Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

14 juin 2012

Patty Diphusa, la Vénus des lavabos, Pedro Almodóvar

Patty Diphusa - La Vénus des lavabos AlmodovarPatty Diphusa est un recueil de textes d'Almodóvar publiés dans des revues espagnoles entre 1985 et 1989. 

Ce recueil s'ouvre sur le personnage de Patty Diphusa, star du porno inventée par Almodóvar qui s'épanche sur ses déboires sexuels et sentimentaux, sur fond d'un Madrid enfiévré.

J'adore Almodóvar en tant que réalisateur. La découverte de ce livre, (présenté comme un roman, cherchez l'erreur !) a été une très bonne surprise. L'éditeur et la préface nous promettent une sorte de quintessence du réalisateur. Fabuleux...
Quelle déconvenue ! Pour ma part - et pourtant je ne fais pas ma mijaurée - je n'ai trouvé que mauvais goût et vulgarité dans ce recueil. Le personnage de Patty Diphusa sonne creux et donne à voir à ses lecteurs sa vie de débauche madrilène dans toute sa splendeur. Ça aurait pu être érotique, avoir quelque chose qui aurait pu être séduisant, mais non. C'est plat, vulgaire et parfois franchement glauque. Viols et parties fines se succèdent à un rythme endiablé, et la pauvre Patty semble confondre son métier et son amour de la chair.
La parution périodique offre un rendu décousu qui manque singulièrement d'unité. Visiblement, le recueil est scindé en trois parties (le récit de Patty Diphusa n'étant que la première), mais je ne saurais vous dire : ce petit livre de 160 pages m'est tombé des mains à peine arrivé à la page 80...
C'est bien dommage ! Je reste sur mon admiration d'Almodóvar en tant que réalisateur et tente d'oublier cette rencontre littéraire fort déplaisante...


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20 avril 2010

Le mystère de la maison Aranda, Jeronimo Tristante

couv71970536Je viens de terminer Le mystère de la maison Aranda, bien heureuse de découvrir ce roman policier dont j'avais entendu parler il y a quelques temps.

Madrid, 1877. Victor Ros vient d'être promu sous-inspecteur. Pour cet ancien voleur à la tire, cette promotion est le résultat d'un dur labeur. Mais au moment où il rentre dans sa nouvelle fonction, deux affaires attirent son attention : des prostituées se font assassiner d'un coup de poignard dans le ventre, tandis que dans le même temps une jeune femme agresse son mari en pleine nuit, après avoir lu un passage de La Divine Comédie...

Très enthousiaste à l'idée de commencer cette lecture, mon entrain s'est affaibli au fur et à mesure de celle-ci... Le rythme de l'intrigue est très lent (une centaine de pages pour que l'histoire se mette en place), les personnages sont peu consistants et une abondance de dialogues parfois stériles et redondants parsèment le texte. Bref, un enthousiasme de plus en plus mou de mon côté, mais j'ai néanmoins poursuivi ma lecture.
Sauf que... Sauf que l'évocation des meurtres des prostituées , qui survient très tôt dans le roman, m'a bien évidemment fait penser à Jack l'Éventreur, transposant le drame à Madrid. Cet aspect de l'intrigue m'a fortement déplu, me faisant suspecter l'auteur de manquer d'imagination...
Et l'allusion à l'œuvre de Dante m'a complètement refroidie. Toute l'intrigue repose sur la question de la prétendue malédiction de la maison où la jeune femme agresse son mari, et le lien avec le livre démoniaque qu'elle lisait : La Divine Comédie. Depuis quelques années, une malédiction semble frapper les habitants de la maison Aranda et pousser les épouses à poignarder leurs maris. Et à chaque fois, l'œuvre de Dante se trouve à leurs côtés, sur la scène du crime. J'ai vraiment eu beaucoup de mal à adhérer au raisonnement de l'auteur et n'ai jamais été entraînée dans le côté fantastique dont il a teinté son roman.
L'intrigue est simple, trop simple pour un lecteur averti de romans policiers, les révélations sont courues d'avance et les personnages ont une psychologie développée a minima. Le duo que forme Victor Ros avec son collègue ressemble à une pâle copie de Sherlock et Watson, appliquant avec soin la méthode développée par Doyle :  observation et déduction.
Bref, après un dénouement ô combien prévisible, j'ai refermé ce roman en me disant qu'outre le voyage dans le Madrid de la fin du XIXe, il ne m'avait pas beaucoup apporté... Dommage ! C'est vraiment rare que je ne n'accroche pas avec un "Grand détective" de 10/18...
Je remercie néanmoins  
47286893 et la collection 10/18 pour ce roman reçu dans le cadre d'un partenariat.

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