Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

30 août 2017

La petite librairie des gens heureux, Veronica Henry

La petite librairie des gens heureux, Veronica HenryLa petite librairie des gens heureux est un roman de la journaliste et romancière britannique Veronica Henry paru en février 2017 aux éditions La City.

Lorsque son père disparaît, Emilia revient à Peasebrook, le village des Cotswolds de son enfance, pour reprendre sa librairie. Nightingale, c'est le nom de cette petite librairie, est une sorte de cocon où chacun vient chercher un peu de chaleur humaine et de bienveillance à travers les livres et les échanges. Emilia trouve très rapidement sa place dans l'univers créé par son père mais peine à maintenir à flot la boutique. Et lorsqu'un promoteur peu scrupuleux lui tourne autour pour racheter son bien, la jeune femme hésite. Mais cela serait sans compter les nombreux clients de la boutique qui, chacun à sa manière, offrent à Emilia de jolis enseignements.

Encore un livre qui se déroule dans les Cotswolds, où mes pas m'ont menée cet été ! La vie est décidément bien faite... Feel good book par excellence, La petite librairie des gens heureux met en scène une galerie de personnages en proie à une question, un problème, et qui se retrouvent liés au destin de la petite librairie. Les livres comme échappatoire, comme lien social, comme évasion, l'idée n'est pas nouvelle mais elle est toujours agréable à croiser.

Agréable à lire, très léger (j'avais besoin de ça quand je préparais mes cartons), ce roman fait penser à un mélange de The Holidays (pour le côté doudou de l'Angleterre) et Vous avez un message pour toute la difficulté de faire vivre une petite librairie aujourd'hui. J'ai passé un bon moment, feel good à souhait. Et même si l'ensemble est prévisible à souhait, que les personnages sont un peu caricaturaux et que l'auteure force un peu sur le côté bienveillant de la petite communauté de Peasebrook, j'ai tout pardonné et me suis glissée avec plaisir dans ces pages qui aurait été parfaites comme lecture d'automne.

Un roman feel good que j'ai partagé en lecture commune avec Tante Fi !

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21 décembre 2016

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-Lugand

La vie est facile, ne t'inquiète pas, Agnès Martin-LugandLa vie est facile, ne t'inquiète pas est le troisième roman de la psychologue de formation Agnès Martin-Lugand paru en 2015 chez Michel Lafon. Il est la suite [des] gens heureux lisent et boivent du café

Diane est revenue d'Irlande, où elle était partie quelque mois pour surmonter le décès de son mari et de sa fille. Rentrée à Paris, elle reprend les rênes de sa librairie café Les gens heureux lisent et boivent du café, aidée de Félix, son ami de toujours. Un beau matin, elle rencontre Olivier, un homme gentil et attentionné, doux et patient qui comprend que Diane ne voudra plus jamais être mère. Cette dernière y voit une manière d'oublier son histoire tumultueuse avec Edward, le photographe Irlandais dont elle s'était éprise à Mulranny et de se reconstruire. Mais l'Irlande se rappelle à son bon souvenir par un sombre coup de téléphone. Diane va vite devoir choisir entre sa vie parisienne calme et apaisée et le tumulte irlandais et ses sensations fortes.

J'avais absolument dévoré Les gens heureux lisent et boivent du café et j'ai immédiatement enchaîné sur la découverte de ce second tome, mue par le désir de savoir ce qu'il allait advenir des personnages sous la plume d'Agnès Martin-Lugand. Et je n'ai pas été déçue par cette suite. S'il ne possède pas le charme du premier tome dû à la découverte du cadre - la librairie café comme le petit village irlandais sont absolument fabuleux à découvrir - ce second opus recèle bien des richesses. Il est davantage question de maternité que de deuil, de résilience et de reconstruction que de douleur. L'ensemble se déroule avec fluidité et simplicité et la lecture est encore une fois très agréable. Pas de coup de coeur cette fois, car le cadre est posé et l'auteure semble avoir voulu donner une conclusion à ses personnages mais un plaisir que je n'aurais boudé pour rien au monde et que je vous conseille fortement !

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07 décembre 2016

Les gens heureux lisent et boivent du café, Agnès Martin-Lugand

Les gens heureux lisent et boivent du caféLes gens heureux lisent et boivent du café est le premier roman de la psychologue de formation Agnès Martin-Lugan. Il est paru d'abord en auto-édition sur la plateforme Kindle d'Amazon en 2012 avant d'être repéré par Michel Lafon et publié par cette maison d'édition en 2013.

Diane a perdu Colin et Clara, son époux et sa fille, dans un accident de voiture un an plus tôt. La jeune femme est effondrée, en incapacité de gérer un deuil qui la dépasse. Epaulée par Felix son ami et collègue des Gens heureux lisent et boivent du café, le café littéraire dont elle est la propriétaire, Diane tente de surmonter cette épreuve. Acculée face à son chagrin, désespérée, elle décide de tout plaquer pour s'installer quelques mois en Irlande, une île que Colin souhaitait découvrir. Arrivée à Mulranny, dans le Nord-ouest de l'île, Diane loue un chalet en bord de mer à un couple de retraités accueillants. Dans la solitude et face aux éléments, elle tente de faire face à sa vie. Mais ça serait sans compter l'arrivée d'Edward, son voisin de chalet et neveu de ses propriétaires, un photographe au caractère froid et tempétueux.

Entre l'île d'émeraude et moi, c'est une grande histoire d'amour (mon road-trip en Irlande reste un de mes grands souvenirs de voyage !) et je n'ai pas pu résister longtemps à l'appel de ce titre que j'ai vu innonder les blogs il y a quelques temps, quand j'ai su que l'héroïne partait s'exiler sur ces terres que j'aime tant.

Entre PS. I love you et The Holidays, Les gens heureux lisent et boivent du café est un premier roman délicieux et positif malgré son sujet difficile. La question du deuil est omniprésente entre ces pages mais la narration, centrée sur le personnage de Diane, est une ode à la reconstruction personnelle et à la résilience. L'héroïne, écrasée par le chagrin d'avoir perdu sa fille et son mari, apprend à se reconstruire peu à peu et à survire à cette épreuve. C'est beau, jamais dégoulinant de bons sentiments, très fin psychologiquement et l'Irlande est un théâtre parfait pour ce déchaînement d'émotions. C'est simple, j'ai dévoré ce roman en un rien de temps : commencé un soir, terminé le lendemain matin. Je me suis plongée directement dans la suite, La vie est facile, ne t'inquiète pas et le dernier roman de l'auteure, Désolée je suis attendue, est dans ma PAL, mais pas pour longtemps ! Bref, vous l'aurez compris, une très belle lecture et un gros coup de coeur pour ce cadre - l'Irlande mais aussi le café librairie que je rêverais de tenir - et cette histoire de résilience.

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25 mars 2016

Le coeur entre les pages, Shelly King

Le coeur entre les pagesLe coeur entre les pages est un roman de l'américaine Shelly King paru aux éditions Préludes en mai 2015.

Depuis son licenciement, Maggie est complètement désoeuvrée. Pour la jeune femme habituée à travailler dans des start-up branchées de la Silicon Valley, la lecture est la seule échappatoire. Maggie passe ainsi tout son temps libre au Dragonfly, une petite librairie de livres d'occasion où elle a ses habitudes. Lorsqu'elle découvre par hasard, dans une ancienne édition de L'amant de Lady Chatterley, une correspondance amoureuse, Maggie se prend à rêver. Mais qui sont donc ces deux amoureux qui s'écrivent et se répondent dans les marges de ce roman ?

Promesse d'un moment un peu doudou, caricature du roman feel good par excellence, Le coeur entre les pages s'annonçait une lecture parfaite pour terminer l'hiver en douceur en accompagnant Maggie au milieu des livres, dans cette petite librairie étriquée au nom enchanteur.

Mais la magie n'a pas opéré pour moi. Je me suis clairement ennuyée au milieu de ces personnages caricaturaux, dans cette intrigue ô combien éculée et qui peine à avancer. L'auteure s'égare entre les allusions au monde de la Silicon Valley qui est le sien et l'ambiance un brin surannée qu'elle tente d'instaurer autour de sa librairie. Tout semble avoir déjà été dit ailleurs, écrit ailleurs, et Le coeur entre les pages ressemble à un vague melting-pot d'intrigues déjà vues à la saveur un peu rance. Du meilleur ami homosexuel à l'excentrique libraire loufoque, en passant par l'héroïne trentenaire paumée à la vie sentimentale en dents de scie, tout a un goût de déjà vu. Ce n'est ni le style plat de l'auteure ni le petit retournement de situation final qui m'ont convaincue. Une rencontre complètement ratée, qui en a séduit d'autres. Et je vous avoue que la déception est d'autant plus grande que j'attendais certainement autre chose en ouvrant ces pages.  Je crois que ce que j'ai préféré dans ce livre c'est le chat sur la couverture. C'est dire...

D'autres lecteurs de ce roman : HildeLouMyrtille, Shopgirl, etc.

Voilà une nouvelle participation au Challenge Feel Good que j'organise

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22 juin 2015

La bibliothèque des coeurs cabossés, Katarina Bivald

imageLa bibliothèque des coeurs cabossés est le premier roman de la suédoise Katarina Bivald paru en 2013 en Suède et qui connaît aujourd'hui un important engouement. Publié dans vingt et un pays, il est paru en janvier cette année chez Denoël.

Sara Lindqvist est une jeune suédoise de vingt-huit ans dont la vie se résume à son amour pour les livres. Employée dans une librairie, Sara entretient une correspondance littéraire avec Amy Harris, une sexagénaire américaine aussi amoureuse des livres qu'elle. Le jour où Sara perd son emploi, Amy lui propose de venir lui rendre visite dans sa petite ville de l'Iowa.
Séduite par l'idée et bravant sa timidité, Sara quitte sa Suède natale pour découvrir les Etats-Unis et rencontrer Amy. Mais à son arrivée à Broken Wheel, une terrible nouvelle l'attend : Amy est décédée. Désemparée, Sara est néanmoins très bien accueillie par les habitants de la petite ville et décide de rester. Mais la jeune femme ne veut pas être inutile et décide de se lancer dans un projet fou : ouvrir une librairie à Broken Wheel, alors que personne ne semble être intéressé par la littérature.  

Voilà un roman feel good, à n'en pas douter. Et si l'expression vous fait fuir et suscite votre mépris, essayez de dépasser vos a priori et autorisez-vous, peut-être, à succomber à un  roman qui vous détend et vous fait passer un agréable moment. Amoureux des livres (et les autres aussi !) plongez à corps perdu dans La bibliothèque des coeurs cabossés, rejoignez Sara et les habitants de Broken Wheel, ces personnages un peu cabossés mais terriblement attachants, comme l'annonce le titre du roman, et laissez-vous contaminer par leur énergie collective pour fonder cette librairie dans cette petite ville de l'Iowa.
Si l'intrigue est un peu éculée et que certains clichés hantent les pages (et notamment celui de la lectrice asociable qui ne vit qu'à travers ses livres), le tout se déroule avec simplicité et se lit agréablement. Rien de surprenant, mais finalement, ce n'est pas ce qu'on attend quand on ouvre ce roman.
Les livres sont partout dans ces pages, évoqués au fil des lettres échangées entre Amy et Sara, et par cette dernière lorsqu'elle conseille chaque personne qui pousse la porte de sa librairie et tente, au fil des jours, de trouver le livre qui lui conviendra.
Les références littéraires abondent dans ces pages - Harper Lee, Kathryn Stockett, Fannie Flagg, Jane Austen, entre autres - et offrent au roman une atmosphère singulière propice à la lecture. 
On ne peut pas ne pas penser à deux autres textes fondés sur une correspondance littéraire - 84, Charring Cross Road et Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates - le premier tiré d'une histoire vraie, le second fictionnel.
La bibliothèque des coeurs cabossés fait partie de ces textes doudou dans lesquels il est bon de se plonger et dont on sort avec un sourire aux lèvres... et l'envie de dévorer tous les romans évoqués au fil des lignes ! Hommage à la littérature et ode à l'amitié, ce roman est un condensé de bonne humeur dont je ne peux que vous conseiller la lecture ! Oui au roman feel good de temps en temps : ça ne fait de mal à personne, bien au contraire !

D'autres lecteurs de ce roman : Azilis,  EmeraldaFaelys, KeishaMelisende, Miss Alfie, Vilvirt, etc. 

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19 avril 2012

Achats et nouveaux livres : réflexion printanière

Ce sont les vacances, le temps s'étire et devient malléable. Quel bonheur !
J'en profite pour bouquiner, rêvasser, me balader, réfléchir...

Depuis que je tiens mon blog, ma veille littéraire s'est accrue,
et avec elle le nombre de livres que j'achète et qui traînent
dans ce qu'on appelle sur la blogosphère littéraire, ma PAL (Pile à Lire).
Pour éviter ce phénomène désagréable et cette sensation de consommer à tout va,
je me suis tournée, depuis un an maintenant, vers mes étagères et celle de mon conjoint,
lesdites étagères débordant de livres que je n'ai toujours pas lus.

Lire, oui, mais autrement. Arrêter les achats compulsifs.
Acheter un livre et le prêter autour de moi. Le donner. Le vendre.
 M'en faire prêter. En emprunter, beaucoup.
En télécharger sur ma liseuse, aussi. Notamment tous ceux tombés dans le domaine public.
A l'heure de la hausse de la TVA sur les livres, je milite à ma toute petite échelle et achète le peu qu'il me faut chez mon libraire de quartier.

Admettre de n'avoir pas le temps, en une vie, de lire tous les livres publiés.
Admettre de devoir faire des choix.

Admettre aussi que la lecture est un passe-temps parmi tant d'autres.
Admettre, enfin, qu'amasser tous ces livres ne me donnera pas plus de temps pour les lire.

Voici le fruit de mes réflexions depuis un an, à peu près.
Un appartement tout petit y a contribué, mais maintenant que j'ai de la place,
mon raisonnement est le même.
Cela ne m'empêche pas de noter les livres qui m'intéressent dans mon carnet.
Mais la lecture a pris une autre dimension : il n'est plus forcément question pour moi de posséder un ouvrage, ni de l'avoir de première main, ni au moment de sa parution,
ni de l'acheter sans savoir quand j'aurai l'occasion de le lire.
J'aime noter des titres, les chercher ensuite sur les étals de bouquinistes ou chez des libraires d'occasion.
«
Au petit bonheur», diraient certains...
Le frisson qui m'envahit lorsque je trouve enfin l'objet de mes désirs est absolument délicieux...

Une fois n'est pas coutume, en balade à Paris munie de mon petit carnet,
je me suis arrêtée à Gib*rt Joseph, place St Michel.
L'idée ? Dégoter d'occasion des livres de mon carnet...
Et au vu de cette photo, je crois que je peux m'estimer chanceuse !

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  • Une odeur de gingembre d'Oswald Wynd
  • L'ABCdaire du château de Versailles
  • Le sang de l'Hermine de Michèle Barrière
  • La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe
  • Baguettes chinoises de Xinran
  • Mystère rue des Saints-Pères de Claude Izner
  • L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde

Ravie de mes achats, je me suis plongée ce matin dans le roman noir de Michèle Barrière (que j'ai quasiment terminé !) Et je suis en train de réfléchir à créer une page sur mon blog pour ma - attention, nouvel acronyme barbare - LAL (Liste à Lire) ou Wish-list : les livres que j'ai envie de lire mais que je n'ai pas. Histoire de noter mes trouvailles au fur et à mesure et d'y voir un peu plus clair. Sur ce, je retourne bouquiner...

 

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03 mars 2012

Bruxelles en images

 Me voici de retour après une escapade de quelques jours dans la capitale belge !
Comme à l'accoutumée, je ne résiste pas à l'envie de vous montrer

quelques photos de notre séjour...

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La place Sainte-Catherine
(l'Eglise étant en travaux, je vous passe la photo d'un échafaudage)

 

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La Grand-Place, classée au Patrimoine mondial de l'Unesco.

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La Galerie du Roi, une des très chics galeries couvertes de la ville.

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L'Eglise Saint Jean-Baptiste-au-Béguinage,
fleuron du baroque flamand,datant de 1676.

 

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Le mythique Hôtel 5* Metropole, place de Brouckère (où nous aurions dû dormir...)
au café duquel nous avons pris un excellent chocolat viennois.

 

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Le Centre Belge de la Bande Dessinée,
situé dans les anciens magasins Waucquez de Victor Horta.

 

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Le quartier du Sablon, repère des antiquaires

 

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Le Musée des Instruments de Musique, situé dans les anciens magasins Old England,
magnifiques bâtiments Art nouveau datant de 1899.

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En vrac, quelques photos des nombreuses librairies et bouquineries que nous avons écumées...

 

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Et, pour terminer, pour ce qui est du chocolat, la tentation était partout !

 

Une très belle échappée, à 1h et des poussières de Paris,
qui a su nous charmer malgré le temps maussade...

 

 

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