Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

05 mai 2017

Calendrier de lectures communes pour le Challenge Feel Good

 Cela fait quelque temps maintenant que pour réchauffer nos coeurs et souffler un vent de positif dans nos vies, j'ai lancé le Challenge Feel Good. Un challenge pour faire le plein de joie et de douceur à travers des lectures et des films doudous et bourrés d'optimisme.

Feel Good

107121009Et face à la météo frigorifique de ce printemps qui ressemble de plus en plus à un automne et au monde qui tourne de moins en moins rond, l'envie de reprendre quelques lectures réconfortantes se fait ressentir. Mais pour plus de partage et de convivialité, j'ai eu envie d'ouvrir un billet de lectures communes, où chacun pourra venir proposer une date pour un roman qu'il a envie de lire et partager avec les autres. Je mettrai à jour ce billet au fur et à mesure pour qu'on s'y retrouve.

Pas encore inscrit au Challenge ? Il n'est pas trop tard pour nous rejoindre : un commentaire pour me dire que vous vous joignez à nous et c'est bon !

De mon côté, voilà les feel good qui traînent dans ma PAL et que je vous propose en lecture commune.

Quelqu'un est tenté par une lecture commune avec moi ?

     

Calendrier de lectures communes

  • 1 juillet : Rendez-vous au cupcake Café, Jenny Colgan : L'Or, FondantGrignote
  • 30 septembre : Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, Jonas Jonasson : MyrtilleSoukee
  • 28 octobre  : Le secret de la manufacture de chaussettes inusables, Annie Barrows :  MyrtilleSoukee

Bon Challenge à tous ! 

 

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14 décembre 2016

Un goût de cannelle et d'espoir, Sarah McCoy

Un goût de cannelle et d'espoirUn goût de cannelle et d'espoir est le deuxième roman de l'américaine Sarah McCoy paru en 2014 aux éditions Les Escales.

Pour les besoins d'un article qu'elle doit rédiger sur les traditions de Noël, Reba, une jeune journaliste installée à El Paso au Texas, contacte Elsie Meriwether, la propriétaire d'une boulangerie allemande de la ville. Cette dernière, loin de lui raconter le folklore des Noëls traditionnels, lui dévoile plutôt son enfance à Garmisch, en Allemagne, dans les années 1940. Comment sa famille a vécu la Seconde Guerre mondiale dans cette ville reculée à la frontière autrichienne, tentant de faire vivre sa boulangerie malgré les restrictions. Comment Elsie s'est construit une adolescence, entre une soeur partie dans un Lebensborn pour servir sa patrie en enfantant des nouveaux-nés répondant aux critères de la race aryenne, des parents contraints de collaborer avec la Gestapo pour être approvisionnés en matières premières, un prétendant officier SS qui l'emmène dans une soirée nazie et Tobias, un enfant juif qu'Elsie découvre le soir de Noël à sa porte et décide de cacher dans sa chambre.

Débuté durant mon Read-a-thon de Noël il y a dix jours, j'ai dévoré ce roman et me suis plongée avec un plaisir immense dans ses pages. La narration alterne entre le Texas, en 2008, avec Reba qui fait ses recherches pour son article, et l'Allemagne dans les années 1940 avec Elsie et sa famille. Les chapitres courts créent une réelle dynamique qui m'a rappelé Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg, un autre très beau roman à la construction similaire.

Sarah McCoy a pris le parti de raconter ce pan de l'histoire à travers les yeux d'une adolescente allemande. Et c'est justement ce qui en fait son intérêt. Bon nombre de romans traitent cette sombre période du point de vue des Alliés, tandis qu'Un goût de cannelle et d'espoir met l'accent sur le quotidien des Allemands à cette époque. Pas forcément nazis, ni même au fait de ce qui se passait, ils subissaient une guerre qui les dépassait et luttaient pour survivre, dans la peur de la délation. La déportation est brièvement évoquée, tout comme les camps, mais par le prisme d'Elsie et de sa famille, de condition modeste et qui n'avaient que peu de façons de s'informer de ce qui se passait. La peur est présente, à chaque page, et la famille vit au jour le jour dans un climat de suspicion et d'angoisse. Très documentée, l'intrigue intègre bon nombre de faits historiques qui offrent au roman une densité particulière. Petit bonus de fin : le carnet de recettes d'Elsie, boulangère émérite. A vous les Kreppel, Sonnenblumenkernbrot, Schwarzwälder Kirschtorte, Brötchen et autres Lebkuchen !

Un roman intense, difficile à lâcher, lumineux malgré le sujet, porté par des personnages féminins forts et charismatiques. Bref, une très belle lecture que j'ai partagée avec Nath. Deuxième participation au Challenge il était quatre fois Noël chez Chicky Poo et Samarian.

Il était quatre fois Noël

 

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30 septembre 2013

Pompéi, Maja Lundgren

Pompéi est un récit écrit en 2001 par l'auteure suédoise Maja Lundgren. Il est paru en 2002 en France aux éditions Actes Sud.

An 79 de notre ère. La terre tremble quelques jours avant la sinistre catastrophe mais les signes échappent aux habitants de la cité de Pompéi. Chacun vaque à ses occupations. Par-delà les rues de la ville, le lecteur part à la rencontre de certains de ses habitants - gladiateurs, marchands, prostituées, mimes, esclaves, notables - et découvre cette époque fascinante. 

Offert par ma binômette lors du Swap de Printemps, Pompéi est un livre que je souhaitais lire depuis quelques temps. 
Et si l'antiquité romaine me fascine toujours autant, je dois avouer que j'ai été assez déroutée par ce récit. Maja Lundgren a pris le parti d'une fiction extrêmement bien documentée mais à la construction narrative complexe. Si l'idée d'une déambulation dans les rues de la tristement célèbre Pompéi, quelques heures avant l'éruption du Vésuve, est intéressante, l'auteure semble pourtant vouloir à tout prix noyer son lecteur sous une foule de détails historiques au détriment d'une quelconque cohérence narrative. 
Les personnages se succèdent, tout comme les chapitres aux formes variées (l'un d'eux énumère notamment les métiers exercés dans la ville), et il semble difficile d'y déceler un quelconque lien.
L'écriture de Maja Lundgren est intéressante mais il ressort de l'ensemble un sentiment de confusion qui m'a mise mal à l'aise. L'impression d'être passée à côté du projet de l'auteure, de ce qu'elle voulait transmettre à son lecteur...

J'aime cette époque, beaucoup même. Donc j'ai réussi à me glisser dans ce livre et découvrir certains aspects de la vie quotidienne ou des moeurs des Pompéiens que j'ignorais. Mais si j'ai été charmée, c'est par cet aspect documentaire. Ce qui est le comble pour une fiction.
Une lecture en demi-teinte, donc, que j'ai partagé avec CottageMyrtille, mon acolyte de lectures communes (quand on aime, on ne compte pas !)
Merci, chère Mrs Pepys, pour ce livre. J'avais très envie de le lire. Je suis ravie de l'avoir découvert grâce à toi ! L'avis de Cess, enchantée.

Voici une nouvelle participation à mon Défi Au Coeur de la Rome antique.

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21 mai 2013

Incarceron T.1, Catherine Fisher

Incarceron TIncarceron est une série pour la jeunesse écrite par la galloise Catherine Fisher et qui compte à ce jour deux tomes. Ma copine Héloïse m'ayant offert les deux premiers tomes lors du Swap Nouvel An 2012, j'ai décidé de les sortir de ma PAL et de les lire. Une lecture commune a précipité la chose...

Incarceron. Une prison dangereuse et vivante dont on ne s'échappe pas, régie par des luttes et des jeux de pouvoir. Une prison qui possède une âme et qui s'autogère. Finn y est prisonnier, comme bien d'autres, mais tente de s'échapper à tout prix.
De son côté,
Claudia, fille du directeur d'Incarceron, subit une existence qu'elle n'a pas voulue, à l'Extérieur. Promise à un homme qu'elle n'aime pas, la jeune fille cherche à comprendre le fonctionnement d'Incarceron.
Un jour, elle vole une clé à son père et se rend compte qu'elle peut communiquer avec Finn, retenu prisonnier dans la prison, qui possède une clé similaire.

Roman labyrinthique et complexe à souhait, Incarceron plonge le lecteur dans un univers sombre et violent, parfois anxiogène. La construction narrative alternée entre la prison - avec Finn - et l'Extérieur -avec Claudia - dynamise le récit et happe le lecteur. L'intrigue est portée par un rythme très rapide et chaque chapitre amène son lot de rebondissements qui tient le lecteur en haleine.
La prison en elle-même, entité vivante et omnisciente qui interagit avec les prisonniers, est une idée assez fascinante. Une machine dotée de conscience, dominant les prisonniers et prenant certaines décisions est à la fois inquiétante et diablement bien trouvée.
Les deux jeunes héros, Finn et Claudia, subissent tous deux une vie régie par des interditsLectures communes et des règles absurdes et tentent de s'en extirper. L'énergie qu'ils déploient à s'y employer est intéressante et participe de leur psychologie soignée. Catherine Fisher a su imaginer des personnages complexes sans sombrer dans un manichéisme facile.
Je lis de moins en moins de romans pour ado. Peut-être parce que j'en ai beaucoup lu avant et que je me suis lassée du genre. J'ai néanmoins découvert celui-ci avec plaisir. Et si j'ai eu quelques difficultés à le commencer, j'ai maintenant hâte de lire la suite !

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec SvCath. Je file voir de ce pas ce qu'elle en a pensé ! D'autres avis : HecleaHéloïse, Nelfe, Mina, etc.

Challenge ABC Babelio 

Ma lettre F du Challenge ABC de Babelio et 1/12 du Challeng'Ô Swap de LadyScar

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13 décembre 2012

Tante Mame, Patrick Dennis

Tante MameTante Mame est le roman le plus connu de l'américain Patrick Dennis (1921-1976) paru en 1955 aux Etats-Unis avant d'être publié en France en 1994.

Lorsque le jeune Patrick, orphelin, est recueilli par Tante Mame, la soeur de son père, il n'imagine pas la vie qu'il va mener. Mondanités, futilités, mais aussi fantaisies font partie du quotidien de cette grande New Yorkaise qui a la folie des grandeurs. Le petit garçon est emmené dans un tourbillon de fêtes et d'aventures aux côtés de sa chère tante. Et son éducation prend une coloration singulière.

Cela faisait quelques temps que ce livre, prêté par ma soeurette, patientait sur mes étagères. J'étais sûre qu'il me plairait. Le personnage de Tante Mame ressemblait, d'après ce que j'avais compris, à Holly Golightly de Breakfast at Tiffany's. Je m'attendais à une mondaine excentrique, fantasque et farfelue, héritant d'un enfant de dix ans et s'en accommodant tant bien que mal.
En réalité, le personnage de Tante Mame tient un rôle mineur dans ce roman et ce sont plutôt ses aventures, toutes plus rocambolesques les unes que les autres, qui tiennent une grande part dans le récit. Beaucoup sont prévisibles et traînent en longueur, ralentissant l'intrigue. Au fil des pages, même Patrick, le narrateur, semble s'attendre aux chutes des aventures de Tante Mame. L'excentrique disparaît au profit d'un humour parfois facile, jamais acide. On est loin d'Holly Golightly, du New York des années 30 et de sa vie nocturne. Cela pourrait être n'importe où, n'importe quand. Et c'est ce qui m'a réellement déçue.
J'ai tenu bon, malgré tout, mais j'ai refermé ce livre sans réellement savoir quoi en penser. L'idée de départ est excellente mais ne correspond pas du tout à ce que l'auteur a développé. J'ai davantage eu l'impression de lire une succession de
Lectures communesgags et de situations ubuesques qu'un roman sur une mondaine sentimentale affublée d'un garçonnet.

J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec Manu.
D'autres avis sur ce livre : Theoma, Violette, Lounima, Patacaisse, Shopgirl, Keisha...

Et voici ma lettre d pour le Challenge ABC de Babelio. Et ma quatrième participation au Challenge La littérature fait son cinéma 2 de Will. Tante Mame a en effet été adapté au cinéma en 1958 par Morton DaCosta avec Rosalind Russell dans le rôle de l'extravagante femme.

                                          Challenge ABC Babelio

En voici la bande-annonce.

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11 novembre 2012

L'Historienne et Drakula T.2, Elizabeth Kostova

L'historienne et Drakula Tome 2L'Historienne et Drakula est le premier roman de l'américaine Elizabeth Kostova sorti en 2005 aux États-Unis avant de paraître en France en 2006 en deux tomes. Traduit en vingt-huit langues, ce roman - dont le titre originel est The Historian - a rencontré un vif succès à travers le monde.

Ce second tome débute alors que la narratrice s'est enfuie sur les traces de son père en France. Grâce aux écrits de ce dernier, elle découvre avec avidité son passé et celui de sa mère. Comment, alors jeunes étudiants, ils se sont lancés sur les traces de Rossi, le directeur de thèse de son père, prétendument enlevé par Drakula lui-même.

Je n'irai pas par quatre chemins : je n'ai pas du tout accroché avec ce livre. Son intrigue m'a laissée complètement de marbre. J'avais déjà déploré, dans mon billet sur le premier tome, la lenteur de l'intrigue et ses différents narrateurs qui m'avaient un peu perdue. Malheureusement, j'ai ressenti exactement la même chose dans ce second tome (qui n'en est pas un, rappelons-le : le roman a été scindé en deux pour l'édition française). Les manuscrits à la première personne se succèdent, et le lecteur se perd dans la temporalité du roman. C'est parfois confus et inintéressant, comme la vie de la narratrice, par exemple, qui n'exerce aucune attractivité sur le lecteur : elle est notre intermédiaire pour avoir accès aux différentes lettres et aux manuscrits. Les pages la concernant sont de trop et ralentissent l'intrigue principale.
Même si l'auteure prouve par ses précisions et explications qu'elle maîtrise son sujet, tant historique que littéraire, elle n'a pas su aiguiser ma curiosité pour ses personnages ni pour Drakula lui-même. Il est vrai que je ne suis pas une adepte de vampires en général, mais j'ai pensé que cette approche globale tant du point de vue historique que fictionnel me réconcilierait avec ce mythe. Il faut croire que non.Lectures communes
J'ai poursuivi et tenu bon malgré tout, car c'était une lecture commune avec  CottageMyrtille  prévue pour le 30 septembre et que j'avais déjà décalée, mais rien n'y a fait... Un rendez-vous manqué, c'est certain.

Et voilà ma cinquième et dernière participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou !

Halloween 2012, Halloween, challenge de lecture

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15 octobre 2012

L'Historienne et Drakula T.1, Elizabeth Kostova

L'Historienne et DrakulaL'Historienne et Drakula est le premier roman de l'américaine Elizabeth Kostova paru en 2005 aux États-Unis avant de paraître en France en 2006 en deux tomes.

La narratrice découvre, dans la bibliothèque familiale, un étrange livre aux pages entièrement vierges, excepté un dragon, dessiné sur les pages centrales. Intriguée par ce mystère, elle interroge son père. Avec beaucoup de réticence, ce dernier se décide à lui livrer son histoire personnelle et celle de sa défunte épouse. Sa découverte, des années auparavant, de ce mystérieux ouvrage, la disparition de son directeur de thèse et ses recherches sur la légende de Drakula. Jusqu'aux terribles conséquences sur sa vie.

Extrêmement documenté, ce roman offre à son lecteur, dès les premières pages, une plongée dans le folklore de Vlad l'Empaleur. Elizabeth Kostova maîtrise son sujet, et le prouve bien. Ses dix ans de recherche sur le mythe de Drakula lui permettent d'abreuver son roman de détails historiques extrêmement intéressants.
Mais le rythme de l'intrigue est lent, très lent. L'histoire peine à se mettre en place et souffre d'une construction qui aurait pu être dynamique, mais ne l'est pas. L'auteure a en effet pris le parti d'alterner les narrateurs et les époques. La narratrice, son père, le directeur de thèse de celui-ci se succèdent ainsi et prennent en charge l'intrigue. Mais ces changements de narrateurs font s'essouffler l'intérêt pour certains passages. Ainsi, le récit du père de la narratrice est captivant, mais tous les moments où il est avec sa fille, entre ces révélations, sont complètement inutiles et ralentissenet  le rythme. Le lecteur n'attend qu'une chose : que le père reprenne son récit.
J'ai eu un peu de mal à entrer dans l'intrigue, à m'attacher à ces personnages qui ne sont que très peu décrits (nous ignorons jusqu'au prénom de la narratrice !), mais comme c'était une lecture commune avec CottageMyrtille, j'ai tenu bon et poursuivi.  Et finalement, à partir de la moitié du roman, ma curiosité a été piquée et mon intérêt éveillé. J'ai donc commencé le second tome hier soir, prévu en LC avec CottageMyrtille pour le 30 septembre !  Lectures communes
Ce roman (ainsi que sa suite), m'avait été offert par Hathaway, lors d'un Swap il y a deux ans. Même si cette dernière nous a quittés de la blogosphère littéraire, et même si elle ne lira pas forcément ces lignes, je la remercie pour cette découverte !

 Et voilà ma troisième participation au Challenge Halloween organisé par Hilde et Lou !

Halloween 2012, Halloween, challenge de lecture

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15 mai 2012

Julie & Julia, Julie Powell

Julie & JuliaJulie & Julia est un best-seller autobiographique américain, tiré du blog culinaire de son auteure, Julie Powell. Paru en 2005 aux États-Unis, il est sorti en 2008 aux Éditions du Seuil. En guise de résumé, le billet posté par Julie sur son blog pour annoncer au monde son projet...

"Le livre 
L'art de la cuisine française. Première édition, 1961. Louissette Bertholle. Simone Beck. Et, bien sûr, Julia Child, la femme qui a appris à l'Amérique à faire la cuisine et à manger. Nous croyons aujourd'hui vivre dans le monde créé par Alice Waters, mais à l'origine de tout il y a Julia Child, et personne ne peut l'égaler.

La candidate 
Fonctionnaire peu motivée le jour, gastronome amateur le soir. Trop vieille pour le théâtre, trop jeune pour avoir des enfants et trop aigrie pour tout le reste, Julie Powell se cherchait un défi. Elle le trouva dans le projet Julie/Julia. Risquant sa vie de couple, son emploi et le bien-être e ses chats, elle a signé pour un contrat insensé. 365 jours. 524 recettes. Une fille dans une minable cuisine de banlieue. Jusqu'où ira-t-elle, nul ne peut le dire..."(p.34-35)

J'avais aimé le film du même nom, avec Meryl Streep parfaite dans le rôle de Julia Child. J'ai eu envie de découvrir le livre à l'origine, ainsi que le projet de Julie Powell. Et FondantOchocolat, à l'occasion du Swap Chocolat et Cinéma m'a fait le plaisir de me l'offrir ! Merci beaucoup ! Julie Powell
Qu'une américaine se lance dans le défi de la cuisine française, c'est vrai que c'est audacieux ! Raconter en détails les différentes façons de tuer un homard, de retourner tout son quartier pour trouver un os à moelle, etc.... Cela peut nous paraître dérisoire, mais l'écard culturel entre nos deux pays et nos gastronomies permet à l'humour d'être très présent. Pour un américain moyen, déguster de aspics ou des oeufs pochés au vin rouge, c'est assez conceptuel ! Suivre Julie dans ses tentatives pour tenir bon son défi et réaliser l'intégralité des recettes du livre de Julia Child est un plaisir.
Je n'ai pas pu m'empêcher d'établir un parallèle assez évident sur la condition de  blogueur. Julie décrit son rapport à la blogosphère avec justesse et met en lumière ce que nous pouvons vivre au quotidien, nous blogueurs. Notre addiction à notre blog, à ceux de nos amis-blogueurs, et l'incompréhension de la plupart de nos proches quant à notre rapport à notre écran... J'ai souri, bien entendu. Et je me suis dit que depuis 2004 - année du défi de Julie - cela n'avait fait que s'accroître. 
Lectures communesJ'ai passé un très bon moment de lecture. Si j'ai craint, au début de ma lecture, un roman un peu mièvre, frôlant la chick-litt (le sous-titre Sexe, blog et boeuf bourguignon et très peu engageant...), mes craintes se sont vite évanouies grâce à un récit biographique authentique et bourré d'humour.        

 J'ai lu ce roman dans le cadre d'une lecture commune avec CottageMyrtille. Je file voir de ce pas ce qu'elle en a pensé !

Et voilà ma première participation au Challenge La littérature fait son Cinéma que Will reconduit pour la deuxième année consécutive et ma troisième participation au Challenge  Biographie organisé par Alinéa.

                                              Challenge Biographie

 Edit du 23 mai : Syl. a eu raison de moi : je m'inscris à son Challenge Les Livres Gourmands,
catégorie Tutti Frutti et je commence illico avec ce roman !

Les livres gourmands de Syl

Comme d'habitude, je ne résiste pas à l'envie de vous glisser la bande-annonce du film
réalisé en 2009 par Nora Ephron.

 

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01 avril 2012

Tarja, Jean-Noël Sciarini

TarjaTarja est un roman de Jean-Noël Sciarini paru aux Editions La Joie de Lire en août 2011.

Tarja a 16 ans. Et à 16 ans, elle est la cible de son école. Accusée d'être une fille facile, elle est la proie de ses camarades, des murs du collège tagués, aux réseaux sociaux. Et pour la jeune adolescente, la descente aux enfers est lente, malgré l'aide de son ami Léon. Surtout avec la secret qu'elle dissimule aux autres...

Jean-Noël Sciarini signe ici un très beau roman, tout en finesse et en pudeur. Sa plume percutante permet au lecteur d'éprouver immédiatement une grande empathie pour son héroïne, une jeune fille en détresse à bien des égards. Tarja souffre, et le lecteur avec elle. Mais Jean-Noël Sciarini ne sombre pas dans le pathos et nous offre ici un texte qui insuffle un vent d'espoir, malgré tout.
Le mal-être adolescent est étudié dans sa complexité, qu'il s'agisse du rôle des réseaux sociaux aux habituelles mais non moins destructrices rumeurs.
Un très beau texte qui souligne cette douloureuse et fragile période de la vie. A lire, pour y réfléchir.
Une lecture professionnelle que j'ai partagée avec Eidole en lecture commune.

Lecture pro       Lectures communes 

 

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22 janvier 2012

Argentina, Argentina... Christophe Léon

Argentina, ArgentinaArgentina, Argentina... est un roman de Christophe Léon paru en août 2011 aux Editions Oskar.

Pascal est journaliste. Pour préparer son article sur les enfants volés par les militaires argentins durant la junte, il part à la rencontre d'Ignacio, un de ces enfants désormais adulte.
Les deux hommes vont s'apprivoiser et Ignacio va livrer à Pascal son histoire et l'histoire de sa famille, lors des heures sombres de son pays. La disparition de ses parents, son adoption par un colonel et sa femme, les retrouvailles avec sa grand-mère, des années après, et sa construction personnelle malgré une enfance brisée.

Argentina, Argentina... est un roman assez court mais d'une intensité dramatique remarquable. Christophe Léon ne s'attarde pas sur des détails inutiles - comme la vie personnelle de Pascal, le journaliste, ou son projet d'article - et prend le parti de centrer son récit sur un pan de l'histoire de l'Argentine, raconté par un personnage adulte à travers ses souvenirs d'enfant.
J'ai été très émue à la lecture de ce récit, le trouvant à la fois vibrant d'émotion et tout en pudeur. Les deux hommes s'apprivoisent progressivement et aplanissent au fil des heures leurs différences culturelles, personnelles, etc. C'est beau, c'est simple. Pas de fioriture ni de plume aux envolées lyriques. Juste une rencontre entre deux personnages et un lourd passé qui ressurgit.
J'ai vraiment passé un très bon moment avec ce roman jeunesse. Il m'a permis d'en savoir un peu plus sur un pays dont j'ignore quasiment tout. Par contre, je m'interroge sur la réception par des adolescents : comment vont-ils appréhender ces détails historiques qui ne sont pas vus en cours, qui ne sont pas médiatisésLecture pro aujourd'hui, dont on ne parle pas en France à l'heure actuelle ? Je le verrai vite, car c'est une lecture que j'ai faite dans un cadre professionnel !

Lectures communesJ'ai lu Argentina, Argentina... en lecture commune avec Eidole, rencontrée il y a peu par blogs interposés (une lecture commune qui nous a permis de mieux nous connaître !) Je m'en vais voir de ce pas ce qu'elle en a pensé !

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