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16 mai 2016

La fille du train, Paula Hawkins

La_Fille_du_trainLa fille du train est un thriller de la britannique Paula Hawkins publié en 2015 chez Sonatine.

Rachel prend tous les jours le même train, pour rejoindre Londres depuis la banlieue qu'elle habite avec Cathy, sa colocataire. Tous les jours le même trajet, pour mentir à son amie et faire semblant d'aller travailler, alors que Rachel a perdu son emploi il y a quelques mois, à cause de ses problèmes d'alcool. Alors dans le train, en sirotant la plupart du temps du gin tonic, Rachel regarde le paysage défiler. Et tous les matins, alors que le train s'arrête sur la voie, elle regarde une maison en particulier, observe le couple qui y habite et se prête à imaginer leur vie. Jess et Jason, comme elle les nomme, sont heureux et amoureux. Ca, c'est ce qu'elle imagine jusqu'au jour où elle surprend celle qu'elle prénome Jess avec un autre homme chez elle. Rachel se sent investie d'une mission : prévenir Jason que sa femme le trompe. Mais alors qu'elle se persuade que c'est la meilleure des choses à faire, Jess disparaît et tous les soupçons pèsent sur Jason. Rachel voit une occasion de se rendre utile en l'aidant. Mais entre ses souvenirs hésitants et ses matins hagards d'alcoolique, Rachel n'est pas la plus à même pour l'aider...

C'est Mona Lisa Overdrive qui a réussi à me convaincre de succomber à ce thriller qui avait enflammé la blogosphère l'an dernier. Et pourtant, j'avais dit que les thrillers et moi, c'était fini fini... Mais comme elle a su me persuader que je ne finirais pas terrorisée au fond de mon lit, je me suis lancée dans ce roman, lors d'un trajet en train qui plus est (oui, je pousse le vice jusqu'au bout pour m'identifier à l'héroïne... Non, je n'ai pas bu de gin tonic pour parfaire l'illusion !^^)

Et bien m'en a pris ! Je me suis vraiment régalée avec ce thriller psychologique très intense, qu'il est difficile de lâcher. Paula Hawkins prend en otage son lecteur de façon efficace, en alternant les narrateurs. Le personnage de Rachel prend majoritairement en charge la narration, et tout est fait, dès les premières lignes, pour que le lecteur ne lui fasse pas confiance. Son alcoolisme et le fait qu'elle doute de ses souvenirs n'aident pas à lui donner une quelconque crédibilité. Et sa mémoire vacille, à cause de l'aclool. Rachel doute de tout, de tous. Et le lecteur de douter avec elle. Ou d'elle ? Ses mensonges répétés à tous les autres personnages l'empêtrent dans des situations délicates et n'inspirent aucune empathie. Et le lecteur de subir cette narratrice anti-héroïne par excellence qui cumule les tares et les défauts.

Megan - le vrai prénom de celle qu'elle prénomme Jess et qui disparaît au début du roman - et Anna -la femme de l'ex-mari de Rachel - se chargent également partiellement de prendre en charge la narration et possèdent elles aussi quelques secrets que le lecteur peine à percer. Les trois narratrices se succèdent, et avec elles le mystère s'épaissit...

Les époques alternent, les narrateurs aussi, et le suspense croît progressivement. Le lecteur n'accorde sa confiance à personne, doutant des dires de chacun, cherchant dans les bribes de souvenirs une once de vérité. Et comme dans tout  policier, il sait qu'un des personnages est coupable. Reste à savoir lequel ! Et je dois vous avouer que, malgré le nombre incalculable d'Agatha Christie que j'ai dévorés, je me suis fait mener par le bout du nez par l'auteure quasi jusqu'à la fin. Et quel final ! Un dénouement stressant mais ô combien bien orchestré. Bref, un régal ! Merci beaucoup Mona Lisa Overdrive de m'avoir convaincue de dévorer ce roman. J'ai très envie de découvrir dans la foulée Avant d’aller dormir de S. J. Watson que tu me conseilles aussi. Et je dois vous avouer que je lève la tête le matin dans le train maintenant. Qui sait ce que je peux apercevoir, au détour d'un jardin ?

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04 mai 2016

Wild, Cheryl Strayed

Wild Cheryl StrayedWild est le second livre de la romancière et essayiste américaine Cheryl Strayed publié en 2012 et adapté deux ans plus tard en film par Jean-Marc Vallée avec Reese Witherspoon dans le rôle-titre. 

Le Pacific Crest Trail - PCT pour les initiés - est un sentier de randonnée de 4240 km qui relie la frontière mexicaine à la frontière canadienne. Alors que sa vie s'effondre à la mort brutale de sa mère, Cheryl Strayed, fraîchement divorcée, se lance un défi : parcourir seule 1700 km de ce sentier. Sans préparation, sans connaissance ni condition physique particulières, elle s'élance vaillemment, sac sur le dos, maigres économies en poche. Souffrance, épuisement et découragement feront partie de son quotidien, mais dans cette expérience Cheryl parviendra à surmonter le chagrin dû à la disparation de sa mère et apprendra beaucoup sur elle.

Dévoré durant mon escale de 9h en Chine alors que je revenais de mon trip solo au Vietnam, Wild m'a fait l'effet d'une décharge électrique. Quelle expérience, quel parcours, quel courage surtout ! Cheryl Strayed s'est dépouillée de tout, durant sa randonnée sur le PCT - brûlant au fur et à mesure les chapitres des livres qu'elle lisait pour alléger le poids de son sac - mais a conservé un petit carnet dans lequel elle a consigné ses impressions. Et quel témoignage ! J'ai été littéralement happée par ces pages et j'ai eu l'impression de parcourir à ses côtés cette célèbre randonnée (à la différence près que j'ai gardé mes ongles de pied, moi, contrairement à elle...)

Arrivée à un point de rupture dans sa vie - sans lien avec sa famille, tout juste divorcée, sous l'emprise de drogues et de relations toxiques sans lendemain - Cheryl Strayed effectue un virage des plus audacieux en décidant de randonner seule. Cette expérience lui permet un retour aux sources salvateur et libérateur. Dépouillée de considérations matérielles, en perpétuel face-à-face avec elle, c'est sur le PCT qu'elle va se trouver et faire du tri dans sa vie. 

Je peine à trouver les mots pour vous exprimer l'émotion qui m'a saisie à la lecture de ce texte. J'ai eu l'impression de rentrer dans l'intimité de cette personne incroyable qui a réussi à vaincre ses démons à force de persévérance. Il y a tant de belles leçons de vie dans ce livre que je ne fais que le conseiller autour de moi depuis ma lecture. A bon entendeur...  Un gros coup de coeur, c'est évident...

"Le silence était incommensurable. Le vide écrasant. C'est ce que j'étais venue chercher, ai-je pensé. C'est ce que je voulais."

"Même dans mes heures les plus sombres - que je vivais précisément à cette époque -, j'avais toujours cru au pouvoir de l'obscurité. Oui, je m'étais perdue et je l'étais encore, mais, grâce à ces errances, j'avais appris des choses qui me seraient restées inconnues dans d'autres circonstances."

"Pour moi, la solitude avait toujours été un lieu plus qu'un sentiment, une petite pièce dans laquelle je pouvais me réfugier pour être moi-même. L'absence totale d'êtres humains sur le PCT avait altéré cette sensation. La solitude s'était étendue à l'univers tout entier, que j'occupais d'une façon toute nouvelle pour moi."

"J'étais juste venue, je commençais à le comprendre, pour surpasser ma peur et tout le reste - tout ce que je m'étais infligé, tout ce qu'on m'avait fait subir."

"Peut-être qu'en effet j'étais la personne la plus seule au monde. Mais peut-être que c'était bien."

"On ne peut jamais savoir pourquoi certains événements arrivent et d'autres non, ce qui provoque quoi, ce qui détruit quoi. Quelles choses permettent à d'autres de naître, de mourir ou de changer de cours."

"Les larmes que j'avais senti monter près du pont se sont enfin mises à couler. "Merci, ai-je pensé. Merci." Pas seulement pour cette longue marche, mais pour tout ce que je sentais enfin fusionner en moi ; tout ce que le chemin m'avait appris et tout ce que je ne savais pas encore, mais qui était déjà là, quelque part."

"Tout ce qui comptait, c'était l'authenticité de ce que je venais d'accomplir. Et le fait que j'en comprenne le sens même si je n'étais pas encore capable de le formuler."

 

 Pour terminer, la bande-annonce du film

(que je n'ai toujours pas vu...)

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09 octobre 2015

Les Nécrophiles anonymes T.1 Quadruple assassinat dans la rue de la Morgue, Cécile Duquenne

Les Nécrophiles anonymes TQuadruple assassinat dans la rue de la Morgue est le premier tome de la série Les Nécrophiles Anonymes imaginée par la jeune auteure, étudiante en japonais et libraire en dilettante Cécile Duquenne, paru dans un premier temps chez Voy'el Editions en 2012 avant de paraître en ebook chez Bragelonne en 2014.

Népomucène est un préposé à la morgue des plus ordinaires, excepté le fait qu'il passe ses nuits de travail en compagnie de Bob, un vampire qui a élu domicile dans la morgue. L'amitié qui lie les deux compères est forte et se solde régulièrement par des retrouvailles autour de bières et d'épisodes de Buffy. Mais leur routine quotidienne est un jour interrompue par le meurtre sanglant des médecins légistes de la morgue. Selon Bob, et au vu des blessures, seul un loup-garou peut être l'auteur de ce crime. Aidés d'Edgar un retraité taxidermiste, Népomucène et Bob se lancent sur les traces du meurtrier.

Vous connaissez mes goûts en matière de lecture et vous savez que je ne suis d'ordinaire pas friande de fantasy. Mais depuis que j'ai suivi un MOOC sur la Fantasy organisé par l'Université d'Angers, mon intérêt pour le genre a été aiguisé et depuis j'aime à sortir de ma zone de confort en me frottant à des textes qui, d'ordinaire, ne m'auraient pas attirée. Ce premier tome en fait partie. Et force est de reconnaître que j'ai été charmée par la plume de cette jeune auteure et son style. 

L'humour est omniprésent entre ces pages et Cécile Duquenne joue sur les codes du genre pour mieux s'en écarter. Elle adapte à sa sauce le mythe du vampire et celui de la lycanthropie et l'ensemble est plutôt bien ficelé. Ce premier roman est très court et ressemble presque à un épisode de Buffy pour son côté parodique et sentimental à la fois. C'est drôle, léger, rapide, agréable à lire, et un peu addictif aussi. En refermant ce premier tome, j'ai eu très envie de découvrir le second et savoir ce qu'il advient de Népomucène et Bob, son ami vampire. Un bon point, non ?

Voici ma quatrième participation au Challenge Halloween organisé par Lou et Hilde.

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13 septembre 2015

Les Eaux troubles du mojito et autres belles raisons d'habiter sur terre, Philippe Delerm

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Les Eaux troubles du mojito est le dernier recueil de nouvelles de l'écrivain français Philippe Delerm paru en août aux éditions du Seuil.

La saveur douceâtre de la pastèque, l'ambiance du jardin du Luxembourg, les cadenas du Pont des Arts ou encore le plaisir de déguster un mojito, Philippe Delerm invite son lecteur à profiter de ces petits plaisirs du quotidien qui colorent la vie, tout en soufflant un vent de nostalgie et de mélancolie sur ces moments à part...  

J'aime les textes de Delerm, leur poésie souvent, leur nostalgie, parfois, leur beauté constante. J'avais retrouvé mes racines dans Quiproquo, m'étais régalée à la lecture de Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables, et avais ri franchement avec Je vais passer pour un vieux con.

Et si j'ai ouvert ce nouveau recueil avec beaucoup de plaisir, j'avoue ne pas avoir trouvé ce que j'aime d'ordinaire chez Delerm. Une certaine poésie, une émotion qui se dégage des textes, des rires fréquents. J'ai lu d'une traite les quarante nouvelles très courtes qui composent ce recueil mais j'y suis restée insensible. La plume de Delerm est belle mais beaucoup moins poétique que dans ses autres textes. Peut-être que mes goûts ont changé et que je suis moins perméable aux histoires douces amères de Delerm ? Ou peut-être que la mécanique se rouille d'elle-même et use les lecteurs fidèles ? Allez savoir...

Une lecture en demi-teinte, sans conteste, mais qui me permets de débuter mon challenge Challenge 1% de la Rentrée littéraire qu'organise Herisson ! Le principe est simple : lire 1% des 589 romans parus entre mi-août et mi-octobre cette année, soit 6 romans, avant le 31 juillet 2016 

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12 mars 2015

La condition pavillonnaire, Sophie Divry

La condition pavillonnaire, Sophie DivryLa condition pavillonnaire est le dernier roman de Sophie Divry paru en août 2014 aux éditions Noir sur Blanc.

 M.-A. a une vie très conventionnelle. Mariée, mère de deux enfants, propriétaire de sa maison, elle a tout ce qu'elle souhaitait. Et pourtant... Et pourtant elle est malheureuse. Vide. Insatisfaite de cette existence sans vague dans laquelle elle semble se noyer. Alors M.-A. s'essaye dans différentes directions : humanitaire, adultère, yoga, mais aucun de ces loisirs ne remplit le vide de son existence.

Autant j'avais dévoré et adoré La cote 400 de cette même auteure, autant j'ai été déroutée par ce nouveau roman. J'ai eu beaucoup de mal à éprouver de l'empathie pour cette femme à qui la vie a donné tout ce qu'elle souhaitait. Cette femme que l'existence a épargnée.      
J'ai éprouvé une forme d'agacement à la lecture de son ennui chronique, de son insatisfaction métaphysique. Emma Bovary sourd derrière cette héroïne du 21e siècle, mais pour autant je n'ai pas été séduite par le récit de cette vie aux contours lisses et dans laquelle M.-A. s'enlise.     
Le lecteur suit ses différentes tentatives pour échapper à son ennui et se doute qu'aucune ne réussira à la sortir de son impasse.     
Difficile d'expliquer pourquoi je n'ai pas adhéré à ce roman pourtant bien écrit et à la construction intéressante. Peut-être parce que le sujet très actuel tend à m'agacer et que mon empathie légendaire s'est effilochée et qu'il ne m'en restait plus, lors de ma lecture ? En tout cas Sophie Divry réussit à dépeindre un personnage vraisemblable, victime de ce qui semble être le mal du siècle. Reste à savoir si vous avez assez de patience pour écouter le récit de son insatisfaction...

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13 mars 2014

La malédiction des pharaons, Elizabeth Peters

La malédiction des pharaons, Elizabeth PetersLa malédiction des pharaons est un roman de l'américaine Elizabeth Peters, paru en 1981. Second tome de la série policière consacrée aux grandes heures de l'égyptologie écrite par la romancière, il met en scène Amélia Peabody et son mari Emerson, passionnés d'égyptologie.

L'intrépide Amélia et le fougueux Emerson se sont rencontrés dans le premier tome. Ils se sont détestés... mais nous les retrouvons mariés au début de ce roman. Parents d'un petit Ramsès, le couple a décidé de s'installer en Angleterre et de laisser de côté l'Egypte et ses mystères.    
M
ais très vite, l'appel de l'aventure se fait sentir. Une sépulture inconnue découverte dans la Vallée des Rois, la mort de l'archéologue à l'origine de cette découverte et la disparition de son assistant, titillent la curiosité d'Amélia. Et lorsque la très jolie veuve de l'archéologue vient supplier Emerson de poursuivre les recherches, le couple ne tient plus et s'envole vers Louxor.

Qu'il est bon de suivre le duo formé par Amélia et son mari à Louxor et tenter en leur compagnie de percer le mystère de cette sépulture inconnue ! Avec ce deuxième tome, Elizabeth Peters, elle-même égyptologue reconnue, entraîne une nouvelle fois son lecteur dans l'effervescence des découvertes archéologiques du début du siècle dernier.
Les descriptions des lieux sont soignées et permettent une immersion délectable dans cette époque. La part belle est laissée aux vestiges archéologiques et aux détails historiques, le tout porté par un duo de personnages à la fois drôle et grinçant.     
Et si l'intrigue policière souffre parfois de quelques faiblesses ou que certains personnages tendent à être parfois un brin caricaturaux, l'ensemble reste très plaisant et promet une belle détente.      
Laissez-vous séduire par Amélia et Emerson. Laissez-les vous entraîner sur les berges du Nil, dans la moiteur du soleil égyptien, et vous faire partager leur passion des découvertes archéologiques. 
 

  • 4/10 au Challenge Polar historique  organisé par Samlor et repris par Sharon.
  • 3/10 pour le Challenge Voyage dans l'Egypte antique que j'organise (toutes les infos ici)

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06 juin 2013

Un crocodile sur un banc de sable, Elizabeth Peters

P1060748Un crocodile sur un banc de sable est un roman de l'écrivain américain Barbara Michaels, écrivant sous le pseudonyme d'Elizabeth Peters, paru en 1975. C'est le premier tome de la série consacrée aux grandes heures de l'égyptologie mettant en scène Amelia Peabody et qui compte aujourd'hui dix-huit tomes.

Héritière de la fortune de son père, l'anglaise Amelia Peabody décide de profiter de son temps pour voyager. Passionnée par l'antiquité, la jeune femme commence son périple par Rome, où elle rencontre la jeune Evelyn Barton-Forbes. Elle engage cette dernière comme dame de compagnie et s'envolent toutes deux pour l'Egypte. Sur place, elles rencontrent les frères Emerson qui mènent des fouilles archéologiques malgré leur peu de moyens. Lorsqu'une momie est découverte sur le chantier et disparaît le lendemain, les quatre anglais décident de mener l'enquête.

J'aime beaucoup l'époque des grandes découvertes archéologiques et j'avais envie de revivre l'effervescence qui s'est emparée de l'Angleterre au début du XXe siècle face aux vestiges égyptiens. Et pour moi, les vacances d'été sont souvent propices à la lecture de romans policiers historiques. Bon, je ne suis pas encore en vacances, mais l'été frappe à la porte ces derniers jours. Un crocodile sur una banc de sable, Elizabeth Peters
Avec Un crocodile sur un banc de sable, disons le tout de suite, Indiana Jones n'est pas loin. Ce roman, classé policier, a tout d'un roman d'aventure qui se déroule en Egypte. Amelia et ses trois comparses se lancent à la poursuite d'un pilleur de tombes, les péripéties de multiplient, les adversaires sont multiples et armés, la nuit est propice à tous les incidents, et l'étau se resserre progressivement.
L'intrigue policière n'est vraiment pas le plus important dans ce livre (j'ai découvert le dénouement à la moitié du roman tant la liste des suspects est maigre, c'est dire) ; mieux vaut l'ouvrir pour se plonger dans un décor suranné, aux côtés d'anglais passionnés par les vestiges. La romance qui éclôt offre une touche de sentimentalisme qui annonce la série à venir.

Mais force est de reconnaître que ce roman permet de se plonger dans cette période et d'en voir certains aspects. Grâce aux frères Emerson, le lecteur découvre ainsi les démarches administratives et les concurrences qui existaient à cette époque entre les grands archéologues. Se pose aussi la question de la légitimité de ces fouilles et du rapatriement des objets découverts dans les pays financeurs des opérations.
Un roman policier un peu léger donc, mais qui plaira à qui veut rêver de découvertes archéologiques, de soirées chaudes au milieu du désert, de tombeaux scellés depuis des milliers d'années... Bref, moi en somme. Et je vais continuer avec plaisir cette série !
D'autres avis : Claire, Neph, etc.

Et trois nouvelles avancées dans les challenges auxquels je participe :

  • 3/10 au Challenge Polar historique chez Samlor.
  • 2/10 pour le Challenge Voyage dans l'Egypte antique que j'organise (par ici les infos !)
  • Ma lettre P au Challenge ABC de Babelio.   

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30 mai 2013

Gatsby le magnifique, Francis Scott Fitzgerald

P1060744Gatsby le magnifique est l'un des romans les plus connus de l'écrivain américain Francis Scott Fitzgerlad. Paru en 1925, il n'a pas séduit ses contemportains. C'est dans les années 50, après la mort de son auteur survenue en 1940, que le roman rencontra son public et devint une référence.

Été 1922, dans la moiteur new-yorkaise. Nick Carraway, le narrateur, loue une modeste maison à Long Island, dans la banlieue de New-York.
Intrigué par le faste des fêtes données par son voisin, il rencontre le mystérieux Jay Gatsby. Personne ne sait rien de lui, si ce n'est qu'il possède une fortune colossale et fuit la solitude.
Lorsque ce dernier lui demande une entrevue avec Daisy, sa cousine, Nick accepte sans savoir les conséquences de son acte.

Roman culte s'il en est, Gatsby le magnifique semble être sur toutes les lèvres depuis la projection de l'adaptation de Baz Luhrmann avec Di Caprio dans le rôle titre à l'ouverture du Festival de Cannes.
Pour ma part, j'ai eu envie de découvrir Fitzgerald et sa plume par le biais de ce roman. Tendre est la nuit m'attend sagement dans ma PAL et ne devrait pas y rester bien longtemps.
Car Gatsby le magnifique est un roman fascinant, tant dans sa construction que dans son intrigue. Fitzgerald choisit comme narrateur Nick, un voisin devenu ami du fameux Gatsby, mais il distille du suspense dès l'ouverture du roman. Nick écrit ces lignes bien après cet été 1922 et de ses paroles semblent suinter quelque chose de tragique. Les événements se succèdent et avec eux les révélations sur le passé de Gatsby et de ceux qui gravitent autour de lui.
L'ambiance de ce roman est singulière. L'effervescence des années folles liée à l'émergence du jazz, à la prohibition de l'alcool et aux grandes chantiers de construction à New-York est sensible au fil des pages et c'est avec brio que Fitzgerlad parvient à faire revivre cette insouciance joyeuse.
L'écriture de Fitzgerald, enfin, est fluide et imagée et souhait et offre à son intrigue une richesse de descriptions salutaires.
Une lecture à part. Un romancier talentueux qui, comme bien d'autres, n'a pas eu la reconnaissance qu'il méritait de son vivant. Un auteur dont je vais poursuivre la découverte et que je vous engage à lire à votre tour.
D'autres avis : Cla, Cristie, Cynthia, Keisha, Sofynet, Yoshi73, Yuko, etc.

 Cette lecture me permet d'avancer dans trois des challenges auxquels je suis inscrite !

  • 1/5 pour le Challenge Gilmore Girls  chez Touloulou
  • deuxième participation au Thursday Next Challenge organisé par Alice
  • 2/6 au Challenge Romans Cultes organisé par Métaphore 

 Challenge Gilmore Girls 

Je sors de mon habitude de ne parler que d'un livre et non de son adaptation pour vous dire deux mots du film de Baz Luhrmann, actuellement sur nos écrans. J'ai été déçue. Si les costumes réalisés par la créatrice italienne Miuccia Prada sont magnifiques, certaines scènes sont déconcertantes d'anachronismes. Comme si Baz Luhrmann avait souhaité rendre contemporain son film pour mieux séduire son public. Les scènes de fêtes, somptueuses dans le roman, sonnent faux dans le film et brisent la vraisemblance historique. Pour ma part, je n'ai pas eu l'impression d'être immergée dans les années 1920 mais de regarder une soirée costumée de la jet-set actuelle. Bien dommage...

Gatsby_le_Magnifique_1 Gatsby_le_Magnifique_2 


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23 avril 2013

La mort s'invite à Pemberley, P.D. James

P1060314La mort s'invite à Pemberley est le dernier roman de  la britannique Phyllis Dorothy James alias P.D. James, paru en 2011 en langue anglaise avant d'être traduit en français chez Fayard en 2012 .

P.D. James a fait le choix audacieux de faire un pastiche du célèbre Orgueil et Préjugés de Jane Austen. L'intrigue se situe après la fin du roman originel. Elizabeth Bennet a épousé M. Darcy. Ensemble, ils ont eu deux enfants. Leur bonheur semble total. Le roman s'ouvre à la veille du célèbre bal donné à Pemberley, la demeure familiale. Mais cette dernière est le théâtre d'un crime affreux commis en pleine nuit dans le parc.

La mort s'invite à Pemberley est le premier roman que je lis de la grande dame du roman policier. P.D. James, un grand nom à découvrir, c'est évident... Ou à redécouvrir, à défaut d'avoir apprécié ce livre ! Comme d'ordinaire, lorsqu'un rendez-vous avec une oeuvre est manqué, je ne vous fais pas languir.
La magie n'a pas opéré avec ce titre. Pas une seule seconde. Si j'ai apprécié l'oeuvre d'Austen, je n'ai absolument pas réussi à me glisser dans l'intrigue de P.D. James. Des lourdeurs la parsèment, dès les premières pages qui résument Orgueil et Préjugés, et ne quittent pas le roman. Les personnages sont grossièrement dépeints et leurs relations semblent artificielles.
L'intrigue policière, quant à elle, se met en place rapidement mais souffre d'une lenteur qui n'augure rien de bon. Les témoins se succèdent, les redites dans les dialogues aussi, puis le procès surgit sans qu'à aucun moment le lecteur n'ait le loisir de se poser en enquêteur. C'est à peine si le meurtre distille une once de piment à ce roman. Le dénouement apporte une touche de rebondissements mais bien trop tard pour que ce roman ne trouve grâce à mes yeux.
L'ironie et la critique sociale que j'avais tant appréciées chez Jane Austen ont disparu ici au profit de badinages. La condition féminine, sujet central des oeuvres d'Austen, subit dans ce roman d'importants anachronismes. Un pastiche n'est pas aisé et rares sont les auteurs qui ont su se glisser dans les pas d'un autre en se faisant oublier. P.D. James échoue ici, égrenant dans ses pages une touche contemporaine préjudiciable à l'ensemble.
Une rencontre ratée, vous l'aurez compris. Mais je ne m'avoue pas vaincue et découvrirai P.D. James avec d'autres oeuvres.

D'autres avis : Cynthia, PetiteFleurYuko, etc.

Ce roman me permet d'avancer dans deux de mes challenges :

c'est ma deuxième participation au Challenge British Mysteries de Lou et Hilde

et la lettre J de mon Challenge ABC organisé par Babelio.

British Mysteries   Challenge ABC Babelio

 

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04 janvier 2013

Le Voleur de Maigret, Simenon

P1050859Le Voleur de Maigret est un roman de Georges Simenon paru sous forme de feuilletons en 1967 et mettant en scène le célèbre commissaire.

Alors qu'il est dans le bus, en train de fumer tranquillement sa pipe, Maigret se fait dérober son portefeuille par un jeune homme. Le lendemain, il lui est restitué par courrier. Quelques jours plus tard, le jeune voleur prend contact avec lui : sa femme vient d'être assassinée et il craint d'être accusé du meurtre.

J'avais rencontré Maigret en fac lorsque j'étudiais le roman policier, et je n'étais jamais revenue vers lui. J'étais donc curieuse de découvrir un nouveau roman le mettant en scène.
Quelle déception ! Le Voleur de Maigret est un court roman au rythme très lent, dans lequel il ne se passe quasiment rien. En général, cela ne me dérange pas. J'aime que l'intrigue se mette en place avec lenteur et se déroule doucement. Mais ce roman m'a réellement déroutée par sa simplicité.
Les personnage mis en scène sont parfois caricaturaux et le milieu décrit - le milieu artistique - est plus esquissé que réellement dépeint. C'est à Paris que tout se déroule. Cela pourrait être n'importe où et c'est bien dommage.
Quant au Commissaire Maigret, il observe, interroge brièvement les protagonistes et attend presque que l'enquête aboutisse sous ses yeux. Il assiste à cette enquête plus qu'il n'y participe réellement et tout semble se dérouler sans son concours. Sa méthode : aspirer la vie qui l'entoure comme une éponge et attendre que la vérité ne lui vienne.
Chaque enquêteur possède sa méthode personnelle pour imbriquer tous les éléments de l'enquête et parvenir à une solution, mais dans le cas de Maigret, et dans ce roman en particulier, cela frôle l'inaction... Point de révélation finale théâtrale à la Poirot ni de déduction discrète derrière un rideau à la Miss Marple. Non, Maigret dîne en compagnie des suspects, et lorsqu'il a parlé à tous, il attend que l'un craque.
Je n'ai rien contre l'écriture feuilletonnesque, bien au contraire : écrire sous une contrainte de temps permet parfois de créer de véritables pépites. Mais ce court roman de Maigret m'a laissé en bouche un goût d'inachevé, de précipité et de bâclé.
Je ne m'avoue pas vaincue : je lirai de nouveau des aventures de Maigret. Ce n'était peut-être qu'une mauvaise rencontre...

Je tiens néanmoins à remercier Hermine de Babelio et les Editions Omnibus pour l'envoi de ce roman sur mon Kindle lors d'un Masse Critique spécial édition numérique.

Et voici ma neuvième lecture sur mon Kindle et ma neuvième participation au Club des lecteurs numériques.

 Lecteurs numériques           Lu sur mon Kindle

 

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