance vers les Antilles, en 1656. Louise se retrouve en plein milieu d'une aventure où pirates et flibustiers règnent. Comment va-t-elle s'en sortir et revenir chez elle ?

J'aime les romans qui évoquent l'idée une frontière poreuse entre la réalité et les livres, comme Coeur d'Encre de Cornelia Funke ou L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde. J'ai donc plongé avec plaisir aux côtés de Louise dans ce mystérieux roman et ai atterri avec elle aux belles heures de la piraterie au 17e siècle.

L'intrigue avance à bon rythme et le lecteur suit avec plaisir la petite fille dans ses aventures aux Antilles. L'auteure délivre ce qu'il faut comme explications sur l'époque historique qu'elle développe pour permettre à de jeunes lecteurs de s'en emparer. Un lexique et une petite postface complètent ce court roman de 90 pages.

Ode à la lecture - Louise déteste lire au début de l'intrigue - La malle aux trésors est un roman divertissant et très agréable à lire qui plaira aux petits lecteurs, et aux pourquoi pas aux non lecteurs ! Je tiens à remercier les éditions La Bourdonnaye pour ce roman reçu en service de presse.

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11 octobre 2015

Susine et le Dorméveil T.2 Dans le monde d'après, Enna et Lefevre

Susine et le Dorméveil TSusine et le Dorméveil est une série d'albums publiés dans la collection Métamorphoses de Soleil. Après un premier tome qui m'avait enchantée, Bruno Enna et Clément Lefèvre reviennent avec un deuxième volet, Dans le Monde d'Après, paru en mai 2014.

La petite Susine habite avec ses parents au 12 rue des cauchemars. Le quotidien de la petite fille n'est pas des plus roses depuis que ses parents ne se parlent plus et la négligent et que sa grand-mère a disparu. Susine décide alors de repartir dans le Dorméveil, ce monde merveilleux qui lui permet d'échapper à son quotidien, pour retrouver les oreilles de ses parents. Car si ses parents ne se parlent plus, c'est bien connu, c'est parce qu'ils ont perdu leurs oreilles et ne peuvent plus s'entendre ! Mais cette fois, la petite fille décide de partir en pleine nuit et la liaison se fait mal : au lieu d'atterrir dans le monde d'avant, plein de joies et de douceurs, c'est dans le monde d'après que la petite fille se retrouve. Un monde sombre où la tristesse et le silence ont remplacé la joie et les rires et où une prophétie la concernant plane.

Fantasque, poétique, onirique, un peu inquiétant parfois, ce second tome est en tout point aussi agréable à lire que le premier. Le lecteur accompagne encore une fois la petite Susine dans son périple imaginaire peuplé de créatures monstrueuses.
Le dessin de Clément Lefèvre est toujours aussi enchanteur et transporte le lecteur dans cet univers merveilleux lumineux et sombre à la fois. Les doubles pages se suivent et ne se ressemblent pas, alternant différentes mises en page pour que le texte et les dessins se répondent en un écho bien poétique. 

Susine - qui ressemble en bien des points à la Alice de Carroll - explore cet univers inquiétant où ses questions restent sans réponse et où l'incompréhension règne, jusqu'au dénouement ! La fantaisie est de mise, au fil des pages, et flirte avec un surréalisme certain. C'est beau, poétique, très agréable à regarder comme à lire. Bref, un album magnifique qui emmène son lecteur bien loin...

Un grand merci aux Éditions  pour la découverte de cet album.

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