Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.




21 novembre 2018

La tresse, Laetitia Colombani

La tresse, Laetitia ColombaniLa tresse est le premier roman de l'écrivaine et scénariste française Laetitia Colombani. Il est paru chez Grasset en mai 2017 et a connu, dès sa sortie, un succès fulgurant en France et à l'international.

Trois femmes, trois destins. Smita, qui fait partie de la caste des Intouchables, vit à Badlapur, en Inde et subit une vie de labeur ingrat qu'elle souhaite éviter à sa fille. Giulia, de son côté, vit à Palerme, en Sicile, et travaille avec son père dans l'usine familiale. Sarah, enfin, occupe une place importante dans un cabinet d'avocats à Montréal et a placé sa carrière au centre de ses préoccupations. Trois destins qui vont basculer, sur trois continents différents, pour une vie meilleure.

Un premier roman encensé de toutes parts, et j'ai compris pourquoi dès les premières pages.       
Laetitia Colombani emporte son lecteur dans ces trois histoires brèves et intenses à la fois, interrogeant la place de la femme dans la société et la notion de liberté. Ces trois destins, en apparence si différents, se rejoignent et se confondent, offrant au texte un aspect universel.       
Le texte est bref, très fragmenté - les chapitres concernant les trois personnages se succèdent - et très fluide. L'auteure ne s'encombre pas de personnages secondaires inutiles, de dialogues ou de descriptions secondaires, et va à l'essentiel, sans se départir de cette émotion qui empreint ces trois histoires dès les premières lignes.  
Un court roman aussi bref que bouleversant. A lire sans hésiter !

 

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08 novembre 2018

Le protectorat de l'ombrelle T.3 Sans honte, Gail Carriger

Sans honte, Gail CarrigerSans  honte est le troisième tome de la série Le Protectorat de l'ombrelle, imaginée par l'archéologue et romancière américaine Gail Carriger, nom de plume de Tofa Borregaard. Il est paru en 2012 dans la collection Orbit de Calmann Levy.

Enceinte et accusée d'adultère par son mari, Lord Maccon, Alexia est repartie vivre chez ses parents. La jeune paranaturelle ne bénéficie d'aucun soutien pour l'aider à prouver que sa grossesse avec son loup-garou de mari est possible. Exclue du Cabinet Fantôme par la Reine Victoria et délaissée par son ami le vampire Lord Akeldama, Alexia s'aperçoit rapidement qu'elle est la cible des vampires londonniens. Ceux-ci ont juré sa mort. Elle décide donc de fuir en Italie accompagnée de Mme Lefoux, une inventrice française et Floote, le fidèle serviteur familial, pour trouver de l'aide auprès des Templiers. 

S'il y a bien un moment de l'année où j'aime lire de la bit lit, c'est bien la période d'Halloween. Et cette série, découverte il y a deux ans, me ravit à chaque fois ! Cette année, c'est le tome 3 que j'ai découvert, et comme pour les précédents, la magie a opéré.     
L'intrigue est toujours bien ficelée, rythmée et cohérente, et les personnages gagnent en épaisseur psychologique. Après l'Ecosse, c'est en Italie que se déplacent l'héroïne et sa petite troupe, et la dolce vita et ses douceurs culinaires vont rapidement ravir leurs papilles. 
Ne cherchez pas de la grande littérature ici, vous vous en doutez, mais plutôt un divertissement plaisant, rondement mené, au rythme trépidant. L'écriture de Gail Carriger, assez cinématographique, fait ressembler le roman à un film d'aventure enchaînant batailles et péripéties. L'humour est toujours présent, offrant à l'ensemble une ambiance particulière.     
Je ne vais pas vous cacher que ce n'est d'ordinaire pas mon genre de lecture, mais je me glisse toujours avec plaisir dans cette intrigue mêlant steampunk, aventure, romance et fantastique. Une lecture détente parfaite pour cette période de l'année ! J'hésite même à enchaîner sur le tome 4 dans la foulée, c'est dire... 

Mon avis sur les deux premiers tomes 

Sans âme (Le Protectorat de l'ombrelle*) Sans forme (Le protectorat de l'ombrelle**)

Challenge Halloween 2018, Halloween, logo   Logo Pumpkin Autumn Challenge

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31 mai 2018

L'amie prodigieuse T.1, Elena Ferrante

L'amie prodigieuse Elena FerranteL'amie prodigieuse est la tétralogie qui a mis sous les feux de la rampe la romancière italienne Elena Ferrante depuis la parution de son premier tome en 2011 en Italie. Il a été traduit en français et édité en 2014 aux éditions Gallimard. L'auteure, depuis sa parution, protège jalousement son anonymat et nul ne sait qui est à l'origine de cette saga mondialement plébiscitée. 

Naples, fin des années 50. Elena et Lila habitent un quartier pauvre avec leurs familles respectives. Entre les deux fillettes se noue une forte amitié. Et si Elena peine à maintenir un niveau scolaire acceptable, Lina de son côté est extrêmement douée mais décide d'abandonner l'école pour travailler avec son père et son frère dans la cordonnerie familiale. Les deux amies s'éloignent au fil des ans, car Elena poursuit ses études avec acharnement, mais demeurent proches malgré tout dans ce quartier napolitain sombre où la violence et les traditions pèsent lourd.

Voilà typiquement une saga que j'ai boudée durant longtemps vu le tapage médiatique qu'elle a suscité. Et pourtant, Elisabeth - mon ancienne libraire - m'en avait largement vantée les mérites dès sa parution (note pour plus tard : davantage suivre ses conseils !). 
J'ai donc décidé d'ouvrir ce premier tome lors de mon voyage à Lisbonne et je me suis laissé happer par cette histoire d'amitié sur fond historique. Tant a déjà  été dit sur ces personnages et ce quartier de Naples, personnage à part entière du roman, que je vais être assez concise. 
Elena Ferrante réussit le tour de force de nous plonger dans une Naples violente, patriarcale et aux traditions ancrées, aux côtés de ces deux fillettes qui se débattent pour trouver leur place. La lecture est parfois difficile, le quotidien ne laissant pas beaucoup de place à la joie et la légèreté à Elena et Lina qui sont ballottées et éprouvées au fil des pages. L
es personnages qui gravitent autour d'elles sont nombreux, les histoires secondaires pullulent, et comme dans un roman feuilleton, impossible de poser son livre. 
Criminalité, violence, corruption, adultère, folie parfois, le quartier de Lina et Lena est un microcosme qui semble refléter la dureté de la vie napolitaine de l'époque. L'emprise et la fascination que Lina exerce sur Elena, la narratrice, mettent parfois mal à l'aise le lecteur qui reçoit, telle une confession, ces souvenirs d'enfants mais rendent les personnages d'autant plus attachants dans leur amitié et leur attentes mutuelles.  
Je comprends l'engouement lié à cette saga, j'ai subi moi aussi cette force d'attraction qui m'empêchait de refermer mon livre, les personnages vibrant tellement d'authenticité que j'avais l'impression de lire une chronique d'époque.   
Il ne me reste maintenant qu'à poursuivre cette saga pour savoir ce qu'il advient d'Elena et Lina après leur adolescence.    
Les avis de HeleneEnna, Sylire, Tiphanie, Violette, Sam, etc.

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14 février 2018

Où le regard ne porte pas T.2 Georges Abolin et Olivier Pont

Où le regard ne porte pas TLe second volet du diptyque Où le regard ne porte pas est paru en septembre 2004 chez Dargaud. J'avais adoré le premier, je me suis lancée sans attendre dans le second !

Istanbul, juillet 1926. Le temps a passé. William, Nino, Paolo et Lisa ont grandi et se retrouvent autour de cette dernière, qui vient de perdre l'enfant qu'elle portait. A peine remise de ses émotions, elle demande à ses amis de l'accompagner à la recherche de son amant, un talentueux peintre parti au Costa Rica sur les traces d'un mystérieux livre. Au nom de leur amitié, ils acceptent.

Second volet du diptyque offert par un de mes collègues, ce tome clôt cette belle histoire d'amitié. Les enfants ont grandi, sont devenus de jeunes adultes, mais leurs liens sont toujours aussi forts et c'est sans hésiter qu'ils répondent à l'appel de l'une des leurs. L'intrigue alterne présent et passé, vies antérieures et visions, dans une tourbillonnante quête de sens.

Les dessins magnifiques d'Olivier Pont emmènent cette fois-ci le lecteur dans la luxuriante forêt costa ricaine. Le silence a sa place, comme dans le premier album, pour laisser au personnage comme au lecteur le soin de découvrir certains lieux. Un album haut en couleurs, conclusion poétique à cette histoire d'amitié. Une très belle lecture. Merci J. si tu passes par ici !

Planche 1 Planche 2

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BD de la semaine saumon

Cette semaine chez Noukette !

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14 juin 2017

Où le regard ne porte pas...T.1 Georges Abolin et Olivier Pont

Où le regard ne porte pasOù le regard ne porte pas... est une série en deux tomes imaginée par Georges Abolin et Olivier Pont et parue chez Dargaud en 2004.

1906, Barellito, petit village italien qui prospère grâce à la pêche. Le jour où William et sa famille quittent Londres pour venir s'y installer, ce petit équilibre va être rompu. Car en visionnaire, Alex, le père de William, a décidé d'acheter un bateau et d'aller pêcher au large. Mais les pêcheurs du coin ne voient pas d'un bon oeil cette avancée technique. En parallèle, William fait la connaissance de Lisa, Nino et Paolo, trois enfants de son âge. Ensemble, dans ce paysage paradisiaque, ils se découvrent. Car tous trois semblent liés par leur date d'anniversaire et un étrange objet que détient Lisa.

Un de mes collègues m'a offert les deux tomes de cette série à l'occasion de mon départ (J., si tu passes par ici, merci beaucoup !) et je dois dire qu'après six ans à se conseiller des livres - et notamment des BD -, j'ai ouvert cet album les yeux fermés, certaine d'y trouver la poésie qu'il évoquait dans le petit mot qu'il m'a laissé.

J'ai plongé dans ce petit village italien du début du 20ème siècle, son charme suranné, sa nature sauvage, impétueuse et à la fois envoûtante, ses villageois bourrus et rétrogrades, aussi. J'ai glissé dans l'eau, aux côtés de Williams et de ses amis, menée par le rythme absolument parfait de cette intrigue en apparence simple. Et j'ai aimé. Beaucoup aimé même.

Georges Abolin prend le temps de dérouler patiemment les fils de son histoire, entre suspense et accalmie. Il la jalonne de mystères - les dons étonnants de Lisa, les visions rougeoyantes à la première personne qui émaillent l'intrigue -, de tranches de vie, de difficultés aussi - notamment du côté des adultes de l'intrigue.

Les dessins magnifiques d'Olivier Pont portent ce récit en lui offrant une lumière douce et un rythme semblable à celui des jeux des enfants dans cette nature qui semble insouciante. Ode à l'enfance, à l'amitié, à l'insouciance ce premier tome est un enchantement très poétique, une échappée dans le temps. J'aurais aimé être aux côtés de ces personnages dans ce village où le temps semble s'être arrêté, plonger moi aussi dans ces eaux. Je n'ai qu'une hâte : ouvrir le second tome pour connaître le dénouement de l'intrigue!

Planche 1 Planche 2

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Cette semaine chez Noukette !

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31 mars 2016

Quitte Rome ou meurs, Romain Sardou

Quitte Rome ou meurs, Romain SardouQuitte Rome ou meurs est un court roman épistolaire de l'écrivain français Romain Sardou paru en 2009 aux éditions XO.

62 après JC. Pour avoir offensé Néron qui règne en despote sur Rome, Marcus Scaurus est obligé de fuir la ville pour sauver sa vie. Quittant famille et amis, il part en exil, ne gardant contact qu'avec son ami Sénèque. Ils entament une correspondance secrète qui tournent autour des grandes questions métaphysiques. Aux côtés de Sénèque, le jeune Marcus s'assagit et va trouver dans son exil  une certaine forme d'apaisement.

Prêté par un de mes collègues avec qui j'avais discuté de cette époque que j'adore, Quitte Rome ou meurs s'est avérée être une lecture des plus savoureuses. Partant du flou qui règne autour des célèbres Lettres à Lucilus auxquelles s'adressent les lettres de Sénèque regroupées dans le recueil éponyme, Romain Sardou brode un roman intelligent et diablement documenté qui mêle habilement histoire et fiction. Hormis Marcus, qui est un personnage fictif, les autres personnages croisés au fil des pages sont des figures historiques politiques, littéraires ou artistiques de l'époque.

Si Romain Sardou prête attention à rendre son roman accessible et le complète par une postface intéressante, il n'en demeure pas moins que certains pré-requis sont nécessaires pour l'aborder et en saisir toute la portée. Qui ne s'est jamais intéressé à cette période risque de manquer de références pour aborder ces lettres. Ces dernières, si elles donnent assez peu de détails sur le contexte historique et culturel de l'époque, permettent néanmoins de se plonger dans la philosophie de Sénèque et d'en avoir un aperçu des plus intéressants. Donc si vous êtes comme moi passionnés par cette époque, foncez, vous vous régalerez avec cette correspondance ! Si par contre vous connaissez peu la Rome antique, je vous conseille de commencer par les romans de Steven Saylor, qui mêlent avec brio intrigue policière et aperçu complet de la vie quotidienne de l'époque. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu sur cette époque : voici une nouvelle participation au défi Au cœur de la Rome Antique que j'organise ! 

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04 janvier 2016

Mange, prie, aime d'Elizabeth Gilbert

Mange prie aimeMange, prie, aime est l'histoire vraie de l'américaine Elizabeth Gilbert parue en 2006 aux Etats-Unis et traduite en 2008 chez Calmann-Lévy.

Elizabeth a tout pour être heureuse : un mari aimant, une belle maison, un travail passionnant. Mais elle ne l'est pas. Un sentiment de vide l'habite, des doutes l'envahissent, une angoisse sourd au plus profond d'elle. Pour s'en débarasser, Elizabeth décide de tout quitter. Mari, travail, famille, pays. Elle part un an en voyage, à la rencontre des autres, à la recherche d'elle-même. En Italie, tout d'abord, pour se délecter de la dolce vita et reprendre goût à la vie ; en Inde, ensuite, pour se nourrir spirituellement et goûter aux bienfaits de la méditation ; à Bali, enfin, pour trouver la sérénité et la paix intérieures. C'est cette année de solitude et de recherche qu'elle raconte dans ce livre.

J'avais vu il y a quelques années l'adaptation ciné de ce livre avec Julia Roberts dans le rôle-titre. Et si j'avais été divertie par l'ensemble, il ne m'avait laissé qu'un vague souvenir de beaux paysages (l'Inde et l'Indonésie étant deux endroits que je rêve de visiter...) Et parce que je l'ai conseillé à une collègue et qu'elle a été bouleversée par cette lecture, j'ai eu moi aussi envie de découvrir ce livre.

Je ne regrette absolument pas ce choix. Parce que je me retrouve beaucoup dans Elizabeth, ses doutes, ses questionnements, ses errances. Parce que, comme elle, je suis dans une quête introspective qui m'interroge beaucoup. Je me suis retrouvée de nombreuses fois dans ses réflexions et j'ai adoré vivre par procuration son changement de vie. J'adore les voyages, l'Asie m'attire irrésistiblement depuis toujours, et j'ai eu l'impression de voyager avec Elizabeth et de participer à son cheminement intérieur.

Je conviens qu'un tel livre puisse dérouter. Par sa forme, tout d'abord, proche du journal de bord (le livre est scindé en trois parties, chacune étant consacrée à un pays), mais aussi par son contenu. Disons que ses 500 pages peuvent rebuter qui n'est pas un tant soit peu intéressé par la quête de soi. Personnellement, je les ai dévorées avec plaisir, prenant le temps de méditer, parfois, entre deux chapitres, de boire un thé, de regarder par la fenêtre. J'ai pleinement accompagné Elizabeth Gilbert dans son voyage intérieur et j'ai médité à ses côtés. Et j'ai refermé le livre le sourire aux lèvres, des envies plein la tête. Une lecture marquante et inspirante à plusieurs niveaux, c'est indéniable.

La bande-annonce de l'adaptation ciné avec Julia Roberts

(j'ai largement préféré le livre, je le dis tout de suite !)



Et voici ma troisième participation au Challenge Feel Good que j'organise !

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11 mai 2015

" Venise, Venise, qui pourra nous faire oublier Venise !"

J'emprunte à l'architecte Viollet-le-Duc ces quelques mots pour exprimer mon ressenti face à ma découverte de Venise. Me voilà de retour, rentrée de mes quelques jours d'échappée vénitienne. Et si la Sérénissime ne s'est pas montrée sous son ciel le plus radieux, elle nous a néanmoins permis de parcourir ses ruelles et ses canaux et nous perdre dans ce dédale magnifique. Une merveille architecturale qui a su me séduire au-delà de mes espérances. Je laisse place aux photos, bien plus convaincantes que mes mots.

Le Grand Canal

Le Grand Canal Palais au bord du Grand Canal

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L'arrivée par le Grand Canal reste un moment inoubliable. Voir la Sérénnisime s'offrir sous nos yeux ébahis. Ses palais les pieds dans l'eau, son fleuve calme qui se déroule comme une encre, son architecture hétérogène aux relents orientaux et l'ombre de la Basilique Santa Maria della Salute qui plane sur la ville... 

Le Palais des Doges 

L'escalier des Géants au Palais des Doges Une bouche de lions, pour dénoncer anonymement

Façade du Palais des Doges Les coursives du Palais des Doges

Le Pont des soupirs

La visite du Palais des Doges, à l'architecture bien singulière fondée sur le principe de masse inversée, suscite chez moi beaucoup d'émotion. Arpenter ce haut lieu des institutions vénitiennes depuis le 14e siècle, des salles du palais jusqu'aux prisons - pour lesquelles il faut franchir le célèbre Pont des Soupirs - reste un des grands moments de mon voyage.

La Fenice La Fenice

Et puis la Fenice, l'opéra mondialement connu, deux fois détruit par les flammes et reconstruit à l'identique. Du stuc et des dorures trop récentes qui me laissent finalement de marbre, là où je pensais être conquise.

L'Ile de la Giudecca

Canal vénitien Les Gondoles, qui font partie du paysage vénitien

 Vue de la fondation Peggy Guggenheim

Venise by night !

Max Ernst Le grand Hitch  Magritte, of course !

Arpenter les ruelles et les canaux, de jour comme de nuit, pour saisir ce qui fait l'essence de cette ville. Voir que tout ce qui constitue les clichés de cette ville est finalement beau, très beau. Profiter d'un jour un peu pluvieux pour visiter la Fondation Peggy Guggenheim. Rêver devant les oeuvres de cette collection privée.

  Vue du campanile

Vue du campanile

Monter en haut du Campanile et admirer la vue sur la lagune. Etre ébloui, encore une fois, par cette architecture et ces eaux turquoises.

 

 

 

 

 

 

L'île de Burano L'île de Burano

Le campanile sur l'île de Burano L'île de Burano

Le campanile sur l'île de Burano Vue de Venise en revenant de Burano

Terminer le voyage par l'Ile de Burano, au Nord de la lagune, réputée pour ses façades colorées. Se balader dans ce petit village de pêcheurs qui conserve une âme, malgré les hordes de touristes qui l'envahissent chaque jour.

Et parce que la gastronomie vénitienne est singulière et réputée, voilà un petit aperçu de ce que nous avons choisi de déguster lors de ce séjour...

Des cicchettis Une montagne de charcuterie !

Des cicchettis (équivalent des tapas espagnoles) et un plateau de charcuterie dantesque !

Le chocolat chaud à la menthe de chez Florian Des cannolis au chocolat

Un chocolat chaud à la menthe bu au Florian et des canolis au chocolat

 Pizza, vous avez dit pizza ? A la roquette, ma préférée !

Des pizzas, déclicieuses et nombreuses durant ce séjour !

Friture de poisson Spritz

Une friture de poissons et un Spritz, l'apéritif local

Moi, dos au Grand Canal !

***

Une ville singulière et qui ne ressemble à rien de ce que j'ai pu visiter auparavant. J'en ressors enchantée et charmée. Et c'est rare, mais sitôt rentrée, je n'ai eu qu'une envie : y retourner pour continuer à la découvrir !

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28 avril 2015

Chut... Je prolonge mon exil à Venise

Venise

C'est sous les cieux vénitiens que je pars demain,
dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne.
Découvrir la Sérénissime, sa place San Marco, me perdre dans ses calle et rêver de ses palais,
humer les alléchants étals des épiciers, flâner au bord de l'eau, arpenter le Palais des Doges...

A très vite, en photos et avec des conseils !

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06 mars 2015

Hérétiques : Le mystère Isolde, Philippa Gregory

Hérétiques T.1 Le mystère IsoldeHérétiques : Le mystère Isolde est un roman jeunesse de l'auteure de fictions historiques Philippa Gregory, notamment connue pour son roman The Other Boleyn Girl adapté au cinéma sous le titre Deux soeurs pour un roi.

Italie, 1453. Le prêtre novice Luca Vero est mandaté dans un couvent non loin de Rome pour résoudre une sombre affaire. Les soeurs semblent y être frappées de folie et la jeune abbesse, Isolde, accusée d'être à l'origine de ces troubles.

De Philippa Gregory, j'avais lu et apprécié L'Héritage Boleyn. Je pensais retrouver dans ce roman les caractéristiques qui m'avaient séduite dans ce roman : éléments historiques, intrigue rudement bien ficelée, suspense et, il est vrai, un brin de romance.   
Mais ma déception a été grande puisque je n'ai quasi rien retrouvé de tout ça, hormis la romance ô combien prévisible entre les deux personnages principaux. Le mystère Isolde souffre d'une intrigue molle et prévisible et de personnages caricaturaux et anachroniques.   
Luca et Isolde, les deux héros, sont des personnages du XXIe siècle. Leur psychologie est grossière et souffre de contradictions historiques invraisemblables. La jeune fille est émancipée, féministe avant l'heure, tandis que le jeune prêtre porte un regard sur la vie bien loin de ce qu'on peut imaginer venant d'un adolescent élevé en monastère depuis son plus jeune âge.   
Rajoutez à cela la prévisibilité de l'intrigue, sa mollesse, et le fait qu'une fois le mystère résolu au couvent, l'intrigue prenne un tout autre tournant, entraînant les jeunes héros sur les routes, à la découverte de nouvelles aventures et vous comprendrez la construction bancale du roman. 
Enfin, j'ai frôlé l'indigestion des détails historiques.E t pourtant, j'adore ça. Mais avec ce roman, Philippa Gregory semble oublier toute finesse dans l'art d'intégrer subtilement des détails historiques à une intrigue, sans noyer son lecteur. C'est lourd, si lourd, que le lecteur ne peut que sortir de l'intrigue et avoir l'impression de suivre un exposé sur la vie quotidienne au XVe.   
Bref, un roman ennuyeux et prévisible qui me fait douter d'ouvrir à nouveau un ouvrage de cette auteure.

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