Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




16 mai 2019

Tout ce que je sais sur l'amour, Dolly Alderton

Tout ce que je sais sur l'amourTout ce que je sais sur l'amour est le premier ouvrage de la journaliste et chroniqueuse britannique Dolly Alderton. Lauréat du National Book Award 2018, il est paru en février 2019 en France chez Mazarine.

Dolly Alderton, bientôt trente ans, aborde avec beaucoup d'humour la question de sa vie sentimentale. Digne héritière de la génération Y, la jeune femme, qui a grandi dans la banlieue londonienne, raconte avec un humour féroce ses déboires amoureux, des balbutiements des tchats sur MSN aux débuts de Facebook en passant par ses rendez-vous ratés, ses colocations diverses et variées et ses soirées dans les pubs. 

Intriguée par le résumé de ce livre, j'ai eu très envie de découvrir cette Bridget Jones réelle, cette anglaise à l'humour ravageur qui fait état de sa vie sentimentale un brin bancale. Et dès le début, Dolly Alderton donne le ton : "Si on ne vit pas ça à l'âge adulte, c'est qu'on a raté sa vie, comme toutes ces profs d'arts plastiques qui sont des "Mlles" au lieu d'être des "Mmes", portent des bijoux ethniques et ont des cheveux tout frisés." Cinglant, un peu grinçant, le livre s'apparente à une chronique sociale d'une génération désenchantée par les relations amoureuses.  
Tout ce que je sais sur l'amour est irrémédiablement teinté de nostalgie, d'une pointe de regrets parfois. Le lecteur décode à travers les nombreux traits d'humour de la journaliste une certaine forme de solitude, comblée par ses amitiés féminines nombreuses. La pression sociale d'être en couple est palpable, au fil des pages, et le fait de ne pas réussir à l'être, vécu comme un échec. Le conformisme social est fort, et Dolly Alderton n'y échappe pas. 
Malgré cet humour ravageur plus profond qu'il n'y parait, les 423 pages de l'ensemble m'ont paru à la longue un peu indigestes. Je me suis lassée, au fil de ma lecture, des aventures de Dolly parfois répétitives. Je remercie néanmoins les éditions Mazarine pour la découverte de ce livre. 

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12 mai 2019

Blanc Mortel, Robert Galbraith

Blanc Mortel Robert GalbraithBlanc Mortel est le quatrième tome de la série Cormoran Strike, série imaginée par J.K. Rowling sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Il est paru le mois dernier aux éditions Grasset. 

Le jour où un jeune homme en apparence déséquilibré sonne à l'agence de détectives de Cormoran Strike, ce dernier a tout lieu de penser que celui-ci affabule. Billy, c'est son nom, dit avoir été témoin du meurtre d'une enfant lorsqu'il était jeune et veut que la vérité soit faite sur cette sombre histoire. Mais avant que Strike ne puisse l'interroger, Billy s'enfuit. Tiraillé, l'enquêteur ne sait quel crédit accorder à ses dires mais par acquit de conscience, commence à effectuer quelques recherches. En parallèle, il se lance avec son associée, Robin, dans l'espionnage politique, alors qu'un Ministre victime de chantage, leur demande de trouver des charges contre son ennemi en infiltrant le Parlement. Les deux enquêtes sont sinueuses et piétinent, d'autant plus que Cormoran souffre désormais d'une certaine notoriété l'empêchant d'agir sur le terrain sans être découvert.

Souvenez-vous : depuis deux mois, je suis plongée dans cette série de mon auteure favorite. Début mars, je découvrais L'appel du coucou, et si le rythme un peu lent me déroutait un peu, je persévérais néanmoins en enchaînant directement avec le deuxième tome, Le Ver à soie, que je dévorais en moins de quinze jours, avant de me plonger littéralement dans le troisième, La Carrière du Mal, dont je sortais haletante, perdue dans l'attente de la sortie de ce quatrième tome en français.  
Autant vous dire que j'attendais ce dernier avec une impatience rare et que sitôt en ma possession, je me suis lancée dans sa lecture avec délectation.  
J.K. Rowling signe ici un tome foncièrement différent des trois premiers. Si la trame demeure la même - une enquête de terrain pourvue de multiples rebondissements - le rythme du roman est plus lent, plus centré également sur ses deux héros, Cormoran et Robin. Le roman avance progressivement au fil des 700 pages, à la fois sur l'intrigue du chantage politique, à la fois sur l'histoire du meurtre de l'enfant mais aussi sur les relations personnelles de Cormoran et de Robin. Cette dernière tente de sauver son mariage, alors que celui-ci n'a qu'un an, tandis que Cormoran s'enlise dans une relation sans lendemain avec une dénommée Lorelei, qui attend beaucoup plus de l'ancien soldat unijambiste.  
R
este que, malgré une intrigue riche et fouillée, des personnages qui gagnent en densité psychologique, j'ai eu plus de mal à apprécier ce tome, me perdant un peu dans ses méandres labyrinthiques. J'ai mis près d'un mois à le lire, m'endormant souvent dessus (ce qui est rare !), captivée pourtant par les circonvolutions de l'enquête et de la vie des deux personnages principaux. Mais il a manqué une petite étincelle, je crois. Le dénouement est encore une fois inattendu et bien pensé, non dénué d'intensité dramatique, et offre à l'ensemble une portée intéressante. Mais j'ai nettement ressenti un intérêt en baisse au milieu de l'intrigue, avant que celle-ci ne s'accélère à nouveau.  
U
n tome que je referme donc avec plaisir, certes, mais pas autant que les trois premiers. J'attendrai quand même avec plaisir la sortie du prochain, que je lirai peut-être en anglais, pour éviter d'avoir à attendre la sortie française. Une série qui reste ma série coup de coeur de l'année, malgré cette petite déception.

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07 avril 2019

La carrière du Mal, Robert Galbraith

La carrière du malLa carrière du Mal est le troisième tome de la série Les Enquêtes de Cormoran Strike écrit par Robert Galbraith, alias J.K. Rowling. Il est paru en 2016 chez Grasset.

L'agence de détective de Cormoran Strike est de plus en plus prospère, grâce aux enquêtes qu'il a menées avec succès avec Robin Ellacot, son assistante devenue progressivement son associée. Mais lorsqu'un matin celle-ci reçoit un colis contenant une jambe de femme accompagnée de paroles de chanson du groupe de rock Blue Öyster Cult, Cormoran prend peur. La chanson fait référence à un  tatouage que sa mère avait, ce qui met Cormoran sur la trace de trois de ses anciennes connaissances qui pourraient lui en vouloir. L'ancien soldat devenu enquêteur se met immédiatement au travail.  De son côté, Robin, ébranlée par cette découverte, perd peu à peu pied dans son couple avec Matthew, tandis que leur mariage arrive à grands pas. 

C'est bien simple, il ne m'aura fallu qu'un gros mois pour dévorer les trois premiers tomes de cette série et leurs 2200 pages (le quatrième arrive dans quelques jours !). Et autant vous le dire tout de suite : mon enthousiasme n'a pas faibli au fil des tomes, bien au contraire ! 
J. K. Rowling réussit à étonner son lecteur avec une nouvelle intrigue foncièrement différente des deux premières. Dans ce tome, le lecteur plonge dans le passé de Cormoran Strike et ses sombres années. Il en apprend bien plus sur son passé de soldat et son enfance dans des squats avec sa mère et sa jeune soeur. La question de l'amputation est évidemment abordée avec ce membre sectionné reçu au courrier et Cormoran de revenir sur ce qu'il ressent à ce sujet. 
L'intrigue alterne une focalisation sur le meurtrier, dont on sait le minimum, et une focalisation sur Cormoran ou Robin. Les chapitres se succèdent et le lecteur, impuissant, voit la folie meurtrière s'emparer de celui qui ne trouve sa jouissance que dans le fait de découper des femmes et les mettre à sa merci. L'étau se resserre, tandis que Robin, insouciante, se lance à corps perdu dans les filatures que lui confie Cormoran.  
Un troisième tome haletant, à la construction bien différente des deux premiers, un dénouement ingénieux autant qu'inattendu, un duo d'enquêteurs dont la psychologie s'étoffe. Bref, on en redemande !

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24 mars 2019

Le Ver à soie, Robert Galbraith

Le Ver à soie, Robert GalbraithLe Ver à soie est le deuxième tome de la série Les Enquêtes de Cormoran Strike que J.K. Rowling signe du pseudonyme Robert Galbraith. Il est paru en 2014 chez Grasset.

Après avoir résolu le meurtre de Lula Landry, le détective Cormoran Strike croule sous les enquêtes. Mais la plupart du temps, celles-ci s'avèrent être des histoires d'adultères et de tromperies. Le jour où Leonora Quine pousse la porte de son agence, Cormoran décide d'aider cette femme effacée. Son mari, célèbre écrivain, a disparu après avoir terminé son dernier roman, Bombyx Mori, dans lequel il règle ses comptes avec son entourage et le monde littéraire. Personne ne prend Leonora au sérieux, jusqu'à ce que Cormoran découvre le cadavre d'Owen assassiné de façon effroyable. Aidé de Robin, qui devient peu à peu sa coéquipière, Cormoran se lance à la poursuite d'un meurtrier aussi froid que calculateur.

En ce weekend de Read-a-thon du Challenge British Mysteries (auquel je ne peux pas participer malheureusement), je voulais vous parler de ce deuxième tome d'une série qui m'ensorcelle depuis un peu plus d'un mois. J'avais en effet beaucoup aimé L'appel du coucou, premier tome des aventures de Cormoran, et c'est avec un plaisir immense que j'ai ouvert la suite de ses enquêtes.  
Le Ver à soie change complètement de décor car si L'appel du coucou plongeait son lecteur dans un décor de mode et de paillettes, cette nouvelle enquête l'entraîne dans le monde éditorial et littéraire. Cormoran et Robin enquêtent dans un univers où les mots sont plus blessants que les actes et où les égos se mesurent à l'aune du nombre de ventes des livres. J.K. Rowling excelle à décrire cet univers dans lequel elle baigne elle-même - même si le succès de ses oeuvres lui a certainement évité les rivalités entres auteurs peinant à percer - et à décortiquer les émois des acteurs du monde du livre. Les personnages sont encore une fois le point fort de cette nouvelle intrigue. De l'agent aigrie à l'auteur prétentieux, de l'attachée de presse volubile à l'éditeur introverti héritier de la maison familiale en passant par son associé alcoolique et naïf, tous ont virevolté aux côtés d'Owen Quine, cet auteur fat et souvent exécrable..   
L'intrigue avance cette fois-ci plus rapidement - j'avais trouvé quelques longueurs au premier tome - et le roman se dévore à une vitesse folle jusqu'au dénouement, aussi réussi qu'inattendu. L'analyse du microcosme littéraire est intelligente, tout comme les allusions à la guerre - Cormoran est un vétéran d'Afghanistan - et la critique est là, finement sous-entendue, entre les lignes.   
C'est un fait : J.K. Rowling réussit avec brio à s'imposer dans le petit monde des auteurs de polars et signe avec ce deuxième tome un excellent policier contemporain. Vous ne serez pas surpris d'apprendre que je suis déjà plongée dans le troisième tome, La Carrière du Mal, si ?

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07 mars 2019

L'appel du coucou, Robert Galbraith

L'appel du coucou

L'appel du coucou est un roman policier de J.K. Rowling écrit sous le pseudonyme de Robert Galbraith. Il est paru en novembre 2013 aux éditions Grasset.

Mayfair, quartier cossu de Londres. Lorsque la jeune mannequin Lula Landry est retrouvée morte, précipitée de son blacon du deuxième étage, la police croit au suicide. Mais le frère de la défunte est sceptique et engage le privé Cormoran Strike. Cet ancien lieutenant revenu d'Afghanistan amputé, gagne maigrement sa vie en menant des enquêtes et se plonge à corps perdu dans l'histoire de la jeune femme, adoptée par un couple fortunée. Et lorsque son agence d'intérim lui envoie Robin Ellacott en guise de secrétaire, le trentenaire ne se rend pas compte qu'il va rapidement former un duo de choc avec sa partenaire. 

Vous connaissez mon amour pour J.K. Rowling, et pourtant je n'avais pas encore mis le nez dans sa série de polars écrite sous pseudonyme.  
C'est chose faite avec ce roman ! Et si sa lecture m'a occupée une partie du mois de février, ce n'est pas tant à cause de ses 700 pages que de mon rythme de tortue du mois dernier (cf. mon bilan de lecture de février !).  
Verdict ? J'ai trouvé des longueurs à l'intrigue, certes, mais elle m'a quand même tenue en haleine et sitôt la dernière page tournée, j'ai emprunté dans la foulée le deuxième opus des aventures de Cormoran et Robin, Le ver à soie. Car finalement c'est le duo d'enquêteurs qui m'a séduite dans ce roman, plus que l'intrigue en elle-même. Il faut reconnaître à J.K. Rowling son talent de romancière : tout se tient, chaque détail de l'intrigue est savamment relié à la toile d'ensemble et le roman policier est une réussite, mais il ne se passe pas grand chose et le rythme est assez lent. Je comprends les avis en demi-teinte !  
Le point d'orgue réside néanmoins dans les personnages, gros atout de la créatrice d'Harry Potter, qui sait construire une psychologie vraisemblable et fine.  
Un premier tome un peu longuet parfois, donc, mais qui fonctionne finalement très bien et m'a donné envie de continuer la série dans la foulée. 

Les avis de Sandrine et Amélie, peu conquises de leur côté par ce premier tome.

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09 février 2019

Sa majesté des fèves, Eve Borelli

Sa majesté des fèvesSa majesté des fèves est le dernier roman de la professeure de lettres Eve Borelli. Il est paru en janvier cette année aux éditions Mazarine. 

Lucien est le dernier fabricant de fèves en France. Lucien adore son métier : imaginer, sculpter, peindre ces petits personnages glissés dans les galettes des rois le rend heureux. Mais sa profession est en péril. La grande distribution a pris le dessus sur la vente de galettes et propose désormais des fèves bas de gamme et peu chères. Désespéré, Lucien doit en sus faire face à une rupture amoureuse. Heureusement, Cristalline, sa soeur championne de disque, arrive à sa rescousse. En parfaite grande soeur, elle vient sortir Lucien de sa torpeur et lui propose un projet insensé : aller implorer la grâce de la Reine d'Angleterre, grande amatrice de galette des rois, et lui demander de devenir le févier officiel de la Couronne. Lucien ne croit pas une seconde à la réussite de ce projet mais s'embarque avec Cristalline, Roméo, son fils de sept ans un peu déprimé, Micheline Ostermeyer, leur caniche un brin agressif. Et au hasard du covoiturage, ils rencontrent Maguelone, fraîchement séparée elle aussi, et Twix, un géant roux à qui il manque deux doigts. C'est parti pour une folle aventure ! 

J'avais envie de légèreté, pour commencer cette année, et ce roman a parfaitement rempli son office. L'intrigue se met en place avec fluidité. L'humour est omniprésent et les dialogues s'enchaînent avec une certaine répartie et beaucoup d'oralité. C'est vivant, dynamique et assez vraisemblable.     
La seconde partie du roman, qui se déroule à Londres, m'a davantage plu que la première, qui se centre sur le trajet en covoiturage et souffre parfois de longueurs, notamment dans les dialogues. Dès que le convoi a posé le pied à Londres, l'intrigue prend une autre tournure, un peu plus grave, et gagne en densité psychologique.      
La galerie de personnages est intéressante, chacun souffrant de ses blessures psychologiques et de son histoire, et nourrit l'intrigue. Un brin de suspense vient couronner le tout, Lucien et Cristalline se demandant ce que vient faire un géant roux un peu nerveux à Londres. Les suppositions vont bon train mais ils sont loin d'imaginer le dénouement !      
Bref, si vous avez envie d'un road-trip drôle et divertissant, léger et très rapide à lire, bercé par des personnages attachants et un brin fantasque, embarquez aux côtés de cette bande de joyeux drilles pour sauver le dernier févier français ! Un roman que je verrais bien adapté en pièce de théâtre, tant son texte se prête à la mise en scène. 

Un grand merci aux éditions Mazarine pour la découverte de ce roman qui m'a fait passer un agréable moment.

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07 février 2019

Rendez-vous au Cupcake Café, Jenny Colgan

Rendez-vous au cupcake café

Rendez-vous au Cupcake Café est un roman de la britannique Jenny Colgan paru en février 2017 aux éditions Prisma puis en poche en juin 2018 chez Pocket. 

Izzy a toujours adoré la pâtisserie. Depuis sa plus tendre enfance, son grand-père lui a transmis sa passion des cupackes et autres douceurs sucrées et la jeune femme n'aime rien tant qu'en préparer. Alors que son travail dans l'immobilier l'ennuie fortement, Izzie se fait licencier par son supérieur, celui qu'elle considérait comme son petit ami. Seule et sans travail du jour au lendemain, Izzy profite de son indemnité de départ pour se lancer dans un rêve fou : celui d'ouvrir un café spécialisé en cupcakes sur une petite place un peu reculée, dans le quartier de Stoke Newington à Londres. Un projet un peu fou, risqué et un brin utopique, mais Izzy a envie d'y croire. 

J'aime beaucoup les romans feel good de Jenny Colgan (son roman La petite boulangerie du bout du monde est mon chouchou en la matière, mais si vous me lisez, vous le savez certainement !)
J'avais hâte de me plonger dans cette nouvelle série, entre romance et roman culinaire. Et je n'ai pas été déçue ! Du doudou, en veux-tu en voilà ! Jenny Colgan est là où on l'attend pas. Sous couvert d'une intrigue en apparence facile, elle aborde des thèmes plus lourds - les différences sociales, la séparation, les pressions sociétales sur la maternité, les questions liées à l'âge, les relations intergénérationnelles, etc. - et nous offre un roman touchant, entre romance et introspection. 
Izzy est un personnage attachant, très proche de son grand-père aujourd'hui en maison de retraite, qui s'interroge sur la direction à donner à sa vie. Après une histoire chaotique avec son supérieur  hiérarchique, la jeune femme se sent vide et perdue. Jenny Colgan traite toujours avec beaucoup de finesse ces questions fréquentes de nos jours.   
Si vous cherchez un roman feel good, vous serez donc servi avec celui-ci ! Les cupackes et la pâtisserie vous apporteront une touche de douceur (avec des recettes tout au long du roman !), l'amitié et la relation forte d'Izzy avec son grand-père ce qu'il faut comme émotion, et le charmant quartier bohème et multiculturel londonien Stoke Newington un brin de nostalgie. Une recette parfaite ! Je me garde au chaud précieusement pour l'hiver prochain la suite des aventures d'Izzy, Le Cupcake Café sous la neige

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26 janvier 2019

Inspiration du jour : films feel good

Bonsoir à tous,

En ce froid et humide samedi de janvier, je voulais vous présenter deux films feel good, deux films que je regarde régulièrement et qui me donnent le sourire, pour des raisons différentes. Il s'agit de Mange, prie, aime et Bridget Jones.

Mange, prie, aime réalisé par Ryan Murphy (2010)

Adaptation cinématographique du témoignage d'Elizabeth Gilbert, Mange, prie, aime relate le parcours d'Elizabeth, qui, alors qu'elle a tout pour elle, décide de tout quitter. En pleine quête d'elle-même, elle décide de partir un an en voyage. D'abord en Italie, pour retrouver goût à la vie, puis en Inde, pour méditer et se nourrir de façon spirituelle, puis à Bali, pour gagner en sérénité.

Pourquoi ce film ? Parce que j'avais adoré le livre d'Elizabeth Gilbert et que lorsque j'ai découvert le film, j'ai plongé avec délice dans la quête introspective d'Elizabeth Gilbert. Les paysages sont magnifiques, tout comme les lumières, Julia Roberts est parfaite pour le rôle et le parcours d'Elizabeth me parle beaucoup. J'adore le regarder à intervalles réguliers, même si le film est moins dense que le livre. J'en ressors toujours avec le sourire et l'envie de profiter de ma vie comme je l'entends !

Le Journal de Bridget Jones réalisé par Sharon Maguire (2001)

Tout le monde connaît Bridget Jones, la trentenaire célibataire anglaise attachante, un brin alcoolique, un tantinet accro à la comfort food, entourée d'amis aussi barrés qu'elle. En quête du grand amour, Bridget s'est amourachée de son patron, Daniel Cleaver, l'archétype de l'enfoiré affectif, tandis que dans les parages rôde Marc Darcy, le fils des amis de ses parents, un avocat bien sous tout rapport, lisse et rempli de valeurs.

Pourquoi ce film ? J'ai découvert le roman d'Helen Fielding - adaptation de ses chroniques  parues dans The Daily Telegraph entre 1995 et 1996 - lorsque j'étais au lycée. Et dès que l'adaptation est sortie au cinéma, je me suis précipitée pour la voir. Depuis, il ne se passe pas une année sans que je regarde avec tendresse les aventures de cette gaffeuse invétérée, maladroite et si attachante. L'humour british est excellent, la romance prévisible mais bien traitée, le casting parfait - Renée Zellweger, Hufg Grant et Colin Firth - et l'ensemble fonctionne à merveille. Dès que je lance ce film, je sais que je vais passer un bon moment, rire et m'attendrir. Bref, le feel good par excellence pour moi !  

Jour 26 du Challenge Feel Good 

  Retrouvez toutes les informations et l'agenda sur la page du challenge !

      

Films feel good

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15 décembre 2018

La fille qui a sauvé Noël, Matt Haig

La fille qui a sauvé Noël, Matt HaigLa fille qui a sauvé Noël est un roman écrit par le britannique Matt Haig et illustré par Chris Mould. Il est paru en novembre 2017 dans la collection Helium de chez Actes Sud.

Londres, 1841. Amélia est ramoneuse, tout comme sa maman. Avec son chat Capitaine Suie, elle tente de garder espoir, en cette période de Noël. Car la maman d'Amélia est très malade. Et si elle meurt, Amélia sait qu'elle sera envoyée dans une maison de redressement. Alors Amélia écrit au Père Noël une lettre. Une lettre pour lui demander de guérir sa maman. Mais pendant ce temps, à Lutinbourg, c'est la panique. Les lutins se font attaquer par des trolls tandis que les rennes du Père Noël n'arrivent plus à voler. Mais qui va sauver Noël ?

Alors que le Marathon de lecture de Noël bat son plein dans le chalet de Chicky Poo et Samarian (je ne peux pas participer pour cause de weekend bien chargé !), je vous propose une petite lecture jeunesse bien sympathique avec ce roman, digne héritier de Roald Dahl et Dickens.

Le Londres du 19e est bien impitoyable pour les orphelins, et Matt Haig n'ouvre pas son roman sur une note joyeuse. La petite Amélia, qui vit seule avec sa mère, tremble à l'idée que celle-ci meure et qu'elle soit envoyée dans une maison de redressement, lieu sombre et violent. On ne peut pas ne pas penser à Oliver Twist - voire à Harry Potter ! - en lisant ces lignes, mais le roman ne s'arrête pas à cette misère historique réelle et suit en parallèle les troubles de Lutinbourg. Matt Haig a imaginé un village de Noël des plus charmants, avec une organisation bien rodée (l'atelier des jouets, le journal La Gazette des neiges, le groupe de musique Les Clochettes, la monnaie en pièces en chocolat, etc.) et les illustrations de Chris Mould lui donnent vie. L'imaginaire est stimulé par les descriptions imagées complétées par ces illustrations en noir et blanc un brin rétro. L'intrigue est bien construite, le Londres du 19e bien esquissé sans être trop lourd pour un roman destiné aux 9-12 ans, les personnages attachants et l'ensemble se lit avec douceur.

Un roman jeunesse drôle et attachant, que j'aurais aimé découvrir vers 10 ans pour mieux m'émerveiller du village de Lutinbourg et des illustrations de Chris Mould. A lire et à offrir aux petits lecteurs autour de soi sans hésiter !

 

    Résultat de recherche d'images pour "il était six fois noel"

 

Challenge Christmas Time chez MyaRosa et Il était six fois Noël chez Chickypoo et Samarian

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08 novembre 2018

Le protectorat de l'ombrelle T.3 Sans honte, Gail Carriger

Sans honte, Gail CarrigerSans  honte est le troisième tome de la série Le Protectorat de l'ombrelle, imaginée par l'archéologue et romancière américaine Gail Carriger, nom de plume de Tofa Borregaard. Il est paru en 2012 dans la collection Orbit de Calmann Levy.

Enceinte et accusée d'adultère par son mari, Lord Maccon, Alexia est repartie vivre chez ses parents. La jeune paranaturelle ne bénéficie d'aucun soutien pour l'aider à prouver que sa grossesse avec son loup-garou de mari est possible. Exclue du Cabinet Fantôme par la Reine Victoria et délaissée par son ami le vampire Lord Akeldama, Alexia s'aperçoit rapidement qu'elle est la cible des vampires londonniens. Ceux-ci ont juré sa mort. Elle décide donc de fuir en Italie accompagnée de Mme Lefoux, une inventrice française et Floote, le fidèle serviteur familial, pour trouver de l'aide auprès des Templiers. 

S'il y a bien un moment de l'année où j'aime lire de la bit lit, c'est bien la période d'Halloween. Et cette série, découverte il y a deux ans, me ravit à chaque fois ! Cette année, c'est le tome 3 que j'ai découvert, et comme pour les précédents, la magie a opéré.     
L'intrigue est toujours bien ficelée, rythmée et cohérente, et les personnages gagnent en épaisseur psychologique. Après l'Ecosse, c'est en Italie que se déplacent l'héroïne et sa petite troupe, et la dolce vita et ses douceurs culinaires vont rapidement ravir leurs papilles. 
Ne cherchez pas de la grande littérature ici, vous vous en doutez, mais plutôt un divertissement plaisant, rondement mené, au rythme trépidant. L'écriture de Gail Carriger, assez cinématographique, fait ressembler le roman à un film d'aventure enchaînant batailles et péripéties. L'humour est toujours présent, offrant à l'ensemble une ambiance particulière.     
Je ne vais pas vous cacher que ce n'est d'ordinaire pas mon genre de lecture, mais je me glisse toujours avec plaisir dans cette intrigue mêlant steampunk, aventure, romance et fantastique. Une lecture détente parfaite pour cette période de l'année ! J'hésite même à enchaîner sur le tome 4 dans la foulée, c'est dire... 

Mon avis sur les deux premiers tomes 

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle*) Sans forme (Le protectorat de l'ombrelle**)

Challenge Halloween 2018, Halloween, logo   Logo Pumpkin Autumn Challenge

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