Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




11 septembre 2012

L'Apothicaire, Henri Lœvenbruck

L'Apothicaire, Henri LoevenbruckL'Apothicaire est un roman de l'écrivain français Henri Lœvenbruck paru en octobre 2011 chez Flammarion.

Paris, 1313. Andreas Saint-Loup est un apothicaire renommé. Mais le jour où il découvre dans sa boutique une pièce qu'il n'avait jamais remarquée jusqu'alors, sa raison vacille. Comment ne pas remarquer, au bout de tant d'années, un espace comme celui-ci en plein milieu de son échoppe ? A force de recherches, Andreas se rend compte que quelqu'un habitait cette pièce mais qu'il n'en a aucun souvenir. Démarre alors pour lui une quête insensée pour découvrir le mystère de cette perte de mémoire.

L'Apothicaire est un roman sur lequel j'ai du mal à avoir un avis tranché. Et ce pour plusieurs raisons. L'intrigue, tout d'abord, est à la fois bien ficelée et intriguante et m'a permis d'occuper mes nuits d'insomnies pékinoises. Elle mêle à la fois véracité historique et mystères variés sans jamais sombrer définitivement dans un genre donné. Difficile de savoir dans quelle direction Henri Lœvenbruck nous entraîne au fil des 600 pages de ce roman.
En outre, et c'est très appréciable, l'auteur donne à voir sa maîtrise de la période historique de son roman - le Moyen Age - et nous en restitue un tableau à la fois vivant loin d'être édulcoré.
Pour autant, si j'ai lu avec avidité l'histoire de cet apothicaire et me suis laissée gagner par le suspense de cette mystérieuse disparition, j'ai senti une sorte d'essouflement au fil des péripéties, trouvant le schéma narratif souvent répétitif. Andreas fuit, à la recherche de son destin, poursuivi par ses assaillants, et chaque moment de bonheur n'est qu'une acalmie dans cette course effrénée jusqu'à la vérité. J'ai malgré tout poursuivi ma lecture, curieuse d'en connaître le dénouement. Malheureusement, ce dernier m'a laissée complètement sur ma faim et m'a donné l'impression de contredire la personnalité même d'Andreas, cartésien et rationnel à l'extrême.
J'ai éteint ma liseuse sans parvenir réellement à analyser mon ressenti face à cette lecture. Malgré une conclusion que je trouve en-dessous de l'intrigue développée, je n'en ressors pas foncièrement déçue. Bref, je ne sais comment conclure si ce n'est que malgré tout, et pourtant je suis prompte à cela, je n'ai pas abandonné ma lecture. A vous donc, de voir si vous souhaitez plonger en compagnie d'Andreas Saint Loup !
Voici ma sixième lecture sur mon Kindle et ma sixième participation au Club des lecteurs numériques. Un grand merci à Madame Charlotte de m'avoir permis de découvrir ce livre !

Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

                

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26 mars 2012

Les Étrangers du temps : Destins obscurs, Corinne Gatel-Chol

P1030735Les Étrangers du temps est le premier roman de Corinne Gatel-Chol. Après des études d'histoire, cette stéphanoise d'origine évolue tour à tour dans le milieu journalistique, économique, publicitaire et dans la création de sites internet avant de se tourner vers l'écriture, revenant ainsi à ses premières amours.

Alors que sa famille emménage dans un ancien château en Haute-Loire, le jeune Hadrien étouffe dans son adolescence.
Écrasé par une pression familiale trop forte - entre une jumelle à qui tout réussit et un frère aîné qui prend trop de place - le jeune homme se referme peu à peu sur lui-même et sombre dans l'alcool et la drogue. Dans la vaste propriété de ses parents, il découvre une évasion en le journal de Colombe, jeune domestique de seize ans qui travailla en 1896 au château
. 
Hadrien se plonge dans la lecture de ces pages d'un autre temps qui lui permettent d'oublier son quotidien. Mais sa consommation de drogue et d'alcool effacent peu à peu les frontières temporelles et Hadrien chavire, sans s'en douter...

Les Étrangers du temps fait partie de ces romans qu'il est difficile de reposer une fois commencés. J'ai été curieuse de découvrir cette intrigue, qui, sous couvert d'esotérisme, aborde des problématiques bien plus complexes. 
Hadrien est en effet un personnage adolescent mal dans sa peau, comme beaucoup. Son échec au bac, ses conflits avec ses parents, sa difficulté à trouver sa place dans sa famille face à une soeur trop brillante, sont autant de thématiques finement observées. Hadrien est un personnage, certes, mais finalement bien proche du réel... Les Etrangers du temps
L'idée brillante de Corinne Gatel-Chol est de faire basculer son héros dans l'Histoire. Mais basculer non pas au sens littéral. Hadrien perd le contrôle à cause de sa consommation de drogue et d'alcool et confond son époque et celle de la jeune Colombe, espérant ainsi sauver la jeune fille d'un danger qu'il pressent. 
L'intrigue aurait pu s'arrêter là. Mais il n'en est rien. Car finalement, l'intérêt de ce roman réside dans le mal-être de cet adolescent et la réaction des membres de sa famille. Comment aider un frère, un fils, qui sombre ? Comment, sans le brusquer ni le materner, l'aider à remonter la pente et revenir parmi les siens ? L'auteure se penche sur cette question avec justesse, et offre à son roman une dimension bien singulière.
Bref, vous l'aurez compris, j'ai passé un très bon moment de lecture avec ce premier tome. Je me suis évadée dans la vaste propriété de Haute-Loire avec Hadrien, je me suis passionnée pour l'histoire de la jeune Colombe, en cette fin de 19e
siècle, j'ai tremblé avec les proches du jeune homme, à le voir sombrer dans ses hallucinations. Merci Corinne Gatel-Chol pour ce roman, au propre comme au figuré !

D'autres lecteurs Des Étrangers du temps : CottageMyrtille, Iluze, Marylin, Emeralda, Marmotte, Belledenuit, Stephy21.  
Lu sur mon KindleVoici ma cinquième lecture sur mon Kindle, et ma cinquième participation au Club des lecteurs numériques.

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06 février 2012

Au bonheur des Dames, Emile Zola

A bonheur des damesAu bonheur des Dames est le onzième roman de la série des Rougon-Macquart, publié la première fois en 1883.

Lorsque la jeune Denise, orpheline, arrive à Paris avec ses deux jeunes frères, elle se met en quête d'un emploi pour subvenir à leurs besoins. Son oncle, chez qui elle vient frapper, ne peut lui en donner : les affaires vont mal pour les petites boutiques du quartier qui souffrent du Bonheur des Dames, un des premiers grands magasins parisiens où les tissus se vendent à des prix dérisoires.
La jeune Denise se résout à travailler dans cette fourmilière géante, régentée par Octave Mouret. Les journées sont longues, les clientes exaspérées et les vendeuses individualistes, mais Denise travaille dur pour échapper à la misère.

Première incursion dans la saga des Rougon-Macquart (et en ayant fait des études de lettres s'il vous plaît !), la lecture de ce roman m'a littéralement enchantée.
J'ai plongé avec plaisir dans la description de ce Paris en pleine mutation et dans ces transformations économiques. Les descriptions du magasin sont telles qu'elles semblent étonnamment anachroniques pour leur époque. On y croise des employés soumis à des pressions hiérarchiques, un système d'entreprise où chaque personne possède un rôle bien défini dont il ne doit pas s'éloigner, des stratégies pour vendre et tenter les clientes, etc.
L'univers des grands magasins, décrit sous toutes ses coutures, m'a évidemment fait penser aux grandes enseignes parisiennes d'aujourd'hui, et c'est avec stupéfaction que je me suis rendu compte à quel point ces systèmes économiques sont rodés depuis bien longtemps. Le basculement, décrit ici avec l'oncle de Denise et ses voisins, montre comment les petites boutiques, fonctionnant selon des anciens modèles commerciaux, se sont fait littéralement dévorer
 par les grandes enseignes aux profits toujours plus exacerbés. C'est dur, la misère rôde pour beaucoup, mais c'est diablement bien décrit !
Zola nous plonge dans cette machine infernale où chaque employé est une partie d'un engrenage fabuleux qui permet à la bête humaine de fonctionner. Un pur régal ! Un roman qui m'a donné envie de découvrir davantage l'oeuvre de Zola. Après des années loin des auteurs classiques trop étudiés au lycée et en fac, je reviens progressivement vers eux...

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible chez Ebooks. Voici ma quatrième lecture sur mon Kindle, et ma quatrième participation au Club des lecteurs numériques.

                    Lecteurs numériques      

 

"Deux figures allégoriques, deux femmes riantes, la gorge nue et renversée, déroulaient l'enseigne : Au bonheur des Dames."

"Et les étoffes vivaient, dans cette passion du trottoir : les dentelles avaient un frisson, retombaient et cachaient les profondeurs du magasin, d'un air troublant de mystère ; les pièces de drap elles-mêmes, épaisses et carrées, respiraient, soufflaient une haleine tentatrice ; tandis que les paletots se cambraient davantage sur les mannequins qui prenaient une âme, et que le grand manteau de velours se gonflait, souple et tiède, comme sur des épaules de chair, avec des battements de la gorge et le frémissement des reins."

"Le soleil pâlissait, la poussière d'or rouge n'était qu'une lueur blonde, dont l'adieu se mourait dans la soie des tentures et les panneaux des meubles."

"C'était la femme que les magasins se disputaient par la concurrence, la femme qu'ils prenaient au continuel  piège de leurs occasions, après l'avoir étourdie devant leurs étalages [...] Et si, chez eux, la femme était reine, adulée et flattée dans ses faiblesses, entourée de prévenances, elle y régnait en reine amoureuse, dont les sujets trafiques, et qui paye d'une goutte de son sang chacun de ses caprices."

"Ce fut le dernier coup porté à ces dames. Cette idée d'avoir de la marchandise à perte fouettait en elles l'âpreté de la femme, dont la jouissance d'acheteuse est doublée, quand elle croit voler le marchand. Il les savait incapables de résister au bon marché."

"L'heure était venue du branle formidable de l'après-midi, quand la machine surchauffée menait la danse des clientes et leur tirait l'argent de la chair."

fashion

 Une lecture que j'inscris dans le défi Read me, I'm Fashion de L'Irrégulière


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15 janvier 2012

Mon Kindle et moi : 3 mois déjà !

Souvenez-vous...
C'était en octobre dernier. 
Le 15, précisément.
J'étais enthousiaste à l'idée de vous présenter mon achat : le dernier né d'Amaz*n :
le Kindle !

Qu'en est-il de notre histoire, 3 mois après ?

 

 Ce qui m'enchante au quotidien

  • J'aime toujours autant sa légèreté, surtout quand je lis un roman plutôt long comme Le bonheur des dames.
  • La fluidité de la lecture, rendue possible grâce au chargement très rapide des pages.
  • La possibilité de lire des heures dessus sans avoir mal aux yeux (j'ai testé et je confirme !)
  • La possibilité de classer les oeuvres téléchargées : le classement est libre en catégories (j'ai classé mes romans par nationalité d'auteurs), puis, à l'intérieur de ces catégories, par noms d'auteur ou titre d'oeuvre. Avec une centaine d'oeuvres téléchargées, je m'y retrouve donc toujours très bien !
  • La présence de dictionnaires qui permettent rapidement de faire le point sur un terme.

 

 C'est là que le bât blesse...

  • Si le fait qu'il ne soit pas tactile ne me gêne nullement dans ma lecture, lorsque je veux sélectionner un passage ou chercher le sens d'un mot dans le dictionnaire intégré, le curseur est un peu long à manier. Mais ce n'est pas non plus capital au quotidien.
  • Ce n'est pas inhérent à cette liseuse, mais je trouve le prix des livres numériques encore trop chers par rapport au papier (sauf exception de certaines maisons d'éditions qui créent une réelle politique de prix en la matière, comme Bragelonne. Remarquez que je ne leur fais pas du pub - je ne suis pas une lectrice de leurs titres - mais je trouve intéressant leur politique en la matière et je le souligne, voilà tout.) Pour l'instant, je n'ai donc lu que des e-books qui sont dans le domaine public et donc téléchargés gratuitement.

  Bilan

Un bilan très positif à l'heure actuelle. J'ai beaucoup lu sur mon Kindle ces derniers temps (même si je n'ai pas encore eu le temps de publier tous mes billets de lectures) et j'éprouve toujours un grand plaisir à le faire.

De là à vous dire que cette liseuse est mieux qu'une autre, je n'en sais rien. Je n'ai testé que le Kindle et j'en suis très contente. Point. A vous de voir, si vous hésitez, les caractéristiques des différentes liseuses sur le marché et leur utilité : écran tactile, connexion wifi, encre électronique, stylet, temps de téléchargement des oeuvres, poids, taille de l'écran, possibilité de changer la taille de la police, prix, etc. A chacun de voir ce qu'il attend avec cet achat.

Pour terminer, je ne résiste pas à vous le remettre en photo avec sa jolie housse de chez Etsy.com


Kindle

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05 janvier 2012

Seule contre la loi, Wilkie Collins

Seule contre la loi, Wilkie CollinsSeule contre la loi (The Law and the Lady) est un roman de l'auteur britannique Wilkie Collins paru la première fois en 1875. 

Le lendemain de son union avec Eustache Woodville, Valeria, son épouse, apprend que ce dernier s'est marié sous un faux nom. Affolée, elle entreprend de comprendre la raison de son mensonge. Très vite, elle apprend que son mari, Eustache Macallan, a eu une précédente union qui s'est soldée par la mort de sa première épouse. Accusé du meurtre de sa femme puis relaxé faute de preuves, Eustache Macallan voit son nom entaché de ce scandale. Persuadée de l'innoncence de son mari, Valeria décide, envers et contre tous, de la prouver. 

Comme à chaque fois, Wilkie Collins possède la faculté incroyable de happer son lecteur dès les premières pages de son roman. Hésitant entre plusieurs lectures, j'ai voulu lire quelques lignes de celui-ci sur mon Kindle... Erreur ! Il m'a été impossible de le lâcher par la suite !
Je suis néanmoins ravie de m'être plongée dans cette lecture. Wilkie Collins est un romancier de talent qui ne cesse de m'impressionner. Découvert avec Pierre de Lune, un de mes coups de coeur en 2011, il est un des rares auteurs qui me surprend à chacune de nos rencontres littéraires. Là encore, je ne m'attendais absolument pas à ce dénouement...
Si l'intrigue démarre  très rapidement avec la découverte du faux nom du mari de Valeria, elle se ralentit par la suite. Wilkie Collins aime à dépeindre les doutes et les errances de Valeria, la narratrice de ce roman. Bien décidée à prouver l'innocence de son mari, cette dernière se plonge dans le passé pour faire émerger des maigres indices qui la mettraient sur la piste du crime ! Elle rencontre les personnes qui gravitaient autour de l'ancien couple que formaient son mari et sa défunte épouse. Parmi eux, Miserrimus Dexter, un personnage fantasque, à la limite de la folie. A ses côtés, et malgré les recommandations de ses proches, Valeria va mettre en doute tout ce qu'elle sait pour faire émerger la vérité.
La bonne société victorienne vole en éclat  sous les masques qui tombent. Wilkie Collins apprécie tout particulièrement mettre à jour ces fissures et faire émerger le doute.
Un très bon roman, extrêmement bien ficelé, qui confirme l'admiration que je porte à Wilkie Collins.

Je possède ce roman en version papier, mais lorsque j'ai acheté mon Kindle, j'aiLu sur mon Kindle téléchargé (entre autres) toutes les oeuvres de Wilkie Collins que je n'avais pas. Et pendant les vacances de Noël, j'ai commencé à lire sur ma liseuse La piste du crime.
Il m'a fallu un billet de Mazel pour me rendre compte que La piste du crime et Seule contre la loi sont deux titres différents pour le même roman ! Après étude des deux traductions et hésitation, j'ai poursuivi ma lecture sur mon Kindle. Le confort de lecture est indéniable ! Voici donc ma troisième participation au Club des lecteurs numériques.Lecteurs numériques

Vous trouverez ce roman à télécharger gratuitement - puisqu'il est dans le domaine public - sur le site d'Ebooks. (oui je sais, le double titre est expliqué en commentaire... je ne devais pas être très réveillée pour ne pas le voir !)

Et voici ma troisième participation au Mois anglais de Lou, Cryssilda et Titine.

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13 novembre 2011

La petite fille aux allumettes, Hans Christian Andersen

Contes T La petite fille aux allumettes est un conte écrit par l'auteur danois Hans Christian Andersen et publié la première fois en 1845 dans le cinquième volume de ses Contes.

L'histoire de  ce conte est bien connue : pour survivre, une petite fille est obligée de vendre des allumettes aux passants dans la rue. Mais par le froid glacial du mois de décembre, elle est tentée de se réchauffer un peu avec ses allumettes. Elle en allume une, puis deux, puis trois...

Je n'avais jamais lu ce conte. J'en connaissais bien entendu l'intrigue et la chute. Je ne cesse néanmoins de m'interroger sur la façon d'appréhender un tel conte avec un enfant... Sa dureté et sa brièveté doivent susciter bien des questions sur la vie, la mort et la pauvreté. Une histoire à la fois triste et injuste, avec une pointe d'espoir qui perle à la fin.
Sa lecture m'a émue et a fait écho en moi aux situations actuelles de ceux qui dorment dehors et pour qui chaque nuit glaciale est une épreuve à passer.

Comme bien des contes, La petite fille aux allumettes a donné lieu a un grand nombre d'adaptations en albums, BD et dessins animés.

 

        9782081627710FS            Des ronds dans l'O             Editions Lito

        Illustré par Mayalen Goust           Illustré par Fabrice Backes           Illustré par Charlotte Roederer
          Ed. Flammarion (2005)                Ed. Des ronds dans l'O (2011)     Ed. Lito (1999)

Lu sur mon Kindle

Pour ceux qui veulent avoir accès au texte dans son intégralité, il est disponible gratuitement en PDF ici.

Voici ma deuxième lecture sur mon Kindle, ma seconde participation au Club des lecteurs numériques, ma première au Challenge Gilmore Girls de Karine:) et ma dixième au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

                    Lecteurs numériques   Logo-challenge-gilmore-girls-Karine

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01 novembre 2011

De l'autre côté du miroir, Lewis Carroll

9782070628971FSDe l'autre côté du miroir (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There) est un roman de Lewis Carroll paru en 1871, et qui, à défaut d'en être une suite chronologique, s'inscrit dans la continuité d'Alice au Pays des Merveilles.

Alice est dans son salon, avec ses chats, à penser à haute voix. Mais à quoi donc ressemble le monde qui se trouve de l'autre côté du miroir ? Alice décide d'aller voir. La voilà donc, traversant le miroir, et partant à la rencontre de la Reine Rouge, la Reine Blanche, Bonnet Blanc et son frère, le lion et la licorne et bien d'autres personnages encore. 

De l'autre côté du miroir est un roman bien plus absurde encore que le premier tome des aventures de la petite Alice. Dans son curieux voyage dans le monde de l'autre côté du miroir, la petite fille progresse de personnages en personnages, assaillie par eux de questions métaphysiques ou logiques, le tout bercé par une douce musique d'absurde, le célèbre non-sense de Lewis Carroll. Certains protagonistes oscillent à la limite de la raison et entraînent la jeune Alice dans leur monde intérieur.
Onirique et merveilleux, ce roman a ouvert la voie en matière de merveilleux et de monde parallèle. Un petit délice à redécouvrir. Alice rêve-t-elle ? Rien n'est moins sûr !

Premier texte que je lisais sur mon Kindle, De l'autre côté du miroir m'a permis d'expérimenter la lecture surLu sur mon Kindle écran. Verdict ? Un confort de lecture grâce à l'encre Lecteurs numériquesélectronique, le plaisir de découvrir en même temps les illustrations originales en noir et blanc avec la légèreté de l'objet en prime. Bref,  un régal disponible gratuitement ici en PDF illustré et ma première expérience pour le Club des lecteurs numériques.

 

Alice  echecs  Jumeaux

 

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15 octobre 2011

Ma révolution numérique

J'ai longtemps hésité...
Je ne suis pas technophile.
J'ai déjà des yeux fatigués par les écrans.
Je réfléchis à deux fois avant d'acheter un objet dont je n'ai pas besoin.

Mais...

Je suis consciente de la révolution que nous sommes en train de vivre
en matière de nouveaux supports de lecture.
Avec mon métier, je me tiens informée des évolutions dans ce domaine.
Je suis de près les négociations quant à la TVA des livres numériques.
Et puis l'évolution de l'encre électronique...

Une blogueuse a également participé à ma conversion à la lecture numérique :
L'Ogresse !

Dans ce billet
, déjà, elle vantait les mérites de son nouveau joujou.
Et
dans celui-ci, elle faisait une sorte de bilan, après un an d'utilisation...

Tentation ultime ? La baisse de prix dudit objet.

KINDLE

J'ai donc reçu hier le nouveau Kindle.

Je voulais attendre de recevoir ma superbe pochette fait-main commandée
aux États-Unis pour vous faire mon billet de présentation, mais je ne résiste pas.
Elle aura un billet pour elle toute seule plus tard !

J'ai déjà téléchargé 13 ebooks gratuits :

  • Les Archives de Sherlock Holmes de Conan Doyle
  • La Vampire de Paul Féval
  • Le Comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas
  • Le fauteuil hanté de Gaston Leroux
  • Le Secret de Wilkie Collins
  • L'Hôtel hanté de Wilkie Collins
  • La piste du crime de Wilkie Collins
  • L'Homme à la lèvre tordue de Conan Doyle
  • L'Île au trésor de Stevenson
  • L'Homme invisible de H.G. Wells
  • L'affaire Lerouge d'Emile Gaboriau
  • Les joyeuses Bourgeoises de Windsor de Shakespeare
  • Les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift
  • Au bonheur des Dames de Zola

J'ai commencé la lecture du Fauteuil hanté de Leroux.
Verdict ?

Un confort de lecture incroyable, sans rétro-éclairage qui fatigue les yeux,
un chargement des pages très rapide
(plus rapide même que de tourner une page, c'est dire !)
et un poids plume qui fait oublier l'objet.

 

Les plus :

  • La facilité de prise en main due au nombre réduit de boutons et à l'ergonomie de l'objet
  • La possibilité de régler la taille de la police
  • La connexion au wifi qui permet de télécharger les ebooks directement sur son Kindle
  • Les fonctionnalités comme la recherche plein texte, les signets, le surlignage de certains passages, etc.
  • Le chargement très rapide des ebooks sur le Kindle : 60 secondes montre en main !
  • L'accès à des journaux et des magazines en ligne (sur abonnement)
  • La mémoire de stockage : 1200 ebooks, ça semble suffisant pour partir en vacances !
  • La très grande autonomie de la batterie (1 mois)

 

En bref, je crois que j'ai longtemps hésité mais que cette période de réflexion m'a permis de peser suffisamment les pours et les contres des livres électroniques. Je ne connais pas assez les autres pour juger ce nouveau Kindle par rapport à ses concurents et je ne suis pas là pour faire une étude comparative. Loin de moi l'idée de faire de la pub pour Amaz*n (qui se débrouille très bien tout seul), je parle uniquement ici de mon expérience personnelle et de cet objet en particulier.
Si je ne suis pas encore certaine d'acheter des nouveautés sur mon Kindle plutôt qu'en version papier (j'attends le dénouement des problèmes de TVA), je suis pour l'instant ravie d'avoir accès à tant d'oeuvres du domaine public gratuitement et avec ce confort de lecture.

 

Et vous ? Prêts pour la révolution numérique ou déjà conquis ?

 

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26 avril 2011

La Belle et la Bête, Jeanne Marie Leprince de Beaumont

9782740402290FSNous connaissons tous plus ou moins l'histoire de La Belle et la Bête... Si l'origine de ce conte remonte vraisemblablement à Apulée, il n'a connu le succès que nous lui connaissons qu'à la parution, au 18e, de la version de Jeanne Marie Leprince de Beaumont. Malheureusement, l'adaptation édulcorée de Walt Disney semble avoir davantage marqué les esprits que le conte originel...
Rendons donc hommage à cette auteure, née il y a 300 ans jour pour jour, le 26 avril 1711. 

Cette lecture est en réalité une relecture pour moi. J'avais en effet étudié ce conte durant mes années de fac, mais je ne me souvenais plus de certains aspects.
D'une lecture très rapide (12 pages A4, que je vous conseille de télécharger ici  par exemple) La Belle et la Bête n'en est pas moins édifiant. L'auteure prône les valeurs de vertu et de bonté que l'on retrouve dans bien des contes de cette même époque. L'héroïne est une jeune fille au goût simple, pleine d'esprit, qui aime les arts (musique, littérature, etc.) et semble représenter une sorte de modèle de conduite de l'époque, s'opposant ainsi à ses soeurs vénales et dénuées d'esprit.
La Belle et la Bête est un conte que j'apprécie beaucoup. Son double discours, très courant dans les contes, en fait une lecture appréciée autant par les adultes que par les enfants.

dulacbeautyapCe conte a été illustré, entre autres, par Edmund Dulac, illustrateur français naturalisé anglais (Edmund était né Edmond, c'est plus franchouillard...), qui fait partie des illustrateurs majeurs de l'âge d'or de l'illustration au Royaume-Uni, comme Arthur Rackham.
J'apprécie tout particulièrement le travail d'Edmund Dulac depuis que je l'ai découvert à la Médiathèque de Toulouse, lors de la rétrospective qui lui a été consacré fin 2008. Je vous en reparlerai très prochainement...

 Enfin,  ce conte a fait l'objet de nombreuses
adaptations adaptations cinématographiques
plus ou moins réussies,
mais celle de Jean Cocteau, réalisée en 1945, reste la plus célèbre,
avec Josette Day et Jean Marais dans les rôles titres.

Et voici ma première participation au Challenge de Will,
La littérature fait son cinéma et la neuvième au Challenge Des contes à rendre de Coccinelle !

 

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