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11 octobre 2019

Les Fleurs du Nord, Valérie Harvey

Les Fleurs du Nord, Valérie HarveyLes Fleurs du Nord est un roman young adult écrit par la québecoise Valérie Harvey et paru une première fois en octobre 2016 aux éditions Québec Amérique avant d'être réédité en 2019.

Sur une île qui ressemble fortement au Japon à l'époque médiévale, installée dans les monts  Sounkyô qu'elle gouverne de génération en génération, vit la famille Kagi, porteuse du pouvoir du feu. Le dernier héritier de ce pouvoir, Tatsuké, maintient la paix sur son territoire tout en protégeant la ville de Fuki. S'entraînant chaque jour dans son camp avec les hommes sous son commandement, le jeune homme n'use de son pouvoir que dans des cas extrêmes.     
Mais le jour où l'un de ses ennemis malmène une jeune femme, Tatsuké intervient et la protège, mettant à mal le fragile équilibre de paix que le royaume tente de préserver. Décidant de placer Midori, c'est son nom, sous sa protection le temps que la menace soit écartée, Tatsuké ne se doute pas qu'il va tomber amoureux de la jeune femme guérisseuse.

Quelle pépite ce roman ! C'est bien simple, je l'ai dévoré en une journée, incapable de le reposer, tant l'intrigue m'a envoûtée et les personnages, passionnée  
Scindé en trois chroniques, l'intrigue épouse la saga familiale des Kagi et entraîne le lecteur au coeur de son quotidien porté par des figures féminines fortes et déterminées et les hommes de leurs vies, le tout sous couvert des pouvoirs des quatre éléments.     
Avec
une plume poétique et précise et une écriture cinématographique, le roman alterne l'exploration du sentiment amoureux et l'art de la guerre, l'ensemble étant toujours très juste. Les descriptions sont soignées et permettent au lecteur de s'imaginer parfaitement les lieux tandis que la psychologie des personnages, très fine, évite les écueils habituels.    
Valérie Harvey imagine un Japon imaginaire où la magie règne et maîtrise son sujet à la perfection. Ayant elle-même vécu à Kyoto durant un an et demi, elle propose à son lecteur une réelle immersion dans ce pays cher à son coeur, glissant même des calligraphies au fil des pages.
Pour les néophytes sur le sujet, un lexique en début de livre permet de se familiariser avec certains termes japonais, tandis que l'auteure complète son récit par un avant-propos expliquant le contexte historique dont elle s'inspire, une carte et une liste des personnages. Et pour aller plus loin, Valérie Harvey a composé deux chansons en japonais disponibles en écoute sur son site.    
Bref, un petit coup de coeur par ici - qui n'a pas été sans me rappeler la saga Le Clan des Otori, lue il y a une éternité (avant la création de ce blog, ça vous donne une idée^^) - et que je ne saurais que conseiller. Ados passionnés par le Japon ou adultes curieux, foncez les yeux fermés, vous ne le regretterez pas !

Et voilà ma première participation au Challenge Halloween de Lou et Hilde

Challenge Halloween 2019, logo

Un grand merci aux éditions Québec Amérique pour la découverte de cette petite pépite !

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13 juin 2019

La fille sans nom, Maëlle Fierpied

La fille sans nomLa fille sans nom est le dernier roman de la normande Maëlle Fierpied. Il est paru en mars chez L'Ecole des Loisirs.

Camille, quinze ans, fugue un soir de chez ses parents. Parce que communiquer avec eux est devenu impossible, l'adolescente s'enfuit, sur un coup de tête. Lorsqu'elle tombe sur une péniche dotée d'un écriteau recherchant un garçon à tout faire, la jeune fille n'hésite pas. Mais elle n'a pas idée de l'erreur qu'elle vient de faire.
Elle tombe entre les mains
de son propriétaire, Hélix, un mage sans scrupule qui lui vole sa mémoire en enfermant son prénom dans un bocal. La jeune fille devient son esclave, propulsée dans un univers où la magie règne. La vie sur la péniche est dure, mais bien vite elle gagne l'amitié de Safre et Margoule, deux frères mi-ogres mi-dragons. Tandis que la péniche avance vers le Tunnel runique, la jeune fille élabore un plan pour s'enfuir.

Quelle belle découverte que ce roman, et je pèse mes mots  ! Que c'est bon de lire une histoire qui fait autant la part belle à l'imagination. Maëlle Fierpied signe ici ce qui aurait pu être un premier tome très prometteur, mais a fait le choix d'en faire une histoire complète et non une série. Et pourtant, tous les ingrédients sont là, et j'aurais été la première à attendre avec impatience un second tome.
L'intrigue, tout d'abord, se met en place progressivement et suit le schéma assez classique du conte initiatique. L'héroïne tourne le dos à son quotidien pour entrer dans un monde parallèle aussi onirique qu'effrayant, où les runes, les mages, la sorcelleries et les créatures en tous genres règnent. Les péripéties se succèdent pour la jeune Camille qui va d'aventures en aventures.
La psychologie des personnages est bien étudiée et si l'héroïne est aussi hésitante et inconstante que peuvent l'être les adolescents d'aujourd'hui, elle n'en demeure pas moins attachante dans sa vulnérabilité. Les personnages secondaires qu'elles croisent sont dotés de ce qu'il faut de psychologie pour être intéressants et intriguants. L'écueil du manichéisme n'est pas évité, cependant, pour les méchants de ce monde, mais cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture.
Le gros point fort de ce roman réside, selon moi,
dans toutes les trouvailles que l'auteure a imaginée pour son monde magique. Celui-ci est très bien construit, cohérent, et prend vie sous la plume imagée et presque cinématographique de Maëlle Fierpied. A l'image de la très belle couverture de ce roman, je me suis prise à m'imaginer les différents univers dépeints avec force détails. Et c'était très agréable.
Vous l'aurez compris, un sans-faute selon moi qui mérite bien des louanges. Merci  à L'Ecole des Loisirs de m'avoir permis de découvrir ce roman que j'aurais adoré découvrir plus jeune, tant l'univers m'a fascinée. A lire et à offrir aux lecteurs adolescents autour de vous, sans hésiter une seule seconde.

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15 mai 2019

Le château des étoiles T.4 Un français sur Mars, Alex Alice

Le château des étoiles 4 Alex AliceUn français sur Mars est le quatrième tome de la série Le château des étoiles imaginée par Alex Alice. Il est paru en septembre 2018 aux éditions Rue de Sèvres. 

Arrivés sur Mars, Séraphin et ses amis se mettent en quête de l'expédition prussienne qui les a précédés et qui retient en otage le Professeur Dulac. Lorsqu'ils retrouvent les restes du vaisseau sans signe de vie, le petit groupe panique. Mais ils n'ont guère le temps de s'en préoccuper car Gudden, venu avec eux, dévoile son jeu : le père de Séraphin n'est pas sur Mars et Gudden n'est ici que pour permettre de rapporter de l'etherite sur Terre. Une rixe éclate alors entre Séraphin et Gudden et Séraphin est vite assommé et perd connaissance. Lorsqu'il réouvre les yeux, il est seul. Ses amis l'auraient-ils abandonné sur Mars ? Très vite, l'adolescent se rend compte qu'il n'est pas seul et que la planète est habitée par d'étranges créatures.

Deuxième tome du diptyque consacré à la planète rouge, Un français sur Mars entraîne une nouvelle fois son lecteur dans une aventure rocambolesque. Elle est bien loin, la Bretagne du précédent tome et les temps calmes de la vie de Séraphin et ses amis. Dans ce nouvel album qui se déroule exclusivement sur Mars, la petite troupe est confrontée à la trahison, l'isolement et la folie, parfois, le tout sur une planète inconnue où la vie n'a pas encore été étudiée.  
Alex Alice poursuit l'exploration de l'univers qu'il a construit, offrant à la fois de superbes planches dignes de planches de botanique, où minéral et végétal se mélangent pour mieux se confondre, et une intrigue riche et rythmée. La palette de couleurs utilisée est chaude, ressemblant parfois à un arc-en-ciel, et malgré la guerre qui sourd pour exploiter les ressources de Mars, cette dernière semble accueillante et pacifique.  
Les héros ont bien grandi depuis le premier tome, et ce sont maintenant des adolescents qui parcourent l'espace au volant de leurs engins bricolés. Le côté steampunk est toujours bien présent, avec ces machines volantes tout droit sorties de l'imagination d'inventeurs de génie.  
L'humour est toujours présent, mais c'est un tome plus sombre que signe ici Alex Alice, en proie aux affres d'un monde qui ressemble étonnamment au nôtre. La question du racisme est évoquée sous couvert de fantastique, tout comme celles de la tolérance et du vivre-ensemble. Un nouveau chapitre aussi soigné qu'intéressant, qui ouvre encore de nouvelles portes dans les aventures de Séraphin et ses amis. Une série qui gagne en densité au fil des tomes, gardant l'onirisme de Miyazaki et le côté scientifique bien marqué qui rappelle sans cesse Jules Verne. 

Mon avis sur les trois premiers tomes : 

Le château des étoiles T image 

Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres de m'avoir permis de découvrir cet album.

Planche 1 Planche 2

 

Planche 3Planche 4

La BD de la semaine

Cette semaine, c'est Noukette qui accueille le rendez-vous des amoureux des bulles !

 

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15 décembre 2018

La fille qui a sauvé Noël, Matt Haig

La fille qui a sauvé Noël, Matt HaigLa fille qui a sauvé Noël est un roman écrit par le britannique Matt Haig et illustré par Chris Mould. Il est paru en novembre 2017 dans la collection Helium de chez Actes Sud.

Londres, 1841. Amélia est ramoneuse, tout comme sa maman. Avec son chat Capitaine Suie, elle tente de garder espoir, en cette période de Noël. Car la maman d'Amélia est très malade. Et si elle meurt, Amélia sait qu'elle sera envoyée dans une maison de redressement. Alors Amélia écrit au Père Noël une lettre. Une lettre pour lui demander de guérir sa maman. Mais pendant ce temps, à Lutinbourg, c'est la panique. Les lutins se font attaquer par des trolls tandis que les rennes du Père Noël n'arrivent plus à voler. Mais qui va sauver Noël ?

Alors que le Marathon de lecture de Noël bat son plein dans le chalet de Chicky Poo et Samarian (je ne peux pas participer pour cause de weekend bien chargé !), je vous propose une petite lecture jeunesse bien sympathique avec ce roman, digne héritier de Roald Dahl et Dickens.

Le Londres du 19e est bien impitoyable pour les orphelins, et Matt Haig n'ouvre pas son roman sur une note joyeuse. La petite Amélia, qui vit seule avec sa mère, tremble à l'idée que celle-ci meure et qu'elle soit envoyée dans une maison de redressement, lieu sombre et violent. On ne peut pas ne pas penser à Oliver Twist - voire à Harry Potter ! - en lisant ces lignes, mais le roman ne s'arrête pas à cette misère historique réelle et suit en parallèle les troubles de Lutinbourg. Matt Haig a imaginé un village de Noël des plus charmants, avec une organisation bien rodée (l'atelier des jouets, le journal La Gazette des neiges, le groupe de musique Les Clochettes, la monnaie en pièces en chocolat, etc.) et les illustrations de Chris Mould lui donnent vie. L'imaginaire est stimulé par les descriptions imagées complétées par ces illustrations en noir et blanc un brin rétro. L'intrigue est bien construite, le Londres du 19e bien esquissé sans être trop lourd pour un roman destiné aux 9-12 ans, les personnages attachants et l'ensemble se lit avec douceur.

Un roman jeunesse drôle et attachant, que j'aurais aimé découvrir vers 10 ans pour mieux m'émerveiller du village de Lutinbourg et des illustrations de Chris Mould. A lire et à offrir aux petits lecteurs autour de soi sans hésiter !

 

    Résultat de recherche d'images pour "il était six fois noel"

 

Challenge Christmas Time chez MyaRosa et Il était six fois Noël chez Chickypoo et Samarian

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09 juin 2017

Harry Potter et la Coupe de feu, J.K. Rowling

Harry Potter et la Coupe de feu, JHarry Potter et la Coupe de feu est le quatrième tome des aventures du célèbre petit sorcier imaginé par J.K. Rowling et paru en 2000 chez Gallimard.

Invité à venir au Terrier chez les Weasley pour assister à la Coupe du Monde de Quidditch, Harry est soulagé de quitter les Dursley et de terminer l'été en compagnie de ses amis. Surtout depuis qu'il a rêvé de l'assassinat d'un moldu par Voldemort. Alors que la fête bat son plein à la Coupe du Monde, des Mangemorts terrorisent la foule en faisant apparaître la Marque des Ténèbres, signe de ralliement de Voldemort. Dès lors, le Ministère panique et la peur règne. Cela n'empêche pas le grand événement de l'année d'avoir lieu à Poudlard : le Tournoi des Trois Sorciers, qui oppose des élèves de trois grande écoles de sorcellerie. Mais lorsque le nom de Harry, pourtant trop jeune pour s'inscrire, apparaît dans la Coupe, ce dernier comprend que cette année sera bien singulière.

Je continue de vous abreuver régulièrement de mes relectures de la série. Ce quatrième tome est certainement celui que je préfère. Il est sombre mais pas trop, met en scène deux événements intéressants dans l'univers sorcier - la Coupe du monde de Quidditch et le Tournoi des Trois Sorciers -, aborde la question de l'esclavage et des libertés individuelles par le biais du Front de Libération des Elfes de Maison et voit les personnages entrer pas à pas dans l'adolescence. Théâtre des premiers émois amoureux, ce tome central dans la série est également celui de la résurrection de Voldemort, personnification du Mal. Ce sera le dernier tome un peu insouciant, le dernier dans lequel l'enfance et l'innoncence auront encore un peu leur place. Les trois tomes suivants, en voyant le retour de Voldemort, seront synonymes de peur, de noirceur, de résistance et de mort.

Une relecture un peu laborieuse dans le premier quart de l'intrigue - la partie avant d'arriver à Poudlard m'a semblé infinie - mais qui a su me séduire à nouveau une fois l'intrigue lancée et conclue par une scène finale parfaitement orchestrée.

 

Deuxième participation au Mois anglais de Lou et Cryssilda.

mois anglais 2014_4.jpg

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23 mai 2017

Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban, J.K. Rowling

Harry Potter et le prisonnier d'AzkabanHarry Potter et le prisonnier d'Azkaban est le troisième tome de la saga Harry Potter écrite par l'anglaise J.K. Rowling. Il est paru en 1999 aux éditions Gallimard.

Une nouvelle année commence à Poudlard pour Harry. Mais elle ne commence pas très bien pour le jeune sorcier. Agacé par les Dursley chez qui il vit, Harry s'enfuit de chez eux après leur avoir lancé un sortilège. Contre toute attente, il n'est pas renvoyé de Poudlard mais reçu en personne par le Ministre de la magie qui l'enjoint à une grande prudence. En effet, un criminel dangereux évadé d'Azkaban - la célèbre prison pour sorciers -  est à ses trousses. Entouré d'Hermione et de Ron, Harry débute cette nouvelle année sous le sceau de la peur. Mais très vite, le rythme scolaire et ses nouvelles matières - la divination et le soin aux créatures magiques - occupe l'esprit de l'adolescent. Mais le danger rôde...

Mon rythme de relecture de la saga a un peu baissé, et je n'ai pas réussi à tenir un tome par mois, me dispersant avec tout un tas d'autres lectures. Néanmoins, j'ai pris beaucoup de plaisir à relire ce troisième tome. 

L'intrigue se complexifie et la psychologie des personnages gagne en intensité. C'est avec ce troisième tome que la saga se démarque nettement de son adaptation cinématographique et c'est un réel plaisir de replonger dans ces pages pour redécouvrir l'oeuvre de J.K. Rowling dans son entièreté. Je ne vais pas m'étendre ni en faire une analyse littéraire, ça n'aurait pas de sens. Pour cette relecture de la saga je ferai des billets rapides (mais qui me permettent de tenir à jour mon journal de lecture !)

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03 mai 2017

Le Château des Etoiles T.3 Les Chevaliers de Mars, Alex Alice

Le Château des étoiles T3 Les Chevaliers de Mars

Les Chevaliers de Mars est le troisième tome de la série Le Château des étoiles d'Alex Alice. Il est paru fin avril chez Rue de Sèvres. J'avais adoré le premier et le deuxième tome, impossible de ne pas succomber à l'appel de cette suite.

1870. Séraphin et ses amis sont revenus sur Terre et ont trouvé refuge chez le grand-père de celui-ci, dans un manoir en Bretagne. Mais la guerre du ciel se poursuit et les grandes nations tentent d'accaparer les pouvoirs de l'éther pour faire la conquête de Mars. L'éthernef - l'engin construit selon les plans de la mère de Séraphin - est l'objet de toutes les convoitises et alors que le père de Séraphin est à Londres pour signer une convention réservant les recherches sur l'éther aux scientifiques, le général Bismark envahit le manoir. Séraphin et ses amis n'ont d'autre choix que de fuir...

Rouge à l'image de la planète Mars, ce troisième tome inaugure un nouveau cycle dans la série. Si les deux premiers tomes avaient permis aux héros de revenir sur Terre après un voyage sur la Lune, celui-ci les entraîne vers Mars.  Et autant vous dire que cet album a tout d'une grande aventure ! Rythmée comme un roman de Jules Verne, en proie à de nombreux rebondissements, cette nouvelle intrigue ne connaît aucun temps mort et se dévore d'une traite. Scindé en trois chapitres, comme les albums précédents (chaque chapitre faisant l'objet d'une parution en gazette), Les Chevaliers de Mars poursuit la mise en place d'un univers vaste et de personnages attachants. C'est tambour battant que Séraphin et ses amis mènent leur aventure et c'est un régal, teinté comme toujours, d'un humour ravageur. Les références sont nombreuses et l'ensemble oscille entre steam punk et SF, avec des allusions mythologiques très intéressantes.

Les dessins à l'aquarelle d'Alex Alice sont toujours aussi soignés, les couleurs douces tranchant avec les couleurs utilisées pour Mars, et chaque double page est un festival d'inventivité tant la mise en scène est réfléchie. Difficile d'être constant quand c'est très bon. Alex Alice réussit haut la main le pari. Vivement la suite ! Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres de m'avoir permis de découvrir cet album.

 

Planche 1 Planche 2

BD de la semaine saumon 

Aujourd'hui chez Moka !

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27 février 2017

Harry Potter et la chambre des secrets, J.K. Rowling

Harry Potter et la chambre des secretsHarry Potter et la chambre des secrets est le deuxième tome de la célèbre saga de l'anglaise J.K. Rowling, paru en 1998 au Royaume-Uni, avant de paraître en France  chez Gallimard  en 1999.

Après sa première année à Poudlard, Harry retourne passer l'été chez son oncle et sa tante moldus, les Dursley. Le jeune garçon se languit de retourner à l'école de sorcellerie et d'y retrouver ses amis. Mais un soir, une drôle de créature fait irruption  dans sa chambre. Dobby, c'est son nom, le met en garde : Harry ne doit pas retourner à Poudlard car un grand danger rôde. Une mystérieuse chambre des secrets dissimulée dans les murs de l'antique château va être ouverte et le monstre qui s'y trouve libéré. Malgré ses craintes, Harry décide d'ignorer l'avertissement de l'elfe de maison.

Je poursuis ma relecture de la série, à raison d'un tome par mois, avec mes acolytes de lecture. Et si l'intrigue du premier tome est assez similaire à son adaptation cinématographique et que je l'avais bien en tête, dès ce deuxième volume, des divergences apparaissent et offrent à cette relecture une saveur particulière. La psychologie des personnages est finement travaillée et commence à laisser apercevoir la densité qu'ils prendront au fil des tomes. Les personnages secondaires, nombreux, bénéficient eux aussi d'un traitement intéressant et participent de la construction de cet univers fabuleux.

L'intrigue est très bien orchestrée et même en connaissant par coeur son dénouement, je me suis surprise à noter des indices ou des éléments de détails que je n'avais jamais vus, malgré mes nombreuses lectures de la série.

Inutile d'en faire des tartines. Tout a été dit ou presque sur Harry Potter. Alors je termine juste ce billet en évoquant une nouvelle fois le plaisir que j'éprouve à me plonger dans ces pages et à retrouver cet univers à la fois inquiétant et rassurant qui a fait de Harry Potter la série à succès qu'elle est. J'ai hâte de poursuivre la suite de la série et d'en parler au fur et à mesure avec mes co-lectrices ! (parce que c'est ça aussi la magie de Harry Potter : pouvoir en parler des heures avec plein de lecteurs différents, aux sensibilités diverses).

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22 janvier 2017

Harry Potter à l'école des sorciers, J.K. Rowling

imageHarry Potter à l'école des sorciers est le premier tome de la célèbre saga de l'anglaise J.K. Rowling, paru en 1997 au Royaume-Uni, avant de paraître en France  chez Gallimard  en 1998.

Harry est un orphelin maigrichon élevé sans amour par son oncle et sa tante. Le jour de ses onze ans, le garçonnet apprend qu'il est en réalité un sorcier et que lorsqu'il était nourrisson, il a réduit à néant le plus grand sorcier de tous les temps. Dès lors s'ouvre pour lui une nouvelle vie à Poudlard, l'école de sorcellerie dans laquelle il est admis, une vie remplie de magie, d'amitié mais aussi de danger. Car le Mal rôde toujours... 

J'ai hésité à chroniquer cette relecture, mais comme je me suis engagée à chroniquer chacune de mes lectures, j'ai décidé de faire un rapide billet. En grande fan d'Harry Potter (souvenez-nous à quel point j'avais été enthousiaste lors de ma visite des Studios Harry Potter à Londres). Je me suis lancée dans une relecture de la saga - à raison d'un tome par mois durant sept mois - avec ma soeur d'abord puis avec deux copines aussi, qui ont souhaité se greffer à ce chouette projet de lecture commune. Donc préparez-vous à voir des Harry Potter se glisser parmi mes autres lectures dans les mois à venir...

Me replonger dans Harry Potter, c'est me glisser avec plaisir dans un univers des plus doudous, synonyme d'enfance (j'ai découvert la série lors de sa sortie en France, alors que j'étais à peine plus âgée que les personnages principaux) et porteur d'imaginaire.

Je ne m'épancherai pas ici sur les nombreuses qualités de la série (cet article serait trop long) mais je voulais juste insister sur sa finesse psychologique - d'autant plus perceptible avec mon regard d'adulte -  sur les nombreuses thématiques qu'elle aborde (le deuil, la mort, la solitude, le rejet, l'amitié, la fin de l'enfance, etc.) et sur son aspect universel. Quel plaisir de retourner dans ces pages, quel plaisir de retrouver cet univers et de me lancer dans lecture commune ! J'ai hâte de me plonger dans le deuxième tome.

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12 septembre 2016

Harry Potter and the Cursed Child, J.K. Rowling, Jack Thorne et John Tiffany

harry-potter-and-the-cursed-child-678x1024Harry Potter and the Cursed Child est le texte de la pièce de théâtre éponyme jouée pour la première fois le 31 juillet 2016 à Londres. Co-écrit par l'auteure des aventures de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, Jack Thorne et le metteur en scène John Tiffany, ce huitième volet des aventures du célèbre petit sorcier est sorti le jour de la première londonienne en anglais et paraîtra en français chez Gallimard le 14 octobre 2016. 

Londres, dix-neuf ans après la bataille de Poudlard. Harry, trente-sept ans, désormais employé au Ministère de la Magie, est marié à Ginny et père de trois enfants, James, Lily et Albus. La rentrée d'Albus à Poudlard est rude et le garçon peine à trouver sa place en étant le fils du célèbre Harry Potter. Sa plus grande crainte se réalise - être admis à Serpentard après la cérémonie du Choixpeau magique - et Albus ne parvient pas à s'intégrer aux autres élèves. Son amitié avec Scorpius, le fils de Draco Malefoy, ne l'aide pas à se sociabiliser, et les deux garçons traversent leur scolarité en vase clos. A l'aube de leur cinquième année, et après une énième impression de décevoir constamment son entourage, Albus décide d'agir. Il entraîne Scropius avec lui dans une idée rocambolesque mais dont il ne perçoit pas les conséquences.

Entre Harry et moi, c'est une grande histoire d'amour. Une très grande histoire d'amour même. J'avais consacré mon mémoire de Master 1 de littérature à l'analyse de la peur dans l'oeuvre en examinant son traitement cinématographique et littéraire. Avant ça, j'étais déjà accro à cette série. Après cette année d'étude sur l'oeuvre, je sais que Harry Potter est inscrit en moi et fait partie de mon histoire. J'ai même frôlé l'hystérie en allant visiter les studios de tournage à Londres il y a quatre ans (et je pèse mes mots : je n'avais quasi pas dormi de la nuit tant j'étais excitée par cette journée...)

Bref, ça c'était un petit préambule pour vous mettre en situation. Vous comprendrez donc que j'attendais avec impatience de découvrir de nouvelles aventures de Harry, Ron et Hermione, histoire de prolonger les heures de lecture délicieuses de mon adolescence. Et si cette rencontre fut belle, elle fut néanmoins teintée de points négatifs à mentionner.

J'ai en effet adoré retrouver ces personnages qui m'ont accompagnée durant tant d'années, dont j'ai tant parlé, sur lesquels j'ai échafaudé tant de théories. J'ai adoré découvrir ce que J.K. Rowling avait esquissé pour leur avenir, même si moi aussi j'avais fait quelques plans dans ma tête à la fin du dernier tome. Mais ce huitième tome pèche tout simplement parce que ce n'est pas J.K. Rowling qui est derrière. Et cela change tout. Non que je sois une puriste de la romancière mais elle a réussi à créer des personnages qui ont bouleversé le paysage de l'édition jeunesse et accompagné des générations de lecteurs et il fallait posséder un sacré talent pour prendre sa suite. Ce n'est malheureusement pas le cas ici. Première déception, et non des moindres : les personnages que nous retrouvons dans ce huitième tome ne sont que de pâles copies des personnages originaux. Leur psychologie semble esquissée très rapidement et j'ai même peiné à retrouver Harry sous les traits de ce quadra impulsif, colérique et optu. Le trio Harry-Ron-Hermione est inexistant, même lorsqu'ils se retrouvent et leur alchimie passée semble révolue, malgré les liens qui les liens (Ron et Hermione étant mariés). La nouvelle génération ne bénéficie pas d'un meilleur traitement. Résultat : il est bien difficile de ressentir une quelconque émotion pour Albus, Scorpius ou les autres.

Deuxième déception et non des moindres, la plume. Ce n'est pas J.K. Rowling qui signe cette oeuvre et cela s'en ressent énormément. Le style est plat, sans relief, l'humour souvent lourd et les répétitions nombreuses. La forme théâtrale était très intéressante et aurait pu donner lieu à une salve de dialogues truculents mais ce n'est pas le cas. Et c'est dommage, car c'est un des points forts de J.K. Rowling.

Il n'en reste pas moins que j'ai apprécié cette lecture parce que je peine à être objective. J'ai aimé sa forme théâtrale, fondamentalement différente des précédents opus de la série. Les décors et l'univers ayant déjà été bien campés, il est aisé de se glisser dans cette nouvelle intrigue et d'en suivre les bouleversements. J'ai même apprécié le rythme rapide dû au genre et j'ai souvent imaginé comment je mettrai en scène certains passages et l'effet qu'ils auraient sur le spectateur. Je dois avouer que la forme m'a réellement plu et que j'ai aimé imaginer l'univers de J.K. Rowling transposé sur une scène de théâtre.

L'intrigue est pour sa part bien ficelée, dynamique, avec de nombreux retournements de situation, même si elle est brève en comparaison des précédents tomes. La narration n'est pas linéaire et alterne passé et présent, pour faire parfois des bonds en avant pour mieux revenir et c'est intéressant.

Bref, difficile d'en dire plus sans trop en dire pour ceux qui souhaiteraient le lire. En définitive, je crois que c'est ma nostalgie des incroyables heures de lecture de ma jeunesse qui m'a fait apprécier ce huitième tome, car les bémols sont nombreux. Mais je crois que découvrir une nouvelle aventure de Harry, Ron et Hermione l'a emporté et j'ai apprécié malgré tout ces pages.

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