Bienvenue à Bouquinbourg

Blogueuse littéraire, un brin modeuse, surtout rêveuse, parfois créative, voyageuse à ses heures, yoga addict et buveuse de thé invétérée.

11 décembre 2010

Rencontre avec un auteur : Eric Sanvoisin

arriv_eNoum_aAuteur_3Vous savez comme je suis friande de la série  Draculivre... J'ai donc eu très envie de savoir comment Éric Sanvoisin, l'auteur de la série, avait eu cette idée de vampire buveur d'encre...

Petite interview :

*Créer un vampire buveur d'encre, était-ce pour vous adapter le mythe du vampire pour les plus jeunes ?

Oui, tout à fait. J'aime bien les vampires mais je voulais créer ma propre espèce de vampires. Ceux qui boivent du sang sont trop communs pour moi ! Je souhaitais que les miens se nourrissent d'autre chose. Alors pourquoi pas des livres ? Si je me souviens bien, tout est parti du titre qui est aussi le personnage principal : le buveur d'encre… que j'ai appelé plus tard Draculivre. C'est un vampire littéraire. Il boit des histoires !


*La paille avec laquelle les héros boivent les livres, est-elle donc un substitut rassurant des canines du vampire, comme l'encre celle du sang ?

Non, pas vraiment. La paille est là pour renforcer l'idée de plaisir. Il suffit de voir comment les enfants s'en servent, ils aspirent et soufflent dedans. Ça bouillonne! Ça procure un effet jubilatoire !

 

*Les albums de la série Draculivre sont souvent porteurs d'une morale finale (je pense par exemple à La petite buveuse de couleurs qui met en garde contre les livres destinés aux adultes et qui peuvent être effrayants pour les enfants, etc.) Est-ce une volonté originelle de votre part ou cela s'impose-t-il à vous au fil de l'écriture ?

Non, il n'y a aucune volonté moralisatrice. Dans aucun des 7 tomes de la série. L'avertissement qui intervient dans le dénouement de La petite buveuse de couleurs est là surtout pour expliquer la maladie de Carmilla. Boire l'encre des livres est vital pour les buveurs d'encre, pas forcément pour les autres créatures de l'univers. Mais si la série peut donner aux petits lecteurs l'envie de lire, pardon, de boire l'encre des livres, alors je suis aux anges !


*Le livre des petits buveurs d'encre est paru en juin 2010. Cet album clôt-il la série Draculivre ou pouvons-nous espérer encore retrouver Odilon et Carmila dans des aventures inédites ?

Oui et non. Il clôt en effet la série Draculivre mais… Il y a aura un livre-coffret, à paraître en février 2011, qui reprendra trois des titres de la série (le buveur d'encre, le petit buveur d'encre rouge et la petite buveuse de couleurs) + un texte inédit sous la forme d'une enquête avec des mots effacés qui n'apparaîtront qu'avec l'aide d'une lampe présente dans le coffret… Une sorte de livre anniversaire !


*Vous êtes un auteur pour la jeunesse prolifique et qui a créé un certain nombre de séries (Alchimia, Mathis, Le Surnatureur...) Existe-t-il un point commun entre tous vos projets littéraires, hormis le fait qu'ils sont destinés à la jeunesse ?

 Le point commun, c'est mon style ! Le fait est que j'écris essentiellement du fantastique, sauf Mathis qui appartient à la science-fiction. Ce sont des livres qui s'adressent à des petits lecteurs d'âges différents, les thèmes sont également différents. Le seul point commun, ou presque, c'est le nom de l'auteur sur la couverture !


*Pour terminer, travaillez-vous sur un nouveau projet dont vous pourriez nous parler ?

C'est top secret… Mais bon, aucune idée n'appartient à personne. Ce sera l'histoire d'un fantôme qui écrit des romans pour les ados. Son fan club veut à tous prix le rencontrer, des journalistes cherchent à l'interviewer… L'ennui, c'est qu'il ne veut pas se montrer… Voilà le point de départ. Mais je n'ai encore rien écrit !

Merci beaucoup Eric Sanvoisin pour vos réponses et votre imagination...

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06 novembre 2010

Rencontre avec une auteure : Michèle Barrière

Mich_le_BarriereAuteur_3Après avoir dévoré successivement Meurtre à la pomme d'or, Meurtre au Potager du Roy, Natures mortes au Vatican et Souper mortel aux étuves, je n'ai pas pu résister à la tentation de solliciter Michèle Barrière afin qu'elle m'éclaire sur ses romans gastronomiques que j'apprécie tant ! Elle a très gentiment accepté de se prêter au jeu et de répondre à  mes questions.

Comment avez-vous eu l'idée de mêler histoire gastronomique et roman noir ?

A l’origine, je suis historienne de l’alimentation. Ensuite, j’ai travaillé dans des domaines très divers : écologie, humanitaire… Je suis revenue à l’histoire par le biais de la défense des variétés et espèces anciennes, tant animales que végétales.
Après avoir été l’auteur d’une série documentaire pour ARTE sur l’histoire de la cuisine, je me suis dit que le sujet était si passionnant qu’il fallait le faire partager à un public aussi vaste que possible. Le roman était le support idéal et comme j’aime beaucoup les polars, j’ai tenté, ne sachant pas du tout si j’irai au bout du premier…. Et voilà, j’en suis au 6° !

Où trouvez-vous la documentation servant à constituer le livret de recettes présent dans chacun de vos romans ?

Directement dans les livres de cuisine, qu’ils soient du XIV° ou du XVIII° siècle. J’éprouve un immense plaisir à feuilleter ces ouvrages anciens, à imaginer les cuisiniers qui les ont eu en main… J’ai la chance d’en avoir quelques-uns des XVII° et XVIII°.
Mais il y a heureusement les ouvrages numérisés, notamment par la Bibliothèque nationale, des reprints, des fac similé… La lecture en est parfois difficile, la rédaction des recettes parfois étonnante, mais c’est aussi un des plaisir propre à l’historien. Pas loin de la jubilation !

Cuisinez-vous au quotidien certaines de ces recettes ?

Tout d’abord, je fais chaque recette figurant dans mes livres. Simplement car dans les livres anciens, il n’y a ni proportions ni, bien entendu, de temps de cuisson. C’est un peu un travail de détective. Ensuite, je les fais goûter à mes amis et voisins lors de « repas-cobayes ».
Certaines recettes sont tout simplement exceptionnelles et je les refais en permanence. Par exemple : le canard à la sauce douce, la tarte aux asperges, la poularde en filets, la tarte au citron…..

Votre nouveau roman, Meurtre au café de l'Arbre Sec, sort ce mois-ci. Il se déroule à Paris au 18e. Quels critères influencent le choix de l'époque de vos écrits ? (la documentation dont vous disposez sur la gastronomie à cette époque, votre attrait personnel, etc.)

J’ai situé chacun des romans à des moments où, soit on pouvait observer un changement notoire dans les goûts et les manières de faire (ex : Meurtres au Potager du Roy), soit travaillait un cuisinier exceptionnel (ex  : Natures mortes au Vatican), soit un nouveau produit faisait son apparition (le champagne dans Les soupers assassins du Régent). Pour l’Arbre Sec, il est beaucoup question de la nouvelle mode des cafés. Mais avec quelques surprises que je vous laisse le soin de découvrir…

Avez-vous l'intention de remonter encore plus loin dans le temps (je pense notamment à l'Antiquité durant laquelle les épices étaient déjà très utilisées) ?

J’aimerais beaucoup écrire des romans se déroulant dans la Rome antique. Les sources sont abondantes, l’Histoire passionnante. Je suis sûre que ce pourrait être très vivant et que j’adorerais suivre des personnages dans les tavernes ou les marchés. Malheureusement, la cuisine romaine est plutôt exécrable, du moins à mes yeux. Je suis une adepte du sucré/salé mais les mélanges et empilages romains sont au dessus de mes forces.

Vous faites partie du conseil scientifique du Slow Food. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce mouvement ?

C'est un mouvement international présent dans plus de 50 pays, né en Italie et qui a pour but de préserver la biodiversité domestique, c’est à dire les espèces animales et les variétés végétales menacées par l’uniformisation agro-industrielle. Cela signifie de préserver également les savoir-faire et les préparations culinaires. Une assiette unique est la pire chose qui puisse nous arriver. La diversité est indispensable à la santé mentale, sans parler du plaisir et du partage.

Enfin, travaillez-vous sur un nouveau projet dont vous pourriez nous parler ?

Il sera certainement question du XVI° siècle, ma période préférée, foisonnante, riche, cruelle, imaginative, festive… Avec une cuisine comme je l’aime : épicée, sucrée/salée.

 

Merci beaucoup Michèle Barrière pour cet entretien qui ne peut que nous faire attendre avec impatience votre nouveau roman et dévorer Meurtre au café de l'Arbre Sec !

Pour aller plus loin, n'hésitez pas à allez consulter le site de Michèle Barrière, où vous trouverez des recettes de cuisine, des informations sur ses romans, les rencontres avec ses lecteurs, etc.

 

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06 octobre 2010

Rencontre avec une auteure : Leslie Plée

56233155Après avoir découvert avec grand plaisir la BD Moi vivant, vous n'aurez jamais de pauses grâce à ma copine Héloïze, j'ai eu envie d'en savoir un peu plus sur Leslie Plée, la jeune auteure de cette petite perle d'humour... Elle a très gentiment accepté de répondre à quelques unes de mes questions.

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*Dans quelle mesure Moi, vivant... est-il autobiographique ?

Ce récit est totalement autobiographique, j'ai décrit ce moment de ma vie en collant vraiment à la réalité.


*Dessinez-vous depuis votre plus tendre enfance ?

Je dessine depuis toujours, quand ma mère me racontait une histoire le soir, ce que je préférais c'était regarder les beaux dessins. Quand j'ai dû à l'école lire des livres sans la moindre illustration, ça m'a un peu traumatisée.


*A quel moment de la journée dessinez-vous ?

A n'importe quel moment, il faut que j'en ai envie et c'est tout. Parfois j'ai du mal à m'y mettre, j'ai un peu la flemme, mais quand je suis dedans, j'ai du mal à m'arrêter.

*Vos illustrations viennent-elles illustrer vos idées ou est-ce plutôt l'inverse ?

A tous les coups, c'est l'idée qui vient un premier. Quand je fais une note de blog par exemple, il m'arrive de seulement écrire les dialogues des personnages sans dessiner quoi que ce soit, et une fois le texte écrit, je peux dessiner mes personnages. Parfois, l'écriture me demande plus de temps que le dessin. Une fois que j'ai trouvé l'idée, le dessin va tout seul.


*Quelle est votre lecture du moment ?

En ce moment, je lis un livre jeunesse qui s'appelle Pomme de Marie Desplechin que j'ai emprunté à la bibliothèque. J'adore, les personnages sont extras et c'est très bien écrit ! Par contre, je n'ai pas fait attention et j'ai commencé par le tome 2 (le 1er s'appelle Verte). Sinon, je viens de recevoir La FNAC, entre commerce et culture un livre de Vincent Chabault, publié chez PUF, un sujet qui m'intéresse particulièrement...

*Votre dernier coup de cœur en matière de lecture ?

En ce moment je traverse une période maudite où soit je ne finis pas le bouquin tellement il m'ennuie, soit il était plutôt à agréable à lire mais vraiment sans plus. C'est pour ça que je me rabats un peu sur la jeunesse!
Du coup je suis embêtée et j'ai un peu honte en période de rentrée littéraire. En matière de bd, j'ai lu Princesse Suplex récemment, c'est sur la catch féminin amateur, tout un programme ! Une histoire originale donc (un peu courte) et un dessin magnifique.

*Travaillez-vous sur un nouveau projet de BD (et si oui, pouvez-vous nous allécher un peu ?)

Oui encore de l'autobiographie, je parlerai avec humour et dérision de mes petites ou grandes angoisses, phobies, peurs, tout ce qui me pourrit la vie au quotidien encore aujourd'hui.



N'hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de Leslie Plée !

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10 septembre 2010

Rencontre avec un auteur : David S. Khara

David_KharaSouvenez-vous, il y a quelques mois... Je vous avais fait l'éloge [des] Vestiges de l'aube, premier roman d'un auteur très prometteur, David S. Khara. Et bien figurez-vous que j'ai eu la chance de le rencontrer cet été, lors d'une soirée  avec son éditeur, de lui poser quelques questions...

*D'où t'est venue l'idée d'une amitié entre un vampire et un humain ?

A l’origine, je souhaitais aborder une amitié complexe, improbable, entre deux hommes que tout sépare en apparence, sans forcément intégrer d’élément fantastique. Mais plus le personnage de Werner prenait corps, plus il me semblait nécessaire de lui donner une dimension surnaturelle pour accentuer son recul sur l’humanité. En observant le personnage, son caractère, ses attitudes, il est très vite devenu évident qu’il devait être un vampire. Mais il est un homme avant tout, d’où de fréquents rappels de son passé pour mieux comprendre, non pas le vampire, mais bien l’homme  qu’il était et qu’il n’a peut-être pas cessé d’être…


*N'as-tu pas eu peur d'être noyé dans la déferlante de romans qui sortent en ce moment sur ce thème et d'être estampillé "bit lit"?

Pas l’ombre d’une seconde, pour la simple raison que j’ignorais jusqu’à l’existence de ce type de littérature, ou de cette segmentation, lors de la sortie des Vestiges.

J’ai écrit ce roman en 2003, alors que je me consacrais intégralement à mon entreprise par ailleurs. Je ne connaissais absolument rien au monde de l’édition et l’arrivée de la vague vampirique me passait au dessus de la tête. J’ai découvert Buffy l’hiver dernier et True Blood peu de temps après. Je ne connais pas les romans Twilight  et ce que j’ai vu des films me parle peu, bien que je comprenne tout à fait que l’on puisse aimer cela. A force de nous montrer des vampires au physique d’adolescents, je trouve que l’on s’éloigne un peu de ce qui fait l’essence même du monstre mythique, mais c’est une impression très personnelle. Je n’ai pas crains la noyade dans la mesure ou Les Vestiges de l’Aube est un roman noir plus qu’un roman fantastique et ne s’inscrit pas une seconde dans la mouvance « bit lit ».


*Pourquoi as-tu voulu ancrer ton intrigue dans l'Histoire (je pense notamment aux événements du World Trade Center et à la Guerre de Sécession)

Tu mets le doigt sur un point fondamental de ma démarche d’auteur. Autant dans Les Vestiges que dans Le Projet Bleiberg, l’Histoire est omniprésente et se répercute dans le présent. Les sociétés actuelles ont une fâcheuse tendance à oublier les enseignements du passé et sont susceptibles d’en reproduire les pires erreurs. Parfois, j’ai l’impression que l’humanité avance sans réellement progresser ni même chercher à le faire. Les découvertes médicales et technologiques n’influent en rien sur l’intolérance, la peur de l’autre, le besoin de désigner des coupables. Les évènements de cet été ne font d’ailleurs que confirmer mes craintes. Le Projet Bleiberg commence par une citation de Winston Churchill : « Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur ». Cette phrase résume parfaitement mes intentions. Par ailleurs, je ne cherche pas à donner de leçon ou à imposer des points de vue mais j’essaye d’inviter à la réflexion. A chacun ensuite de faire son propre cheminement…


*Quel est le moment de la journée où tu préfères écrire ?

Le matin, très tôt, et l’après-midi. Je n’écris jamais en soirée ou la nuit. Les idées me viennent un peu n’importe quand, donc je les note ou je les enregistre et je les incorpore lors de ma prochaine session de travail. Je m’astreins à une discipline assez stricte lors de l’écriture d’un roman pour rester concentré sur l’univers, l’ambiance et les personnages. Un vrai travail de forçat (Rires).

 

*Que t'apporte l'écriture ?

 


La liberté, sans la moindre hésitation ! La liberté de créer des histoires et de donner vie à des personnages. J’ai travaillé de longues années dans la communication et la créativité est toujours bridée par des impératifs commerciaux. C’est une bonne école pour l’écriture, mais en terme de profondeur, c’est…limité, dirais-je. (Rires)

Comme je n’écris pas pour me psychanalyser, je prends plaisir à donner vie à des personnages souvent très éloignés de ce que je suis, et, très honnêtement, c’est passionnant. C’est un véritable exercice d’ouverture sur les autres pour comprendre et intégrer des modes de pensées différents des miens.

L’écriture me permet également de rencontrer des gens formidables, venant d’univers variés, avec qui échanger est un plaisir, qu’il s’agisse de lecteurs, auteurs, éditeurs ou libraires. La rencontre à Colomiers reste un de mes meilleurs souvenirs toutes catégories confondues.  Je suis toujours étonné et honoré que l’on consacre du temps à ma prose. J’essaye de donner du plaisir aux lecteurs, sans autre prétention que de distraire. Le succès des Vestiges m’encourage à continuer et j’en suis très heureux. Mais si un jour mes écrits devaient casser les pieds à tout le monde, je saurais arrêter ! (Rires)

couv_4*Je ne sais pas si tu as le droit de nous en dire plus, mais qu'en est-il de ton prochain roman ?

Le Projet Bleiberg est terminé depuis la fin août et la sortie officielle est programmée pour le 6 octobre 2010, donc nous y sommes presque. Le registre est très différent des Vestiges puisqu’il s’agit d’un thriller pur et dur, là encore ancré dans l’Histoire, en l’occurrence la Seconde Guerre mondiale. C’est un roman "chorale" mettant en scène de nombreux personnages, naviguant entre notre époque et les années 1924-1945. La tentation de tout te raconter est forte, mais je dois résister ! (Rires) Je te promets beaucoup d’action, des personnages hauts en couleur, et une intrigue terriblement cruelle.

 

Merci beaucoup David S. Khara d'avoir répondu à mes questions !

Maintenant, il ne nous reste plus qu'à attendre impatiemment

le 6 octobre la parution du Projet Bleiberg...

Pour nous mettre en haleine, voici une bande-annonce de ce second roman

 

 

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