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10 février 2013

Le Cirque des Rêves, Erin Morgenstern

Le cirque des rêves, Erin MorgensternLe Cirque des Rêves est le premier livre de la romancière et artiste américaine Erin Morgenstern. Publié en 2011, ce roman est rapidement devenu un best-seller en Angleterre et aux États-Unis. En cours de traduction dans vingt-neuf pays, il est paru en octobre 2012 en France, aux éditions Flammarion.

Célia et Marco ne se connaissent pas, mais leurs vies sont liées, liées par une étrange compétition dont leurs mentors détiennent les règles. Les deux jeunes gens, illusionnistes de leur état, vont se rencontrer et s'affronter au Cirque des Rêves. Un cirque itinérant noir et blanc qui sera le théâtre de leurs enchantements... et de leur amour.

Vous avez dû remarquer que cela fait quelques temps que j'étais plongée dans ce roman (je ne vous cache plus mes lectures en cours avec ma rubrique "Je suis plongée dans..." dans la colonne de droite). Et s'il a pu sembler à certains que je m'endormais sur ce roman, il n'en est rien. Avec l'hiver, contrairement à d'autres blogueuses, mon rythme de lecture s'est mis en hibernation. Je ne peux pas vraiment vous dire pourquoi, mais juste que je lis drôlement moins vite qu'en temps normal...
Passons. Ce roman m'a littéralement enchantée, malgré le temps que j'ai mis à le lire. Erin Morgenstern a créé un univers onirique - ce fameux cirque - dans lequel je me suis plongée avec délice. J'ai aimé m'imaginer déambulant dans ses allées sinueuses et labyrinthiques, humer le parfum du feu et des différentes confiseries, découvrir ses différents chapiteaux et me laisser entraîner au gré de mon envie, découvrant les artistes fantastiques mais aussi les mises en scènes fabuleuses de chacune des tentes noires et blanches. J'ai aimé imaginer mon propre cirque à partir des descriptions qu'en fait l'auteure, descriptions soignées et poétiques à souhait.
L'intrigue repose sur l'idée d'un combat entre enchanteurs à travers leurs élèves. Rien d'original en soi mais ce roman possède un petit quelque chose qui fait la différence. Et ce petit quelque chose, c'est ce fameux cirque. 
Et si l'intrigue amoureuse est loin d'être une surprise, elle pimente le déroulé de la compétition. Je me suis perdue, parfois, dans la chronologie non linéaire de l'intrigue, pour mieux m'y retrouver ensuite. C'est confus, parfois brumeux, mais finalement cela ressemble à ce cirque vaporeux et fantasmagorique.
Onirique et envoûtant, Le Cirque des Rêves vous emportera dans son sillage, c'est certain. En tout cas, il ne m'a pas laissée insensible et les descriptions d'Erin Morgenstern me hanteront un certain temps. A quand une adaptation ciné ?
D'autres avis : Alice, Bouchon des Bois, Caroline, Stephie...

« Le cirque arrive sans crier gare. Aucune annonce ne précède sa venue, aucune affiche sur les réverbères, aucune publicité dans les journaux. Il est simplement là, alors que hier il ne l'était pas. » (p.7)

Un grand merci à ma soeurette pour ce cadeau de Noël !

 

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25 novembre 2012

Londres et les Studio Harry Potter : les photos !

Et voilà, comme promis mais avec un léger retard,
les photos de mon périple londonien durant les vacances !

Tout d'abord quelques vues de nos pérégrinations dans la ville...

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 Et les photos que vous attendez tous :   
ma visite aux Studios Harry Potter, à Leavensden.

Pour ceux qui n'ont pas suivi : les studios, ouverts depuis quelques mois,   
ont été agencés avec les décors originaux des films pour permettre au public de les visiter.

En immense fan de la série, il me fallait obligatoirement visiter ces studios.   
Et après une nuit assez courte et un trajet en bus, nous sommes arrivés,    
sous un magnifique soleil.    
Une journée parfait s'offrait à nous...

Je me tais et je laisse la place aux images (et à quelques légendes...)

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L'arrivée aux Studios, sous le soleil londonien...

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La vitrine de la boutique des Studios, qui imite celle de la confiserie Honeydukes.

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La Grande Salle, majestueuse...

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Non, vous ne rêvez pas, j'ai pu réussir cette photo sans visiteur !

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Les maquillages et postiches ainsi qu'une vitrine d'objets phares des films.

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Le bureau de Dumbledore, ma pièce préférée durant les 8 films...

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La Salle des Potions, avec plus de 500 pots remplis de vrais ingrédients...

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Toujours la salle des potions et un pan de mur avec des portraits (800 ont été réalisés pour les films !)

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Les différentes animaux des films et la cabane d'Hagrid.

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La Salle commune de Griffondor et le dortoir des garçons.

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Le Terrier ! (j'adore...)

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Le bureau de Dolores Ombrage au Ministère de la Magie, ainsi que ses tenues.

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Les innombrables papiers, journaux, publicités et dépliants créés pour les films.

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Le Magicobus et le 4 Privet Drive !

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Le Département des effets spéciaux.

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Le loup-garou Fenrir Greyback et une mandragore.

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Le célèbre Chemin de Traverse !

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Les magasins du Chemin de Traverse.

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C'est moi, sur le Chemin de Traverse !

P1050628Le clou de la visite : la maquette du château.

 

Et voici une vidéo du Point, à l'occasion de l'ouverture des Studios.

 

Si je ne vous ai pas alléchés avec tout ça...
Tant pis, j'assume ! Pour prendre vos places (ou en offrir !), c'est par là !

Pour ma part, je me suis régalée et j'ai partagé cette magnifique journée   
avec des personnes chères à mon coeur (= Tosty et ma soeurette, vous aviez compris !)

Quelques conseils si vous souhaitez y aller :

    • Prenez l'audioguide : c'est un Iphone avec des vidéos et beaucoup de contenu additionnel.
    • Regardez les films avant d'y aller, la magie n'en sera que plus grande.
    • Prévoyez de bonnes chaussures : 4h de visite au moins vous attendent.
    • Si vous amenez des enfants, attention aux tentations à la boutique fantastiquement hors de prix...
    • Jouez le jeu et couinez à chaque découverte : même si vous avez passé l'âge, c'est pas grave, personne ne vous regardera bizarrement : vous êtes entouré de fans !
    • Profitez, profitez, profitez !

      Balais HP 

Prochaine étape pour nous : Orlando !

Edit de 20h54 : J'avais complètement oublié de vous mettre quelques photos de mes achats !
Hermux est d'un naturel très curieux...

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Un ensemble théière/tasse/plat à gâteaux très colorés de chez Marks&Spencer,
trois boîtes de thé miniatures très funky ainsi que des cartes de Noël de chez Tesco.

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Le guide Making Of des Studios Harry Potter, qui reprend l'essentiel de la visite,
ainsi que les 2 tomes qui me manquaient en anglais !

Bref, de chouettes souvenirs !

 

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30 mai 2012

Jack L'Eventreur T.1 Les liens du sang, François Debois et Jean-Charles Poupart

Jack L'Eventreur TJack L'Éventreur n'en finit pas d'inspirer la littérature. Ce premier tome qui lui est consacré, intitulé Les liens du Sang, est paru le 16 mai 2012 chez Soleil.

Londres, 1888. Les prostituées du quartier de Whitechapel sont victimes d'un tueur sanguinaire qui les dépèce et les éviscère méthodiquement. Frederick Abberline, chargé de l'enquête, peine à la mener à bien. Son supérieur hiérarchique attend des résultats, tandis que son assistant est chargé de le tenir à l'oeil. Car le passé de Frederick le hante et l'oblige à garder pour lui certains éléments de l'enquête.

S'attaquer à l'histoire de Jack L'Éventreur est à double tranchant. Sa simplicité apparente due à sa notoriété  se mue en effet rapidement en contrainte et cède la place à la difficulté. Comment être original, quand on décide de se pencher sur ce triste fait divers londonien ? Comment se départir de ce qui a déjà été écrit/filmé/dessiné ?
François Debois réussit ce pari en offrant à ce premier tome un scénario non seulement bien construit mais aussi original, qui demeure fidèle aux hypothèses de l'époque. Si la piste du médecin de la Reine est évoquée, évidemment, une autre se dessine au fur et à mesure des pages sans laisser au lecteur le temps de la comprendre. En effet, l'album s'ouvre sur un randonneur solitaire qui trouve refuge dans une cabane abandonnée et tombe sur le squelette de Frederick Abberline, tenant son journal intime. En guise de confession, ce dernier s'ouvre sur ces termes : "Moi, Frederick Abberline... Je suis Jack L'Éventreur." De ce postulat de départ, le lecteur ne sait quoi faire au fil de sa lecture. Le doute est semé, mais les preuves sont absentes. Hormis l'assistant de Frederick qui le soupçonne un temps, la place n'est pas laissée à cette possibilité... pour le moment ! Et le mystère s'épaissit avec les silences du personnage.
Jean-Charles Poupart signe dans ce premier tome des dessins soignés, qui, s'ils ne révolutionnent pas la BD du genre, lui offrent une ambiance singulière au service d'une mise en page saisissante. Le Londres de cette fin du 19e est réaliste et les couleurs sombres utilisées mettent en valeur la saleté et la misère de la ville. Les cadrages, toujours pertinents, offrent à l'intrigue une dimension cinématographique indéniable et un rythme percutant.
Un album alléchant, donc, dont il me tarde de découvrir la suite qui sort en juin. Je tiens à remercier les Éditions  de m'avoir envoyé cet album et permis de le découvrir dès sa sortie.

  Et voici ma 41e participation
à la BD du mercredi de
Mango

 

 Et ma 32e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 16/20)

 Top BD

 

Planche 1 Jack L'EventreurPlanche 2 Jack L'Eventreur

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14 décembre 2011

Les enfants d’Evernight T.1 De l’autre côté de la nuit, Andoryss et Yang

Le premier tome [d]es Enfants d'Evernight, De l'autre côté de la nuit, est paru chez Delcourt en août 2011.

Londres, 1899. Alors que son père veut l'envoyer à l'orphelinat, Camille s'endort agitée et souhaite ne jamais se réveiller. Son voeu est exaucé en partie, puisqu'au matin, elle se réveille dans un monde étrange, un monde de l'autre côté de la nuit, un monde peuplé de rêves et de cauchemars. Un monde dans lequel, en tant qu'humaine, elle n'a pas le droit de rester. Mais sa venue va bouleverser l'ordre des choses et les règles établies depuis longtemps...

Voilà une intrigue attrayante et bien ficelée ! Établir un parallèle avec le monde des songes n'est pas sans rappeler Miyazaki, et l'antropomorphisme mis en scène abonde dans ce sens, mais qu'importe !
Ce premier tome fonctionne comme une scène d'exposition qui amorce une histoire riche, dans cet univers onirique à souhait proche de l'univers des mangas (notamment dans les graphismes).
J'ai passé un bon moment avec cet album, même si les dessins ne m'ont pas particulièrement touchée et que certains plans et découpages m'ont fortement fait penser à un animé japonais voire à un jeu vidéo du type Final Fantasy. Mais je pense que cette série saura séduire un lectorat avide de héros adolescents et d'univers parallèles merveilleux aux dangers multiples.

Je tiens à remercier   logo2   et les éditions Delcourt  pour cet album reçu dans le cadre de l'Opération Masse Critique.

 Et voici ma 31e participation
à la BD du mercredi de
Mango

Logo_BD_du_mercredi_de_Mango_1

 Et ma 22e au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note 15/20)

 

La vidéo de la maison d'édition pour présenter l'album.

 

 

 

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30 novembre 2011

Waterloo Necropolis, Mary Hooper

Waterloo Necropolis, Mary HopperWaterloo Necropolis (Fallen Grace) est un roman paru en France en avril 2011 aux Éditions Les Grandes Personnes. Son auteure, la romancière anglaise Mary Hopper, est très connue en France pour son livre La Messagère de l'au-delà, inspiré d'un fait réel.

Londres, 1861. Grace, seize ans, et sa soeur Lily, dix-sept ans, sont orphelines et survivent difficilement en vendant du cresson aux passants. Grace s'occupe avec beaucoup de dévouement de sa grande soeur, simple d'esprit.
Le jour où, après avoir été accouché d'un enfant mort-né, Grace se rend au cimetière de Brockwood pour y enterrer le corps, elle rencontre Mr et Mrs Unwin, entrepreneurs en pompes funèbres. Et leur vie bascule. Grace devient pleureuse d'enterrement, tandis que sa soeur s'occupe de basses tâches. Mais les Unwin, connus pour leur avarice, n'ont pas fait preuve de charité en engageant les deux soeurs. Ils manigancent derrière leur dos et très vite, Grace s'en rend compte...

Waterloo Necropolis est un roman que je devais lire pour mon travail. Je l'ai ouvert avec plaisir car j'avais passé un excellent moment avec La Messagère de l'au-delà.
Et ce nouvel opus ne m'a pas déçue. Mary Hooper dépeint à merveille le Londres victorien. La pauvreté, la rudesse de la vie et la violence font partie intégrante de l'intrigue. Celle-ci possède une originalité, temporelle, certes, mais aussi quant à son sujet. Le fait que l'héroïne travaille au service d'une entreprise de pompes funèbres peu scrupuleuse permet à l'auteure d'insérer des détails historiques sur l'époque et ses us et faire naître une ambiance à la Dickens (qui apparaît brièvement dans le roman). Pas d'édulcoration de cette époque, bien au contraire : la vie est dure pour les plus pauvres, les vols et viols son monnaie courante, et l'expulsion des maisons délabrées plane au-dessus des miséreux telle une épée de Damoclès.

Pour autant, pas de violence exacerbée ni de détails sordides. Tout est suggéré en finesse. Une peinture sociale et économique très réussie !
L'intrigue avance rapidement et les péripéties sont nombreuses. Le destin des deux jeunes filles suscite dès les premières pages l'intérêt du lecteur et la plume de l'auteure permet à l'empathie d'éclore.

La psychologie de l'héroïne, Grace, est travaillée tout en finesse. La jeune fille possède la psychologie d'un personnage de l'époque et évite l'écueil des anachronismes psychologiques fréquents dans les romans pour la jeunesse ancrés dans le passé (combien de fois a-t-on lu des jeunes filles s'amourachant comme des adolescentes actuelles, au mépris des convenances et des codes de l'époque ?) Lecture pro
Enfin, la question du handicap est soulevée avec le personnage de Lily, tout comme celle des agressions sexuelles. Deux thèmes intemporels qui toucheront des lecteurs adolescents d'aujourd'hui. 

Un roman très plaisant à lire, original et historiquement bien ancré. Une lecture très agréable qui ne laisse présager que du bien de mes prochaines lectures professionnelles !

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08 juin 2011

Le club du suicide, Clément Baloup et Eddie Vaccaro

9782302016033_cgJ'avais aimé le roman de Stevenson. J'ai été curieuse de découvrir son adaptation en BD...

Le prince Florizel s'ennuie. En compagnie du colonel Géraldine, son écuyer, il rencontre un soir un jeune homme ruiné et suicidaire. Celui-ci les convie à une assemblée étrange : le Club du suicide, un lieu où chaque soir, les cartes désignent, parmi l'assemblée réunie, qui sera la victime et qui sera le bourreau. Le prince et son ami décident de faire cesser au plus vite cette entreprise lucrative et de sauver les membres désespérés de ce club.

9782302016033_pgSéduite dès la couverture, je n'ai pas été déçue par cette BD que j'ai dévorée d'une traite ! Clément Baloup et Eddie Vaccaro se sont approprié brillamment ce roman de Stevenson et lui offrent ici une adaptation en BD très réussie. Je suis d'ordinaire assez méfiante quant aux adaptations de romans en BD, mais avec ce titre, j'ai baissé ma garde... Et j'ai eu raison !
Le travail à l'aquarelle d'Eddie Vaccaro offre un rendu désuet très doux, aux ambiances chamarrées, qui colle parfaitement à l'intrigue et au contexte historique, et n'est pas sans me rappeler le travail de Posy Simmonds. Chaque scène semble fonctionner en autonomie grâce à ces univers graphiques proches et pourtant si singuliers.
L'intrigue est très fidèle à celle de Stevenson, et Clément Baloup s'en est emparé en l'enrichissant de certains passages inédits éludés par le roman. Une petite pépite !

Un grand merci aux Éditions Soleil pour ce très bel album. A découvrir également, l'interview des deux auteurs, qui nous permet d'appréhender davantage leur travaille collaboratif sur ce classique. 

Et voici ma quatorzième participation 01-ClubSuicide
à la BD du mercredi de Mango !

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Et ma sixième au Top BD des blogueurs de Yaneck
(note : 17/20) !
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17 avril 2011

Oscar Wilde et le cadavre souriant, Gyles Brandeth

Oscar Wilde et le cadavre souriantOscar Wilde et le cadavre souriant est le troisième roman policier écrit par l'écrivain anglais Gyles Brandeth qui met en scène le célèbre dandy. Intriguée par l'idée de ce mélange des genres, j'ai donc commencé la série par ce troisième tome...

1883. Oscar Wilde, après une tournée florissante aux Etats-Unis, s'installe à Paris pour aiguiser sa notoriété. Grand ami de Sarah Bernhardt, il travaille avec Edmond La Grange sur sa nouvelle mise en scène, une nouvelle adaptation de Hamlet. Mais très vite, des meurtres entâchent la pièce et la réputation de la célèbre famille La Grange... Oscar Wilde mène alors l'enquête.

Si j'ai été intriguée par l'idée de Gyles Brandeth - faire d'un écrivain un détective en mêlant Histoire et fiction - je dois dire que c'est un rendez-vous manqué avec ce roman...
Non seulement l'intrigue traîne en longeur et s'attarde sur des détails biographiques inutiles à la fiction, mais en plus l'enquête en elle-même n'est vraiment pas palpitante et ne ressemble que de très loin à un roman policier.

Le premier cadavre est celui d'un caniche, puis s'ensuit, après une longue période au calme soporifique pour le lecteur, une série de trois meurtres pour le moins précipités et pour lesquels Oscar Wilde va se montrer très clairvoyant.
En pâle copie de Sherlock Holmes (ce qui n'est pas étonnant vu que Gyles Brandeth fait également intervenir Conan Doyle dans son intrigue), Wilde mène une pseudo enquête plutôt ennuyeuse, sur fond d'une nonchalance propre à son personnage d'artiste excentrique.
Une lecture qui m'a laissée complètement de marbre, et m'a même ennuyée sur la fin... Bien entendu, je m'arrête là pour la découverte de cette série !
L'avis de
Sharon qui a raté ce rendez-vous, elle aussi...

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11 janvier 2011

84, Charring Cross Road, Helen Hanff

9782253155751FSVoilà un de mes cadeaux de Noël bien vite dévoré ! J'en avais beaucoup entendu parler, en écho notamment [au]Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates et je voulais savoir ce qu'il en était.

A l'origine de ce recueil de lettres, une histoire vraie. Celle de la New-yorkaise Helen Hanff, auteure de scripts pour la télévision, un peu fauchée, qui contacte Frank Doel, libraire londonien spécialisé dans les livres rares, pour qu'il lui trouve des ouvrages introuvables aux États-Unis
. Nous sommes en 1949. Cette correspondance, à l'origine commerciale, durera pendant plus de vingt ans, et au fil des lettres, les deux passionnés de lecture se livrent peu à peu, en toute pudeur.

Magnifique lecture que ce recueil de lettres ! Si je devais le comparer au roman de Mary Ann Shaffer évoqué plus haut, je dirais que l'émotion particulière ressentie à la lecture de 84, Charring Cross Road est surtout due au fait que tous les faits relatés sont réels.
De l'incroyable correspondance qui naquit entre les deux personnages à l'extrême générosité d'Helen Hanff qui envoie, très rapidement, des colis de nourriture à la petite librairie londonienne pour aider le personnel à surmonter la période de restriction alimentaire due à la guerre, chaque ligne est une sorte d'écrin de souvenirs de cette époque.
J'ai été transportée par cette lecture, la dévorant d'une traite. J'ai souvent eu la larme à l'œil, j'avoue, mais quel bonheur ! Les lettres sont retranscrites telles qu'elles ont été rédigées par leurs auteurs, fautes comprises.
Helen Hanff se livre dans ce recueil et donne à voir sa personnalité à travers une série de lettres à l'humour décalé destinées à  émousser le flegme de son interlocuteur britannique.
La postface et les notes ajoutées à la fin du recueil permettent de lui donner une résonance particulière, une fois la dernière lettre lue.
Bref, vous aurez compris que je ne peux que vous conseiller cette lecture. Et que ceux qui ont trop de lectures en cours ou à venir ne m'argue pas que c'est impossible : vu la longueur de ce petit livre, personne ne peut y couper !

En fouinant sur ce livre et son contexte d'écriture, j'ai appris qu'une adaptation ciné en avait été faite en 1987
, dirigée par David Hugh Jones, avec Anthony Hopkins et Anne Bancroft dans les rôles-titres. En voici une bande-annonce (en V.O. car je n'ai pas pu mettre la main sur une sous-titrée en français...)


 

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26 novembre 2010

L'abîme, Charles Dickens et Wilkie Collins

labimeDécouvert par hasard dans une petite librairie, L'abîme (paru aussi sous le titre Voie sans issue), est un roman écrit à quatre mains, celles de deux amis anglais : Charles Dickens et Wilkie Collins.

Walter Wilding, est un marchand de vin prospère. A la mort de sa mère, il apprend que sa mère n'est pas sa mère biologique et qu'il a vit sous l'identité d'un autre. Très confus, il décide de léguer sa fortune au véritable Walter Wilding. Mais les événements s'enchaînent avant qu'il n'ait le temps de rencontrer celui dont il a pris l'identité...

Difficile de ne pas en dire trop de ce roman très court... L'intrigue de départ est originale et promet un roman intéressant, mais malheureusement, la brièveté du texte ne permet pas de s'immerger complètement dans l'intrigue.
Le roman suit successivement le parcours de deux personnages principaux. Si leur histoire personnelle est digne d'intérêt, le roman ne leur accorde malheureusement pas assez de temps pour l'appréhender véritablement.
Le rythme est rapide et passe d'un lieu à l'autre sans transition, faisant fi d'une quelconque harmonie temporelle. Qu'il est frustrant de passer beaucoup de temps sur des situations parfois anodines et de ne pas s'attarder sur d'autres qui promettaient d'être intéressantes !
Un bon roman néanmoins, qui aurait pu être vraiment une très belle découverte, mais qui me laisse cruelle
44667022_pment sur ma faim et frustrée de tourner la dernière page et quitter des personnages que j'aurais aimé mieux connaître...
Et voilà ma participation annuelle pour le Wilkie Collins Addicts The Challenge  de Cryssilda (ouf ! C'était limite !)

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23 septembre 2010

Le cadavre du métropolitain, Lee Jackson

9782264042323FSTrouvé par hasard sur les étals d'un bouquiniste, Le cadavre du Métropolitain est le premier tome d'une trilogie ayant pour héros l'inspecteur Webb.

Londres, fin XIXe. Une jeune femme est retrouvée étranglée dans  le métro, tout juste inauguré. L'inspecteur Webb est dépêché sur place pour mener l'enquête. Celle-ci va le mener tout droit au foyer d'Holborn pour femmes repenties où logeait la jeune victime...

J'ai lu ce roman très rapidement, sans y trouver une originalité folle. Le Londres de l'époque victorienne est bien décrit, certes, mais il est une toile de fond assez éculée des romans policiers et ne permet pas à ce roman de le faire sortir du lot.
L'intrigue est assez banale, (j'ai même eu peur, un instant, qu'il s'agisse de prostituées étranglées...Merci l'originalité !) et avance bien, mais sans laisser une très grande impression après coup.

Un détail a souvent gêné ma lecture et m'a empêchée de me plonger dans le lieu et l'époque de l'intrigue : le style descriptif de certains passages qui semblent prendre le lecteur à partie :
"Minuit. Laissons Baker Street pour l'instant et allons deux ou trois kilomètres plus loin vers l'est, au vénérable square de Lincoln's Inn Fields. Dans une modeste maison d'une rue secondaire, près de cet ancien enclos, une femme travaille à la lueur d'une lampe." (p.12)

J'ai trouvé ce procédé narratif vraiment grossier, comme si  un marionnettiste nous invitait à venir voir derrière son rideau, nous empêchant de se plonger dans son spectacle...
Bref, une lecture que j'ai trouvée facile, sans réelle surprise, et qui ne me laissera pas de grands souvenirs d'ici quelques temps... Et aucune envie de poursuivre ma découverte de cette trilogie avec l'inspecteur Webb !

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