Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




31 janvier 2019

Un prof heureux peut changer le monde, Thich Nhat Hanh et Katerine Weare

Un prof heureux peut changer le mondeUn prof heureux peut changer le monde est un essai coécrit par le moine bouddhiste vietnamien Thich Nhat Hanh et l'universitaire britannique Katherine Weare. Il est paru en mai 2018 aux éditions Belfond.

Dans cet essai préfacé par Jon Kabat-Zinn - élève de Thich et professeur de médecine qui promeut la pleine conscience pour réduire le stress - les deux auteurs nous présentent huit pratiques de pleine conscience à mettre en place en classe :

1/La respiration : entrer en contact avec sa respiration, et respirer en pleine conscience dans la vie quotidienne.

2/La cloche de pleine conscience : pourquoi sonner la cloche, l'inviter et comment l'écouter avec ses élèves.

3/ S'assoir : s'assoir comme une montagne et trouver la meilleure position assise.

4/ Marcher : marcher pour juste marcher, et marcher en pleine conscience en cercle.

5/ Le corps : corps et esprit réunis, les dix mouvements de la pleine conscience, la relaxation profonde, s'allonger dans la classe. 

6/ Manger : manger en pleine conscience, le cosmos dans une carotte, la méditation de la mandarine, faire un repas en pleine conscience.

7/ Prendre soin de nos émotions  : ni boue ni lotus, utiliser la respiration pour entrer en contact avec ses émotions, l'arbre sous la tempête, la méditation des cailloux.

8/ Être ensemble : l'écoute profonde et la parole aimante, partage en cercle, le nouveau départ. 

A travers ces pratiques, expliquées, détaillées, et en toute laïcité, Thich nous transmet l'essence même de la pratique de la pleine conscience, pratique centrale du Village des Pruniers, qu'il a fondé en 1982 en Dordogne après son exil du Vietnam, son pays d'origine, alors qu'il militait pour la paix. Les principes sont clairs, les pratiques expliquées et adaptées selon le public, et la pédagogie bien amenée. 
J'ai adoré parcourir ce livre, prendre des notes, réfléchir à ma propre pratique. Avoir envie de pratiquer plus, bref, j'ai adoré !  Adeptes de la méditation ou non, enseignant ou non (même si le livre est clairement adapté pour le milieu scolaire !), vous trouverez dans cet essai une foule de pistes et de réflexions pour mettre en place un temps de pleine conscience. 
Pour ma part, après avoir dévoré le livre, et après de nombreuses années de pratique personnelle seule ou avec des enseignants, j'ai mis en place un atelier bien-être dans mon lycée, durant lequel je propose à mes élèves un temps d'échange thématique et une pratique de méditation. Et le retour est vraiment positif ! A tel point qu'avec les infirmiers et les CPE, nous allons mettre en place un atelier hebdomadaire de gestion du stress au retour des vacances de Pâques, pour préparer à la période des examens. 
Bref, ce livre a été la petite goutte d'eau dont j'avais besoin pour me lancer dans le cadre éducatif. Un incontournable pour enseigner aujourd'hui et rendre plus serein le climat scolaire. Une parfaite lecture pour clore le Challenge Feel Good, partagée avec Myrtille 
et Amélie. Je rédigerai un autre billet de clôture du challenge en début de soirée. 

Jour 31 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge ! 

       

 

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18 janvier 2019

Inspiration du jour : découvrir la méditation

Bonjour à tous,

Je vous en avais déjà parlé dans mon post sur mes rituels bien-être, mais la méditation fait vraiment partie de ma vie au quotidien depuis plusieurs années. Elle me permet à la fois de me détendre, me recentrer, m'apaiser, trouver des réponses et faire taire mon agitation intérieure. Les expériences menées sur Matthieu Ricard ont permis de prouver scientifiquement les bienfaits de la méditation et aujourd'hui, il est simple de se lancer tout seul, de chez soi, même si une pratique de groupe est vraiment conseillée.

La méditation est une pratique spirituelle qui entraîne l'esprit à ne pas s'attacher aux pensées qui l'occupent, à les laisser filer, à lâcher prise. Quand j'ai commencé la méditation, le maître tibétain qui nous l'enseignait nous avait dit que dans les premiers temps, le méditant parvient à ne pas suivre ses pensées durant une seconde seulement, avant souvent d'être entraîné par elles. Il doit alors se recentrer et réessayer pour parvenir à tenir deux secondes, puis trois, etc. L'image du méditant qui s'installe et réussit la première fois à méditer durant une heure est donc bien loin de cette réalité. Et l'air de rien, ça fait du bien de le savoir et de se sentir humble face à sa pratique. 

Aujourd'hui, je voulais vous donner quelques conseils pour méditer mais aussi vous conseiller quelques outils qui m'ont aidée ou qui m'aident encore dans ma pratique.

 

Meditation

 

***

Pour commencer, pour méditer il faut que vous choisissiez un endroit calme, où vous ne serez ni interrompu ni dérangé.   
Mettez une tenue confortable afin qu'aucun de vos vêtements ne contraigne votre corps.    
La méditation ne requiert aucun matériel. Ne succombez donc pas à l'appel de la surconsommation que l'industrie du bien-être va essayer de vous vendre. On imagine souvent les méditants en posture de lotus, les jambes croisées et les doigts joints sur les genoux, les yeux clos. Sortez cette image de votre tête ! Vous pouvez tout aussi bien méditer assis sur une chaise, allongé sur un tapis ou encore assis sur un coussin au sol, à vous de choisir une position confortable qui ne nécessite aucun effort de votre part (de mon côté j'apprécie aujourd'hui de méditer sur mon zafu, mon coussin de méditation, mais j'ai fait sans pendant longtemps).   
Vous pouvez fermer les yeux ou non (il existe plusieurs écoles sur la question). Si vous les fermez, attention à ne pas vous assoupir avec la détente du corps ; si vous souhaitez les garder ouverts, fixez un point au sol devant vous dans le prolongement de votre nez, ce qui vous permettra d'avoir les yeux baissés et de ne pas être distraits par votre environnement. Certaines méditations se font en regardant un support, comme une bougie, d'autres non. A vous de voir ce qui vous inspire.   

Pour vous guider dans votre méditation, je vous conseille deux applications, qui m'ont été utiles et que j'utilise encore, et qui existent toutes deux en version gratuite ou payante : Petit Bambou et Insight Timer. J'ai été abonnée deux ans à Petit Bambou et aujourd'hui j'utilise plutôt Insight Timer, mais les deux applis sont intéressantes.

F

Petit Bambou

Les plus :

*une appli ergonomique, très visuelle

*les vidéos qui mettent en scène les enseignements

*le classement des méditations (temps, émotions, lâcher-prise, etc.)

*8 séances gratuites

Les moins :

*limitant en version gratuite

*un catalogue pas assez développé sur chaque thème

EA 

Insight Timer

Les plus : 

*10 000 méditations gratuites, en anglais ou français (entre autres !)

* un programme gratuit sur sept jours pour apprendre à méditer

*un timer avec des sons de bols tibétains et des musiques d'ambiance pour pratiquer seul

Les moins :

*une appli un peu moins intuitive

*un catalogue énorme, pas classé

*une majorité de méditations en anglais

 

Voilà mes quelques conseils pour débuter la méditation. J'espère qu'ils vous seront utiles et que vous trouverez l'apaisement et la sérénité que j'ai gagnés en la pratiquant.

Belle soirée à tous.

 

 

Jour 18 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

       

 

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13 avril 2017

Bye Bye Bollywood, Hélène Couturier

Bye Bye Bollywood, Hélène CouturierBye Bye Bollywood est un roman d'Hélène Couturier qui paraît aujourd'hui aux Editions Syros.

Nina a quinze ans, un père qui vit en Irlande, une mère branchée yoga et une petite soeur de neuf ans agaçante dans son genre. Tout bascule le jour où sa mère décide de partir quinze jours dans un ashram en Inde avec ses deux filles. Quinze jours de vacances qui riment avec pénitence pour l'adolescente : pas de réseau, des menus végétariens, du yoga et de la méditation tous les jours, bref un enfer ! Mais l'Inde va réserver des surprises à Nina et faire vaciller ses certitudes. 

Vous connaissez sûrement mon goût pour l'Inde (avec Hilde nous avons organisé pendant plusieurs années des challenges autour de la littérature indienne), vous connaissez peut-être un peu moins mon goût pour le yoga et la méditation (bien que je l'ai esquissé à demi-mot dans ce billet). Mais vous l'aurez compris : ce roman jeunesse était fait pour moi !

Et j'ai dévoré ces pages en y prenant beaucoup de plaisir. Hélène Couturier réussit le tour de force d'une narration à la première personne par un personnage adolescent sans que celle-ci ne soit trop vulgaire ni édulcorée. Nina a quinze ans, Nina ne pense qu'à ses copines et sa vie sociale via Facebook et WhatsApp, Nina se fiche complètement des aspirations de sérénité de sa mère et Nina est la narratrice du roman. Du coup, l'humour est au rendez-vous de cette intrigue qui se moque gentiment de la verve yoga/bouddhisme/méditation qui envahit l'Occident et fait d'une retraite dans un ashram le dernier endroit branché. Pour la jeune fille, rien ne vaut la farniente dans un hôtel-club all inclusive à siroter des sodas toute la journée au bord d'une piscine.

Mais c'est en Inde que Nina se rend. Et le pays ne va pas la laisser indifférente. Et si la pauvreté l'assaille dès l'atterrissage, c'est surtout à la condition féminine que Nina va s'intéresser, en rencontrant notamment Sampat Pal Devi, la militante indienne qui lutte contre la corruption et défend les droits des femmes dans un pays où  les lois qui les protègent sont souvent négligées.

La culture indienne est abordée sans aucune lourdeur et permet une incursion en douceur dans cet Orient qui fait tant rêver l'Occident. Cuisine, culture, codes vestimentaires, coutumes, Hélène Couturier balaie un large spectre pour permettre à son jeune lectorat de s'imprégner du contexte de son intrigue.

Bye Bye Bollywood est un excellent roman jeunesse qui, sous couvert d'une couverture rigolote, d'une narratrice un brin en colère et auto-centrée (mais qui ne l'est pas à cet âge ?), aborde des thématiques très intéressantes. La relation mère-fille, les relations entre soeurs, les premiers émois et le conformisme adolescents sont ainsi traités avec finesse dans ces 200 pages. Un grand merci à LP Langage&Projets et aux éditions Syros pour la découverte de ce roman pétillant.

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12 avril 2017

Chroniques de Jérusalem, Guy Delisle

Chroniques de Jerusalem, Guy DelisleChroniques de Jérusalem est un album autobiographique du québécois Guy Delisle paru en 2011 chez Delcourt et qui a reçu le Fauve d'Or d'Angoulême en 2012. 

En 2008, Guy Delisle et sa famille s'installent pour un an à Jérusalem, dans les locaux de Médecins sans Frontières, organisation pour laquelle sa femme travaille. Durant cette année en Israël, l'auteur de BD va mener de front ses projets professionnels tout en s'occupant de ses deux enfants. 

J'avais découvert le travail de Guy Delisle avec ses Chroniques Birmanes il y a quelques temps, et ayant adoré ce premier titre, je me suis mise en quête de ses autres albums pour prolonger le plaisir.

Inutile de présenter cet auteur de roman graphique et son travail autour de ses tranches de vie à travers le monde. Chroniques de Jérusalem est encore une fois un album d'une richesse incroyable, un album qui se savoure autant qu'il interpelle. Guy Delisle y relate son expérience d'un an à Jérusalem et son quotidien, sans fioriture ni mise en scène. Il raconte en toute humilité ses déboires parfois risibles, parfois non, ses chocs culturels, ses lacunes sur le pays dans lequel il est, ses rencontres aussi. Il se fait porteur d'histoire, de son histoire, à Jérusalem en 2008. Témoin de l'intérieur de la guerre de Gaza, il rend compte de ce qu'il voit, de ce qu'on lui relate, de ce qu'il constate. 

Comme dans ses Chroniques Birmanes, Guy Delisle livre ici un journal de l'intime, une sorte de carnet de bord de cette année en Israël, entre belles découvertes et dure réalité. Le trait est incisif, minimaliste, les tons sépia assez contrastés. On sourit, on réfléchit, on comprend. Bref, encore un album à ne pas manquer.

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Noukette !

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18 janvier 2017

Siddhartha, Herman Hesse

Siddhartha, Herman HesseSiddhartha est un roman philosophique de l'écrivain, peintre et essayiste allemand Herman Hesse -Prix Nobel de littérature en 1946 - paru en 1922 en langue allemande avant d'être traduit en 1975 en français.

Siddhartha, fils de brahmane, suit l'enseignement propre à sa caste. Mais un jour, cela ne lui suffit plus. Il quitte donc sa famille et son village pour poursuivre son chemin spirituel. Celui-ci débutera en compagnie de Samanas - moines errants vivant dans l'ascèse - avant de se poursuivre seul, à travers l'Inde. En chemin, Siddhartha croisera le Bouddha Gautama, et sa discussion avec celui-ci lui permettra de poursuivre sa route vers l'Eveil. Et c'est en se détachant de ses désirs et en expérimentant lui-même la sagesse que Siddhartha, loin des enseignements d'une quelconque doctrine, réalisera sa quête spirituelle.

Ce court roman m'a été prêté il y a quelques années et - honte à moi - je ne l'avais pas encore lu. Dans ma grande résolution de rendre les livres empruntés, je me suis plongée dedans cette semaine et c'est avec un plaisir certain que j'ai suivi le personnage de Siddhartha dans son chemin spirituel.

Construit comme un conte, l'intrigue se déroule en Inde, à l'époque du premier Bouddha - Siddhārtha Gautama dit Shakyamuni - et si le héros en porte le prénom, il n'est qu'un personnage fictif qui avance seul sur le chemin de l'Eveil, à l'écart de toute doctrine religieuse. A travers ses différentes expériences -la luxure, l'orgueil, la cupidité, l'envie, etc. - Siddhartha progresse peu à peu dans sa quête initiatique et c'est en méditant et contemplant le monde qu'il parvient à une meilleure connaissance de lui-même.

Très beau texte accessible et poétique, Siddhartha est un moyen intéressant de se pencher sur quelques notions de bouddhisme ou tout simplement réfléchir au monde qui nous entoure. Merci beaucoup Vanessa pour ce prêt de quatre ans. Tu avais raison en pensant que ce texte allait me plaire...

"Je consens volontiers que la Sagesse d'un homme ait toujours aux yeux de certains autres un petit air de folie." (p. 153)

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09 janvier 2017

Le restaurant de l'amour retrouvé, Ito Ogawa

Le restaurant de l'amour retrouvéLe restaurant de l'amour retrouvé est le premier roman de la japonaise Ito Ogawa paru en 2013 aux éditions Philippe Piquier.

Rinco rentre un jour chez elle et trouve son appartement vide. Son petit ami est parti, emportant toutes leurs affaires. La discrète jeune femme, devenue muette suite à ce traumatisme, retourne vivre chez sa mère - personnage fantasque s'il en est - dans le petit village de son enfance. Là, elle y ouvre un tout petit restaurant, qu'elle gère seule et qui propose un service unique : préparer un repas spécial pour chaque client, un repas réfléchi et pensé selon les envies et les besoins du convive. Par sa patience et son amour de la cuisine, Rinco réussit à rendre les gens heureux. Et c'est en s'occupant des autres qu'elle parvient peu à peu à panser ses blessures.

Cela faisait bien longtemps que je tournais autour de ce roman au titre alléchant et au sujet ô combien tentateur. Et j'ai bien fait de succomber (deux titres du catalogue Piquier en quelques jours, je reviens décidément à mes premières amours !).

Le restaurant de l'amour retrouvé est un petit bijou autour de la notion du partage et du don, au rythme lent et aux phrases poétiques. L'intrigue est centrée sur le personnage de Rinco, la narratrice de l'histoire, et embrasse son tempérament serein et méditatif. La cuisine comme résilience pour Rinco prend une toute autre dimension. Chaque repas est appréhendé telle une offrande et la jeune héroïne prend tout son temps pour servir les mets les plus adaptés à ses hôtes. De la soupe légère pour deux futurs amoureux au repas pour enfant pour un vieil homme sénile en passant par un tour du monde gastronomique, chaque page rend hommage à la cuisine et ses saveurs, suivant le rythme lent des saisons et de leurs produits.

La nature est très présente, comme souvent dans la littérature japonaise, et offre de très beaux moments contemplatifs. Les saisons passent, Rinco adapte ses repas aux productions locales. La vie est simple, rythmée par le restaurant et le cochon de sa mère dont elle doit s'occuper. Et Rinco se répare petit à petit. Un magnifique roman à savourer sans hésiter un instant et qu'on referme à regret.

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08 janvier 2017

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

Il y a des chances qu'avec un tel titre, je titille votre curiosité... Point de littérature pornographique ou de bluettes non assumées ici (elles, je les assume largement, hein Jerome ?), mais plutôt des livres que je lis en parallèle de mes fictions et dont je ne parle pas sur ce blog et très peu dans la vraie vie.

A l'instar du dark web, j'ai une dark PAL. Une PAL de livres qui m'aident sur mon chemin personnel, me nourrissent, me donnent matière à réfléchir et me font grandir. Je les lis en même temps que les fictions que je vous présente ici, à la différence près qu'il s'agit de lectures documentaires et tout ce que ça implique (prise de notes, etc.) Je ne trouve pas pertinent d'en parler ici, peut-être par pudeur ou parce que je peinerais à mettre des mots dessus, allez savoir.

J'ai hésité à publier ce billet mais comme certains de mes proches souhaitaient connaître les lectures qui me guidaient ces derniers temps, j'ai décidé de le faire.

Les voici donc en photo.

J'ai prêté La santé parfaite de Deepak Chopra, véritable bible sur l'Ayurveda (médecine traditionnelle indienne à laquelle je m'intéresse sérieusement depuis trois ans) et j'ai également beaucoup de livres numériques dans mon Kindle qui n'apparaissent pas sur la photo : Le pouvoir du moment présent d'Eckhart Tolle, Le secret de Rhonda Byrne, Le hasard n'existe pas de Karl Otto Schmidt, L'âme du monde de Frédéric Lenoir, La magie du rangement de Marie Kondo, J'arrête de râler de Christine Lewicki, L'infinie puissance du coeur de Baptist de Pape, Le pouvoir de l'intention de Wayne W. Dyer et La prophétie des Andes de James Redfield.

J'espère que ceux qui souhaitaient en savoir plus sont satisfaits. Quant aux autres, retour à la normale demain avec un billet de lecture d'un très beau roman japonais.

Tous ces livres dont je ne parlerai pas ici...

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22 décembre 2016

Le chat à l'orchidée, Kwong Kuen-Shan

Le chat à l'orchidéeLe chat à l'orchidée est un album de l'illustratrice chinoise Kwong Kuen Shan paru en octobre 2015 aux éditions de l'Archipel.

C'est un véritable voyage dans la culture chinoise, au côté de chats que propose ce petit album. A chaque double page, une aquarelle très poétique et épurée et une citation issue de la culture chinoise. Calme et sérénité enveloppent ces pages où le chat règne, en maître silencieux et inspirant, accompagné de fleurs.

J'ai beaucoup aimé cette promenade méditative et poétique en compagnie d'un animal cher à mon coeur et dans un pays que j'ai aimé découvrir. Ce qui me rappelle que j'ai Le chat zen de cette même auteure à découvrir, offert par quelqu'un qui a compris très vite mon amour des chats, il y a de cela deux ans...

Un grand merci à Ines de Langage&Projets et aux Editions de l'Archipel pour cet album.

Le chat à l'orchidée 1

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06 novembre 2016

Un bruit étrange et beau, Zep

Un bruit étrange et beau ZepUn bruit étrange et beau est le dernier album de Zep paru en octobre chez Rue de Sèvres.

William vit reclus dans un monastère de l'ordre des Chartreux depuis vingt-cinq ans. Le silence est son quotidien, la prière son refuge. Mais lorsqu'un héritage l'oblige à quitter sa retraite pour se rendre à Paris, c'est sa vie qui est bouleversée. Car la capitale bruyante et pleine de vie le contraint à s'interroger sur son quotidien, et surtout, son passé. La vie à laquelle il a renoncé. Sa rencontre avec Méry, une jeune femme condamnée par une maladie vasculaire, va ébranler ses certitudes.

Le père de Titeuf signe ici un album des plus intéressants, tant graphiquement que scénaristiquement. Son intrigue simple - celle d'un homme contraint d'abandonner le silence et la solitude qu'il a choisis comme vie - offre une belle réflexion sur la vie en général, et son sens en particulier. Le personnage de William, bien ancré dans son quotidien de Chartreux, remet ses choix en cause par le biais d'une rencontre, celle de Méry, vivante et vibrante mais condamnée à court terme. Les deux personnages échangent sur leurs conceptions personnelles le temps d'un voyage en train qui va le bouleverser.

Graphiquement parlant, cet album est une petite merveille où la bichromie domine. Les doubles pages alternent sépia et couleurs froides (bleu, vert) dans un jeu d'ombres et de blancs qui fait sens. Les dessins sont soignés, les traits des personnages particulièrement léchés et l'ensemble est à la fois contemplatif et apaisant pour l'oeil. Le silence de William est là, dans certaines de ces pages sans dialogue dans lesquelles le personnage se déplace, observateur de cette vie qu'il a abandonnée. C'est beau, c'est rudement beau et très inspirant aussi.

Où réside l'essentiel ? Qu'est-il bon de privilégier ? Pas de réponse, au fil des pages, mais d'autres questions qui surgissent et que Zep nous donne à méditer. Au lecteur de trouver ses réponses, de s'interroger sur sa propre vie, le temps d'une parenthèse de calme avec cet album, loin du tumulte de nos vies actuelles. Un grand merci aux éditions Rue de Sèvres pour la découverte de cet album. 

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08 avril 2015

Chroniques Birmanes, Guy Delisle

Chroniques Birmanes, Guy Delisle

Chroniques Birmanes est un album documentaire de Guy Delisle paru en 2007 chez Delcourt, dans la collection Shampooing.

Guy Delisle suit sa femme, médecin à MSF, en mission au Myanmar durant un an. Une année entière dans ce pays sous dictature, une année de découvertes, de rencontres, d'un quotidien censuré, une année aussi dans l'éducation de leur fils, Louis. Une année particulière pour le dessinateur dont cet album est le récit. 

Impossible d'ignorer Guy Delisle et ses albums autobiographiques. Cela faisait bien longtemps qu'ils me faisaient de l'oeil, mais le déclic s'est produit quand un de mes élèves m'a prêté celui-ci.
Ouvrir Chroniques Birmanes c'est plonger dans le quotidien de Guy Delisle durant un an et découvrir à ses côtés un pays refermé sur lui, victime de son régime.
Guy Delisle se présente sans fard, sans artifice, en conjoint un peu désoeuvré qui découvre seul ce pays tandis que sa femme va de dispensaires en dispensaires pour aider les malades du pays. Il aborde avec humour cette année un peu particulière, sans volonté de parler de ce pays autrement que par son prisme, sa subjectivité, ses expériences. 
C'est donc une expérience de l'intime qui vous attend quand vous ouvrez ces pages, servie par un dessin en noir et blanc aux traits anguleux. Et une fois la dernière page tournée, non seulement vous aurez l'impression de connaître Guy Delisle, mais vous aurez également certainement envie d'en savoir un peu plus sur ce que l'occident appelle la Birmanie. 
Je retiendrai de cet album une foule d'anecdotes drôles - on ne reconnaît jamais l'auteur  s'il n'est pas avec son fils, Louis, mascotte du quartier où ils habitent à Rangoon - ou moins drôles - certains des amis de l'auteur ont eu peur des représailles en étant assimilés à lui et son projet -. Ce qui est sûr, c'est que je ressors transformée par cette lecture qui ne fait que confirmer ce que j'éprouve : rien de tel que de vivre dans un pays pour le découvrir de l'intérieur. Et mon projet de cet été n'est qu'une petite goutte d'eau mais elle s'en rapproche un tantinet... 

D'autres lecteurs de cet album : Canel, EnnaEstellecalim, Mo’ Noukette, Saxaoul, Théoma, Yaneck, Yvan, etc.  

C'était ma BD de la semaine chez Stephie aujourd'hui et ma 65e participation auTop BD de Yaneck (16/20)

  Top BD

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